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  • il y a 12 minutes
Avec ses invités, Thierry Cabannes débattent des thèmes forts de la journée.

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Transcription
00:00Et nos deux invités du soir sont Cathy Richard, avocate pénaliste.
00:03Bonsoir Cathy Richard, merci d'être avec nous parce que vous êtes l'avocate d'une quinzaine de femmes qui
00:10sont...
00:10Alors on en parlera, je suis en cas d'innocence sans danger.
00:13D'accord, mais on en parlera également.
00:15Et Xavier Roffer, criminologue bien connu, fidèle de nos plateaux.
00:18Et vous avez sorti, Xavier Roffer, un livre, c'était en...
00:222023.
00:222023, regardez-le.
00:24Personne ne parlait de ça.
00:24Jeffrey Epstein, l'âme d'année de la troisième culture.
00:27Avant de vous interroger sur le dossier, on va voir le sujet de Julia Ferrant.
00:34On va l'écouter également pour nos auditeurs d'Europe 1 puisque Bill Clinton est auditionné en ce moment même
00:38sur ses liens
00:39avec l'homme d'affaires américain par cette commission d'enquête parlementaire.
00:44Et on voit tout cela avec Julia Ferrant.
00:48L'ex-président américain va devoir rendre des comptes.
00:52C'est dans une salle municipale de la petite ville de Chappaca au nord de New York
00:56que Bill Clinton est en train d'être auditionné sur ses liens avec Jeffrey Epstein.
01:00Le président républicain de la commission d'enquête parlementaire a affirmé avoir de nombreuses questions à lui poser.
01:08Il nous a fallu sept mois pour faire venir les Clintons.
01:11Mais nous les avons enfin et nous sommes impatients de leur poser toutes les questions
01:14que n'importe quel média américain pourrait poser.
01:18La veille, c'est son épouse Hillary Clinton qui a été entendue dans les mêmes conditions.
01:23L'ancienne chef de la diplomatie américaine a assuré n'avoir jamais rencontré Jeffrey Epstein.
01:28Les démocrates qui pointent la responsabilité de Donald Trump dans cette affaire réclament qu'il soit lui aussi entendu.
01:36Soyons clairs, ce n'est pas le bon président auquel nous parlons aujourd'hui.
01:39C'est le président Donald Trump qui n'a pas publié 2,5 millions de documents.
01:43C'est le président Donald Trump qui bloque notre enquête.
01:46C'est le président Donald Trump qui veut étouffer cette affaire.
01:49Des photos rendues publiques par la justice américaine ont dévoilé Bill Clinton à bord du jet privé de Jeffrey Epstein
01:56mais aussi aux événements mondains organisés sur son île ou encore dans un jacuzzi
02:01comme sur cette image où le visage d'une femme a été masqué.
02:05A plusieurs reprises, l'ancien président américain a assuré ne pas avoir connaissance des actions du criminel sexuel.
02:13Voilà le point sur les auditions de Bill Clinton.
02:17Xavier Hoffer, je commence avec vous.
02:18Vous aviez sorti en 2023 ce livre, Jeffrey Epstein, l'âme d'année de la troisième culture
02:26alors que personne n'en parlait à l'époque.
02:28Non, non, non.
02:29Alors qu'il vient d'être réédité le livre sans qu'on ait eu une virgule à y changer
02:33parce que tout ce qu'il fallait savoir comme élément fondamental était su dès la fin de l'année 2020.
02:39Pourquoi il n'y a pas eu de répercussions au moment de sa sortie ?
02:41Parce que pendant 20 ans, aucun des grands médias américains, New York Times, Los Angeles Times,
02:46Wall Street Journal et CBS et les grandes télés, personne n'a dit un mot sur l'affaire Epstein.
02:52Tout le monde a regardé...
02:52Et tout de suite vous avez senti que l'affaire elle est énorme parce que là elle est mondiale.
