Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 minute
Chaque vendredi, samedi et dimanche, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Guillaume Lariche pour débattre des actualités du jour.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Madame Shirli, justement, par rapport à ce peuple iranien qui vit un tournant historique,
00:05qu'est-ce qu'il doit faire ? Qu'est-ce qu'il doit se passer pour eux ?
00:08Qu'est-ce qu'ils attendent concrètement pour pouvoir faire changer les choses ?
00:11Parce que là, vous l'avez dit, on ne va pas manifester sous les bombes.
00:14Donc c'est attendre patiemment, mais après, pour sortir, ensuite quitter les immeubles, aller dans la rue,
00:19comment renverser ce régime ?
00:20Je pense que les Américains sont sur une bonne piste.
00:25Ils ont déjà très bien commencé.
00:27On ne peut pas leur enlever leur victoire.
00:30En trois secondes, ils ont éliminé...
00:31Mais sur place, il y a des gens qui attendent justement de pouvoir prendre la relève ?
00:34Je peux vous dire, il y a à peu près 90 millions d'Iraniens qui sont sur place et qui
00:39attendent pour renverser ce régime.
00:41Ils peuvent s'entendre ces 90 millions d'Iraniens ensemble ?
00:43C'est une excellente question, parce qu'en tant que sociologue, j'ai été frappée par cette capacité des Iraniens.
00:52Je peux vous dire, les Iraniens, vous avez trois Iraniens, vous avez 50 idées différentes parmi les trois Iraniens.
01:00Vraiment. Et chacun dit quelque chose de différent, chacun a une idée différente.
01:04Par contre, le moment venu, j'ai été sidérée de voir, pour la première fois de ma vie,
01:10depuis que j'observe la situation iranienne, depuis 30 ans,
01:14c'est la première fois de ma vie que j'ai vu à quel point les Iraniens sont capables de
01:19se solidariser
01:20pour assurer leur cohésion dans les moments difficiles de leur vie.
01:24Là, quand je les ai vus, le 9 et le 8, début janvier de cette année,
01:30quand ils sont sortis tous en criant le nom d'une seule et unique personne,
01:34c'était quand même étonnant.
01:36Parce que je sais qu'il n'y a pas l'unanimité autour de la figure de Prince.
01:41Par contre, ils ont créé un consensus autour de lui, parce qu'ils veulent renverser ce régime.
01:52Et ils ont compris une chose, qu'ils ont besoin d'avoir un leader.
01:55Et ça, cette nécessité les a réunis et les a solidarisés.
02:00C'était un moment sociologique particulièrement exceptionnel et important.
02:05Alors, Manaz Charley, puisque vous parlez du prince de Reza Pallavi,
02:08avant de laisser la parole à Jean-Michel Salvatore,
02:11justement, lui, a priori, il veut bien être porteur du principe d'un changement,
02:16mais il ne veut pas être le changement, d'après ce qu'on peut lire et comprendre.
02:19C'est tout à fait à son honneur.
02:21C'est tout à fait à son honneur.
02:22Il ne se déclare pas roi, il ne se déclare pas quoi que ce soit.
02:26Il dit, je suis là pour assurer une transition calme et dans la paix.
02:33Et il ne veut pas avoir de bain de sang.
02:36Et on ne peut que lui reconnaître, quand même, la noblesse de ses volontés.
02:40Et c'est pourquoi les Iraniens se sont réunis derrière lui.
02:44C'est pourquoi il a réussi à créer ce consensus.
02:47Vous savez, moi, je suis quelqu'un de très critique.
02:50Je passais mon temps, il y a quelques mois, quelques semaines,
02:53à critiquer le prince, à critiquer ses initiatives.
02:56Mais là, je dois lui reconnaître, quand même, une chose.
02:59Il est le seul et unique personne, aujourd'hui, qui a réussi à gagner la confiance des Iraniens.
03:06C'est la meilleure solution, actuellement ?
03:07Écoutez, la confiance d'une société déchirée, comme la société iranienne,
03:12gagner la confiance d'une telle société, vous ne pouvez pas imaginer.
03:16C'est la chose la plus difficile au monde.
03:18Et il a réussi.
03:19Donc, on peut lui faire confiance pour le reste.
03:22Jean-Michel Savalthor.
03:22Alors, justement, hier, il y a eu une phrase assez sibylline du président Trump,
03:27alors qu'il y avait des rumeurs de plus en plus insistantes que Ramanei était assassiné.
03:35Trump a dit une chose sur laquelle j'aimerais bien avoir votre avis.
03:39Il disait, j'ai une petite idée sur la personne qui pourrait remplacer l'Ayatollah Ramanei.
03:44Est-ce que vous pensez qu'il s'agissait du prince dont vous parlez ?
03:49Ou est-ce qu'il peut avoir une autre idée en tête ?
03:52Parce que, jusqu'à présent, le président américain n'a pas reçu le prince à la vie
03:58et n'a pas donné de signaux convaincants sur le fait que ça pourrait être la solution.
04:05Donc, quand il dit, j'ai une petite idée sur la personne qui pourrait remplacer le guide suprême,
04:10est-ce que vous avez une idée ?
04:11Vous savez, moi, j'ai un immense respect pour Trump.
04:15Déjà, en 2018, ça m'a valu vraiment ma marginalisation de la France Télévisions.
04:23Tout simplement parce que sur le plateau d'un de vos confrères, j'ai dit,
04:26cet homme, peut-être, on peut lui reprocher beaucoup de choses,
04:29mais sa politique moyenne orientale est excellente.
04:32Depuis, je ne suis plus jamais invitée sur le service public
04:35parce que j'ai eu le crime, j'ai commis le crime, les majestés,
04:40d'avoir soutenu, en fait, la politique moyenne orientale de Trump.
04:44Alors, malgré tout le respect que j'ai pour Donald Trump,
04:48mais vraiment, je pense que c'est un homme politique qui n'a pas son égal.
04:52Vraiment, ce n'est pas à Donald Trump de décider pour les Iraniens
04:57qui va remplacer le régime.
04:58On est en face d'un peuple mature, extrêmement courageux,
05:03qui vient de donner 50 000, voire plus, de ses jeunes, de ses enfants,
05:08pour la liberté et pour la démocratie.
05:10Et vous pensez que ce peuple attend qu'on décide à sa place ?
05:13Moi, je respecte le choix des Iraniens, je respecte la volonté des Iraniens.
05:19Ils vont choisir ce qu'ils veulent.
05:21Ce qu'on pouvait déduire de sa petite phrase,
05:23c'est que peut-être, il avait anticipé une solution possible
05:27en cas d'effondrement du régime, comme on l'a vu au Venezuela, par exemple.
05:31Donc, ce n'est pas forcément une ingérence,
05:32mais on se pose forcément la question de savoir
05:36quelles sont les hypothèses qu'il a en tête
05:38à partir du moment où il s'est lancé avec l'État d'Israël sur l'opération.
05:41La parole de Trump, c'est comme la parole des livres sacrés.
05:45Il dit tout et son contraire.
05:46Donc, il ne faut vraiment pas le prendre à la lettre,
05:49parce qu'aujourd'hui, il dit une chose, demain, il peut le changer.
05:53Et donc, vraiment, on a appris de le regarder plus tôt sur ses actions.
Commentaires

Recommandations