- il y a 8 heures
Marine Le Pen, présidente du groupe Rassemblement national à l’Assemblée, donne sa toute première interview depuis le procès en appel du RN à BFMTV ce mercredi 25 février. Elle répondra aux questions de Marie Chantrait, cheffe du service politique et Sophie Dupont, journaliste politique BFMTV. L’occasion de revenir en longueur sur son état d’esprit et l’actualité politique, notamment sur les municipales et la présidentielle, de la mort de Quentin Deranque à Lyon et plus largement sur la violence en politique, ou encore sur sa relation avec Jordan Bardella.
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00:00:00Bonsoir Marine Le Pen.
00:00:01Bonsoir.
00:00:01Et merci beaucoup d'avoir accepté cette invitation sur BFM TV ce soir pour cet entretien exceptionnel.
00:00:08Bonsoir Sophie.
00:00:09Bonsoir Marie.
00:00:09Bonsoir Madame Le Pen.
00:00:10Je le disais, interview, entretien exceptionnel, car c'est la première fois que vous prenez la parole après la fin
00:00:16de votre procès en appel dans les assistants parlementaires du Front National.
00:00:21Une date est désormais dans toutes les têtes, certainement dans la vôtre aussi, le 7 juillet prochain, date à laquelle
00:00:27on saura si vous pouvez ou non être candidate à la présidentielle.
00:00:30On va évidemment longuement aborder ces questions liées à votre avenir en politique.
00:00:35On abordera aussi, entre autres sujets, l'enjeu pour le Rassemblement National avec ses élections municipales dans maintenant moins de
00:00:42trois semaines.
00:00:43Mais d'abord ce soir Marine Le Pen, nous avons décidé de débuter cette interview avec ce drame qui est
00:00:49devenu finalement un fait politique majeure, qui a choqué les Français.
00:00:52La mort de ce jeune militant identitaire, il s'appelait Quentin de Ranque, par des militants d'ultra-gauche.
00:00:58J'ai envie d'abord de vous poser cette question. Diriez-vous comme certains qu'on assiste aujourd'hui à
00:01:03un point de bascule total dans la radicalité, dans l'expression de cette violence politique ?
00:01:09Alors d'abord permettez-moi de présenter de vive voix mes condoléances à la famille de Quentin, dont la perte
00:01:19de cet enfant est évidemment terrible.
00:01:24Un point de bascule, en tout cas l'issue d'années et d'années et d'années de violences politiques
00:01:31qui ont fait l'objet, il faut bien le dire, d'une forme de complaisance, voire même parfois de complicité,
00:01:37de la part d'un certain nombre de partis politiques, de la part d'un certain nombre de syndicats et
00:01:41peut-être même de la part d'un certain nombre de médias.
00:01:46Cette dérive qui a atteint son point culminant est un problème majeur parce qu'en réalité l'objectif de l
00:01:52'ultra-gauche, c'est d'entraver le processus démocratique.
00:01:55Nous le vivons, vous le savez très bien, depuis des années. Tous nos meetings sont attaqués, tous nos marchés sont
00:02:02perturbés, tous nos tractages, nos bus amenant les gens pour nous écouter sont caillassés.
00:02:10Nos conférences de presse...
00:02:12Entraver le système démocratique.
00:02:13Oui, parce que tout cela, si vous voulez, le système démocratique, il ne démarre pas au moment où on met
00:02:18un bulletin dans l'urne.
00:02:19Le système démocratique, il démarre au moment où chacun peut exprimer librement ses idées pour permettre précisément aux Français de
00:02:26pouvoir faire un choix politique éclairé et lucide.
00:02:30Or, si vous empêchez une campagne électorale, et c'est ce que fait l'extrême-gauche depuis des années, si
00:02:35vous empêchez d'aller tracter, si vous empêchez, tentez d'empêcher les meetings,
00:02:40si vous tentez d'empêcher les conférences de presse, comme j'en ai été victime moi à Dijon d'une
00:02:45manière ultra violente, par exemple en 2020,
00:02:47Eh bien, vous entravez le processus démocratique. Et moi, je crois que c'est l'objectif, en réalité, de l
00:02:53'extrême-gauche.
00:02:54Et je ne vous cache pas qu'avant l'assassinat de Quentin, j'avais déjà alerté les pouvoirs publics sur
00:03:03l'inquiétude qui était la nôtre
00:03:04de pouvoir continuer à faire campagne dans des conditions de sécurité minimales, pour nos candidats municipales d'abord, et pour
00:03:14le candidat à la présidentielle demain.
00:03:15Justement, vous parlez d'entraver la campagne. Le chef de l'État a tenu une réunion hier à l'Élysée.
00:03:19Il s'est dit préoccupé.
00:03:20On voit que vous partagez la même crainte que lui pour la campagne des municipales à venir. Il reste trois
00:03:25semaines.
00:03:25Est-ce que vous pensez vraiment que le climat peut s'apaiser, peut être serein pour ces trois dernières semaines
00:03:30de campagne municipale ?
00:03:31Je le souhaite, je l'espère. Mais ce n'est pas à moi de répondre, puisque ce n'est pas
00:03:35moi qui est à l'origine, en réalité, de ces actes de violence.
00:03:40La question qui est posée, c'est la question qui est posée aux partis de gauche. Parce que la jeune
00:03:46garde n'est pas un groupuscule de marginaux.
00:03:49Il y en a des groupuscules de marginaux, que ce soit à l'ultra-droite ou que ce soit à
00:03:54l'ultra-gauche.
00:03:55Groupuscule dissous, hein ?
00:03:56Ça n'est pas un groupuscule de marginaux. C'est une milice qui est affiliée à un parti politique, puisque
00:04:04Jean-Luc Mélenchon a dit lui-même que la jeune garde était un mouvement affilié aux insoumis.
00:04:10Donc c'est une milice qui est organisée pour, précisément, perturber par la violence l'expression démocratique des campagnes, et
00:04:22qui est soutenue, légitimée,
00:04:25et même légitimée au point d'avoir fait élire son chef par un parti politique représenté à l'Assemblée nationale.
00:04:31Vous n'entendez pas du tout les arguments sur la violence, j'ai envie de dire, défensive. C'est en
00:04:35tout cas ce qu'il porte.
00:04:37Non mais en aucun cas. Écoutez, moi je vais vous dire, j'ai un exemple extrêmement précis, mais j'en
00:04:42ai mille en réalité.
00:04:45Monsieur Raphaël Arnaud, il a été candidat dans le Vaucluse contre Catherine Jaouen, notre candidate.
00:04:52À la fin de la campagne, elle m'a appelée en me disant « je ne peux plus faire campagne,
00:04:56j'arrête, je pars du terrain, je déserte le terrain,
00:04:58je ne peux plus tellement, tellement je suis victime d'intimidation, de violence dans le cadre de cette campagne ».
00:05:06Donc on sait très bien, et d'ailleurs il y a eu une commission d'enquête sur les groupuscules violents
00:05:11qui a été faite à l'Assemblée nationale,
00:05:12où il est dit que l'extrême gauche, par idéologie si vous voulez, considère que l'utilisation de la violence
00:05:19est légitime.
00:05:20Mais d'ailleurs, dans les propos de Jean-Luc Mélenchon, il y a une forme de légitimation de la violence.
00:05:25Et on va revenir sur Jean-Luc Mélenchon.
00:05:27C'est lui-même que la violence, elle est légitime, bon, il ne faut pas qu'elle mène à la
00:05:31mort, d'accord ?
00:05:32Mais non, elle n'est pas légitime, vous voyez ?
00:05:34Donc c'est vraiment très ancré idéologiquement dans l'extrême gauche, l'utilisation de cette violence.
00:05:40Et moi, je suis, encore une fois, inquiète pour l'avenir,
00:05:45parce que je pense que dans leur esprit, il y a non seulement le fait d'empêcher, d'entraver le
00:05:49processus démocratique,
00:05:50mais il y a aussi le fait de contester par la violence, potentiellement, des résultats électoraux qui leur déplairaient.
00:05:55Mais justement, vous parlez de l'extrême gauche, Jordan Bardella a organisé une conférence de presse la semaine dernière
00:05:59avec, sur le pupitre, le sursaut face à l'extrême gauche.
00:06:02Il appelle un cordon sanitaire face à la France insoumise, cordon sanitaire dont vous avez fait l'objet vous-même
00:06:08pendant des décennies.
00:06:10L'expression n'est pas due au hasard.
00:06:13– Il faudra lui demander, en l'occurrence.
00:06:16Mais l'idée, c'est surtout de mettre les parties de gauche, mais pas seulement, du centre aussi, face à
00:06:22leurs responsabilités.
00:06:23Est-ce qu'ils sont prêts ? C'est un peu un clin d'œil, en réalité, qu'a voulu
00:06:26faire Jordan Bardella.
00:06:27Parce que c'est un rappel du cordon sanitaire qui a été mis en œuvre contre le Rassemblement national avec
00:06:34la France insoumise.
00:06:35– Vous dites clin d'œil, c'est une manière de renvoyer la diabolisation sur l'adversaire ?
00:06:38– Non, c'est une manière de rappeler à Renaissance au parti d'Emmanuel Macron, en partie à LR, aux
00:06:48socialistes, aux communistes,
00:06:50qu'ils se sont tous mis ensemble contre le Rassemblement national.
00:06:54– C'est ce qu'il a dit aux conférences de presse.
00:06:56– Moi, reprenons toutes les déclarations, mais moi, je me souviens d'Edouard Philippe expliquant qu'il préfère voter communiste
00:07:03que Rassemblement national.
00:07:04Donc à un moment, il faut qu'ils se regardent dans la glace, qu'ils fassent eux-mêmes leur examen
00:07:09de conscience,
00:07:10et qu'ils se posent la question, est-ce qu'on veut continuer à faire des alliances électorales,
00:07:15ou à accepter des désistements de second tour pour faire élire des représentants d'un mouvement politique
00:07:23qui non seulement n'a pas rompu avec la jeune garde, mais continue à les soutenir de manière ahurissante.
00:07:30– De ce point de vue-là, d'ailleurs, les lignes bougent, très clairement.
00:07:33On reviendra sur les propos du ministre du gouvernement, pour ne pas la nommer Aurore Berger.
00:07:39– Je veux dire, tout ça est quand même très ambigu. Ils sont quand même d'une grande hypocrisie.
00:07:42Parce que dans le même temps, Emmanuel Macron a expliqué il y a quelques mois que la France insoumise
00:07:47était un parti anti-républicain, antisémite, anti-parlementaire, etc.
00:07:54Et vous voyez bien que sur le terrain, quand il s'agit des élections, on passe par-dessus la jambe
00:08:00tous ces principes.
00:08:01La réalité est la suivante. Ces gens sont prêts à abandonner les valeurs de la République,
00:08:09à abandonner leur éthique pour sauver leur place électorale.
00:08:14Donc c'était le cas jusqu'à présent. On verra ce qu'il en sera demain.
00:08:18Je crains hélas que ceux qui espèrent un sursaut soient déçus.
00:08:21– Juste, madame Pelle, vous disiez à propos de Jordan Bardella,
00:08:23c'est un clin d'œil quand il emploie l'expression « cordon sanitaire ».
00:08:26C'est aussi un moyen aujourd'hui pour vous, avant la présidentielle,
00:08:30de renvoyer la diabolisation du parti vers la France insoumise
00:08:33et vers Jean-Luc Pélenchon, avec qui vous tentez d'installer le match ?
00:08:36– Moi, je n'envoie la diabolisation sur personne.
00:08:40– Quand Jordan Bardella appelle à faire un cordon sanitaire ?
00:08:42– Non mais Jean-Luc Mélenchon, il fait ses choix.
00:08:45LFI fait ses choix. D'accord ?
00:08:47Ils ont fait le choix de considérer cette milice de la jeune garde
00:08:51comme faisant partie intégrante de la France insoumise.
00:08:53Et d'ailleurs, après la dissolution de la jeune garde,
00:08:55ils ont créé un mouvement qui est la fusion entre les jeunes LFI et la jeune garde.
00:09:00qui s'appelle « Génération Antifa ».
00:09:03Et donc, encore une fois, l'ensemble de l'expression est une expression qui vise à la violence.
00:09:09Est-ce que ceux qui nous écoutent devraient aller regarder un petit peu les réseaux sociaux
00:09:13de ce groupement Antifa ?
00:09:16Toutes les photos des actions de cette milice, les gens, leurs visages sont floutés.
00:09:22À chaque fois qu'ils font une manifestation, ils sont masqués,
00:09:25ce qui par ailleurs est interdit par la loi.
00:09:27Ça dit quelque chose, tout de même.
00:09:30Eh bien, malgré cela, l'ensemble des dirigeants de la France insoumise
00:09:34considèrent que ce sont des alliés honorables dont, disent-ils, ils sont fiers.
00:09:38Eh bien, voilà, maintenant, la classe politique a une responsabilité.
00:09:42Est-ce qu'ils continuent à accepter ce type de compromission ?
00:09:46Oui ou non ?
00:09:47Juste sur la stratégie de Jean-Luc Mélenchon,
00:09:50j'aimerais qu'on avance, tire ce fil.
00:09:52Sophie, vous parliez du match, peut-être.
00:09:54Est-ce que c'est peut-être votre meilleur adversaire dans la perspective de 2027,
00:09:57juste un mot sur Raphaël Arnaud ?
00:09:59On l'a cité, il est effectivement mis en cause
00:10:01parce que ses assistants parlementaires étaient ce jour-ci à Lyon
00:10:05et sont impliqués dans le meurtre de Quentin de Ranque.
00:10:07Est-ce que vous entendez l'argument des insoumis
00:10:10qui est porté dans plusieurs interviews,
00:10:12qui est de dire, finalement, que ce député
00:10:14ne saurait être tenu responsable des actes de son salarié ?
00:10:17Ou est-ce qu'on est au-delà de ça
00:10:19et que finalement, sur le plan de la morale ?
00:10:21On est au-delà de ça.
00:10:22On est au-delà de ça pour deux raisons.
00:10:24D'abord parce qu'il est le chef de la Jeune Garde.
00:10:26Il en est le chef.
00:10:27Il n'est pas un simple député à LFI.