02:57Ah mais c'est une affaire qui... des affaires comme ça, il y en a une par siècle.
03:01C'est pas nouveau.
03:02On se souvient de l'affaire des poisons sous Louis XIV
03:05où pendant 7 ans entiers, le règne immense de Louis XIV a été strictement censu,
03:12empoisonné par une affaire de dames de la bonne société, la brinvillier, etc.
03:16qui empoisonnaient leurs amants pour récupérer leur fric.
03:19Ce que je voulais dire à propos du témoignage des Clintons, c'est que c'est hallucinant.
03:24Ça ne tient pas debout une seconde.
03:26Je vais vous dire pourquoi.
03:27J'ai rencontré de très hauts personnages des États-Unis,
03:30à un rang au-dessous des ministres bien entendu,
03:33mais dans le domaine de la défense nationale, dans le domaine du renseignement,
03:36qui sont les deux sujets fédéraux par excellence.
03:39J'ai rencontré le directeur des programmes de renseignement de la Maison Blanche,
03:43le plus proche conseiller du ministre des Affaires étrangères s'occupant des affaires de sécurité et de terrorisme.
03:50Déjà à ce niveau-là, la sécurité autour des personnages importants de l'État américain est extrêmement étroite.
03:56C'est-à-dire que dès que vous les approchez, il faut fournir des masses d'informations sur vous-même.
04:01Vous êtes constamment surveillé.
04:03Une fois, j'ai rencontré un type important à la Maison Blanche
04:06et deux jours avant ou trois jours avant, j'avais reçu un coup de téléphone.
04:10Les criminologues ne fréquentent pas toujours Mère Thérésa,
04:12un type qui avait sans doute des contacts terroristes au Moyen-Orient.
04:16Tout de suite, quand je suis arrivé à Washington, le FBI m'a dit « Monsieur, pourquoi ? »
04:19Vous n'imaginez pas une seconde que ni Hillary, qui avait été ministre des Affaires étrangères,
04:25ni son mari, qui est l'ex-président, n'ait pas été tenu au courant de qui était vraiment ce
04:30personnage.
04:30C'est impossible.
04:31Xavier, on apprend beaucoup de choses.
04:34C'est un cataclysme mondial, je le disais, et notamment également chez nous en France.
04:38On n'a pas fini d'apprendre d'autres choses ?
04:41Ben non, parce que, comme le disait un des avocats à l'heure actuelle, je crois.
04:45Alors, bon, le livre, je l'ai écrit grâce au contact que j'ai au ministère de la Justice des
04:50États-Unis.
04:51J'ai travaillé dans une université qui est un institut de criminologie,
04:55dont, après ça, beaucoup des étudiants deviennent des fonctionnaires fédéraux du FBI
05:00ou du ministère de la Justice.
05:02Et donc, en total, c'est une source récente, il y a plus de 5,5 millions de documents.
05:09Toutes sortes.
05:10Des e-mails, des photos, des films, etc.
05:14Et on en trouve sans arrêt.
05:16Là, par exemple, s'agissant de Ghislaine Maxwell, qui était la recruteuse,
05:20qui arrangait les parties fines, etc.
05:25Il y a 90 000 documents qui sont encore pendants dans l'affaire,
05:28dont l'élément le plus important, qui est son carnet d'adresse à elle,
05:34qui n'a jamais été publié, qui est à New York,
05:39là où le procès a eu lieu, parce que la résidence principale d'Epsine était à New York.
05:43Et donc là, il y a encore des éléments importants.
05:45Jean-Michel Salvador.
05:46Et dans cette affaire, que risque Clinton, en fait ?
05:49Est-ce qu'on a une idée de ce qui risque ?
05:50Est-ce qu'il y a des actes répréhensifs qu'on peut lui opposer ?
05:55Parce que les apparences sont un peu contre lui.
05:57Il y a quand même l'affaire Lewinsky.
