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Les invités de Julien Pasquet débattent des grands thèmes de l'actualité dans #180minutesInfoWE

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00:00:01Bonjour à tous, bienvenue sur CNews, 180 minutes info week-end qui vous accompagne jusqu'à 16h pour décrypter l
00:00:07'actualité.
00:00:08Je vous donne les grandes thématiques du jour qui tourneront bien sûr autour des nombreux commentaires politiques ce matin au
00:00:13lendemain de la marche pour Quentin qui a fait tant de bruit.
00:00:17On y revient dans un instant, je vous présente les invités bien sûr qui m'accompagneront, mais d'abord 14h
00:00:21pile. Bonjour Audrey Berthaud, l'essentiel de l'actualité avec vous.
00:00:24Bonjour Julien, bonjour à tous. On débute avec le salon de l'agriculture qui a ouvert ses portes hier à
00:00:29Paris.
00:00:29Après l'inauguration par Emmanuel Macron, c'est au tour du secrétaire général de Renaissance, Gabriel Attal, et de la
00:00:35présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, de rencontrer les producteurs.
00:00:40Dunia Tengour, bonjour. Vous êtes sur place, Dunia. Ils sont arrivés vers 10h ce matin et leur visite va se
00:00:47prolonger tout au long de la journée.
00:00:52Exactement. Bonjour Audrey, bonjour Julien. C'est une visite très politique qui effectue Gabriel Attal ici au salon de l
00:00:58'agriculture.
00:00:59Il va échanger, là il y a une petite pause déjeuner, il va échanger à 15h avec les syndicats, les
00:01:05jeunes agriculteurs et la FNSEA, le patron du groupe Ensemble pour la République à l'Assemblée.
00:01:10Et ancien Premier ministre, il ne faut pas l'oublier, est venu défendre son bilan face aux agriculteurs et surtout
00:01:16leur montrer son soutien.
00:01:18Après d'un an, il faut le dire, des présidentielles, cette visite a des allures de pré-campagne pour Gabriel
00:01:25Attal.
00:01:26Pour lui, l'objectif est clair, consolider son image d'homme d'action auprès d'un électorat rural stratégique.
00:01:32L'agriculture est un sujet existentiel. Voilà ce qu'a dit ce matin Gabriel Attal.
00:01:38Il l'avait déjà prouvé lors de son passage à Matignon. L'agriculture est très importante pour lui.
00:01:44Il est donc là pour le montrer. Il a prévu de rester encore toute la journée.
00:01:48On rappelle qu'hier, le chef de l'État, Emmanuel Macron, est resté près de 12h au salon de l
00:01:53'agriculture.
00:01:53On va scruter cela. On va voir si le record sera battu par Gabriel Attal.
00:01:58Merci beaucoup, Dounia. En tout cas, il y a beaucoup d'ambiance autour de vous à tout à l'heure,
00:02:02Dounia.
00:02:03Dans le reste de l'actualité, dans le massif de l'Oise-en-Isère, le hameau du rivier d'Allemont
00:02:09est complètement coupé du monde depuis vendredi.
00:02:11Une avalanche a recouvert la seule route d'accès rendant toute circulation impossible.
00:02:16Des évacuations par hélicoptère ont été lancées ce matin par la préfecture.
00:02:21Malgré l'ampleur de l'avalanche, aucune victime n'a été signalée.
00:02:24Un vol Air France a fait demi-tour quelques minutes après le décollage à cause d'un réacteur en flamme.
00:02:30469 personnes se trouvaient à bord de ce vol au départ de Fort-de-France, en Martinique et à destination
00:02:35de Paris-Charles-de-Gaulle.
00:02:37Des témoins au sol ont en effet entendu des détonations peu après le décollage de l'avion.
00:02:43Et enfin, l'actualité internationale.
00:02:44Donald Trump annonce l'envoi d'un navire hôpital au Groenland.
00:02:48Le président américain affirme que de nombreuses personnes malades ne sont pas soignées dans ce territoire autonome danois.
00:02:54Copenhague a par la suite fait savoir que l'île n'avait pas besoin d'une initiative sanitaire.
00:02:59Merci beaucoup Audrey.
00:03:00On se retrouve dans une petite heure pour un nouveau point sur l'actualité.
00:03:04Elodie Huchard nous accompagne ce dimanche.
00:03:05Merci Elodie du service politique de CNews.
00:03:08Bienvenue à Rodolphe Carr, journaliste, auteur.
00:03:11Rappelez-moi Mélenchon, le bruit et la fureur aux éditions de la Nouvelle Librairie.
00:03:16Il va être question beaucoup du parti de Jean-Luc Mélenchon et de Jean-Luc Mélenchon lui-même durant nos
00:03:20deux heures ensemble.
00:03:21Jonathan Sixou, merci d'être présent, journaliste.
00:03:23Et merci à Driss Galli d'être avec nous ce dimanche essayiste.
00:03:26On va beaucoup revenir sur cette marche qui fait couler beaucoup d'an,
00:03:29qui fait parler beaucoup de responsables politiques.
00:03:32Et en ce dimanche nombreuses sont les réactions qu'on vous fera entendre et qu'on commentera ensemble.
00:03:37Juste avant de revenir sur cette marche et ce qui en est dit en ce dimanche matin,
00:03:41je voudrais juste qu'on passe un court instant sur cette information qui nous est parvenue également de la part
00:03:45du ministre des Affaires étrangères
00:03:46en fin de matinée qui illustre les tensions au sommet de l'État avec évidemment certains de nos alliés.
00:03:54Après le recadrage de Mme Mélanie par Emmanuel Macron,
00:03:58on apprend ce matin par la bouche de Jean-Noël Barraud que Paris va convoquer l'ambassadeur américain Charles Kouchner
00:04:05en poste à Paris.
00:04:06Il va être convoqué au ministère des Affaires étrangères en raison des propos tenus par l'administration Trump sur la
00:04:11mort de Quentin.
00:04:13Écoutez Jean-Noël Barraud et on en dit un petit mot.
00:04:16Nous allons convoquer l'ambassadeur des Etats-Unis en France puisque l'ambassade des Etats-Unis en France a fait
00:04:22un commentaire sur ce drame
00:04:24dont je vous rappelais tout à l'heure qu'il concerne la communauté nationale.
00:04:27Nous refusons toute instrumentalisation de ce drame qui endeuille une famille française à des fins politiques.
00:04:36Nous n'avons aucune leçon s'agissant de la violence en particulier à recevoir de l'international réactionnaire
00:04:43et les analyses de la vie politique, de la place qui occupe la violence et des violences plus généralement.
00:04:50Nous nous les servons nous-mêmes avec assez de verve et nous ne permettons pas que d'autres nous les
00:04:55servent.
00:04:56Aucune leçon à recevoir de l'international réactionnaire.
00:04:59Je rappelle la séquence en deux temps de Georgia Meloni, la présidente du Conseil italien qui dans un premier temps
00:05:04fait un tweet de compassion,
00:05:05de solidarité après la mort de Quentin et Emmanuel Macron qui lui répond sèchement que chacun s'occupe de garder
00:05:12ses propres moutons.
00:05:13Chacun chez soi, merci de le dire dans le bon ordre.
00:05:16Chacun chez soi, les moutons seront bien gardés.
00:05:18Et quelques jours plus tard, ou le lendemain, je crois l'administration américaine qui tweet donc en gros
00:05:24que la violence politique d'extrême gauche dans notre pays et la mort de ce militant alerte forcément l'opinion
00:05:32internationale
00:05:33et que la justice doit être refaite.
00:05:35Ce commentaire qui vaut donc convocation par le cas d'Orsay de l'ambassadeur américain.
00:05:41Comment l'interpréter ?
00:05:42Oui, alors pour l'instant on n'a pas la date d'ailleurs de la convocation mais a priori ce
00:05:44sera dans les prochains jours.
00:05:46Alors dans un monde où la France ne passerait pas sa vie à faire des commentaires sur ce qui se
00:05:49passe dans d'autres pays,
00:05:50on pourrait se dire qu'on n'a pas envie de recevoir de leçons quand nous-mêmes, nous n'en
00:05:53donnons pas.
00:05:54Premièrement, on sait bien et pas forcément Jean-Noël Barraud, je pense plutôt pour le coup là au président de
00:05:57la République
00:05:58à quel point Emmanuel Macron a parfois voulu s'immiscer soit dans des conflits, soit dans des politiques.
00:06:02On se rappelle quand j'étais allé au Liban, on avait l'impression que c'était la France qui allait
00:06:05quand même reconstruire après l'explosion.
00:06:07Donc premièrement, ça, ça peut étonner.
00:06:09Mais ensuite, ce qui pose problème, c'est que cet ambassadeur, après tout, il a le droit de dire ce
00:06:14qu'il pense.
00:06:14Jean-Noël Barraud a le droit d'être en désaccord.
00:06:16Mais nous, à chaque fois qu'Emmanuel Macron donne son avis sur quelque chose, je ne suis pas sûre que
00:06:19nos ambassadeurs sur place soient convoqués.
00:06:21Et puis quand il parle d'international réactionnaire, on voit bien en réalité ce qui gêne,
00:06:25c'est pas que l'ambassadeur ait donné un avis sur la politique nationale.
00:06:29C'est plutôt que Georgia Meloni, comme lui, ont prononcé des mots que nos propres politiques, notre classe dirigeante, n
00:06:35'emploient pas.
00:06:35Et donc ça dérange. Le seul problème, c'est qu'il faut aussi se rendre compte que c'est pas
00:06:39parce qu'Emmanuel Macron ne veut pas prononcer certains mots
00:06:41qu'il doit les interdire à toute la communauté internationale.
00:06:44On se souvient d'un Emmanuel Macron en 2016 faisant une allocution à la télévision française, drapeau américain dans le
00:06:51dos,
00:06:51en expliquant que ce qui se passait au Capitole concernait la France et il faisait des leçons aux Américains.
00:06:57Et aujourd'hui, tout commentaire sur notre actualité est perçu comme une ingérence.
00:07:00Vous parliez de tension, Julien. Moi, j'y vois davantage de la fébrilité de la part de l'exécutif qui
00:07:05est sur un fil.
00:07:07On ne sait pas s'il va tomber d'un côté ou d'un autre. Je crois qu'il y
00:07:11a réellement une crainte de ce point de vue-là.
00:07:14Pour rejoindre ce que disait Élodie, je suis marqué du ton et de la fermeté de Jean-Noël Barrault.
00:07:19J'aimerais ce ton et cette fermeté vis-à-vis de nos amis algériens, par exemple,
00:07:23qui ne se privent pas, eux aussi, de commentaires sur la vie politique française en général.
00:07:29Et là, dans ces cas-là, le Quai d'Orsay est aux abonnés absents.
00:07:31Un commentaire où on avance ? Oui, Rodolphe, rapidement.
00:07:34Le roi est nu. Industriellement, on est dominé par les Chinois d'un côté,
00:07:39numériquement de l'autre côté par les Américains.
00:07:41Et aussi, sur la scène européenne, normalement, lieu privilégié où la voix de la France compte,
00:07:46aujourd'hui, on voit que le moteur est plutôt italo-germanique.
00:07:49Et c'est ça qui crispe, a priori.
00:07:52Le moteur est italo-germanique, les relations entre Georgia Meloni et Donald Trump,
00:07:56qui sont quand même bien meilleures que celles entre la France et les Etats-Unis,
00:08:00il y a peut-être une frustration du pouvoir également.
00:08:03On en reparlera, et notamment lorsqu'on aura la date de cette convocation,
00:08:08qui paraît quand même assez lunaire.
00:08:09La marche, en hommage à Quentin, s'est donc tenue hier à Lyon,
00:08:13contrairement à ce qu'a annoncé Olivier Faure à la quasi-totalité de la gauche.
00:08:16On n'a pas vu de guerre civile dans les rues de Lyon.
00:08:20C'est presque même le exact contraire qu'il s'est passé.
00:08:22Retour sur cette marche et cet après-midi d'hier.
00:08:26Ils sont près de 3200 à s'être rassemblés pour rendre un hommage à Quentin de Ranque.
00:08:30Un étudiant de 23 ans lynché à mort par des personnes encagoulées le 12 février dernier.
