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  • il y a 9 heures
Marine Le Pen, présidente du groupe Rassemblement national à l’Assemblée, donne sa toute première interview depuis le procès en appel du RN à BFMTV ce mercredi 25 février. Elle répondra aux questions de Marie Chantrait, cheffe du service politique et Sophie Dupont, journaliste politique BFMTV. L’occasion de revenir en longueur sur son état d’esprit et l’actualité politique, notamment sur les municipales et la présidentielle, de la mort de Quentin Deranque à Lyon et plus largement sur la violence en politique, ou encore sur sa relation avec Jordan Bardella.

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Transcription
00:00Vous parlez de l'extrême gauche, Jordan Bardella a organisé une conférence de presse la semaine dernière avec sur le
00:04pupitre le sursaut face à l'extrême gauche.
00:07Il appelle un cordon sanitaire face à la France insoumise, cordon sanitaire dont vous avez fait l'objet vous-même
00:12pendant des décennies.
00:14L'expression n'est pas due au hasard ?
00:18Il faudra lui demander en l'occurrence, mais l'idée c'est surtout de mettre les parties de gauche, mais
00:24pas seulement, du centre aussi, face à leurs responsabilités.
00:27Est-ce qu'ils sont prêts ? C'est un peu un clin d'œil en réalité qu'a voulu
00:31faire Jordan Bardella, parce que c'est un rappel du cordon sanitaire qui a été mis en œuvre contre le
00:37Rassemblement national avec la France insoumise.
00:39Vous dites clin d'œil, c'est une manière de renvoyer la diabolisation sur l'adversaire ?
00:43Non, c'est une manière de rappeler à Renaissance au parti d'Emmanuel Macron, en partie à LR, aux socialistes,
00:54aux communistes,
00:55qu'ils se sont tous mis ensemble contre le Rassemblement national.
00:59Qu'est-ce qu'il a dit dans la conférence de presse ?
01:00Moi, reprenons toutes les déclarations, mais moi je me souviens d'Edouard Philippe expliquant qu'il préfère voter communiste que
01:08le Rassemblement national.
01:09Donc à un moment, il faut qu'ils se regardent dans la glace, qu'ils fassent eux-mêmes leur examen
01:13de conscience,
01:14et qu'ils se posent la question, est-ce qu'on veut continuer à faire des alliances électorales
01:19ou à accepter des désistements de second tour pour faire élire des représentants d'un mouvement politique
01:28qui non seulement n'a pas rompu avec la jeune garde, mais continue à les soutenir de manière ahurissante.
01:35De ce point de vue-là, d'ailleurs, les lignes bougent, très clairement.
01:37On reviendra sur les propos du ministre du gouvernement pour ne pas la nommer Aurore Berger.
01:43Tout ça est quand même très ambigu. Ils sont quand même d'une grande hypocrisie.
01:47Parce que dans le même temps, Emmanuel Macron a expliqué il y a quelques mois
01:50que la France insoumise était un parti anti-républicain, antisémite, anti-parlementaire, etc.
01:58Et vous voyez bien que sur le terrain, quand il s'agit des élections, on passe par-dessus la jambe
02:04tous ces principes.
02:05La réalité est la suivante. Ces gens sont prêts à abandonner les valeurs de la République,
02:13à abandonner leur éthique pour sauver leur place électorale.
02:19Donc c'était le cas jusqu'à présent. On verra ce qu'il en sera demain.
02:22Je crains hélas que ceux qui espèrent un sursaut soient déçus.
02:25Sous-titrage Société Radio-Canada
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