05:59Donc tout le monde se souvient de tout ça.
06:01C'est un chaud-lapin.
06:01Tout le monde se dit, finalement, oui, c'est un chaud-lapin, comme vous le dites.
06:04Donc est-ce qu'il risque quelque chose en l'état actuel de vos connaissances ?
06:09Ou est-ce qu'au fond, c'est de la politique intérieure ?
06:11Parce qu'on voit bien que ça peut être aussi un contre-feu à l'implication de Trump.
06:15Mais non, parce que madame en parlera,
06:18ça va manquer moi sur cet aspect-là des choses.
06:21Depuis 20 ans, nous avons des centaines de témoignages de jeunes filles.
06:26Les jeunes filles en question, que ce soit à Palm Beach,
06:30que ce soit recueillies par la police de l'État de Floride,
06:33que ce soit recueillies par la police de l'État de New York,
06:35que ce soit enfin recueillies par la police fédérale, le FBI.
06:39Ces centaines de témoignages disent tous la même chose.
06:42Ces jeunes filles ne se connaissent pas les unes des autres.
06:45Elles ont été entendues en procès verbal,
06:48c'est-à-dire dans des conditions extrêmes de sécurité,
06:50ne pas parler les unes aux autres pour ne pas corrompre leurs témoignages, etc.
06:55Ça a été fait, bien entendu, comme toute police sérieuse d'un État de droit.
06:59Et qu'est-ce qu'elles disent ?
07:00Elles disent toutes la même chose.
07:01Nous avons été recrutées, nous avons été molestées,
07:05pour certaines violées, corrompues, payées.
07:08En français, dans le langage du droit,
07:10c'est corruption de mineurs ou détournement de mineurs.
07:12Et donc, toutes ces jeunes filles désignent une vingtaine d'individus du doigt.
07:17Et les individus en question,
07:19les gens qui ont lu les documents non caviardés, non gouachés,
07:22les connaissent, leurs noms sont connus.
07:24Il y en a un qui est célèbre en dehors des États-Unis,
07:27qui est le prince Andrew,
07:29mais il y en a une vingtaine d'autres aux États-Unis qui sont connus.
07:32Et au jour d'aujourd'hui,
07:33non, au jour d'aujourd'hui,
07:35aucun de ces individus n'a même été entendu une fois par la police.
07:40Voilà, ce sont généralement,
07:42on ne peut pas donner de nom parce que c'est diffamatoire
07:44tant qu'ils n'ont pas été entendus et mis en examen au minimum,
07:48mais c'est une vingtaine de gens riches et puissants de New York.
07:52Voilà, c'est ça.
07:52Cathy Richard, merci d'avoir accepté cette invitation
07:55pour évoquer cette affaire Einstein.
07:57Vous êtes directement impliquée dans ce dossier
08:00puisque vous êtes l'avocate de l'association Innocence en danger
08:04qui a été contactée, je crois, par 15 femmes,
08:06vous me dites si je me trompe,
08:07qui ont été victimes de Jeffrey Einstein
08:09et de ses complices sur le sol français
08:10alors qu'elles étaient mineures, c'est ça ?
08:12Très exactement.
08:13Ce qui se passe, c'est qu'avant même vous,
08:17en tout cas,
08:20Omeyra Selye,
08:20qui est la présidente d'Innocence en danger,
08:22elle avait fait un signalement en 2019,
08:25juillet 2019,
08:26elle fait un signalement article 40 au parquet
08:28en disant, voilà,
08:30on vient d'interpeller Jeffrey Epstein aux Etats-Unis,
08:34il revenait de France.
08:36Nous, on attire votre attention sur le fait
08:38qu'il était aussi pédocriminel en France.
08:42Donc elle fait un premier signalement à ce moment-là en juillet.
08:44Elle relancera le parquet peu après,
08:46toujours en 2019.
