Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 minutes
charles Luylier revient, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d’Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Alors j'aimerais, pour poser les bases de notre discussion et de cette émission,
00:04et pour finalement avoir les faits, m'adresser à vous, Michel Fayad,
00:09parce que clairement, ça n'arrête pas depuis cette nuit.
00:14Dans tout le Moyen-Orient, c'est, j'ai envie de dire, l'escalade.
00:18Oui, c'est l'escalade, parce que maintenant qu'Ali Khomeini a été tué,
00:22les proxys iraniens sont en ébullition,
00:25puisque le Hezbollah avait annoncé que dans le cas de l'assassinat d'Ali Khomeini,
00:30il rentrerait en guerre.
00:31Pour le moment, le Hezbollah n'a pas encore fait une action, disons, déterminante ou quoi que ce soit.
00:38Par contre, les haches et charbis, c'est-à-dire la milice irakienne pro-iranienne,
00:42le proxys iranien en Irak, a agi, puisqu'ils ont attaqué ce matin Erbil,
00:47qui est la capitale du Kurdistan irakien au nord du pays.
00:51C'est un double message qui est envoyé à la fois aux Américains qui sont présents à Erbil,
00:55et également aux Kurdes eux-mêmes, pour qu'ils n'agissent pas en Iran,
01:00en se soulevant et en faisant quelque chose en Iran.
01:02Donc c'est un double message envoyé par les haches et charbis.
01:06Je rappelle que les haches et charbis, donc ce proxys iranien en Irak,
01:10c'est le seul de tous les proxys qui n'a pas été réellement visé par les Israéliens depuis le
01:157 octobre.
01:16Depuis le 7 octobre, les Israéliens ont bien sûr tapé sur le Hamas et le djihad islamique,
01:21sur le Hezbollah, sur les Houthis, Antsarala ou Yémen,
01:24mais n'avaient pas jusque-là attaqué les haches et charbis.
01:27Mais même ça, c'est en train de changer, puisque les Israéliens, encore hier,
01:30ont commencé à bombarder pour la première fois les haches et charbis.
01:34Donc il y a un nouveau jeu qui commence à rentrer en jeu.
01:37Et il y a aussi le fait que les haches et charbis, il y a quelques années,
01:41avaient attaqué les Américains.
01:43C'était en 2019, ce qui avait conduit Donald Trump à l'époque
01:47d'assassiner Qasem Soleimani,
01:51qui était le chef de la force Al-Quds au sein des gardiens de la révolution.
01:54Et en tout cas, sachez qu'on vous donne les dernières informations en temps réel.
01:58L'Iran dénonce à l'instant, je cite,
02:01une déclaration de guerre contre les musulmans,
02:04après donc la mort d'Ali Ramenei.
02:07C'est ce qu'on a annoncé hier, si vous vous souvenez,
02:09quand on avait parlé d'Ali Sistani, le plus haut dignitaire religieux au monde pour les chiites,
02:15qui est en Irak, qui habite à Najaf,
02:17et qui avait dit qu'en cas d'assassinat d'Ali Ramenei,
02:19alors qu'il est son rival, son concurrent,
02:22il lancerait un jihad islamique mondial.
02:24Eh bien, voilà, on y est.
02:25Et c'est ça qui est assez grave.
02:27Et par contre, aujourd'hui, ce qui est aussi important à dire,
02:29c'est que les Israéliens ont annoncé la mort du chef de l'armée iranienne,
02:34Moussavi, et donc ça, ça fait quand même assez fort,
02:36puisque hier, ils avaient déjà tué le chef des gardiens de la révolution.
02:38Et ça, on l'a appris il y a à peu près une heure.
02:40En tout cas, le chef de la police iranienne,
02:43le renseignement, comme on dit, du côté de l'Iran, a été tué.
02:47Alors, j'aimerais quand même qu'on revienne sur la genèse de ce qu'il s'est passé hier matin,
02:52parce que vous l'avez compris, vous qui nous écoutez,
02:55l'objectif est de décrypter ces enjeux, ces tractations géopolitiques
03:01qui peuvent, pour les profanes, paraître de prime abord extrêmement complexes.