00:10:29Il est le chef de la Jeune Garde.
00:10:32Mouvement d'Issou qui fait l'objet, d'après ce que j'ai compris,
00:10:35d'une poursuite aujourd'hui pour reconstitution de l'Ibdissoute.
00:10:39L'Ibdissoute.
00:10:40Bon.
00:10:41Trois de ses assistants parlementaires,
00:10:43c'est quand même pas rien, c'est pas un,
00:10:45c'est trois de ses assistants parlementaires,
00:10:47sont mis en cause à un titre ou à un autre
00:10:49dans le lynchage de Quentin de Ranque.
00:10:54Et surtout, il est le promoteur de ce type d'action violente.
00:10:58Il défend ce type d'action violente.
00:11:01Il en fait la promotion de ce type d'action violente.
00:11:04Donc c'est pas un député victime d'un assistant parlementaire
00:11:10qui aurait commis des choses sans que son député soit au courant.
00:11:13C'est pas du tout la situation.
00:11:15Donc vous voyez, il y a quand même là une chaîne de responsabilité
00:11:18et une affiliation assumée, d'ailleurs,
00:11:22par la France insoumise qui pose, c'est vrai, un véritable souci.
00:11:26Justement, vous parlez de responsabilité.
00:11:27Jean-Luc Mélenchon, lui, nie toute responsabilité politique et morale.
00:11:31Comment vous qualifieriez aujourd'hui sa stratégie ?
00:11:35Je crois que depuis un certain nombre de temps,
00:11:37Jean-Luc Mélenchon oscille entre la stratégie de la pacification
00:11:41et la stratégie du pire.
00:11:43Bon.
00:11:44Et il a choisi la stratégie du pire.
00:11:47Voilà.
00:11:48C'est la stratégie de l'intimidation.
00:11:51Or, ça pose un problème parce que dans l'esprit de la France insoumise,
00:11:55si vous voulez, tout ce qui est à droite de la France insoumise est fasciste.
00:12:01C'est-à-dire que le fascisme commence à François Ruffin, en quelque sorte.
00:12:04C'est-à-dire que la France insoumise crée, non pas la bordélisation,
00:12:09mais la mise en œuvre d'une vraie violence, qu'elle soit verbale
00:12:13ou qu'elle soit, par l'intermédiaire de la jeune garde, physique.
00:12:17Et ça, c'est inadmissible dans un pays démocratique.
00:12:22C'est le contraire même, si vous voulez, des valeurs de la démocratie
00:12:25que d'user précisément de cette violence.
00:12:28– De cette violence, de ces invectives aussi vis-à-vis de la presse.
00:12:34Quand vous entendez Sophia Chikirou, par exemple, parler de certains journalistes,
00:12:38comme des, je la cite, nazis à petits pieds, quand vous voyez Jean-Luc Mélenchon,
00:12:43même s'il s'en défend, trier la presse pour accéder à certaines conférences de presse.
00:12:47C'est la traduction d'une fébrilité ou ça acte finalement qu'ils ne sont plus dans l'arc républicain.
00:12:54C'est ça aussi que vous décrivez par tout cela ?
00:12:56– Vous comprenez bien que, dans leur esprit, je viens de vous le dire,
00:13:00tout ce qui n'est pas la France insoumise est fasciste et nazie.
00:13:02– Mais…
00:13:03– Voilà, donc même François Ruffin, souvenez-vous,
00:13:06s'est fait malmener dans le cadre d'un atelier à la fête de l'humanité
00:13:12et s'est fait traiter de fasciste.
00:13:14Donc tout le monde est fasciste.
00:13:15Donc cette forme de fascisation de tous est le contraire, d'abord de l'intelligence
00:13:23et de la pacification nécessaire du débat politique.
00:13:29– De cette relation avec les médias qu'ils instaurent aussi,
00:13:32parce que c'est aussi le sujet du moment.
00:13:35Votre commentaire aussi là-dessus, parce qu'on peut vous renvoyer aussi l'argument
00:13:38qui est de dire que vous avez aussi par le passé, et c'est parfois aussi actuel,
00:13:42trier la presse vous aussi, est-ce que ça vous le condamnez ?
00:13:45– Non, je n'ai pas trié la presse. Alors merci de me poser cette question.
00:13:48Je n'ai jamais trié la presse, moi.
00:13:50J'ai refusé Mediapart dans mes conférences de presse pour une raison très simple,
00:13:53c'est que lors de la présidentielle, Mediapart a dit
00:13:55« J'interrogerai tous les candidats à la présidentielle, sauf Marine Le Pen ».
00:13:58Et j'ai donc dit « Moi, j'accepterai tous les journalistes, sauf Mediapart ».
00:14:01– Oui, il y a un moment, je ne fais que répondre à un comportement
00:14:05qui est un comportement terriblement sectaire, d'un média,
00:14:11très proche de la jeune garde d'ailleurs aussi, disons-le,
00:14:14qui se positionne non pas comme un média, mais en réalité comme un adversaire politique,
00:14:20assumé, faisant preuve à notre égard d'un sectarisme absolument total.
00:14:24Donc il y a eu ce cas Mediapart, et je crois, le quotidien,
00:14:27je considère qu'ils ne sont pas des journalistes, voilà, c'est une émission
00:14:35très contestable d'ailleurs, qui consiste à se moquer des gens,
00:14:37parce que c'est tellement facile de se moquer des gens,
00:14:41mais ça n'est pas du journalisme.
00:14:42– Ils ont des cartes de presse, Mélenchon dit que ça va se jouer à la fin
00:14:47entre vous, le RN, et lui, est-ce que vous pensez la même chose ?
00:14:52– Ça, c'est les Français qui vont décider, c'est pas Jean-Luc Mélenchon,
00:14:56c'est les Français qui décideront, mais je veux dire,
00:15:00la manière qu'il a d'insulter, de pousser encore une fois
00:15:05à l'hystérisation du débat politique, c'est, je l'ai bien compris
00:15:10au travers de ses propos, en réalité pour tenter de mobiliser,
00:15:14et pour mobiliser, il faut qu'il fasse croire à des gens naïfs
00:15:19qu'il y a une forme de danger fasciste qui existe, etc.
00:15:23Donc il va aller très loin sur ce sujet-là.
00:15:26Mais entre très loin et trop loin, je pense qu'on a déjà passé la barrière.
00:15:31Vous voyez, quand les propos de Mme Panot, si vous voulez,
00:15:34qui expliquent qu'ils n'accepteront jamais que le Rassemblement national
00:15:42gagne le pouvoir par les urnes, ça veut dire quoi ?
00:15:47Ils n'accepteront jamais.
00:15:48Que vont-ils faire ? Que comptent-ils faire ?
00:15:51Quelle est l'idée qu'ils ont de contester les résultats d'une élection
00:15:56dans la rue, par la violence ?
00:15:59Vous voyez, ça aussi, c'est une forme d'intimidation,
00:16:01et ça, c'est éminemment condamnable.
00:16:04Est-ce que vous, candidate, c'est quand même votre meilleur adversaire ?
00:16:11Non, je ne crois pas.
00:16:11Vous savez, je pense que si les Français veulent véritablement
00:16:14une alternance, un changement, ils l'obtiendront,
00:16:17quel que soit le candidat qu'il y a en face.
00:16:19Je pense qu'ils sont de plus en plus nombreux,
00:16:21ils sont des millions et des millions aujourd'hui,
00:16:24à faire le bilan d'Emmanuel Macron,
00:16:29mais même à faire le bilan des 30 dernières années.
00:16:32beaucoup se rendent compte qu'en réalité,
00:16:34on leur a vendu une alternance qui n'existait pas.
00:16:37Pour finir, que ce soit la droite, que ce soit la gauche,
00:16:39ça a toujours été la même direction.
00:16:41Et nous, nous leur offrons une direction qui est une direction,
00:16:44c'est vrai, très différente de ce qui a été fait
00:16:47dans les 30 dernières années.
00:16:48Et s'ils souhaitent cela, eh bien, ils l'obtiendront,
00:16:51ils se le donneront, ce changement,
00:16:54ce grand changement qui est attendu par beaucoup.
00:16:56Et que ce soit Édouard Philippe, que ce soit Jean-Luc Mélenchon,
00:17:00ou que ce soit quiconque d'autre qui soit en face du candidat
00:17:03du Rassemblement national,
00:17:04si les Français le veulent, ils obtiendront cette renaissance.
00:17:09– Et on reviendra d'ailleurs, renaissance,
00:17:12c'est un clin d'œil là aussi, peut-être ?
00:17:15– Peut-être.
00:17:16– On verra ça.
00:17:17– On verra ça.
00:17:18– On reviendra d'ailleurs sur l'enjeu des municipales,
00:17:20qui est le prochain scrutin.
00:17:22Juste à ce moment de l'entretien, Marine Le Pen,
00:17:24on a évoqué les violences de l'extrême-gauche.
00:17:27On ne peut pas non plus évoquer, ne pas évoquer,
00:17:31les groupuscules d'extrême-droite.
00:17:32D'ailleurs, le Premier ministre, encore une fois,
00:17:34cet après-midi dans les méni-méni-sicles,
00:17:36met dos à dos les deux extrêmes.
00:17:38Une marche a eu lieu samedi, ce samedi à Lyon,
00:17:41en hommage à Quentin.
00:17:42Jordan Bardala, le patron du parti,
00:17:45a envoyé une lettre à tous vos cadres pour dire
00:17:47qu'il était interdit, je ne sais pas si c'est le bon terme,
00:17:51mais en tout cas, les enjoignants à ne pas se joindre à cette marche.
00:17:54C'est mieux en le disant.
00:17:56Il y avait besoin quand même de le rappeler aujourd'hui ?
00:17:58– C'est mieux en le disant, pourquoi ?
00:18:00Parce qu'il y a des gens qui, de bonne foi,
00:18:02avaient envie de participer à l'émotion, en réalité.
00:18:06Car sur les milliers de personnes qui ont participé à cette marche,
00:18:10il y en a quand même une immense majorité
00:18:12qui étaient là pour exprimer leur soutien à la famille,
00:18:15pour exprimer leur tristesse.
00:18:17de cet événement tragique.
00:18:20– Mais c'était aussi des images, des images de se mêler à des groupuscules.
00:18:24– Mais nous, nous savons pertinemment
00:18:25qu'il y a un certain nombre de groupuscules de marginaux
00:18:29qui, évidemment, allaient en profiter
00:18:32pour venir commettre des gestes
00:18:35ou tenir des propos qui seraient tout à fait inadmissibles.
00:18:39Mais moi, je n'ai pas de difficulté à admettre qu'il y a des groupuscules d'extrême-droite, d
00:18:44'ultra-droite
00:18:45qui peuvent d'ailleurs être violents.
00:18:46Et d'autant moins qu'en 2022, j'ai écrit une lettre à Mme Elisabeth Borne
00:18:51pour demander qu'elle mette en œuvre la dissolution de l'ensemble de ces groupements violents,
00:18:57quel que soit leur bord politique.
00:18:59– Mais ce qui n'était pas votre position…
00:19:00– Je n'ai pas de problème avec ça.
00:19:01– Mais ce qui n'était pas votre position au départ,
00:19:03parce qu'en 2021, vous vous opposiez aux dissolutions
00:19:06parce que vous pensez que ça pouvait être une atteinte aux libertés fondamentales.
00:19:09Vous avez évolué.
00:19:10– Non, non, je n'ai pas évolué.
00:19:12Je considère qu'à partir du moment où des groupuscules actent, comment dire,
00:19:17la violence comme étant le cœur de leur action,
00:19:20il n'est pas admissible de ne pas les dissoudre.
00:19:23Maintenant, il ne faut pas que la dissolution aille au point
00:19:25où l'on effectue en réalité, pour des raisons politiques,
00:19:29des dissolutions de gens qui n'appellent pas à la violence.
00:19:32– Mais en 2021…
00:19:32– C'est le problème, mais ça, c'est le rôle de la justice, pour le coup,
00:19:37de déterminer, quand elle est saisie notamment d'un recours,
00:19:41ce qui fait partie des conditions pour dissoudre un mouvement.
00:19:45Donc en 2022, j'ai écrit ça, en 2013 déjà.
00:19:48– En 2020 ?
00:19:49– Déjà en 2013, je réclame la dissolution de ces mouvements violents.
00:19:53J'ai aucune difficulté avec ça.
00:19:55– En 2021, au moment où Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur,
00:19:58souhaitait la dissolution de générations identitaires,
00:20:01vous vous inquiétez d'une atteinte aux libertés fondamentales ?
00:20:03– Non, mais la question, encore une fois,
00:20:05la question c'est, est-ce qu'il y a des actes de violence ou pas ?
00:20:08Est-ce qu'il y a un appel à la violence ou pas ?
00:20:10Est-ce qu'il y a la violence comme le noyau, encore une fois,
00:20:15qui est celui de l'expression politique ?
00:20:18– Et des propos, il y a la violence, pardonnez-moi Marine Le Pal,
00:20:20il y a la violence, il y a des propos couverts aussi par la loi,
00:20:23c'est-à-dire un appel au racisme, à l'homophobie,
00:20:26qui peuvent être aussi le relance, ce concours vous extrémique.
00:20:28– Mais vous avez parfaitement raison.
00:20:29– C'est ça, mais sur la marche, pardonnez-moi,
00:20:33nous sommes obligés d'y revenir aussi,
00:20:35vous voulez vous en tenir éloignée,
00:20:37il y a le cas de ce collaborateur, assistant parlementaire
00:20:40d'une de vos députés, qui pose question.
00:20:45Depuis, elle a mis fin à ses fonctions, elle a arrêté,
00:20:48mais c'est un membre de votre parti,
00:20:51c'était un assistant parlementaire du Rassemblement national.
00:20:54– Non mais ça n'a rien à voir avec le sujet dont on parle, Madame, pardon.
00:20:58Je veux dire, dans un cas, il y a un assistant parlementaire
00:21:01qui n'exprime pas ses idées politiques auprès de nous,
00:21:05qui ne dit pas expressément à sa députée
00:21:08que manifestement ses idées politiques sont contraires
00:21:11à celles du Rassemblement national et qui exprime des propos inadmissibles
00:21:16dans un compte caché, un compte anonyme, si vous voulez.
