Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 8 minutes
La Guardia Civil a fait état d'appels massifs à rejoindre Ceuta le 15 août, accompagnés de fake news concernant notamment l'ouverture de la frontière entre le Maroc et l'Espagne. 

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Dans le reste de l'actualité, l'enclave espagnole de Ceuta est-elle sur le point de vivre une nouvelle
00:04vague migratoire ?
00:05C'est la crainte des autorités espagnoles qui surveillent de très près les comptes de réseaux sociaux marocains.
00:10La Guardia Civile a identifié des appels massifs à rejoindre l'enclave espagnole le 15 août prochain.
00:16Des messages accompagnés notamment de fausses informations concernant l'ouverture de la frontière entre le Maroc et l'Espagne circule.
00:23Comme en juillet dernier, Elisa Tranin, rappelez-nous ce qu'il s'était passé justement à Ceuta il y a
00:28quelques semaines.
00:30Je vais vous remontrer Ceuta, c'est donc, vous l'avez dit, une enclave espagnole située à l'embouchure du
00:35détroit de Gibraltar.
00:36C'est un territoire d'un peu plus de 18 km² qui compte 84 000 habitants.
00:42Et donc, vous le voyez, il existe une frontière terrestre entre cette enclave européenne et son voisin, le Maroc.
00:49Ce qu'il s'est passé, c'est qu'entre le 30 et le 31 juillet dernier, 72 000 migrants
00:54venus du Maroc ont franchi cette frontière,
00:57souvent à la nage, en passant par la ville de Fnidec.
01:01Et l'Espagne s'est retrouvée débordée des ONG marocaines.
01:05Il parle de 141 morts lors de cette crise.
01:08En fait, tout serait parti d'une rumeur prétendant que la frontière était ouverte.
01:13Le tribunal suprême espagnol avait pris une décision disposant que le renvoi immédiat d'un migrant
01:19ne s'appliquerait pas aux personnes arrivées par la mer.
01:22Et cette décision a été mal interprétée, nous dit le gouvernement espagnol.
01:27Et depuis, Elisa, où en est-on ?
01:28Eh bien, depuis la quasi-totalité de ces migrants ont quitté Ceuta.
01:32Les autorités assurent qu'environ 70 000 migrants ont rebroussé chemin dans les 24 heures qui ont suivi.
01:39Des moyens de sécurité supplémentaires ont été déployés.
01:43Par exemple, 30 % d'agents de la Guardia Civile en plus.
01:46Et aujourd'hui, le président de l'enclave estime entre 8 000 et 11 000 le nombre total de migrants
01:54présents à Ceuta.
01:55Merci beaucoup Elisa Trenin, direction Madrid en Espagne.
01:58On va retrouver notre correspondant BFM TV à Madrid.
02:00Bonsoir Romain Chauvet.
02:01On a appris effectivement qu'un dispositif d'urgence avait été mis en place à la frontière.
02:06Oui, absolument.
02:07On nous dit que la sécurité a vraiment été renforcée.
02:10Plus 40 % de sécurité, c'est ce qu'a dit aujourd'hui le ministre de la politique territoriale espagnole
02:16qui était en déplacement à Ceuta.
02:18Donc, on nous dit vraiment que ces moyens-là, ces renforts de sécurité,
02:21ils sont à la fois terrestres, donc pour cette frontière avec le Maroc,
02:25mais également en mer et dans les airs.
02:27On a également, au cours des derniers jours, installé une digue flottante de 500 mètres,
02:32donc un barrage flottant pour limiter l'entrée de nouveaux migrants dans cette enclave espagnole de Ceuta.
02:38Et ce qu'on nous disait au cours des derniers jours,
02:39c'est que toutes ces mesures, tant ces renforts humains que ces barrages sur la mer,
02:44eh bien, ça a permis aux autorités de contrer l'arrivée de nouveaux migrants à Ceuta.
02:49Mais maintenant, les préoccupations, ce sont pour les prochains jours,
02:52particulièrement pour cette journée du 15 août,
02:54parce qu'il y a toujours ces rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux
02:57et qui appellent à traverser cette frontière du Maroc vers Ceuta pour cette journée du 15 août.
03:03Ce sont des rumeurs qui sont prises très au sérieux ici en Espagne.
03:06D'ailleurs, aujourd'hui, le ministère de la Défense a demandé aux militaires
03:10qui sont basés à Ceuta et qui seraient en ce moment en vacances ou en déplacement de rentrer à Ceuta.