03:06Et c'est en cela que je vous remercie, Michel Fayad, d'être ici présent,
03:09parce que vous nous permettez de vulgariser un petit peu tout ce qui se passe,
03:12et votre éclairage n'est pas du luxe.
03:14Alors, au niveau de la préparation militaire,
03:16et sur la manière dont a été tué, justement, l'ayatollah Ramenei,
03:21j'aimerais vous entendre, monsieur Ziv Goldin,
03:25lieutenant-colonel et ancien commandant d'une unité d'élite de Tzal.
03:29Comment ça s'est passé ?
03:30Alors déjà, c'est un coup de maître, quand même,
03:32ce qui s'est passé, Stéphane Ziv Goldin.
03:36Vous n'êtes pas d'accord avec...
03:37Oui, c'est un coup de maître.
03:38Je ne suis pas le seul à le dire, en fait.
03:41Ce n'est pas le premier coup de maître que Tzal arrive à faire,
03:44sur le territoire iranien, et pas que sur le territoire iranien,
03:46pour dire clairement les choses.
03:47Un nouveau coup de maître, alors.
03:48Mais il faut comprendre que c'est un travail de longue haleine.
03:51C'est d'abord énormément de renseignements,
03:53pas que du renseignement technologique, d'ailleurs,
03:55c'est aussi du renseignement humain.
03:57Et donc, dans le fond, ce qui a commencé hier matin,
04:01est déjà une surprise.
04:02Parce que c'est vrai que, concrètement,
04:04n'importe quelle opération spéciale,
04:06comme elle aurait dû être menée,
04:08aura dû être faite la nuit.
04:10Or là, la première surprise, c'est que ça a été fait au matin.
04:13Et ça a été déjà la première surprise, je dirais, d'Isirania.
04:16Et pourquoi ? C'était pour surprendre l'adversaire ?
04:18Je pense que ça a été pour surprendre,
04:20mais au-delà de ça, il y a eu aussi d'autres informations
04:22qui sont arrivées d'une façon assez urgente.
04:24Alors, il faut comprendre que ce travail de préparation
04:27de l'attaque sur le territoire iranien
04:30n'a pas été décidé 24 heures à l'avance.
04:33Oui, certainement pas sur un coin de table.
04:34Cela a été préparé depuis de longs et longs mois à l'avance.
04:38Et il faut comprendre que, dans le fond,
04:40le feu vert a été donné pour cette attaque,
04:42non pas lors de la dernière rencontre
04:44entre Benjamin Netanyahou et Donald Trump,
04:46mais l'avant-dernière, c'est ce qui s'est passé en Floride,
04:49dans la résidence du président américain.
04:51Ce qui est extrêmement habile, c'est que personne n'a été avisé.
04:55Alors, on savait quand même depuis quelques jours
04:56qu'il y allait avoir une attaque,
04:58mais en tout cas, ça s'est fait de manière,
05:00en effet, assez, à la fois attendue et inattendue.
05:04C'est-à-dire qu'on ne savait pas
05:05quand les Israéliens allaient sortir du guet.
05:07Tout allait se préparer.
05:08Il y a eu encore 15 jours avant, je dirais,
05:11il y a 15 jours, il y avait déjà eu le déplacement
05:13du chef d'état-major israélien à Washington,
05:15où il a rencontré aussi son homologue.
05:16Il y a des rencontres entre le renseignement israélien
05:19et américain, pratiquement quotidien,
05:20donc un échange d'informations.
05:22Alors, il faut comprendre aussi ce qui s'est passé
05:24il y a exactement 72 heures.
05:27Oui, voilà.
05:28C'est surtout ça qui m'intéresse.
05:30Ce qui s'est passé, c'est que,
05:31d'après les renseignements que l'on a pu avoir,
05:34il y a eu une réunion assez importante,
05:37en Iran, à Téhéran exactement,
05:40entre tout le groupe qui dirige,
05:42les gens qui dirigent,
05:43tout le département des missiles balistiques,
05:46le département de ceux qui s'occupent aussi
05:48de la question nucléaire.
05:50D'après ce que l'on peut savoir,
05:52c'est que ces renseignements ont pu être...
05:56Ils sont arrivés sur la table de différents services,
05:59que ce soit américains ou autres,
06:01et donc, à un moment donné,
06:02je ne sais pas exactement ce qui a été dit,
06:04mais concrètement, là,
06:06a été décidé d'appuyer sur le bouton vert,
06:08pour dire clairement les choses.
