00:00Marine Le Pen, au moment de cet entretien, avant d'aborder la question aussi, l'enjeu majeur que sont les
00:04municipales dans trois semaines, le premier tour,
00:07une question sur la Cour des Comptes et sa nouvelle première présidente, Amélie de Montchalin, ancienne ministre du budget d
00:16'Emmanuel Macron.
00:17Ça vous fait sourire visiblement. Vous aviez appelé le président de la République à revenir sur cette décision.
00:22Vous y voyez, comme d'autres, un verrouillage des institutions en vue possiblement d'une alternance et donc possiblement de
00:30l'arrivée du RN à l'Elysée dans un an et demi.
00:33C'est une autre forme de violence institutionnelle tout de même que de chercher à verrouiller les institutions au point
00:40de manœuvrer avec M. Villevoix de Gallo.
00:44– Ce n'est pas objectivement anodin. – Le patron de la Banque de France. – Et je considère que
00:52c'est très grave que M. Villevoix de Gallo se soit plié à cette manœuvre
00:58qui consiste à faire démissionner des gens qui avaient un mandat jusqu'à fin 2027 pour pouvoir choisir des proches
01:09du pouvoir dans le but clair d'empêcher l'alternance de s'exprimer.
01:16C'est-à-dire que quand vous n'arrivez pas à empêcher votre adversaire d'être candidat, vous vous dites,
01:21tiens, je vais essayer de l'empêcher de gouverner,
01:25c'est-à-dire de respecter la volonté des Français quand il sera élu. Eh bien…
01:29– Ce sont des accusations très graves que vous portez. – Oui, non, non, ce ne sont pas… Je dis
01:33parce que c'est le cas pour la Banque de France,
01:36la Cour des comptes, ils cherchent à faire ça avec la BCE. – Et Christine Lagarde. – Avec Mme Christine
01:44Lagarde.
01:44Mais surtout, la France et Emmanuel Macron exigent de l'Union européenne que le pacte financier pluriannuel, qui normalement doit
01:55être négocié fin 2027,
01:58soit négocié fin 2026 pour verrouiller les obligations de la France à l'égard de l'Union européenne, qui sont
02:05des obligations dramatiques pour notre pays
02:07et notamment pour les agriculteurs, avant les élections présidentielles. Vous voyez, il y a un moment, si vous voulez, c
02:13'est même plus un faisceau de présomption, là.
02:15C'est un faisceau de preuves qu'il cherche manifestement à verrouiller cela, puisque celui qui, je crois, enfin, c
02:23'est un secret de polichinelle,
02:27qui est envisagé pour être à la tête de la Banque de France, n'est personne d'autre que le
02:31secrétaire général de l'Élysée.
02:32Vous voyez, il ne cherche même pas à s'en cacher. Et ça, je trouve que c'est un problème,
02:38parce que ça veut dire aux Français,
02:40je vais essayer de me maintenir au pouvoir, même si vous ne souhaitez plus que je sois au pouvoir.
02:45Eh bien, moi, je viens vous dire que le peuple français sera entendu, que la volonté du peuple français sera
02:52respectée
02:52et qu'aucune de ces manœuvres ne sera utile. Donc toute cette agitation de la part du président de la
02:58République est, je vous le dis, inutile.
03:01Et s'il faut passer par des référendums pour faire respecter la volonté des Français, nous passons par des référendums
03:06pour faire respecter la volonté des Français.
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