03:16Donc, vraiment, on sent que les autorités veulent éviter de revoir cette situation
03:20qu'on a vue il y a une dizaine de jours avec tous ces milliers de migrants
03:22qui ont pu franchir la frontière vers ce territoire espagnol.
03:25Merci beaucoup, Romain, en direct de Madrid pour BFM TV.
03:29C'est vrai, Ulysse Gosset, éditorialiste politique internationale,
03:31il faut absolument éviter ce drame humanitaire.
03:36C'est un nouveau test pour le Maroc et pour l'Espagne,
03:39c'est un test pour l'Europe également,
03:41et c'est un enjeu migratoire évident, un enjeu politique,
03:45mais c'est aussi un enjeu humanitaire.
03:46On a appris aujourd'hui que le dernier chiffre du nombre de victimes
03:49était de 141 morts, disparus ou identifiés,
03:54et le Biran pourrait encore s'alourdir.
03:56Donc, il faut absolument éviter un nouveau déferlement
03:59de jeunes Marocains qui cherchent à quitter leur pays
04:02parce qu'ils veulent émigrer, qu'ils veulent vivre ailleurs,
04:05tenter leur chance ailleurs.
04:06Et il faut que le Maroc et l'Espagne
04:11coordonnent cette politique justement pour empêcher
04:14d'être dépassés comme cela a été le cas le 31 juillet.
04:18Pour l'Europe, c'est un enjeu politique important
04:20parce que ça aura des conséquences pour toutes les campagnes électorales
04:23qui s'annoncent dans les différents pays européens,
04:26pour la France en particulier, mais surtout sur le long terme.
04:28Il faut rappeler qu'il y a eu, au mois de juin dernier,
04:31un pacte migratoire qui a été signé à l'échelle de l'Union,
04:34qui a été validé par le Parlement
04:35et qui organise un renforcement des contrôles
04:39et une coordination avec les pays qui sont en première ligne
04:42les pays du Maghreb, le Maroc bien sûr,
04:45mais aussi l'Algérie, la Tunisie, la Libye
04:46et aussi les pays africains.
04:48Donc, on voit qu'à travers cette petite enclave de Ceuta
04:51qui est de quelques 80 000 habitants,
04:5419 km².
04:5619 km², une population qui, évidemment, est stressée, paniquée,
04:59qui se demande ce qui va se passer dans les mois qui viennent.
05:02Il faut absolument réussir, cette fois,
05:05à anticiper et à organiser les choses le mieux possible.
05:08Alors, nous sommes en direct avec Faustine Maliard.
05:11Bonsoir, madame.
05:11Vous êtes première adjointe au maire de Calais,
05:13vice-présidente de la région Hauts-de-France.
05:15Votre président, Xavier Bertrand, a publié une tribune aujourd'hui
05:18dans l'Opinion.
05:18Il écrit ceci, ce que Ceuta vient de vivre,
05:21le Calaisi le vit depuis 25 ans.
05:25Quelle leçon peut-on tirer de cette expérience de Calais,
05:29finalement, pour ne pas reproduire ce qui s'est passé à Ceuta ?
05:33Bonsoir, merci pour votre invitation.
05:35Tout d'abord, permettez-moi quand même de faire une remarque
05:38qui me tient à cœur.
05:40Je dirais qu'encore une fois, c'est le choc des images.
05:43Une fois encore, une fois trop, puisqu'il faut attendre
05:45d'être confronté à des images terribles, ce qui est évidemment le cas
05:47de ce que vous diffusez depuis quelques jours maintenant
05:49sur votre antenne, pour que la question revienne enfin sur la table,
05:52que ce soit au niveau français, mais également au niveau européen.
05:55C'est le cas aujourd'hui avec Ceuta.
05:57C'était le cas aussi en 2015, avec cette image terrible
06:00du petit Elan retrouvé mort sur une plage de Turquie.
06:03C'était le cas évidemment avec la jungle de Calais il y a dix ans.
06:06Et c'est le cas aujourd'hui encore sur notre littoral
06:08de la région Hauts-de-France, avec les dizaines de morts
06:11qui sont à déplorer dans la Manche.
06:12À chaque fois, on parle des conséquences.
06:15Sans jamais d'ailleurs proposer de solution, sans s'attaquer aux causes.
06:18Et c'est précisément ce que nous dénonçons avec Xavier Bertrand,
06:20qui ne se contente pas d'envoyer un message de fermeté
06:23comme certains le font, mais qui avec cette tribune aujourd'hui
06:26propose par le biais d'un traité de Calais
06:28des solutions extrêmement concrètes.
06:29Mais pourquoi un traité de Calais alors qu'on l'a rappelé avec Ulysse ?