06:09C'est-à-dire qu'on a décidé...
06:10La décision a été prise parce que,
06:12sûrement, il est très probable
06:13que lors de cette réunion,
06:14il a été décidé par les Iraniens,
06:16peut-être d'intervenir ce samedi matin.
06:19D'intervenir, eux, d'opérer.
06:20Donc, il fallait peut-être prendre les choses à l'avance,
06:22les choses étaient prêtes,
06:23d'où aussi le fait d'intervenir le matin,
06:26ce qui a pris tout le monde par surprise,
06:27d'où d'ailleurs la question
06:29de l'élimination de Khamenaï,
06:32parce que Khamenaï,
06:34il n'aurait jamais dû être à cet endroit-là,
06:36à ce moment-là.
06:37C'est surtout ça, alors comment ça s'est passé
06:39l'élimination de Khamenaï ?
06:40Il faut comprendre que...
06:41Là, vous parliez de l'opération au sens large,
06:44l'élimination, comment ça s'est passé,
06:45Stéphane Zivgoldin ?
06:47Il faut comprendre que Khamenaï,
06:49jusqu'à présent,
06:50vivait dans un deuxième,
06:51troisième, quatrième sous-sol,
06:53et qu'il ne voyait...
06:54C'est un peu comme Nasrallah,
06:56vous voyez,
06:57il vivait très profondément sous terre.
06:59Or, concrètement,
07:01il s'est passé que Khamenaï,
07:03hier matin,
07:05est remonté,
07:06non pas complètement à la surface,
07:07pour dire clairement les choses,
07:08mais il était dans un premier
07:09ou deuxième sous-sol,
07:11donc beaucoup plus proche
07:11de la surface de la Terre.
07:13Or, concrètement,
07:14pourquoi ?
07:15Parce que d'ailleurs,
07:15c'était le matin,
07:16et personne n'aurait pu penser
07:17qu'il y aurait pu avoir une attaque,
07:18premièrement le matin,
07:21deuxièmement,
07:21ça veut dire aussi
07:22que les services de renseignement iraniens
07:23ont franchement...
07:26merdé.
07:26Excusez-moi du terme.
07:28Vous avez dit,
07:29je mets des guillemets merdés.
07:30Voilà, excusez-moi,
07:31je vous en prie,
07:32non, non, il faut...
07:33Et ça, c'est la première chose.
07:35Et la deuxième chose,
07:36c'est que du coup,
07:37il était au-dessus,
07:39il y a dû avoir un renseignement
07:41qui a dû être envoyé
07:42à certaines personnes.
07:44C'est justement
07:45parce qu'on était le matin
07:45et que personne ne s'y attendait.
07:47Personne ne s'y attendait,
07:48ils l'ont remonté.
07:49C'est une erreur,
07:49c'est une erreur
07:50des services de sécurité iraniennes,
07:51donc on va dire quelque chose.
07:53Vous savez,
07:53prenons l'exemple
07:54du président américain
07:55ou du président français.
07:57Je suis persuadé
07:58que s'il y avait une menace,
08:00quelle que soit,
08:01sur son territoire,
08:02automatiquement,
08:02le président américain
08:03comme le président français
08:04rentrerait dans un bunker
08:05qui serait complètement intrusable.
08:07Alors, une fois qu'il est remonté,
08:08comment ça s'est passé ?
08:08Là, il est remonté.
08:09Il y a dû avoir une information
08:11qui a dû être transférée
08:13au service adéquat.
08:14Et là, c'est vrai
08:15qu'il y a eu un survol
08:17de sa résidence
08:18avec un tapis de 30 bombes,
08:21si j'ai bien compris,
08:2230 bombes, tout à fait.
08:22qui ont concrètement traversé
08:25sa résidence
08:26et du coup,
08:28ce monsieur
08:29est passé
08:31dans l'au-delà.
08:33Effectivement.
08:33On va vous retrouver
08:35juste après ces
08:35quelques secondes
08:37de réclame,
08:38mon cher Stéphane Ziv-Goldin.
08:41Je le rappelle,
08:41vous êtes lieutenant-colonel,
08:42ancien commandant
08:43d'une unité d'élite de Tzal.