00:08:35Peu avant la marche, certains amis de l'étudiant ont tenu à prendre la parole.
00:08:39Il vous remercie d'être là, il vous encourage à rester dans le calme et la dignité.
00:08:43Le ton est donné pour cette marche blanche débutée à 16h à Lyon.
00:08:47Un important dispositif de sécurité a été déployé avec des renforts de CRS,
00:08:51gendarmes mobiles ainsi que deux drones.
00:08:53Munis de larges portraits de Quentin et du drapeau français,
00:08:56la foule s'est avancée calmement en scandant plusieurs messages.
00:08:59Justice pour Quentin ! Justice pour Quentin !
00:09:02Notamment à l'encontre de l'extrême gauche, jugé responsable de la mort de Quentin.
00:09:06Un nuage ! Un nuage !
00:09:08Et les filles !
00:09:09Quelques minutes après le début du cortège,
00:09:11des bouteilles de plastique ont été lancées sur la foule
00:09:13par des habitants postés en haut d'un immeuble.
00:09:16Plus loin, des insultes ont retenti contre la marche blanche,
00:09:19sans violence physique.
00:09:20Des débordements vides contenus par les forces de l'ordre.
00:09:23La Marseillaise a retenti plusieurs fois au sein du cortège.
00:09:29Partie de la place Jean Jaurès,
00:09:31la marche s'est achevée sur les lieux de l'agression de Quentin.
00:09:34Sur place, des gerbes de fleurs ont été déposées
00:09:36et une large banderole a été déployée.
00:09:38La foule est ensuite venue se recueillir en masse
00:09:40en entonant le chant « La Ligue Noire »
00:09:42qui commémore le massacre des contre-révolutionnaires lyonnais en 1793.
00:09:48Alors on nous promettait le pire,
00:09:50des milliers de néo-nazis, des ratonnades,
00:09:52la gauche réclamait l'interdiction pure et simple de l'événement.
00:09:55Écoutez ce qu'en a dit Manuel Bompard ce matin,
00:09:57le coordinateur de la France Insoumise.
00:09:59Quand je vois ce qui s'est passé hier à Lyon,
00:10:02on ne peut pas accepter que dans notre pays,
00:10:05vous ayez des personnes qui défilent dans la rue,
00:10:08qui font des saluts nazis,
00:10:09qui profèrent des insultes qui sont des insultes racistes
00:10:12ou des insultes homophobes.
00:10:14Et évidemment, ça n'avait rien à voir avec un hommage.
00:10:17L'essentiel des personnes qui ont participé
00:10:19étaient des personnes venant de toute l'Europe,
00:10:22de toute la France,
00:10:23venues faire une forme de démonstration de force fasciste dans les rues.
00:10:26Si vous considérez que des saluts nazis,
00:10:28ce n'est pas un débordement,
00:10:29si vous considérez que lorsqu'on dit
00:10:31« Ah bas les bougnols et les pédés,
00:10:32ce n'est pas un débordement »,
00:10:34je vous laisse d'ordre de la responsabilité de vos propos.
00:10:38Alors soyons clairs,
00:10:39ce que décrit M. Bompard,
00:10:41en l'occurrence un ou deux ou trois saluts nazis,
00:10:44c'est factuel,
00:10:45la préfète s'en est saisie
00:10:46et la justice tranchera,
00:10:48c'est inadmissible
00:10:48et personne ne peut tolérer ce type de propos
00:10:51ou de gestes comme il est rappelé.
00:10:53Mais est-ce que les propos de M. Bompard
00:10:55suffisent à résumer la marche
00:10:57à laquelle nous avons assisté hier ?
00:10:59Driss Ghali, un commentaire ?
00:11:00Bien sûr que non,
00:11:01mais bon,
00:11:02la gauche,
00:11:03l'extrême gauche
00:11:04est la mère du vice.
00:11:05Ils sont en train,
00:11:06avec beaucoup de talent,
00:11:07de laver complètement,
00:11:08d'essayer de laver dans l'esprit collectif
00:11:11le lynchage
00:11:12de Quentin,
00:11:13qui est mort quand même
00:11:13d'un traumatisme crânien majeur.
00:11:15Ces mots-là ne reviennent plus.
00:11:16Là, on ne nous parle que du salut nazi
00:11:17depuis ce matin
00:11:18et des insultes.
00:11:20Donc,
00:11:22c'est indigne,
00:11:23c'est être né avant la honte.
00:11:25Maintenant,
00:11:26il nous dit
00:11:27tout ce que l'Europe contient de fascistes.
00:11:28On ne dit pas que ça n'existe pas,
00:11:29Driss Ghali,
00:11:30pardon de vous interrompre,
00:11:31on dit juste que
00:11:32quand il y a une manifestation
00:11:33pro-Palestine,
00:11:34par exemple,
00:11:35et qu'on entend ici et là
00:11:36des morts aux Juifs,
00:11:38je ne suis pas sûr
00:11:39que le retentissement médiatique
00:11:40et politique
00:11:41soit le même
00:11:42dans les heures qui suivent.
00:11:43C'est la seule chose
00:11:44que nous sommes en train de dire.
00:11:45Est-ce qu'on ne se concentre pas
00:11:46uniquement sur ces méfaits
00:11:48et sur ces choses
00:11:48extrêmement condamnables
00:11:50pour jeter le discrédit
00:11:51sur toute une organisation
00:11:52et sur tout un mouvement
00:11:53qui s'est plutôt bien passé ?
00:11:54Je ne sais pas
00:11:54si une manifestation
00:11:55d'extrême-gauche
00:11:56aurait été tenue de cette façon
00:11:57hier dans les rues de Lyon.
00:11:58Oui,
00:11:59il faut demander aux policiers
00:11:59qui étaient apparemment
00:12:00très à l'aise
00:12:01parce que quand ils sont
00:12:01face à des black blocs,
00:12:02là,
00:12:03ils risquent,
00:12:03eux,
00:12:04le traumatisme crânien.
00:12:06Là,
00:12:06vous avez eu quand même
00:12:06une manifestation
00:12:07globalement bon enfant.
00:12:09Il dit
00:12:09tout ce que l'Europe compte
00:12:10de fasciste,
00:12:11c'est à peu près ça.
00:12:12C'est réuni à Lyon.
00:12:14Je suis assez rassuré
00:12:15parce que c'est que
00:12:163 000 personnes.
00:12:17Si c'est ça
00:12:17le péril
00:12:19qui doit être...
00:12:20Je crois qu'au total,
00:12:21les renseignements
00:12:21nous disent
00:12:22qu'il y a 3 500 individus
00:12:26d'ultra-droite
00:12:26recensés en France.
00:12:28Toutes les ultradroites
00:12:29n'étaient pas à Lyon hier.
00:12:30Comparé avec tous
00:12:31les effectifs
00:12:32de l'extrême-gauche,
00:12:33ultra-gauche
00:12:34et toutes les milices,
00:12:35en fait,
00:12:35ces gens-là,
00:12:36ils ont beaucoup de talent
00:12:37là-dedans
00:12:37et ils font oublier
00:12:39l'éléphant dans la salle.
00:12:41C'est-à-dire que vous avez
00:12:41un parti politique
00:12:42qui a un bras armé,
00:12:43une milice
00:12:44de laquelle ils ne se désolidarisent pas
00:12:46et qui est incapable
00:12:47de...
00:12:47C'est un problème de caractère
00:12:48de dire
00:12:49qu'il ne fallait pas lâcher
00:12:51Quentin.
00:12:52La peine de mort
00:12:53a été abolie en France
00:12:54et il n'y a que l'extrême-gauche
00:12:55qui a encore le droit de tuer.
00:12:57Voilà.
00:12:57On va marquer une pause
00:12:58parce qu'on a une petite pause
00:13:00à marquer
00:13:01donc on va la marquer.
00:13:01On va poursuivre.
00:13:03Je commence une phrase
00:13:04et je ne sais pas
00:13:05comment elle finit.
00:13:06Malheureusement,
00:13:07c'est le lot du direct.
00:13:08Courte pause
00:13:09et on a encore,
00:13:09je vous le disais,
00:13:10beaucoup de choses
00:13:10à entendre
00:13:11et notamment
00:13:12sur cette France insoumise
00:13:13incapable de se désolidariser
00:13:15encore aujourd'hui
00:13:16dans les différentes
00:13:16réactions politiques
00:13:17de Raphaël Arnaud
00:13:18et de cette jeune garde.
00:13:19A tout de suite.
00:13:2314h19,
00:13:24la suite de nos débats
00:13:24sur CNews en direct.
00:13:25Merci de nous rejoindre
00:13:26avec Elodie Huchard,
00:13:27Rodolphe Carr,
00:13:28Jonathan Sixouet
00:13:29et Dries Galli.
00:13:30On revient sur cette marche
00:13:31en hommage.
00:13:32Les commentaires politiques,
00:13:33médiatiques
00:13:34des dernières heures
00:13:34qui disent beaucoup
00:13:35du récit
00:13:36et dont certains
00:13:37voudraient s'emparer
00:13:38en dépit des images
00:13:40qu'on a pu observer hier.
00:13:43Oui,
00:13:43il y avait des individus
00:13:44radicaux
00:13:45ou d'ultra droite
00:13:45qui ont commis
00:13:46des gestes inqualifiables.
00:13:47On en a parlé
00:13:48avant la pub.
00:13:49Ils seront,
00:13:49espérons le retrouver,
00:13:50traduits en justice,
00:13:52punis.
00:13:53Mais est-ce qu'on jette
00:13:53l'opprobre sur toute
00:13:54une mobilisation
00:13:55pour trois dégénérés ?
00:13:56C'est la question
00:13:57qu'on doit se poser
00:13:58et qu'on peut légitimement
00:13:59se poser au vu
00:14:00de ce que nous disent
00:14:01beaucoup de médias
00:14:02publics ou privés
00:14:03d'ailleurs ces dernières heures.
00:14:05Je voulais vous montrer,
00:14:05tiens,
00:14:05une séquence à Rennes hier.
00:14:07Il y a une manifestation
00:14:08qui devait s'organiser
00:14:09en mémoire de Quentin,
00:14:11contre-manifestation
00:14:12organisée par des antifas
00:14:14de l'extrême-gauche.
00:14:15Voici ce qu'on entendait
00:14:16et qui fait quand même
00:14:16assez peu de bruit
00:14:17aujourd'hui dans les médias.
00:14:33Et puis au cours
00:14:33de cette manifestation,
00:14:34c'est d'ailleurs
00:14:35à la une du JDD
00:14:35et vous pouvez le redécouvrir
00:14:37avec moi,
00:14:38Ultra-gauche la honte,
00:14:39titre le JDD
00:14:40avec cette banderole
00:14:41que vous voyez
00:14:42en bas de l'image.
00:14:43Ici, on ne pleure pas
00:14:44les nazis.
00:14:45C'est ça le visage
00:14:46de l'extrême-gauche,
00:14:47Jonathan Cixoux ?
00:14:48Très clairement.
00:14:49Et puis avec cette facilité
00:14:54qui défie tous les raisonnements,
00:14:56c'est de qualifier
00:14:56votre adversaire de nazi.
00:14:58Dès lors que vous êtes nazifié,
00:15:00vous êtes par nature disqualifié,
00:15:02vous êtes par nature insauvable.
00:15:04Donc si demain,
00:15:05je décidais de vous qualifier
00:15:06de nazi, cher Julien,
00:15:08vous pourriez vous débattre
00:15:09dans tous les sens.
00:15:10Le simple fait
00:15:11de vous avoir attaqué
00:15:12de la sorte
00:15:13est un, entre guillemets,
00:15:15bien sûr,
00:15:16un clou sur votre séquence.
00:15:17Moi, j'aimerais encore
00:15:18appeler à une révolution sémantique
00:15:20parce que toute la presse
00:15:22parle d'antifas.
00:15:24Ce ne sont pas
00:15:24des antifascistes.
00:15:25Ce sont des milices
00:15:28d'ultra-gauche
00:15:29hyper-violentes.
00:15:30Ça prend plus de temps
00:15:31à le dire,
00:15:32mais au moins,
00:15:32on pose les beaux mots
00:15:34sur ce qu'ils représentent.
