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Ce lundi 10 août 2026, Naoufel El Khaouafi vous accompagne de 15h à 17h dans BFM Non-Stop.
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00:00:00A 15h18, soyez les bienvenus sur BFM TV, on vous parle de cette cinquième vague de canicules qui va s
00:00:05'abattre,
00:00:05qui commence déjà à s'abattre sur la France avec des pics attendus à près de 40 degrés.
00:00:10On en parle avec vous Marc et chef du service météo-climat, 22 départements qui sont placés en vigilance orange
00:00:16canicule et ça risque de durer Marc.
00:00:18Oui et surtout ça n'est que le début puisqu'il est 15h18 et à 16h il y aura donc
00:00:25une évolution de cette vigilance orange canicule
00:00:28puisque à 16h Météo France va annoncer la nouvelle liste des départements qui basculeront en vigilance orange canicule à partir
00:00:36de demain midi.
00:00:37Il n'y a pas de surprise lorsqu'on voit les températures et leur manière d'évoluer à partir de
00:00:41demain,
00:00:42notamment vers le centre-ouest, vers la Bretagne ou encore en direction du Languedoc.
00:00:48Très clairement il y a de très nombreux départements qui vont basculer en vigilance orange.
00:00:54Donc demain on sera très certainement à plus de 40 départements qui seront placés en vigilance orange canicule
00:01:00et cette canicule va en effet encore s'intensifier notamment à partir de mercredi, jeudi, vendredi
00:01:06qui seront a priori les trois journées les plus chaudes de l'épisode.
00:01:09Il est prévu dès mercredi des pointes après...
00:01:12Alors déjà il fait plus de 40 degrés actuellement dans l'intérieur du Var.
00:01:15Il est prévu à nouveau demain des pointes à près de 40 degrés dans cette région.
00:01:20Et puis entre mercredi, jeudi et vendredi, là on pourrait localement atteindre les 40 à 41 degrés
00:01:24entre le sud-ouest et le centre.
00:01:26Il n'est pas impossible qu'on frôle la barre des 40 degrés vendredi après-midi en Ile-de-France.
00:01:31Donc c'est une canicule qui va monter en puissance et qui va s'installer pendant plusieurs jours.
00:01:35Gaël Musquet, c'est une canicule qui va monter en puissance des pics à 40 degrés attendus ces prochains jours.
00:01:40C'est la cinquième canicule depuis le début de l'été.
00:01:42Quand est-ce qu'on va enfin respirer ? Quand est-ce que ça va s'arrêter ? Est-ce
00:01:45que ça va s'arrêter un jour ?
00:01:46Alors, j'aimerais donner de bonnes nouvelles là.
00:01:49On va quand même attendre, et c'est ce que l'on fait depuis le mois de mai,
00:01:53c'est qu'au-delà de deux à trois jours, même si on a quand même des grandes tendances,
00:01:56il est difficile de donner une parole d'autorité et de dire exactement ce qui va se passer
00:02:03au-delà de deux, trois jours, voire huit jours pour les tendances.
00:02:07Ce qui est certain, c'est qu'à chaque jour suffit sa peine
00:02:09et qu'il va falloir suivre les bulletins à la fois sur les vigilances canicules
00:02:13et, je parle sur le contrôle de marque, les vigilances feu de végétation, feu de forêt.
00:02:18Parce que quand on regarde cette carte pour demain, on se rend compte à quel point
00:02:22tous les territoires pratiquement de l'Hexagone sont touchés.
00:02:26Le département demain en vigilance orange pour le feu de forêt, oui.
00:02:29Donc c'est dire à quel point tout cela a des conséquences sur la végétation,
00:02:33sur les corps aussi, mais on est en période estivale par rapport au mois de mai.
00:02:36On va dire que c'est un peu plus supportable physiologiquement
00:02:39parce qu'on est, après le mois de juillet, après le mois de juin,
00:02:42on a des corps qui se sont adaptés, mais ça reste, on le rappelle, des phénomènes dangereux.
00:02:46Vous parlez justement des conséquences parce que cette canicule,
00:02:49ces fortes chaleurs, ça complique la lutte contre les incendies.
00:02:53Le risque reste très élevé dans plusieurs régions.
00:02:56Direction la Drôme, on va retrouver Antoine Forestier, vous êtes avec Camille Fournier.
00:03:00Le feu, l'incendie qui n'est pas maîtrisé après près de sept jours
00:03:04dans le massif du Clap, 400 hectares qui ont déjà été brûlés, Antoine.
00:03:10Oui, c'est un feu qui s'est déclaré lundi dernier, vous le disiez.
00:03:13Il y a eu une forte reprise hier avec près de 30 hectares de brûlés de nouveau
00:03:18et ce qui a incité les autorités à rappeler des moyens ici,
00:03:21notamment des moyens aériens.
00:03:22Depuis 14 heures désormais, on voit des Canadaires revenir sur zone,
00:03:27cinq Canadaires dans un premier temps qui sont venus larguer juste ici.
00:03:30On va vous le montrer sur ces images de Camille Fournier,
00:03:32en haut de ces montagnes, avec à chaque fois 6 000 litres de larguer.
00:03:36Ils ont effectué comme ça deux rotations et désormais,
00:03:38ce ne sont plus que trois avions qui effectuent des largages.
00:03:41Il leur faut à peu près 20 minutes pour intervenir.
00:03:43Entre-temps, il y a également un hélicoptère bombardier d'eau.
00:03:46Vous le constatez, on est sur une montagne assez élevée
00:03:48avec 1 500 m d'altitude au maximum.
00:03:51Et en plus de ce travail aérien, il y a évidemment les hommes sur le terrain,
00:03:55408 pompiers qui sont toujours mobilisés sur cet incendie.
00:03:58On parle d'une progression lente.
00:04:00Il n'y a qu'un village en contrebas qui est encore assez loin,
00:04:03le village de Charence.
00:04:05Il n'y a pour le moment pas eu de demande d'évacuation au maire de ce village,
00:04:10mais certains habitants ont quand même décidé de quitter les lieux par précaution.
00:04:13C'est évidemment dans la zone en direction de ce village
00:04:16que les efforts des pompiers se concentrent pour le moment.
00:04:19400 pompiers donc encore sur le terrain
00:04:21et des moyens aériens qui pourront être actifs jusqu'à la tombée de la nuit.
00:04:24Merci beaucoup Antoine, avec Camille Fournier.
00:04:27Marc, on parlait de cette canicule, ces fortes chaleurs,
00:04:30ça complique le travail dans la lutte des incendies
00:04:32parce que le risque de feu de forêt reste très élevé.
00:04:35Oui, il reste très élevé.
00:04:37Pour aujourd'hui, 17 départements qui sont placés en vigilance orange par Météo France.
00:04:42On l'a vu dans le département de la Drôme, notamment,
00:04:45où des canadaires travaillent pour lutter contre ce feu qui a débuté maintenant il y a plus d'une semaine
00:04:53et il a déjà brûlé 400 hectares dans le département de la Drôme.
00:04:57Donc il y a la Drôme, bien sûr, qui est en vigilance orange.
00:04:5917 départements aujourd'hui.
00:05:00En fait, le risque aujourd'hui, il remonte vers le nord de la région Grand Est.
00:05:04Il concerne le Val-d'Oise, il concerne l'Essonne, il concerne le département de la Somme.
00:05:08Donc pas uniquement des départements du Sud-Est qui pourtant sont plus habitués,
00:05:12on va le dire, en été à subir ces feux de forêt et de végétation.
00:05:18Et puis donc demain, le risque va encore s'accentuer avec la hausse des températures.
00:05:2132 départements placés demain après-midi, demain sur toute la journée en vigilance orange.
00:05:26Et donc là, le risque va concerner des départements comme les Deux-Sèvres,
00:05:30les Pays-de-la-Loire, le Centre, toute l'Île-de-France à nouveau, les Hauts-de-France.
00:05:33Donc on voit très bien que ce risque va monter crescendo au fur et à mesure de la semaine
00:05:37puisque avec la canicule qui va s'étendre et les températures qui vont localement atteindre,
00:05:42voire dépasser les 38 à 40 degrés, y compris sur les régions situées au nord de la Loire,
00:05:47ce risque de feux de forêt, lui, va aussi s'étendre.
00:05:49La France, qui n'est pas la seule en proie aux flammes, une partie de l'Europe est durement touchée
00:05:53depuis le début de cet été.
00:05:55C'est le cas notamment de la Grèce.
00:05:56C'est là qu'on va retrouver notre correspondant Fabien Perrier.
00:05:58Vous êtes au sud d'Athènes où un nouvel incendie a eu lieu depuis plusieurs heures maintenant.
00:06:04Oui, tout à fait. L'incendie est parti à peu près vers 8h30 ce matin, m'expliquaient les pompiers.
00:06:09Ils ont mis plus de 4 heures à le contrôler.
00:06:12Ils étaient environ 250 personnes, 250 forces à essayer de maîtriser cet incendie.
00:06:18Deux hélicoptères, les hélicoptères d'ailleurs continuent de tourner au-dessus de ma tête.
00:06:23Ils se relaient pour aller arroser les zones sur lesquelles il y a encore des traces d'incendie.
00:06:28À l'heure où je vous parle, l'incendie est sous contrôle, cependant les vents sont violents.
00:06:33Et en fait, ce que m'expliquaient les pompiers, c'est qu'ils craignent une reprise,
00:06:36puisque avec ces vents forts, des cendres risquent de se déplacer et d'allumer d'autres incendies.
00:06:44Et ça se voit très bien dans le paysage.
00:06:46Il faut imaginer que c'est une colline qui est plutôt verte d'habitude.
00:06:49Et il y a comme une percée noire qui traverse le flanc de la colline.
00:06:54Et derrière moi, vous voyez qu'un élevage de volailles a pris feu et est complètement rasé par les flammes.
00:07:00En fait, comme je disais, pendant plus de quatre heures, les feux ont envahi la région.
00:07:05Et à l'heure où je vous parle, les habitants disaient aussi qu'ils avaient très peur.
00:07:08Ils ont été évacués, ils ont reçu deux messages.
00:07:11Et ils disent que certains n'avaient jamais eu aussi peur,
00:07:13alors que ce n'est pas la première fois qu'un incendie se déclenche dans cette région.
00:07:18Voilà ce qu'on peut dire à l'instant sur cet incendie.
00:07:21Pendant plus de quatre heures, comme je le disais, a ravagé la région.
00:07:25Et qui est encore sous une très forte surveillance.
00:07:28Surveillance qui est aussi le fait des groupiers français qui sont dépêchés dans la zone.
00:07:34Merci beaucoup Fabien.
00:07:36Père Yegel, Musquet, on parlait des incendies en France, en Grèce.
00:07:40C'est toute l'Europe et peut-être une grande partie du monde qui est touchée,
00:07:43particulièrement touchée depuis le début de l'été.
00:07:45On a un rapport aujourd'hui, 120 millions d'Européens exposés aux fortes chaleurs.
00:07:48900 millions de personnes dans le monde, de l'Afrique à l'Amérique latine,
00:07:52en passant par l'Europe, qui ont été exposés à ces fortes températures.
00:07:55Même cause, même conséquence.
00:07:57Végétation fragilisée, sèche, feu au moindre écart.
00:08:01On n'a aucune marge, malheureusement, face à ces départs de feu qui deviennent très vite des brasiers.
00:08:07Restez avec nous sur BFM TV.
00:08:08On va se retrouver dans une poignée de secondes tout de suite.
00:08:10C'est la météo avant tout de suite.
00:08:13Bientôt 15h30, soyez les bienvenus sur BFM TV.
00:08:15À la ligne de l'actualité, Gérald Darmanin qui se prend la foudre des policiers.
00:08:19Après la lettre où il dénonce des graves défaillances dans les enquêtes sur les violences sexuelles faites aux enfants,
00:08:24la colère des policiers explose.
00:08:26Ils accusent le garde des Sceaux de leur faire porter le chapeau et parlent même de trahison.
00:08:32Cinquième canicule qui s'installe.
00:08:33Et cette fois, presque toute la France va suffoquer.
00:08:3622 départements sont placés en vigilance orange dans le centre et le sud-est.
00:08:40Et le thermomètre va continuer de grapper dans les prochains jours avec des pics attendus à près de 40 degrés.
00:08:46Et puis, ces fortes chaleurs compliquent aussi la lutte contre les incendies.
00:08:49La situation reste très inquiétante dans la Drôme.
00:08:52Depuis 7 jours, le feu continue de progresser.
00:08:544 pompiers ont été blessés hier.
00:08:56Plus de 400 hectares sont déjà partis en fumée.
00:08:58Et des centaines d'autres restent menacées.
00:09:02C'est désormais une véritable guerre ouverte entre Gérald Darmanin et la police.
00:09:07Après avoir dénoncé des graves dysfonctionnements dans le traitement des violences sexuelles sur mineurs,
00:09:12le garde des Sceaux est accusé par des commissaires de vouloir faire porter la responsabilité aux enquêteurs,
00:09:18en cause notamment des milliers de procédures qui n'auraient jamais été transmises à la justice.
00:09:23On en parle avec Axel Ronde, vous êtes porte-parole du syndicat CFTC Police.
00:09:28Déjà une réaction, est-ce que vous aussi vous partagez ce sentiment de colère, de trahison de la part de
00:09:34Gérald Darmanin ?
00:09:35Écoutez, si Gérald Darmanin n'avait pas été ministre de l'Intérieur pendant cinq années,
00:09:39on pourrait dire effectivement qu'il peut découvrir la problématique.
00:09:44Cette problématique, nous les syndicats, l'ensemble des syndicats de police,
00:09:47on l'a informée depuis des années sur les dysfonctionnements qu'il y a dans le traitement judiciaire dans notre
00:09:56pays,
00:09:56parce qu'au final nous n'avons déjà pas les bons outils, si vous voulez.
00:10:01Il y a un logiciel qu'on attend pour la rédaction des procédures,
00:10:07qui a coûté 260 millions d'euros et qui n'est toujours pas opérationnel aujourd'hui.
00:10:11Ça fait dix ans qu'on attend un nouveau logiciel et M. Darmanin est en train de découvrir tous ces
00:10:18dysfonctionnements,
00:10:19alors même qu'on n'a pas cessé de l'en informer, de lui dire qu'il y avait des
00:10:24dossiers non traités,
00:10:26des fonctionnaires de police, enquêteurs qui ont entre 400, 500, 600 dossiers en portefeuille.
00:10:31Mais ces dossiers en portefeuille, ce sont des plaintes au final de Français qui attendent finalement qu'on instruise leur
00:10:37affaire.
00:10:38Mais si vous voulez, les policiers, on ne peut pas se démultiplier.
00:10:40Tout devient urgent dans la police nationale.
00:10:44Tout est une urgence. Dès qu'il y a un moindre problème, on met un saut urgent.
00:10:49Sauf qu'au bout d'un moment, si vous n'avez pas les effectifs taillés pour, ça ne fonctionne pas.
00:10:54Et je vais vous dire, là, le dysfonctionnement parle sur les violences sur les mineurs,
00:10:59mais je peux vous garantir que vous avez même dysfonctionnement sur l'ensemble des plaintes en France.
00:11:04Maxime Branchester du service Police Justice BFM TV est avec nous.