06:32Il y a déjà ce pacte asile-immigration qui existe.
06:35Mais ce pacte asile-immigration, et ça a été dit d'ailleurs
06:38à Xavier Bertrand, s'est exprimé sur le sujet à plusieurs reprises.
06:40Il va évidemment dans le bon sens, mais il ne va pas assez loin.
06:42Enfin, le traité de Calais, comme Xavier Bertrand a pu l'exprimer
06:45dans cette tribune, il rappelle un principe qui est très clair
06:48et que chacun n'a pas l'air de vraiment comprendre.
06:50D'abord, la frontière extérieure de l'Union européenne
06:52est un bien commun.
06:53Ça veut dire quoi ?
06:54Ça veut dire que le premier pilier du traité de Calais,
06:56c'est d'instaurer une règle de loyauté.
06:58L'État qui porte sur son sol la frontière extérieure
07:01doit être soutenu par tous dans sa gestion,
07:03ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
07:04Et à contrario, celui qui l'affaiblit par des décisions unilatérales
07:07qui ne font l'objet d'aucune concertation entre États membres,
07:10ce qui est bien le cas aujourd'hui en Espagne avec Ceuta,
07:13puisque c'est bien une décision aujourd'hui espagnole
07:16de régulariser massivement,
07:17qui a provoqué aussi cette ruée vers Ceuta.
07:19Donc la règle de loyauté, elle fait partie,
07:21elle est le premier pilier de ce traité de Calais.
07:23Ensuite, et c'est aussi ce qu'a montré cette crise,
07:25plutôt sa non-gestion,
07:27le besoin de disposer d'une garde-frontière européenne permanente
07:30et qui soit autorisée à agir dans la foulée,
07:33dans la journée même,
07:34dès qu'un seuil d'urgence est franchi,
07:36ce qui là encore n'a pas non plus été le cas à Ceuta.
07:38Enfin, il y a deux autres points qui sont fondamentaux
07:40et c'est l'élu de Calais aux côtés de Natacha Bouchard
07:42qui se bat depuis des années maintenant
07:44pour protéger sa population,
07:46d'avoir enfin un statut de territoire frontière,
07:48non seulement pour Calais, pour Ceuta, pour Mélila,
07:51pour toutes les Y,
07:52puisqu'aujourd'hui, nous n'avons pas de moyens
07:54pour nous défendre, non seulement face à ces conséquences,
07:57mais aussi pour assumer la frontière des autres.
07:59Et c'est le cas aussi avec la frontière britannique
08:01à Calais et sur le littoral des Hauts-France.
08:03Merci Faustine Mallard.
08:04On est entré dans la campagne présidentielle.
08:06Un ancien Premier ministre et actuel candidat
08:08s'est aussi exprimé, Milan.
08:09Oui, concrètement, Anthony,
08:11deux nouvelles propositions formulées par Edouard Philippe
08:13dans cette tribune au Figaro aujourd'hui.
08:16La première, le candidat Horizon
08:17souhaite suspendre les demandes d'asile à Mayotte et en Guyane.
08:21Raison invoquée par le candidat Horizon
08:24protéger ses territoires en état de saturation migratoire.
08:27Ce sont ces mots.
08:27Le chef du parti Horizon, ancien Premier ministre,
08:30qui propose également d'instaurer un verrou Schengen.
08:33Qu'est-ce que ce verrou Schengen ?
08:35Précisément, c'est une disposition pour qu'aucun état européen
08:38ne puisse engager seul une régularisation massive
08:41de clandestins au-delà d'un seuil défini collectivement
08:44et sans accord préalable.
08:46Édouard Philippe, on s'en souvient, qui avait très vite fait le lien
08:49après la crise migratoire à Ceuta
08:51entre justement cette crise à Ceuta
08:52et le plan massif de régularisation
08:55lancé en début d'année par le gouvernement espagnol.
08:57Un plan qui, selon Édouard Philippe,
08:59avait créé un appel d'air pour tout le continent européen.
09:02Et on est en plein dedans dans cette campagne présidentielle
09:04puisque les candidats, ou pas déclarés à la présidentielle,
09:08s'y sont engouffrés.
09:09Bonsoir Jonas Haddad, porte-parole adjoint des Républicains,
09:12vice-président de la région Normandie.
09:15J'accueille également Philippe Brun, député Parti Socialiste de l'Eure.
09:18Qu'est-ce que cette crise a révélé
09:20sur la politique migratoire européenne, Jonas Haddad ?
