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00:00Générique
00:00Bienvenue dans le débat Donald Trump à la Maison Blanche depuis un an.
00:08Rupture, révolution, contre-révolution, bulldozer, force, brutalité, impunité
00:14sont les mots qui reviennent le plus souvent dans la presse de ce jour
00:17pour qualifier cette année riche en rebondissements, volte-face
00:20et moments totalement inédits dans les relations internationales contemporaines.
00:25Trump a affirmé à des journalistes du New York Times
00:27pouvoir déclencher une opération armée à sa guise partout dans le monde
00:31avec pour seul garde-fou ma propre morale, a-t-il répondu.
00:36On va revenir sur ces moments clés de cette première année de son mandat.
00:40Comment la qualifier cette année ? Quel bilan ?
00:43Quelle leçon en tirer pour l'année à venir ?
00:45Le Trumpisme survivra-t-il à Trump ?
00:48Un an après le choc Trump, on va poser ses questions à nos invités.
00:52Hélène Kuhn, c'est avec nous. Bonsoir.
00:53Bonsoir.
00:53Merci d'être là, professeur Aline Secpari, autrice de Portée de VIP.
00:56L'incroyable histoire de Kamala Harris.
00:59En face de vous, nous avons le journaliste franco-américain Gérald Olivier.
01:03Bonsoir.
01:04Merci d'être là, chercheur associé à l'Ipse et auteur du blog France-Amérique,
01:08auteur de Cover Up, le clan Biden, l'Amérique et l'État profond.
01:12Avec nous ce soir, Benjamin Coria.
01:14Bonsoir.
01:15Vous êtes économiste, cofondateur des économistes atterrés,
01:19auteur de Le bien commun, le climat et le marché.
01:22C'est au lien qui libère.
01:23Et ce soir, Ketevan Gorgastani est avec nous.
01:26Bonsoir, Ketevan, chroniqueuse internationale pour France 24 et ancienne correspondante pour France 24 aux États-Unis.
01:34Alors, comment qualifier cette première année ?
01:36Eh bien, on va revenir sur les grands moments de cette première année en image.
01:39D'abord, le jour de l'investiture de Donald Trump.
01:43Eh bien, on va l'écouter.
01:44C'était donc il y a un an.
01:45« Nous rêverons avec audace et rien ne nous arrêtera, car nous sommes Américains.
01:52L'avenir nous appartient et notre âge d'or vient tout juste de commencer. »
01:57Âge d'or, voilà le terme qu'il a prononcé immédiatement.
02:00L'arrivée d'Elon Musk à la tête de Doge et Ross Vogt, qui est directeur du personnel fédéral.
02:06Musk, c'est le symbole du dégraissage brutal de l'administration fédérale.
02:11Est-ce qu'on peut dire qu'en arrivant avec Elon Musk, dont le bilan est quand même 300 000 employés fédéraux virés en 2025,
02:20est-ce qu'on peut dire qu'il a donné le ton de cette année 2025 ?
02:24Oui, il a donné le ton et notamment dans cette idée qu'en fait, il se passait du droit des institutions, des normes, des règles,
02:36qu'elles soient écrites ou qu'elles soient dans l'historique des États-Unis, et il y allait en bulldozer.
02:45Et je pense que ça, cet aspect bulldozer, on l'a retrouvé sur plein d'autres thèmes pour des bonnes et des mauvais résultats.
02:53Mais cette idée que personne ne l'arrête et personne ne peut l'arrêter et qu'il allait faire ce qu'il voulait,
02:58ça a commencé avec Doge et on l'a vu vraiment après, que ce soit en politique intérieure ou en politique étrangère,
03:05qu'il y avait cette idée que c'est exactement ce que vous avez dit en commençant,
03:09c'est que c'est sa propre morale qui l'arrête et que rien d'autre ne peut vraiment le contenir.
03:13On fait table rase, c'était ça ce symbole Elon Musk à Doge.
03:16Ellen Koons, comment vous qualifiez justement ? Est-ce que ça va marquer cette première année ?
03:20Ah oui, tout à fait, mais il est parti depuis un moment là, notre Elon Musk, il est venu dans ses propres affaires,
03:26et donc il ne reste plus que Donald Trump seul.
03:29Et cette idée d'Amérique first, mais Amérique seule et Amérique seulement,
03:34pour moi on assiste vraiment, je me permettrais le terme, de la putainisation des États-Unis.
03:38C'est-à-dire, c'est sa personne, c'est au-delà des autocrates, c'est vraiment sa personne,
03:45l'État fédéral est sa chose et il n'y a que lui qui parle.
03:48Il n'y a plus que lui qui parle, qui prend la parole et qui est audible,
03:52donc on n'entend plus rien autour de lui.
03:54Il faut du spectacle d'ailleurs, ça fait partie de sa main.
03:56Oui, c'est très théâtral, mais les conséquences sont pour le peuple là.
04:00Elon Musk, votre analyse, Gérald Olivier, sur cette première, cette arrivée,
04:04elle a marqué cette première année, vous parleriez aussi de bulldozers,
04:08est-ce que c'était disruptif ?
04:10Ah oui, volontairement, il y a un côté contre-révolution.
04:13Maintenant, il faut toujours regarder.
04:14Vous dites contre-révolution, plutôt révolution.
04:15Moi, je dis contre-révolution, c'est une contre-révolution voulue d'ailleurs,
04:17par rapport, pas seulement à Joe Biden,
04:20mais à quart ou cinquante ans de politique sociale et économique des États-Unis.
04:24Mais pour parler d'Elon Musk, il faut viser l'objectif.
04:28Vous le citiez vous-même, l'objectif, c'est ce nouvel âge d'or.
04:30Les États-Unis sont aujourd'hui un pays qui ont une dette de 37 000 milliards de dollars,
04:35avec un déficit qui touche les 2 000 milliards de dollars.
04:38Donc, c'est une administration qui doit faire des économies.
04:41Comment est-ce qu'on fait des économies ?
04:43Eh bien, en dégraissant le mammouth, comme on dit en français,
04:45en éliminant un certain nombre de postes.
04:46Il y en a fait combien, d'ailleurs, avec ces 300 000 ?
04:51Il y a eu 300 000, vous l'avez dit.
04:52300 000 employés fédéraux virés en 2025.
04:55Qui ne sont pas toutes les faits de Doge.
04:57Et Doge, c'est un département, ce qui est intéressant, c'est que ça a été créé.
05:00Ça n'existait pas.
05:01Un département totalement, je dirais, focalisé sur l'idée de faire des économies,
05:07d'éviter les abus, d'éviter les fraudes,
05:09et qui a permis de réduire un certain nombre d'administrations,
05:12beaucoup moins d'ailleurs que ce qui était envisagé.