00:21:21De l'autre côté, vous avez un député, Raphaël Arnaud,
00:21:25qui a trois assistants parlementaires et qui cache à l'Assemblée nationale
00:21:31l'identité réelle de ses assistants parlementaires.
00:21:35Vous voyez, donc là, on est vraiment dans deux cas différents.
00:21:37Dans un cas, nous, nous sommes victimes, en quelque sorte,
00:21:39de cet assistant parlementaire.
00:21:40Dans l'autre, vous avez un député qui, clairement, couvre en réalité
00:21:43ses agissements et fait en sorte que ses agissements
00:21:46ne soient pas connus du public.
00:21:48– Mais on sent que vous voulez vous tenir quand même éloignée
00:21:51de ces groupuscules, parce qu'avec la consigne qui a été passée
00:21:53par Jordan-Bardela, mais il y a quelques personnes
00:21:57qui appartiennent à ces groupuscules, je les ai virées,
00:22:00je les ai foutues à la porte.
00:22:01Ça a été un des premiers actes de ma présidence du Front national.
00:22:05Donc bien sûr, je veux m'en tenir éloignée, évidemment,
00:22:07et le Rassemblement national n'a aucun lien structurel avec ces groupuscules.
00:22:13Et là encore, ça fait une énorme différence avec l'ensemble de la mouvance antifa
00:22:17qui a des liens structurels avec la France insoumise
00:22:21et pas seulement avec la France insoumise.
00:22:23– Le collaborateur parlementaire, ce n'est pas le premier qui faisait partie
00:22:26de ces groupuscules que vous avez dû écarter.
00:22:28– Ah bon ?
00:22:29– Il y en a eu d'autres.
00:22:30– Qui faisaient partie de ces groupuscules, j'en sais rien, je ne les connais même pas.
00:22:33– Ah si, et qui ont été écartés, il y en a eu plusieurs.
00:22:35– Je ne les connais pas, bon, donc je ne les connais pas
00:22:37parce que nous ne les fréquentons pas, parce que nous n'avons pas de relation.
00:22:41– Mais ils se rendent dit que même à la première fois.
00:22:42– Est-ce que je peux vous rappeler juste quelque chose ?
00:22:44Lors des dernières élections législatives,
00:22:47les candidats de la France insoumise,
00:22:49sur leurs affiches de campagne,
00:22:50sur leurs tracts de campagne, avaient marqué avec le soutien
00:22:53de la jeune garde, vous voyez ?
00:22:54Bon, je crois que vous n'avez jamais vu
00:22:56le soutien d'un groupuscule extrémiste
00:22:59sur les affiches du Rassemblement national.
00:23:01– Juste avant le rassemblement de samedi,
00:23:03il y a eu un hommage, quelques jours après
00:23:05la mort du militant identitaire,
00:23:08auquel a participé des députés RN,
00:23:11des élus, des eurodéputés,
00:23:13même le président du mouvement de la jeunesse.
00:23:16Est-ce que vous regrettez cette présence ?
00:23:18C'était organisé par un groupuscule d'outra-droite.
00:23:21– Bon, je ne sais pas.
00:23:22Moi, je considère qu'à partir du moment
00:23:24où c'est organisé par des gens qu'on ne connaît pas,
00:23:27avec lesquels on n'a pas de lien,
00:23:29mieux vaut éviter d'y participer.
00:23:30Mais encore une fois, on est là juste quelques heures
00:23:32après cet événement dramatique.
00:23:35Il y a eu une émotion.
00:23:36Les gens ont eu envie d'exprimer l'empathie
00:23:38qui était la leur.
00:23:40Je crois que ce serait vraiment de très mauvaise foi
00:23:43que d'essayer d'en tirer un lien,
00:23:45contrairement à ce qu'a pu oser dire
00:23:48Mme Broun-Pivet,
00:23:49entre le Rassemblement national et ses groupuscules,
00:23:51parce qu'il n'y en a pas.
00:23:52– Il n'y en a pas.
00:23:53– Il n'y en a pas.
00:23:53– Mais ses groupuscules, pardonnez-moi,
00:23:55encore une fois, ils votent.
00:23:57Ils votent.
00:23:58Ce sont des milliers d'hommes et de femmes.
00:24:00Vous assumez qu'une part de ces hommes et femmes
00:24:03soit une partie de nos électeurs ?
00:24:04– En tout cas, je peux vous dire
00:24:04qu'il y en a une part qui ne vote pas pour nous.
00:24:06Parce que clairement,
00:24:08ils sont des adversaires politiques.
00:24:10Et je peux vous dire qu'il suffit d'aller
00:24:12sur les réseaux sociaux
00:24:12pour voir ce que ces groupuscules d'ultra-droite
00:24:15disent du Rassemblement national.
00:24:16Ils en disent le plus grand mal.
00:24:19– Oui, parce que certains vous reprochent peut-être
00:24:20d'être allés trop loin dans la dédiabolisation.
00:24:23C'est aussi ça.
00:24:24Ça, vous l'assumez parfaitement.
00:24:25– Non, mais je ne sais pas les raisons
00:24:27pour lesquelles ils ne nous aiment pas,
00:24:29mais ça ne me pose pas de problème qu'ils ne m'aiment pas.
00:24:30Vous voyez ?
00:24:31Voilà.
00:24:31– À ce moment de l'entretien aussi, Sophie,
00:24:33évoquons aussi ces questions
00:24:35qui ont eu des répercussions
00:24:37au-delà de nos frontières françaises
00:24:40et des commentaires à l'étranger,
00:24:42notamment en Italie, aux États-Unis.
00:24:43– Oui, Georgia Méloni a commenté
00:24:45la mort de ce militant identitaire.
00:24:48Elle a parlé d'une blessure pour toute l'Europe.
00:24:49Que chacun reste chez soi
00:24:50et les moutons seront bien gardés.
00:24:52Ça a été la réaction du président de la République.
00:24:54Est-ce que vous, présidente,
00:24:56les propos de Georgia Méloni
00:24:57vous aurez aussi dérangé, choqué ?
00:24:59– Absolument pas.
00:25:00En quoi les propos de Méloni
00:25:02qui sont une expression d'empathie
00:25:04peuvent être choquants ?
00:25:06En quoi le fait de dire
00:25:08que c'est une blessure pour toute l'Europe
00:25:10sachant que, je vous rappelle tout de même,
00:25:12qu'il y a une internationale d'extrême-gauche
00:25:14et qu'il y a eu par le passé
00:25:16d'énormes problèmes ?
00:25:18Souvenez-vous des G20, des G8,
00:25:20des sommets de l'OTAN
00:25:21où se sont réunis
00:25:24des militants d'extrême-gauche
00:25:26de toute l'Europe.
00:25:27Italiens, Français, Allemands
00:25:29s'opposant avec une très grande violence
00:25:32aux forces de l'ordre.
00:25:34Donc c'est un problème en Europe.
00:25:36Donc en quoi le fait de dire
00:25:38que c'est une blessure pour l'Europe,
00:25:39qui est un propos, encore une fois,
00:25:42d'empathie,
00:25:43peut être considéré par Emmanuel Macron
00:25:45comme une ingérence
00:25:46et peut justifier une réponse
00:25:48aussi violente, aussi brutale
00:25:52de la part d'Emmanuel Macron,
00:25:53et au passage un peu insultante
00:25:55pour son propre peuple.
00:25:56Mais ça, il a l'habitude
00:25:57et je pense que ça ne dérange pas beaucoup.
00:26:00Qu'est-ce qui s'est passé
00:26:01quand il y a eu Charlie, mesdames ?
00:26:04Et quand il y a eu
00:26:05l'attentat épouvantable de Charlie,
00:26:07il y a eu une marche organisée
00:26:09avec tous les dirigeants européens
00:26:11et voire même des dirigeants mondiaux.
00:26:14Mais vous faites une comparaison.
00:26:15Mahoud Abbas qui était présent dans...
00:26:18Le roi de Jordanie qui était présent
00:26:20dans le cortège.
00:26:21Je veux dire,
00:26:21qu'il y ait un élan d'empathie
00:26:25quand il arrive quelque chose comme ça,
00:26:28je trouve que c'est tout à fait naturel.
00:26:30Et je considère que la réaction
00:26:32d'Emmanuel Macron est disproportionnée
00:26:36et même injustifiée.
00:26:39Mais vous mettez sur un même plan
00:26:40Charlie et la mort de ce militant identitaire ?
00:26:44La première ministre italienne,
00:26:47elle se souvient des années de plomb.
00:26:50Elle se souvient que la France
00:26:52a été le pays d'asile
00:26:54de tous les terroristes
00:26:55d'extrême-gauche italiens.
00:26:59Des jeunes de son parti politique
00:27:01Fratelli Italia ont été victimes
00:27:04en Italie de scènes de lynchage
00:27:07du même type de celui
00:27:10des images qu'on a pu voir
00:27:12et manifestement par les mêmes personnes.
00:27:15C'est-à-dire par des Français
00:27:17de la jeune garde.
00:27:18Par conséquent, c'est assez normal
00:27:19qu'elle considère que le problème
00:27:22est un problème qui peut toucher
00:27:23toute l'Europe.
00:27:24Je ne comprends même pas
00:27:26qu'on puisse s'élever
00:27:27contre un propos qui m'est apparu,
00:27:29moi, en même temps plutôt sympathique
00:27:32à l'égard de la France
00:27:33et totalement anodin.
00:27:34Réaction disproportionnée aussi
00:27:35à l'égard de l'ambassadeur américain
00:27:37en France.
00:27:38Cette convocation suite à ces propos
00:27:40de Charles Keuchner,
00:27:41là aussi, il ne s'est pas rendu
00:27:42au rendez-vous.
00:27:43Ils se sont tués en même temps
00:27:44entre-temps avec Jean-Noël Barraud.
00:27:47Qu'a dit M. Keuchner ?
00:27:49M. Keuchner a dit
00:27:51viser spécifiquement ces groupes
00:27:52d'extrême-gauche.
00:27:53Il dit que c'est préoccupant.
00:27:56Nous continuerons à suivre la situation
00:27:57et espérons que les auteurs
00:27:58de ces violences seront traduits
00:27:59en justice.
00:27:59Mais c'est préoccupant.
00:28:01Il a dit que c'est une préoccupation.
00:28:03Mais c'est une préoccupation aussi
00:28:05aux Etats-Unis.
00:28:06Où il y a, je vous rappelle,
00:28:08assez récemment, tout de même,
00:28:10l'assassinat par un militant
00:28:13d'extrême-gauche, Charlie Clark.
00:28:14Donc, je veux dire,
00:28:15c'est une préoccupation.
00:28:17La manière dont l'extrême-gauche
00:28:19entend entraver par la violence
00:28:22le processus électoral
00:28:23dans un certain nombre de pays
00:28:24est une préoccupation
00:28:25pour tous les gouvernements
00:28:26qui sont attachés à la démocratie.
00:28:28Je ne vois pas en quoi
00:28:30le gouvernement français
00:28:31peut considérer que ce propos
00:28:33que je considère, là encore,
00:28:34anodin
00:28:35puisse être ressenti
00:28:38et auquel il soit répondu
00:28:41d'une manière aussi brutale
00:28:43de la part du gouvernement français.
00:28:46Moyen en quoi,
00:28:46l'ambassadeur aurait dû se rendre
00:28:48à la convocation
00:28:50parce que le principe
00:28:51de la diplomatie,
00:28:52c'est que quand un pays,
00:28:53vous êtes ambassadeur,
00:28:54vous demande un entretien,
00:28:56vous y allez.
00:28:56– Vous l'avez rencontré, vous,
00:28:58en décembre dernier
00:28:58avec Jordan Bardella.
00:28:59Vous regrettez, donc,
00:29:00qu'il ne se soit pas rendu
00:29:01à la convocation.
00:29:01– Bien sûr, je regrette.
00:29:02Mais je vous rappelle
00:29:03qu'aux États-Unis,
00:29:04les mouvements ainsi
00:29:07d'extrême-gauche
00:29:08ont été classés terroristes
00:29:10et qu'il y a aussi un sujet
00:29:12qui monte dans un certain
00:29:13nombre de pays
00:29:13et pas seulement en Europe
00:29:15sur ce qu'on appelle
00:29:16l'éco-terrorisme,
00:29:18c'est-à-dire cette idéologie
00:29:20qui considère que la défense
00:29:22de l'écologie pourrait passer
00:29:23par des actions violentes,
00:29:26des atteintes aux biens,
00:29:27des sabotages et notamment
00:29:29d'infrastructures
00:29:30qui sont des infrastructures
00:29:32dont le sabotage
00:29:33peut avoir des conséquences
00:29:35importantes.
00:29:36Donc, c'est un vrai sujet
00:29:37de préoccupation
00:29:39et j'espère que le gouvernement
00:29:40va se saisir sérieusement
00:29:42de cela.
00:29:42– Oui, sur les ingérences,
00:29:43d'ailleurs, pas que le gouvernement.
00:29:44– Non, pas sur les ingérences,
00:29:45sur la montée
00:29:47de cette forme de terrorisme.
00:29:49– Oui, sur juste
00:29:50Charles Keschner,
00:29:51un mot, un dernier mot là-dessus.
00:29:52Vous l'avez rencontré,
00:29:53Sophie le disait,
00:29:54au mois de décembre dernier,
00:29:56forme de soutien aussi,
00:29:57appuyé en disant
00:29:58que vos échanges
00:29:58étaient très intéressants,
00:29:59qu'il était content
00:30:00d'en apprendre davantage.
00:30:01On sait aussi
00:30:02et c'est documenté,
00:30:03notamment au département
00:30:04d'État américain,
00:30:06qu'on souhaite
00:30:07dans le camp Trump
00:30:08la victoire
00:30:09du camp patriote.
00:30:11C'est le Rassemblement
00:30:12national qui est visé.
00:30:13– Je ne sais pas
00:30:13où vous avez lu ça.
00:30:14Moi, je ne l'ai pas lu.
00:30:17Mais qu'il y ait des gens
00:30:18qui souhaitent notre victoire,
00:30:19je m'en réjouis.
00:30:19Mais en l'occurrence,
00:30:21je n'ai pas lu cela
00:30:22et je ne pense pas
00:30:23que ça a été exprimé.