09:23Elle a révélé que l'Espagne, en tout cas socialiste,
09:26était le talon d'Achille de l'Europe telle qu'elle était
09:28parce qu'on en a parlé à l'instant.
09:30Dans toute l'Europe, il y a un mouvement de régulation.
09:33Parce que, comme l'a dit Thierry Breton aujourd'hui,
09:34on n'est qu'au début de la vague migratoire.
09:36Ancien commissaire européen.
09:37Et donc, vous avez eu un pacte asile-immigration,
09:39vous avez un règlement retour
09:40qui a été voté grâce aux Républicains
09:43dans lequel une majorité de députés européens ont dit
09:45il faut qu'on crée des centres en dehors de l'Union Européenne.
09:48Et en fait, comme on ne veut pas appliquer,
09:50notamment au niveau du gouvernement français
09:52et du gouvernement espagnol, ces textes-là,
09:54et bien résultat des courses,
09:56l'Espagne socialiste est le talon d'Achille de l'Europe.
09:59Et donc, c'est pas moi qui le dis,
10:01c'est le Premier ministre socialiste
10:03qui s'est déplacé à Ceuta qui a dit
10:05« C'est ici l'œuvre de mafia et une violation de nos territoires ».
10:09Donc, bien évidemment,
10:10quand en avril, M. Sanchez dit
10:12« Nous voulons régulariser tous les clandestins qui viennent en Espagne »,
10:16eh bien, que font les mafias ?
10:18Ils envoient les clandestins en Espagne.
10:20Et ce que je trouve quand même assez indigne de la part de certains, quand même,
10:25c'est parfois de ne pas prendre en compte
10:26le sort des habitants de Ceuta, de Calais, de Mayotte.
10:31On entendait des femmes à Ceuta dire
10:33« Face caméra, sauvez-nous ! »
10:37et que j'entends sur les plateaux télévision
10:39des leçons de dignité.
10:41Parce qu'on est quand même dans une île
10:42dans laquelle vous avez 80 000 personnes.
10:44Imaginez-vous dans votre ville,
10:45qui ferait 80 000 habitants,
10:47on vous envoie 70 000 personnes.
10:49Et ce ne sont pas des femmes et des enfants.
10:51Vos images le montrent.
10:52On le voit derrière vous.
10:53C'est que des jeunes hommes.
10:54Vous imaginez dans quelle situation de stress vous êtes ?
10:57Donc, c'est vrai qu'on a eu un test qui est là.
10:59Et je le dis assez solennellement,
11:01parce que je suis face à quelqu'un qui est un député socialiste,
11:03qui est un candidat à la présidentielle.
11:04Donc, peut-être que vous serez élu, je ne sais pas.
11:08Si demain, un socialiste était élu
11:10à la présidence de la République,
11:12on aurait les mêmes images à Mayotte
11:13et les mêmes images à Calais en France.
11:15Philippe Brun.
11:16On est face à une opération
11:18de manipulation politique internationale.
11:21Ce qui s'est passé à Ceuta,
11:23c'est une manipulation organisée par le Royaume du Maroc.
11:26On le sait, il y a eu une interview très intéressante
11:27dans l'Express par Nando Sigona,
11:30qui est professeur à l'université d'Oxford
11:31et qui est un spécialiste de ces sujets.
11:33Quel est l'intérêt du Maroc ?
11:34Écoutez, il y a un désaccord avec le gouvernement espagnol
11:36sur le rapprochement avec l'Algérie,
11:38sur la question du Sahara occidental,
11:39sur la question de la Palestine.
11:40Le gouvernement du Royaume du Maroc
11:42a voulu tester son voisin espagnol.
11:44Donc, c'est eux qui diffusent des fausses informations.
11:46Et puis, il est soutenu par l'international réactionnaire.
11:48Donald Trump est intervenu.
11:50Elon Musk est intervenu.
11:51Madame Mélanie est intervenue.
11:53Le but est de quoi ?
11:54Et d'affaiblir le gouvernement socialiste espagnol.
11:56Pourquoi l'affaiblir ?
11:57Adel, je ne sais pas.
11:58Non, mais les Danois socialistes.
11:59Vous êtes insupportable.
12:00Vous passez votre temps à couper les gens.
12:01Tout le monde aura la parole.
12:02Je vous rassure.
12:03Laissez-moi faire un minute.
12:04Je vous ai écouté religieusement.
12:05L'international, il dérange pourquoi ?
12:09Le gouvernement socialiste espagnol,
12:09il a quatre fois la croissance de Madame Mélanie,
12:11la fasciste Mélanie, en Italie.
12:13D'accord ?