05:14Et ce qu'on a remarqué, c'est que l'opposition à Doge,
05:18elle est venue autant de l'administration et des chefs de département
05:22qui voulaient sauver leur personnel, je dirais, leurs prérogatives,
05:26que de l'opposition démocrate ou autre.
05:28Benjamin Coria, c'est expéditif tout de même,
05:31ces emails reçus par les différents fonctionnaires.
05:32C'est toujours expéditif aux Etats-Unis.
05:35C'est toujours expéditif.
05:36Pour son administration aussi ?
05:37C'est toujours expéditif, mais c'est quand même, heureusement,
05:41rarement avec cette brutalité.
05:44Parce que vous l'avez indiqué,
05:47il n'y a strictement aucun respect d'aucune règle,
05:51aucun respect de l'état de droit.
05:53Ça a commencé avec Doge et ça continue.
05:55Il faut quand même dire, indépendamment du fait que
05:59les objectifs de réduction des déficits
06:03ont été absolument ridicules par rapport à ce qui était annoncé,
06:07mais ridicules, accompagnés de mensonges.
06:10Elon Musk a annoncé, par exemple,
06:13ça a été repéré par le New York Times
06:15et confirmé par tout le monde,
06:17une coupure de 8 milliards, il s'agissait de 8 millions.
06:20Et Elon Musk a expliqué,
06:21ah oui, il faudra rectifier une série de mes déclarations.
06:25Il y avait une part de bluff.
06:26Ça a commencé avec un grand,
06:28j'ai envie de dire n'importe quoi,
06:30mais ce qui est grave,
06:31c'est que ce n'est pas n'importe quoi.
06:33C'est-à-dire qu'il y a la personnalité de Trump
06:35qui surajoute à la brutalité,
06:38mais il y a un plan derrière.
06:39Il y a la fondation Heritage
06:41et il y a une vision contre-révolutionnaire
06:44de transformation de la société américaine.
06:49Donc effectivement, Doge, c'est les deux à la fois.
06:51C'est la brutalité,
06:53c'est la personnalité de Trump
06:56qui s'impose de manière extrêmement brutale,
07:00mais c'est aussi un plan.
07:02Parce que ce qui a été visé par le Doge,
07:07c'est beaucoup déjà D.E.I.
07:10Diversité, équité, inclusion,
07:13c'est-à-dire ce qui fait l'honneur de l'humanité
07:16et ce qui fait l'honneur des États-Unis.
07:20Voilà comment ça a commencé.
07:22Un moment marquant, en tout cas,
07:23des relations internationales.
07:24On se souvient de cette séquence
07:26de Volodymyr Zelensky dans le bureau ovale
07:28avec Trump, J.D. Vance et Pete Exet,
07:31le ministre de la Défense,
07:32le ministre de la Guerre,
07:34puisque c'est le nouveau nom du Pentagone.
07:37On va la revoir.
07:38Vous jouez avec les vies de millions de personnes.
07:47Vous jouez avec la Troisième Guerre mondiale.
07:50Et ce que vous faites est très irrespectueux
07:52envers ce pays,
07:53ce pays qui vous a soutenu beaucoup plus
07:55que ce qu'il aurait dû,
07:56selon l'avis de certaines personnes.
08:01Kate Evan, elle va rester dans les livres d'histoire,
08:03cette séquence.
08:03Elle marque une sorte de basculement,
08:06peut-être, dans les relations internationales,
08:08dans le positionnement de leadership américain.
08:10Je pense qu'on voit aujourd'hui
08:13où on en est dans les relations
08:15entre les alliés historiques.
08:18Et cette séquence à la Maison Blanche
08:22avec Volodymyr Zelensky,
08:24c'était un peu le début.
08:25On voyait la façon, le ton employé
08:28envers un pays qui était aidé
08:34par les États-Unis et par les alliés
08:35et par l'OTAN,
08:36contre une Russie qui était vue
08:38comme un adversaire.
08:40On a eu le discours de Jade Evans à Munich
08:43qui a complètement explosé,
08:45fait exploser toutes les règles
08:49et les alliances d'antan.
08:51Et à l'époque, on se disait,
08:52bon, c'est peut-être pas complètement ça.
08:54Aujourd'hui, on voit bien le résultat.
08:56On voit que ça n'a été que de pire en pire.
08:59On a vu une image rapidement
09:00de ce sommet en Alaska
09:02avec Vladimir Poutine.
09:04Je voyais quelqu'un sur les réseaux sociaux
09:06qui disait,
09:08aujourd'hui, Donald Trump menace ses alliés
09:10pour prendre un territoire
09:12pour se protéger d'un homme
09:13pour lequel il a demandé
09:14aux militaires américains
09:15de dérouler le tapis rouge
09:16il y a quelques mois.
09:17Ça résume un peu ce qui se passe aujourd'hui
09:20au niveau des relations internationales.
09:21Donc ce parallèle, effectivement,
09:22entre Zelensky dans le bureau Oval,
09:24humilié, parce qu'on peut dire que c'est ça,
09:26c'est l'utilisation de l'humiliation,
09:28de l'intimidation.
09:29Et puis, Vladimir Poutine, au contraire,
09:31à qui on déroule le tapis rouge en Alaska.
09:33C'est vraiment deux séquences
09:34qui marquent 2025.
09:36Oui, et puis, Zelensky s'est trouvé
09:39tout de même piégé, là.
09:41Je déplore l'absence de décorums,
09:44l'absence d'accueil.
09:45Combien même ils ne sont pas d'accord
09:47sur les sujets,
09:48j'ai trouvé que nos dirigeants
09:49manquaient cruellement de tact.
09:52Et si vous voulez, le soft power...
09:55C'était sûr que c'était pas vraiment...
09:57C'était pas la séquence.
09:58Le soft power, à l'américain,
09:59on le perd très vite.
10:00Et il n'est pas dit qu'on le récupère comme ça.
10:03Donc ça a commencé avec cette séquence-là.
10:03Donc c'était une rupture pour vous ?
10:05Très clairement.
10:06Nos dirigeants n'ont pas à être accueillis
10:10à un autre chef d'État de cette manière-là,
10:13sur le principe.
10:14Avec donc humiliation...
10:15Oui, c'était une double rupture.
10:17Et puis c'était aussi une mise en scène du pouvoir,
10:19et ça, vous l'avez dit.
10:19Et c'était une scène qui était destinée
10:21à Zelensky, mais qui était également destinée
10:23à beaucoup d'autres,
10:24des alliés et adversaires des États-Unis.
10:26Maintenant, cette scène,
10:28il faut quand même rappeler que l'entretien
10:29a duré 45 minutes.