00:11:07Peut-être est-ce qu'on peut revenir sur cette scission, cette colère entre, d'un côté, le garde des
00:11:13Sceaux et de l'autre, la police ?
00:11:15Écoutez, c'est très simple. À l'origine, il y a un courrier de Gérald Darmanin adressé à Laurent Nunez,
00:11:22qui est en fait une sorte de bilan qui a été fait suite à l'affaire Liana.
00:11:25Vous vous souvenez, l'affaire Liana, il y a eu des défaillances graves qui, sans doute, auraient pu empêcher la
00:11:31mort de la petite Liana.
00:11:32Et le ministre, le garde des Sceaux, à la suite de ça, avait demandé un audit.
00:11:36Il avait demandé à tous les parquets généraux de faire l'inventaire de tous leurs dossiers de violences sur mineurs,
00:11:41de violences sexuelles sur mineurs, et de faire un bilan.
00:11:44Eh bien, ce bilan, il a été dressé dans un courrier que Gérald Darmanin a adressé à Laurent Nunez,
00:11:49qui liste un certain nombre de défaillances.
00:11:52Dans ces défaillances, beaucoup visent les policiers enquêteurs,
00:11:57que ce soit des problèmes de formation, des problèmes d'affaires qui ne soient pas suivis,
00:12:00des problèmes de stock d'affaires qui ne soient pas gérés.
00:12:03Bref, il y a tout un listing.
00:12:04Et ce courrier a été révélé par Le Monde et confirmé par BFM TV.
00:12:09Et ça a provoqué la colère des policiers en charge de l'investigation,
00:12:13notamment d'une association qui s'appelle l'ANPJ, l'Association Nationale de la Police Judiciaire.
00:12:18Alors, pourquoi ça déclenche leur colère ?
00:12:20Parce que, très simplement, ils disent que tous ces défauts, toutes ces critiques
00:12:24qui ont été pointées par ces remontées, par cette étude des parquets généraux,
00:12:30eh bien, eux, ils assurent que ça fait des années qu'ils pointent des problèmes dans leurs dispositifs,
00:12:34qu'ils demandent à ce qu'il y ait des solutions et que ça n'a pas été fait.
00:12:37Et c'est de là que vient la brouille entre Gérald Darmanin, garde des Sceaux,
00:12:41ex-ministre de l'Intérieur, c'est important de le préciser dans ce cas-là,
00:12:43et les policiers de la Fédération Investigation.
00:12:46Alors, justement, on est avec Jérôme, vice-président de l'association,
00:12:49qui est à l'origine, justement, de cette lettre contre la lettre faite par Gérald Darmanin.
00:12:55Justement, dans ce courrier, vous parlez, vous, de trahison et d'écarrement.
00:12:59Qu'est-ce que vous reprochez aux gardes des Sceaux ?
00:13:01Alors, bonjour à tous, déjà.
00:13:03Alors, ce qu'on reproche aux gardes des Sceaux,
00:13:05c'est d'ouvrir les yeux une fois qu'il n'est plus en responsabilité,
00:13:08alors qu'il est à l'origine, quand même,
00:13:11durant ces quatre ans, d'un certain nombre de changements structurels
00:13:16dans la police nationale.
00:13:18Et à l'époque, alors qu'il était aux manettes,
00:13:21il n'a rien fait pour résoudre cette crise de la filière judiciaire.
00:13:25Et est-ce que, malgré tout, vous comprenez que ça soulève des interrogations,
00:13:29effectivement, quand on voit ce constat accablant,
00:13:32mises en évidence par cette lettre, des dossiers fantômes, des dossiers perdus.
00:13:37Est-ce qu'on peut dire que la police a une part de responsabilité ou pas du tout ?
00:13:42Le constat est partagé par tous.
00:13:45Il est partagé depuis maintenant bien longtemps,
00:13:48parce qu'il a été révélé par des audits internes,
00:13:50révélé par des enquêtes parlementaires sénatoriales.
00:13:53Il a été appuyé par la Cour des comptes,
00:13:55qui se demandait où passer l'argent dans la filière investigation.
00:14:00La question n'est pas le constat.
00:14:02La question, c'est pourquoi maintenant ?
00:14:04Alors que ce constat a été fait dès 2022-2023,
00:14:09et que derrière cela, on a appliqué une réforme des directions départementales de la police nationale,
00:14:15qui n'a fait qu'accroître encore cette problématique,
00:14:20créant un fossé de plus en plus important entre les missions d'ordre public
00:14:24et les missions de police judiciaire de la police nationale.
00:14:27Quand vous dites pourquoi maintenant, ça veut dire quoi ?
00:14:30Ça veut dire que ce constat, on le savait depuis déjà plusieurs mois,
00:14:34que ça a été mis en avant beaucoup trop tard ?
00:14:37Ça fait plusieurs années que tout le monde sait très bien que la filière judiciaire,
00:14:41notamment en sécurité publique, est exsangue,
00:14:44c'est-à-dire qu'il y a une disproportion des moyens par rapport aux missions à accomplir.
00:14:50On a plongé l'ancienne DCPJ dans ce marasme structurel,
00:14:58et aujourd'hui, on ouvre les yeux en disant « mais oui, oui, il y a des problèmes ».
00:15:02Mais au final, dès 2023, les audits l'ont dit,
00:15:05dès 2024, on a dit que la réforme qui allait être mise en place ne réglerait aucun problème,
00:15:12et que la filière nécessiterait pour son évolution que les personnels soient plus nombreux,
00:15:19mieux formés et mieux accompagnés dans le cadre de leur mission.
00:15:22Axel Ronde, vous partagez ce constat pour vous.
00:15:25Gérald Darmanin se dédouane d'une certaine manière de toute responsabilité,
00:15:29et vous pointe du doigt, vous policier, enquêteur ?
00:15:31Oui, mais c'est son bilan au final.
00:15:33Je suis désolé qu'on reste quasiment cinq ans au ministère de l'Intérieur,
00:15:36et qu'il est au courant de tous ces dysfonctionnements,
00:15:38et même, il y a participé puisqu'il a fait une réforme de la police judiciaire,
00:15:42dont personne ne voulait, et même les magistrats disaient que ça allait casser l'outil judiciaire dans notre pays,
00:15:53parce que, si vous voulez, on fait des spécialistes, des généralistes.
00:15:57Avant, nous avions des fins limiers de la police judiciaire.
00:16:00Aujourd'hui, nous avons des généralistes qui font un peu tout et n'importe quoi.
00:16:05La réalité, on ne nous parle pas de professionnalisme, de manque, si vous voulez, d'empathie,
00:16:13ou même de professionnel.
00:16:16De formation, tout simplement.
00:16:17De formation, mais c'est normal.
00:16:18Si vous voulez, quand vous cassiez un outil, vous êtes désabusé.
00:16:21Les fonctionnaires de police, je peux vous dire, en France, ils en ont un peu ras-le-bol.
00:16:26Déjà, on est très mal payé, on n'est pas forcément soutenu,
00:16:30et là, on a un ancien ministre de l'Intérieur qui nous accuse ouvertement d'être responsable, finalement, de l
00:16:36'affaire Liana.
00:16:37Non, mais à un moment donné, il faut arrêter.
00:16:39Quand les syndicats de police sont reçus avec le ministre de l'époque,
00:16:44on lui a bien expliqué la situation.
00:16:47Mais il préfère, finalement, regarder ailleurs, parce que c'est toujours un problème de budget.
00:16:52Mais quand vous êtes capable de mettre 260 millions d'euros dans de la fumée,
00:16:56pour un logiciel qui ne fonctionne pas, c'est qu'il y a quand même des défaillances un petit peu
00:17:00partout.
00:17:01Alors, ça serait fort de café d'accuser les policiers de terrain d'être les responsables en bout de chaîne.
00:17:07Jérôme, vous partagez cette même position.
00:17:10Vous avez l'impression que Gérald Darmanin vous considère comme responsable
00:17:13de ce qui s'est passé, malheureusement, avec la petite Liana ?
00:17:17Non, alors, je n'irai pas jusqu'à là.
00:17:20Je pense qu'il ne faut pas oublier qu'il reste le bon constat.
00:17:25C'est ça qui, aujourd'hui, nous, nous intéresse, c'est de regarder devant qu'est-ce qu'on fait
00:17:29pour améliorer le traitement des plaintes des Français, surtout c'est ça,
00:17:34et surtout les conditions de travail de nos collègues qui, comme l'a dit votre invité en plateau, souffrent aujourd
00:17:44'hui.
00:17:44C'est-à-dire que c'est difficile pour nous d'entendre qu'on jette l'opprobre sur les fonctionnaires
00:17:51qui travaillent au quotidien alors qu'on les laisse dans une position de détresse professionnelle grave et ancrée.
00:18:00Et après, derrière, on vient leur dire, attendez, quand même, vous ne travaillez pas très bien quand même.
00:18:04On peut améliorer les choses.
00:18:05Oui, mais ça fait dix ans que vous nous laissez dans ce marasme sans promouvoir la filière,
00:18:11sans investir dessus, sans mettre les personnels nécessaires,
00:18:16parce que la vraie question aujourd'hui, c'est effectivement la formation,
00:18:20la qualité de la formation des personnels,
00:18:21mais c'est aussi le nombre de personnels affectés à ces missions de police judiciaire.
00:18:26Aujourd'hui, si on prend le ratio police-gendarmerie,
00:18:30si on devait respecter le même ratio que nos collègues gendarmes,
00:18:34ce n'est pas 2 000 comme M. Retailleau l'avait promis,
00:18:36ce n'est pas 700 comme annoncé par le plan d'investigation de M. Nunez,
00:18:41c'est près de 12 000 OPJ qui manquent dans la police nationale.
00:18:4412 000.
00:18:45Donc on est très loin des investissements qu'il faudrait pour améliorer la situation.
00:18:51Et effectivement, on n'a pas encore évoqué le problème de la synergie numérique
00:18:56et des logiciels numériques qui est un serpent de mer incroyable
00:19:01dans notre institution depuis 2015 et l'abandon de Scrib.
00:19:06Maxime, vous avez une question ?
00:19:07Oui, Jérôme, Maxime Brancetteur du service police-justice.
00:19:10Il faut répondre concrètement.
00:19:12C'est vrai que le courrier de Gérald Darmanin pointe des défauts précisément.
00:19:17On a besoin de comprendre quand il dit par exemple qu'il y a des parquets
00:19:19qui relèvent qu'un grand nombre de procédures n'ont fait aucun acte d'enquête depuis la plainte,
00:19:24qu'il y a des affaires, je pense à Bastère par exemple ou ailleurs,
00:19:27où il y a des personnes qui font commettre des violences sexuelles sur mineurs
00:19:31qui sont identifiées par un corps arrêté,
00:19:32qu'il y a un certain nombre de stocks fantômes qui n'ont jamais été transmis au parquet.
00:19:36Tout ça, ça cible directement les services enquêteurs.
00:19:40Comment vous expliquez ces défaillances ?
00:19:45Alors ces défaillances, on les explique déjà par le sous-dimensionnement des services.
00:19:48Au final, parce que les services ne sont plus en capacité de traiter
00:19:55le champ infractionnel de leur territoire.
00:19:58C'est l'un des vrais problèmes, c'est celui-là.
00:20:01C'est-à-dire qu'à un moment, le travail de deux personnes,
00:20:04ce n'est pas le travail d'une personne.
00:20:06Ensuite, effectivement, on peut pointer du doigt le suivi numérique.
00:20:12Aujourd'hui, les logiciels sont obsolètes,
00:20:14ne permettent pas de gagner du temps sur les procédures.
00:20:18Et enfin, le problème, effectivement, c'est aussi une chimère
00:20:23de laquelle on parle depuis un moment,
00:20:27c'est cette simplification de la procédure pénale,
00:20:30qui aujourd'hui est demandée par bon nombre de...
00:20:36de la police, gendarmerie, justice, parce que même nos collègues magistrats
00:20:42souffrent de cette complexification.
00:20:45Et donc personne ne décide de s'attaquer à cette question-là.
00:20:52Donc c'est multifactoriel, mais au final, tellement prévisible
00:20:57que c'était annoncé pour notre part depuis maintenant de nombreuses années.
00:21:02– Merci beaucoup, merci d'avoir été avec nous.
00:21:05Merci, voilà ce qu'on pouvait dire sur cette colère des policiers
00:21:08après ce rapport accablant transmis par Gérald Darmanin
00:21:12à son homologue de l'intérieur, Laurent Nunez.
00:21:15Dans l'actualité également, la canicule,
00:21:17cette cinquième vague de canicule qui attend la France,
00:21:20la France qui va se transformer une nouvelle fois en fournaise
00:21:23avec des températures, des pics attendus à près de 40 degrés.
00:21:27Marc, et cet épisode risque de durer.
00:21:30– Oui, c'est un épisode en effet durable qui s'annonce.
00:21:34Cinquième canicule en effet de la saison,
00:21:38mais une saison qui a démarré en fait dès le mois de mai,
00:21:41puisque la France a été touchée par son premier épisode caniculaire
00:21:44dès la fin mai.
00:21:46Donc une cinquième canicule avec des températures
00:21:49qui sont déjà très élevées depuis maintenant plusieurs jours
00:21:52dans les départements du sud-est de la France,
00:21:54où le thermomètre ne s'abaisse pas en dessous de 25 degrés la nuit
00:21:58et les températures en journée dépassent localement les 40 degrés.
00:22:02C'est encore le cas cet après-midi.
00:22:04On note 40 degrés 1 à Vidoban dans le Var,
00:22:0840 degrés 1 à Cogolin.
00:22:10On est à Draguignan à 39 degrés 3.
00:22:13Donc des températures en Corse après 39 degrés à Sartène.
00:22:17Donc on voit très bien cette canicule qui est déjà bien en place dans le sud-est
00:22:21et sous l'effet de cet anticyclone et de ce nouveau dôme de chaleur
00:22:25de l'air subtropical qui remonte vers la France,
00:22:28les températures caniculaires vont gagner de nombreuses régions
00:22:30durant ces prochains jours.
00:22:32Dès demain d'ailleurs vers le centre-ouest, la Bretagne, les pays de la Loire.
00:22:35Et donc cette vigilance orange canicule qui va s'étendre à 16h
00:22:38à de très nombreux autres départements.
00:22:40Ça n'est que le début parce que les températures caniculaires
00:22:42vont encore se renforcer mercredi, jeudi, vendredi,
00:22:46avec des pointes peut-être en Ile-de-France jeudi ou vendredi
00:22:49à près de 38, 39, voire 40 degrés.
00:22:51Gaëlle Musquet, ça n'est que le début, disait à l'instant Marc,
00:22:54cinquième canicule depuis le début de l'été, ça commence à faire beaucoup ?
00:22:57Oui, ces records battus, semaine après semaine, jour après jour,
00:23:02nous font presque oublier.
00:23:02Le mois de juillet qui a été le mois le plus chaud jamais enregistré en France.
00:23:05Le plus chaud jamais mesuré.
00:23:05Et ça nous fait presque oublier le drame que l'on a vécu il y a 23 ans.
00:23:09On est là pratiquement 23 ans jour pour jour.
