00:00Tout oui et non. Vous parliez tout à l'heure à juste titre de cette question de politique pénale
00:05et également aussi de l'axime judiciaire. Moi je ne pense pas qu'on puisse tant parler de l'axime
00:09judiciaire
00:09mais effectivement il y a une question de culture, de politique, sur la question de la libération anticipée
00:13parce qu'on est en plein dedans, même s'il s'agit d'un récidiviste.
00:17C'est notamment dû au fait que ces pédocriminels, généralement, ont un comportement exemplaire en détention
00:20donc ils bénéficient quasiment d'office d'une remise en liberté anticipée.
00:26Et outre cela, vous parliez de M. Darmanin. M. Darmanin a quand même apporté récemment
00:29tout son soutien sur justement cette proposition de loi.
00:32Les parents ont été reçus à l'Assemblée nationale et auditionnés par Laure Miller
00:35qui porte cette proposition de loi avec moi ainsi que Virginie Duby-Muller.
00:39Et il y avait son conseiller qui était présent, qui a à nouveau confirmé, comme il l'avait fait sur
00:42LCI,
00:43qu'il soutiendrait ces dispositions. Aujourd'hui l'idée c'est de consulter les victimes.
00:47Sachez qu'au Canada c'est fait systématiquement. On demande aux victimes non pas de décider pour la justice,
00:51mais on s'intéresse à comment elles vont, à ce qu'il advient pour elles, à leurs priorités, etc.
00:56Et ça, à mon sens, c'est un minima. C'est prévu aujourd'hui, mais c'est soumis à la
01:00discrétion de l'autorité judiciaire.
01:02C'est-à-dire si le juge l'estime au portant.
01:04Le deuxième point, c'est l'information. Elle est nécessaire, elle est vitale.
01:07On le voit avec le tragique décédé à Nice.
01:10Et enfin, la question des interdictions.
01:12C'est-à-dire que c'est bien beau de prononcer une interdiction d'entrer en contact et de paraître,
01:15mais si, in concreto, vous avez l'agresseur qui vit à deux kilomètres
01:19et que la famille des victimes vive ce que vit les parents de Nice, c'est inadmissible.
01:24Or, dans le cadre de mes recherches, je discute régulièrement avec des directeurs de SPIP,
01:28avec des magistrats, des professeurs de droit.
01:29Et ils sont, je dirais, pieds et mains liés parce qu'ils ont peu de moyens aussi pour mettre en
01:33œuvre.
01:34Donc, à tous les niveaux, oui, je dirais que ça ne va pas.
01:36Et aujourd'hui, si on avait peut-être fait chacun mieux son travail,
01:41Yannis serait parmi nous et peut-être pourra en témoigner de lui-même.
01:43Sous-titrage Société Radio-Canada
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