00:00C'est une agression, quand vous avez une vingtaine de sbires qui débarquent dans votre amphithéâtre
00:05pour vous insulter et faire votre procès public.
00:10C'est pour ça que j'ai quitté immédiatement la salle.
00:15On ne peut pas appeler ça autrement qu'une agression.
00:20Depuis 11 mois, en fait, il y a eu une enquête qui a été lancée.
00:24Et puis, finalement, elle a été classée assez rapidement,
00:27faute de pouvoir identifier ces individus qui, pourtant, je le rappelle,
00:32occupaient une salle à Lyon 2 avec l'aval de la présidence depuis deux mois,
00:37dans lequel ils organisaient des ruptures du jeûne, des actions militantes.
00:43Ils squattaient même dans cette salle.
00:45Mais bizarrement, à l'université, personne ne les connaît.
00:48Donc, faute de les avoir identifiés, on n'a pas pu les interpeller.
00:53Et ils sont toujours sur le campus.
00:55C'est pour ça que la présidence de l'université m'a donné une protection
01:00lorsque j'assure mes cours de gardes privés qui sont devant la porte de l'amphithéâtre
01:06pour éviter une nouvelle intervention.
01:09Parce qu'évidemment, comme ils sont en pleine impunité,
01:12ils peuvent recommencer.
01:13D'autant plus que mon nom est tagué sur les murs du campus.
01:17J'ai eu droit aussi, au mois d'octobre, à une campagne d'affichage Balanche extrême droite,
01:21enfin Balanche nazie, etc., qui crée quand même un climat de malaise.
01:28Après, moi, personnellement, si vous voulez, vous me l'avez dit,
01:31j'ai arpenté le terrain syrien, irakien pendant la guerre.
01:35Bon, donc, ce n'est pas ces petits groupuscules qui vont m'inquiéter.
01:41Enfin, c'est quand même assez désagréable.
01:43Est-ce que vous iriez jusqu'à dire qu'il y a une complicité
01:48de la direction, de la présidence de la fac de Lyon 2 ?
01:52Parce qu'on ne va pas se raconter d'histoire.
01:54Sur les images, on les reconnaît.
01:56Il n'y a pas besoin d'être le plus grand policier du monde
01:59pour voir à qui on a affaire.
02:02Donc, ils sont reconnus.
02:04Les services de renseignement peuvent, en quelques minutes,
02:07savoir exactement qui c'est.
02:08Donc, ça veut dire qu'il y a quelqu'un qui ne veut pas les interpeller.
02:13J'ai discuté avec la police.
02:15Moi, je les crois.
02:16Ils me disent qu'ils n'ont pas réussi à les identifier.
02:22Alors qu'au sein de l'université, moi, je suis persuadé
02:25qu'il y a des membres de la direction qui les connaissent
02:28puisqu'ils ont discuté avec eux.
02:29Pendant deux mois.
02:32Pour vous dire, même le lendemain de mon agression,
02:34on leur a ouvert la salle qu'ils occupaient
02:36pour qu'ils puissent récupérer leurs affaires,
02:39faisant ainsi disparaître toute possibilité aussi
02:41de pouvoir les identifier grâce à leurs affaires.
02:45Donc, au moins, ces personnes qui leur ont ouvert la porte
02:47alors qu'ils savaient très bien ce qui s'était passé,
02:50je ne comprends pas qu'ils l'aient fait d'ailleurs
02:53et qu'ils étaient capables de ne pas les entier.
02:56Les mêmes vous expliquent qu'on ne sait pas à qui on a affaire.
03:00Non, pas les mêmes.
03:01C'est la police qui m'a expliqué ça
03:03parce que moi, je ne rentre pas dans l'affaire.
03:07Donc, c'est cette impunité, si vous voulez.
03:10Après, on s'étonne que la violence monte,
03:12qu'il y ait Quentin qui se soit fait
03:15à proximité de l'IEP de Lyon.
03:18Non, mais si on n'arrête pas ces gens-là,
03:23ils continuent, c'est normal.
03:26Il faut mettre des sanctions à un moment donné.
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