08:45Vous nous parlez
08:46de l'opération
08:47et de l'élimination,
08:48bien sûr,
08:49de l'ayatollah Ramenei.
08:50Le lieutenant-colonel
08:51Stéphane Ziv-Goldin,
08:53ancien commandant
08:54d'une unité d'élite
08:55de Tzal,
08:56nous expliquait
08:56l'attaque
08:57qui a mené
08:58au décès
08:58du leader suprême.
08:59Et c'était extrêmement clair.
09:00Je reste avec vous,
09:01Stéphane Ziv-Goldin,
09:03pour comprendre
09:04les dessous
09:05de cette élimination
09:06de l'ayatollah Ramenei.
09:08Alors,
09:09vous nous le disiez,
09:10outre le timing
09:11dont vous avez parlé
09:12à l'instant,
09:13quelles sont finalement
09:14les autres spécificités
09:16de cette élimination
09:17et donc
09:18de cette opération
09:19qui a mené
09:20à l'élimination
09:21de cet homme ?
09:23Écoutez,
09:24les spécificités,
09:24elles sont surtout liées
09:25au renseignement.
09:26Alors,
09:27ce n'est pas que du renseignement
09:28évidemment technologique,
09:29comme je l'ai dit,
09:29c'est surtout du renseignement
09:30humain,
09:31pour être le plus proche possible
09:35de Ramenei,
09:36qui a pu permettre
09:37d'avoir...
09:37D'ailleurs,
09:38la question
09:38que l'on peut se poser,
09:39c'est l'histoire
09:40de la photo.
09:41Et bon,
09:41maintenant,
09:42on sait très bien
09:42que c'est une capture d'écran,
09:44ça n'a pas été un portrait
09:45à recours
09:46qui a été fait,
09:47pour dire que l'on a
09:48recoursé un studio,
09:49voilà,
09:50pour les anciens.
09:52Mais,
09:53vous voyez ce que je veux dire ?
09:54Je comprends tout à fait.
09:55Donc,
09:56on voit très bien
09:57qu'il y a eu énormément de sens.
09:58La question
09:59que l'on peut se poser,
10:00mais là,
10:02il faudrait se poser
10:03la question
10:03aux Iraniens,
10:06est-ce que,
10:07dans le fond,
10:08les Iraniens
10:09qui se préparaient
10:10à cette attaque,
10:11qui devaient avoir
10:12aussi certains renseignements ?
10:14Bien sûr.
10:15Comment ils ont pris
10:16le risque
10:17de remonter
10:19Khamenei,
10:19même pas complètement
10:20à la surface,
10:21et d'avoir pris ce risque ?
10:22La question que l'on peut
10:23se poser,
10:23aujourd'hui,
10:24je dis clairement les choses,
10:26est-ce que,
10:26dans le fond,
10:27pour certains,
10:28il n'y avait pas une volonté,
10:29aussi,
10:30de faire éliminer Khamenei ?
10:31Et quand on voit
10:32ce qui se passe actuellement
10:33en Iran,
10:33où en général,
10:35les questions de succession,
10:36sur la question des Mollas,
10:38se fait,
10:39je dirais,
10:39d'une façon...
10:40En plus,
10:41Khamenei avait préparé
10:42sa succession,
10:42il avait déjà désigné...
10:43C'est quand même incroyable
10:44ce que vous nous dites,
10:45et je vous fais confiance,
10:46Stéphane Zivgoldin,
10:47vous n'êtes pas le seul
10:48à avancer cette théorie.
10:49Vous pensez que Khamenei
10:52a peut-être été victime,
10:54pardon pour le mot,
10:54mais de traître
10:57parmi ses équipes ?
10:58Michel Fayyat souhaite intervenir.
11:00Sur ce point,
11:00je veux confirmer,
11:01parce qu'il y a quelques années,
11:03vous savez,
11:03Rafsanjani,
11:04qui était le concurrent
11:06de Khamenei,
11:07avait été tué
11:08par des membres
11:08des gardiens de la Révolution,
11:09alors même qu'une grande partie
11:10des gardiens de la Révolution
11:11étaient avec Rafsanjani.