00:23:13Souvenez-vous, la canicule de 2003, c'était du 1er août au 15 août 2003.
00:23:17Donc nous sommes presque jour pour jour, 23 ans après cette canicule
00:23:21qui a fait plusieurs dizaines de milliers de morts en France et en Europe.
00:23:26Et donc on se rend compte à quel point en 23 ans,
00:23:29les conditions climatiques ont évolué au point de nous imposer ce cinquième épisode-là.
00:23:37Donc là, une fois qu'on sait ça et qu'on l'a vécu,
00:23:41cette histoire douloureuse depuis 23 ans,
00:23:44ces canicules se sont succédées cette année plus que les autres.
00:23:48Il faut vraiment être rigoureux sur les messages de prudence.
00:23:52Ça reste des phénomènes dangereux, y compris pour des personnes en bonne santé.
00:23:55Mais encore plus quand c'est la cinquième vague de canicule,
00:23:59cinquième fois depuis quelques semaines, quelques mois,
00:24:02on doit supporter ces températures, on le disait, parfois supérieures à 40 degrés.
00:24:05Ça aura des incidences sur notre corps ?
00:24:06Ça a une incidence sur nos corps, on a vu les chiffres de la surmortalité
00:24:10sur les vagues précédentes de cette année, publiées par Santé publique France.
00:24:15Ça a des impacts sur la mortalité des végétaux, sur les animaux,
00:24:19sur nos agriculteurs, qu'ils soient éleveurs ou qu'ils soient fermiers,
00:24:25sur la partie végétale des exploitations qui est extrêmement impactée,
00:24:29avec des rendements voire nuls parfois,
00:24:31où ces agriculteurs parfois ne vont même pas pouvoir récolter le fruit de leur investissement.
00:24:37Donc oui, aujourd'hui, le sujet c'est comment on se prémunit dans les jours qui viennent ?
00:24:41Déjà avec les arrêtés de sécheresse, on respecte évidemment les vigilances qui ont été faites.
00:24:46Chaque goutte d'eau va compter du robinet à l'exploitation agricole.
00:24:49Il va falloir vraiment faire un usage parcimonieux de l'eau.
00:24:53Évidemment, les messages de prudence, et ça je pense que tout le monde y conviendra,
00:24:57sur la manipulation du feu et des sources de chaleur.
00:24:59Les véhicules qui doivent être entretenus, souvenez-vous,
00:25:03quelques zones de ces feux sont parties de feux de véhicules sur le bord de la route.
00:25:06Donc là, si vous vous apprêtez à prendre la route,
00:25:09ou même faire une petite révision de vos véhicules sur l'huile,
00:25:12le liquide de refroidissement, les systèmes de freinage, les pneumatiques,
00:25:15un petit tour du véhicule, allez voir peut-être votre garagiste pour vous éclairer,
00:25:19mais ces véhicules, malheureusement parfois mal entretenus,
00:25:22sont à l'origine de brasiers et d'incendies dangereux.
00:25:26Donc voilà, ces petits conseils-là, on peut les avoir sur risques.gouv.fr,
00:25:30il faut les appliquer d'ici à ce qu'on sorte de cette période-là.
00:25:32Alors justement, vous parliez d'incendie, c'est vrai que cette canicule,
00:25:34ces fortes chaleurs vont compliquer la lutte contre les flammes.
00:25:37Le risque reste très élevé dans plusieurs régions,
00:25:40à direction la Drôme où l'incendie n'est toujours pas maîtrisé,
00:25:43après 7 jours notamment dans le massif du Claps,
00:25:45on va retrouver Antoine Forestier, vous êtes avec Camille Fournier,
00:25:48on le disait, près de 400 hectares qui ont déjà brûlé.
00:25:53Oui, 400 hectares brûlés, 30 de plus hier avec cette forte reprise
00:25:59qui incite désormais les autorités à mettre beaucoup de moyens
00:26:01pour tenter d'arrêter ces reprises de feu.
00:26:03Vous voyez ici, sur ces images de Camille Fournier,
00:26:05un hélicoptère bombardier d'eau qui peut effectuer des rotations
00:26:08toutes les 4 à 5 minutes et qui, là comme ça,
00:26:10quelques centaines de litres d'eau.
00:26:12Juste avant, il y a à peu près 2 minutes,
00:26:14ce sont 3 Canadair qui sont de nouveau venus larguer en haut de cette montagne.
00:26:19Il y en a eu 5 en début d'après-midi.
00:26:21Pour eux, les rotations sont d'environ 20 minutes,
00:26:24le temps de pouvoir aller se réapprovisionner dans le département voisin.
00:26:27En plus de ce travail des moyens aériens,
00:26:30il y a également évidemment les hommes au sol
00:26:32qui sont plus de 400 pompiers mobilisés sur cet incendie.
00:26:36Il y a eu des renforts qui sont arrivés hier,
00:26:38du Gard également, les marins pompiers de Marseille
00:26:41qui sont venus prêter main-forte aux hommes,
00:26:42déjà présents sur le terrain ici depuis une semaine.
00:26:45C'est une forêt de pins qui est en train de brûler.
00:26:48Il n'y a pas de menace pour l'instant pour les villages aux alentours.
00:26:51Le seul village en contrebas, lui, a été protégé en amont
00:26:54avec notamment du retardant qui a été installé devant ce village
00:26:57d'une cinquantaine d'habitants environ.
00:26:59Pas d'ordre d'évacuation pour le moment.
00:27:02C'est moyens aériens qui vont pouvoir continuer ici
00:27:04d'effectuer des largages jusqu'à la tombée de la nuit.
00:27:08Merci beaucoup Antoine Forestier, accompagné de Camille Fournier.
00:27:12Marc A, ça va s'empirer parce qu'il y a ces canicules,
00:27:16ces fortes chaleurs, le vent également, ce cocktail explosif notamment
00:27:20qui favorise la propagation de ces incendies.
00:27:23Oui, 17 départements sont placés aujourd'hui en vigilance orange
00:27:28pour le risque de feu de forêt par Météo France.
00:27:30Demain, ce nombre va fortement augmenter à près de 32.
00:27:35La vigilance orange canicule va s'étendre à plus de 40 départements.
00:27:38On le verra dans quelques minutes avec la nouvelle carte de vigilance de Météo France.
00:27:43Mais c'est vrai qu'au fur et à mesure que les températures caniculaires
00:27:45gagnent du terrain, le risque de feu de forêt, de feu de végétation...
00:27:49J'aime bien aussi dire feu de végétation parce qu'il n'y a pas...
00:27:53Ce ne sont pas toujours des forêts qui brûlent.
00:27:56On est parfois encore en période de récolte,
00:27:58donc on peut avoir des feux de végétation.
00:28:00On peut également avoir, c'était le cas hier sur l'autoroute A11,
00:28:04une voiture qui tombe en panne, qui prend feu et elle est sur le bas-côté.
00:28:08Et donc, si vous avez un bois à proximité,
00:28:10ça peut éventuellement déclencher un départ de feu.
00:28:13Donc voilà, ce risque qui va concerner demain 32 départements.
00:28:17Donc on voit très bien que ce risque va remonter vers l'Île-de-France,
00:28:21les Hauts-de-France, une partie de la Normandie,
00:28:23les pays de la Loire, la région Poitou-Charonne.
00:28:25Donc c'est un risque à nouveau quasi généralisé pour ces prochains jours
00:28:29avec l'extension de ces températures caniculaires.
00:28:31Un risque très élevé d'incendie en France.
00:28:34La France qui n'est pas le seul pays en proie à ses flammes.
00:28:37Une partie de l'Europe durement touchée depuis le début de l'été.
00:28:39C'est le cas notamment de la Grèce.
00:28:40Et c'est là justement qu'on va retrouver notre correspondant Fabien Perrier.
00:28:44Vous êtes au sud d'Athènes où un incendie,
00:28:46un nouvel incendie s'est déclaré depuis ce matin.
00:28:49Oui tout à fait.
00:28:50Cet incendie s'est déclaré ce matin vers 8h30 à une vingtaine de kilomètres d'Athènes
00:28:54en direction du Cap-Souillon.
00:28:56Et en fait, on n'a pas encore identifié les causes de l'incendie.
00:28:59Mais ce que m'expliquaient les pompiers,
00:29:01c'est qu'ils ont eu extrêmement de mal à intervenir.
00:29:05D'une part parce que dans cette zone boisée,
00:29:09on voit une percée noire qui est celle des flammes qui sont passées par là.
00:29:15Et en fait, le vent changeant en permanence de direction,
00:29:19eh bien, ils ont eu beaucoup de mal à intervenir.
00:29:22Et on voit d'ailleurs que la percée noire dont je parlais fait comme des vagues.
00:29:27Je ne sais pas si vous savez ce que je veux dire.
00:29:28Ça, c'est la première chose.
00:29:29La deuxième chose, j'ai parlé aussi avec des habitants qui m'expliquaient
00:29:33qu'ils avaient eu extrêmement peur,
00:29:35alors que ce n'est pas du tout la première fois que les incendies ravagent cette région.
00:29:40Derrière moi d'ailleurs, vous voyez un élevage de volailles.
00:29:43Les pompiers sont encore en train d'intervenir dessus.
00:29:46Ils n'arrivent pas pour l'instant à éteindre complètement l'incendie.
00:29:49Et peut-être enfin, ce qu'il faut dire,
00:29:51c'est que les pompiers grecs saluent les pompiers français
00:29:55qui étaient présents à leur côté pour les 4-5 heures
00:29:59pendant lesquelles ils sont intervenus ici.
00:30:02Et surtout, dire aussi que,
00:30:04eh bien, si cette fois il n'y a pas eu de mort parmi les pompiers,
00:30:08il y a eu depuis le début de la saison 6 pompiers qui sont décédés en intervention,
00:30:15dont 2 dans un accident d'hélicoptère la semaine dernière.
00:30:19Voilà ce qu'on peut dire à l'heure qu'il est.
00:30:22Rapidement, Gaël Musquet,
00:30:23ce sont tous les pays de l'Europe qui sont particulièrement touchés,
00:30:27durement touchés depuis le début de l'été par ces incendies ?
00:30:30L'Europe, l'Asie, l'Afrique, l'Amérique, du Nord et l'Amérique latine.
00:30:34900 millions de personnes exposées à de fortes températures au mois de juillet.
00:30:38Et donc, même cause, même conséquence,
00:30:40on n'a vraiment aucune marge sur ces feux, ces départs de feu.
00:30:44Et donc, chaque lacune dans les moyens qui ont été mis ou qui seront mis,
00:30:49se paye cash.
00:30:50Les investissements et beaucoup d'intervenants sur ces feux,
00:30:55PAC en France, rappellent à quel point il va être nécessaire,
00:30:59il était nécessaire d'investir,
00:31:01mais à quel point il va être nécessaire d'investir,
00:31:03à la fois dans les systèmes météorologiques et de calcul et de prévision,
00:31:07mais aussi dans les systèmes d'alerte précoce,
00:31:08qui permettent d'alerter la population
00:31:10et de mettre vraiment en place des moyens de prévention.
00:31:14Le meilleur moyen d'éviter ça, c'est la prévention,
00:31:17tout au long de l'année, bien évidemment,
00:31:19et ensuite, avoir des moyens de lutte.
00:31:22Mais là, je dirais qu'il est trop tard,
00:31:23parce qu'une fois que le feu est parti,
00:31:25en fonction des conditions météorologiques,
00:31:27ils deviennent, et on le voit, très vite incontrôlables.
00:31:30Et justement, on le disait, incendies, canicules,
00:31:33températures extrêmes, sécheresses,
00:31:34l'été a été particulièrement mouvementé partout dans le monde.
00:31:38Les experts s'inquiètent de potentielles conséquences sur l'environnement.
00:31:42On voit cela avec Pierre-Louis Bousset.
00:31:45Des vents déchaînés et des vagues
00:31:47qui s'écrasent dans une violence inouïe.
00:31:50Les conséquences du typhon Dolphin,
00:31:52qui a touché terre en Chine hier.
00:31:54Les rafales ont atteint une vitesse de près de 150 km heure,
00:31:58provoquant des inondations dans l'est du pays,
00:32:00comme sur ces images à Shanghai.
00:32:04Il a plu presque toute la nuit dernière.
00:32:07Quand je me suis levée ce matin,
00:32:08j'ai constaté que le quartier était inondé de partout.
00:32:11La rue est également inondée.
00:32:14Il s'agit du plus gros typhon
00:32:15ayant frappé la Chine à ce stade de l'année.
00:32:17Les autorités ont ordonné l'arrêt temporaire des liaisons en ferie.
00:32:21Les deux aéroports de Shanghai ont également dû annuler plus de 900 vols.
00:32:26Au Philippine aussi, les habitants sont forcés de subir.
00:32:29L'eau leur arrive jusqu'à la taille.
00:32:31Dans cette ville située près de la capitale,
00:32:33plus d'un millier de Philippines ont dû être évacués en raison des pluies torrentielles.
00:32:38Certains ont pu trouver refuge dans ce centre d'accueil.
00:32:41Nous fournissons de la nourriture aux personnes évacuées
00:32:44et nous avons mis à disposition des médicaments
00:32:47destinés à traiter les maladies liées aux inondations.
00:32:50Une nature tout aussi déchaînée dans le sud-ouest du Canada,
00:32:53où d'immenses feux de forêt dévorent la végétation en Colombie-Britannique,
00:32:57près de Vancouver.
00:33:00Des brasiers monstrueux semblant avaler les reliefs.
00:33:04Cette avancée inlassable force les habitants à fuir.
00:33:08Des évacués qui se comptent en dizaines de milliers à travers la province canadienne.
00:33:12Les autorités affirmaient hier soir que le feu était toujours hors de contrôle.
00:33:17Il est dans l'intérêt de nos habitants de préparer toutes leurs affaires
00:33:20près de leur porte ou dans leur voiture,
00:33:21afin de pouvoir partir à tout moment.
00:33:24Nous restons donc très vigilants,
00:33:25mais les habitants doivent savoir que nous sommes prêts.
00:33:28Ces incendies, ainsi que le typhon d'Olphine,
00:33:31constituent deux exemples de phénomènes climatiques extraordinaires
00:33:34qui rythment cet été.
00:33:35La France a connu elle aussi des feux de forêt gigantesques comme en Gironde.
00:33:40Même chose en Espagne,
00:33:41où les incendies ne cessent de se multiplier en cette saison particulièrement complexe.
00:33:45Les pompiers espagnols étaient encore mobilisés cette nuit au nord de Valence,
00:33:50où des centaines d'hectares sont partis en fumée.
00:33:53À cela s'ajoute une intense sécheresse que connaît également le reste de l'Europe.
00:33:57Une situation partiellement due au phénomène climatique El Niño.
00:34:00Il se caractérise par un réchauffement anormal dans une partie de l'océan Pacifique,
00:34:05au large des côtes du Pérou.
00:34:07Résultat, de nombreuses régions du monde, en Europe, en Afrique et en Amérique,
00:34:11viennent de connaître leur mois de juillet le plus chaud jamais observé.
00:34:14Le phénomène El Niño doit se prolonger encore pendant quelques mois,
00:34:18avant d'atteindre son pic en fin d'année.