12:13Il réussit quatre fois mieux économiquement
12:15que la fasciste Mélanie.
12:16En Espagne, le chômage, il a baissé de moitié.
12:19Et en Espagne, il n'y a pas plus d'appel d'air
12:21qu'en Italie.
12:21Je rappelle que Madame Mélanie, fasciste,
12:23a régularisé 500 000 migrants.
12:27Entre 2023 et 2025.
12:28Et donc 500 000 sur plusieurs années.
12:30Donc on voit bien que de toute façon,
12:32il y a sur le continent européen des besoins
12:34sur un certain nombre de métiers
12:35et que ces besoins sont satisfaits.
12:37Ça n'a rien à voir avec la politique
12:38de régularisation de M. Sanchez.
12:40Là, il s'agit d'une opération
12:41de déstabilisation géopolitique.
12:43On est sur le terrain de la géopolitique.
12:45Et donc d'un pays, le Royaume du Maroc.
12:47Le Maroc a voulu tester son voisin espagnol
12:50et une manipulation d'ordre international
12:53pour envoyer ces jeunes hommes à la frontière.
12:55Je rappelle tout de même
12:56que ces jeunes hommes ont tous été reconduits
12:58et qu'aucun d'entre eux n'est arrivé
13:00sur le continent européen.
13:01En 48 heures, c'est ce qu'on dit
13:02les autorités espagnol.
13:03Et sur le continent africain.
13:04En 48 heures, les autorités espagnolos
13:05ont dit que tout est revenu à la normale.
13:07Tout est revenu à la normale.
13:08Il n'y en a pas un seul
13:09qui a traversé la Méditerranée à la nage.
13:10Je rappelle que Ceuta est sur le continent africain
13:14et donc près du Maroc.
13:16Et que dans ces conditions-là,
13:17il n'y a aucune raison de faire peur aux gens
13:19en expliquant que des hordes de jeunes hommes
13:22vont pénétrer le territoire européen.
13:24On est dans une immense manipulation géopolitique.
13:27Malheureusement, les médias en sont complices.
13:29Les récupérations politiques.
13:30Monsieur Haddad nous parle de saucisses.
13:31On s'en moque des saucisses.
13:32La question, c'est la migration.
13:33Il n'y a pas de complicité.
13:35Il y a surtout...
13:35Il y a en vérité.
13:37Il y a en vérité.
13:44Il n'y a pas 70 000 personnes
13:46qui rentrent par hasard dans un territoire
13:49là où il y a une situation
13:52qui date de plusieurs siècles.
13:55Sur l'espace Schengen,
13:56Laurent Nunez disait il y a quelques semaines,
13:58au moment de cette première crise,
14:00l'espace Schengen, c'est la solution,
14:03pas le problème.
14:04Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ?
14:06Pas comme il est aujourd'hui.
14:07Pas comme il est aujourd'hui.
14:09Nous, nous pensons par exemple
14:09que l'espace Schengen devrait être réservé
14:11pour des citoyens européens
14:13parce que je ne souscris pas
14:15à l'explication, pardonnez-moi,
14:18mais complotiste que vous avez.
14:20On est sur un truc.
14:21Vous êtes en train de dénoncer
14:22une manipulation mondiale,
14:24une manipulation médiatique
14:29où on met quasiment en cause les médias.
14:33C'est dans l'express.
14:34Et enfin, dans cette manipulation,
14:36il y a par exemple le gouvernement danois
14:38qui est socialiste.
14:39Donc eux aussi font partie
14:40d'international fasciste, réactionnaire, néo-nazi.
14:43Vous disiez vous-même que c'était la menace
14:46que les Français faisaient peser en France.
14:48Ce que je veux dire, c'est que les gens voient
14:50ce qu'ils voient, comme disait Bernanos.
14:52Les gens voient ce qu'ils voient.
14:53Ils voient une énorme manipulation.
14:54Ils voient des dizaines de milliers de personnes
14:56qui rentrent dans nos pays.
14:58Ils sont tous partis chez eux.
14:58Et d'ailleurs, la réalité, c'est que
15:00ce qui se passe en Espagne,
15:02ce n'est pas si important que ça
15:04par rapport au nombre de personnes
15:05qui sont rentrées en France.
15:06Je rappelle quand même qu'en l'année dernière,
15:08on a eu un record.
15:08Là, c'est l'INSEE.
15:09Ce n'est pas l'international fasciste
15:12réactionnaire de Jonas Haddad
15:13et de la fasciste Mélanie.
15:14C'est l'INSEE qui dit
15:15qu'on n'a jamais eu autant d'immigrés
15:17qui rentrent en France.
