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  • il y a 14 heures
Le soleil revient sur la rade de Marseille, les terrasses se remplissent… et les pharmacies aussi. Nez qui coule, yeux rouges, éternuements à répétition : en Provence, le printemps rime désormais avec pollens. Ce jeudi encore, l’indice d’Atmo France classait la région en niveau d’alerte élevé. Une situation devenue presque banale.
Mais pour le professeur Pascal Chanez, pneumologue et allergologue à l’AP-HM, cette banalité est précisément le problème. « Les allergies sont très fréquentes, souvent peu sévères, mais leur fréquence explose », explique-t-il. En France, près d’un adulte sur trois souffre d’allergies au pollen. Selon l’Organisation mondiale de la santé, une personne sur deux pourrait être concernée d’ici 2050.Contrairement aux idées reçues, « l’allergie » n’est pas une maladie en soi. Il s’agit d’une réaction immunitaire inadaptée face à une substance normalement inoffensive. En Provence, les principaux responsables sont bien connus : les cyprès, omniprésents dans le paysage, et les graminées, qui prennent le relais au fil des semaines.Cette année, la météo a rebattu les cartes. « Nous sortons d’une période particulièrement pluvieuse. La pluie a fait tomber une grande partie des pollens de cyprès, ce qui a limité les symptômes », détaille le professeur. Mais avec les premiers rayons de soleil, les pollens de graminées apparaissent brutalement. L’épithélium nasal — cette fine barrière cellulaire qui tapisse nos voies respiratoires — devient alors le « chef d’orchestre » des réactions : il déclenche l’inflammation, provoque les éternuements et l’écoulement nasal. Résultat, certains patients ressentent des symptômes plus intenses, parfois même alors qu’ils n’en avaient jamais souffert auparavant.

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Transcription
00:00Des fois, tu as le pollen dans les yeux, dans la gorge.
00:03Les yeux qui grattent.
00:05Et moi, c'est surtout des tout nocturnes.
00:07Parce que c'est très embêtant, du coup, on perd de l'odorat, on a le nez pris.
00:10Mais c'est pas mal éternué, parce qu'à chaque fois, j'ai l'impression de sortir toute la douleur
00:13du monde.
00:16Excusez-moi, les allergies, enfin, on appelle ça des allergies, mais apparemment, il ne faut pas appeler ça comme ça.
00:20Ce ne sont pas vraiment des allergies.
00:22Comment ça marche ? Le nez qui coule là en mars, ça revient pour tout le monde.
00:25On est éternu, et bien, pour essayer de comprendre tout cela, on est allé voir le professeur Pascal Chanez,
00:31un expert international, ici, à la Faculté de la médecine de la Chimone.
00:35Et vous allez le voir, il nous a expliqué comment ça marche, et surtout, comment il essaye de traiter ça
00:38de manière définitive.
00:47L'allergie n'existe pas.
00:49On a une rhinite allergique au pollen de gravinier.
00:53C'est ce, la période dans laquelle on rentre actuellement.
00:57L'allergie en général n'existe pas.
00:59On a un asthme allergique au chat, parce qu'on a un chat, parce qu'on a de l'asthme,
01:05et quand on prend son chat dans ses bras, on a des symptômes d'asthme.
01:09Voilà ce qu'on doit connaître de l'allergie.
01:13C'est un qualificatif d'une pathologie particulière.
01:18Oui, on est là, actuellement, à la frontière entre la fin des cyprès.
01:22Et cette année, on a une année particulière, parce qu'on a eu, avec la pluie,
01:27moins de rhinoconjonctivites au pollen de cyprès.
01:31Tous les cyprès sont tombés.
01:32Et par contre, le système immunitaire et l'épithélium est tout régaillardie par le soleil.
01:38Et à ce moment-là, les pollens de gravinier, avec les premiers rayons de soleil, vont apparaître.
01:43Et les gens vont avoir beaucoup de symptômes.
01:45Oui, actuellement, il y a trois façons de traiter.
01:47La première, c'est donner des traitements en suivant les symptômes.
01:53Les antihistaminiques, vous pouvez aller dans une pharmacie, on peut éventuellement vous le donner directement.
01:58Et puis après, les médicaments prescrits par un docteur localement.
02:02Des antihistaminiques ou des corticoïdes inhalés locaux, qui diminuent l'inflammation.
02:08Et puis après, on peut éduquer le système immunitaire pour que les gens ne s'ensibilisent pas.
02:14C'est l'immunothérapie, la désensibilisation.
02:16Et nous, on veut encore faire mieux.
02:18Nous, on veut éduquer l'épithélium nasal pour qu'il ne soit pas fou
02:24et qu'il ne soit plus le chef d'orchestre de toutes ces réactions.
02:27Nous, ce qu'on veut, c'est changer quelques gènes ou apporter un microbiome différent.
02:33C'est-à-dire qu'on a tous des bactéries dans son nez.
02:35Et si les gens qui ont une rhinite allergie ont des microbes différents,
02:41si on leur apporte des microbes normaux,
02:43est-ce qu'on va être capable de commuter le fait d'avoir des symptômes ou pas
02:48quand on va rencontrer à nouveau le problème de grammy ?
02:51Sous-titrage Société Radio-Canada
02:57Sous-titrage Société Radio-Canada
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