00:00Vous parlez de l'extrême gauche, Jordan Bardella a organisé une conférence de presse la semaine dernière avec sur le
00:04pupitre le sursaut face à l'extrême gauche.
00:07Il appelle un cordon sanitaire face à la France insoumise, cordon sanitaire dont vous avez fait l'objet vous-même
00:12pendant des décennies.
00:14L'expression n'est pas due au hasard ?
00:18Il faudra lui demander en l'occurrence, mais l'idée c'est surtout de mettre les parties de gauche, mais
00:24pas seulement, du centre aussi, face à leurs responsabilités.
00:27Est-ce qu'ils sont prêts ? C'est un peu un clin d'œil en réalité qu'a voulu
00:31faire Jordan Bardella, parce que c'est un rappel du cordon sanitaire qui a été mis en œuvre contre le
00:37Rassemblement national avec la France insoumise.
00:39Vous dites clin d'œil, c'est une manière de renvoyer la diabolisation sur l'adversaire ?
00:43Non, c'est une manière de rappeler à Renaissance au parti d'Emmanuel Macron, en partie à LR, aux socialistes,
00:54aux communistes,
00:55qu'ils se sont tous mis ensemble contre le Rassemblement national.
00:59Qu'est-ce qu'il a dit dans la conférence de presse ?
01:00Moi, reprenons toutes les déclarations, mais moi je me souviens d'Edouard Philippe expliquant qu'il préfère voter communiste que
01:08le Rassemblement national.
01:09Donc à un moment, il faut qu'ils se regardent dans la glace, qu'ils fassent eux-mêmes leur examen
01:13de conscience,
01:14et qu'ils se posent la question, est-ce qu'on veut continuer à faire des alliances électorales
01:19ou à accepter des désistements de second tour pour faire élire des représentants d'un mouvement politique
01:28qui non seulement n'a pas rompu avec la jeune garde, mais continue à les soutenir de manière ahurissante.
01:35De ce point de vue-là, d'ailleurs, les lignes bougent, très clairement.
01:37On reviendra sur les propos du ministre du gouvernement pour ne pas la nommer Aurore Berger.
01:43Tout ça est quand même très ambigu. Ils sont quand même d'une grande hypocrisie.
01:47Parce que dans le même temps, Emmanuel Macron a expliqué il y a quelques mois
01:50que la France insoumise était un parti anti-républicain, antisémite, anti-parlementaire, etc.
01:58Et vous voyez bien que sur le terrain, quand il s'agit des élections, on passe par-dessus la jambe
02:04tous ces principes.
02:05La réalité est la suivante. Ces gens sont prêts à abandonner les valeurs de la République,
02:13à abandonner leur éthique pour sauver leur place électorale.
02:19Donc c'était le cas jusqu'à présent. On verra ce qu'il en sera demain.
02:22Je crains hélas que ceux qui espèrent un sursaut soient déçus.
02:25Sous-titrage Société Radio-Canada
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