11:13Donc,
11:13même au sein
11:14des gardiens de la Révolution,
11:15il y a des courants
11:16avec Khamenei
11:17et des courants
11:17contre Khamenei,
11:18comme il y avait des courants
11:19avec Rafsanjani
11:20et des courants
11:20contre Rafsanjani.
11:22Rafsanjani était une figure
11:22clé du régime autrefois.
11:24C'était lui
11:24qui aurait dû être
11:25le successeur de Khomeini,
11:26mais c'est lui
11:27qui a décidé
11:28de ne pas être le guide
11:30et de devenir président
11:31et de laisser Khamenei
11:32devenir le guide
11:32à sa place.
11:33Donc,
11:34il y a des courants
11:35pour,
11:35des courants contre.
11:37Pour que les renseignements
11:40israéliens
11:40soient si bien informés,
11:42c'est qu'en fait,
11:42de manière automatique,
11:43il y avait forcément,
11:44alors je ne sais pas
11:44si c'est des traîtres,
11:45mais en tout cas
11:45des informateurs
11:46autour de Khamenei.
11:47Sinon,
11:47en fait,
11:48Israël n'aurait pas été
11:48bien informé
11:49et n'aurait pas forcément...
11:50Des taupes alors.
11:50C'est plus des taupes
11:52effectivement que des traîtres.
11:53Écoutez,
11:54Stéphane,
11:54Ziv Goldil.
11:55Pour dire clairement les choses,
11:56on sait très bien que
11:58quand on parle
11:59du renseignement
12:00ou du renseignement israélien
12:01pour le spécificer
12:03d'une façon plus claire,
12:05on sait très bien
12:06que ce ne sont pas...
12:06Ce sont souvent
12:07des personnes,
12:09des locaux,
12:10pour dire clairement les choses,
12:11qui travaillent
12:12parce que
12:12pour des services étrangers,
12:14soit pour Israël
12:15ou pour d'autres d'ailleurs,
12:16pour que les choses soient claires.
12:17Mais c'est vrai
12:18que l'on voit actuellement
12:20une guerre de succession
12:22au sein du pouvoir iranien.
12:24Et d'ailleurs,
12:24je me permets de vous interrompre...
12:25Avec des gardiens
12:26de la révolution
12:26qui aimeraient prendre le pouvoir.
12:27On apprend effectivement
12:29qu'Ali Reza Arafi
12:30a été nommé
12:32au sein de ce collectif
12:34qui assure la transition
12:35après la mort de l'ayatollah.
12:36Voilà.
12:37J'imagine
12:37que cela ne vous étonne pas.
12:40Je ne suis pas étonné,
12:41mais simplement,
12:41il y a une dichotomie totale
12:43entre le pouvoir
12:45qui concrètement
12:46a été décapité.
12:47On ne va pas se raconter
12:48l'histoire.
12:48Quand vous avez le chef
12:49d'état-major,
12:49le chef du renseignement,
12:51le chef des gardiens
12:51de la révolution,
12:52dans le fond,
12:52la courroie de transmission,
12:54aujourd'hui,
12:54on parlera peut-être
12:55des drones et des missiles
12:56qui sont tirés,
12:57dans le fond,
12:58la courroie de transmission
12:59et la courroie de commandement,
13:00elle doit être relativement,
13:02je dirais,
13:05fragilisée,
13:05pour dire clairement les choses.
13:07Mais ce que je voulais dire,
13:08c'était dire qu'il y a
13:09cette guerre de succession
13:11et qu'il y a,
13:13au-delà de cela,
13:14aujourd'hui,
13:16la question du peuple iranien
13:17et ses dichotomies
13:19entre ce qui se passe
13:20dans la rue iranienne
13:21et les mollahs
13:22qui n'ont pas pris
13:23peut-être conscience.
13:24Mais par contre,
13:24on sait très bien,
13:25et on l'a vu hier soir,
13:26il y a eu l'information
13:27de la part des mollahs.
13:28avec aussi une grande peur.
13:30On voit que le pouvoir,
13:31concrètement,
13:31s'effrite,
13:32pour dire clairement les choses,
13:33et on voit d'ailleurs
13:33que certaines manifestations,
13:35encore hier soir,
13:35ce matin,
13:36je n'ai pas regardé,
13:37étaient franchement réprimées,
13:39aujourd'hui,
13:40hier soir,
13:40dans différentes villes iraniennes.
