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  • il y a 6 mois
«Si chacun avait mieux fait son travail, Yanis serait parmi nous», considère Steffy Alexandrin, présidente de l'association Carl. Elle revenait sur le suicide de cet adolescent de 17 ans, le 30 mars dernier, après avoir appris la remise en liberté d’un voisin qui l’avait agressé sexuellement à partir de ses 12 ans.

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Transcription
00:00Tout oui et non. Vous parliez tout à l'heure à juste titre de cette question de politique pénale
00:05et également aussi de l'axime judiciaire. Moi je ne pense pas qu'on puisse tant parler de l'axime
00:09judiciaire
00:09mais effectivement il y a une question de culture, de politique, sur la question de la libération anticipée
00:13parce qu'on est en plein dedans, même s'il s'agit d'un récidiviste.
00:17C'est notamment dû au fait que ces pédocriminels, généralement, ont un comportement exemplaire en détention
00:20donc ils bénéficient quasiment d'office d'une remise en liberté anticipée.
00:26Et outre cela, vous parliez de M. Darmanin. M. Darmanin a quand même apporté récemment
00:29tout son soutien sur justement cette proposition de loi.
00:32Les parents ont été reçus à l'Assemblée nationale et auditionnés par Laure Miller
00:35qui porte cette proposition de loi avec moi ainsi que Virginie Duby-Muller.
00:39Et il y avait son conseiller qui était présent, qui a à nouveau confirmé, comme il l'avait fait sur
00:42LCI,
00:43qu'il soutiendrait ces dispositions. Aujourd'hui l'idée c'est de consulter les victimes.
00:47Sachez qu'au Canada c'est fait systématiquement. On demande aux victimes non pas de décider pour la justice,
00:51mais on s'intéresse à comment elles vont, à ce qu'il advient pour elles, à leurs priorités, etc.
00:56Et ça, à mon sens, c'est un minima. C'est prévu aujourd'hui, mais c'est soumis à la
01:00discrétion de l'autorité judiciaire.
01:02C'est-à-dire si le juge l'estime au portant.
01:04Le deuxième point, c'est l'information. Elle est nécessaire, elle est vitale.
01:07On le voit avec le tragique décédé à Nice.
01:10Et enfin, la question des interdictions.
01:12C'est-à-dire que c'est bien beau de prononcer une interdiction d'entrer en contact et de paraître,
01:15mais si, in concreto, vous avez l'agresseur qui vit à deux kilomètres
01:19et que la famille des victimes vive ce que vit les parents de Nice, c'est inadmissible.
01:24Or, dans le cadre de mes recherches, je discute régulièrement avec des directeurs de SPIP,
01:28avec des magistrats, des professeurs de droit.
01:29Et ils sont, je dirais, pieds et mains liés parce qu'ils ont peu de moyens aussi pour mettre en
01:33œuvre.
01:34Donc, à tous les niveaux, oui, je dirais que ça ne va pas.
01:36Et aujourd'hui, si on avait peut-être fait chacun mieux son travail,
01:41Yannis serait parmi nous et peut-être pourra en témoigner de lui-même.
01:43Sous-titrage Société Radio-Canada
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