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  • il y a 8 minutes
L'opération militaire américano-israélienne contre l'Iran continue ce mardi 3 mars tout comme la riposte iranienne. La France se prépare à effectuer des "affrètements de vols" pour rapatrier les ressortissants français présents au Moyen-Orient "les plus vulnérables".

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Transcription
00:00Le baril de pétrole flambe.
00:03À l'instant, on est à combien pour le brin ?
00:0585 dollars.
00:05Le brin, c'est celui qui nous concerne, on est d'accord.
00:08C'est celui qu'on trouve à la pompe, nous.
00:09C'est le pétrole de mer du Nord.
00:1185 dollars, on n'avait plus atteint depuis juillet 2024, quand même.
00:15Donc, on sent qu'il y a une tension qui arrive.
00:17Vous avez un ordre de grandeur.
00:18On était à combien, vendredi, avant le début de la guerre ?
00:20On a pris 20% si c'est 5 dans les jours, très clairement.
00:25Alors, 20% on ne va pas les retrouver dès lundi à la pompe.
00:27Ça va mettre du temps, mais on va déjà retrouver...
00:30En gros, grosso modo, c'est 5 jours pour 50%.
00:33Et on retrouvera 100% de la hausse d'ici une vingtaine de jours.
00:36Frédéric, on a déjà vu des files d'attente devant les stations-service.
00:39C'est une réaction démesurée ?
00:41Alors, c'est une réaction démesurée, effectivement.
00:43Le ministre Roland Lescure l'a rappelé ce matin.
00:45Il n'y a pas de risque de pénurie pour accéder aux produits,
00:49à la matière première du pétrole, donc du carburant.
00:52Il y en a.
00:53En revanche, cette réaction, elle est sans doute aussi liée au prix.
00:56Parce qu'un prix du pétrole qui augmente, c'est la menace d'un nouveau litre de carburant
01:01qui pourrait dépasser les 1,90€, voire atteindre les 2€ si on continue cette tendance-là.
01:06Mais attention, parce que l'affolement, évidemment, accélère la pénurie.
01:09Voilà, c'est ça le problème.
01:09C'est que l'affolement va créer la pénurie et donc va auto-nourrir la hausse.
01:14Mais pour le moment, il n'y a aucune pénurie, on le rappelle.
01:16Il y a évidemment un niveau symbole pour le prix du carburant du super, c'est 2€.
01:20C'est 2€.
01:20On y sera dans 3 semaines ou pas ?
01:222€ dans 3 semaines, c'est difficile à dire.
01:23Si on continue cette tendance-là, si demain, on voit un Brent qui continue à augmenter,
01:27si on atteint grosso modo les 90 dollars,
01:31il y a des risques que dans 3 semaines, on frôle en tout cas.
01:34Une dernière information avant d'aller aux Etats-Unis.
01:38La compagnie énergétique publique du Qatar à l'instant annonce qu'elle suspend
01:41la fabrication de certains produits transformés au lendemain, évidemment,
01:45de l'arrêt de la production de gaz naturel non caissier.
01:48Il y a un risque de renouveau, de crise inflationniste.
01:51Là, il y a un cocktail délétère qui se met en place entre certains produits.
01:55Je crois que Qatar Énergie fabriquait des polymères, donc des plastiques, de l'aluminium,
01:59plus les transporteurs qui sont obligés de faire le tour de l'Afrique pour livrer les produits.
02:03C'est vrai que là, on a tous les ingrédients pour le renouveau du cocktail inflationniste
02:07qu'on avait connu en 2022-2023.
02:09Avec une hausse pour le gaz, plus importante que pour les carburants.
02:12Très forte pour le gaz, bien qu'on reste à des niveaux moindres.
02:15On est à peu près à 60 euros le mégawatt-heure de gaz.
02:18On était monté à 350 en 2022.
02:20Donc, on est encore à des niveaux moindres.
02:22Mais si le conflit perdure, et c'est ce que Paris,
02:24en tout cas la crainte aujourd'hui des investisseurs,
02:26c'est que ce conflit, ils pensaient qu'il allait durer quelques jours.
02:29Là, ils commencent à penser qu'elle pourrait durer plusieurs semaines.
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