00:30:24– Tous les soutiens
00:30:24sont pour apprendre.
00:30:25– Exprimés ainsi.
00:30:27En revanche,
00:30:27il est vrai
00:30:28que l'interdiction
00:30:30faite à la candidate
00:30:32que je suis
00:30:33de pouvoir se présenter
00:30:35aux élections
00:30:35a suscité incontestablement
00:30:37un émoi
00:30:38aux États-Unis,
00:30:40mais pas seulement
00:30:41aux États-Unis.
00:30:42C'est tous ceux
00:30:42qui considèrent
00:30:43qu'il est tout de même
00:30:46problématique
00:30:46que la représentante
00:30:48du premier parti
00:30:49de France
00:30:50puisse potentiellement
00:30:52être empêchée
00:30:52de se présenter
00:30:53à une élection présidentielle.
00:30:54Et on y reviendra
00:30:54en longueur,
00:30:55Marine Le Pen.
00:30:56Parlons à présent
00:30:56de politique intérieure
00:30:58quand même.
00:30:59Sébastien Lecornu,
00:31:00le Premier ministre,
00:31:00a affronté aujourd'hui
00:31:02sa 11e et 12e motion
00:31:05de censure déposée
00:31:06par la France Insoumise
00:31:07et par votre parti
00:31:08de RN, Sophie.
00:31:09– Et en fait inédit,
00:31:10Marine Le Pen,
00:31:11vous n'avez pas voté
00:31:11la motion de censure
00:31:12de la France Insoumise.
00:31:13Pourquoi ?
00:31:14– Vous savez,
00:31:15nous,
00:31:16on a toujours voté
00:31:17les motions de censure
00:31:17d'où qu'elles viennent
00:31:18parce que l'objectif
00:31:20d'une motion de censure
00:31:20c'est de censurer
00:31:21le gouvernement.
00:31:22Ça n'est pas d'être
00:31:22d'accord avec celui
00:31:23qui la dépose.
00:31:25Mais nous avons trouvé,
00:31:26compte tenu des circonstances,
00:31:28que l'ambiguïté
00:31:30des partis politiques
00:31:31de gauche
00:31:32à l'égard
00:31:33de la France Insoumise
00:31:34et de ce qui s'est passé
00:31:35est telle,
00:31:38voire même
00:31:38leur hypocrisie
00:31:39est telle,
00:31:40qu'il était nécessaire
00:31:41pour nous
00:31:41de marquer le coup.
00:31:42Et donc nous avons
00:31:43marqué le coup
00:31:44et nous n'avons pas voté
00:31:46la motion de censure
00:31:47déposée par la France Insoumise.
00:31:49Nous réservons évidemment
00:31:50de voter la nôtre.
00:31:52– Mais celle-ci
00:31:52n'avait aucune chance
00:31:53de passer.
00:31:53Est-ce que si la motion
00:31:55de censure à la fille
00:31:55avait eu une chance
00:31:57de passer,
00:31:57est-ce que vous auriez
00:31:58eu le même comportement ?
00:31:59– Moi,
00:32:00j'essaye de ne pas trop
00:32:01abuser des filles
00:32:02en politique.
00:32:04– Non mais ce que je veux dire,
00:32:05c'est que c'était facile
00:32:05de ne pas voter la motion
00:32:06de censure à la France Insoumise
00:32:07parce qu'il n'y avait pas
00:32:08de chance.
00:32:08– Ce que ça dit surtout,
00:32:09c'est que nous,
00:32:09nous ne sommes pas sectaires.
00:32:11– C'est-à-dire que nous,
00:32:13quand nous voulons censurer
00:32:14le gouvernement
00:32:15pour des raisons
00:32:15très justifiées,
00:32:16parce qu'on ne le dit pas,
00:32:18mais en réalité,
00:32:18nous avons déposé
00:32:19cette motion de censure
00:32:20à la suite de la loi
00:32:25de programmation de l'énergie.
00:32:27– C'est par décret.
00:32:29– Qui est une honte absolue.
00:32:31Enfin, je veux dire
00:32:31qui est une violation majeure
00:32:35du fait démocratique là aussi
00:32:36parce que nous avons voté contre.
00:32:39L'Assemblée nationale a voté
00:32:40contre un projet de loi
00:32:42et il le passe par décret.
00:32:44Il le passe par décret
00:32:46en cachant un rapport
00:32:48qui a été rendu
00:32:50sur les conséquences
00:32:53de la modulation
00:32:54des réacteurs nucléaires
00:32:56à cause des énergies
00:32:59intermittentes
00:33:01et en caviardant ce rapport.
00:33:03Enfin, je veux dire,
00:33:04tout y est.
00:33:05– Ce sont des accusations graves
00:33:06et par ailleurs,
00:33:07le Premier ministre vous répond aussi
00:33:08parce que vous avez chiffré
00:33:09300 milliards d'euros.
00:33:11Ça, c'est les chiffres
00:33:12du Rassemblement national.
00:33:14Sébastien Lecornu dit
00:33:15que vous racontez n'importe quoi
00:33:17et que vous avez juste envie
00:33:18de faire peur aux Français.
00:33:19– Mais il est où son chiffrage à lui ?
00:33:21– Il ne l'a pas encore.
00:33:22– Oh, bah tiens !
00:33:23Il passe un décret
00:33:24et il n'a pas le chiffrage
00:33:25de ce qu'il fait passer en décret.
00:33:28Ça va engager la France
00:33:29sur 10 ans.
00:33:31Vous vous rendez compte ?
00:33:32Ça va multiplier par 15
00:33:33l'éolien en mer.
00:33:35Ça va multiplier par 2
00:33:37l'éolien sur Terre.
00:33:38Ça va multiplier par 4
00:33:39le solaire.
00:33:40– Le RN au pouvoir
00:33:41– Toutes les conséquences
00:33:42que ça entraîne.
00:33:42– Le RN au pouvoir
00:33:43reviendra sur toute cette...
00:33:45– Ah, mais c'est une évidence
00:33:46parce que l'énergie,
00:33:48c'est la vie.
00:33:48C'est la vie de notre économie.
00:33:50Or, cette programmation
00:33:52de l'énergie,
00:33:53elle acte la décroissance économique
00:33:57de notre pays.
00:33:58Voilà.
00:33:58Elle acte notre...
00:34:00Comment dire ?
00:34:00Notre assujettissement
00:34:02à des importations
00:34:03de plus en plus massives
00:34:04sachant que 51%
00:34:07de notre empreinte carbone,
00:34:10c'est à cause des importations.
00:34:12Elle acte l'effondrement
00:34:16admis par le gouvernement
00:34:17de notre industrie.
00:34:19Donc c'est une véritable catastrophe.
00:34:22Et on ne peut pas encore une fois
00:34:24faire fi d'une vision
00:34:27pour l'énergie
00:34:28pour notre pays pour demain
00:34:30parce qu'il en va
00:34:30de notre souveraineté
00:34:31mais il en va aussi
00:34:32de la facture d'électricité.
00:34:33Oui, nous disons clairement
00:34:34que ça va coûter 300 milliards.
00:34:37Et il y a un moment donné
00:34:39où il faut se rendre compte
00:34:40que...
00:34:40– Les chiffres totalement démentis.
00:34:42Encore une fois...
00:34:43– Totalement démentis.
00:34:43Par qui ?
00:34:44– Le chiffrage n'est pas
00:34:45mais par le gouvernement.
00:34:46– D'accord, mais enfin écoutez,
00:34:47on ne parle pas là
00:34:50de quelqu'un
00:34:51qui passe dans la rue.
00:34:52on parle du Premier ministre.
00:34:53Voilà un homme
00:34:54qui est Premier ministre
00:34:55qui signe un décret
00:34:57qui engage la France
00:34:58pour 10 ans
00:34:59contre la volonté
00:35:00de l'Assemblée nationale.
00:35:02Contre la volonté
00:35:02de l'Assemblée nationale
00:35:03et qui vient vous dire
00:35:04« Oh, le chiffre,
00:35:05c'est n'importe quoi ! »
00:35:06Mais qui n'a pas
00:35:07de chiffrage lui-même.
00:35:08Enfin c'est...
00:35:09C'est honteux, sérieusement.
00:35:11C'est pas sérieux.
00:35:12C'est même plus de l'amateurisme.
00:35:14On se moque du monde.
00:35:15Donc nous maintenons
00:35:16ce chiffrage
00:35:17et à chaque fois
00:35:18qu'on a fait des chiffrages,
00:35:19l'avenir nous a donné raison.
00:35:20Vous voyez ?
00:35:21Donc moi, j'attends
00:35:21quelques mois
00:35:22et aujourd'hui,
00:35:23on nous moque.
00:35:25Vous verrez que d'ici
00:35:26quelques mois,
00:35:26nous aurons très précisément
00:35:28le chiffrage
00:35:29et que ça coûtera
00:35:30300 milliards.
00:35:31Madame Le Pen,
00:35:32vous serez demain
00:35:32au Salon de l'Agriculture
00:35:34avec Jordan Bardella.
00:35:35Le Premier ministre
00:35:36s'est engagé
00:35:37à ce que la loi
00:35:37d'urgence agricole
00:35:38soit étudiée avant l'été.
00:35:39Il l'a dit hier
00:35:40quand il était lui-même
00:35:40au Salon.
00:35:41Est-ce que vous le croyez ?
00:35:43Non.
00:35:44Qu'est-ce qui se passe alors
00:35:45s'il ne tient pas sa promesse ?
00:35:48Ça passera plus tard
00:35:50et les agriculteurs
00:35:50continueront à souffrir
00:35:52et ils continueront
00:35:53à subir des normes
00:35:55qui sont insupportables.
00:35:57Ils continueront à subir
00:35:59la concurrence déloyale,
00:36:00les surtranspositions
00:36:02imposées par l'Union européenne.
00:36:04On continuera à pleurer
00:36:06cet été en disant
00:36:07il n'y a pas d'eau,
00:36:08il y a la sécheresse
00:36:10alors qu'on a eu un déluge
00:36:11et qu'on nous interdit
00:36:13d'opérer des stockages d'eau
00:36:16pour pouvoir faire face
00:36:18à une éventuelle sécheresse
00:36:20cet été.
00:36:20Voilà.
00:36:21On perd du temps,
00:36:22on perd du temps,
00:36:23on perd du temps
00:36:23et pendant ce temps-là
00:36:25notre agriculture
00:36:26elle s'affaiblit au point
00:36:27qu'alors que la balance
00:36:29était ultra excédentaire
00:36:31de milliards
00:36:32pour la France,
00:36:35eh bien cette année
00:36:36il y aura 200 petits millions
00:36:38d'excédents
00:36:39et on passera très certainement
00:36:41à un déficit
00:36:42d'ici quelques mois.
00:36:43Vous dites on perd du temps,
00:36:44le gouvernement vous répond,
00:36:45les motions de censure
00:36:47nous font perdre du temps
00:36:48et vous en avez redéposé une à nouveau
00:36:49cette semaine.
00:36:51Il faut arrêter
00:36:52Il y a eu 3 motions de censure
00:36:53sur le butier
00:36:54Il faut arrêter
00:36:57que le gouvernement
00:36:58se moque du monde.
00:37:00Donc ce n'est pas
00:37:01les 3 heures de débat
00:37:03sur la motion de censure
00:37:04qui ont fait perdre du temps.
00:37:05Mais je rappelle tout de même
00:37:06que M. Lecornu
00:37:08est là où il est
00:37:09parce qu'il a acheté du temps.
00:37:11La réalité...
00:37:12Aux socialistes ?
00:37:14Oui, à tout le monde.
00:37:15La réalité c'est que
00:37:16il aurait dû y avoir
00:37:17des élections législatives.
00:37:19Voilà, il aurait dû y avoir...
00:37:21Vous parlez au passé,
00:37:22vous avez fait le deuil de ça ?
00:37:23Non, je n'ai pas fait le deuil.
00:37:24Mais au moment où on se parle,
00:37:26il aurait dû y avoir
00:37:26une dissolution.
00:37:27Les Français auraient dû
00:37:28être appelés à voter,
00:37:30à se choisir une majorité.
00:37:31Or, par des magouilles,
00:37:33par des manœuvres,
00:37:35notamment avec le Parti socialiste
00:37:37et d'ailleurs avec
00:37:38le portefeuille des Français
00:37:39parce que croyez-moi
00:37:40que l'accord du Parti socialiste,
00:37:43il coûte très cher
00:37:44au peuple français,
00:37:46eh bien il a acheté
00:37:47avec l'argent des Français
00:37:49du temps pour lui-même.
00:37:51Et pour en faire quoi ?
00:37:52Même pas pour faire passer
00:37:53la loi d'urgence agricole
00:37:55avant automne prochain.
00:37:57Il s'est engagé
00:37:57avant l'été.
00:37:58Encore une fois,
00:37:59le calendrier fera foi
00:38:00et on verra
00:38:01ce qu'il se passe.
00:38:02Marine Le Pen,
00:38:03au moment de cet entretien,
00:38:04avant d'aborder la question aussi,
00:38:06l'enjeu majeur
00:38:06que sont les municipales
00:38:07dans trois semaines,
00:38:09le premier tour,
00:38:10une question sur
00:38:11la Cour des comptes
00:38:12et sa nouvelle première présidente,
00:38:14Amélie de Montchalin,
00:38:16ancienne ministre du budget,
00:38:18Emmanuel Macron.
00:38:19Non, ça vous fait sourire visiblement.
00:38:21Non, non.
00:38:21Vous aviez appelé
00:38:22le président de la République
00:38:23à revenir sur cette décision.
00:38:25Vous y voyez,
00:38:27comme d'autres,
00:38:27un verrouillage
00:38:28des institutions
00:38:29en vue possiblement
00:38:30d'une alternance
00:38:31et donc possiblement
00:38:32de l'arrivée du RN
00:38:33à l'Elysée
00:38:34dans un an et demi.
00:38:35C'est une autre forme
00:38:36de violence institutionnelle
00:38:37tout de même
00:38:38que de chercher
00:38:38à verrouiller
00:38:40les institutions
00:38:41au point
00:38:42de manœuvrer
00:38:44avec M.