00:15:36Ces milices
00:15:36ultra-gauche
00:15:37hyper-violentes
00:15:39bouleversent...
00:15:39Vous montrez les images
00:15:40de Rennes,
00:15:40c'est intéressant
00:15:41parce qu'à Rennes,
00:15:42les manifestants
00:15:42en mémoire de Quentin
00:15:44étaient entre 30 et 50.
00:15:45Les antifas,
00:15:46entre guillemets,
00:15:47étaient plus de 150.
00:15:48C'est pour vous montrer
00:15:49aussi le rapport de force
00:15:50qui se joue bien souvent.
00:15:52Mais d'un côté,
00:15:52vous avez une foule digne,
00:15:54silencieuse
00:15:54dans sa grande majorité.
00:15:56Là encore,
00:15:57on n'élude pas
00:15:57les éléments perturbateurs
00:15:59et il n'y a pas de problème
00:16:00à dire qu'ils étaient présents
00:16:02et qu'ils doivent être condamnés.
00:16:03Et de l'autre,
00:16:04vous avez une partie
00:16:04de cette gauche
00:16:05qui banalise,
00:16:05qui relativise,
00:16:06qui détourne le regard.
00:16:07Il n'y a pas eu
00:16:08un policier
00:16:09d'attaqué
00:16:09ou de blessé.
00:16:10Il n'y a pas eu
00:16:11un abribus
00:16:12de brisé.
00:16:13Il n'y a pas eu
00:16:13un tag
00:16:14sur un panneau publicitaire.
00:16:16Et pourtant,
00:16:16elles croisaient les doigts
00:16:16pour que ça arrive
00:16:17parce que c'était
00:16:18la diversion parfaite.
00:16:19Parfaitement.
00:16:20Rodolphe ?
00:16:20Oui,
00:16:20la une,
00:16:21elle est très bien
00:16:21du GDD
00:16:21parce qu'elle montre
00:16:22ce contraste.
00:16:23Aujourd'hui,
00:16:23on a peut-être aussi
00:16:24une bascule.
00:16:25C'est que dans le mouvement
00:16:26pour Quentin,
00:16:27en tout cas dans cette marche,
00:16:29oui,
00:16:29il y avait des militants,
00:16:30mais pas que.
00:16:30Il y avait aussi
00:16:31un peu un mouvement populaire
00:16:32où on a vu des familles,
00:16:33justement,
00:16:34des enfants.
00:16:34Et là,
00:16:35justement,
00:16:35il y a une bascule
00:16:36parce que le mouvement
00:16:37antifa qu'on a vu
00:16:38à Rennes,
00:16:38là, par contre,
00:16:39il n'y avait pour le coup
00:16:40que des militants
00:16:42cagoulés,
00:16:42en tout cas,
00:16:43camouflés,
00:16:44etc.
00:16:44Donc là,
00:16:45on voit peut-être aussi
00:16:46une bascule
00:16:46justement un petit peu
00:16:48s'opérer.
00:16:48Et là aussi,
00:16:49je pense qu'on peut aussi
00:16:49mentionner le traitement
00:16:51médiatique,
00:16:52notamment d'autres chaînes
00:16:52d'infos où là,
00:16:53il y a eu quelque chose
00:16:54d'assez pervers
00:16:55où on était à la recherche
00:16:56du moindre petit signe,
00:16:58parfois de manière
00:16:58très ridicule d'ailleurs.
00:17:01Ils étaient avec leur loupe
00:17:02pour chercher
00:17:02le bout de tatouage
00:17:03qui pendait,
00:17:05la main levée
00:17:06qui sortait de la poche
00:17:07pour tout de suite
00:17:08se focaliser
00:17:09et dire,
00:17:09voilà,
00:17:09les nazis sont là.
00:17:10Allez,
00:17:11faites le même travail
00:17:11dans les manifestations
00:17:12pro-palestiniennes.
00:17:13Je vous jure
00:17:14que vous aurez
00:17:14beaucoup de choses
00:17:15à trouver
00:17:16et à nous relater également.
00:17:17Et ça,
00:17:18d'ailleurs,
00:17:18ce n'est pas une première.
00:17:19Moi,
00:17:20quand j'ai fait mon livre
00:17:21sur Mélenchon,
00:17:21je me suis pas mal
00:17:22aussi intéressé
00:17:23au traitement
00:17:23à l'époque
00:17:24de l'affaire
00:17:24de Mohamed Merah,
00:17:25vous vous en souvenez,
00:17:25en 2012.
00:17:26Et à l'époque,
00:17:27on avait eu ces attaques
00:17:27au début sur les militaires.
00:17:29Vous vous en souvenez,
00:17:29on les avait dépeints
00:17:30comme,
00:17:31en tout cas,
00:17:32le profil,
00:17:33on l'avait dépeint
00:17:33comme un blond aux yeux bleus.
00:17:34Et direct,
00:17:35tous les journalistes
00:17:36s'étaient jetés dessus.
00:17:37Je me souviens,
00:17:38par exemple,
00:17:38de Nicolas Chapuis
00:17:39du Nouvel Obs
00:17:40qui avait dit justement,
00:17:41voilà le profil parfait.
00:17:43Et en fait,
00:17:43quand on s'est rendu compte
00:17:44que c'était le profil
00:17:44plutôt de Mohamed Merah,
00:17:46il avait tweeté à mince,
00:17:48il avait dit une autre expression,
00:17:49je ne vais pas la dire ici,
00:17:54et une partie des services publics
00:17:56et du monde,
00:17:56on va dire,
00:17:57des médias de gauche
00:17:58mais aussi du centre
00:17:58qui ont un parti pris.
00:18:01Et ce traitement hier,
00:18:02il était,
00:18:03je ne vais pas citer la chaîne,
00:18:04mais c'était abject.
00:18:05Moi,
00:18:05je vais parler de l'AFP,
00:18:07il ne faut plus parler
00:18:07de la jeune garde
00:18:08accusée d'avoir mortellement
00:18:09lâché Quentin,
00:18:10mais de l'ultra droite,
00:18:11donc de ces néo-nazis.
00:18:12C'est ce que tente de faire
00:18:13depuis ce matin,
00:18:14depuis quelques jours,
00:18:15même,
00:18:15mais après la marche encore plus
00:18:17puisqu'il y a eu
00:18:17des événements sporadiques
00:18:18que personne n'élude.
00:18:22On voit cette dépêche
00:18:23de l'AFP.
00:18:24La dépêche de l'AFP ce matin
00:18:25qui parle de Quentin,
00:18:28qui relate la messe
00:18:31avec un large portrait
00:18:32de Quentin de Ranc
00:18:33sur l'hôtel de la région
00:18:34également,
00:18:34et de pré-manifestant,
00:18:36un hommage
00:18:36aux jeunes militants
00:18:38d'extrême droite radicales.
00:18:41Extrême droite radicale,
00:18:42c'est-à-dire qu'on fait
00:18:43un pléonasme
00:18:44de ce qu'il est
00:18:45ou de ce qu'il est supposé être,
00:18:47surtout,
00:18:48en fait,
00:18:48on est en 1933
00:18:49et si on écoute
00:18:51les médias publics
00:18:52et certains médias privés,
00:18:54puisque Rodolphe en a parlé
00:18:55et c'est vrai
00:18:55qu'on a regardé
00:18:56les différentes antennes hier,
00:18:57ça nous a frappés,
00:18:59c'est le parti d'Adolf Hitler
00:19:02qui est en train
00:19:02d'arriver au pouvoir,
00:19:03Elodie.
00:19:04Oui,
00:19:04et le problème,
00:19:05c'est qu'aujourd'hui,
00:19:06finalement,
00:19:07les médias sont en train
00:19:07d'attribuer
00:19:08tout un tas de qualificatifs
00:19:11à Quentin,
00:19:12les politiques aussi.
00:19:12On se rappelle
00:19:13que Ségoyne Royal
00:19:13dit qu'il est néo-nazi
00:19:15et antisémite
00:19:16à un jeune homme
00:19:17que personne ne connaissait
00:19:18personnellement.
00:19:18C'est-à-dire qu'on ne sait pas
00:19:19pourquoi ces attaques.
00:19:20Et le problème,
00:19:21c'est que ceux,
00:19:22et vous avez raison
00:19:22de le rappeler,
00:19:23que les événements
00:19:24qui ont pu avoir lieu
00:19:24s'il y a eu des insultes,
00:19:26quelles qu'elles soient,
00:19:26ou des saluts nazis,
00:19:27bien évidemment qu'il faut
00:19:28que cela soit condamné.
00:19:29Mais en revanche,
00:19:30un certain nombre de médias
00:19:31jouent le jeu,
00:19:32entre guillemets,
00:19:33aussi de se dire
00:19:33on va choisir
00:19:34de mettre la focale
00:19:35sur 3, 4, 5,
00:19:36peut-être 6 personnes,
00:19:37je ne sais pas,
00:19:38et oublier le reste.
00:19:39Et en réalité,
00:19:39malheureusement,
00:19:40pour un certain nombre
00:19:41de politiques
00:19:41et sans doute
00:19:42pour un certain nombre
00:19:42de médias,
00:19:43ceux qui ont pu
00:19:44se prêter
00:19:44à des saluts nazis
00:19:45ou à des insultes,
00:19:46en fait,
00:19:46leur ont fait
00:19:47un énorme cadeau
00:19:48parce qu'ils n'attendaient
00:19:49que ça.
00:19:50Des manifestations,
00:19:50on en a tous couverts
00:19:51en tant que journalistes,
00:19:52pardon,
00:19:53dans toutes les manifestations,
00:19:54il y a des gens
00:19:54qui sont totalement imbéciles
00:19:56et qui se prêtent
00:19:57à des insultes
00:19:57ou à des gestes
00:19:58qui sont évidemment
00:19:59et qui relèvent du pénal.
00:20:00Est-ce que c'est la première fois ?
00:20:01Non.
00:20:01Est-ce que c'est déplorable ?
00:20:02Oui.
00:20:03Est-ce que ces quelques personnes
00:20:04représentent les 3 200 personnes
00:20:05qui étaient dans la rue ?
00:20:06Non plus.
00:20:06Il y a eu une alliance médiatique
00:20:08depuis le premier jour
00:20:09qui a commencé à parler
00:20:10de Rix
00:20:11qui encore depuis hier
00:20:12insulte la mémoire de Quentin.
00:20:15On découvre au grand jour
00:20:16une extrême gauche
00:20:17qui manipule le réel,
00:20:18qui est incapable de voir
00:20:19que, oui,
00:20:20il peut y avoir
00:20:21des ennemis de la République
00:20:22à gauche, oui.
00:20:23Oui, oui.
00:20:24Au fait,
00:20:24et pour prolonger
00:20:26ce que dit Elodie,
00:20:27on a l'impression
00:20:27que l'extrême gauche,
00:20:29la jeune garde, etc.,
00:20:30n'est que l'inconscient refoulé
00:20:32du centre
00:20:33et de l'establishment,
00:20:34enfin un gros amalgame,
00:20:36qui finalement
00:20:37est d'accord sur le fond
00:20:38de voir la droite française
00:20:40exclue de la rue
00:20:41parce que 3200 fascistes
00:20:44entourés par 6 compagnies
00:20:45de CRS
00:20:46pour faire un kilomètre.
00:20:47Si c'est ça le péril,
00:20:48bon, ok.
00:20:50Et d'accord aussi,
00:20:51ça c'est vraiment un crime.
00:20:53Une guerre civile
00:20:53pour Olivier Faure
00:20:54avant la marche.
00:20:55C'est incroyable.
00:20:57Thomas Porte
00:20:58qui demandait aux Lyonnais
00:20:59de faire attention
00:21:00parce que les ratonnades
00:21:01allaient envahir
00:21:01la ville de Lyon également.
00:21:03Ceux qui étaient
00:21:04vulnérables aux ratonnades
00:21:04c'étaient ces personnes-là.
00:21:06Elles ont dû porter
00:21:07des masques
00:21:08pour ne pas se faire ratonner
00:21:09plus tard.
00:21:09C'est vrai là.