10:31Et il dérape dans les 3-4 dernières minutes,
10:34alors que le ton est lentement monté,
10:36mais qu'au début, ça a commencé
10:37de manière courtoise.
10:39Simplement...
10:39Ça avait l'air calculé tout de même.
10:40Oui, ça avait l'air prévu,
10:42l'intervention de Johnny Vance, notamment.
10:44Mais en vérité, ce qui s'est passé
10:45à ce moment-là, c'est que Donald Trump
10:47a voulu faire comprendre deux choses
10:48à Vladimir Zelensky.
10:50Un, il n'était pas Joe Biden,
10:52et il n'allait pas continuer à payer
10:54pour soutenir une guerre
10:55à laquelle il ne croyait pas.
10:56Deux, Zelensky n'était pas en position
10:58de négocier.
10:59Il était en position de dire merci
11:01alors qu'il était venu dans le bureau Oval
11:02avec des demandes,
11:04en insistant pour que l'Amérique
11:05soit plus présente,
11:06qu'elle a juste...
11:07Donc c'était justifié,
11:08vous dites, Gérald Olivier.
11:09Dans la méthode,
11:11c'est la méthode Trump.
11:12Cette méthode de l'intimidation.
11:13Mais l'objectif, il était très clair,
11:15et il a d'ailleurs
11:16parfaitement fonctionné.
11:17Parce qu'ensuite, les relations...
11:18Excusez-moi, entre les deux hommes
11:20ont été beaucoup apaisés.
11:21On a vu qu'après,
11:22Zelensky a compris ce qui s'était passé,
11:24il a compris pourquoi ça s'était passé,
11:26et ensuite, leur relation a été
11:28beaucoup plus simple
11:28et beaucoup plus claire,
11:29et toujours de coopération au passage.
11:31En dépit du fait qu'en un an,
11:33Donald Trump n'a toujours pas réussi
11:35à faire la paix,
11:36alors qu'il avait promis
11:36de la faire en un jour.
11:37Hélène Kuhn, là-dessus,
11:39Volimir Zelensky,
11:40il a même été très humilié,
11:42ce jour-là.
11:43Très humilié.
11:44Vous savez, c'est peut-être aussi
11:45le début, je me permettrais de dire,
11:47d'un déclin cognitif de Trump
11:49qu'on voit peu à peu.
11:51Alors, je sais que, Gérald,
11:53vous pouvez me dire,
11:54le déclin, comment dire,
11:56cognitif de Joe Biden
11:58était manifeste,
12:00et il est clair qu'il était
12:01très frêle à l'offreur de son mandat.
12:03Mais tout de même,
12:03à aucun moment,
12:04je n'ai pas craint
12:05un tweet de Joe Biden.
12:07Il n'est peut-être pas dû
12:08faire ce qu'il a pu faire.
12:10Donc, vous voyez,
12:11Donald Trump qu'on voit là,
12:13et le Donald Trump qu'on voit aujourd'hui,
12:15c'est quelqu'un qui était aussi
12:16très en déclin.
12:17Je pense qu'on va revenir là-dessus.
12:18Benjamin Correa,
12:19sur cette tactique de l'intimidation,
12:24de l'humiliation,
12:25ça, on le retrouve ensuite.
12:27Oui, oui, c'est très choquant.
12:28Avec les taxes, d'ailleurs,
12:29on le retrouve aussi.
12:29C'est très choquant,
12:30parce que, bon,
12:31à cette époque-là,
12:33Trump imaginait encore
12:35qu'il pouvait imposer
12:37une solution à sa main,
12:39c'est-à-dire rapide,
12:42au bénéfice de la Russie,
12:45de manière à pouvoir
12:46se concentrer sur autre chose.
12:48Et au passage,
12:49parce que ça,
12:49c'est une dimension fondamentale
12:51du trumpisme,
12:52faire un peu des petites affaires,
12:54c'est-à-dire mettre la main
12:55sur les terres rares,
12:57comme on l'a vu
12:58dans le document qui a circulé,
13:01mettre la main
13:02sur les avoirs russes
13:04gelés en Europe,
13:06ou mettre la main
13:07sur une partie
13:09de l'énergie nucléaire.
13:12Donc, je veux dire,
13:13ce qu'on a vu là,
13:14c'est le commencement
13:15de quelque chose
13:16qui s'est révélé plus tard,
13:18qui est la dimension
13:19totalement business
13:21de la diplomatie américaine.
13:23Et business au sens
13:24le pire du terme.
13:26Ça veut dire que
13:26les relations internationales,
13:28ça sert à faire des affaires.
13:29Mais je ne suis pas d'accord là-dessus.
13:31C'est beaucoup trop simpliste
13:33comme explication.
13:34Pourquoi ?
13:35Parce qu'en vérité,
13:36il y a deux choses.
13:37C'est vrai que d'un côté,
13:38Donald Trump,
13:38eh bien,
13:39se faire dédommager
13:40pour l'argent
13:41des contribuables américains
13:44qu'il dépense
13:45au service d'autres nations.
13:46Parce que cet argent,
13:47c'est celui
13:47des contribuables américains.
13:49Donc, il aime bien
13:50qu'il y ait un retour
13:50sur investissement.
13:52Mais l'histoire
13:52des terres rares
13:53et l'histoire
13:54de la présence
13:54des États-Unis
13:55dans une Ukraine classifiée,
13:57c'est une garantie
13:58de sécurité.
13:59Mais pas du tout.
13:59C'est ce que demande Zelensky.
14:01Mais bien entendu,
14:01Donald Trump ne mettra jamais
14:03de soldats américains
14:04sur le sol ukrainien.
14:05Par contre,
14:06il enverra des hommes d'affaires
14:07si eux sont prêts à y aller.
14:09C'est une garantie
14:09de sécurité.
14:10Ils ne sont pas prêts
14:10à aller au Venezuela.
14:14Zelensky a insisté
14:16sur le fait
14:16que des entreprises américaines
14:18n'étaient pas une garantie.
14:20Il y a des entreprises
14:20de toutes sortes
14:21en Ukraine.
14:22Et c'est zéro garantie.
14:23Les seules garanties,
14:24on les connaît.
14:25Elles ne sont pas du tout
14:25de cette nature-là.
14:27C'est une tentative
14:28de mainmise
14:29sur les ressources
14:30d'un pays exsangue
14:32en guerre
14:33dans une situation
14:34d'extraordinaire faiblesse.
14:36Et ça donne une idée
14:37de ce qu'est
14:37la diplomatie de Trump
14:38dont on va reparler
14:39d'ailleurs
14:40à propos du Groenland.
14:43Ce n'est pas une exception.