00:38:45Villevoix-de-Galot.
00:38:47Ça n'est pas
00:38:50objectivement
00:38:50anodin.
00:38:51Le patron de la Banque de France.
00:38:53Manœuvrer,
00:38:53vous dites manœuvrer.
00:38:54Et je considère
00:38:54que c'est très grave
00:38:57que M.
00:38:58Villevoix-de-Galot
00:38:59se soit plié
00:39:00à cette manœuvre
00:39:01qui consiste
00:39:02à faire démissionner
00:39:04des gens
00:39:05qui avaient un mandat
00:39:06jusqu'à fin 2027
00:39:08pour pouvoir
00:39:10choisir
00:39:11des proches
00:39:12du pouvoir
00:39:12dans le but
00:39:14clair
00:39:15d'empêcher
00:39:17l'alternance
00:39:18de s'exprimer.
00:39:19C'est-à-dire que
00:39:19quand vous n'arrivez pas
00:39:20à empêcher
00:39:21votre adversaire
00:39:22d'être candidat,
00:39:23vous vous dites
00:39:23tiens je vais essayer
00:39:24de l'empêcher
00:39:25de gouverner,
00:39:27c'est-à-dire
00:39:28de respecter
00:39:28la volonté des Français
00:39:29quand il sera élu.
00:39:32Ce sont des accusations
00:39:32très graves
00:39:33que vous portez.
00:39:34Je dis parce que
00:39:36c'est le cas
00:39:36pour la Banque de France,
00:39:38la Cour des Comptes,
00:39:40ils cherchent
00:39:41à faire ça
00:39:42avec la BCE,
00:39:44et Christine Lagarde,
00:39:45avec Mme Christine Lagarde,
00:39:47mais surtout
00:39:48la France
00:39:49et Emmanuel Macron
00:39:51exigent
00:39:52de l'Union Européenne
00:39:54que le pacte financier
00:39:56pluriannuel
00:39:57qui normalement
00:39:57doit être négocié
00:39:58fin 2027,
00:40:00soit négocié
00:40:01fin 2026
00:40:03pour verrouiller
00:40:05les obligations
00:40:06de la France
00:40:06à l'égard
00:40:07de l'Union Européenne
00:40:08qui sont des obligations
00:40:09dramatiques pour notre pays
00:40:10et notamment
00:40:11pour les agriculteurs,
00:40:12avant les élections présidentielles.
00:40:14Vous voyez,
00:40:14il y a un moment,
00:40:15si vous voulez,
00:40:16c'est même plus
00:40:16un faisceau de présomption là,
00:40:18c'est un faisceau
00:40:19de preuves
00:40:20qu'ils cherchent
00:40:21manifestement
00:40:22à verrouiller cela
00:40:23puisque celui
00:40:25qui, je crois,
00:40:25c'est un secret
00:40:28de polichinelle
00:40:29qui est envisagé
00:40:31pour être
00:40:31à la tête
00:40:32de la Banque de France,
00:40:32n'est personne d'autre
00:40:33que le secrétaire général
00:40:34de l'Élysée.
00:40:35Vous voyez,
00:40:36il ne cherche même pas
00:40:37à s'en cacher.
00:40:38Et ça,
00:40:39je trouve que
00:40:40c'est un problème
00:40:41parce que ça veut dire
00:40:42aux Français
00:40:43je vais essayer
00:40:43de me maintenir au pouvoir
00:40:45même si vous ne souhaitez plus
00:40:46que je sois au pouvoir.
00:40:48Eh bien,
00:40:48moi,
00:40:48je viens vous dire
00:40:50que le peuple français
00:40:52sera entendu,
00:40:52que la volonté
00:40:53du peuple français
00:40:54sera respectée
00:40:55et qu'aucune
00:40:56de ces manœuvres
00:40:56ne sera utile.
00:40:58Donc,
00:40:59toute cette agitation
00:40:59de la part
00:41:00du président de la République
00:41:01est,
00:41:02je vous le dis,
00:41:03inutile.
00:41:03Et s'il faut passer
00:41:04par des référendums
00:41:05pour faire respecter
00:41:07la volonté des Français,
00:41:08nous passerons
00:41:08par des référendums
00:41:09pour faire respecter
00:41:10la volonté des Français.
00:41:11Parlons à présent
00:41:11des municipales.
00:41:13Scrutin du premier tour
00:41:14le 15 mars prochain,
00:41:16deuxième tour le 22 mars.
00:41:17Vous avez déjà,
00:41:20avec votre procès,
00:41:21fait des déplacements
00:41:22en soutien à des candidats
00:41:23et vous serez ce week-end
00:41:25dans le Var,
00:41:25à Toulon,
00:41:26je crois,
00:41:26Sophie.
00:41:27Quels sont vos objectifs
00:41:29pour ces municipales
00:41:30qui arrivent ?
00:41:31Nos objectifs,
00:41:32c'est de gagner
00:41:32dans un maximum de villes.
00:41:34Mais combien ?
00:41:35Il n'y a aucun chiffre.
00:41:36Personne ne lance de chiffre.
00:41:37Mais parce qu'on ne peut pas
00:41:38lancer de chiffre.
00:41:38Il faut méconnaître,
00:41:40en fait,
00:41:41le fait de l'élection municipale
00:41:42pour lancer des chiffres
00:41:43pour une raison très simple.
00:41:44c'est que ça dépend
00:41:45du nombre de listes
00:41:46qui arrivent au second tour,
00:41:48ça dépend des potentielles
00:41:49fusions de listes,
00:41:51ça dépend de beaucoup de choses
00:41:51le résultat d'une élection municipale.
00:41:53Mais j'ai envie de vous dire
00:41:54et surtout de dire aux Français
00:41:55mobilisez-vous.
00:41:56Surtout ne laissez pas passer
00:41:57cette élection en vous disant
00:41:58parce que parfois j'entends
00:41:59des gens dire
00:42:00ce qui est important
00:42:01c'est la présidentielle.
00:42:02Non,
00:42:02toutes les élections sont importantes
00:42:03parce que si on peut obtenir
00:42:05un changement immédiat
00:42:06dans sa commune,
00:42:07évidemment qu'il ne faut pas
00:42:08se priver de cela.
00:42:09Or,
00:42:09l'élection municipale
00:42:10c'est une élection
00:42:11à la proportionnelle.
00:42:12C'est-à-dire que soit on gagne,
00:42:13soit on gagne.
00:42:14Soit on gagne
00:42:14parce qu'un maire
00:42:16Rassemblement national est élu,
00:42:18soit on gagne
00:42:18parce que des conseillers municipaux
00:42:20d'opposition sont élus
00:42:22et font valoir en fait
00:42:24la voix des électeurs
00:42:25du Rassemblement national
00:42:26et donc les idées
00:42:27qui sont les nôtres.
00:42:28Donc il est extrêmement important
00:42:30de ne pas faire l'impasse
00:42:31sur ces élections municipales,
00:42:33de les considérer
00:42:34comme le début en réalité
00:42:37de la grande alternance
00:42:38que nous souhaitons.
00:42:39Vous en tirez donc forcément
00:42:41une leçon nationale
00:42:43de ce scrutin local.
00:42:44Est-ce que vous avez peur
00:42:46de l'effet
00:42:48des élections législatives
00:42:50anticipées ?
00:42:50Non mais moi je n'ai pas peur
00:42:51des élections.
00:42:52Il n'y a pas marqué
00:42:53Renaissance.
00:42:53Les sondages annoncés
00:42:54sans doute peut-être
00:42:55une majorité absolue
00:42:57ou proche.
00:42:57Ça n'est pas un...
00:42:59Non mais moi je n'ai pas peur
00:43:00des élections
00:43:01parce que je n'ai pas peur
00:43:01du peuple français.
00:43:02C'est la raison pour laquelle
00:43:03d'ailleurs je considère
00:43:04que les privés d'élections
00:43:07comme l'a fait
00:43:10Emmanuel Macron
00:43:10et son Premier ministre
00:43:11est une très mauvaise chose.
00:43:13Ce que je dis juste
00:43:14c'est que les dernières
00:43:15élections municipales
00:43:15il y a eu le Covid.
00:43:17Donc elles ont été
00:43:17quand même très entravées
00:43:19dans la manière
00:43:21dont elles se sont déroulées,
00:43:22qu'on les a privées
00:43:24de législatives anticipées
00:43:25et que donc là
00:43:26ils ont la possibilité
00:43:27de dire ce qu'ils pensent.
00:43:28Et il y a des conséquences
00:43:29importantes dans les municipalités.
00:43:32Je suis désolée de le dire
00:43:33mais le pacte des migrations
00:43:36qui oblige à aller installer
00:43:39des migrants
00:43:40dans l'ensemble des campagnes
00:43:41des villes, etc.
00:43:43Le maire peut s'y opposer
00:43:44quoi qu'on en dise.
00:43:46Et quand il s'y oppose
00:43:47ça a un effet.
00:43:49Bon, en matière de sécurité
00:43:51Louis Alliol a démontré
00:43:52à Perpignan.
00:43:53Il a réussi à obtenir
00:43:54des résultats
00:43:55en matière de sécurisation
00:43:57de sa ville,
00:43:59en matière d'impôts
00:44:00à Hénin-Beaumont
00:44:01cette baisse
00:44:02de la fiscalité locale.
00:44:05Donc la gestion RN,
00:44:06ça marche.
00:44:08Les Français doivent
00:44:09s'offrir cette chance-là.
00:44:10Lors du lancement
00:44:10de la campagne des municipales,
00:44:12le parti disait
00:44:13l'objectif
00:44:14ce n'est pas de choisir
00:44:14la quantité
00:44:16mais c'est de choisir
00:44:17la qualité.
00:44:17Ce n'est pas la quantité
00:44:18mais c'est la qualité, pardon.
00:44:19Force est de constater
00:44:20que la qualité
00:44:20n'est pas toujours au rendez-vous.
00:44:22Fernand Beauvillin,
00:44:23candidat RN au municipal
00:44:25en Gironde
00:44:26est visé
00:44:26pour des propos racistes
00:44:28tenus sur les réseaux sociaux
00:44:30et l'ironie sur l'équipe de France.
00:44:31Attention à vos sources
00:44:32parce que
00:44:33j'ai lu un article
00:44:36comme ça
00:44:37dans un journal
00:44:38d'extrême-gauche
00:44:39où la moitié des gens
00:44:41n'étaient pas candidats,
00:44:42n'avaient pas été investis
00:44:43ou étaient désinvestis
00:44:45ou etc.
00:44:47On a regardé les postes
00:44:48de ce candidat
00:44:49qui a des propos racistes
00:44:50sur les réseaux,
00:44:51qui ironie sur le Tour de France.
00:44:52Mais s'il a des propos racistes
00:44:53alors il n'est plus candidat.
00:44:55Vous pourriez nous désinvestir.
00:44:56Mais je ne peux pas vous dire
00:44:57qu'il y a 620
00:44:59censistes
00:45:00du Rassemblement national.
00:45:01Je ne peux pas vous dire.
00:45:02Je vous dis que
00:45:03lorsque un candidat
00:45:04a un comportement
00:45:06qui est contraire
00:45:08aux idées
00:45:09du Rassemblement national,
00:45:10eh bien
00:45:11il est exclu.
00:45:12Vous dites que
00:45:13la main ne tremblera pas.
00:45:16Et on lui retire
00:45:17son investiture.
00:45:18Eh bien nous vous le disons
00:45:18qu'il y a des propos racistes.
00:45:19Moi j'ai un certain nombre
00:45:21de médias
00:45:22d'extrême-gauche
00:45:23qui considèrent
00:45:24que le fait de dire
00:45:24qu'on est contre l'immigration
00:45:25c'est raciste.
00:45:26Vous voyez donc
00:45:27il faut aussi qu'on soit
00:45:28d'accord.
00:45:28Là on n'est pas dans ce type
00:45:29de propos.
00:45:29Mais s'il a bien ses propos
00:45:30qu'on a vu les postes
00:45:32vous dites que du coup
00:45:33il n'aura plus
00:45:34l'investiture du Rassemblement national.
00:45:35Mais bien sûr.
00:45:35Il n'y a aucune difficulté
00:45:37là-dessus.
00:45:37Nous avons toujours
00:45:38la même ligne de conduite
00:45:41depuis des années
00:45:42et des années
00:45:43et nous continuons
00:45:45à imposer
00:45:46cette ligne de conduite.
00:45:47On parle à présent
00:45:49avec les...
00:45:49On le fait aussi
00:45:50Marine Le Pen.
00:45:51Je vous l'assure.
00:45:53Je vous l'assure.
00:45:54Sur la stratégie
00:45:55du second tour
00:45:56parce que c'est aussi
00:45:57une véritable question
00:45:58on évoquait les propos
00:45:58de la ministre
00:46:00Aurore Berger
00:46:02qui est finalement
00:46:03de reprendre
00:46:03votre argument
00:46:04du cordon sanitaire
00:46:05avec elle et fille
00:46:05pour ces municipales
00:46:07et qui dit finalement
00:46:07que le RN
00:46:09aille jusqu'au bout
00:46:10et retire certains
00:46:11de ses candidats
00:46:11pour empêcher
00:46:12la victoire
00:46:13de la France insoumise.
00:46:14Vous lui répondez quoi ?
00:46:15Ça peut être une option.
00:46:16On voit l'attachement
00:46:17des macronistes
00:46:18à la démocratie
00:46:18parce que Mme Berger
00:46:19ne semble pas savoir
00:46:21que lorsqu'on arrive
00:46:22au second tour
00:46:22aux élections municipales
00:46:24on a des conseillers
00:46:25municipaux d'opposition
00:46:26qui sont élus.
00:46:27Si on atteint
00:46:282% des...
00:46:29Non mais on a
00:46:30des conseillers municipaux
00:46:30élus
00:46:30c'est-à-dire
00:46:31qui défendent leurs idées.
00:46:32Ça s'appelle
00:46:33la démocratie.
00:46:33Donc il n'est en aucun cas...
00:46:35Il n'est pas question
00:46:36de retirer des candidats
00:46:38parce que la confiance
00:46:40que nous portent
00:46:40nos électeurs
00:46:41c'est de défendre
00:46:42leurs idées
00:46:42dans les conseils municipaux
00:46:44où ils sont élus.
