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Charlotte d'Ornellas réagit au parallèle fait entre les affaires Nahel et Quentin, dans #Facealinfo

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Transcription
00:00Après ces deux morts, plusieurs questions se sont invitées dans le débat
00:03et certains ont évoqué ces derniers jours le fait qu'on a interrogé les circonstances
00:08de la mort de l'un et de l'autre, que certains se sont opposés à la minute de silence
00:13dans un cas comme dans l'autre et que certains ont critiqué la réaction populaire
00:18dans un cas comme dans l'autre.
00:19Alors ça a l'air absolument évident dit comme ça,
00:22mais je pense qu'il est nécessaire de s'interroger sur la légitimité de ce parallèle
00:27au-delà du drame de la mort lui-même.
00:31D'abord, les circonstances et le profil de la victime.
00:33Dans un cas, celui de Naël Merzouk, ce ne sont pas ni ses idées, ni sa religion,
00:39ni ses fréquentations qui ont été interrogées ou analysées.
00:42Personne ne l'a fait, et d'ailleurs personne ne connaît ni les amis, ni les idées de Naël Merzouk.
00:46Ça n'était pas le sujet.
00:48La question qui s'est posée, c'est le comportement de Naël Merzouk au moment de sa mort.
00:53Non pour relativiser la gravité de la mort elle-même,
00:56mais dans un souci de justice.
00:59Pourquoi dans un souci de justice ?
01:00Parce qu'il existe des situations dans lesquelles les policiers sont autorisés à tirer.
01:07Donc la question pour rendre la justice, pour poser un regard juste sur la situation,
01:11il fallait se poser la question, est-ce que c'était le cas à ce moment-là ?
01:16Et donc pour y répondre, il est nécessaire de comprendre si le policier pouvait estimer,
01:21oui ou non, qu'il existait un danger suffisant pour user de son arme,
01:26à savoir la vitesse, le comportement du conducteur, la maîtrise du volant,
01:31la présence de piétons et de vélos,
01:33et comment est-ce que le conducteur se comportait à ce moment-là,
01:36et évidemment, est-ce qu'il accède ou non à l'ordre de la police de s'arrêter ?
01:44Donc en l'occurrence, le refus d'obtempérer.
01:46Et dans ce dossier-là, la justice ne conteste pas le comportement dangereux de Naël Merzouk,
01:51jusqu'à maintenant, et on le sait, on attend l'appel du policier lui-même,
01:55la justice la renvoyait devant les assises,
01:57en disant que son intention au moment de tirer était de tuer.
02:01Mais elle n'a pas dit que le comportement de Naël Merzouk n'était pas dangereux à ce moment-là.
02:05Voilà la question qui était posée dans le débat.
02:07On verra pour la suite.
02:09Dans le deuxième cas, celui qui nous occupe ces jours-ci,
02:13c'est la raison pour laquelle les mots du procureur sont importants dans le cas de Quentin.
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