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  • il y a 9 heures
Marine Le Pen, présidente du groupe Rassemblement national à l’Assemblée, donne sa toute première interview depuis le procès en appel du RN à BFMTV ce mercredi 25 février. Elle répondra aux questions de Marie Chantrait, cheffe du service politique et Sophie Dupont, journaliste politique BFMTV. L’occasion de revenir en longueur sur son état d’esprit et l’actualité politique, notamment sur les municipales et la présidentielle, de la mort de Quentin Deranque à Lyon et plus largement sur la violence en politique, ou encore sur sa relation avec Jordan Bardella.

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Transcription
00:00Marine Le Pen, au moment de cet entretien, avant d'aborder la question aussi, l'enjeu majeur que sont les
00:04municipales dans trois semaines, le premier tour,
00:07une question sur la Cour des Comptes et sa nouvelle première présidente, Amélie de Montchalin, ancienne ministre du budget d
00:16'Emmanuel Macron.
00:17Ça vous fait sourire visiblement. Vous aviez appelé le président de la République à revenir sur cette décision.
00:22Vous y voyez, comme d'autres, un verrouillage des institutions en vue possiblement d'une alternance et donc possiblement de
00:30l'arrivée du RN à l'Elysée dans un an et demi.
00:33C'est une autre forme de violence institutionnelle tout de même que de chercher à verrouiller les institutions au point
00:40de manœuvrer avec M. Villevoix de Gallo.
00:44– Ce n'est pas objectivement anodin. – Le patron de la Banque de France. – Et je considère que
00:52c'est très grave que M. Villevoix de Gallo se soit plié à cette manœuvre
00:58qui consiste à faire démissionner des gens qui avaient un mandat jusqu'à fin 2027 pour pouvoir choisir des proches
01:09du pouvoir dans le but clair d'empêcher l'alternance de s'exprimer.
01:16C'est-à-dire que quand vous n'arrivez pas à empêcher votre adversaire d'être candidat, vous vous dites,
01:21tiens, je vais essayer de l'empêcher de gouverner,
01:25c'est-à-dire de respecter la volonté des Français quand il sera élu. Eh bien…
01:29– Ce sont des accusations très graves que vous portez. – Oui, non, non, ce ne sont pas… Je dis
01:33parce que c'est le cas pour la Banque de France,
01:36la Cour des comptes, ils cherchent à faire ça avec la BCE. – Et Christine Lagarde. – Avec Mme Christine
01:44Lagarde.
01:44Mais surtout, la France et Emmanuel Macron exigent de l'Union européenne que le pacte financier pluriannuel, qui normalement doit
01:55être négocié fin 2027,
01:58soit négocié fin 2026 pour verrouiller les obligations de la France à l'égard de l'Union européenne, qui sont
02:05des obligations dramatiques pour notre pays
02:07et notamment pour les agriculteurs, avant les élections présidentielles. Vous voyez, il y a un moment, si vous voulez, c
02:13'est même plus un faisceau de présomption, là.
02:15C'est un faisceau de preuves qu'il cherche manifestement à verrouiller cela, puisque celui qui, je crois, enfin, c
02:23'est un secret de polichinelle,
02:27qui est envisagé pour être à la tête de la Banque de France, n'est personne d'autre que le
02:31secrétaire général de l'Élysée.
02:32Vous voyez, il ne cherche même pas à s'en cacher. Et ça, je trouve que c'est un problème,
02:38parce que ça veut dire aux Français,
02:40je vais essayer de me maintenir au pouvoir, même si vous ne souhaitez plus que je sois au pouvoir.
02:45Eh bien, moi, je viens vous dire que le peuple français sera entendu, que la volonté du peuple français sera
02:52respectée
02:52et qu'aucune de ces manœuvres ne sera utile. Donc toute cette agitation de la part du président de la
02:58République est, je vous le dis, inutile.
03:01Et s'il faut passer par des référendums pour faire respecter la volonté des Français, nous passons par des référendums
03:06pour faire respecter la volonté des Français.
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