00:46:45Donc voilà.
00:46:45Maintenant
00:46:46Mme Aurore Berger
00:46:47elle ferait mieux
00:46:48de garder ses bonnes idées
00:46:49pour son propre mouvement politique
00:46:52et pour faire en sorte
00:46:55que ne se reproduise pas
00:46:56ce qui s'est passé
00:46:58lors des dernières élections
00:46:59législatives
00:47:00à savoir
00:47:01que des candidats
00:47:04macronistes
00:47:04se sont retirés
00:47:06dans l'objectif précis
00:47:08d'empêcher l'élection
00:47:10d'un élu
00:47:11Rassemblement National
00:47:12et faire élire
00:47:14un élu
00:47:15la France Insoumise.
00:47:16Voilà.
00:47:16Donc comme dit
00:47:18le président de la République
00:47:19chacun chez soi...
00:47:21Et les moutons
00:47:21se sont bien gardés.
00:47:22Justement vous parlez d'alliance
00:47:23c'est aussi la question
00:47:24qui va se poser
00:47:25pour les Républicains.
00:47:27Est-ce que vous donnez
00:47:27le feu vert
00:47:28à vos candidats
00:47:29au municipal
00:47:29de tendre la main
00:47:30aux Républicains
00:47:32pour empêcher
00:47:33des victoires
00:47:33de la France Insoumise ?
00:47:35Mais nous allons étudier
00:47:36au cas par cas
00:47:37dans le cadre
00:47:37de la commission d'investiture
00:47:39entre les deux tours
00:47:40les demandes de fusion
00:47:42car il y a la possibilité
00:47:43de fusionner des listes
00:47:44au second tour.
00:47:46Donc si la demande
00:47:47nous en est faite
00:47:48et bien nous analyserons
00:47:51au cas par cas
00:47:52ces situations.
00:47:53En tout cas
00:47:54ce qui est sûr
00:47:54c'est que nous ne nous privons pas
00:47:56par principe
00:47:57de pouvoir envisager
00:47:59une fusion de listes.
00:48:00Ce qui est sûr
00:48:01c'est que nous excluons
00:48:02le retrait
00:48:03de nos listes
00:48:04parce que le retrait
00:48:04de nos listes
00:48:05c'est la violation
00:48:06de la confiance
00:48:08que les électeurs
00:48:09ont mis en bout
00:48:10lorsqu'ils ont déposé
00:48:12un bulletin
00:48:12au premier tour.
00:48:13Donc tout candidat
00:48:14RN en capacité
00:48:15de se maintenir
00:48:17donc à plus de 10%
00:48:18se maintiendra
00:48:20au second tour.
00:48:21Ça c'est la ligne.
00:48:21Ça a toujours été
00:48:22notre ligne
00:48:23et ça restera
00:48:24évidemment notre ligne.
00:48:25A l'inverse
00:48:25vous n'avez pas
00:48:26de mots assez durs
00:48:27à l'égard des républicains
00:48:28au niveau national
00:48:29mais par contre
00:48:30vous donnez le feu vert
00:48:30à vos candidats
00:48:31pour des alliances
00:48:32au niveau local.
00:48:33Un pas de plus
00:48:33vers l'union des droites.
00:48:35Vous voyez très bien
00:48:36qu'entre le discours
00:48:37qui est tenu
00:48:38par les dirigeants
00:48:40de LR
00:48:41et ce que pense
00:48:42la base de LR
00:48:44il y a un gouffre.
00:48:45Il y a énormément
00:48:46de gens
00:48:47et depuis des années
00:48:48maintenant
00:48:48qui sont LR
00:48:50mais qui sur le terrain
00:48:51n'ont pas du tout
00:48:53la morgue
00:48:53et le mépris
00:48:54et les propos
00:48:55qui sont inadmissibles
00:48:56que tiennent
00:48:57un certain nombre
00:48:58de dirigeants LR
00:48:59à notre égard.
00:49:00Si vous voulez
00:49:00donc les accords
00:49:02ils ont déjà existé
00:49:03ils ont existé
00:49:04aux législatives
00:49:06ils ont existé
00:49:06aux dernières municipales
00:49:08ils existent même déjà
00:49:10c'est-à-dire qu'il y a
00:49:11déjà des listes
00:49:11dans lesquelles
00:49:11il y a des candidats
00:49:13étiquetés LR
00:49:15qui participent
00:49:16à des listes
00:49:17de rassemblement national
00:49:18donc il y a vraiment
00:49:20une énorme différence
00:49:21et c'est lié
00:49:22à la déconnexion
00:49:23en fait
00:49:23de la direction
00:49:24de LR
00:49:25avec ce qui leur reste
00:49:27d'électorat.
00:49:27Justement la direction
00:49:28de LR
00:49:28elle a un nouveau candidat
00:49:30à la présidentielle
00:49:31c'est Bruno Rotaillot
00:49:32vous n'avez pas réagi
00:49:34à cette candidature du tout
00:49:36vous n'en pensez rien ?
00:49:38Bah rien
00:49:39c'est-à-dire que
00:49:40ça a un peu tombé
00:49:40comme un cheveu sur la soupe
00:49:41il faut être honnête
00:49:42Vous n'avez pas compris
00:49:43de quel ennemi
00:49:43en termes de timing
00:49:44j'ai pas bien compris
00:49:45qu'est-ce qui justifiait
00:49:46cette annonce
00:49:48ainsi
00:49:48la vraie question
00:49:50et ça n'est pas
00:49:51ça ne dépend pas
00:49:51de moi bien entendu
00:49:52et ça n'est même pas
00:49:53mon problème
00:49:53c'est-à-dire qu'il sera le seul
00:49:55Marine Le Pen
00:49:56je le disais
00:49:57en début de cet entretien
00:49:59le 7 juillet prochain
00:50:00vous serez fixé
00:50:02sur votre sort
00:50:03car sera connue
00:50:04la décision
00:50:05de la cour d'appel
00:50:06votre procès
00:50:08dans le cadre
00:50:09des assistants parlementaires
00:50:10du FN
00:50:11à l'époque
00:50:13quasiment
00:50:135 mois d'attente
00:50:15132 jours
00:50:16132 jours
00:50:17pile
00:50:17comment vivez-vous
00:50:19cette période d'attente
00:50:21où votre candidature
00:50:22finalement
00:50:23n'est pas suspendue
00:50:25à un fil
00:50:25mais à une décision
00:50:26de 3 juges
00:50:27Non mais moi
00:50:28je vis mal
00:50:29cette attente
00:50:29pas tellement
00:50:31en fonction
00:50:32de mon cas personnel
00:50:33je vis mal
00:50:34cette attente
00:50:34parce que
00:50:35potentiellement
00:50:36la campagne présidentielle
00:50:37elle pourrait démarrer
00:50:37le 1er mars
00:50:38voyez
00:50:39voilà
00:50:39et qu'en réalité
00:50:40elle ne peut pas démarrer
00:50:42elle ne peut pas démarrer
00:50:43avant le 7 juillet
00:50:44parce qu'avant le 7 juillet
00:50:45eh bien nous ne saurons pas
00:50:47qui sera
00:50:47le candidat
00:50:49qui représentera
00:50:50les idées
00:50:50du Rassemblement National
00:50:51donc
00:50:51c'est une forme
00:50:53déjà
00:50:53d'inconvénient
00:50:55en réalité
00:50:55dans cette bataille
00:50:58électorale
00:50:58des présidentielles
00:50:59maintenant moi
00:51:00je reste confiante
00:51:02et je vous le dis
00:51:03si la cour d'appel
00:51:05applique le droit
00:51:07nous serons relaxés
00:51:09Mais d'un point de vue
00:51:10plus personnel
00:51:11est-ce que c'est un vertige
00:51:12au quotidien
00:51:13un dilemme au quotidien
00:51:14de vivre avec
00:51:15cette attente
00:51:15et cette épée d'Amoclès
00:51:16sur la terre
00:51:17Mais pas du tout
00:51:17C'est votre avenir politique
00:51:18qui est en jeu
00:51:19Oui mais
00:51:20mon avenir compte peu
00:51:21par rapport à l'avenir du pays
00:51:22Vous y avez consacré
00:51:2325 ans de vie
00:51:24Oui oui
00:51:24mais je continuerai à le faire
00:51:26C'est-à-dire que l'avenir
00:51:27du pays
00:51:28je me bats pour lui
00:51:30et je continuerai
00:51:30à me battre pour lui
00:51:31au-delà de ma propre personne
00:51:33Voilà
00:51:34Donc il n'y a pas de vertige
00:51:35dès le lendemain
00:51:37des municipales
00:51:37on va commencer à préparer
00:51:38la campagne présidentielle
00:51:39et ce quel que soit
00:51:40le candidat
00:51:41Avec quoi ?
00:51:42Mais bien évidemment
00:51:43Mais bien évidemment
00:51:45parce que
00:51:46si je suis candidate
00:51:47et si je suis élu
00:51:48il sera mon Premier ministre
00:51:49de toute façon
00:51:50nous avons vocation
00:51:51à gouverner ensemble
00:51:54à mettre en place
00:51:55cette grande alternance
00:51:56ensemble
00:51:57donc ça ne
00:51:58si vous voulez
00:51:59en termes de préparatifs
00:52:00ça ne change pas fondamentalement
00:52:02les choses
00:52:03Si je reprends vos propos
00:52:04vous dites
00:52:04si les juges
00:52:06jugent en droit
00:52:07ou en tout cas
00:52:07la relaxe est possible
00:52:09c'est ça ?
00:52:10Non mais la relaxe
00:52:11c'est évident
00:52:12si la cour
00:52:14effectivement
00:52:15applique le droit
00:52:16parce que
00:52:16Mais une forme d'optimisme
00:52:18quand même
00:52:18je vous interromps
00:52:19mais parce que
00:52:21Sophie
00:52:21des confrères
00:52:22qui vous ont suivi
00:52:23tout au long
00:52:24de ces semaines
00:52:24ces cinq semaines d'audience
00:52:25c'est une épreuve aussi physique
00:52:27vous ont parfois décrite
00:52:28comme peut-être
00:52:29un peu résignée
00:52:30vous allez peut-être
00:52:31nous dédire
00:52:32mais
00:52:32en forme de montagne russe
00:52:34Non mais je ne suis pas
00:52:36je ne suis pas résignée
00:52:38je suis juste sage
00:52:41je sais que la décision
00:52:42ne dépend pas de moi
00:52:43vous voyez
00:52:43donc quand la décision
00:52:45ne dépend pas de vous
00:52:45ça ne sert à rien
00:52:46de s'exciter
00:52:47ça ne sert à rien
00:52:48de s'agiter
00:52:48ça ne sert à rien
00:52:49de faire des plans
00:52:50sur la comète
00:52:51je ne suis pas fataliste
00:52:52je sais très bien
00:52:53que la décision
00:52:55de cette candidature
00:52:56ne dépend pas de moi
00:52:57elle dépend aujourd'hui
00:52:58de trois magistrats
00:52:59qui décideront
00:53:00si oui ou non
00:53:01les millions de français
00:53:03qui veulent voter pour moi
00:53:04pourront le faire ou pas
00:53:04Avant le procès
00:53:05vous disiez
00:53:06que vous aviez
00:53:06un tout petit
00:53:07petit
00:53:08petit espoir
00:53:09est-ce que maintenant
00:53:10qu'il est terminé
00:53:11vous avez un espoir
00:53:13qui s'est agrandi
00:53:14amenuisé
00:53:15ou au contraire
00:53:15il reste tout petit
00:53:16petit petit
00:53:17L'espoir existe
00:53:20encore une fois
00:53:20que le droit soit appliqué
00:53:21dans cette affaire
00:53:22et que nous soyons relaxés
00:53:24de cette accusation
00:53:25infamante
00:53:26et qui a été choisie
00:53:27pour être infamante
00:53:29de détournement
00:53:30de fonds publics
00:53:32voilà
00:53:32donc moi
00:53:32j'espère toujours
00:53:33dans le droit
00:53:34après encore une fois
00:53:35ça n'est pas moi
00:53:36qui suis détentrice
00:53:37de cette décision
00:53:39et donc ça sert à rien
00:53:40de discuter
00:53:41de faire des scies
00:53:42ou de parler d'hypothèses
00:53:45attendons 7 juillet
00:53:46et on verra bien
00:53:47Juste une question
00:53:47quand même qui se pose
00:53:48est-ce que quoi qu'il arrive
00:53:49vous vous direz
00:53:51je n'ai aucun regret
00:53:53ah oui je pense
00:53:54que c'est mon luxe
00:53:55vous voyez
00:53:56le seul luxe que j'ai
00:53:57c'est de me dire
00:53:58que dans tout le combat politique
00:54:02que j'ai mené
00:54:04depuis maintenant
00:54:05en fait plus de 40 ans
00:54:08parce que j'ai commencé
00:54:09ce combat très jeune
00:54:13je n'ai aucun regret
00:54:15et surtout je me félicite
00:54:17d'avoir réussi
00:54:18à la différence
00:54:19de beaucoup de dirigeants politiques
00:54:20d'ailleurs à faire émerger
00:54:23une personnalité
00:54:26qui en cas d'empêchement
00:54:29a les qualités
00:54:31pour pouvoir porter
00:54:32nos idées à la présidentielle
00:54:33Jordane Bardella
00:54:34on vous posera la question
00:54:35de sa finalement préparation
00:54:37à cette hypothèse
00:54:38juste revenir sur le procès
00:54:40pas de regrets
00:54:41mais on a quand même noté
00:54:43vous, vos avocats
00:54:46votre stratégie plus générale
00:54:47un changement
00:54:49avec le procès
00:54:50en première instance
00:54:51quant à vos prises de parole
00:54:53quant à vos critiques
00:54:54de la justice
00:54:55et des juges
00:54:55vous, vos soutiens
00:54:57ont été très loin
00:54:58la tyrannie des juges
00:54:59ça a d'ailleurs été reproché
00:55:01dans les réquisitions
00:55:01des avocats généraux
00:55:03on vous a parlé
00:55:04de vengeresse
00:55:05Marine Le Pen