00:21:10Et ce que je voulais dire aussi
00:21:11c'est que le vrai crime historique
00:21:13qui est commis par l'establishment
00:21:14de l'extrême-gauche
00:21:15au centre,
00:21:16c'est de terroriser
00:21:18le français de base,
00:21:19de lui dire
00:21:19si tu aimes ton pays,
00:21:20c'est que probablement
00:21:21tu es Hitler.
00:21:21Il y a une nazification
00:21:24du patriotisme.
00:21:25Mais maintenant,
00:21:25on vous nazifie
00:21:26si vous n'êtes pas antifa.
00:21:29Si vous n'êtes pas antifa,
00:21:30vous êtes fasciste
00:21:31par définition.
00:21:32Et en tant que musulman
00:21:32qui vient du Maghreb,
00:21:33ça me rappelle parfaitement
00:21:34ce qu'ont fait
00:21:35les islamistes
00:21:35chez nous depuis 40 ans.
00:21:37Si vous n'êtes pas d'accord
00:21:38avec eux,
00:21:38vous êtes kafir,
00:21:40vous êtes mécréant.
00:21:41Et maintenant,
00:21:41vous êtes sioniste.
00:21:43On a à peu près
00:21:44la même chose
00:21:44maintenant chez l'extrême-gauche.
00:21:45On vous traite
00:21:46deux sionistes
00:21:47quand ils peuvent
00:21:48vous prendre ça
00:21:48et ils vous disent
00:21:49que vous êtes antifa.
00:21:50C'est la même logique
00:21:51de l'exclusion
00:21:52et donc on vous transforme
00:21:53en une cible.
00:21:54Ça peut très mal se terminer.
00:21:55On a vu comment ça s'est terminé
00:21:56en Algérie.
00:21:56Ça n'arrive pas qu'aux autres.
00:21:57Et nous manquons de sagesse
00:21:58chez nos grands chefs.
00:21:59Il faudrait qu'ils rappellent
00:22:01à tout le monde
00:22:01ce que c'est que la démocratie.
00:22:02La démocratie,
00:22:03ce n'est pas défiler
00:22:05avec six compagnies de CRS
00:22:07pour rendre hommage
00:22:08à quelqu'un
00:22:08qui était un civil.
00:22:09C'est fou.
00:22:09C'est qui les grands chefs ?
00:22:10C'est Olivier Faure,
00:22:11c'est François Hollande.
00:22:12C'est le problème du chef.
00:22:15On a les chefs qu'on mérite.
00:22:16Il manque d'incarnation aussi.
00:22:17Elle manque d'incarnation
00:22:18cette notion-là même de chef.
00:22:20Juste pour revenir d'un mot,
00:22:21si vous vous souvenez
00:22:22de l'extrait
00:22:22que vous nous avez passé
00:22:23d'Emmanuel Bompard
00:22:24avant la pub.
00:22:25Emmanuel, pardon,
00:22:27c'est extraordinaire.
00:22:28Il nous dit quasiment mot pour mot
00:22:29vous n'avez pas vu
00:22:30ce que vous avez vu.
00:22:31Oui, c'est ça.
00:22:32C'est parce qu'on a vu
00:22:33les images de la marche
00:22:35et il nous dit
00:22:36que ça a été effectivement
00:22:37une des mots démonstration.
00:22:37Le narratif cynique
00:22:39de Jean-Luc Mélenchon
00:22:39s'impose à tout le monde.
00:22:41Il n'y a pas que lui.
00:22:41C'est-à-dire que c'est vraiment
00:22:42toute la gauche,
00:22:44comme l'a dit Driss,
00:22:45qui entretient ce narratif
00:22:46et qui se fait le relais
00:22:47de ce narratif.
00:22:48C'est ça qui est très grave.
00:22:49Vous avez lu certainement
00:22:50l'interview d'Aquilino Morel,
00:22:51l'ancien conseiller de François Hollande
00:22:53dans le JDD.
00:22:53Il y a une phrase très intéressante,
00:22:55je trouve,
00:22:55qui résume la situation.
00:22:56Il dit
00:22:57« La gauche préfère mourir électoralement
00:22:59que de se remettre en cause. »
00:23:01Oui, Aquilino Morel,
00:23:02je l'ai beaucoup lu
00:23:03parce que c'est vraiment
00:23:04pour le coup
00:23:04un ancien insider,
00:23:05quelqu'un d'arrière-cours,
00:23:07on va dire,
00:23:08mais vraiment
00:23:08qui connaît les arcanes du pouvoir.
00:23:10Et Aquilino Morel,
00:23:11d'ailleurs,
00:23:11si on lit ses livres,
00:23:12il n'est jamais bien tendre
00:23:14avec cette gauche socialiste
00:23:15parce que
00:23:16cet antifascisme institutionnel
00:23:17que vous mentionnez,
00:23:18Driss,
00:23:18il vient vraiment naître
00:23:20à partir des années 80
00:23:21avec le mouvement SOS Racisme.
00:23:23Et comme vous l'avez très bien dit,
00:23:24c'est une certaine France
00:23:25qui attaque.
00:23:25C'est la France qu'on a vue hier,
00:23:26c'est celle des drapeaux
00:23:27peu blancs rouges,
00:23:28des champs scouts
00:23:29et des symboles chrétiens.
00:23:30À un moment,
00:23:30il y a plusieurs journalistes
00:23:31sur Twitter
00:23:32qui ont essayé
00:23:33d'analyser un petit symbole
00:23:34qu'on retrouvait sur la banderole.
00:23:36En fait,
00:23:36c'était un symbole chrétien
00:23:37tout à fait inoffensif.
00:23:42C'était un symbole
00:23:43de fascisme,
00:23:45d'ultra-droite,
00:23:46alors qu'a priori,
00:23:47pas du tout.
00:23:48C'est vraiment ridicule.
00:23:49Et Akilino Morel
00:23:49a vu,
00:23:50comment dire,
00:23:51tout au long des années,
00:23:52ce délitement,
00:23:53notamment des sociodémocrates
00:23:54et du PS
00:23:55qui ont abandonné
00:23:56en fait tout ce qu'ils faisaient
00:23:57avant une partie,
00:23:58on va dire,
00:24:00de la force du Parti Socialiste
00:24:01et un peu un patriotisme social,
00:24:04parfois même un peu gaulliste.
00:24:06Et sur tous ces pans,
00:24:07ils ont abandonné.
00:24:08Ils ont abandonné
00:24:08sur la question de l'immigration.
00:24:10Ils ont abandonné
00:24:10en condamnant
00:24:11l'histoire des Français
00:24:12en disant,
00:24:13votre histoire,
00:24:14comment dire,
00:24:14on peut la réduire
00:24:16à deux choses,
00:24:16la colonisation
00:24:17et la collaboration.
00:24:18Ils ont abandonné
00:24:19sur l'Europe aussi.
00:24:20Donc c'est intéressant
00:24:21de voir Akilino Morel
00:24:22justement,
00:24:22qui justement
00:24:23a franchi le Rubicon.
00:24:24Allez,
00:24:24dernière pause
00:24:25de cette première heure
00:24:26ensemble.
00:24:27On va s'intéresser
00:24:27très particulièrement,
00:24:28je le disais,
00:24:29aux réactions politiques
00:24:30parce qu'avec le dimanche matin,
00:24:32en fin de matinée,
00:24:33la plupart des grandes chaînes
00:24:34et des chaînes infos
00:24:35proposent des interviews
00:24:36avec des leaders politiques.
00:24:37Et je peux vous dire
00:24:38qu'il y a des choses
00:24:39à vous faire entendre
00:24:39et à commenter,
00:24:40notamment d'abord,
00:24:41ce que dit Jean-Luc Mélenchon
00:24:43à la tribune du dimanche.
00:24:46Personne ne peut croire
00:24:47que ce sont les Insoumis
00:24:48qui ont tué ce jeune
00:24:49dans la rue.
00:24:49Qui se souviendra
00:24:50d'ici à 2027
00:24:51de ce que Jean-Luc Mélenchon
00:24:52qualifie comme une bataille
00:24:53de rue qui aurait mal tourné ?
00:24:55Vous commenterez ça
00:24:56dans un instant.
00:24:56A tout de suite.
00:25:0214h37,
00:25:02de retour
00:25:03pour la suite
00:25:03de 180 minutes
00:25:04au week-end
00:25:05avec une Elodie Huchard
00:25:06qui est en grande forme
00:25:07et qui est une mélomane
00:25:08pour ceux qui l'ignoreraient.
00:25:09Et vous êtes de mauvaise foi,
00:25:10je viens.
00:25:10C'est pas faux.
00:25:11Voilà.
00:25:11Elodie Huchard,
00:25:12journaliste politique C News.
00:25:13On retrouve notre série
00:25:14avec Rodolphe Carr,
00:25:15journaliste auteur,
00:25:16Jonathan Sixou,
00:25:17Edris Galli,
00:25:18Jean-Luc Mélenchon,
00:25:19je vous le disais
00:25:20avant la pause
00:25:20dans la tribune du dimanche
00:25:22qui appelle les siens
00:25:23à faire le dos rond.
00:25:25À attendre que la tempête passe,
00:25:27il estime qu'une fois
00:25:27l'émotion retombée,
00:25:29l'opinion,
00:25:29et je le cite,
00:25:30va comme d'habitude
00:25:31se retourner.
00:25:33Les gens,
00:25:33je le cite,
00:25:34ne peuvent pas croire
00:25:35que ce sont nous,
00:25:36les Insoumis,
00:25:37qui avons tué
00:25:38un jeune dans la rue.
00:25:39Ce n'est pas crédible.
00:25:40Et puis dit-il,
00:25:41qui se souviendra
00:25:43d'ici à 2027
00:25:44de ce qu'il qualifie
00:25:45comme une bataille de rue
00:25:46qui aurait mal tourné ?
00:25:48Qui veut commenter ?
00:25:49Edris Galli.
00:25:49Alors, je précise quand même
00:25:51que sur Twitter,
00:25:52Jean-Luc Mélenchon
00:25:53a démenti avoir prononcé
00:25:54ces mots-là.
00:25:55C'est à voir
00:25:56avec la tribune du dimanche
00:25:57puisque c'est la tribune du dimanche
00:25:59qui relaie ces propos
00:26:00du leader Insoumis.
00:26:02Ça me rappelle certains,
00:26:04j'insiste sur le certain,
00:26:04leaders musulmans
00:26:05de France et d'Europe
00:26:06qui vous disent,
00:26:07après un attentat islamique,
00:26:08mais non,
00:26:09ça ne peut pas être l'islam,
00:26:10c'est une religion
00:26:10de paix et d'amour.
00:26:11Là, on a la même chose.
00:26:11Ça ne peut pas être...
00:26:12Et les filles,
00:26:12nous, on ne comprend pas ça.
00:26:13C'est le camp du bien.
00:26:14Bien sûr.
00:26:16Et c'est un aveu
00:26:17chez Mélenchon
00:26:17et c'est la plupart des...
00:26:18Même chez M. Gage.
00:26:19Au fait,
00:26:20quand eux disent république,
00:26:21c'est le régime
00:26:22où ils sont au pouvoir,
00:26:23où ils sont le camp du bien
00:26:24et au-dessus de toute suspicion.
00:26:26Et c'est le régime
00:26:26où nous,
00:26:27qui ne sommes pas de leur camp,
00:26:28avons besoin
00:26:29de montrer patte blanche
00:26:29tout le temps
00:26:30et montrer notre casier du ciel.
00:26:31C'est exactement
00:26:32le fond de leur pensée.
00:26:33Et évidemment,
00:26:34l'opinion publique
00:26:35peut oublier,
00:26:37mais je pense que là,
00:26:38il y a quand même une...
00:26:39Je pense que l'affaire de Crépole
00:26:40et cette affaire-là,
00:26:41ce sont deux carrefours importants
00:26:43pour la République française
00:26:44et on a intérêt
00:26:44parce qu'il n'y ait pas
00:26:45de déni de justice
00:26:45parce qu'à Crépole,
00:26:46pour l'instant,
00:26:47j'ai l'impression
00:26:47que la justice
00:26:48n'a pas encore été rendue
00:26:49et là, pour Quentin,
00:26:50il faut que la justice soit rendue.