15:17C'est à l'époque où Bruno Retailleau
15:18était ministre de l'Intérieur.
15:19Et contrairement à...
15:20C'est Bruno Retailleau, votre président,
15:21qui était ministre de l'Intérieur.
15:22Vous avez raison, il était laxiste.
15:23Si chacun peut s'écouter,
15:24ça nous arrangerait bien.
15:25Et contrairement à ce qui a été dit,
15:27et c'est le cas particulièrement en France,
15:29je veux casser ce mythe ce soir.
15:30Ces gens-là ne viennent pas pour travailler
15:32lorsqu'il y a 500 000 personnes.
15:34Les visas pour travailler,
15:35c'est seulement 10% de l'immigration.
15:37Et en France, nous avons aussi
15:38les chiffres de l'INSEE
15:39qui démontrent que nous avons l'immigration
15:41qui est à la moins au travail d'Europe.
15:44Donc, je peux continuer à parler de l'Espagne.
15:46Monsieur Brun me parlera peut-être de Mars,
15:48après avoir parlé de l'Italie, de Musk, etc.
15:52Moi, je veux parler de la France.
15:54Et ce que je vois,
15:55c'est que je n'ai pas envie
15:55qu'il se passe ça dans mon pays.
15:56Et je peux vous assurer
15:57que tous les jeunes hommes qui étaient là,
15:59ils ne sont pas venus pour bosser.
16:01D'accord ?
16:01Ils sont venus aussi dans une démarche
16:03parfois, parfois, de profiter.
16:05Ça, vous n'en savez rien.
16:06Pardon.
16:08Alors, vous pensez qu'ils ont répondu tous
16:09à une annonce sur LinkedIn ?
16:11Moi, je ne pense pas.
16:13Moi, je pense qu'à un moment,
16:14il y a des gens qui se disent
16:15on va dans un continent
16:16parce qu'on semble potentiellement
16:18être plus assisté dans ce continent.
16:20Et donc, il y a une forme d'appel d'air.
16:21C'est un mécanisme très connu.
16:23Écoutez, c'est simple.
16:24Après, les régularisations de Pedro Sanchez
16:26s'étaient arrêtées au 30 juin.
16:27Je précise quand même sur le timing.
16:29Il n'y a aucun appel d'air.
16:30Vous précisez très bien
16:31puisque, quelques jours après, en juillet,
16:33la Cour suprême espagnole
16:34a validé ses régularisations.
16:36Donc, vous faites un très bon enchaînement.
16:38D'avril à juin,
16:40c'est le gouvernement socialiste
16:41qui dit régularisation massif.
16:43Et à partir de juillet,
16:45la Cour suprême dit
16:48c'est bon, vous pouvez passer.
16:49Donc, le chaînage est parfait.
16:51Effectivement.
16:52La chronologie est parfaite.
16:54Les auteurs du crime sont parfaits.
16:55Mais il y a des victimes.
16:56C'est les populations locales.
16:58Et quand moi, je vois des dames
16:59nous appeler au secours
17:01et nous dire
17:01faites quelque chose
17:02parce que là,
17:03il y a une difficulté.
17:04Moi, je ne suis pas
17:04dans l'international réactionnaire.
17:06Je suis juste dans l'international réaliste.
17:08Vous voyez, en fait,
17:09je me mets derrière vous.
17:11Je vois les images.
17:12Regardez les images.
17:13Et arrêtez de dire aux gens
17:15qu'ils ne voient pas ce qu'ils voient.
17:17Vous êtes dans la déraison la plus totale.
17:19Tous ces gens-là sont rentrés chez eux.
17:20Ils ont été renvoyés.
17:21Il n'y en a pas un
17:21qui est resté dans l'enclave.
17:23Le président de l'enclave espagnole
17:26dit qu'il y en a encore
17:26entre 8 et 11 000 migrants
17:30dans Ceuta.
17:31Et il propose même
17:32de les confiner.
17:33Qui ont vocation
17:34à rentrer chez eux.
17:35Cette histoire,
17:36on en parle maintenant
17:37depuis plus d'une semaine,
17:39c'est une vaste opération
17:40de manipulation.
17:41Je vous invite,
17:42pardonnez-moi de faire la pub
17:43pour l'Express,
17:44mais il y a un très, très bon article
17:46de ce spécialiste
17:47de l'Université d'Oxford
17:48qui explique le mécanisme
17:50et qui explique
17:50ce qui s'est passé.