00:55:05est-ce que vous
00:55:06vous avez justement
00:55:07ce regret-là
00:55:08peut-être d'être allé trop loin
00:55:10dans la critique
00:55:11de la justice
00:55:12mais pardon
00:55:13le parquet général
00:55:16me fait ce reproche
00:55:17alors que le parquet général
00:55:18lui-même
00:55:21conteste
00:55:22les réquisitions
00:55:23du parquet
00:55:24en première instance
00:55:25je vous rappelle
00:55:25que normalement
00:55:26le parquet est indivisible
00:55:26et bien là
00:55:27ils viennent contredire
00:55:29le parquet
00:55:29en première instance
00:55:30en disant que non
00:55:31il n'aurait jamais
00:55:32dû être décidé
00:55:34et donc réclamé
00:55:35parce que ça a été décidé
00:55:36mais ça a été réclamé
00:55:37par le parquet
00:55:38l'inéligibilité
00:55:39avec exécution provisoire
00:55:41elle n'apparaît plus
00:55:41le parquet
00:55:42l'avocat général
00:55:43vient dire
00:55:44au début de ce procès
00:55:45il y a un tiers
00:55:47d'alourdissement
00:55:51du délit
00:55:52qui n'aurait jamais dû
00:55:54faire l'objet
00:55:56du jugement
00:55:57de première instance
00:55:58c'est-à-dire que
00:55:58eux-mêmes
00:55:59ont porté
00:56:00les critiques
00:56:01si je puis me permettre
00:56:02les plus virulentes
00:56:03à l'égard
00:56:04du jugement
00:56:05de première instance
00:56:05et moi
00:56:06il aurait fallu
00:56:07que je me prive
00:56:08de le faire
00:56:08j'ai dit
00:56:09que la décision
00:56:10de première instance
00:56:11était politique
00:56:11parce que la décision
00:56:12de première instance
00:56:13était politique
00:56:14voilà c'est aussi simple
00:56:15que cela
00:56:16parce que
00:56:17dans les arguments
00:56:18du jugement
00:56:19de première instance
00:56:19il était indiqué
00:56:20clairement
00:56:20que l'objectif
00:56:21était non seulement
00:56:22de m'empêcher
00:56:23d'être candidat
00:56:24mais de m'empêcher
00:56:25d'être élu
00:56:25et bien je ne sais pas
00:56:27ce qu'il y a de politique
00:56:28si ça ça ne l'est pas
00:56:29j'ai donc dit
00:56:30ce que je pensais
00:56:31je ne retire pas
00:56:32un mot
00:56:33de ce que je pensais
00:56:33et vous ne regrettez rien
00:56:34et la manière
00:56:35dont les choses
00:56:36se sont déroulées
00:56:37devant la cour d'appel
00:56:38effectivement
00:56:38était très différente
00:56:40de l'ambiance
00:56:41de première instance
00:56:42qui était une ambiance
00:56:43d'une hostilité
00:56:45rare
00:56:46voilà
00:56:47je crois que tout le monde
00:56:48l'a vu
00:56:48l'a vécu comme ça
00:56:50vous avez dit
00:56:51que vous ne retiriez
00:56:51pas un mot
00:56:52est-ce que vous pouvez
00:56:53dire ce soir
00:56:53que vous avez confiance
00:56:54dans la justice
00:56:55de votre pays
00:57:01confiance
00:57:02dans la justice
00:57:03de mon pays
00:57:05au fond
00:57:05j'aimerais avoir confiance
00:57:06donc c'est pas un oui
00:57:08de toute façon
00:57:09quand on est avocat
00:57:10on n'a jamais confiance
00:57:11donc vous avez donné
00:57:13votre
00:57:13vous savez
00:57:13il y a un avocat
00:57:14qui répondait à cette question
00:57:16confiance
00:57:17non respect
00:57:18oui
00:57:18voilà
00:57:18mais donc du coup
00:57:19vous avez fait votre sort
00:57:20je respecte la justice
00:57:21de mon pays
00:57:24j'ai été payée
00:57:26pour que ma confiance
00:57:28soit entamée
00:57:30mais elle peut
00:57:31être réhabilitée
00:57:32cette confiance
00:57:33somme toute
00:57:33mais du coup
00:57:34vous avez fait votre sort
00:57:35à quelqu'un
00:57:35dont vous n'avez pas confiance
00:57:37mais c'est pas quelqu'un
00:57:38personnalisé pas
00:57:39ça n'a pas de sens
00:57:43mais voilà
00:57:46j'ai été encore une fois
00:57:47payée
00:57:47pour apprendre
00:57:49à avoir
00:57:50à l'égard
00:57:51des décisions
00:57:52de justice
00:57:52une certaine
00:57:54méfiance
00:57:54mais pas seulement
00:57:55d'ailleurs
00:57:55les décisions
00:57:58des tribunaux
00:57:59correctionnels
00:58:00quand
00:58:03la cour de cassation
00:58:05considère
00:58:06qu'on peut
00:58:06faire des graffitis
00:58:07et des tags
00:58:08sur les monuments
00:58:09historiques
00:58:09si ce sont des tags
00:58:10écolos
00:58:11ou des messages
00:58:12politiques
00:58:13ou sociétaux
00:58:14ça va
00:58:15il n'y a rien à dire
00:58:17voilà
00:58:18ça ne me pousse pas
00:58:19à la confiance
00:58:19par exemple
00:58:20j'ai comme ça
00:58:22un certain nombre
00:58:22de méfiances
00:58:24à l'égard
00:58:25de certaines décisions
00:58:26du conseil d'état
00:58:27à l'égard
00:58:28de certaines décisions
00:58:29de la cour de cassation
00:58:30voilà
00:58:31c'est
00:58:32c'est comme ça
00:58:33mais vous devrez
00:58:34vous plier
00:58:35à la décision
00:58:36des juges
00:58:37pas confiance
00:58:38mais respect
00:58:39le 7 juillet prochain
00:58:42vous prendrez
00:58:43votre décision
00:58:44vous saurez
00:58:45si vous êtes
00:58:46ils prendront
00:58:47la décision
00:58:49non mais
00:58:49c'est pas
00:58:50ils prendront
00:58:51la décision
00:58:52pas je prendrai
00:58:52la décision
00:58:53parce que des recours
00:58:54existent
00:58:54moi je me plierai
00:58:55à la décision
00:58:56mais ils prendront
00:58:57la décision
00:58:57des recours existent
00:58:58notamment
00:58:58pour voir en cassation
00:59:00dans les scénarii
00:59:02ça n'existe pas
00:59:03ça sera trop tard
00:59:04oui
00:59:04alors quelle peine
00:59:06et le président
00:59:07de la cour de cassation
00:59:08le sait
00:59:10et malgré cela
00:59:11il décide
00:59:12une procédure
00:59:13en quelque sorte
00:59:14accélérée
00:59:14parce que ce serait
00:59:16vraiment très accéléré
00:59:17vous imaginez bien
00:59:18que si une décision
00:59:19du 7 juillet
00:59:19entraîne une décision
00:59:20de la cour de cassation
00:59:21le 1er janvier
00:59:22ou le 10 janvier
00:59:24ou le 15 janvier
00:59:25c'est une procédure
00:59:26tout à fait exceptionnelle
00:59:27je suis donc
00:59:28en réalité
00:59:29l'objet
00:59:30d'une forme
00:59:31un peu de justice
00:59:32d'exception
00:59:34sachant
00:59:34qu'une décision
00:59:35de la cour de cassation
00:59:36en janvier
00:59:36évidemment
00:59:37est trop tard
00:59:38car je ne vais pas
00:59:40jouer
00:59:41l'avenir
00:59:43de la campagne
00:59:44présidentielle
00:59:44et donc l'avenir
00:59:45du pays
00:59:46sur mon cas personnel
00:59:48je ne vais pas
00:59:49me maintenir
00:59:50et faire un recours
00:59:52je ne vais pas
00:59:52faire un recours
00:59:53au risque
00:59:54au risque
00:59:55en janvier
00:59:56on dit
00:59:57et bien non
00:59:57pour finir
00:59:58on a décidé
00:59:59que vraiment
01:00:00vous ne seriez pas
01:00:01mais vous ne contestez pas
01:00:02l'accélération
01:00:03quand même
01:00:04de la justice
01:00:04qui a finalement
01:00:06dans son calendrier
01:00:07dans l'appel
01:00:09accédé aussi
01:00:10à certaines de vos demandes
01:00:11c'est à dire
01:00:11d'aller peut-être
01:00:11plus vite
01:00:12oui
01:00:13pour le coup
01:00:14d'aller plus vite
01:00:16un peu à mon
01:00:17détriment
01:00:18détriment en fait
01:00:19en réalité
01:00:20vous prendrez donc
01:00:22votre décision
01:00:22le 7 juillet
01:00:23quelle peine
01:00:24outre la relaxe
01:00:25ils prendront donc
01:00:25la décision le 7 juillet
01:00:27outre la relaxe
01:00:28quelle peine
01:00:28la cour doit-elle prononcer
01:00:30au maximum
01:00:30pour que vous puissiez
01:00:31vous dire
01:00:32je peux y aller
01:00:35une peine
01:00:36qui me permette
01:00:36non seulement
01:00:37d'être candidate
01:00:39mais encore une fois
01:00:40moi je crois
01:00:41je crois
01:00:43en droit
01:00:44à la relaxe
01:00:46sublisièrement
01:00:47une peine
01:00:47qui me permette
01:00:48d'être candidate
01:00:49c'est 2 ans
01:00:49d'inégivité maximum
01:00:51pardon
01:00:51mais qui me permette
01:00:52aussi de faire campagne
01:00:53donc c'est 2 ans
01:00:54d'inégivité maximum
01:00:55ou 2 ans c'est trop
01:00:57c'est à dire que
01:00:58il faut que je puisse
01:00:59faire campagne
01:00:59vous répondez pas
01:01:00à notre question
01:01:00si vous imaginez bien
01:01:02que si
01:01:02la cour suit
01:01:03le tribunal
01:01:05qui m'a condamné
01:01:06au port d'un bracelet
01:01:08électronique
01:01:08je pourrais pas faire campagne
01:01:09le bracelet électronique
01:01:10si vous êtes condamné
01:01:12à de la prison ferme
01:01:13aménagée sous bracelet électronique
01:01:15vous ne ferez pas
01:01:16campagne
01:01:17vous ne serez pas
01:01:17condamnée
01:01:18on ne peut pas faire campagne
01:01:18c'est un motif d'empêchement
01:01:20c'est ferme et définitif
01:01:21mais on ne peut pas
01:01:22faire campagne
01:01:22dans ces conditions
01:01:23enfin vous pouvez faire campagne
01:01:25sans aller le soir
01:01:26rencontrer vos électeurs
01:01:27dans des meetings
01:01:27sans aller le week-end
01:01:29enfin ce serait
01:01:31une autre manière
01:01:32de m'empêcher
01:01:32évidemment
01:01:33d'être candidate
01:01:34quant à votre question
01:01:35sur les deux ans
01:01:36il faut poser la question
01:01:37au président du conseil constitutionnel
01:01:39il faut poser la question
01:01:41à monsieur Ferrand
01:01:42car deux ans
01:01:44et bien
01:01:45c'est au-delà
01:01:46de la date de dépôt
01:01:47des candidatures
01:01:48mais c'est avant
01:01:49le scrutin
01:01:49donc est-ce que
01:01:52c'est la date de dépôt
01:01:53ou c'est la date du scrutin
01:01:55qui est en quelque sorte
01:01:56l'étiage
01:01:57pour juger de l'éligibilité
01:01:59c'est à lui de répondre
01:02:00car figurez-vous
01:02:01que la question ne s'est jamais posée
01:02:02donc deux ans
01:02:03madame Le Pen
01:02:03vous ne l'excluez pas
01:02:05par contre
01:02:05ce soir
01:02:06on comprend
01:02:07que si vous êtes condamné
01:02:08à de la prison ferme
01:02:09aménagée sous brasse électronique
01:02:10vous n'irez pas
01:02:11je ne peux pas être candidat
01:02:13si on m'empêche
01:02:14d'être candidat
01:02:15ou si on m'empêche
01:02:16de faire campagne
01:02:17c'est une annonce
01:02:18que vous faites ce soir
01:02:19le brasse électronique
01:02:20bien entendu
01:02:21ça me paraît être
01:02:21une évidence
01:02:22absolue
01:02:23sauf si en cas d'aménagement
01:02:24aussi
01:02:25en tout cas
01:02:26ça n'a jamais été aussi ferme
01:02:27de votre part
01:02:28si vous ne pouvez pas faire campagne
01:02:30et donc
01:02:30si vous n'êtes pas candidate
01:02:32le plan B
01:02:33le plan B
01:02:34parce que le cas du pays
01:02:35passe très largement
01:02:37avant mon cas personnel
01:02:38voilà
01:02:38quand vous aurez compris ça
01:02:39vous comprenez
01:02:40mais de ce point de vue là
01:02:41c'est assez clair
01:02:42et le plan B
01:02:44votre candidat naturel
01:02:46j'ai envie de dire
01:02:46c'est Jordan Bardella
01:02:48bien sûr
01:02:48bien sûr
01:02:49est-ce qu'il est prêt
01:02:50à 31 ans
01:02:52en 2027
01:02:53à être candidat
01:02:55à cette élection
01:02:55je suis prêt
01:02:56est-ce que c'est pas trop tôt
01:02:57ben non
01:02:58pourquoi
01:02:58parce qu'il y a un certain
01:02:59âge limite
01:03:01il y a un âge de maturation
01:03:03je crois pas
01:03:04peut-être un peu
01:03:0640 ans de politique
01:03:07moi je crois
01:03:08que quand on vous pense bien
01:03:09quand on a la volonté
01:03:11quand on est profondément patriote
01:03:14quand on se bat
01:03:15depuis des années
01:03:15parce que
01:03:17je vais pas dire
01:03:17que c'est un jeune vieux
01:03:18Jordan
01:03:19mais enfin
01:03:20je crois qu'il s'est engagé
01:03:21à 16 ans
01:03:21ou à 17 ans
01:03:22donc malgré son jeune âge