00:26:51Sinon,
00:26:53il y aura une coupure
00:26:53entre le peuple
00:26:55et les institutions
00:26:56parce que le peuple a compris
00:26:57que finalement...
00:26:59Parce que notre cerveau reptilien
00:27:01demande la justice.
00:27:02Si un jeune homme mort,
00:27:03lynché,
00:27:04n'obtient pas la justice,
00:27:05on n'est plus dans la...
00:27:06Est-ce que vous n'êtes pas
00:27:07en train de sous-estimer
00:27:07le récit mélenchonien
00:27:09justement qui infuse,
00:27:11on l'a vu
00:27:11dans de précédentes thématiques
00:27:12avec ces médias
00:27:13qui reprennent
00:27:14ce narratif,
00:27:16ces Français qui...
00:27:18J'ai le sondage en tête,
00:27:1961% qui sont prêts
00:27:20à faire un front
00:27:21anti-LFI
00:27:22mais si je retourne le sondage,
00:27:24vous avez quasiment 40%
00:27:25des Français
00:27:25qui ne voient pas de problème.
00:27:27Est-ce qu'on ne sous-estime pas
00:27:29à travers votre analyse ?
00:27:30C'est une discussion
00:27:31que j'ai avec vous.
00:27:32Ce que représente LFI
00:27:35dans l'électorat français
00:27:36aujourd'hui
00:27:36et l'adhésion à ce récit.
00:27:38Il y a une adhésion
00:27:39mais je pensais
00:27:39quand je disais le peuple,
00:27:41là une partie du peuple
00:27:42français qui se sent
00:27:43qui depuis 20-30 ans
00:27:44se sent déjà stigmatisé
00:27:46c'est entre guillemets
00:27:47le petit blanc
00:27:48même si ce terme
00:27:48n'est pas très bien choisi
00:27:49c'est le petit blanc.
00:27:50Là il faut...
00:27:51On lui a tout pris.
00:27:52On lui a dit
00:27:53qu'on lui a pris
00:27:54son roman national
00:27:55colonisation,
00:27:55pétennisme.
00:27:56On lui a pris...
00:27:57Il n'est plus au centre
00:27:57du débat
00:27:58parce qu'on lui a dit
00:27:59la diversité
00:27:59c'est-à-dire les autres
00:28:00et pas toi.
00:28:01Il y a les quotas etc.
00:28:02Et là on lui dit
00:28:02on tue un enfant
00:28:03un enfant,
00:28:04Quentin
00:28:05et tu n'as pas le droit
00:28:06il n'aura pas le droit
00:28:07à la justice
00:28:08ça pourrait être ton fils
00:28:08parce qu'il est blanc
00:28:09et il est chrétien.
00:28:11Donc il est...
00:28:12Et c'est là
00:28:13la bombe à retardement
00:28:14en France
00:28:14c'est pas seulement
00:28:15les banlieues
00:28:15c'est le petit blanc
00:28:17qui joue le jeu encore
00:28:18il paie les impôts
00:28:19mais là il voit
00:28:19que le frigo est vide
00:28:20et il arrive devant
00:28:21l'intolérable.
00:28:22C'est là que ça peut
00:28:22exploser.
00:28:23Et le consentement
00:28:23pourrait prendre fin
00:28:25à un moment
00:28:26qui serait critique.
00:28:26On peut sortir de l'apathie
00:28:27par une explosion de...
00:28:29Depuis une semaine
00:28:30et on va faire tourner la parole
00:28:31je vous dis
00:28:31il y a énormément
00:28:32de réactions politiques
00:28:32ce matin
00:28:33et je voudrais rythmer
00:28:33un petit peu
00:28:34nos discussions
00:28:35Jean-Luc Mélenchon
00:28:36et les Insoumis
00:28:36qui font bloc
00:28:37derrière le député
00:28:38Raphaël Arnaud
00:28:38et même derrière
00:28:39la jeune garde
00:28:40Mathilde Panot
00:28:41président du groupe LFI
00:28:42qui était chez
00:28:43nos confrères de BFM
00:28:44ce matin
00:28:45Raphaël Arnaud
00:28:46est intouchable.
00:28:49Pensabilité politique
00:28:50et morale
00:28:51était le jeudi 12 février
00:28:52il était à l'Assemblée nationale
00:28:53jusqu'à minuit
00:28:54Raphaël Arnaud
00:28:55n'a rien à faire
00:28:56dans cette histoire
00:28:57n'a rien à voir
00:28:58dans cette histoire
00:28:58n'est d'ailleurs pas impliqué
00:28:59pénalement
00:29:00pénalement Mathilde Panot
00:29:01c'est quand même bien
00:29:02que vous le disiez
00:29:02parce que
00:29:03pénalement
00:29:04aujourd'hui
00:29:04à ce stade de l'enquête
00:29:08pénalement
00:29:09il n'y a rien contre lui
00:29:10mais Amandine
00:29:10vous pose une question
00:29:11plus précise
00:29:12elle vous parle
00:29:12de la responsabilité morale
00:29:14Raphaël Arnaud
00:29:15n'a pas de responsabilité
00:29:17dans ce qui s'est passé
00:29:18et donc
00:29:18Raphaël Arnaud
00:29:19doit rester dans notre groupe
00:29:20et elle a dit
00:29:22dans la suite
00:29:22de cette interview
00:29:24qu'elle souhaite
00:29:25qu'il reste en groupe LFI
00:29:26que même pour une prochaine
00:29:27mandature
00:29:28elle serait ravie
00:29:28qu'il soit de nouveau
00:29:29avec eux
00:29:30il n'y a pas de problème
00:29:31Raphaël Arnaud
00:29:32à LFI
00:29:33Elodie Richard
00:29:33petit tour de plateau
00:29:35parce que c'est intéressant
00:29:36de réagir à ce que dit
00:29:37Mathilde Panot
00:29:37mais le problème
00:29:38c'est que là
00:29:38on est dans le déni
00:29:39total
00:29:40quand on parle
00:29:40d'une responsabilité morale
00:29:41de Raphaël Arnaud
00:29:42Raphaël Arnaud
00:29:43on rappelle
00:29:43premièrement
00:29:44qu'il a fondé
00:29:44la jeune garde
00:29:44qui est un collectif
00:29:45qui fonctionne
00:29:46sur la violence
00:29:47alors on nous expliquera
00:29:48que non
00:29:48c'est de l'autodéfense
00:29:49déjà le mot
00:29:50ça n'existe pas
00:29:51l'autodéfense
00:29:51ça n'existe pas
00:29:52l'autodéfense
00:29:53passons là-dessus
00:29:54que deux de ses collaborateurs
00:29:55sont impliqués
00:29:56alors Mathilde Panot
00:29:56explique un peu plus loin
00:29:57que le député
00:29:58n'est pas responsable
00:30:00du comportement
00:30:01de ses collaborateurs
00:30:02pardon
00:30:02autant je veux bien
00:30:03que les députés
00:30:03ne maîtrisent pas
00:30:04100% du planning
00:30:05et de la vie privée
00:30:06de leurs collaborateurs
00:30:06autant c'est quand même rare
00:30:07de retrouver deux collaborateurs
00:30:09d'un même député
00:30:10dans ce genre
00:30:11d'événement tragique
00:30:12et le problème
00:30:13c'est qu'aujourd'hui
00:30:13Mathilde Panot
00:30:14ne veut pas voir ça
00:30:16finalement défendre
00:30:17à tout prix
00:30:17Raphaël Arnaud
00:30:18aujourd'hui
00:30:18je ne vois même pas
00:30:19ce que ça apporte
00:30:20à la France Insoumise
00:30:20on voit bien
00:30:21Emmanuel Bonpard
00:30:22Mathilde Panot
00:30:22Jean-Luc Mélenchon
00:30:23et demain
00:30:23tous ceux qui seront
00:30:25interrogés
00:30:25sur les différentes antennes
00:30:26vont devoir de se justifier
00:30:27de ce qu'ont fait
00:30:28les collaborateurs
00:30:29Pourquoi est-ce qu'ils sont
00:30:30incapables de se remettre
00:30:30en question ?
00:30:31Parce que ce serait avoué
00:30:32le péché originel
00:30:33d'avoir fait entrer
00:30:34ce monsieur
00:30:34à l'Assemblée nationale ?
00:30:35C'est avoué le fait
00:30:36que mettre un député
00:30:37fiché S
00:30:38comme candidat
00:30:38est-ce que c'était
00:30:39la meilleure idée ?
00:30:40Peut-être pas
00:30:47aussi l'année
00:30:47à l'Assemblée
00:30:48et donc
00:30:49puisque depuis une semaine
00:30:50ils ont nié
00:30:50une quelconque responsabilité
00:30:52et que l'enquête
00:30:52commence à prouver
00:30:53le contraire
00:30:54en ce qui concerne
00:30:54ses collaborateurs
00:30:55ils ne veulent pas
00:30:56finalement
00:30:57revenir en arrière
00:30:58c'est bien dommage
00:30:59parce qu'effectivement
00:31:00dire que Raphaël Arnaud
00:31:01n'a rien à voir là-dedans
00:31:02c'est quand même
00:31:03un peu fort de café
00:31:04et accessoirement
00:31:04ça peut aussi jeter l'opprobre
00:31:05sur l'intégralité
00:31:06des élus insoumis
00:31:07qui pour le coup
00:31:08eux n'ont pas eu
00:31:09leurs collaborateurs
00:31:09qui ont été impliqués
00:31:10On sait si
00:31:11en coulisses
00:31:12il y a des élus
00:31:13des cadres insoumis
00:31:14qui sont peut-être
00:31:15moins à l'aise
00:31:16en coulisses
00:31:16avec Raphaël Arnaud
00:31:17avec le fait
00:31:18qu'il maintienne sa position
00:31:19qu'il reste dans le parti
00:31:21c'est difficile à dire
00:31:21Alors c'est difficile à dire
00:31:22parce que les élus insoumis
00:31:23maintenant ont bien compris
00:31:24c'est un peu l'un syndrome
00:31:25Raquel Garrido
00:31:25Alexis Corbière
00:31:26Clémentine Autain
00:31:27qu'on ne critiquait pas
00:31:28ni le chef
00:31:29ni les décisions du mouvement
00:31:30donc autant vous dire
00:31:31que fut une époque
00:31:32on arrivait à parler
00:31:33en off
00:31:34comme on dit
00:31:34avec des élus
00:31:35qui nous expliquaient
00:31:36qu'ils n'étaient pas
00:31:36toujours à l'aise
00:31:37ceux qui l'ont fait
00:31:38et quand ça s'est su
00:31:39ont tous été exfiltrés
00:31:40et ont tous disparu
00:31:41du jour au lendemain
00:31:42de l'organigramme
00:31:42donc il y a aussi
00:31:43chez eux
00:31:43une sorte d'omerta
00:31:46on ne critique pas
00:31:47donc ils le font
00:31:47peut-être entre eux
00:31:48discrètement
00:31:48mais pas auprès des journalistes
00:31:49Rodolphe Carr
00:31:50qui a particulièrement travaillé
00:31:51je le rappelle
00:31:52avec cette biographie
00:31:53non autorisée
00:31:54de Jean-Luc Mélenchon
00:31:55que vous avez publié
00:31:55il y a quelques mois
00:31:56Oui si on veut
00:31:57comprendre en fait
00:31:57la genèse de ce lien
00:31:58entre la France insoumise
00:32:00et la jeune garde
00:32:00il faut remonter
00:32:01aux années 2016-2017
00:32:032016 on a
00:32:04la création
00:32:05de la France insoumise
00:32:06donc du parti actuel
00:32:07de Jean-Luc Mélenchon
00:32:082017
00:32:09Jean-Luc Mélenchon
00:32:09fait une très bonne campagne
00:32:11il échoue
00:32:12à 600 000 voix
00:32:13après l'accession
00:32:13au second tour
00:32:14il devient le centre
00:32:15de gravité
00:32:15de la gauche
00:32:16à cette époque
00:32:17Jean-Luc Mélenchon
00:32:17il se dit
00:32:18bon maintenant
00:32:18il faut que je mette
00:32:19la main
00:32:19sur le mouvement social
00:32:21au début
00:32:21il se fait plutôt
00:32:24envoyer courir
00:32:25par les mouvements
00:32:25parce que l'antifascisme
00:32:26est assez autonome
00:32:27mais à l'époque
00:32:28on a cette révolution
00:32:29comme Elodie a dit
00:32:29la naissance de la jeune garde
00:32:31en 2018
00:32:31qui va faire le pont
00:32:32entre l'antifascisme
00:32:34institutionnel
00:32:34donc les partis politiques
00:32:35et l'antifascisme de rue
00:32:37et c'est intéressant
00:32:38c'est parce que
00:32:38Jean-Luc Mélenchon
00:32:39va faire monter
00:32:39petit à petit
00:32:40justement ces jeunes
00:32:41dans l'appareil
00:32:42parce que ça lui permet aussi
00:32:43ne jamais l'oublier
00:32:44de purger deux choses
00:32:45l'intérieur de son parti
00:32:47avec les souverainistes
00:32:48donc là il va sortir
00:32:49Georges Kuzmanovic
00:32:50les anciens du parti de gauche
00:32:51et aussi dans la rue
00:32:52parce que la jeune garde
00:32:54va faire une pression
00:32:55sur les autres partis de gauche
00:32:56en les exfiltrant
00:32:57lors de manifestations
00:32:58ou autres
00:32:58juste sur les réactions
00:32:59d'aujourd'hui
00:33:00Rodolphe
00:33:00moi c'est sur ça
00:33:01que je voudrais vous entendre
00:33:02Raphaël Arnaud
00:33:03doit rester chez
00:33:03LFI dit Mathilde Panot
00:33:04aucune distanciation
00:33:06faite par Jean-Luc Mélenchon
00:33:07non plus
00:33:08et par les cadres
00:33:08de la France insoumise
00:33:10moi la question que je me pose
00:33:11c'est est-ce que ça va leur coûter
00:33:12plus cher politiquement
00:33:13de le garder
00:33:14ou de l'exclure ?