17:51A la fois la tension
17:52avec le Royaume du Maroc
17:52d'un côté,
17:54le travail fait
17:55par Donald Trump,
17:56les réseaux
17:57qui mettent en place
17:58des messages
17:58sur les réseaux sociaux
17:59pour influencer
18:00et amener cette invasion
18:01et immédiatement
18:02les porte-parole
18:03de la droite.
18:05Vous aussi,
18:05vous utilisez le terme
18:06d'invasion ?
18:06Oui, quand il y a
18:0770 000 personnes
18:08qui rentrent d'un coup.
18:08Je pense que ça,
18:09ça va faire une dépêche
18:09à FP.
18:10Non, mais c'est de fait
18:11une opération organisée.
18:13Une invasion, vous l'avez dit.
18:1470 000 personnes
18:14qui rentrent d'un coup,
18:15c'est une invasion.
18:16Vous avez mis une semaine
18:17pour vous en rendre compte.
18:18Je n'ai jamais dit le contraire.
18:20Je dis simplement
18:20que c'est une manipulation
18:22géopolitique
18:22mise en place
18:23par un certain nombre
18:23de personnes
18:23dont le Royaume du Maroc
18:25qui a voulu tester
18:26son voisin espagnol.
18:27Tout cela est documenté,
18:28monsieur Haddad.
18:29Tout cela est documenté.
18:30Maintenant, la question,
18:31elle n'est pas celle-là.
18:31On va prendre
18:32votre version complotiste.
18:33Maintenant que
18:34votre version complotiste
18:38a été étalée.
18:39Une fois qu'on a ça,
18:39on fait quoi ?
18:40On fait comme vos copains
18:41socialistes,
18:42on régularise tout le monde
18:43ou on décide
18:43de faire en sorte
18:44de renforcer les frontières ?
18:45Parce que, vous savez quoi ?
18:46Je vous donne même le point
18:48faites l'analyse
18:49ce que vous voulez.
18:50Mais moi, je dis une chose,
18:51c'est qu'on peut débattre
18:52sans cesse des causes
18:53mais je parle des conséquences.
18:55Donc parlons des choses sérieuses
18:55mais c'est ce que j'essaie de le faire.
18:57C'est ce que j'essaie de le faire.
18:58Parce que, que fait-on ?
18:59On régularise massivement
19:00comme vos copains.
19:01Moi, je dis qu'on ne peut pas le faire.
19:03Il y a un moment,
19:03vous passez votre temps
19:04à mentir aux gens.
19:05La vérité, c'est que votre modèle,
19:06la fasciste Mélanie,
19:07elle a régularisé 500 000 personnes.
19:09Elle a régularisé 500 000 personnes.
19:11Pourquoi elle les a régularisées ?
19:12Alors qu'elle est dans son programme,
19:17l'autonomie italienne
19:18a besoin de ses emplois.
19:19Donc vous comparez
19:20la démographie italienne
19:21et la démographie française
19:22qui n'ont rien à voir.
19:23On a un vieillissement
19:26important de la population.
19:28Parlez aux entreprises.
19:28Pas du jour au niveau italien.
19:29Nous sommes élus, vous et moi,
19:30de la même région.
19:30J'étais avec le MEDEF, moi,
19:32de mon département,
19:32il n'y a pas moins d'une semaine et demie
19:34et il me disait
19:35il y a un certain nombre de métiers
19:36où on a besoin
19:36de main-d'oeuvre étrangère
19:37et on vous demande
19:38d'arrêter aujourd'hui,
19:39d'interdire aujourd'hui.
19:41Moi, j'ai ma transcription
19:42à Marteau dans l'heure.
19:43Des gars qui travaillent
19:45avec les maraîchers
19:46et qui travaillent
19:47dans France depuis 10 ans.
19:48Et en raison des règles
19:49mises en place
19:49par votre ami M. Retailleau,
19:51ces gens-là,
19:52aujourd'hui,
19:52ne sont pas régularisés
19:53alors ils travaillent
19:53en France depuis 10 ans
19:54et qu'ils avaient
19:55un titre de séjour
19:56depuis 10 ans.
19:56Moi, ce que j'ai dit aujourd'hui,
19:57il faut régulariser
19:58les gens qui travaillent
20:00et ceux qui ne travaillent pas,
20:03eux, effectivement,
20:04ont vocation
20:05à revenir dans le pays.
20:05Mais ceux qui travaillent
20:06et qui ont un titre
20:07de séjour en France,
20:08j'estime qu'ils doivent
20:08être régularisés.
20:09J'aimerais qu'on écoute
20:10Faustine Maliard,
20:11une nouvelle fois,
20:11vous êtes encore avec nous,
20:12madame la première adjointe
20:14du maire de Calais.