08:48Et puis c'est ce qui va donner
08:49l'ouverture d'instructions
08:51avec Brunel,
08:53qui était, rappelons-le,
08:56le responsable d'une agence de mannequins
08:58et un rabatteur.
08:59Il s'est suicidé lui-même également en prison.
09:02Alors lui, voilà, lui s'est suicidé en prison
09:03et l'instruction a fait l'objet du coup
09:06d'une ordonnance de non-lieu
09:08en disant, bah,
09:08extinction de l'absence publique
09:09puisque le mise en examen est décédé.
09:11Sauf que, effectivement,
09:14nous sollicitons depuis
09:15qu'on a mis ces files en ligne,
09:19ces millions de documents,
09:20nous sollicitions que
09:22la justice française s'en empare.
09:25Contrairement à Emmanuel Macron
09:26qui avait dit
09:27c'est beaucoup de travail pour les journalistes,
09:28nous nous disions
09:29c'est pas du travail pour les journalistes.
09:32Il n'y a pas très longtemps, d'ailleurs.
09:33Ça, c'est un grand classique
09:34chez les Français,
09:35c'est-à-dire que tout s'arrête
09:36à la frontière, vous voyez ?
09:37C'est-à-dire que Epstein,
09:38il montait dans son avion
09:39qui était le Lolita Express.
09:41Quand il passait à la frontière française,
09:42ah, il devenait sage.
09:45Comme le nuage de Tchernobyl
09:47ou les deux en série
09:48dont on nous disait
09:49c'est pas du tout français, tout ça.
09:50Donc on nous a dit
09:51ah bah non,
09:52les journalistes verront bien.
09:53Mais non,
09:54c'était pas une affaire de journalistes.
09:55C'est clairement une affaire de justice.
09:57Voilà.
09:58Alors maintenant,
09:58pour revenir à ces 15 personnes,
10:00en réalité, Omaira Selye,
10:01donc la présidente d'Innocence en danger,
10:04elle, depuis 2019,
10:06est en contact,
10:07puisqu'en plus,
10:07Innocence en danger
10:08est une association
10:09qui est internationale,
10:11c'est une ONG,
10:13et donc elle,
10:14elle est en contact
10:14avec une quinzaine de victimes,
10:16notamment américaines.
10:17Elle, elle est en contact avec elle.
10:19Nous, ce qu'on a fait,
10:20ici en France,
10:22c'est qu'on a ouvert une ligne
10:25pour dire à des victimes,
10:27à des témoins,
10:28vous pouvez venir vers nous.
10:30Et sur ce point,
10:31nous ne communiquons pas de chiffres
10:33pour la bonne et simple raison
10:34que nous recevons tous les jours
10:36des mails
10:37et qu'il nous faut prendre contact
10:39avec les gens
10:40qui nous envoient ces mails.
10:41On est cinq avocats
10:42d'Innocence en danger
10:43et on prend contact
10:44avec les gens
10:45qui nous envoient des mails.
10:47Alors,
10:47je ne vous cache pas
10:48que certains...
10:48Je vais donner ce mail quand même.
10:50On vous le mettra peut-être
10:51en bandeau tout à l'heure
10:53mais le mail,
10:54c'est donc
10:55parole aux victimes
10:57au pluriel
10:58arrobase
10:59innocence
11:00en danger
11:00tout accroché
11:01point org
11:02donc parole
11:03aux victimes
11:04arrobase
11:04innocence
11:05en danger
11:05point org
11:06Jean-Michel Salvator.
11:07Est-ce qu'on a une idée
11:08de l'ampleur
11:09de l'affaire en France ?
11:11Parce que
11:11Epstein,
11:12il passait
11:12quatre mois par an
11:13à Paris
11:14et notamment
11:15dans son appartement
11:16de l'avenue Foch
11:17où visiblement
11:18il s'est passé
11:18beaucoup de choses.
11:19Est-ce qu'on a une idée
11:20de l'importance
11:21de l'affaire
11:22dans son versant français ?