14:45Et dans lequel
14:45on parle des droits de douane.
14:47Parce que dès
14:47qu'il est arrivé au pouvoir,
14:48on va retrouver
14:49cette séquence en images.
14:51Il y avait un tableau
14:52sur lequel étaient inscrits
14:54tous les différents tariffs
14:56puisqu'il a dit
14:57que c'était son mot préféré.
14:58On se souvient de cette image.
15:00Chaque pays
15:01avec un montant
15:02de tariffs
15:03de droits de douane
15:05qui lui correspond.
15:07Et c'est tout de même
15:07comme ça
15:08qu'il a démarré aussi
15:09ses relations internationales,
15:11Donald Trump
15:12qui est Evan Gorgestani.
15:13Parce que finalement,
15:14ses droits de douane
15:15sont à la fois
15:17des outils économiques
15:18mais pour lui
15:18des outils politiques.
15:20Tout de suite,
15:21il a voulu l'afficher
15:21pour négocier
15:23disons
15:24avec ses différents pays.
15:25Oui.
15:26Ou imposer
15:27en tout cas
15:27des négociations.
15:28Imposer des négociations
15:29mais aussi
15:30ce qui était intéressant
15:31c'était
15:31la justification
15:32et la logique
15:34derrière
15:34ses droits de douane.
15:35parce qu'un coup
15:36c'était pour dire
15:37on s'est trop fait avoir
15:38il faut qu'on fasse
15:39rentrer de l'argent.
15:40Donc ça veut dire
15:41que si on veut faire
15:42rentrer de l'argent
15:43il faut garder
15:43il faut maintenir
15:44ses droits de douane.
15:45Or on l'a vu
15:46que sur la majorité
15:47des droits de douane
15:48qui sont sur cette pancarte
15:50elles ne sont pas restées
15:51à ce niveau-là.
15:53C'était des 45-50%
15:55Donc cette idée
15:56qu'en mettant
15:57des droits de douane
15:58très élevés
15:58on va faire rentrer
15:59de l'argent aux Etats-Unis
16:00si on ne le fait pas
16:01sur le long terme
16:01ça ne sert à rien.
16:02La deuxième chose
16:03c'est que les droits de douane
16:05qui les payent ?
16:06Pourquoi est-ce que
16:06les Européens
16:07sont tellement frileux
16:08à l'idée de mettre
16:09des droits de douane
16:10sur les produits américains ?
16:12Parce qu'ils savent très bien
16:13et tout le monde le sait
16:14qu'à un moment donné
16:15une partie
16:16de ces droits de douane
16:22est répercutée
16:22sur le consommateur.
16:23Personne ne va prendre
16:26donc tous ces droits de douane
16:28au final
16:29il s'est rendu compte
16:30que ça ne marchait pas
16:31forcément tout le temps
16:32c'était effectivement
16:33une arme de négociation
16:34parce que ça a forcé
16:35certains pays
16:36à faire des accords
16:36mais il y a quand même
16:38eu cette expression
16:39qui a été utilisée
16:40sur Donald Trump
16:41« Taco »
16:42« Trump always chickens out »
16:43sur les droits de douane
16:44et ça a été
16:46je vous vois secouer la tête
16:47mais c'est vrai
16:48que quand on prend
16:48la liste des droits de douane
16:50il y en a beaucoup
16:50qui ne sont plus là.
16:51Mais parce que leur finalité
16:52n'était pas celle-là.
16:52Ça c'est ridicule
16:56Il a dit qu'il voulait
16:59réindustrialiser l'Amérique
17:01grâce à ces droits de douane
17:02Mais ça fonctionne
17:03figurez-vous
17:04Ça fonctionne
17:05On se donne la parole ensuite
17:08On aura le temps
17:09d'ici les mid-term
17:11de voir un petit peu
17:12comment on va évaluer
17:13l'économie américaine
17:14mais là où moi
17:15je critique Donald Trump
17:16sur cette affaire
17:17c'était le 2 avril
17:18En termes de communication
17:19il a raté son coup
17:20Je suis entièrement d'accord
17:21pour le dire
17:22parce que les gens
17:23n'ont pas compris
17:24la finalité
17:25de ces droits de douane
17:26C'est pas simplement
17:27de faire rentrer l'argent
17:28ça c'est une finalité
17:30C'est un élément de négociation
17:31c'est une deuxième finalité
17:32Troisième c'est également
17:33forcer un certain nombre
17:35d'entreprises
17:35pour contourner
17:36ces droits de douane
17:37à venir investir
17:38aux Etats-Unis
17:39et derrière ça
17:40il a réussi à sortir
17:4118 000 milliards d'investissements
17:43Ils ne sont pas tous
17:44encore dans le sol américain
17:45mais ce sont des annonces
17:46Il y a un effet d'annonce
17:47mais 18 000 milliards
17:49d'investissements étrangers
17:50aux Etats-Unis
17:51Pardonnez-moi
17:51mais ce chiffre
17:52vous tenez d'où
17:53dans la Maison Blanche ?