20:16Alors,
20:17comment réagissez-vous
20:18à ce débat
20:19qui a lieu
20:19entre le député socialiste
20:21et le membre
20:23des LR ?
20:26Quelle solution
20:30encore peut-on apporter ?
20:32En tout cas,
20:33effectivement,
20:34pour rebondir
20:34sur la dernière intervention
20:36du député socialiste,
20:37effectivement,
20:38je dois vous dire
20:39que je suis assez frustré
20:39de ne pas être en plateau
20:40avec vous
20:41puisque ce que j'entends
20:42n'est clairement pas
20:42à la hauteur des enjeux
20:43et contrairement
20:44à ce qui a pu être dit
20:45encore une fois
20:45par le député
20:47qui est en plateau,
20:48moi, je vis cette situation.
20:49Donc, vous avez raison,
20:50monsieur le député,
20:50je ne suis pas neutre
20:51parce qu'avec Natacha Bouchard,
20:52je la vis au quotidien.
20:54Je suis calisienne,
20:55je suis élue
20:56et vous ne connaissez pas
20:57le sujet,
20:58vous n'avez fait aucune
20:58proposition concrète
20:59et je le dis,
21:00quand j'entends certains
21:01se focaliser sur la question
21:03de Schengen
21:03en parlant
21:04de la crise de Ceuta,
21:06ça n'a strictement
21:06rien à voir.
21:07La crise de Ceuta
21:08n'est pas une crise
21:09de Schengen.
21:11Personne n'a franchi
21:12une frontière intérieure.
21:13C'est bien d'une frontière
21:14extérieure de l'Union Européenne
21:15dont il est question.
21:16La question,
21:16ce n'est pas de savoir
21:17s'il faut suspendre Schengen.
21:18Prendre cette décision,
21:19d'ailleurs,
21:20je le dis en passant,
21:20on serviendrait aussi
21:21à pénaliser
21:22les habitants de Ceuta,
21:23ce serait une double peine
21:24parce que nous refusons
21:25pour eux en tant qu'Européens
21:26comme nous l'avons refusé
21:27pour les Calésiens
21:28avec Natacha Bouchard
21:29et que...
21:29Philippe Brun vous répond.
21:31Philippe Brun vous répond.
21:32Bien, moi je...
21:34Allez-y, Philippe.
21:36Calais n'a rien à voir
21:37avec Ceuta, pardon.
21:38Calais, c'est un drame.
21:39Je rappelle que ce sont
21:39les socialistes
21:40qui ont fermé
21:41la jungle de Calais.
21:42C'est Bernard Cazeneuve,
21:43ministre de l'Intérieur,
21:44qui a réglé ce problème
21:44qui n'avait pas été réglé
21:46par les gouvernements de droite
21:47et par Nicolas Sarkozy.
21:48Moi, je tiens à dire ici
21:49que les situations
21:50n'ont absolument rien à voir.
21:51Calais, c'est un problème
21:52qui est très ancien,
21:53d'une migration qui est durable
21:55et nous ne sommes pas,
21:56nous les socialistes,
21:57favorables aux régularisations
21:58massives.
21:58Nous sommes favorables
21:59à ce qu'on régularise
22:00les gens qui travaillent.
22:01Et pour le reste,
22:02nous ne sommes pas du tout
22:03dans une politique
22:04où on veut ouvrir les frontières.
22:06Pas du tout.
22:06Et ce n'est pas ce que nous avons fait
22:07d'ailleurs lorsque nous étions
22:08aux responsabilités.
22:09J'ajoute d'ailleurs,
22:09pour dire à M. Haddad,
22:10que sous François Hollande,
22:11il y avait plus de QTF
22:12éloigné vers l'Algérie
22:13que sous Bruno Retailleau.
22:14Beaucoup plus.
22:15Trois fois plus.
22:15Et qu'il y avait davantage
22:17de reconduites à la frontière.
22:18Et depuis que M. Retailleau
22:19est parti d'ailleurs,
22:20M. Nunez arrive à davantage
22:22reconduites de QTF
22:23que ne le faisait M. Retailleau.
22:24La preuve que la responsabilité
22:26n'est pas toujours
22:26dans le camp que l'on pense.
22:27Bien.
22:28Merci Philippe Brun.
22:29Merci J. Haddad
22:30d'avoir été avec nous.
22:32Ce débat,
22:32on l'a compris,
22:33se poursuivra
22:34tout au long
22:35de cette campagne.
Commentaires

Recommandations