00:00Un débarquement grandeur nature pour 500 militaires français dans la baie de Quiberon, en Bretagne, au nord-ouest du pays.
00:06Après dix jours passés en mer, à bord de deux portes hélicoptères de la Marine Nationale,
00:11ces soldats sont passés à la phase terrestre de leur opération, opération nommée Orion.
00:15Débarquement sur lequel revient notre spécialiste des questions de défense sur RFI.
00:19Franck-Alexandre, reportage au port de Saint-Nazaire.
00:23Coup de tonnerre sur les docks de Saint-Nazaire.
00:26Après avoir débarqué sur les plages voisines, les troupes de Marine se sont emparées du port et de son aéroport.
00:32Une solide tête de pont qui permet aux portes hélicoptères amphibies tonnerres d'y relâcher.
00:37A bord, premier retour d'expérience à chaud avec le commandant Olivier.
00:41On est parti de Toulon il y a environ une dizaine de jours, mais on est parti en force éclatée.
00:45Et on a réussi à regrouper cette force en un temps très rapide et la rendre ce qu'on appelle
00:49full operational capable en un temps assez record.
00:52Et ce qui est remarquable sur cet exercice, c'est qu'on a réussi à débarquer sans driller la manœuvre.
00:57D'emblée, on a réussi à débarquer et à relancer la manœuvre au sol sans avoir à répéter cette manœuvre.
01:01Pour réussir ce jour le plus long, il a fallu ruser et faire avec les éléments souris.
01:06François Régis, jaminé patron de la brigade d'infanterie de marine, dont les marsoins ont débarqué sur les plages bretonnes.
01:13Nous sommes passés entre les tempêtes Nils et Pedro qui, on le sait, ont touché nos concitoyens, mais qui ont
01:17aussi impacté la manœuvre.
01:19Et nous ont contraint à replanifier un certain nombre d'options que nous avions étudiées à froid.
01:25Le plan a été changé à plusieurs reprises pour tenir compte à la fois des conditions d'exercice, pour intervenir
01:30sur l'ennemi au bon moment,
01:31tout en tenant compte des conditions météo, l'état de la mer, l'accès aux plages, les marées.
01:35En 10 heures, 500 hommes et 200 véhicules de combat sont ainsi passés de la mer à la terre.
01:41Une opération amphibie, c'est une prise de risque majeure, dit le commandant Olivier.
01:46Tout repose sur de solides renseignements et les drones ont fait la différence.
01:50Ce qu'on a constaté, c'est qu'on a un croisement des renseignements qui soit de niveau tactique par
01:55nos drones,
01:55les drones que nous-mêmes nous mettons en œuvre au niveau tactique,
01:57qui viennent confirmer un renseignement spatial qui est coordonné par le niveau stratégique,
02:01qui nous permettent de confirmer, de croiser les informations et donc de favoriser un go.
02:05En termes de drones, on voit une expansion assez importante du volume de drones mis en œuvre,
02:10Ă la fois par les forces terrestres, mais aussi en mer, avec des drones qui agissent sous la mer
02:14et qui nous permettent d'avoir une image la plus complète de l'espace de bataille
02:18et qui facilite la prise de décision de la part du corps d'un.
02:21Le défi de ce type d'exercice, c'est de faire converger l'ensemble des effets
02:27que les armées françaises peuvent produire, les effets aériens, les effets maritimes,
02:30les effets cyber, les effets dans le domaine de l'influence.
02:33L'amphibie est une opération complexe, nativement interarmée,
02:37et donc l'exercice orient nous permet Ă la fois de le pratiquer,
02:40d'en tirer du retour d'expérience, mais également de montrer que nous sommes capables de le faire.
02:44La France a un avantage comparatif en Europe en matière d'amphibie, néanmoins elle n'est pas seule.
02:48Sept nations et plusieurs navires italiens ont participé à la manœuvre.
02:52Véritable signalement, les armées européennes ont prouvé qu'elles savaient débarquer.
02:56Franck Alexandre, de retour du grand débarquement, c'était Ligne de Défense sur RFI.
Comments