17:54Oui mais c'est la Maison Blanche
17:55C'est la Maison Blanche
17:55C'est la Maison Blanche
17:56Ça fait partie
17:57des annonces fabuleuses
17:58de Benjamin Coria
17:59Il y a un effet d'annonce
18:00Je donne la parole
18:02à l'économiste
18:02qui vous répond
18:03et ensuite Hélène Kouns
18:03Oui alors
18:04sur les droits de douane
18:06Sur ces chiffres déjà
18:07Moi j'ai vu que les droits de douane
18:08avaient rapporté
18:08200 milliards de dollars
18:10l'année dernière
18:11Et c'est génial
18:12Ça c'est aussi
18:13un chiffre officiel
18:14Oui oui oui
18:14Effectivement
18:16ils ont rapporté
18:17La question c'est
18:18les effets de moyen terme
18:21Alors la première chose
18:22et vous l'avez dit
18:23la première chose
18:24c'est que
18:24les effets sur le commerce
18:26international
18:26sont moindres
18:28que ceux qu'on pensait
18:29Et la raison fondamentale
18:31c'est qu'ils étaient
18:32établis au départ
18:34à plus de 25%
18:35et pratiquement
18:37ceux qui sont pratiqués
18:38sont de l'ordre
18:39de 15%
18:40C'est le fameux
18:42le fameux taco
18:45en particulier
18:47d'ailleurs vis-à-vis
18:47de la Chine
18:48C'est ça qui est
18:49absolument extraordinaire
18:50La Chine
18:50c'est pas nécessaire
18:51S'il y a quelqu'un
18:52qu'il faut craindre
18:52c'est la Chine
18:54et la Chine
18:54a battu
18:56ses records d'exportation
18:57au cours de l'année 2025
18:59et sitôt que la Chine
19:01a sorti ses terres rares
19:02et bien c'est taco
19:03qu'on avait eu
19:04il a fait absolument
19:05machine arrière
19:06et pas seulement la Chine
19:07ça veut dire que
19:08vis-à-vis de ces
19:10seigneurs de la guerre
19:11dont il s'est entouré
19:12qui sont les grands patrons
19:13de la tech
19:14lorsque Apple
19:15etc. a dit
19:16mais enfin vous n'y pensez pas
19:17vous pouvez pas taxer
19:19mes fabrications
19:21en Chine
19:22en Chine
19:24et lorsque
19:25un tel a dit
19:27mais vous ne pouvez pas
19:28barrer mon exportation
19:31de puces
19:33cette fois
19:33et pas seulement
19:35c'est aussi vrai
19:36pour Mvidia
19:37il a fait machine arrière
19:39et il a
19:40voilà
19:40donc comment dire
19:41l'effet économique
19:43l'effet économique
19:44n'est absolument pas
19:46du tout
19:46celui qui est attendu
19:48et je pense que
19:49à l'avenir
19:51une fois
19:51que les importateurs
19:53auront fini
19:54de déstocker
19:55et qu'ils devront
19:56répercuter
19:57les droits de douane
19:58ça va se voir
19:59sur l'inflation américaine
20:00qui comme vous le savez
20:01déjà
20:02ne ralentit pas
20:03elle est à 3%
20:04elle avait commencé
20:05à ralentir
20:06elle ralentit considérablement
20:07même
20:07elle est à 1,6
20:08non non non
20:09elle est à 1,6
20:10elle est à 1,6
20:11elle est à 1,6
20:12dans les statistiques
20:13mais vous savez
20:15en rythme annuel
20:16sur les 3 derniers mois
20:17elle est à 1,6
20:18ça c'est la vérité
20:19c'est une statistique
20:20la préoccupation
20:21numéro 1
20:21non mais les statistiques
20:23de Trump
20:23on les connait
20:24la préoccupation
20:26numéro 1
20:26des américains
20:27vous le savez
20:28c'est leur pouvoir d'achat
20:29et c'est l'appauvrissement
20:31et alors c'est lié à quoi
20:32et le pouvoir d'achat
20:32il laisse sur l'administration
20:33démocratique
20:34je parle de ce qui est
20:37effectivement acquis
20:38par le peuple américain
20:40et il l'acquiert
20:41à des prix bien plus élevés
20:43l'inflation sous Biden
20:44était à 9
20:44elle est retombée à 1,6
20:45oui elle a été retombée
20:47déjà sous Biden
20:48vous le savez très bien
20:48c'est lui qui l'avait fait monter
20:49pour commencer
20:50enfin vous voyez le Covid
20:52bref
20:53on ne va pas revenir
20:53sur les raisons de l'inflation
20:54pour rappeler tout de même
20:58qu'aujourd'hui même
20:59il a dit qu'il allait taxer
21:00à 200%
21:01les champagnes
21:02c'est une menace
21:03oui c'est une menace
21:04donc il continue
21:05mais c'est un investissement
21:07de négociation
21:08il faut attendre de les voir
21:09Hélène Kuntz
21:09le problème avec ces doigts
21:12intérifaires
21:12il y a un caractère illégal
21:13pourquoi illégal ?
21:14c'est à combien illégal
21:16que c'est devant la Cour suprême
21:17là ?
21:17donc on attend une décision
21:19de la Cour suprême
21:19mais qu'est-ce qu'elle va dire
21:20la Cour suprême ?
21:21parce que pour l'instant
21:21il risque de porter un touche
21:23parce que ça sous-entend aussi
21:25rembourser la terre entière
21:26littéralement la terre entière
21:27mais le problème
21:28c'est que c'est le propre
21:29du Congrès
21:30de fixer les doigts
21:31intérifaires
21:32et là on voit un Congrès
21:34qui a abdiqué leur rôle
21:35et qui est de mèche
21:37avec ce nouveau système
21:39autoritaire
21:40donc il refuse
21:40de jouer leur rôle
21:40il est de mèche
21:41parce que le pouvoir exécutif
21:42n'a jamais été aussi important
21:43qu'avec Trump
21:44c'est parce que le Congrès
21:46ne joue pas leur rôle
21:47si je peux me permettre
21:47juste un moyen
21:48je vous donnerai la parole
21:48ensuite
21:49il y a des ressortissants
21:50américains ici
21:51alors je ne veux pas
21:52leur donner la leçon
21:53mais ils savent
21:54ils savent comme moi
21:57que la condition
21:58de constitution
21:59des Etats-Unis
22:00ça a été entre le Nord
22:01et le Sud
22:02que la question des droits
22:03de douane
22:03dépendent du Congrès
22:05et pas du Président
22:06parce que le Nord
22:07était protectionniste
22:08le Sud était libre
22:09et sans juste
22:10pour la décision
22:11de la Cour suprême
22:12donc la Cour suprême
22:13est très ennuyée
22:14est très ennuyée
22:15parce que normalement
22:16il ne devrait même pas
22:17y avoir de discussion
22:18c'est totalement
22:19inconstitutionnel
22:20étant donné qu'ils sont
22:22nommés par un
22:23illégal
22:23mais ils ont ceci
22:25mais je n'ai pas du tout sûr
22:27que
22:27si je peux apporter
