00:00Marine Le Pen, je le disais en début de cet entretien, le 7 juillet prochain, vous serez fixée sur votre
00:07sort car sera connue la décision de la cour d'appel,
00:11votre procès dans le cadre des assistants parlementaires du FN à l'époque, quasiment 5 mois d'attente.
00:20132 jours aujourd'hui.
00:21132 jours pile. Comment vivez-vous cette période d'attente ?
00:25Ou votre candidature finalement n'est pas suspendue à un fil, mais à une décision de trois juges ?
00:32Non mais moi je vis mal cette attente, pas tellement en fonction de mon cas personnel, je vis mal cette
00:38attente parce que potentiellement la campagne présidentielle,
00:41elle pourrait démarrer le 1er mars, voyez, voilà, et qu'en réalité elle ne peut pas démarrer, elle ne peut
00:47pas démarrer avant le 7 juillet,
00:48parce qu'avant le 7 juillet, eh bien nous ne saurons pas qui sera le candidat qui représentera les idées
00:54du Rassemblement national.
00:55Donc c'est une forme déjà d'inconvénient en réalité dans cette bataille électorale des présidentielles.
01:04Maintenant moi je reste confiante et je vous le dis, si la cour d'appel applique le droit, nous serons
01:12relaxés.
01:13– Mais d'un point de vue plus personnel, est-ce que c'est un vertige au quotidien, un dilemme
01:18au quotidien de vivre avec cette attente et cette épée d'Amoclès sur la terre ?
01:21– Non, mais pas du tout.
01:21– C'est votre avenir politique qui est en jeu ?
01:23– Oui, mais mon avenir compte peu par rapport à l'avenir du pays.
01:27– Vous y avez consacré 25 ans de vie.
01:28– Oui, oui, mais je continuerai à le faire.
01:30C'est-à-dire que l'avenir du pays, je me bats pour lui et je continuerai à me battre
01:35pour lui, au-delà de ma propre personne.
01:38Donc il n'y a pas de vertige.
01:40Dès le lendemain des municipales, on va commencer à préparer la campagne présidentielle.
01:44Et ce quel que soit le candidat.
01:46– Avec quoi ?
01:47– Mais bien évidemment, parce que si je suis candidate et si je suis élue, il sera mon Premier ministre.
01:53De toute façon, nous avons vocation à gouverner ensemble, à mettre en place cette grande alternance ensemble.
02:01Donc ça ne, si vous voulez, en termes de préparatifs, ça ne change pas fondamentalement les choses.
02:07– Si je reprends vos propos, vous dites si les juges, juges en droit ou en tout cas la relaxe
02:13est possible, c'est ça ?
02:14– Non mais la relaxe est évidente si la Cour, effectivement, applique le droit parce que…
02:21– Mais une forme d'optimisme quand même, je vous interromps, mais parce que Sophie, des confrères qui vous ont
02:27suivi tout au long de ces semaines,
02:29ces cinq semaines d'audience, c'est une épreuve aussi physique, vous ont parfois décrite comme peut-être un peu
02:34résignée,
02:34vous allez peut-être nous dédire, mais en forme de montagne russe.
02:39– Non mais je ne suis pas résignée.
02:43– Vous voyez, je suis juste sage, voilà, je sais que la décision ne dépend pas de moi, vous voyez,
02:48donc quand la décision ne dépend pas de vous, ça ne sert à rien de s'exciter, ça ne sert
02:52à rien de s'agiter,
02:53ça ne sert à rien de faire des plans sur la comète, je ne suis pas fataliste,
02:56je sais très bien que la décision de cette candidature ne dépend pas de moi,
03:01elle dépend aujourd'hui de trois magistrats qui décideront si oui ou non,
03:06les millions de Français qui veulent voter pour moi pourront le faire ou pas.
03:09– Sous-titrage Société Radio-Canada –
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