13:41Stéphane Ziv Goldin,
13:43je le rappelle,
13:44un ancien commandant
13:45d'une unité d'élite
13:46au sein de l'armée israélienne,
13:49les sept autres
13:50hauts responsables iraniens
13:52éliminés.
13:53Que sait-on de leur profil ?
13:56Écoutez,
13:56on sait très bien
13:57que c'était des gens
13:58qui avaient énormément
13:59de responsabilités,
14:00que cela soit au sein
14:01du renseignement,
14:02au sein de la question
14:03des missiles balistiques,
14:05au sein de la question nucléaire,
14:06au sein de la courroie
14:07du transmission.
14:08Il y avait le ministre
14:09de la Défense,
14:10ce n'est pas anodin,
14:11quand il y a le chef
14:12du renseignement,
14:13ce n'est pas anodin.
14:14Et donc,
14:15c'est vrai que
14:15c'est franchement
14:16coupé la tête,
14:16mais dans le fond,
14:17c'est réitéré en partie
14:19ce qui a été fait
14:21lors de l'opération
14:22du mois de juin,
14:22où je vous rappelle
14:23qu'au mois de juin,
14:24la première opération
14:25qui a été menée,
14:25ça a d'abord été
14:26l'élimination,
14:27je dirais,
14:28des responsables,
14:30des têtes pensantes,
14:31je dirais,
14:31du régime.
14:32Et donc là,
14:33c'est l'idée quand même
14:35de vouloir couper,
14:36je dirais,
14:37les têtes,
14:38enfin ceux qui dirigent,
14:40pour justement déstabiliser
14:42l'ensemble
14:43de la structure linéaire.
14:44Et d'ailleurs,
14:44la question que l'on peut se poser,
14:46quand on voit
14:46tous ces tirs
14:47qui sont dans le fond,
14:48on a l'impression
14:49qu'on tire dans tous les coins,
14:52voilà,
14:52est-ce que dans le fond,
14:53il y a encore aujourd'hui,
14:56un commandement,
14:57quelqu'un qui commande en Iran ?
14:59Est-ce que,
15:00et dans le fond,
15:00ça me rappelle,
15:01je vais vous dire quelque chose,
15:01ça me rappelle exactement
15:02au moment où il y a eu
15:03l'élimination de Nasrallah.
15:05Oui.
15:05Quand il y a eu
15:06l'élimination de Nasrallah,
15:08il y a eu,
15:09pendant une petite période,
15:11à un moment donné,
15:12l'organisation terroriste
15:13n'avait plus de chef
15:14et ne savait plus
15:15comment s'organiser,
15:16ça tirait dans le fond,
15:16dans tous les sens.
15:17Il y avait certains qui tiraient,
15:18il y en a d'autres qui ne tiraient pas.
15:19Enfin, c'était un vrai bordel.
15:19Et concrètement,
15:21il y a eu après une politique
15:22de décentralisation
15:23avec des barons locaux,
15:25mais on en est un petit peu là.
15:26Et après,
15:27on avancera effectivement,
15:28Stéphane Zivgoldin,
15:29mais j'aimerais juste revenir
15:31sur l'ayatollah,
15:32parce que,
15:33vous savez,
15:34sur les réseaux sociaux,
15:35il y a également
15:36une guerre numérique,
15:37beaucoup de soutien
15:38du régime iranien,
15:41en tout cas,
15:42avance le fait
15:43que peut-être,
15:45bon,
15:45le corps n'a pas été
15:47authentifié,
15:48comme on dit.
15:49Est-ce qu'il y a véritablement
15:51un doute
15:51ou honnêtement,
15:52le doute n'est pas permis ?
15:54Michel Fayad me fait
15:55un signe de la tête
15:55en me disant
15:56non,
15:57balivernes.
15:57Ils ont retrouvé la bague.
15:59Ils ont retrouvé la bague.
16:01Ça suffit à authentifier,
16:03selon vous,
16:03Michel Fayad.
16:04Et ça a été annoncé
16:05officiellement par le régime.
16:06Hélène Rouet.
16:06Il y a plus de doute.
Commentaires

Recommandations