00:00Le procès se terminera lundi, il a pris un peu de retard. C'est un procès absolument majeur. La décapitation
00:07de Samuel Paty, c'est la première fois que la charia a été appliquée dans une rue française, un vendredi
00:13après-midi, le 16 octobre 2020.
00:16Et c'est Andzorov qui a été tué, qui est le terroriste qui a tué Samuel Paty, mais que la
00:21police ensuite a neutralisé, est devenu un héros pour une fraction de la jeunesse française.
00:28C'est le Mohamed Merah des années 2020. Donc ce procès est très suivi par les islamistes, il est très
00:33suivi également, notamment par les enseignants.
00:36Et ce qui m'a beaucoup frappé, d'abord c'est que les débats ont été extrêmement rudes.
00:40On a eu une défense notamment du principal accusé qui est un prédicateur islamiste, qui s'appelle Abdelhakim Sefrioui, qui
00:49est une défense, effectivement, qui a généré énormément de tensions.
00:53Et ce que je voudrais dire là-dessus, c'est que le choix de cet accusé de se défendre en
00:59se victimisant et en présentant le cours de Samuel Paty comme un cours, je cite, discriminatoire et sous-entendu,
01:08à peine sous-entendu d'ailleurs blasphématoire, c'est très inquiétant parce que c'est la première fois qu'un
01:13islamiste se défend en se victimisant devant l'opinion publique.
01:16Et moi, ce que je pense, c'est que M. Sefrioui a intégré le risque élevé de sa condamnation et
01:21qu'il veut se présenter aux yeux de jeunes islamistes
01:24comme étant un martyr de la cause d'une France qui serait islamophobe par une justice qui serait islamophobe.
01:29Rien n'est plus faux. La justice, c'est le bouclier de la République française et l'application de la
01:35loi, c'est ce qui nous sauve.
01:36Mais ce système de défense qui consiste non plus à se défendre sur des faits, mais à se présenter comme
01:42victime d'une société qui serait islamophobe,
01:46c'est un signal. Le simple fait qu'il pense pouvoir être entendu par une partie de la population est
01:52quelque chose que je trouve extrêmement inquiétant pour la France de 2026.
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