22:28une toute petite précision
22:30dans le cadre
22:31d'une situation
22:32d'urgence
22:33le Président
22:34a le droit
22:34de passer outre le Congrès
22:35si la Cour suprême
22:37laissez-moi terminer
22:38si la Cour suprême
22:39décide
22:40qu'il n'y a pas
22:40de situation d'urgence
22:41en effet
22:42elle risque d'invalider
22:43un certain nombre
22:44de ses tarifs
22:44maintenant à croire
22:46Scott Besson
22:46qui est secrétaire
22:47au Trésor
22:47il y a d'autres moyens
22:49de les maintenir
22:49simplement
22:50ça aurait pour effet
22:51de prolonger une incertitude
22:52qui n'est pas bénéfique
22:54à l'économie
22:54ça c'est une évidence
22:55et par ailleurs
22:56la Cour suprême
22:57certes il y a
22:58trois juges
22:59qui sont nommés
22:59par Donald Trump
23:00et que sur des questions
23:01notamment
23:01des questions sociétales
23:03et les questions
23:04de pouvoir exécutif
23:06ils ont eu tendance
23:07à aller du côté
23:08de Donald Trump
23:09mais sur des questions
23:09un peu de constitutionnalité
23:11de droit américain
23:13ils ont été
23:13et notamment
23:14certains
23:14qui ont assez surpris
23:16comme Amy Coney Barrett
23:17qui a surpris
23:18par certaines
23:19de ses prises de position
23:20parce qu'elle a été nommée
23:21par Trump
23:21voilà
23:21on n'est pas du tout
23:22c'est pas une situation claire
23:24on pourrait se dire
23:25de toute façon
23:26c'est sûr
23:26qu'ils vont laisser passer
23:27c'est pour ça
23:28que tout le monde
23:28attend la décision
23:29de la Cour suprême
23:31les auditions
23:33au cours des auditions
23:33les juges
23:35eux-mêmes
23:36ont été extrêmement surpris
23:37par la faiblesse
23:39de l'argumentation
23:40de l'administration Trump
23:41donc c'est vraiment
23:43indécidable
23:44quatrième marqueur
23:46celui de ICE
23:46la politique
23:47anti-immigration
23:49financée par la
23:50Big Beautiful Bill
23:51de Donald Trump
23:52qui agit
23:53donc on a vu
23:54bien sûr
23:55ces images
23:55ce sont les images
23:55à Minneapolis
23:56les toutes dernières
23:58elle interpelle
23:58les immigrés clandestins
23:59mais aussi
24:00des citoyens américains
24:02ce qui se passe
24:03d'ailleurs à Minneapolis
24:04cette police
24:05Ellen Koons
24:06elle dépend totalement
24:07de l'administration Trump
24:09elle a beaucoup d'argent
24:10et elle n'a pas
24:11de compte à rendre
24:12elle n'est pas soumise
24:13au même cadre légal
24:14que la police fédérale
24:16tout à fait
24:16alors
24:17ça il faut le réexpliquer
24:18il est important aussi
24:19c'est une sorte de milice
24:20c'est absolument milice
24:21et elle a pas mal recyclé
24:23vous savez
24:23dans les rangs
24:25des groupes racistes
24:27on se demande
24:27où sont passés
24:28les Proud Boys
24:29où sont passés
24:29les uns et les autres
24:30ils sont sans doute
24:31un petit peu dedans
24:32on le sait
24:32parce qu'ils sont masqués
24:33alors
24:34pourquoi sont-ils masqués ?
24:37parce qu'ils sont masqués
24:38parce qu'ils sont masqués
24:39parce qu'ils sont masqués
24:40parce qu'ils sont masqués
24:41mais c'est pas une question
24:42attendez
24:43laissez-la terminer
24:45ils ont qu'à rentrer chez eux
24:46le harcèlement
24:47ce sera immédiatement
24:48on les suit
24:49Benjamin Coria
24:49pourquoi sont-ils masqués ?
24:51ils sont masqués
24:52pour ne pas avoir
24:54des comptes à rendre
24:55mais c'est extrêmement préoccupant
24:57parce que
24:57vous savez
24:58tous les gouverneurs
25:00tous les gouverneurs
25:00dans tous ces états
25:02font des procès
25:03pour faire enlever
25:04cette police fictive
25:07qui est en train de
25:08poser énorme souci
25:10avec la vraie police
25:11vous voyez
25:12qui est quand même
25:12le propre du gouverneur
25:14qui est lui
25:15la personne
25:18l'exécutif
25:18de chaque état
25:19donc si vous voulez
25:20le gouverneur
25:21aurait pu dire
25:22je suis en difficulté
25:24envoyez-moi des renforts
25:25envoyez-moi de l'aide
25:26mais on est sur un cas
25:27le contraire
25:28donc cette idée
25:29de faire taire
25:30le public
25:31de rendre
25:33les Etats-Unis
25:34dans des conditions
25:35au quotidien
25:37vous voyez
25:37avec ça
25:38s'ils y arrivent
25:39les gens vont avoir
25:40du mal à voter
25:41Gérald Olivier
25:43sur ce dossier
25:44il faudra vraiment
25:45qu'il y ait quelque part
25:46je dirais
25:47un rendu journalistique
25:48un tout petit peu honnête
25:50ICE
25:51c'est la police
25:52de l'immigration
25:52l'immigration
25:54elle existait
25:55l'immigration
25:56c'est une politique
25:56qui dépend
25:57du gouvernement fédéral
25:58de même que c'est le congrès
26:00qui a le droit
26:00d'imposer des tarifs
26:01c'est le gouvernement fédéral
26:03et le président
26:04qui ont la main mise
26:05sur l'immigration
26:06surtout l'immigration
26:07clandestine
26:08cette police
26:09elle est là
26:10pour arrêter
26:10des clandestins
26:12des gens
26:12qui ont franchi
26:13la frontière
26:13illégalement
26:14et qui ont
26:15de surcroît
26:16la plupart du temps
26:17commis des crimes
26:17aux Etats-Unis
26:18un Etat
26:19je répète
26:20je le dis
26:20un Etat
26:21n'a pas le droit
26:22d'empêcher
26:23une agence fédérale
26:24d'effectuer son travail
26:26donc là
26:26quand vous avez
26:27des manifestants
26:28qui interviennent
26:29pour stopper
26:30l'opération
26:30de ces agents
26:31ce sont les manifestants
26:32qui violent la loi
26:34ça c'est la première chose
26:35la deuxième chose
26:37si je peux me permettre
26:37la deuxième chose
26:38Donald Trump
26:39a été élu
26:40il y a un petit peu
26:41plus d'un an
26:41il a été élu
26:42très largement
26:43avec un programme
26:44qui expliquait clairement
26:45qu'il allait
26:45un
26:45fermer la frontière
26:46deux
26:47expulser les clandestins
26:48il est en train
26:49d'appliquer la politique
26:50pour laquelle il a été élu
26:51quand des gens
26:52radicaux
26:53interviennent
26:54pour stopper cette politique