01:03:24il a quand même
01:03:24de l'expérience
01:03:25derrière lui
01:03:26et il a pas fait
01:03:26de la politique
01:03:28entouré dans du velours
01:03:29ou en marchant
01:03:30sur des pétales de rose
01:03:31inutile de vous le dire
01:03:32bon
01:03:32donc je pense que
01:03:34ce sont les qualités
01:03:37la lucidité
01:03:38la volonté
01:03:39il a toutes ces qualités
01:03:41pour être candidat
01:03:42si je ne peux pas l'être
01:03:45voilà
01:03:45et puis pardon
01:03:46enfin il y a un certain
01:03:47nombre de candidats
01:03:48par le passé
01:03:49qui avaient un certain âge
01:03:50et qui ont pas démontré
01:03:51l'étendue de leurs compétences
01:03:53dans les sondages
01:03:54il est parfois
01:03:54de nier mieux placé que vous
01:03:56par les sympathisants
01:03:57RN
01:03:58et aussi par les électeurs
01:03:59français en général
01:04:00je me souviens
01:04:01qu'avant la campagne
01:04:01présidentielle de 2022
01:04:02vous disiez
01:04:03si quelqu'un est mieux
01:04:04passé que moi en 2022
01:04:05je lui cède la place
01:04:06là vous ne cédez pas la place
01:04:08sauf contrainte et forcée
01:04:09mais parce que c'est un choix
01:04:11qui est commun
01:04:12si vous voulez
01:04:13nous avons fait
01:04:14Jordan et moi
01:04:14un choix commun
01:04:15nous considérons
01:04:16que la meilleure configuration
01:04:18c'est que
01:04:19je sois élu président
01:04:21de la République
01:04:21et qu'il soit
01:04:22mon premier ministre
01:04:23il ne s'agit pas pour lui
01:04:24d'être rien
01:04:25il s'agit d'être
01:04:26un élément absolument
01:04:27essentiel
01:04:28de la transformation
01:04:30du pays
01:04:31ça c'est très clair
01:04:31ce ticket
01:04:32vous présidente
01:04:33lui premier ministre
01:04:35mais si vous êtes empêché
01:04:36ce ticket n'existe plus
01:04:38et bien il se trouvera
01:04:39Jordan se trouvera
01:04:40un premier ministre
01:04:41je n'en ai
01:04:42j'ai aucun doute là-dessus
01:04:43la question qu'on a envie
01:04:44de vous poser
01:04:45Marine Le Pen
01:04:45c'est quel rôle
01:04:47vous auriez
01:04:48auprès de Jordan Bardella
01:04:50candidat
01:04:51peut-être élu
01:04:53quel rôle
01:04:54aurez-vous
01:04:54auprès de lui
01:04:55mais le rôle
01:04:55qu'il souhaitera
01:04:56que j'ai
01:04:58en tout cas
01:04:59ce qui est sûr
01:05:00pas un rôle
01:05:01de tutelle
01:05:02voilà
01:05:03car Jordan Bardella
01:05:04n'a jamais été
01:05:06mis sous ma tutelle
01:05:07il ne le sera
01:05:08jamais
01:05:09c'est un homme
01:05:10libre
01:05:11convaincu
01:05:12et par conséquent
01:05:14s'il a besoin
01:05:15si
01:05:15si
01:05:16si
01:05:17si
01:05:17si
01:05:17si
01:05:18si
01:05:18si
01:05:18je ne peux pas
01:05:18être candidate
01:05:19et qu'il est donc
01:05:20candidat
01:05:21c'est lui
01:05:21qui déterminera
01:05:22à quel niveau
01:05:24il a besoin
01:05:24de ma présence
01:05:26de mes conseils
01:05:27de
01:05:31l'expérience
01:05:32qui est la mienne
01:05:32vous avez préparé
01:05:33votre succession
01:05:34est-ce que c'est pas
01:05:35pour ne pas reproduire
01:05:37ce qui s'est passé
01:05:37avec votre père
01:05:42non
01:05:43je n'ai pas reproduit
01:05:44ce qui s'est passé
01:05:44avec mon père
01:05:45parce que moi
01:05:45à partir du moment
01:05:46où Jordan a été
01:05:47élu président
01:05:48je n'ai pas été
01:05:49à ses côtés
01:05:50pour lui dire
01:05:50il faut faire ceci
01:05:51il faut faire cela
01:05:51et il ne fait pas ci
01:05:52et il ne fait pas ça
01:05:54mon père est un peu
01:05:55comme ça
01:05:57et donc je n'ai pas
01:05:58voulu faire ça
01:05:59c'est pour ça
01:05:59je vous parle
01:06:01je n'ai jamais souhaité
01:06:02je n'ai jamais mis
01:06:03Jordan Bardella
01:06:04sous tutelle
01:06:04mais je considère
01:06:05que la grande responsabilité
01:06:07d'un homme politique
01:06:07qui aime son pays
01:06:08sa grande responsabilité
01:06:10c'est d'envisager
01:06:12son empêchement
01:06:13et ceux
01:06:15qui par gloriole personnel
01:06:16par ego personnel
01:06:17coupent toutes les têtes
01:06:19parce qu'ils ne veulent
01:06:20surtout pas
01:06:22pouvoir un jour
01:06:23être en compétition
01:06:24de quelque nature
01:06:25que ce soit
01:06:25et qu'on mette en place
01:06:26leur
01:06:27ou qu'on mette en question
01:06:29leur place
01:06:29ceux-là
01:06:30ne sont pas
01:06:31des vrais patriotes
01:06:32parce que quand on aime
01:06:33profondément son pays
01:06:34on se dit
01:06:35qu'il peut vous arriver
01:06:36n'importe quoi
01:06:37et que quoi qu'il vous arrive
01:06:38il faut que les idées
01:06:39que vous défendez
01:06:41puissent être derrière vous
01:06:42défendues
01:06:43on entend
01:06:44cette ode
01:06:45à Jordan Bardella
01:06:46cette grande confiance
01:06:47que vous avez en lui
01:06:47une question que l'on se pose
01:06:49et on arrive quasiment
01:06:50à la fin de cet entretien
01:06:51sur votre nièce
01:06:52Marion Maréchal
01:06:53qui
01:06:55on a l'impression
01:06:56fait ce pas
01:06:56vers
01:06:57retrouver
01:06:58le patronine Le Pen
01:06:59elle a sorti cet ouvrage
01:07:01si tu te sens Le Pen
01:07:02après avoir
01:07:03s'être alliée
01:07:04à Éric Zemmour
01:07:05quitté le parti
01:07:07dans le fracas
01:07:07ça a été aussi
01:07:08peut-être de la douleur
01:07:10de votre côté
01:07:10est-ce que finalement
01:07:12vous ne regrettez pas
01:07:13qu'elle soit restée
01:07:14dans la famille
01:07:14est-ce que peut-être
01:07:15elle n'aurait pas pu être
01:07:16votre successeuse
01:07:18et que le nom Le Pen
01:07:19perdure
01:07:20parce que c'est aussi ça
01:07:21qui se joue
01:07:22ça c'est dans
01:07:23l'imaginaire
01:07:25et les fantasmes
01:07:26des journalistes
01:07:28l'idée que
01:07:29ce qu'on veut
01:07:30c'est que ce soit
01:07:31la famille
01:07:31qui que
01:07:32pur fantasme
01:07:33c'est un pur fantasme
01:07:36parce que Marion
01:07:37et moi
01:07:38nous avons fait le choix
01:07:39d'un engagement politique
01:07:40mais il se trouve
01:07:41que nous avons
01:07:42des sensibilités
01:07:43qui ne sont pas
01:07:44les mêmes
01:07:45et que c'est vrai
01:07:46mais c'est pas honteux
01:07:48de le dire
01:07:48et je crois qu'elle le dirait
01:07:49de la même manière
01:07:50que moi
01:07:50que ma sensibilité politique
01:07:53est
01:07:54et celle de Jordan Bardella
01:07:55sont extrêmement proches
01:07:58qu'il y a presque
01:07:59une feuille de papier
01:07:59à cigarette
01:08:00entre les deux
01:08:00ce qui n'est pas le cas
01:08:05avec Marion
01:08:07et encore une fois
01:08:07ça ne lui retire
01:08:08aucune qualité
01:08:09mais nous n'avons pas
01:08:11sur un certain nombre
01:08:11de sujets
01:08:11la même sensibilité
01:08:13ça n'est pas le cas
01:08:13pour Jordan Bardella
01:08:15et la famille
01:08:15n'a rien à voir
01:08:16avec ça
01:08:17et les qualités
01:08:18qui sont celles
01:08:19de Marion
01:08:19sont ses qualités propres
01:08:21qui ne sont pas
01:08:22les qualités
01:08:22liées à son nom
01:08:24Madame Le Pen
01:08:25vous avez été
01:08:26avocate
01:08:27présidente de parti
01:08:28conseillère départementale
01:08:30conseillère régionale
01:08:31eurodéputée
01:08:32députée française
01:08:34présidente de groupe
01:08:35candidate à la présidentielle
01:08:36à trois reprises
01:08:37si vous l'êtes empêchée
01:08:39le 7 juillet
01:08:40elle fera quoi
01:08:41la prochaine Marine Le Pen ?
01:08:45je crois qu'elle va continuer
01:08:46à faire tout ça quand même
01:08:48vous ne pourrez plus être élue
01:08:49toujours de la politique
01:08:50vous ne pourrez plus être élue
01:08:51oui mais
01:08:53de la politique
01:08:53le mandat
01:08:54le mandat
01:08:56est un instrument
01:08:57le mandat
01:08:58n'est qu'un instrument
01:08:59qui vous permet
01:09:00de défendre vos idées
01:09:02mais ça ne veut pas dire
01:09:03que quand vous n'avez pas
01:09:03de mandat
01:09:04vous ne pouvez pas
01:09:04défendre vos idées
01:09:05donc je continuerai
01:09:06très certainement
01:09:08à défendre
01:09:09mes idées
01:09:10je ne vous dis pas
01:09:11que ce sera anodin
01:09:12pour moi
01:09:13parce que c'est un
01:09:15comme l'a dit mon avocat
01:09:16c'est l'ouvrage de ma vie
01:09:17si vous voulez
01:09:18ce sera une douleur ?
01:09:19je crois que
01:09:20je pense que chacun
01:09:21peut comprendre
01:09:23ce soit un ressenti
01:09:24d'injustice
01:09:25absolument majeur
01:09:27je ne veux pas
01:09:28me mettre
01:09:28dans cet état d'esprit
01:09:30mais
01:09:32encore une fois
01:09:32comme je ne me bats
01:09:33pas pour moi-même
01:09:35je continuerai
01:09:36à me battre
01:09:36pour les français
01:09:37je continuerai
01:09:37à me battre
01:09:38pour la France
01:09:38et je serai là
01:09:39où on pense
01:09:40que je suis
01:09:41la plus efficace
01:09:42un retour en 2032
01:09:43vous l'excluez ?
01:09:45je ne m'appelle pas
01:09:46Emmanuel Macron
01:09:46je ne fais pas des plans
01:09:47sur la comète
01:09:48les français ne veulent plus
01:09:49de moi
01:09:50parce que même
01:09:51s'il pouvait se présenter
01:09:52les français
01:09:52voudraient foutre lui
01:09:53je crois que chacun
01:09:54l'admet aujourd'hui
01:09:55et donc j'envisage
01:09:56de revenir en 2032
01:09:59tous ces gens
01:09:59n'ont qu'eux-mêmes
01:10:00en fait en tête
01:10:01c'est terrible
01:10:02mais c'est quelque chose
01:10:03c'est quelque chose
01:10:04vous savez
01:10:04de très commun
01:10:06en politique
01:10:06beaucoup de responsables
01:10:08politiques
01:10:08n'ont qu'eux-mêmes
01:10:08en tête
01:10:09vous ne répondez pas non
01:10:10moi j'ai les français
01:10:12en tête
01:10:13les français en tête
01:10:14on arrive à la fin
01:10:15de cet entretien
01:10:16Marine Le Pen
01:10:17et en coeur d'ailleurs
01:10:19absolument
01:10:19on arrive à la fin
01:10:21de cet entretien
01:10:21une dernière question
01:10:23le 7 juillet prochain
01:10:25vous n'êtes pas obligé
01:10:26d'aller à la cour d'appel
01:10:27vous n'êtes pas obligé
01:10:27d'être là-bas
01:10:28pour entendre
01:10:29la décision des juges
01:10:30est-ce que vous vous déplacerez
01:10:32pour prendre connaissance
01:10:34de la décision
01:10:35est-ce que vous serez
01:10:36sur place
01:10:37et que vous resterez
01:10:37jusqu'à la fin
01:10:38parce que vous êtes partie
01:10:39plutôt en première instance
01:10:41oui je suis partie
01:10:42plutôt parce que
01:10:42l'expression de l'hostilité
01:10:44politique de la présidente
01:10:45était telle que
01:10:45très objectivement
01:10:47j'avais compris
01:10:48le sort qui m'était
01:10:49réservé
01:10:49donc oui oui
01:10:50bien sûr j'irai
01:10:51comme je suis allée
01:10:52tous les jours
01:10:54au procès
01:10:55en première instance
01:10:56et en appel d'ailleurs
01:10:58parce que
01:10:58je respecte
01:10:59la justice
01:11:00j'irai évidemment
01:11:01le 7 juillet
01:11:02je serai à la cour d'appel
01:11:03pour entendre
01:11:05le délibéré
01:11:06et vous resterez
01:11:07jusqu'au bout
01:11:07cette fois ?
01:11:08ça vous savez
01:11:10on sait pas
01:11:11on verra
01:11:11rendez-vous
01:11:13le 7 juillet prochain
01:11:14on se verra
01:11:15évidemment
01:11:15on vous suivra
01:11:16sur le terrain
01:11:17tout au long
01:11:18de cette campagne
01:11:19des municipales
01:11:19et bien après
01:11:20merci Sophie
01:11:21merci Marie
01:11:22merci Madame Le Pen
01:11:23merci à vous
01:11:23merci beaucoup Marine Le Pen
01:11:24de nous avoir accordé
01:11:25cet entretien
01:11:26ce soir sur BFM
01:11:26c'était un plaisir
01:11:27merci à vous
01:11:28merci à vous
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