00:00Ce n'est pas la première fois, il s'agit de Charles Keschner, ambassadeur des Etats-Unis en France.
00:06D'ailleurs, ancien promoteur immobilier, la diplomatie, ce n'est pas sa formation de base.
00:11En moins d'un an, c'est sa deuxième convocation par le Quai d'Orsay.
00:15Déjà en août dernier, à peine un mois après sa nomination,
00:19il avait publiquement critiqué l'inaction supposée du gouvernement français face à l'antisémitisme.
00:25Convoqué par le Quai d'Orsay, il avait alors snobé le rendez-vous.
00:29Aujourd'hui, il se mêle de nouveau des affaires françaises en commentant en effet la mort du militant nationaliste Quentin
00:35de Ranck.
00:35Dans ce communiqué qu'on va regarder ensemble, il dénonce la violence de l'extrême gauche
00:40en espérant que les auteurs soient traduits en justice.
00:44Et c'est précisément cette formulation qui pose problème.
00:48Il est perçu comme s'immiscent directement dans le fonctionnement d'une institution indépendante.
00:53Réaction d'ailleurs hier du ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrault.
00:58Il a sèchement répondu que la France n'avait aucune leçon à recevoir, en particulier de l'international réactionnaire.
01:06Et ce n'est pas la première fois, Marguerite, que Paris dénonce des ingérences étrangères sur sa politique intérieure.
01:11Il y a quelques jours, Emmanuel Macron avait directement interpellé Giorgia Meloni,
01:17la première ministre italienne d'extrême droite, lui demandant de cesser de commenter ce qui se passe chez les autres.
01:23Giorgia Meloni avait qualifié la mort de Quentin de Ranck de blessure pour l'Europe entière.
01:29Elle s'est ensuite défendue, assurant ne pas vouloir interférer, regrettant que ses propos aient été interprétés comme tels.
01:36Encore plus marquant, l'année dernière, c'est Donald Trump lui-même qui s'est permis de condamner une décision
01:43de justice française.
01:44La condamnation, très précisément en première instance, de Marine Le Pen dans l'affaire des assistants parlementaires européens.
01:51Dans ce message que vous voyez à l'écran, le président des Etats-Unis affirme que cette condamnation vise à
01:58l'écarter de la présidentielle de 2027
02:01et conclut avec cette phrase sans ambiguïté, libérez Marine Le Pen.
02:06Une nouvelle fois, vous le voyez, les Etats-Unis s'invitent dans un dossier strictement français.
02:12Merci.
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