00:34:21Restez avec nous sur BFM TV, on se retrouve dans quelques instants, juste après la météo actuelle.
00:34:26Bientôt 16h, soyez les bienvenus sur BFM TV à la une de l'actualité.
00:34:29Cette nouvelle canicule qui va transformer la France en véritable fournaise.
00:34:33Cinquième épisode depuis le début de l'été, le mercure va approcher les 40 degrés.
00:34:37La France face à une sécheresse inédite, avec des conséquences directes,
00:34:41notamment sur les centrales nucléaires.
00:34:42On vous explique tout dans un instant.
00:34:44Et puis l'escalade entre la Russie et l'Ukraine monte d'un cran en Moscou,
00:34:47qui a subi l'une des attaques les plus meurtrières sur son sol depuis le début de la guerre.
00:34:51Kiev a riposte en frappant sur des infrastructures énergétiques de raffinerie pétrolière touchées en Russie.
00:34:58Et puis la suite d'une polémique sur les ingérences étrangères dans la campagne 2027.
00:35:02Après avoir porté plainte, Gabriel Attal tacle l'extrême droite.
00:35:06Il dénonce aujourd'hui des ingérences en faveur des candidats,
00:35:09notamment du Rassemblement National, qui est selon lui un allié de la Russie.
00:35:1643 départements placés en vigilance orange canicule pour cette cinquième vague
00:35:21qui se poursuit et qui va durer avec des conséquences directes sur l'environnement,
00:35:26la sécheresse, mais également sur les centrales nucléaires.
00:35:29On va justement retrouver Laura Dubois.
00:35:31Vous êtes devant la centrale de Golfex sur les rives de la Garonne.
00:35:34La centrale qui est à nouveau à l'arrêt, à cause notamment de ces très fortes chaleurs.
00:35:42Oui, c'est déjà la quatrième fois que cette centrale s'arrête.
00:35:45En tout cas, qu'un des réacteurs s'arrête à cause de la chaleur.
00:35:48Ces arrêts s'expliquent par la température de la Garonne,
00:35:52parce que la centrale prélève de l'eau dans le fleuve, puis la relâche.
00:35:56Et donc, cette eau qui est relâchée est plus chaude, ce qui peut réchauffer la Garonne.
00:36:00Or, la réglementation indique que si le fleuve atteint 28 degrés, EDF doit réduire la puissance des réacteurs,
00:36:06voire les arrêter temporairement.
00:36:08L'eau ne doit pas dépasser 28 degrés afin de préserver le milieu aquatique.
00:36:12Avec les nombreuses canicules, la Garonne se réchauffe donc plus vite et les réacteurs doivent être stoppés.
00:36:17La centrale de Golfex est donc à l'arrêt avec ces deux réacteurs qui ne fonctionnent plus,
00:36:22l'un à cause des températures et l'autre à cause de maintenance.
00:36:25Merci beaucoup Laura Dubois devant la centrale nucléaire de Golfex.
00:36:29On en parle avec Emmanuel Gallichet, enseignante, chercheur en physique nucléaire.
00:36:33On le disait, c'est la quatrième fois que cette centrale nucléaire est à l'arrêt
00:36:37à cause notamment de ces fortes chaleurs.
00:36:39Ça peut avoir quoi comme conséquence directe sur notre quotidien ?
00:36:43Alors, ça ne va pas avoir de conséquences sur le quotidien, évidemment, des Français et des Français.
00:36:47C'est parce que nous avons un parc nucléaire qui n'est pas que Golfex, évidemment,
00:36:51qui a 57 réacteurs aujourd'hui.
00:36:53Et donc, il y a effectivement un certain nombre de réacteurs qui sont thermosensibles
00:36:57et il y en a moins de 10 sur l'ensemble du parc.
00:37:01Et puis, il faut rappeler quand même aussi que nous avons un mix électrique diversifié.
00:37:05Il y a aussi du solaire, de l'éolien, de l'hydraulique,
00:37:08qui fait qu'en fait, même si un réacteur va s'arrêter,
00:37:11il n'y a pas de conséquences aujourd'hui critiques sur l'approvisionnement en électricité.
00:37:16Mais il va malgré tout falloir s'habituer à ce genre de situation
00:37:19parce que les températures, les canicules vont se multiplier.
00:37:22On est déjà à la cinquième canicule depuis le début de la T.
00:37:25Et ça peut avoir des incidences, notamment sur ces centrales.
00:37:29Oui, vous avez raison.
00:37:30Il va falloir s'adapter.
00:37:31D'ailleurs, il n'y a pas que sur le nucléaire qu'il va falloir s'adapter.
00:37:34On a vu aussi beaucoup d'autres endroits où il faudra s'adapter.
00:37:37Vous avez raison.
00:37:39EDF le fait déjà avec un programme qui s'appelle le programme Grand Chaud
00:37:42qui permet justement de rajouter des équipements
00:37:46pour refroidir, par exemple, d'autres équipements
00:37:50ou même des lieux de travail pour des salariés.
00:37:53Et donc, c'est des programmes qui vont coûter de l'argent.
00:37:58Ils ont été chiffrés à peu près 9 milliards d'euros sur les 15 ans qui arrivent
00:38:02pour adapter tout l'outil industriel.
00:38:05Marc-Lay, il va falloir s'adapter à ces fortes chaleurs
00:38:08qui se multiplient depuis le début de l'été.
00:38:11Cinquième canicule en France depuis quelques semaines à peine.
00:38:15Absolument.
00:38:16Et donc, cette nouvelle alerte de Météo France,
00:38:20Vigilance Orange Canicule, qui, on va le voir,
00:38:23est étendue à présent à 43 départements à partir de demain midi.
00:38:27Donc, il y a toujours ces 22 départements
00:38:28qui sont pour l'heure placés en Vigilance Orange.
00:38:30Et donc, à cette liste s'ajoutent 21 départements à partir de demain midi.
00:38:35Donc, vous les apercevez sur cette carte.
00:38:37Il y a tous les départements bretons,
00:38:39la Manche, l'Orne,
00:38:40les départements également de la région des Pays de la Loire,
00:38:42la Mayenne, la Loire-Atlantique, la Vendée, le Méné-Loire, la Sarthe.
00:38:46Il faut également ajouter le Loire-et-Cher,
00:38:49l'Indre-et-Loire, la Vienne,
00:38:50les Deux-Sèvres, la Charente, la Haute-Vienne,
00:38:52l'Indre.
00:38:52Et puis, les départements également proches du Golfe du Lion,
00:38:56l'Hérault, l'Aude et les Pyrénées-Orientales.
00:38:58Donc, 43 départements placés en Vigilance Orange Canicule à partir de demain
00:39:02parce que les températures sur ces régions vont largement dépasser la barre des 35 degrés,
00:39:07y compris d'ailleurs jusqu'en Bretagne.
00:39:10Et ça n'est que le début parce que cette Vigilance Orange Canicule
00:39:13sera à nouveau très certainement étendue demain pour la journée de mercredi,
00:39:17puis ensuite pour jeudi et pour vendredi,
00:39:19parce que les températures vont monter crescendo,
00:39:21notamment entre mercredi et jeudi,
00:39:23avec des pointes à près de 40 degrés
00:39:25entre le sud-ouest et le centre Val-de-Loire.
00:39:28Donc, c'est reparti pour une nouvelle canicule
00:39:30qui s'annonce à la fois intense et durable,
00:39:33puisque les températures devraient rester caniculaires
00:39:35jusqu'à samedi inclus,
00:39:37avant une baisse des températures envisagée,
00:39:40j'ai bien dit envisagée, pour dimanche,
00:39:42mais en ce qui concerne cette baisse des températures,
00:39:44tous les modèles ne vont pas dans la même direction,
00:39:46donc ça reste encore compliqué à affirmer à 100%.
00:39:48Gaëlle Musquet, Marc, elle le disait à l'instant,
00:39:51c'est une canicule intense, durable,
00:39:54qui s'annonce, il faut être inquiet,
00:39:57parce que ça peut avoir des conséquences directes,
00:39:59on le voyait à l'instant avec cet exemple,
00:40:00notamment de cette centrale nucléaire
00:40:02qui est à l'arrêt à cause des fortes chaleurs.
00:40:04Alors, c'est le rôle des vigilances,
00:40:07c'est que la société puisse s'organiser,
00:40:10en tirant les leçons des différentes canicules
00:40:12que nous avons traversées,
00:40:13notamment depuis 2003,
00:40:15que la société, que les collectivités,
00:40:17les entreprises, de cette énergie, des transports,
00:40:20puissent tous s'organiser pour faire face à ces événements
00:40:22qui, on le rappelle, sont dangereux.
00:40:24Quand on émet une vigilance,
00:40:26c'est pour protéger les vies,
00:40:28protéger les biens aussi,
00:40:29qui peuvent être impactés par ces différents phénomènes météorologiques.
00:40:33Et donc là, ces vigilances,
00:40:35même si elles se répètent depuis le mois de mai,
00:40:38elles ont aussi pour but
00:40:39de nous permettre, à nous, citoyens,
00:40:42en bout de chaîne,
00:40:42de prendre les dispositions qu'il faut pour économiser l'eau,
00:40:45les bonnes dispositions aussi pour économiser l'énergie,
00:40:49pour éviter de s'exposer à des températures trop élevées,
00:40:51même quand on est en bonne santé.
00:40:54On a des sportifs qui sont décédés d'hyperthermie,
00:40:57et dans la force de l'âge,
00:40:59évidemment protéger les personnes vulnérables.
00:41:01Et par-delà tous ces messages-là,
00:41:04l'idée, c'est d'évidemment traverser ces périodes-là
00:41:06avec des bilans moins dramatiques
00:41:09que ceux que l'on a pu connaître,
00:41:10parce que oui, ces canicules, la répétition,
00:41:13ont des conséquences sur les organismes.
00:41:15On a des bilans de surmentalité
00:41:16qui ont été publiés sur les précédents épisodes
00:41:19déjà de cette année.
00:41:20Et donc, ce sont autant de rappels
00:41:23pour que l'on puisse évidemment à la fois être prudent
00:41:26sur la manipulation de la chaleur,
00:41:27on voit les conséquences que ça a sur les feux de forêt,
00:41:29mais aussi sur la solidarité,
00:41:32permettre en famille, entre amis,
00:41:34de pouvoir s'héberger, par exemple,
00:41:35pour pouvoir bénéficier de maisons plus rafraîchies
00:41:37que son domicile
00:41:38ou qu'un lieu de travail, par exemple,
00:41:40si on peut évidemment travailler
00:41:42dans des conditions plus adéquates
00:41:45avec de la climatisation, du télétravail,
00:41:48qui permettent évidemment,
00:41:49même si on est en période estivale,
00:41:50on est en vacances,
00:41:51les conditions de travail sont différentes
00:41:53de celles du mois de mai ou du mois de juin.
00:41:54Mais tout ça concourt aussi
00:41:56à faire jouer la solidarité
00:41:58pour pouvoir aider nos compatriotes
00:42:00qui ne peuvent pas s'abriter,
00:42:01se mettre à l'abri de ces chaleurs extrêmes.
00:42:03Emmanuel Gachet, vous disiez tout à l'heure
00:42:05qu'il va falloir s'habituer
00:42:06parce que les conséquences de ces différentes fortes chaleurs,
00:42:09elles sont lieues à la fois sur l'environnement,
00:42:11sur ces infrastructures énergétiques.
00:42:13On parlait des centrales nucléaires,
00:42:14mais vous disiez qu'il n'y avait pas seulement
00:42:15les centrales qui étaient concernées.
00:42:18Oui, oui, tout à fait.
00:42:19Tout équipement industriel qui a besoin d'eau
00:42:23pour refroidir ces procédés industriels,
00:42:26eh bien évidemment,
00:42:27a besoin d'une eau pas trop chaude
00:42:29et aura évidemment à s'adapter
00:42:32si effectivement dans l'avenir,
00:42:34nous avons de plus en plus de canicules
00:42:36et de sécheresses.
00:42:37Et d'ailleurs, l'agriculture, par exemple,
00:42:39également est un des secteurs
00:42:44qui va être extrêmement touché,
00:42:46évidemment, puisque comme vous le savez,
00:42:47ils ont vraiment besoin d'eau
00:42:48pour faire leur travail.
00:42:51Donc on voit qu'effectivement,
00:42:53on va être obligés de s'adapter,
00:42:55non seulement lutter contre le réchauffement climatique,
00:42:57comme vous le disiez,
00:42:58mais il va falloir qu'évidemment,
00:42:59nous nous adaptions tous
00:43:00et en particulier nos équipements industriels.
00:43:03Merci beaucoup.
00:43:04Voilà ce qu'on pouvait dire
00:43:05sur cette cinquième canicule
00:43:07qui s'abat sur la France
00:43:08avec des pics à plus de 40 degrés attendus,
00:43:1143 départements placés en vigilance orange.
00:43:13Dans l'actualité internationale,
00:43:15l'escalade qui se poursuit entre Kiev et Moscou,
00:43:17la Russie qui a subi l'une des attaques
00:43:19les plus meurtrieures sur son sol
00:43:21depuis le début de la guerre,
00:43:22au moins 13 morts
00:43:23après des frappes de drones ukrainiennes,
00:43:25quarantaine de personnes ont été blessées.
00:43:27Moscou qui a également frappé l'Ukraine.
00:43:29Cyril Amourski,
00:43:30on va vous retrouver justement à Kiev.
00:43:32Cinq personnes ont été tuées
00:43:33dans la région de Kharkiv aujourd'hui.
00:43:36Oui, tout à fait.
00:43:37Au cours de cette nuit,
00:43:37la région de Kharkiv a été bombardée
00:43:39notamment par l'artillerie russe.
00:43:40Donc cinq morts dans cette région,
00:43:42mais en réalité,
00:43:42plus de morts
00:43:43si on regarde le reste de l'Ukraine.
00:43:45Assoumis, par exemple,
00:43:46il y a 24 personnes
00:43:48qui ont été blessées,
00:43:49deux personnes qui ont été tuées.
00:43:50Dans la région de Nipro,
00:43:51dans la ville de Nicopole,
00:43:52qui est régulièrement visée
00:43:53également par des drones Kamikads,
00:43:55FPV,
00:43:56une personne a été tuée.
00:43:57Et il y a eu également
00:43:59des blessés,
00:44:00des morts dans la région d'Odessa,
00:44:02Zaporizhia,
00:44:03mais aussi Donetsk.
00:44:04Donc on voit que les combats,
00:44:05évidemment,
00:44:05ne s'arrêtent pas,
00:44:07que la Russie continue
00:44:08à attaquer absolument
00:44:08toutes les régions
00:44:09où elle le peut aujourd'hui l'Ukraine.
00:44:10mais cette nuit,
00:44:12la ville de Kiev
00:44:14et l'Ukraine plus généralement
00:44:15n'ont pas été attaquées
00:44:16par des missiles balistiques.
00:44:18Il faut le rappeler,
00:44:19au cours de ces derniers jours,
00:44:20des dizaines de missiles balistiques
00:44:21ont été utilisés par la Russie
00:44:22pour frapper l'Ukraine
00:44:23et sur plus d'une semaine,
00:44:26pas un seul d'entre eux
00:44:27n'a été abattu.