11:24Parce qu'on a l'impression
11:24que ça risque d'être
11:25extrêmement important.
11:27Ça risque d'être...
11:27On en est exactement là.
11:29C'est-à-dire qu'il n'y a pas
11:29que le Paris.
11:31Il était souvent aussi
11:32dans le sud de la France
11:33et on sait d'ailleurs
11:34qu'il y a des jeunes filles
11:35qui ont été approchées
11:37en tout cas
11:39dans le sud de la France.
11:41Donc oui,
11:41bien évidemment,
11:42on sait...
11:43Alors,
11:43ce que je voudrais dire aussi
11:45et ça c'est très important
11:46c'est qu'il y a beaucoup
11:47de victimes
11:47qui n'osent pas
11:48se rapprocher de nous
11:50ou se rapprocher
11:51des autorités
11:52en se disant
11:53c'est prescrit.
11:54J'ai entendu beaucoup
11:55dire c'est prescrit.
11:56La prescription,
11:57ça n'est pas un coup près
11:59qui tombe automatiquement.
12:00Il y a d'abord...
12:01La prescription
12:02elle a beaucoup évolué
12:03depuis ces dernières années
12:06notamment quand il s'agit
12:08d'agressions sexuelles
12:08sur des mineurs.
12:10Donc surtout,
12:11ne vous sentez pas
12:12ni terrorisés
12:13par les influents,
12:16voilà,
12:17ni bloqués
12:18par une quelconque prescription.
12:19Prenez contact avec nous
12:20et nous vous expliquons
12:21ce qu'on peut faire.
12:22Xavier Offert,
12:23le mois de la fin,
12:24on aurait pu faire
12:24une émission d'une heure
12:24évidemment,
12:25mais c'est important
12:26de rappeler avec vous.
12:27Un mot pour compléter.
12:28En 2019,
12:29après l'arrestation
12:30de M. Brunel,
12:31des femmes se sont présentées
12:32à la justice,
12:33ont été entendues
12:34et à l'époque,
12:36sur celles qui ont été entendues,
12:37c'était au terme
12:38de la justice française
12:39effectivement prescrit.
12:41Ça ne signifie pas
12:42que par la suite,
12:43parce que Brunel,
12:45il a surtout agi
12:46dans les années 90,
12:47donc effectivement,
12:48mais s'il y a des cas
12:49plus récents,
12:50alors là,
12:50c'est une autre histoire.
12:51Mais je ne pense pas
12:52qu'en ce qui concerne la France,
12:53il y ait de cas massifs
12:56et majeurs
12:56de corruption
12:57de personnel politique français,
12:59à part le pauvre Jacques Lang,
13:01mais pas grand monde au-delà,
13:03qui se soit laissé prendre
13:05à l'hameçon.
13:05Il y a eu beaucoup de refus
13:07dans les demandes
13:08d'approche de M. Epstein,
13:11soit sur des couverts
13:12du type bonnes œuvres,
13:13soit sous des couverts
13:14du type actions artistiques,
13:16etc.
13:16Il n'y a pas grand monde.
13:18Et deuxièmement,
13:19c'était la base de Paris,
13:21servait surtout pour des contacts
13:23pour éradier l'échelle de l'Europe.
13:24Merci à tous les deux.
13:25Vous voulez ajouter un tout dernier mot ?
13:27J'aimerais pouvoir y croire,
13:29mais le maillage Epstein
13:32ne s'est pas arrêté à Paris.
13:34Et clairement,
13:35on sait,
13:36il y a eu de nombreuses jeunes filles,
13:38voire très jeunes filles,
13:39qui sont allées,
13:40notamment à Avenue Foch.
13:41Et donc,
13:42je ne peux pas entendre
13:43qu'en France,
13:44il ne s'est rien passé
13:45ou que la méthode Epstein
13:47n'a pas fonctionné en France.
13:48C'est fou.
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