26:55c'est eux
26:55qui violent la démocratie
26:57Alors
26:58d'une part
26:59pour remettre
27:01un peu quelque chose
27:02dans l'ordre
27:02ICE
27:03alors certainement
27:04que le gouverneur
27:05n'a pas le droit
27:06d'empêcher ICE
27:07d'intervenir
27:07en revanche
27:08ils ont le droit
27:09et c'est ce que
27:10certains d'entre eux
27:11ont fait
27:11de dire
27:12nos forces étatiques
27:14n'aideront pas
27:16ICE
27:16à intervenir
27:17qu'ils se débrouillent
27:18tout seuls
27:18ils viennent
27:19ils se débrouillent
27:19tout seuls
27:20donc on ne va pas
27:20les aider
27:21c'est d'ailleurs pour ça
27:21qu'on a vu
27:22Trump envoyer
27:24de la garde nationale
27:25pour aider ICE
27:26et protéger ICE
27:27dans ces endroits
27:29puisque
27:29certaines des forces étatiques
27:32ne les aidaient pas
27:33par ailleurs
27:33il est arrivé
27:36au pouvoir
27:36Donald Trump
27:37en disant
27:37on va arrêter
27:39the worst of the worst
27:40les pires du pire
27:40les criminels
27:41aujourd'hui
27:42je regardais les chiffres
27:43qui ont été donnés
27:44par l'administration Trump
27:46il y a environ
27:4773 000 personnes
27:48qui sont actuellement
27:49en détention
27:50aux Etats-Unis
27:51qui sont des sans-papiers
27:53sur ces 73 000
27:54ce qui est un record historique
27:55donc là-dessus
27:56il avait promis
27:57qu'il arrêterait tout le monde
27:58il les a arrêtés
27:59en revanche
28:00quand on regarde
28:01sur le dossier criminel
28:03est-ce que c'est
28:03les pires du pire
28:0470% de ceux
28:06qui sont actuellement
28:07en détention
28:08à peu près
28:08n'ont rien
28:10sur leur dossier
28:11à part le fait
28:12d'avoir franchi
28:12la frontière
28:13illégalement
28:14et sur le reste
28:16les 30% restants
28:17il y a effectivement
28:18des vrais criminels
28:19mais il y a aussi
28:20une majorité de gens
28:22qui ont commis
28:23des choses
28:25comme des infractions
28:25au corps de la route
28:26ce qui est une infraction
28:28ce n'est pas un crime
28:29et d'ailleurs
28:30sur les américains
28:32et ils l'ont élu
28:32pour ça
28:33les derniers sondages
28:34parce qu'on a eu
28:35une flopée de sondages
28:36pour ces un an
28:37et notamment
28:37sur l'immigration
28:38c'est le sujet
28:39sur lequel
28:40les américains
28:41sont les moins contents
28:42de Donald Trump
28:43seulement 38%
28:45sont favorables
28:45à la façon
28:46dont ils s'occupent
28:48de l'immigration
28:48et je finirai
28:50sur juste un point
28:50puisque vous avez mentionné
28:52la frontière
28:53la fermeture
28:54de la frontière
28:54ça ils sont d'accord
28:56ça les américains
28:56sont très contents
28:57puisqu'il a vraiment réussi
28:58à boucler la frontière
29:00il y a aujourd'hui
29:0110 000 à peu près
29:02personnes qui passent
29:03tous les mois
29:03c'était 100 000
29:04à la fin du mandat
29:05de Joe Biden
29:05et là-dessus
29:06c'est toujours très favorable
29:08en revanche
29:09sur les tactiques de ICE
29:10et cette idée
29:11qu'on arrête
29:11des gens dans la rue
29:13sans autre forme de procès
29:14ça ça passe
29:15beaucoup moins bien
29:16et on l'a vu
29:16dans les élections
29:17spéciales
29:18en octobre
29:19et en novembre
29:19là récemment
29:20les chiffres
29:21pour les républicains
29:22ne sont pas très bons
29:23et notamment
29:23sur l'immigration
29:24et je cite Joe Rogan
29:25qui est un podcasteur
29:26très proche
29:27des Trumpistes
29:28qui lui parle
29:28je l'ai entendu
29:29dans son podcast
29:30il parle de Gestapo
29:31alors que lui
29:31c'est un vrai
29:32Trumpiste
29:33Gérald Olivier
29:34donc même lui
29:35même un Joe Rogan
29:36finalement
29:37est révolté
29:39évidemment il y a eu
29:39en plus la mort
29:40de René Goud
29:41et puis il réagissait
29:42à l'idée
29:43de prendre les papiers
29:44aux américains
29:46parce qu'il y avait
29:47une idée de
29:47ICE pourrait demander
29:49à un américain
29:50enfin n'importe qui
29:51dans la rue
29:51montrez-moi vos papiers
29:52et c'est là-dessus
29:53ça c'est pas du tout
29:54la tradition américaine
29:55parce que même sans le vouloir
30:00peut-être
30:00vous avez abondé
30:01dans mon sens
30:02parce qu'en effet
30:03la police locale
30:04la police d'un maire
30:05une police municipale
30:06n'est pas obligée
30:08de venir aider
30:09la police de la frontière
30:11à faire son travail
30:12par contre
30:13lorsque vous avez dit
30:14Donald Trump
30:15a menacé
30:15de déployer
30:16la garde nationale
30:16parce que les forces
30:18de l'ordre local
30:18refusaient de venir
30:20protéger ICE
30:21vous avez des manifestants
30:22qui sont plus
30:23que des manifestants
30:24qui font de la provocation
30:25qui font même parfois
30:26des guets tapants
30:27il y a eu des sortes
30:28de pièges tendus
30:29aux officiers de ICE
30:31pour les attaquer
30:33et dans ce cas-là
30:33si la police locale
30:34ne vient pas protéger
30:35les forces fédérales
30:37et bien inévitablement
30:37le président
30:38doit trouver
30:39une autre solution
30:39et ça c'est aussi
30:40devant les tribunaux
30:41puisque c'est pas clair
30:43sur est-ce qu'il a le droit
30:44d'appeler la garde nationale
30:45pour protéger ICE
30:46il y a 1500 militaires
30:48qui attendent
30:48d'être envoyés
30:49à Minneapolis
30:49je voudrais rajouter
30:50Benjamin Corriard
30:51indépendamment des chiffres
30:52que vous avez rappelés
30:53sur le fait
30:54que la très grande majorité
30:55des gens
30:56qui ont été arrêtés
30:57n'auraient pas dû l'être
31:00étant donné
31:00la nature
31:02des infractions
31:03qu'ils ont commises
31:04ou tout simplement
31:05n'ont pas commises
31:05indépendamment de ces chiffres-là
31:07il y a quelques petites choses
31:08qu'il faut préciser
31:09sur ICE
31:10qui expliquent
31:11pourquoi c'est bien davantage
31:12une milice
31:13au service de la politique
31:14de Trump
31:15qu'une agence
31:18où
31:18c'est pas Trump
31:19qui a créé ICE
31:20attendez
31:21attendez