00:44:28Cela rappelle à quel point
00:44:29aujourd'hui l'Ukraine souffre
00:44:31justement de ce manque
00:44:32de missiles patriotes
00:44:33pour pouvoir abattre
00:44:34les missiles balistiques.
00:44:36Et donc ici,
00:44:36la population s'interroge
00:44:37sur ce qui va se passer
00:44:39dans les semaines,
00:44:40les mois à venir,
00:44:41étant donné que le pays
00:44:42est en train de se préparer
00:44:43pour un hiver
00:44:43qui fut déjà difficile
00:44:44entre 2025 et 2026
00:44:46et qui promet d'être
00:44:47encore plus compliqué
00:44:48dans les mois à venir.
00:44:49On continue d'en parler
00:44:50avec Philomène Remy,
00:44:51notre édite réaliste
00:44:52internationale BFM TV.
00:44:53Cyril le disait à l'instant,
00:44:55l'Ukraine se prépare
00:44:56à un hiver très difficile
00:44:57avec la multiplication
00:44:58des frappes
00:44:59en provenance de Russie.
00:45:00La Russie qui s'attaque
00:45:01spécifiquement à plusieurs villes,
00:45:03en l'occurrence,
00:45:03soumise, Cyril le disait à l'instant.
00:45:05Oui, exactement.
00:45:06Alors, vous l'avez dit,
00:45:06il y a deux choses là-dedans.
00:45:08Évidemment,
00:45:08selon l'Institut de la guerre,
00:45:10on sait que chaque hiver,
00:45:11il mène des campagnes énergétiques
00:45:13sur les infrastructures ukrainiennes.
00:45:15Mais selon plusieurs indicateurs,
00:45:17cette année,
00:45:17ces attaques pourraient avoir lieu
00:45:19beaucoup plus tôt.
00:45:20Normalement,
00:45:20elles commencent à l'automne.
00:45:21Là,
00:45:22elles pourraient commencer
00:45:22dans quelques semaines.
00:45:23Et juste pour apporter
00:45:24quelques précisions
00:45:25sur la région de Soumy,
00:45:27il faut bien se rendre compte
00:45:28qu'on n'est qu'à une trentaine
00:45:28de kilomètres
00:45:29de la frontière russe.
00:45:30Et l'ancien ministre
00:45:32de la Défense ukrainien,
00:45:33Federov,
00:45:34il avait déclaré
00:45:35que depuis début 2026,
00:45:37les Russes auraient mené
00:45:38plus de 12 000 frappes
00:45:39par missile, drone
00:45:40ou bombe planante
00:45:41sur cette région de Soumy.
00:45:43Ça fait une moyenne
00:45:44de 60 frappes par jour.
00:45:46Ça veut dire
00:45:46que toutes les 23 minutes,
00:45:48jour et nuit,
00:45:49cette région,
00:45:50elle est frappée.
00:45:51Alors,
00:45:51ça ne veut pas dire
00:45:51nécessairement qu'ils veulent
00:45:52envahir la région de Soumy,
00:45:54mais ça veut dire
00:45:54qu'ils veulent rendre
00:45:55toute cette région,
00:45:56en tout cas,
00:45:57presque invivable
00:45:58pour la population
00:45:58et faire fuir la population.
00:46:00En fait,
00:46:01il y a une guerre psychologique
00:46:02aussi d'un côté
00:46:02comme de l'autre.
00:46:03D'un côté,
00:46:04justement comme de l'autre
00:46:05où cette offensive
00:46:05se poursuit entre Kiev
00:46:07et Moscou.
00:46:07On va justement rejoindre
00:46:08à Moscou
00:46:09notre correspondant
00:46:10Jean-Didier Revoin.
00:46:11On le disait,
00:46:12l'Ukraine continue également
00:46:13de cibler la Russie
00:46:14en ciblant,
00:46:15notamment en touchant
00:46:15des infrastructures stratégiques.
00:46:17Deux raffineries
00:46:18ont d'ailleurs été touchées
00:46:19ces dernières heures.
00:46:21Oui, effectivement,
00:46:22la première a été touchée
00:46:24dans la région,
00:46:24dans la ville
00:46:25de Nizhnekamsk,
00:46:27Nizhnekamsk,
00:46:28pardon,
00:46:28qui se retrouve
00:46:29dans la République musulmane
00:46:30du Tatarstan,
00:46:30à 1 600 km
00:46:31de la frontière ukrainienne.
00:46:33Elle a fait 13 morts
00:46:34et une trentaine
00:46:35de blessés.
00:46:36Ça, c'est pour la première frappe.
00:46:37Il faut savoir
00:46:38que durant toute la nuit,
00:46:39en fait,
00:46:39les autorités russes
00:46:40ont annoncé
00:46:41avoir neutralisé
00:46:44456 drones
00:46:44qui visaient
00:46:45une quinzaine
00:46:47de régions de Russie.
00:46:48Et puis,
00:46:49on a appris
00:46:50dans l'après-midi
00:46:50qu'une raffinerie
00:46:51avait été touchée
00:46:52dans la région
00:46:53de Tobol.
00:46:53Ça, c'est en Sibérie,
00:46:54à côté de Tumen.
00:46:55On n'a pas encore
00:46:56d'informations
00:46:57sur le nombre
00:46:58de victimes éventuelles,
00:47:00mais c'est un nouveau coup
00:47:01porté à des milliers
00:47:02de kilomètres
00:47:02du territoire
00:47:03de l'Ukraine
00:47:03à l'appareil énergétique
00:47:07et des hydrocarbures
00:47:09russes.
00:47:10On est avec
00:47:12Patrick Martin,
00:47:12je n'y ai spécialiste
00:47:13des questions européennes
00:47:14et enseignant
00:47:15à Sciences Po.
00:47:17Bonjour,
00:47:18merci d'être avec nous.
00:47:18D'abord,
00:47:19une question.
00:47:19On le disait,
00:47:20l'Ukraine a de plus en plus
00:47:21de mal à intercepter
00:47:21ses missiles balistiques
00:47:23en provenance
00:47:23de Russie,
00:47:24mais de l'autre côté,
00:47:26l'Ukraine arrive
00:47:27malgré tout
00:47:27à cibler,
00:47:28toucher le plein cœur
00:47:30du pays,
00:47:31le plein cœur
00:47:31de la Russie,
00:47:32en touchant notamment
00:47:32des infrastructures
00:47:33stratégiques,
00:47:34en l'occurrence,
00:47:34on vient de le dire,
00:47:35de raffinerie.
00:47:37Oui,
00:47:38c'est vraiment
00:47:38une action
00:47:39tout à fait remarquable
00:47:40de l'Ukraine,
00:47:40dont on dit
00:47:41qu'elle est en difficulté,
00:47:42mais elle ne cesse
00:47:43de nous démontrer
00:47:44jour après jour
00:47:45qu'elle peut toucher
00:47:46en effet
00:47:46des infrastructures
00:47:47stratégiques
00:47:48et on nous parle
00:47:49de cette fameuse
00:47:50guerre des entrepôts,
00:47:51des entrepôts
00:47:52qui jouent un rôle
00:47:53essentiel
00:47:54dans l'économie russe
00:47:55et donc là,
00:47:57avec ce qui vient
00:47:58d'être touché
00:47:59en Tatarstan,
00:48:00c'est à 1200 kilomètres
00:48:02de la frontière
00:48:03ukrainienne,
00:48:04ce qui montre bien
00:48:04que l'Ukraine a encore
00:48:05une capacité
00:48:06de frappe considérable
00:48:07qui peut faire
00:48:08en effet très mal
00:48:09au régime
00:48:11de Vladimir Poutine
00:48:12alors même
00:48:13qu'en effet
00:48:14ils sont en difficulté
00:48:15sur le terrain,
00:48:16ils manquent
00:48:16de défense
00:48:17antimissile,
00:48:18ils manquent
00:48:18d'avions,
00:48:21ils manquent
00:48:21de toute une série
00:48:22de choses
00:48:23qui leur permettraient
00:48:24de frapper,
00:48:25mais ils continuent
00:48:25à avoir
00:48:26cette possibilité
00:48:27de frapper
00:48:28en plein cœur
00:48:29de la Russie
00:48:29et selon moi,
00:48:30cela fragilise
00:48:31quand même
00:48:31assez considérablement
00:48:33le régime
00:48:34de Vladimir Poutine
00:48:35car jour
00:48:36après jour,
00:48:37il est humilié
00:48:38et ça c'est un élément
00:48:39je ne sais pas
00:48:39combien de temps
00:48:40finalement les militaires
00:48:42vont tolérer
00:48:42ce genre de choses
00:48:43en Russie.
00:48:44Philomène Romy,
00:48:45ça participe peut-être
00:48:45d'une certaine manière
00:48:46à la stratégie
00:48:47de l'Ukraine
00:48:49parce qu'elle a
00:48:49de plus en plus
00:48:50de mal à intercepter
00:48:51les missiles balistiques
00:48:52en provenance de Russie,
00:48:53elle multiplie donc
00:48:54les frappes
00:48:55sur le pays.
00:48:56Chacun fait avec les armes
00:48:57qu'il a en sa possession
00:48:58et évidemment on le sait,
00:49:00la force de l'Ukraine
00:49:01c'est d'avoir pu anticiper
00:49:02très vite
00:49:03ces fabrications
00:49:04de drones
00:49:05à moindre coût,
00:49:06ils en produisent
00:49:07énormément
00:49:08donc quand Kiev
00:49:09envoie 300, 400, 600 drones
00:49:11dans des directions différentes
00:49:12et bien l'objectif
00:49:13c'est de faire éclater
00:49:14le parapluie
00:49:15antiaérien russe
00:49:16et d'ailleurs
00:49:17Vladimir Zelensky
00:49:18l'a annoncé
00:49:19il y a quelques semaines
00:49:19dans une interview
00:49:20au Financial Times
00:49:21son objectif
00:49:22c'est dans quelques semaines
00:49:23d'être capable
00:49:23d'envoyer au même moment
00:49:251000 drones par exemple
00:49:26sur la région de Moscou
00:49:28parce que Moscou
00:49:29ils ont des moyens
00:49:30mais Moscou
00:49:30ils ont 17 millions
00:49:31de kilomètres carrés
00:49:32un territoire absolument
00:49:33gigantesque à protéger
00:49:35donc en saturant
00:49:36son espace aérien
00:49:37bien Vladimir Zelensky
00:49:38veut l'obliger
00:49:40à faire des choix
00:49:41qu'est-ce qu'il va pouvoir défendre
00:49:42ses raffineries
00:49:43sa capitale
00:49:43sa population
00:49:44comme lui doit le faire
00:49:45en fait
00:49:45parce qu'il n'a plus
00:49:46assez de missiles patriotes
00:49:47en fait
00:49:48c'est ça aussi le problème
00:49:49lui aussi doit rationaliser
00:49:50Patrick Martin-Jeanier
00:49:51on lisait tout à l'heure
00:49:52la Russie a subi
00:49:53l'une des attaques
00:49:54les plus meurtrières
00:49:55sur son sol
00:49:56depuis le début de la guerre
00:49:57par l'Ukraine
00:49:58est-ce que ça peut être vécu
00:50:00comme une humiliation
00:50:01pour Vladimir Poutine
00:50:02cela montre en tout cas
00:50:03qu'il est en difficulté ?
