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  • il y a 10 heures
Marine Le Pen, présidente du groupe Rassemblement national à l’Assemblée, donne sa toute première interview depuis le procès en appel du RN à BFMTV ce mercredi 25 février. Elle répondra aux questions de Marie Chantrait, cheffe du service politique et Sophie Dupont, journaliste politique BFMTV. L’occasion de revenir en longueur sur son état d’esprit et l’actualité politique, notamment sur les municipales et la présidentielle, de la mort de Quentin Deranque à Lyon et plus largement sur la violence en politique, ou encore sur sa relation avec Jordan Bardella.

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Transcription
00:00Justement, vous parlez d'entraver la campagne. Le chef de l'État a tenu une réunion hier à l'Élysée.
00:04Il s'est dit préoccupé.
00:05On voit que vous partagez la même crainte que lui pour la campagne des municipales à venir. Il reste trois
00:10semaines.
00:10Est-ce que vous pensez vraiment que le climat peut s'apaiser, peut être serein pour ces trois dernières semaines
00:15de campagne municipale ?
00:16Je le souhaite, je l'espère. Mais ce n'est pas à moi de répondre, puisque ce n'est pas
00:20moi qui est à l'origine, en réalité, de ces actes de violence.
00:24La question qui est posée, c'est la question qui est posée au parti de gauche. Parce que la jeune
00:30garde n'est pas un groupuscule de marginaux.
00:33Il y en a des groupuscules de marginaux, que ce soit à l'ultra-droite ou que ce soit à
00:38l'ultra-gauche.
00:39Groupuscule dissous, hein ?
00:41Non, ça n'est pas un groupuscule de marginaux. C'est une milice qui est affiliée à un parti politique,
00:47puisque Jean-Luc Mélenchon a dit lui-même que la jeune garde était un mouvement affilié aux insoumis.
00:55Donc c'est une milice qui est organisée pour, précisément, perturber par la violence l'expression démocratique des campagnes
01:06et qui est soutenue, légitimée et même légitimée au point d'avoir fait élire son chef par un parti politique
01:14représenté à l'Assemblée nationale.
01:16– Vous n'entendez pas du tout les arguments sur la violence, j'ai envie de dire défensive, c'est
01:19en tout cas ce qu'ils portent.
01:21– Non mais en aucun cas, écoutez, moi je vais vous dire, j'ai un exemple extrêmement précis, mais j
01:26'en ai mille en réalité.
01:29Monsieur Raphaël Arnaud, il a été candidat dans le Vaucluse contre Catherine Jaouen, notre candidate.
01:37À la fin de la campagne, elle m'a appelée en me disant « je ne peux plus faire campagne,
01:40j'arrête, je pars du terrain, je déserte le terrain,
01:43je ne peux plus tellement, tellement je suis victime d'intimidation, de violence dans le cadre de cette campagne ».
01:51Donc on sait très bien, et d'ailleurs il y a eu une commission d'enquête sur les groupuscules violents
01:56qui a été faite à l'Assemblée nationale, où il est dit que l'extrême gauche, par idéologie si vous
02:01voulez,
02:01considère que l'utilisation de la violence est légitime.
02:04– Sous-titrage Société Radio-Canada
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