00:33:15Je ne pense pas
00:33:16ils vont le garder
00:33:16parce que là
00:33:17il faut aussi bien
00:33:18conserver en tête
00:33:19qu'il y a une guerre
00:33:20au sein de la gauche
00:33:21on sent que certains
00:33:23sociodémocrates
00:33:23comme par exemple
00:33:24François Hollande
00:33:25essayent de mettre ce cordon
00:33:26on pense aussi
00:33:28à monsieur Glucksmann
00:33:28mais Jean-Luc Mélenchon
00:33:29sait aujourd'hui
00:33:30s'il veut garder justement
00:33:31la main sur la gauche
00:33:33sur le mouvement social
00:33:34qui ne peut pas
00:33:34pardonnez-moi l'expression
00:33:35envoyer sous le bus
00:33:36Jean-Luc
00:33:38monsieur Arnaud
00:33:38il est obligé
00:33:39de le garder
00:33:40au sein de son parti
00:33:41je pense que c'est un parti
00:33:42comme au moment
00:33:43vous savez
00:33:43du 7 octobre
00:33:44la France insoumise
00:33:46a conservé une ligne dure
00:33:47sur la Palestine
00:33:48vous verrez
00:33:49dans quelques temps
00:33:50on parlera de génocide
00:33:51donc c'est nous
00:33:52qui aurons raison
00:33:52aujourd'hui
00:33:53Jean-Luc Mélenchon
00:33:53France-Paris
00:33:54et d'avoir raison
00:33:55d'ici 2027
00:33:56exactement
00:33:58la pause
00:33:58on se retrouve à 15h
00:33:59là on a rendez-vous
00:34:00avec Anne Fulda
00:34:01l'heure des livres
00:34:01on va continuer
00:34:02je vous le disais
00:34:02à écouter et commenter
00:34:04toutes ces déclarations politiques
00:34:05on s'intéressera
00:34:06à cette boucle Whatsapp
00:34:07également
00:34:08que vous avez peut-être vu passer
00:34:10de professeurs de Sciences Po
00:34:12qui se sont réjouis
00:34:13en tout cas
00:34:14qui ont justifié
00:34:15le lynchage
00:34:16et la mort de Quentin
00:34:17bienvenue à Sciences Po Paris
00:34:19diront certains
00:34:20à tout de suite
00:34:24de retour sur le plateau
00:34:25de 180 minutes
00:34:26infos week-end
00:34:27on poursuit nos débats
00:34:29dans quelques instants
00:34:30on parle bien sûr
00:34:31de ses réactions politiques
00:34:32après la marche
00:34:33pour Quentin
00:34:34on analyse tout ça
00:34:35avec nos invités
00:34:36dans une poignée de secondes
00:34:37mais d'abord
00:34:37à 15h pile
00:34:39Audrey Berthaud
00:34:40l'essentiel de lecture
00:34:41bonjour Audrey
00:34:42on part d'abord
00:34:43pour le massif de Loisans
00:34:44en Isère
00:34:44avec le hameau
00:34:45du rivier d'Allemont
00:34:47qui est complètement
00:34:48coupé du monde
00:34:49depuis presque 3 jours
00:34:50maintenant
00:34:50oui une avalanche
00:34:51a recouvert
00:34:52la seule route d'accès
00:34:53rendant toute circulation
00:34:54impossible
00:34:55des évacuations
00:34:56par hélicoptère
00:34:57ont été lancées
00:34:57ce matin
00:34:58par la préfecture
00:34:59malgré l'ampleur
00:35:00de l'avalanche
00:35:01aucune victime
00:35:02n'a été signalée
00:35:04on parle de ce vol
00:35:05Air France
00:35:05et de ces images
00:35:06impressionnantes
00:35:07un vol Air France
00:35:08qui a fait demi-tour
00:35:09quelques minutes
00:35:09après le décollage
00:35:10en cause
00:35:11un incident
00:35:12sur l'un des moteurs
00:35:14469 personnes
00:35:14se trouvaient à bord
00:35:15de ce vol
00:35:16au départ de Fort-de-France
00:35:17en Martinique
00:35:18et à destination
00:35:19de Paris-Charles-de-Gaulle
00:35:20à leur arrivée au sol
00:35:21l'ensemble des passagers
00:35:23a été débarqué
00:35:23et pris en charge
00:35:25par la compagnie
00:35:26Air France
00:35:27au salon de l'agriculture
00:35:28maintenant le bal des politiques
00:35:30traditionnel
00:35:30le bal des politiques
00:35:31qui se poursuit
00:35:32le salon a ouvert ses portes
00:35:33hier à Paris
00:35:34après l'inauguration
00:35:35par Emmanuel Macron
00:35:36c'est au tour
00:35:36du secrétaire général
00:35:38de Renaissance
00:35:38Gabriel Attal
00:35:39vous le voyez
00:35:39la belle bête
00:35:40je parle du cochon
00:35:42évidemment
00:35:43la présidente également
00:35:45de la région
00:35:45Île-de-France
00:35:45Valérie Pécresse
00:35:46ils ont rencontré
00:35:47les producteurs
00:35:48ce dimanche
00:35:48malgré l'absence
00:35:50des bovins
00:35:50cette année
00:35:50les français
00:35:51sont tout de même
00:35:52au rendez-vous
00:35:53c'est en tout cas
00:35:53ce que dit
00:35:53la ministre de l'agriculture
00:35:54je vous propose
00:35:55de l'écouter
00:35:57première satisfaction
00:35:57parce que
00:35:58les français étaient là
00:35:59ils sont venus nombreux
00:36:01hier
00:36:03pour l'inauguration
00:36:04du salon
00:36:05et c'est une bonne nouvelle
00:36:07parce que c'est un grand
00:36:08moment de célébration
00:36:08de l'agriculture
00:36:09que les français affectionnent
00:36:11auxquels ils viennent
00:36:12en famille
00:36:12dans la joie
00:36:13la bonne humeur
00:36:14à la rencontre
00:36:15des agriculteurs
00:36:17pour voir les animaux
00:36:19pour voir
00:36:19tous les magnifiques
00:36:21produits
00:36:21que l'agriculture
00:36:23française
00:36:24offre à la consommation
00:36:25et toujours au salon
00:36:27d'agriculture
00:36:27nos journalistes
00:36:28Fabrice Elsner
00:36:28et Régine Delfour
00:36:29sont allés à la rencontre
00:36:30des agriculteurs
00:36:31oui l'édition
00:36:32de cette année
00:36:33est assez inédite
00:36:34aucune vache
00:36:34dans les stands
00:36:35il y a des cochons
00:36:36il y a des cochons
00:36:37en effet
00:36:38et à cela
00:36:38s'ajoutent
00:36:39les nombreuses difficultés
00:36:40auxquelles le secteur
00:36:42doit faire face
00:36:43mais malgré ça
00:36:43ils sont nombreux
00:36:44à rester optimistes
00:36:46le récit
00:36:46de Sharon Camara
00:36:49c'est une édition
00:36:50assez particulière
00:36:51qui s'est ouverte
00:36:52ce samedi
00:36:53cette année
00:36:54pas de vache
00:36:55dans les stands
00:36:55au salon
00:36:56de l'agriculture
00:36:57une décision prise
00:36:58par précaution
00:36:59et par solidarité
00:37:00avec les éleveurs
00:37:01touchés par la dermatose bovine
00:37:03généralement
00:37:04on emmène une vache
00:37:04on est souvent pris
00:37:05pour soit une normande
00:37:06soit une pie rouge
00:37:08donc là
00:37:09c'est vrai
00:37:09que c'est un peu particulier
00:37:10mais du coup
00:37:10on fait découvrir
00:37:11autrement
00:37:11notre exploitation
00:37:13avec les contraintes
00:37:14de cette année
00:37:14cet éleveur
00:37:15a décidé
00:37:16de faire preuve
00:37:17d'imagination
00:37:18aujourd'hui
00:37:19c'est une vache
00:37:20en résine
00:37:20puisque
00:37:22nos races
00:37:23villardelans
00:37:23n'ont pas pu venir
00:37:24ici
00:37:24on a pris la décision
00:37:25dès l'automne
00:37:27nous
00:37:27de ne pas vouloir
00:37:28venir au salon
00:37:29pour protéger
00:37:29notre race
00:37:30dermatose bovine
00:37:31mais aussi
00:37:32aléas climatiques
00:37:33toujours plus intenses
00:37:34cette année
00:37:35le secteur a été
00:37:36durement impacté
00:37:38arborant tous
00:37:39des bonnets jaunes
00:37:39les membres du syndicat
00:37:41agricole
00:37:41coordination rurale
00:37:42ont exprimé
00:37:43leur colère
00:37:44ça fait deux ans
00:37:45qu'on dit que l'agriculture
00:37:46va mal
00:37:46ça fait deux ans
00:37:47qu'on dit qu'on va crever
00:37:48putain
00:37:49pourquoi on continue
00:37:51à nous imposer
00:37:51cette réglementation
00:37:52franco-française
00:37:53qui tire l'agriculture
00:37:55vers la déproduction
00:37:55les organisateurs
00:37:57du salon
00:37:57espèrent attirer
00:37:59autant de monde
00:37:59voire plus que l'année
00:38:00dernière
00:38:01où plus de 600 000
00:38:02visiteurs
00:38:03avaient fait le déplacement
00:38:05et puis pour finir
00:38:06on part pour Assise
00:38:07en Italie
00:38:08pour la première fois
00:38:09les reliques de Saint-François
00:38:10sont exposées au public
00:38:11à l'occasion du 800e anniversaire
00:38:13de la mort du Saint
00:38:14à partir de ce dimanche
00:38:16et jusqu'au 22 mars
00:38:17pèlerins et visiteurs
00:38:18pourront se recueillir
00:38:20devant les ossements
00:38:20de Saint-François
00:38:21décédés le 3 octobre 1226
00:38:23les réservations
00:38:25s'élèvent déjà
00:38:25à presque 400 000 personnes
00:38:27venant de toutes les parties
00:38:28du monde
00:38:30très beau
00:38:30enfin très beau
00:38:32je dirais pas ça
00:38:33mais c'est un
00:38:34c'est touchant
00:38:35et c'est un endroit
00:38:37qu'on recommande
00:38:37donc merci beaucoup
00:38:38chère Audrey
00:38:39la pub
00:38:40et on se retrouve tout de suite
00:38:41pour la suite de nos débats
00:38:42à tout de suite
00:38:4615h14
00:38:46on est ensemble
00:38:47pour continuer
00:38:48de décrypter
00:38:49l'actualité du jour
00:38:50Elodie Huchard
00:38:51Rizgali
00:38:51Jonathan Sixiou
00:38:52Rodolphe Car
00:38:53si vous n'étiez pas
00:38:54avec nous avant là
00:38:55on parle des déclarations
00:38:56notamment des insoumis
00:38:57ce dimanche
00:38:59qui nie vouloir couper les pans
00:39:03avec la jeune garde
00:39:03qui plus est
00:39:04avec le député Raphaël Arnaud
00:39:06c'est ce qu'a réexpliqué
00:39:08Mathilde Panot
00:39:08on l'a entendu
00:39:09je le disais
00:39:09avant la pause
00:39:10sur notre antenne
00:39:11je voudrais qu'avant de poursuivre
00:39:12on entende Gabriel Attal
00:39:13qui était donc ce matin
00:39:15en visite au salon de l'agriculture
00:39:16parce que Gabriel Attal
00:39:18nous explique
00:39:18je ne sais pas s'il réécrit l'histoire
00:39:19ou s'il veut nous
00:39:21nous compter
00:39:22une autre histoire
00:39:23que celle qu'on a vécue ensemble
00:39:25notamment lors des dernières législatives
00:39:26de 2024
00:39:27mais monsieur Attal
00:39:27nous explique
00:39:28qu'il a toujours combattu
00:39:29Raphaël Arnaud
00:39:31il y a beaucoup de leçons
00:39:32en ce moment
00:39:32qui sont jetées
00:39:33par les uns
00:39:34et par les autres
00:39:35moi je rappelle
00:39:36que sur
00:39:36par exemple
00:39:37Raphaël Arnaud
00:39:38le député de la France insoumise
00:39:39j'ai été lanceur d'alerte
00:39:41parce que
00:39:41dès le premier tour
00:39:42des élections législatives
00:39:43je suis allé à Avignon
00:39:45faire campagne
00:39:46contre lui
00:39:46sur sa circonscription
00:39:47je suis un des seuls à l'avoir fait
00:39:50Jordan Bardella
00:39:50pendant que moi j'étais sur le terrain
00:39:51face à Raphaël Arnaud
00:39:52lui il mangeait des bonbons
00:39:53sur TikTok
00:39:54voilà
00:39:54donc ceux qui font la leçon
00:39:55devraient peut-être aller plus sur le terrain
00:39:56pour combattre la France insoumise
00:39:57si tout le monde avait été combattre
00:39:59sur le terrain
00:40:00Raphaël Arnaud
00:40:00au moment de la campagne
00:40:01comme je l'ai fait
00:40:02peut-être qu'il ne serait pas député
00:40:03aujourd'hui à l'Assemblée nationale
00:40:04après ce qui s'est passé
00:40:05après la mise en cause
00:40:07assez clairement faite
00:40:08aujourd'hui
00:40:09de ses collaborateurs
00:40:10évidemment que ça serait la démission
00:40:12alors on ne dit pas
00:40:13que monsieur Attal
00:40:13n'est pas allé sur le terrain
00:40:14en effet en 2024
00:40:15pour combattre Raphaël Arnaud
00:40:17mais c'est ce même Raphaël Attal
00:40:19qui a appelé
00:40:21et qu'est-ce que j'ai dit ?