00:50:06Oui oui
00:50:06c'est une véritable humiliation
00:50:08l'humiliation
00:50:08elle vient depuis un certain temps
00:50:10avec ses drones
00:50:11qui s'abattent
00:50:12et ses missiles
00:50:13dans la région de Moscou
00:50:14jusqu'à Saint-Pétersbourg
00:50:16dans des infrastructures
00:50:17tout à fait stratégiques
00:50:19les raffineries
00:50:20ce qui fait qu'aujourd'hui
00:50:21la Russie est obligée
00:50:22d'apporter son pétrole
00:50:23de différents pays
00:50:24raffinés
00:50:25notamment de l'Inde
00:50:26mais également du Maroc
00:50:28précisément
00:50:28donc on voit aussi
00:50:29effectivement
00:50:30qu'il y a là
00:50:31de grandes difficultés
00:50:32cette humiliation
00:50:33là il y a une humiliation
00:50:35supplémentaire
00:50:35c'est-à-dire que l'Ukraine
00:50:36a voulu frapper
00:50:37une autre infrastructure
00:50:38tout à fait stratégique
00:50:40dans le Tartastan
00:50:41il y a eu des morts
00:50:42il y a eu des morts
00:50:42là-dedans
00:50:43mais il y a eu des morts
00:50:44aussi civiles
00:50:45dont un enfant
00:50:46donc si vous voulez
00:50:47c'est une escalade supplémentaire
00:50:48mais on peut dire
00:50:49que l'Ukraine
00:50:50est dans une situation
00:50:51de défense
00:50:52qui effectivement
00:50:54tente de riposter
00:50:55pour naturellement
00:50:56frapper
00:50:57des infrastructures
00:50:58stratégiques
00:50:59qui affaiblissent
00:50:59la Russie
00:51:00et cela
00:51:01est un point nouveau
00:51:03parce que malgré
00:51:03on vient de le dire
00:51:04l'affaiblissement
00:51:06des forces ukrainiennes
00:51:07sur le front
00:51:08on voit bien
00:51:08que les Russes
00:51:09sont aussi considérablement
00:51:10affaiblis
00:51:11ils sont obligés
00:51:12de recruter
00:51:13en Corée du Nord
00:51:14des soldats
00:51:15qui ne sont pas formés
00:51:16qui ne savent même pas
00:51:18pourquoi ils vont
00:51:18en Ukraine
00:51:20et donc oui
00:51:21c'est un problème
00:51:22mais n'oublions pas aussi
00:51:23que certains Russes
00:51:25notamment des Tchétchènes
00:51:26figurez-vous
00:51:27ne souhaitent pas
00:51:28aller combattre
00:51:29en Ukraine
00:51:30et sollicitent
00:51:31l'asile
00:51:32en Europe
00:51:32en France notamment
00:51:33donc on voit que ça
00:51:34c'est une humiliation
00:51:36supplémentaire
00:51:36la question est de savoir
00:51:37combien de temps
00:51:38ça va durer
00:51:39parce que ces frappes
00:51:40meurtrières
00:51:40des Russes
00:51:41en Ukraine
00:51:42ce sont des crimes de guerre
00:51:43les Russes frappent
00:51:44des infrastructures civiles
00:51:46des enfants
00:51:47des résidences
00:51:49et donc
00:51:50ils frappent
00:51:50systématiquement
00:51:51des infrastructures civiles
00:51:52alors que les Ukrainiens
00:51:54se défendent
00:51:54en allant frapper
00:51:55des infrastructures
00:51:56tout à fait stratégiques
00:51:58avec des frappes
00:51:59effectivement
00:52:00qui se sont multipliées
00:52:01sur ces infrastructures
00:52:02énergétiques
00:52:03des frappes
00:52:03qui se sont multipliées
00:52:04sur le sol russe
00:52:06il y a peut-être
00:52:06cette volonté
00:52:07d'importer ce conflit
00:52:08dans le quotidien des Russes
00:52:09bien sûr
00:52:09c'est une volonté
00:52:10qui est clairement affichée
00:52:12et Zelensky
00:52:13le dit
00:52:13en fait
00:52:13ça fait plus de 4 ans et demi
00:52:15que la population ukrainienne
00:52:17chaque jour
00:52:17ou presque
00:52:18elle endure cette guerre
00:52:19et en fait
00:52:20aujourd'hui
00:52:21à travers toutes ces actions
00:52:22c'est-à-dire que
00:52:23lorsque
00:52:23les forces ukrainiennes
00:52:26vont frapper
00:52:26les entrepôts
00:52:27de Wildberries
00:52:27ça vient toucher
00:52:29le quotidien des Russes
00:52:30ça vient toucher
00:52:31leur portefeuille
00:52:32puisque ça vient
00:52:32détruire
00:52:33les entrepôts
00:52:34de patrons de PME
00:52:36qui voient leur stock
00:52:37détruit
00:52:37et puis évidemment
00:52:39les infrastructures énergétiques
00:52:40et frapper
00:52:42Moscou
00:52:43également
00:52:43mais on voit aussi
00:52:44ces alertes
00:52:45anti-aériennes
00:52:46sur les plages
00:52:47aujourd'hui
00:52:48où les Russes
00:52:48partent en vacances
00:52:49on sent bien
00:52:50qu'aujourd'hui
00:52:50Zelensky
00:52:51a envie de dire
00:52:52à la population russe
00:52:53attention
00:52:53cette guerre
00:52:54en fait
00:52:54ma population
00:52:55l'endure très durement
00:52:57depuis plus de 4 ans et demi
00:52:58ça va revenir
00:52:59en boomerang
00:52:59chez vous
00:53:00et on parlait
00:53:01justement
00:53:02de la Russie
00:53:02on va continuer
00:53:03d'en parler
00:53:04avec ses soupçons
00:53:04d'ingérence russe
00:53:06qui se sont invités
00:53:07dans le débat
00:53:08et dans la campagne
00:53:09présidentielle
00:53:10plusieurs candidats
00:53:11à l'élection
00:53:12présidentielle
00:53:13ont dénoncé
00:53:13ces différentes
00:53:14campagnes
00:53:15de fausses informations
00:53:16Raphaël Glucksmann
00:53:17Edouard Philippe
00:53:18et Gabriel Attal
00:53:18Gabriel Attal
00:53:19qui a décidé
00:53:20de porter plainte
00:53:21à la suite
00:53:21d'une deuxième opération
00:53:22d'ingérence étrangère
00:53:24écoutez-le
00:53:26On a eu
00:53:27une première alerte
00:53:28par les services
00:53:28de l'Etat
00:53:29et le secrétariat général
00:53:30à la défense nationale
00:53:30sur une ingérence
00:53:33en provenance
00:53:33de la Russie
00:53:33qui me visait
00:53:35effectivement
00:53:35le choix
00:53:36qui avait été fait
00:53:36dans un premier temps
00:53:37c'était de la dénoncer
00:53:38sans nécessairement
00:53:39aller jusqu'à porter plainte
00:53:40mais il se trouve
00:53:40qu'à peine 24 heures plus tard
00:53:42il y a eu
00:53:42une deuxième opération
00:53:43d'ingérence
00:53:43qui a été lancée
00:53:45et donc dans ces conditions
00:53:46j'ai effectivement
00:53:47décidé de porter plainte
00:53:48je m'attends évidemment
00:53:49à ce que ce type
00:53:51d'opération
00:53:52se multiplie
00:53:52pendant la campagne
00:53:53soit contre des candidats
00:53:54comme ça a été le cas
00:53:55avec moi
00:53:55soit en faveur de candidats
00:53:57On continue d'en parler
00:53:58avec Milane Argelas
00:53:59du service politique
00:54:00de BFM TV
00:54:01Bonjour Milane
00:54:02on le disait
00:54:02Gabriel Attal
00:54:03a décidé de porter plainte
00:54:04après cette deuxième opération
00:54:05d'ingérence
00:54:06il en profite également
00:54:07pour tacler
00:54:08le Rassemblement National
00:54:08Oui absolument
00:54:09on vient d'entendre
00:54:10justement Gabriel Attal
00:54:11qui s'attend à ce que
00:54:12ce type d'ingérence
00:54:13se multiplie
00:54:14au cours de la campagne
00:54:15c'est ce que dit
00:54:15le candidat Renaissance
00:54:17qu'elle se multiplie
00:54:18contre des candidats
00:54:19mais également
00:54:19en faveur de candidats
00:54:21et précisément
00:54:21quand Gabriel Attal
00:54:23parle d'ingérence
00:54:23en faveur de candidats
00:54:24il fait référence
00:54:25à Marine Le Pen
00:54:26qui pour lui
00:54:27est un allié objectif
00:54:29de la Russie
00:54:29ce sont ses mots
00:54:30et justement questionné
00:54:31par notre reporter
00:54:32Marie Roux
00:54:33sur place
00:54:34sur quels éléments
00:54:35se base l'ancien Premier ministre
00:54:37justement
00:54:37pour affirmer ceci
00:54:40le fait que des ingérences étrangères
00:54:41pourraient favoriser
00:54:42le Rassemblement National
00:54:43au cours de la campagne
00:54:45Gabriel Attal affirme
00:54:46que quand il était Premier ministre
00:54:47il a reçu des alertes
00:54:48de la part des services
00:54:49de Matignon
00:54:50sur des ingérences
00:54:51à propos d'une liste organisée
00:54:53ce sont les mots
00:54:54de Gabriel Attal
00:54:55sans préciser
00:54:56exactement
00:54:57à quelle liste
00:54:58il fait référence
00:54:59en tout cas
00:54:59il est très clair
00:55:00dans l'entourage
00:55:01de Gabriel Attal
00:55:02avec qui nous avons pu échanger
00:55:03au service politique
00:55:04de BFM TV
00:55:05cette semaine
00:55:06que Gabriel Attal
00:55:07est visé
00:55:07parce que c'est un candidat
00:55:09pro-ukrainien
00:55:09comme c'est le cas
00:55:10également de Raphaël Glucksmann
00:55:12presque candidat
00:55:12à l'élection présidentielle
00:55:14et voilà
00:55:15il y a clairement
00:55:16une affirmation
00:55:17du côté de Gabriel Attal
00:55:18de dire que
00:55:18Marine Le Pen
00:55:19elle ne sera pas visée
00:55:21par des ingérences
00:55:22voire peut-être
00:55:22que ses ingérences étrangères
00:55:24contre des candidats
00:55:25pro-ukrainiens
00:55:25sont justement
00:55:26là pour favoriser
00:55:28Marine Le Pen
00:55:29il faut également préciser
00:55:30que Gabriel Attal
00:55:31n'avait pas décidé
00:55:31de porter plainte
00:55:32immédiatement
00:55:33après la première ingérence
00:55:34c'est après la deuxième ingérence
00:55:36que le candidat Renaissance
00:55:37a décidé justement
00:55:38d'aller déposer plainte
00:55:40pour ingérence étrangère
00:55:41en provenance de réseaux russes
00:55:42merci beaucoup Mylène
00:55:43voilà ce qu'on pouvait dire
00:55:44sur ces suites
00:55:45de ces ingérences étrangères
00:55:46qui se sont invitées
00:55:47dans la campagne présidentielle
00:55:48tout de suite
00:55:49c'est la chronique éco
00:56:04avec les canicules de cet été
00:56:06certains logements
00:56:07deviennent presque invivables
00:56:08tant la température
00:56:09à l'intérieur
00:56:10y est élevée
00:56:11les français
00:56:11qui cherchent un appartement
00:56:12commencent à intégrer
00:56:13la fraîcheur
00:56:14désormais dans leurs critères
00:56:15de recherche
00:56:16on voit cela
00:56:16avec Manor Aplu
00:56:18bon bah on y va
00:56:19c'est parti
00:56:21Camille aime réacheter
00:56:23un appartement
00:56:23dans sa recherche
00:56:25le jeune homme
00:56:26se pose une seule
00:56:27grande question
00:56:27est-ce que je vais pouvoir
00:56:30utiliser cet appartement
00:56:31de manière
00:56:34vivable
00:56:35ou est-ce que je vais devoir
00:56:36aussi fuir
00:56:37comme tout le monde
00:56:38parce qu'il fait trop chaud
00:56:39en France
00:56:40un logement sur deux
00:56:41serait une bouilloire thermique
00:56:43depuis les dernières
00:56:44vagues de chaleur
00:56:44les acheteurs
00:56:45sont plus attentifs
00:56:47à la fraîcheur
00:56:47du logement
00:56:48les gens se rendent compte
00:56:48aussi aujourd'hui
00:56:49qu'on est à l'exposition
00:56:50sud
00:56:50on a du soleil
00:56:51qui tape très très fort
00:56:52donc forcément
00:56:54quand vous êtes
00:56:54au dernier étage
00:56:55dans un imoulbos mania
00:56:56avec une exposition sud
00:56:58bah forcément
00:56:59les chaleurs à l'intérieur
00:57:00ça devient vraiment insupportable
00:57:01des critères qui évoluent
00:57:03et les agences immobilières
00:57:04le ressentent
00:57:05sur leur vente
00:57:06certains appartements
00:57:07auraient fait fureur
00:57:08il y a quelques années
00:57:09mais se vendent
00:57:10difficilement aujourd'hui
00:57:11on a un appartement
00:57:12qui est magnifique
00:57:13qu'on a à vendre
00:57:14actuellement
00:57:15il a des grandes vides
00:57:16mais l'air ne circule pas
00:57:17elles sont toutes du même côté
00:57:19pas de possibilité
00:57:21d'aération
00:57:22différente
00:57:22que de mettre une clim
00:57:23sur cette plateforme
00:57:24de vente
00:57:25et location
00:57:25entre particuliers
00:57:26les propriétaires
00:57:27l'ont bien compris
00:57:28la fraîcheur du logement
00:57:30est un argument de vente
00:57:31le fait qu'ils aient des volets
00:57:32ou même le fait
00:57:34parfois qu'ils aient de la clim
00:57:35dans la moitié nord
00:57:35vous avez des propriétaires
00:57:36parfois qui ne pensaient pas
00:57:37toujours à le mettre en avant
00:57:38aujourd'hui
00:57:39ce sont des choses
00:57:40qui sont très clairement
00:57:41mises en avant
00:57:42selon un sondage
00:57:43Le Bon Coin
00:57:438 Français sur 10
00:57:45déclarent souffrir
00:57:46de la chaleur
00:57:46dans leur logement
00:57:47et plus d'un tiers
00:57:48envisagerait de déménager
00:57:50soyez les bienvenus
00:57:51sur BFM TV
00:57:52on vient de la prendre
00:57:53un puissant séisme
00:57:54de magnitude 7,4
00:57:55a secoué la Colombie
00:57:57notamment la capitale
00:57:58Bogotá
00:57:596 aéroports ont suspendu
00:58:00leurs opérations
00:58:01on sera sur place
00:58:02dans un instant
00:58:02avec notre correspondante
00:58:04Gérald Darmanin
00:58:05se prend à la foudre
00:58:06des policiers
00:58:07après la lettre
00:58:08où il dénonce
00:58:09des graves défaillances
00:58:09dans les enquêtes
00:58:10sur les violences sexuelles
00:58:11faites aux enfants
00:58:12la colère des policiers
00:58:13explose
00:58:14ils accusent
00:58:15le garde des Sceaux
00:58:15de leur faire porter
00:58:16le chapeau
00:58:17et parlent même
00:58:17de trahison
00:58:19la crise migratoire
00:58:20va-t-elle connaître
00:58:21un nouvel épisode
00:58:22à Ceuta
00:58:22c'est ce que redoutent
00:58:23justement les autorités
00:58:24espagnoles
00:58:24en cause
00:58:25un appel à rejoindre
00:58:26massivement l'enclave
00:58:27le 15 août prochain
00:58:28et une rumeur
00:58:29qui se propage
00:58:29sur les réseaux sociaux
00:58:30marocains
00:58:31la frontière serait ouverte
00:58:32pendant plusieurs heures
00:58:36on l'a donc appris
00:58:37il y a quelques instants
00:58:38un puissant séisme
00:58:39a secoué
00:58:40aujourd'hui
00:58:40la Colombie
00:58:41a été ressentie
00:58:41dans plusieurs grandes villes
00:58:43du pays
00:58:43notamment Cali
00:58:44ou encore la capitale
00:58:45Bogota
00:58:46c'est là justement
00:58:46qu'on va rejoindre
00:58:47notre correspondante
00:58:48Charlotte de Beauvoir
00:58:49un puissant séisme
00:58:50Charlotte
00:58:50on le disait
00:58:51de magnitude 7,4
00:58:53et 6 aéroports du pays
00:58:54ont d'ailleurs
00:58:55suspendu leurs opérations
00:58:58Oui bonjour
00:58:59la Colombie
00:59:00s'est réveillée ce matin
00:59:01avec ce séisme
00:59:02qui a fortement perturbé
00:59:04tout le pays
00:59:04à 7h30 ce matin
00:59:06la terre a tremblé
00:59:07à Bogota
00:59:08elle s'est ressentie
00:59:09durant 4 minutes
00:59:10la secousse
00:59:11mais c'est surtout
00:59:12l'ouest du pays
00:59:13qui est affecté
00:59:14l'épicentre du séisme
