00:00assisté, adopté hier à l'Assemblée nationale.
00:02En deuxième lecture par
00:04299 députés,
00:06beaucoup de réactions à l'issue de ce vote.
00:08Olivier Falorni du groupe Modem,
00:10rapporteur du texte, déclare que les malades
00:12ont été entendus et qu'ils ont le droit de pouvoir
00:14partir en paix, en liberté.
00:16Son cloche différent sur les bancs des LR
00:18avec Philippe Juvin, professeur de médecine,
00:20il fustige le texte voté par
00:22des gens riches et bien portants qui ont
00:24peur de la déchéance. Mais que
00:26contient cette loi sur la fin de vie pour
00:28qu'elle fasse autant débat ? Les explications
00:30de Marie-Hélène Trémolet.
00:31Dans le texte voté hier, tout français atteint
00:33d'une affection grave et incurable
00:35en phase avancée où Terminal peut
00:37réclamer la mort s'il ressent des souffrances
00:40physiques ou psychologiques insupportables
00:42qu'aucun traitement ne peut soulager.
00:44Des souffrances qui peuvent être
00:45constantes ou non, c'est une nouvelle ouverture
00:48du texte. Comme dans la copie votée
00:49il y a un an, le patient doit pouvoir réclamer
00:52l'euthanasie de façon libre et éclairée.
00:54Par conséquent, des sanctions
00:55sont prévues pour toute pression qui viendrait
00:58de l'extérieur. Ainsi, par exemple,
01:00un délit d'incitation a été créé
01:01pour punir ceux qui encouragerait un proche
01:04à réclamer une aide à mourir.
01:05Mais aussi pour répondre au délit d'entrave
01:07qui était plébiscité par la gauche et qui fait polémique.
01:10Par ce délit d'entrave, toute personne
01:12souhaitant empêcher un proche d'avoir recours
01:14à une euthanasie ou de se renseigner
01:16sur le sujet est passible de
01:17deux ans de prison et 30 000 euros d'amende.
01:20Enfin, si certains élus s'étaient prononcés
01:22pour l'ouverture aux personnes mineures,
01:24la mesure n'a pour l'instant pas été
01:25acceptée et le patient qui réclame l'euthanasie
01:28ou le suicide assisté est tenu
01:30d'avoir au moins 18 ans.
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