00:40:22Raphaël Attal
00:40:22pardon
00:40:23oui pardon
00:40:24la contraction était un petit peu erronée
00:40:27Gabriel Attal
00:40:28qui a appelé
00:40:29à voter la France insoumise
00:40:31dans les triangulaires
00:40:32pour combattre
00:40:33le Rassemblement national
00:40:34donc je veux bien
00:40:34qu'il nous réécrive l'histoire
00:40:35et qu'il nous fasse
00:40:36le rôle de chevalier blanc
00:40:37qui a lutté seul et contre tous
00:40:39contre la France insoumise
00:40:40mais ce n'est pas exactement
00:40:41ce qu'on a vécu en 2024
00:40:42de manière factuelle
00:40:43il y a quelques circonscriptions
00:40:44qui avaient été identifiées
00:40:46par Gabriel Attal
00:40:47où il fallait justement
00:40:48mettre un petit peu
00:40:50la vitesse supérieure
00:40:52notamment
00:40:52passer la vitesse supérieure
00:40:53notamment pour lutter
00:40:54contre la France insoumise
00:40:55la circonscription de Raphaël Arnaud
00:40:56en faisait partie
00:40:57là il n'y a pas eu de candidat
00:40:58qui s'est
00:40:58de candidate en l'occurrence
00:41:00qui s'est désistée
00:41:00elle n'a pas pu être qualifiée
00:41:02pour le second tour
00:41:02ça c'est pour le côté factuel
00:41:04le problème c'est que
00:41:04dans l'entourage de Gabriel Attal
00:41:06effectivement on explique
00:41:07que sur certaines circonscriptions
00:41:08Raphaël Arnaud et Ercilia Soudet
00:41:10par exemple
00:41:10ils avaient identifié
00:41:11des candidats qui posaient problème
00:41:12et que donc là
00:41:13ils auraient lutté
00:41:14de toute leur force
00:41:14pour que la France insoumise
00:41:15ne soit pas élue
00:41:16le problème c'est que
00:41:16quand la consigne au niveau national
00:41:18a été de faire ce fameux
00:41:20front républicain
00:41:20contre le rassemblement national
00:41:22évidemment pour les électeurs
00:41:23ça devient un petit peu
00:41:25compliqué à comprendre
00:41:26et d'ailleurs on voit
00:41:27qu'aujourd'hui
00:41:28en Macronie
00:41:28ça remonte
00:41:29et cette consigne pose problème
00:41:30Gérald Darmanin l'a dit
00:41:31et redit
00:41:32y compris sur notre antenne
00:41:33que lui déjà à l'époque
00:41:34était opposé
00:41:35à cette consigne
00:41:36de dire tout sauf le RN
00:41:37lui il était pour
00:41:38ni le RN
00:41:38ni la France insoumise
00:41:39et on voit bien
00:41:40qu'aujourd'hui
00:41:40la décision qui avait été prise
00:41:42par Gabriel Attal
00:41:43elle continue de faire
00:41:43un petit peu tâche
00:41:44quand même dans la Macronie
00:41:45le bal des hypocrites
00:41:46c'est un peu comme ça
00:41:47qu'on pourrait le décrire
00:41:49on avance
00:41:50et je vous le disais
00:41:50le meilleur
00:41:52ce qu'il faut retenir
00:41:52des réactions politiques du jour
00:41:54autour de l'actualité
00:41:56et cette marche
00:41:56pour Quentin
00:41:57et ce qui s'est passé
00:41:58surtout il y a une dizaine de jours
00:41:59ce lynchage
00:42:01organisé
00:42:01pour le tuer
00:42:03Laurent Wauquiez
00:42:03dans les colonnes du JDD
00:42:05le président du groupe LR
00:42:07à l'Assemblée
00:42:08qui donne son avis
00:42:09sur la France insoumise
00:42:10lisons ensemble
00:42:11ce que dit
00:42:13celui qui n'est pas encore
00:42:13déclaré candidat
00:42:14que je sache
00:42:15pour 2027
00:42:16il a de l'ambition
00:42:16mais qu'il ne veut pas
00:42:19diviser la droite
00:42:19est-ce qu'on peut lire ensemble
00:42:20ce que dit Laurent Wauquiez
00:42:21qui parle d'un parti toxique
00:42:23Laurent Wauquiez
00:42:24elle est toxique
00:42:25pour notre vie démocratique
00:42:27il y a peut-être
00:42:27une exergue à ressortir
00:42:28avec Maxime Lavandier
00:42:29en régie
00:42:30si on peut me l'afficher
00:42:31sinon une première réaction
00:42:32voilà
00:42:33l'extrême gauche
00:42:33a du sang sur les mains
00:42:34j'éprouve une profonde colère
00:42:36parce que cela fait des mois
00:42:37que je dénonce
00:42:38ce qu'est réellement
00:42:39la France insoumise
00:42:40toute une partie
00:42:40de la classe politique
00:42:41a été dans le déni
00:42:42il aura fallu ce drame
00:42:43pour ouvrir les yeux
00:42:44la violence n'arrive jamais
00:42:45par hasard
00:42:46elle naît
00:42:46parce qu'on l'encourage
00:42:48et qu'on la rend possible
00:42:50est-ce que les élections municipales
00:42:51Jonathan
00:42:52vont être une première occasion
00:42:54de juger
00:42:54de jauger plutôt
00:42:55l'étendue des dégâts
00:42:57ou pas
00:42:57autour de la France insoumise
00:42:59il y a quelques jours
00:42:59un sondage montrait
00:43:00que les français
00:43:01étaient prêts
00:43:02effectivement
00:43:02à faire barrage
00:43:04désormais
00:43:05à la France insoumise
00:43:07je reste à titre personnel
00:43:09très prudent
00:43:10parce qu'on le voit
00:43:11depuis le début
00:43:11de cette émission
00:43:14la façon dont
00:43:15Jean-Luc Mélenchon
00:43:16et ses lieutenants
00:43:17arrivent progressivement
00:43:18pour le coup
00:43:18à réécrire l'histoire
00:43:19et à faire en sorte
00:43:21progressivement
00:43:21avec la bienveillance médiatique
00:43:23plutôt scandaleuse
00:43:25à faire croire
00:43:26que ce pauvre Quentin
00:43:28s'est fait tuer
00:43:28pour précisément
00:43:30nuire à la France insoumise
00:43:32c'est une façon
00:43:33d'inverser les choses
00:43:34donc pour les municipales
00:43:36ce sont des élections locales
00:43:38on va voir
00:43:39vraiment
00:43:39ça serait
00:43:40assez maladroit
00:43:41je pense
00:43:41dès aujourd'hui
00:43:42de vous donner
00:43:43de faire des projections
00:43:45de toute façon
00:43:46les grandes villes
00:43:47où LFI
00:43:48est en position
00:43:48de gagner
00:43:49ça je pense
00:43:49que de toute façon
00:43:50ce qui vient de se passer
00:43:51ne va pas du tout
00:43:52modifier
00:43:53la base électorale
00:43:54de la France insoumise
00:43:55c'est peut-être
00:43:56des personnes
00:43:56qui étaient indécises
00:43:57qui ne mettront pas
00:43:58un bulletin LFI
00:43:59dans l'urne
00:44:00à la fin du mois
00:44:01mais encore une fois
00:44:03je suis très prudent
00:44:04sur cette question
00:44:06précisément
00:44:06mais je pense
00:44:07que ce qui est important
00:44:08nous le faisons ici
00:44:09depuis le début
00:44:10mais je pense
00:44:11que c'est à souhaiter partout
00:44:12c'est de raconter
00:44:14tout ce que l'on sait
00:44:15de ce parti
00:44:15de ne pas dire après coup
00:44:16ah on savait
00:44:17mais on n'a rien dit
00:44:18je pense qu'il faut rappeler
00:44:19toutes les informations
00:44:21dont nous disposons
00:44:22concernant la France insoumise
00:44:24par exemple
00:44:24un truc qui devrait être
00:44:25un scandale absolu
00:44:26à l'ère de la transparence
00:44:28de la vie politique
00:44:28c'est d'apprendre
00:44:29je ne le savais plus même
00:44:30que Raphaël Arnaud
00:44:32est inscrit
00:44:32est élu député
00:44:33Arnaud
00:44:34c'est un pseudo
00:44:35ces deux assistants parlementaires
00:44:37sont eux-mêmes
00:44:37c'est un pseudo
00:44:39ces deux assistants parlementaires
00:44:40mis en cause
00:44:41et c'est interdit
00:44:41et bien
00:44:42c'est pas interdit
00:44:43par la loi
00:44:43mais au nom
00:44:44de la transparence
00:44:45quand vous êtes élu
00:44:46de la République
00:44:47vous devez vraiment
00:44:48montrer pas de blanche
00:44:49qu'il porte un pseudo
00:44:50pourquoi pas
00:44:50ça ne serait pas le premier
00:44:52mais qu'on le sache
00:44:53et on le sait
00:44:54à la faveur de ce drame
00:44:55c'est par exemple
00:44:56ce genre de choses
00:44:57ça paraît peu de choses
00:44:58mais à force de les aligner
00:45:00ces informations
00:45:00je pense que ça permettrait
00:45:02d'aggraver le cas de ce parti
00:45:03franchement problématique
00:45:05pour notre démocratie
00:45:06Oui Elodie
00:45:06Non mais plus largement
00:45:07sur Laurent Wauquiez
00:45:08effectivement ce qui est aussi intéressant
00:45:09c'est qu'il rappelle
00:45:10il l'avait fait aussi à l'Assemblée
00:45:11à quel point
00:45:11tout ce qu'on a pu considérer
00:45:13comme de la violence symbolique
00:45:14précédemment
00:45:14est donc peut-être pas importante
00:45:16il avait cité Notre-Dame des Landes
00:45:17il avait cité
00:45:18notamment Thomas Porte
00:45:19qui mettait son pied
00:45:20sur un ballon
00:45:21à l'effigie
00:45:21d'Olivier Dussopt
00:45:22à quel point
00:45:23tous ces événements
00:45:24que certains n'ont pas condamnés
00:45:25ou ont sous-estimé
00:45:26en disant arrêté
00:45:27c'est pas grand chose
00:45:27ça peut mener aussi
00:45:28à ce qui s'est passé
00:45:29et la solution
00:45:30pour Laurent Wauquiez
00:45:31c'est intéressant
00:45:31parce qu'il estime
00:45:33qu'il ne faut pas non plus