00:59:16est au pied
00:59:16de la cordillère occidentale
00:59:18dans une région
00:59:19qui s'appelle le Choco
00:59:20qui longe
00:59:21la côte pacifique
00:59:23donc c'est plusieurs villes
00:59:24du département du Choco
00:59:26mais aussi du centre du pays
00:59:27de la zone du café
00:59:29qui sont affectées
00:59:30des villes comme
00:59:31Quibdo
00:59:32Manizales
00:59:33où on a vu
00:59:33ces images impressionnantes
00:59:34de la tour
00:59:35de la cathédrale
00:59:35de Manizales
00:59:36qui s'est effondré
00:59:38mais aussi
00:59:38Pereira
00:59:39ou Arménia
00:59:41il y a encore
00:59:42assez peu
00:59:42de reports
00:59:43on commence à voir
00:59:44quelques images
00:59:45on a déjà vu
00:59:46quelques images
00:59:46sur les réseaux sociaux
00:59:47mais il n'y a pas
00:59:49vraiment d'internet
00:59:50et de connexion
00:59:51avec les gens
00:59:51qui sont sur place
00:59:52avec ces régions
00:59:53les réseaux sont encore
00:59:54affectés
00:59:55donc on ne sait pas
00:59:55exactement encore
00:59:56quelles sont les conséquences
00:59:58on parle d'un mort
00:59:59pour l'instant
00:59:59à Quibdo
01:00:00d'une vingtaine
01:00:00d'édificiaux tombés
01:00:01à Cali
01:00:02il est difficile
01:00:03de savoir
01:00:03pour l'instant
01:00:04exactement
01:00:06les conséquences
01:00:07du séisme
01:00:07en Colombie
01:00:08Merci beaucoup
01:00:09Charlotte
01:00:09on continue
01:00:10à parler avec
01:00:11Boris Veliachet
01:00:11vous êtes expert
01:00:12en risque majeur
01:00:13Charlotte nous le disait
01:00:15un séisme
01:00:16d'une magnitude
01:00:177,4
01:00:18c'est énorme
01:00:19un séisme
01:00:20qui a d'ailleurs
01:00:20duré pendant
01:00:21près de 4 minutes
01:00:22c'est quand même
01:00:23très long
01:00:23j'imagine
01:00:24Oui c'est surprenant
01:00:25pour un séisme
01:00:26d'une telle magnitude
01:00:27parce que généralement
01:00:28ces temps
01:00:28sont les temps
01:00:30de séisme
01:00:31de plus haute magnitude
01:00:32de ce qu'on appelle
01:00:33les méga séismes
01:00:33au dessus de 8,5
01:00:35donc là
01:00:36la durée
01:00:37est assez surprenante
01:00:38il faut regarder
01:00:39on est sur la ceinture
01:00:40du feu du Pacifique
01:00:41alors heureusement
01:00:41celui-là
01:00:41il n'a pas eu lieu
01:00:42en mer
01:00:42donc il n'est pas
01:00:43susceptible
01:00:44de générer
01:00:45de tsunamis
01:00:46mais on est
01:00:47dans une zone
01:00:48d'activité sismique
01:00:49très connue
01:00:50en fait
01:00:52c'est toute
01:00:52en fait
01:00:53toute la partie
01:00:54comme en ouest
01:00:55de l'Amérique
01:00:56latine
01:00:57en fait
01:00:57qui comporte
01:00:58d'ailleurs
01:00:59les plus grandes
01:01:00failles au monde
01:01:00les plus grandes
01:01:01failles sismiques
01:01:02ce qui fait
01:01:02qu'on peut avoir
01:01:03les intensités
01:01:04et les magnitudes
01:01:05les plus élevées
01:01:06Justement
01:01:06juste pour qu'on comprenne
01:01:07pour qu'on s'imagine bien
01:01:09la situation
01:01:10un séisme
01:01:11d'une magnitude
01:01:117,4
01:01:12c'est très puissant
01:01:14les dégâts
01:01:14pourraient être considérables
01:01:16Alors c'est vrai
01:01:17qu'on parle toujours
01:01:18de magnitude
01:01:18la magnitude
01:01:19c'est une échelle ouverte
01:01:20qui représente
01:01:20l'énergie dégagée
01:01:21par un séisme
01:01:22en son sol
01:01:23donc ça intéresse
01:01:24souvent les géologues
01:01:25ou les géophiliciens
01:01:26mais c'est vrai
01:01:27que d'un point de vue
01:01:28de la destruction
01:01:29qui a eu lieu au sol
01:01:30ça ne lui indique pas grand chose
01:01:31généralement on parle
01:01:32d'intensité
01:01:32sur d'autres échelles
01:01:33en fait
01:01:33dans ce cas-là
01:01:34ce que font beaucoup
01:01:35les japonais
01:01:36ils citent toujours
01:01:36l'échelle d'intensité
01:01:37et pas l'échelle de magnitude
01:01:38disons que ça dépend
01:01:40ça dépend complètement
01:01:40puisque le séisme
01:01:41a lieu en profondeur
01:01:42en fait les ondes sismiques
01:01:44se propagent
01:01:45à travers le sol
01:01:46et à travers
01:01:47les différentes couches
01:01:48de roches
01:01:48avant d'arriver au sol
01:01:50et ça dépend complètement
01:01:51de la constitution
01:01:52de ce sol
01:01:52la profondeur
01:01:53du séisme
01:01:55etc
01:01:55l'intensité au sol
01:01:57peut être complètement différente
01:01:59avec deux magnitudes
01:02:00identiques
01:02:01en fait
01:02:01Alors pour l'instant
01:02:02on ne sait pas
01:02:02quels sont les tendues
01:02:04des dégâts
01:02:05s'il y a des victimes
01:02:06ce que l'on sait
01:02:07en revanche
01:02:07c'est que les autorités
01:02:08ont décidé de suspendre
01:02:09les opérations
01:02:11de six aéroports
01:02:12dans le pays
01:02:13en raison de ces différents
01:02:14dommages
01:02:15en raison de la situation
01:02:17Alors visiblement
01:02:17il y a des gros dommages
01:02:18les quelques images
01:02:19que j'ai pu voir
01:02:20personnellement
01:02:21donc il y a des dommages
01:02:22maintenant il va falloir
01:02:22attendre d'avoir plus
01:02:24d'informations
01:02:24à ce niveau-là
01:02:25les précautions ont été prises
01:02:26parce qu'en plus
01:02:27il y a eu des séismes
01:02:28précurseurs
01:02:29d'une magnitude
01:02:30de 4, 5
01:02:31avant ce séisme-là
01:02:32et qui étaient avant-coureurs
01:02:33en fait de ce gros séisme
01:02:35de cette grosse magnitude
01:02:36et il va certainement
01:02:37y avoir aussi des répliques
01:02:38donc pour éviter
01:02:40justement
01:02:42des dommages
01:02:43ou d'éviter
01:02:43de mettre en danger
01:02:44en fait les infrastructures
01:02:45comme des aéroports
01:02:47ou comme des centrales énergétiques
01:02:48etc.
01:02:49on met bien sûr
01:02:50à l'arrêt
01:02:50toutes ces infrastructures
01:02:51Boris Véliachef
01:02:52le maire de la commune
01:02:53de Cali
01:02:54qui est l'une des communes
01:02:55qui a été particulièrement touchée
01:02:56par ce séisme
01:02:57vient de réagir
01:02:57en expliquant
01:02:58qu'il y avait
01:02:5820 structures
01:02:59qui se sont effondrées
01:03:01et des personnes
01:03:02selon lui
01:03:02qui sont coincées
01:03:03après ce puissant séisme
01:03:06alors oui
01:03:06alors ça dépend
01:03:07alors maintenant
01:03:08comme moi j'ai vécu
01:03:09très longtemps au Japon
01:03:10je sais que les Japonais
01:03:11construisent beaucoup
01:03:11en parasismique
01:03:12maintenant il va falloir
01:03:13aller voir sur place
01:03:14quel type de structures
01:03:15ont été endommagées
01:03:16il est certain
01:03:17il y a des structures
01:03:17qui sont beaucoup plus
01:03:19vulnérables que d'autres
01:03:20et en Colombie
01:03:22il existe bien sûr
01:03:23des structures parasismiques
01:03:24parce que c'est un pays
01:03:25qui a une longue expérience
01:03:28avec les séismes
01:03:29mais il y a aussi
01:03:30beaucoup de constructions
01:03:32souvent
01:03:34qui sont issues
01:03:35de ce qu'on appelle
01:03:36l'autoconstruction
01:03:37les gens se font eux-mêmes
01:03:38leur maison
01:03:40ou d'autres
01:03:42dont la mise en oeuvre
01:03:43en fait est assez mauvaise
01:03:44ou alors
01:03:46le côté parasismique
01:03:47justement de la construction
01:03:48n'est pas respecté
01:03:49ce qui fait que ces structures-là
01:03:50oui sont très fragiles
01:03:51particulièrement dans des zones
01:03:53où la sismicité
01:03:53peut être aussi forte
01:03:54Merci beaucoup Boris Veliachev
01:03:56et vous avez à droite
01:03:56de votre écran
01:03:57la réaction du président colombien
01:03:59qui demande un rapport détaillé
01:04:01sur la situation
01:04:02et qui a décidé
01:04:03de se rendre sur place
01:04:04on le rappelle
01:04:05la Colombie frappée
01:04:06par ce séisme
01:04:07de magnitude 7
01:04:07dans plusieurs villes
01:04:08Cali
01:04:09mais également
01:04:09la ville de Bogota
01:04:11qui a été touchée
01:04:11pour l'instant
01:04:12pas plus de détails
01:04:13sur l'étendue des dégâts
01:04:14ni des victimes
01:04:15on y reviendra
01:04:16dès qu'on aura
01:04:16un peu plus d'informations
01:04:18Retour à présent en France
01:04:20avec cette véritable guerre
01:04:21ouverte entre Gérald Darmanin
01:04:22et la police
01:04:23après avoir dénoncé
01:04:24de grave dysfonctionnement
01:04:25dans le traitement
01:04:26des violences sexuelles
01:04:27sur mineurs
01:04:27le garde des Sceaux
01:04:28est accusé par les commissaires
01:04:29et les enquêteurs
01:04:30de vouloir faire porter
01:04:31la responsabilité
01:04:32aux policiers
01:04:33en cause notamment
01:04:34des milliers de procédures
01:04:35qui n'auraient jamais été
01:04:35transmises à la justice
01:04:37on en parle avec vous
01:04:38Maxime Branchetter
01:04:38du service police-justice
01:04:40de BFM TV
01:04:40les syndicats se disent
01:04:42écœurés
01:04:44Oui
01:04:45les syndicats de policiers
01:04:47les policiers de l'investigation
01:04:48parce qu'ils se sont accusés
01:04:50par ce courrier
01:04:52du garde des Sceaux
01:04:53Gérald Darmanin
01:04:54pour résumer un petit peu
01:04:55ce courrier
01:04:56qui a été adressé
01:04:57par Gérald Darmanin
01:04:58à Laurent Nunez
01:04:59le ministre de l'Intérieur
01:05:00il est daté du 29 juillet
01:05:01et en fait
01:05:02c'est les courriers
01:05:02dans les suites
01:05:03de l'affaire Yana
01:05:04souvenez-vous
01:05:05l'affaire Yana
01:05:05cette petite fille
01:05:06qui a disparu
01:05:07et qui a été
01:05:08tuée vraisemblablement
01:05:09par Jérôme Barrella
01:05:10il y avait eu
01:05:11des défaillances
01:05:11il y avait eu des plaintes
01:05:12contre Jérôme Barrella
01:05:13qui n'avaient pas abouti
01:05:14bref on aurait pu empêcher ça
01:05:15à la suite des salles
01:05:16le garde des Sceaux
01:05:16il veut faire un sorte
01:05:18d'état
01:05:19il veut faire les états généraux
01:05:20en tout cas
01:05:21il veut savoir comment ça se passe
01:05:22il demande
01:05:22à un tout petit peu moins
01:05:24d'une quarantaine
01:05:25de parquets généraux
01:05:26de faire l'inventaire
01:05:27et d'expliquer comment ça se passe
01:05:28chez eux
01:05:28ces parquets
01:05:29ils font des remontées
01:05:30et ces remontées
01:05:31qui sont dans ce courrier
01:05:32du 29 juillet
01:05:33elles sont accablantes
01:05:35et elles pointent
01:05:36beaucoup de défaillances
01:05:37notamment des services d'enquête
01:05:38on parle de
01:05:39de stocks de procédures
01:05:41qui ne sont pas écoulés
01:05:41de nombreuses procédures
01:05:44je pense au parquet
01:05:45de Bastère par exemple
01:05:47ou celui de Melun
01:05:47qui dit qu'il y a
01:05:48de très nombreuses procédures
01:05:49qui sont laissées
01:05:51sans investigation
01:05:52pendant des mois
01:05:52voire des années
01:05:53alors même je cite
01:05:54que l'auteur était souvent
01:05:55désigné ou aisément identifiable
01:05:57il parle de formation défaillante
01:05:59de certains policiers spécialisés
01:06:01avec je donne un exemple
01:06:02c'est un genre d'âme réserviste
01:06:04qui faisait des auditions
01:06:05d'enfants victimes
01:06:06à Bordeaux
01:06:07des enfants de moins de 10 ans
01:06:08bref
01:06:08il pointe tout un tas
01:06:09de défaillances
01:06:10et les enquêteurs
01:06:12les policiers
01:06:13ont pris conscience de ça
01:06:13notamment je pense
01:06:14à l'association nationale
01:06:15de l'appui judiciaire
01:06:16qui est une association
01:06:17de policiers de cette filière
01:06:18et ils ont découvert tout ça
01:06:19et c'est vrai qu'ils ont répondu
01:06:21dans un communiqué
01:06:21en disant
01:06:22mais toutes ces défaillances là
01:06:23nous ça fait longtemps
01:06:24qu'on les pointe
01:06:25on en avait parlé d'ailleurs
01:06:26à Gérald Darmanin
01:06:27non pas garde des Sceaux
01:06:28mais ministre de l'intérieur
01:06:29en expliquant
01:06:30qu'on manquait d'effectifs
01:06:31que nos logiciels n'allaient pas
01:06:33qu'il y avait des problèmes
01:06:34de procédure
01:06:34bref
01:06:35eux assurent
01:06:36qu'ils ont alerté
01:06:37depuis longtemps
01:06:38et que ces défaillances
01:06:39ne sont pas de leurs responsabilités
01:06:40mais de celles du gouvernement
01:06:41et des précédents
01:06:42qui n'ont jamais amélioré
01:06:44l'état de la filière judiciaire
01:06:45Christian Flech
01:06:46vous êtes ancien directeur
01:06:47de la police judiciaire de Paris
01:06:49vous partagez ce même sentiment
01:06:51de trahison
01:06:52d'écœurement
01:06:53de la part de vos collègues policiers
01:06:55à la suite de cette lettre ?
01:06:57Oui il est certain
01:06:58que je regrette
01:06:58que le garde des Sceaux
01:06:59ne se soit pas souvenu
01:07:00que juste avant d'être
01:07:01au garde des Sceaux
01:07:02il était ministre de l'intérieur
01:07:03et pendant une période
01:07:04de 4 ans
01:07:04donc tous les points
01:07:06que vous notez
01:07:08sur la droite
01:07:09de votre écran
01:07:10sont des points
01:07:11qui ont déjà été relevés
01:07:13non pas seulement
01:07:14par l'Association nationale
01:07:15de la police judiciaire
01:07:16mais aussi par deux rapports
01:07:17qui datent de 2023
01:07:19le premier
01:07:19d'une inspection conjointe
01:07:21de l'inspection générale
01:07:22de la police
01:07:23de l'inspection
01:07:23des services judiciaires
01:07:24qui dépend du ministère
01:07:26de la justice
01:07:26et de l'inspection générale
01:07:27de l'administration
01:07:28où on évoquait
01:07:29un stock
01:07:30de procédures
01:07:31qui était
01:07:32près de 3 millions
01:07:33c'est-à-dire en souffrance
01:07:34près de 3 millions
01:07:35dans le même temps
01:07:37la Cour des Comptes
01:07:37aussi avait fait
01:07:39un rapport
01:07:40sur les moyens
01:07:41affectés
01:07:42aux missions
01:07:43de police judiciaire
01:07:44et là encore
01:07:45on voyait très bien
01:07:46que tous ces soucis
01:07:48qui sont évoqués
01:07:49par le garde des Sceaux
01:07:51dans un courrier
01:07:51qu'il adresse
01:07:52aux ministres de l'intérieur
01:07:53tous ces points
01:07:54sont déjà soulevés
01:07:56et n'ont pas été résolus
01:07:57c'est des points
01:07:58qui sont compliqués
01:07:58mais qui ne peuvent pas
01:07:59être résolus
01:08:00en quelques mois
01:08:02mais qui étaient déjà
01:08:04connus
01:08:05des instances
01:08:06de contrôle
01:08:06et du
01:08:08Gérald Darmanin
01:08:09ministre de l'Intérieur
01:08:10ça veut dire quoi ?