31:22il l'a pas créé
31:23il a mis beaucoup d'argent
31:24les gens ne savent pas
31:25et il faut le dire
31:28que pour être recruté
31:30dans ICE
31:31on a besoin
31:32d'aucun diplôme
31:33que
31:34ça veut dire que
31:35on a affaire
31:37à des gens
31:37qui sont
31:38sans formation
31:39sans instruction
31:40par ailleurs
31:42ils sont protégés
31:43par leur masque
31:44par la nature
31:46des opérations
31:47qu'ils peuvent faire
31:47faut-il rappeler
31:49qu'à propos de
31:51la dernière personne
31:52qui a été assassinée
31:54par un garde
31:56de ICE
31:56mon vice-président
31:58monsieur Vence
31:59a déclaré
32:01ces gens
32:02sont protégés
32:03de tout
32:03ils peuvent faire
32:04ce qu'ils veulent
32:05il faut que les américains
32:07le comprennent
32:07cette dame
32:08n'a pas été assassinée
32:09cette dame
32:10a été tuée
32:10par un agent
32:11qui a agi
32:11en état de légitime défense
32:13la vidéo le montre
32:14ce que vous dites
32:16c'est un mensonge
32:16élanter
32:17la vidéo le montre
32:19vous ne pouvez pas dire ça
32:20vous ne pouvez pas dire ça
32:22parce que
32:24il y a une enquête en cours
32:24elle a utilisé sa voie
32:27comme voiture
32:28Bélier
32:28on sait ce que c'est
32:29il y a une enquête en cours
32:30il faut dire une chose
32:33lorsque le ministère
32:36de la justice
32:37a voulu ouvrir
32:39une enquête
32:39pour savoir
32:40ce qu'il en était
32:40s'agissait-il
32:42d'une voiture Bélier
32:43ou s'agissait-il
32:44d'un assassinat
32:44le mandat
32:47qui a été donné
32:47au procureur
32:48c'est
32:48vous enquêter
32:49sur les liens
32:50de la victime
32:52avec des associations
32:53et vous n'avez pas
32:54le droit d'enquêter
32:55sur les conditions
32:56dans lesquelles
32:57le tir
32:57a été formulé
32:58le procureur
32:59a démissionné
33:005 ont démissionné
33:02alors ne reproduisez pas
33:07le discours
33:08le pire
33:08la vidéo le montre
33:10il n'y a pas
33:10vous avez une vidéo
33:13où elle avance sur lui
33:14c'est visible
33:15faisons l'enquête
33:18le ministère
33:19est tellement sûr
33:20de son affaire
33:21qu'il empêche
33:22de faire l'enquête
33:23il empêche
33:24de faire l'enquête
33:25en déclarant
33:26en tout cas
33:27ce qu'on peut dire
33:30c'est un basculement
33:32quand même
33:32la mort de René Goud
33:34il s'est passé quelque chose
33:35il y a une mobilisation
33:36plus forte des américains
33:37contre ICE
33:38depuis
33:38on peut le dire ça
33:39ah oui ça
33:40absolument
33:40ça a vraiment
33:41mais c'est parce que
33:43les radicaux voulaient
33:44ils voulaient
33:44ils voulaient George Floyd
33:45non mais la dernière chose
33:47je ne sais pas
33:47parce que pour l'instant
33:48laissez qu'il y a
33:48t'es valide
33:49juste terminée
33:49pour le côté
33:51prise de conscience
33:52en fait
33:53il y a eu un sondage
33:55qui a été fait
33:55sur
33:56est-ce que vous avez
33:58vu la vidéo
33:59ou entendu parler
34:00de ce qui est arrivé
34:01à René Goud
34:02et il y avait
34:03un chiffre
34:03du style
34:0490%
34:05c'est quelque chose
34:06aux Etats-Unis
34:07et même ailleurs
34:08aujourd'hui
34:09d'avoir 90%
34:10d'une population
34:11ou des gens interrogés
34:13qui vous disent
34:13j'ai vu ça
34:14j'ai entendu parler
34:15de cette information
34:16c'est énorme
34:17donc c'est quelque chose
34:17qui a touché
34:18qui est passé
34:19outre les barrières
34:20politiques
34:21d'âge
34:22de classe sociale
34:23de couleur de peau
34:24ça a vraiment
34:25atteint tout le monde
34:26après tout le monde
34:27n'est pas d'accord
34:27sur ce qu'ils ont vu
34:28mais tout le monde
34:29l'a vu
34:29et donc ça a déclenché
34:31quelque chose
34:32aux Etats-Unis
34:32il nous reste 5 minutes
34:33d'émission
34:34pardonnez-moi
34:35un tout petit mot
34:36parce que c'est quand même
34:37important
34:38ICE a été déployé
34:40pratiquement à 100%
34:41dans des villes
34:42tenues par les démocrates
34:44parce qu'il n'y a pas
34:45il n'y a pas d'assassins
34:46réfugiés
34:47dans les villes républicaines
34:50ceci montre
34:51le caractère
34:51entièrement politique
34:53de l'usage qui est fait
34:54par ICE
34:54c'est dans les villes démocrates
34:55où il y a des accrochements
34:56ICE a été déployé
34:58dans les villes républicaines
34:59dans les villes républicaines
35:00c'est déjà la gérée
35:01on continuera
35:02on parlait d'ICE
35:02mais là
35:03il y a 5 minutes
35:04pour terminer cette émission
35:06on va faire un peu
35:07de prospective
35:08d'abord
35:08est-ce que le trumpisme
35:10va survivre à Trump
35:12ça c'est quand même
35:12une question qu'on se pose
35:13Hélène Kuntz
35:14alors je demeure
35:16un tout petit peu optimiste
35:17que
35:18qu'il va mourir
35:19non non non
35:20pas qu'il meurt
35:22mais
35:22que
35:23c'était effectivement
35:25vraiment porté
35:26par sa personne
35:27demain
35:28J.D. Vance
35:29prend le poste
35:30voilà
35:31je veux dire
35:32il ne peut pas peser
35:34sa personne
35:35sa personnalité
35:36ne peut pas peser
35:37comme
35:38on a vu Trump
35:39depuis
35:39d'ailleurs
35:40je dirais
35:41Trump depuis 30 ans
35:42Trump était un homme
35:43extrêmement populaire
35:44très connu
35:44donc ça colle trop
35:45à la personnalité de Trump
35:46et on l'a vu
35:47comme vous avez évoqué
35:48tout à l'heure
35:49dans ces derniers
35:50lots d'élections
35:52justement
35:53en parlant
35:55de Donald Trump
35:56le voilà qui arrive
35:57il va donner
35:57une conférence de presse
35:59maintenant
36:00à la Maison Blanche
36:02le voilà
36:03avec
36:04ses 365 wins
36:06c'est-à-dire
36:07365 fiches
36:08vous disiez
36:08Keteman
36:09une par jour
36:10c'est pour les 365 jours
36:12oui c'est la Maison Blanche
36:13qui a distribué
36:14ce document
36:15juste avant
36:16le début
36:16de cette conférence
36:17pour les un an d'anniversaire
36:18on l'écoute
36:19Donald Trump
36:19était en surprise
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