01:08:11que la police reconnaît
01:08:12malgré tout
01:08:12une part de responsabilité
01:08:13dans ces différents
01:08:14dysfonctionnements
01:08:15mais dit
01:08:16que ces dysfonctionnements
01:08:17ça fait longtemps
01:08:17qu'on les connaissait
01:08:18ça fait longtemps
01:08:19qu'on a alerté là-dessus
01:08:21d'abord
01:08:21il faut regarder
01:08:22un peu la situation
01:08:23telle qu'elle commence
01:08:24et quand on regarde
01:08:25le rapport d'enquête
01:08:26sur l'affaire Liana
01:08:27on voit bien
01:08:27que cette affaire
01:08:28a commencé
01:08:28dans une brigade
01:08:29de gendarmerie
01:08:30où une brigade
01:08:32a parfaitement fait son travail
01:08:33et une autre
01:08:34a connu des défaillances humaines
01:08:36qui mettaient en cause
01:08:37aussi des défaillances
01:08:38au niveau d'un parquet
01:08:40et qui aussi soulignaient
01:08:41à la fois
01:08:42les logiciels défaillants
01:08:44et les incompatibilités
01:08:45de connexion
01:08:46entre les uns
01:08:47et les autres
01:08:47donc de cela
01:08:48il y a eu
01:08:49un état global
01:08:51des dossiers
01:08:53qui ont été
01:08:54dressés
01:08:55et qui méritent
01:08:57méritent
01:08:57un intérêt
01:08:59mais qui ne mérite pas
01:09:00en tout cas
01:09:01que le garde des Sceaux
01:09:02paraisse le découvrir
01:09:04Merci beaucoup
01:09:05Merci beaucoup
01:09:05d'avoir réagi avec nous
01:09:07sur BFMTZ
01:09:07sur cette colère
01:09:08des policiers
01:09:09à la suite
01:09:10de cette lettre
01:09:11transmise par Gérald Darmanin
01:09:12à son homologue
01:09:13de l'intérieur
01:09:14Laurent Nunez
01:09:15Direction Ceuta
01:09:17La crise migratoire
01:09:18va-t-elle se poursuivre
01:09:19dans l'enclave espagnole ?
01:09:20C'est la crainte
01:09:21en tout cas
01:09:21des autorités
01:09:22après un appel
01:09:23à rejoindre massivement
01:09:24l'enclave
01:09:24le 15 août prochain
01:09:25une rumeur
01:09:26qui affole d'ailleurs
01:09:27les réseaux sociaux marocains
01:09:28selon laquelle
01:09:29la frontière
01:09:29serait ouverte
01:09:31ce jour-là
01:09:31pendant plusieurs heures
01:09:33Mathieu de Tayac
01:09:33vous êtes notre correspondant
01:09:35à Madrid
01:09:35on imagine
01:09:36que les autorités
01:09:38espagnoles
01:09:38sont sur le qui-vive
01:09:39pour éviter
01:09:40de revivre
01:09:41la même situation
01:09:41qu'il y a quelques jours ?
01:09:44Oui
01:09:44les autorités espagnoles
01:09:45prennent la menace
01:09:46au sérieux
01:09:47mais elles voient
01:09:48tout de même
01:09:48des différences significatives
01:09:50avec ce qui s'est passé
01:09:50il y a dix jours
01:09:51d'abord
01:09:52si une foule de personnes
01:09:53tente effectivement
01:09:54de franchir la frontière
01:09:55ce ne sera pas
01:09:56une surprise
01:09:57cette fois-ci
01:09:57du coup
01:09:58côté espagnol
01:09:59tout ce qui peut être
01:09:59renforcé
01:10:00est renforcé
01:10:012000 militaires
01:10:03et près de 300 policiers
01:10:04anti-émeutes
01:10:05ont été envoyés sur place
01:10:064 navires également
01:10:08un hélicoptère
01:10:08des drones
01:10:09qui permettent
01:10:09de surveiller
01:10:10la situation sur place
01:10:11et puis la frontière maritime
01:10:13elle-même a été réformée
01:10:14la digue
01:10:15qui sépare
01:10:16les eaux marocaines
01:10:17des eaux espagnoles
01:10:18a été prolongée
01:10:19sur 500 mètres
01:10:20par des espèces
01:10:21de boudins gonflables
01:10:22alors non seulement
01:10:23ça complique évidemment
01:10:24le passage
01:10:24mais en plus
01:10:25c'est une sorte de réponse
01:10:26à la jurisprudence
01:10:27de la cour suprême espagnole
01:10:28qui avait établi
01:10:29que les migrants
01:10:30qui sont arrivés
01:10:31par la mer
01:10:31sans surmonter
01:10:32aucun obstacle
01:10:33ne peuvent pas être
01:10:34reconduits immédiatement
01:10:35à la frontière
01:10:36donc c'est un aspect
01:10:38que ces travaux
01:10:40tentent de remédier
01:10:41et puis dernier élément
01:10:42les autorités marocaines
01:10:43ne pourront pas
01:10:44elles n'ont plus
01:10:45dire
01:10:45avoir été prises
01:10:46par surprise
01:10:47et tous les observateurs
01:10:48s'accordent à dire
01:10:49que si la police marocaine
01:10:50s'organise
01:10:51elle est parfaitement capable
01:10:52de bloquer le flux
01:10:53vers Saouda
01:10:54Merci beaucoup
01:10:55Mathieu de Taillac
01:10:56en direct de Madrid
01:10:57on en parle avec
01:10:57Vanessa Edberg
01:10:58vous êtes avocate
01:10:59en droit des étrangers
01:11:00au barreau de Paris
01:11:01une nouvelle fois
01:11:02ce sont les rumeurs
01:11:03qui sont à l'origine
01:11:04de cette vague
01:11:05il y a de quoi être inquiet
01:11:06ou pas ?
01:11:08Alors oui et non
01:11:09alors oui
01:11:10dans le sens
01:11:11où effectivement
01:11:13il y a
01:11:13les frontières espagnoles
01:11:15qui se sont ouvertes
01:11:16avec un discours politique
01:11:17qui s'est radicalement changé
01:11:19avec un besoin
01:11:20de main d'oeuvre
01:11:20en Espagne
01:11:21qui s'est caractérisé
01:11:22par des mesures concrètes
01:11:24par le gouvernement espagnol
01:11:25donc oui
01:11:26cet appel d'air
01:11:26évidemment
01:11:27et du Maroc notamment
01:11:28puisque ces deux pays
01:11:30sont frontaliers
01:11:31mais effectivement
01:11:32je ne suis pas plus inquiète
01:11:34que ça
01:11:34puisqu'effectivement
01:11:36il y a maintenant
01:11:38les gardiens
01:11:39de l'Union Européenne
01:11:40aussi
01:11:41qui sont venus
01:11:41renforcer
01:11:42les frontières
01:11:43entre l'Espagne
01:11:45et le Maroc
01:11:46et qui des dispositifs
01:11:47ont été mis en place
01:11:48même si
01:11:48ce boudin flottant
01:11:50comme vous l'avez appelé
01:11:51ne vient évidemment
01:11:53à mon sens
01:11:54pas faire obstacle
01:11:55donc
01:11:56ce n'est pas une barrière
01:11:57au sens terrestre
01:11:58comme l'avait interprété
01:12:01le tribunal suprême
01:12:02de l'Espagne
01:12:04et puisqu'effectivement
01:12:06ce tribunal
01:12:07avait précisément
01:12:08indiqué
01:12:08qu'il faudra
01:12:10avoir recours
01:12:11aux procédures
01:12:13classiques
01:12:13d'expulsion
01:12:14avec donc
01:12:15un acte administratif
01:12:16motivé
01:12:17mais aussi
01:12:18un recours
01:12:18effectif
01:12:19possible
01:12:20contre cet acte
01:12:21administratif
01:12:21d'expulsion
01:12:22donc tout cela
01:12:23effectivement
01:12:24sera mis en place
01:12:25de toute façon
01:12:25et il faut rappeler aussi
01:12:27que lors de cette
01:12:28première crise
01:12:28il y a quelques jours
01:12:29sur les 72 000 personnes
01:12:31qui ont traversé
01:12:32cette enclave
01:12:33qui ont traversé
01:12:34justement la frontière
01:12:34pour rejoindre
01:12:35l'enclave
01:12:36les 70 000
01:12:37selon les autorités
01:12:38espagnoles
01:12:39sont retournées
01:12:40au Maroc
01:12:41qui se cache
01:12:42derrière tout ça
01:12:42est-ce qu'il n'y a pas
01:12:43aussi l'affaire
01:12:45aussi des passeurs
01:12:46qui profitent
01:12:47qui alimentent
01:12:47justement
01:12:48ces différentes rumeurs
01:12:49pour provoquer
01:12:50une nouvelle crise
01:12:52alors très certainement
01:12:53parce qu'effectivement
01:12:54il en va
01:12:55de leurs intérêts
01:12:56financiers
01:12:56qu'un nombre
01:12:58de migrants
01:12:58se décident
01:12:59à passer
01:13:00par la mer
01:13:02mais
01:13:04au-delà
01:13:05de ça
01:13:06au-delà
01:13:07du passeur
01:13:07il y a aussi
01:13:08évidemment
01:13:08le contexte
01:13:10géopolitique
01:13:11avec l'Espagne
01:13:13qui s'est rendu
01:13:14en Algérie
01:13:15pour cette fois-ci
01:13:16contrairement
01:13:16à la France
01:13:18venir indiquer
01:13:19qu'ils considéraient
01:13:20que le Sahara occidental
01:13:22était désormais
01:13:23un territoire
01:13:23algérien
01:13:24donc je pense
01:13:25qu'effectivement
01:13:26de l'autorité
01:13:26de la frontière marocaine
01:13:27peut-être que les Marocains
01:13:28n'ont pas vraiment
01:13:29fait obstacle
01:13:29à cette invasion
01:13:30moi ce qui m'a
01:13:31beaucoup choqué
01:13:32et ce dont nous en parlons
01:13:33c'est évidemment
01:13:34le nombre de mineurs
01:13:35je ne sais pas
01:13:35si vous avez vu
01:13:36sur les spots
01:13:36le nombre de mineurs
01:13:38qui sont passés
01:13:41par la mer
01:13:41pour rejoindre
01:13:42ce territoire espagnol
01:13:45et dont les droits
01:13:46n'ont pas toujours
01:13:46été respectés
01:13:47mais justement
01:13:48est-ce qu'il y a
01:13:48une crainte
01:13:49que ces mineurs
01:13:51ces autres marocains
01:13:52essayent de retourner
01:13:53à Ceuta
01:13:54sachant que la plupart
01:13:55d'entre eux
01:13:55sont retournés au Maroc
01:13:57vous savez
01:13:58je pense que ces jeunes
01:13:58fuient une telle misère
01:14:00qu'ils n'ont finalement
01:14:01pas grand chose à perdre
01:14:02si ce n'est l'espoir
01:14:03effectivement
01:14:04de venir se construire
01:14:05un avenir meilleur
01:14:06en France
01:14:06une meilleure situation
01:14:07financière
01:14:08et que oui
01:14:09de toute façon
01:14:09la situation de l'Europe
01:14:11la situation géopolitique
01:14:12de l'Europe
01:14:13et de la France
01:14:13ne fera jamais obstacle
01:14:15si ce n'est avec
01:14:16la coopération
01:14:18indispensable
01:14:18des pays du Maghreb
01:14:20à ces invasions
01:14:23irrégulières
01:14:23il faut évidemment
01:14:26comment dire
01:14:26il faut développer
01:14:28le développement
01:14:29de ces pays
01:14:30il faut que l'Europe
01:14:31aide ces pays
01:14:32à se développer
01:14:32et quand on a des jeunes
01:14:34des mineurs
01:14:35qui sont prêts
01:14:35à donner leur vie
01:14:36pour pouvoir
01:14:37passer par la mer
01:14:39effectivement
01:14:39il n'y a pas
01:14:41de solution
01:14:43autre que celle
01:14:44de développer
01:14:46ces pays
01:14:46pour que ces jeunes
01:14:47puissent espérer
01:14:48avoir un avenir
01:14:49dans ces pays
01:14:50Merci beaucoup
01:14:50Vanessa Edberg
01:14:51d'avoir réagi
01:14:52sur notre antenne
01:14:53ce qui est sûr
01:14:53Milane Argelas
01:14:54c'est que
01:14:55cette situation
01:14:56cette crise migratoire
01:14:57à Ceuta
01:14:58elle fait beaucoup
01:14:58réagir en France
01:14:59Edouard Philippe
01:15:00le candidat
01:15:01à la présidentielle
01:15:02a également réagi
01:15:03il propose d'ailleurs
01:15:04plusieurs solutions
01:15:05Oui absolument
01:15:05l'ancien Premier ministre
01:15:06affirme que cet épisode
01:15:08à Ceuta
01:15:08n'est pas clos
01:15:09et qu'il va falloir
01:15:10maintenant
01:15:11à partir de cette crise
01:15:12migratoire à Ceuta
01:15:13tirer des conséquences
01:15:14donc vous l'avez dit
01:15:15Edouard Philippe
01:15:15liste plusieurs propositions
01:15:17deux nouvelles propositions
01:15:18notamment formulées
01:15:19par le candidat
01:15:20Horizon
01:15:21avec Edouard Philippe
01:15:22qui souhaite
01:15:22suspendre les demandes
01:15:23d'asile à Mayotte
01:15:24et en Guyane
01:15:25raison invoquée
01:15:26par le candidat
01:15:27je cite
01:15:28protéger ces territoires
01:15:29en état de saturation
01:15:30migratoire
01:15:31deuxième proposition
01:15:32formulée par
01:15:33Edouard Philippe
01:15:34le chef du parti Horizon
01:15:35propose d'instaurer
01:15:37un verrou Schengen
01:15:38qu'est-ce que c'est
01:15:39exactement ce verrou Schengen
01:15:40c'est une disposition
01:15:42qui permettrait
01:15:43qu'aucun état européen
01:15:45ne puisse engager seul
01:15:46je cite
01:15:46une régularisation massive
01:15:48de clandestin
01:15:50au-delà d'un seuil
01:15:51défini collectivement
01:15:52et sans accord
01:15:53préalable
01:15:53Edouard Philippe
01:15:54on le rappelle
01:15:55qui avait très rapidement
01:15:56après la crise migratoire
01:15:57de Ceuta
01:15:58fait le lien
01:15:58entre donc
01:15:59cette crise à Ceuta
01:16:00et le plan massif
01:16:02de régularisation
01:16:03lancé en début d'année
01:16:04par le gouvernement
01:16:05espagnol
01:16:06plan qui selon lui
01:16:08a créé justement
01:16:09un appel d'air
01:16:09pour tout le continent européen
01:16:11Merci beaucoup
01:16:12Milan
01:16:12voilà ce qu'on pouvait dire
01:16:13sur cette crise migratoire
01:16:14à Ceuta
01:16:15d'ailleurs vous retrouvez
01:16:16dans quelques instants
01:16:17Alain Marshall
01:16:18qui continuera à parler
01:16:18justement de cette crise
01:16:19migratoire dans l'enclave espagnole
01:16:21Sous-titrage Société Radio-Canada
01:16:22Merci à tous
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