00:45:34réagir sous le coup de l'émotion
00:45:35avec des fausses solutions
00:45:35il dit par exemple
00:45:36dissoudre la France insoumise
00:45:37en l'occurrence
00:45:38ça peut être tentant
00:45:38mais comment derrière
00:45:40on va dissoudre l'idéologie
00:45:41les élus etc
00:45:42c'est évidemment possible
00:45:43donc lui est plutôt partisan
00:45:44de dire
00:45:44il faut les isoler au maximum
00:45:46c'est-à-dire aucune alliance
00:45:47il appelle la gauche
00:45:48parce qu'effectivement
00:45:49c'est pas les républicains
00:45:49qui s'allient
00:45:50avec la France insoumise
00:45:51mais il demande à la gauche
00:45:53de les isoler
00:45:54et il demande à ce qu'on les traite
00:45:55comme des députés
00:45:56qui soient presque en marge
00:45:57c'est-à-dire qu'on les laisse
00:45:58vraiment dans leur coin
00:45:59Justement
00:46:00en parlant de la gauche
00:46:01il y a quelqu'un
00:46:02dont j'ai du mal
00:46:03à comprendre
00:46:04où est la boussole
00:46:05ces derniers jours
00:46:05c'est monsieur Gage
00:46:06monsieur Gage
00:46:07qui dit un petit peu tout
00:46:08et son contraire
00:46:08ces derniers temps
00:46:10je voudrais vous en dire
00:46:10vous qui est donc candidat
00:46:12et qui s'est
00:46:13qui s'est déclaré candidat
00:46:15à la présidence pour 2027
00:46:16je rappelle qu'il y a quelques semaines
00:46:17il parlait de Jean-Luc Mélenchon
00:46:18comme d'un salampard antisémite
00:46:20il y a trois jours
00:46:20il nous dit qu'entre LFI
00:46:22et le RN
00:46:23sur un éventuel second tour
00:46:24il choisit LFI
00:46:25donc il choisit de voter
00:46:26pour un salampard antisémite
00:46:27et je ne fais que reprendre
00:46:29ces mots
00:46:29et là j'ai encore deux extraits
00:46:31ce matin
00:46:31il est sur une chaîne info
00:46:33donc pour une interview politique
00:46:35deux extraits
00:46:36d'abord
00:46:36la responsabilité morale de LFI
00:46:38donc il est très
00:46:40consensuel en tout cas
00:46:41sur le fait de cibler
00:46:42l'extrême gauche
00:46:43et de vouloir s'en démarquer
00:46:44responsabilité morale de LFI
00:46:46dans la violence
00:46:47à laquelle on a assisté
00:46:48ces derniers jours
00:46:49quand on est un décideur
00:46:51et un responsable politique
00:46:54chaque geste
00:46:55chaque acte
00:46:56chaque parole
00:46:56a des conséquences
00:46:58et donc quand on s'acoquine
00:47:00quand on adoube
00:47:01quand on noue un partenariat
00:47:03quand on dit
00:47:03que sont des alliés
00:47:04un groupe d'autodéfense
00:47:06je mets beaucoup de guillemets
00:47:08populaire
00:47:09ainsi autoproclamé
00:47:10et bien on prend le risque
00:47:12que ceux qu'on a validés
00:47:14se trouvent exposés
00:47:15à des situations
00:47:17comme celles
00:47:17que nous avons vécues
00:47:18donc oui
00:47:19il y a une responsabilité morale
00:47:21et il ne faut pas
00:47:22l'évincer
00:47:23il ne faut pas
00:47:24l'évacuer
00:47:25et puis tout à coup
00:47:26je ne sais pas
00:47:27il y a peut-être
00:47:27une petite cloche
00:47:28qui sonne dans sa tête
00:47:29attention
00:47:30je suis en train
00:47:31de sortir du récit
00:47:32officiel
00:47:32de la bien-pensance
00:47:33et du camp du bien
00:47:35donc rappelons
00:47:35que les violences
00:47:37sont à l'extrême droite
00:47:38et pas ailleurs
00:47:40version accusatoire
00:47:41qui consisterait
00:47:42à faire oublier
00:47:43que la violence
00:47:44en politique
00:47:45ces dernières années
00:47:46elle est d'abord
00:47:47et avant tout
00:47:48le fait de ces groupuscules
00:47:49d'extrême droite
00:47:50et qu'il y a une sorte
00:47:51de gigantesque blanchisserie
00:47:53organisée
00:47:54qui est de dire
00:47:55regardez
00:47:55je ne supporte pas
00:47:57la violence en politique
00:47:58quand des gens se retrouvent
00:47:59pour se castagner
00:48:00ils prennent le risque gigantesque
00:48:02qui est celui
00:48:03qu'on a vu aboutir
00:48:05justement
00:48:05mais je n'oublie pas
00:48:06que en France
00:48:08et notamment à Lyon
00:48:09il y a ce terreau
00:48:11identitaire
00:48:11violent
00:48:12raciste
00:48:13homophobe
00:48:14antisémite
00:48:15et ils ne peuvent pas
00:48:16sortir blanchis
00:48:17de la séquence
00:48:18qu'on vient de voir
00:48:19et d'ailleurs
00:48:20le fait qu'ils aient défilé
00:48:20dans la rue comme ça
00:48:22c'est extrêmement problématique
00:48:23parce qu'on ne peut pas
00:48:25laisser perdurer
00:48:28cette occupation
00:48:28de l'espace public
00:48:29et de la rue
00:48:30qui est une vieille tradition
00:48:31des fascistes
00:48:32Elodie
00:48:32je vais être un petit peu
00:48:33caricatiale
00:48:34mais j'ai l'impression
00:48:34qu'entre les deux sont
00:48:35sur le premier extrait
00:48:37Jean-Luc Mélenchon
00:48:38n'avait pas encore
00:48:38branché la manette
00:48:39pour contrôler Jérôme Gage
00:48:40et que sur le deuxième
00:48:41il était en contrôle
00:48:43du candidat PS
00:48:45le problème c'est que Jérôme Gage
00:48:46autant
00:48:46notamment depuis le 7 octobre
00:48:48il s'était vraiment
00:48:48mis en retrait
00:48:49y compris de son propre parti
00:48:50le parti socialiste
00:48:51car allié à la France insoumise
00:48:53et il a eu
00:48:53pendant plusieurs mois
00:48:54plusieurs années
00:48:55des positions très claires
00:48:56là on a un peu plus de mal
00:48:56à comprendre
00:48:57et rien que quand on entend
00:48:58ces deux extraits
00:48:59le problème
00:49:00quand il explique
00:49:01que il y a
00:49:01que pense Jérôme Gage
00:49:02de la France insoumise
00:49:03après ces deux extraits
00:49:04je suis incapable de le dire
00:49:05moi aussi
00:49:06en l'occurrence
00:49:07c'est-à-dire qu'il essaie
00:49:08de se démarquer un petit peu
00:49:09mais pas trop
00:49:10quand il revient
00:49:11sur des faits
00:49:12qui auraient pu avoir lieu
00:49:12venant de l'ultra droite
00:49:13personne ne dit l'inverse
00:49:14on est en train de commenter
00:49:15un fait qui s'est passé
00:49:16on est en train de parler
00:49:17de Quentin
00:49:17que la violence vienne d'abord
00:49:19de l'extrême droite
00:49:19ces dernières années
00:49:20j'en suis pas certain
00:49:21mais bon
00:49:22de toute façon
00:49:22il n'est même pas interrogé là-dessus
00:49:23en plus on l'interroge
00:49:24sur quelque chose
00:49:25et on voit qu'il donne
00:49:26une petite gifle
00:49:28à la France insoumise
00:49:28avant finalement
00:49:29de leur recaresser la joue
00:49:30et donc in fine
00:49:31sa parole devient
00:49:32moins crédible
00:49:33et pour savoir véritablement
00:49:34aujourd'hui
00:49:35ce qu'il en pense
00:49:36Jérôme Gage
00:49:37la France insoumise
00:49:37c'est compliqué
00:49:38sinon qu'on sait
00:49:38qu'on est à moins d'un mois
00:49:40des municipales
00:49:40et qu'il a déjà prévenu
00:49:41de toute façon
00:49:42qu'il préférait
00:49:43LFI au Rassemblement national
00:49:44et ça c'est pas forcément
00:49:45étonnant de sa part
00:49:46Jonathan un dernier mot là-dessus
00:49:47Je ne pourrais pas
00:49:48vous éclairer davantage
00:49:48sur ce que pense
00:49:49Jérôme Gage sérieusement
00:49:51mais en revanche
00:49:52cette volte-face permanente
00:49:54et en si peu de temps
00:49:55ne fait qu'alimenter
00:49:56la défiance profonde
00:49:57et progressive
00:49:59politique et la démonétisation
00:50:02démonétisation
00:50:03c'est pas facile
00:50:04de cette vie politique là
00:50:07parce que
00:50:07très objectivement
00:50:08on n'y comprend rien
00:50:09au sens propre du terme
00:50:10Un dernier extrait
00:50:11des réactions politiques
00:50:12du jour
00:50:12avant de passer
00:50:13à une autre thématique
00:50:14enfin plus ou moins
00:50:15à une autre thématique
00:50:16parce qu'on ira
00:50:17à Sciences Po Paris
00:50:17où certains profs
00:50:19approuvent la mort de Quentin
00:50:20Dernier extrait
00:50:21de Mathilde Panot
00:50:21chez BFM
00:50:22tout à l'heure
00:50:23qui nous explique
00:50:24sa réaction
00:50:25si l'ERN
00:50:27venait à prendre
00:50:28le pouvoir en France
00:50:29Moi je dis merci
00:50:30aux antifascistes
00:50:31car les antifascistes
00:50:32et nous en sommes
00:50:33nous la France Insoumise
00:50:34nous sommes antifascistes
00:50:35l'antifascisme
00:50:36c'est d'abord
00:50:37la résistance au fascisme
00:50:38et de dire
00:50:39que nous n'accepterons
00:50:40jamais dans notre pays
00:50:40que le fascisme
00:50:42prenne le pouvoir
00:50:44légalement par les urnes
00:50:45ce que veut faire
00:50:46Marine Le Pen
00:50:47entourée de tous
00:50:48ces groupuscules
00:50:48d'extrême droite
00:50:49qui pullulent autour d'elle
00:50:50Mais en fait
00:50:51pardon
00:50:51c'était la chaîne YouTube
00:50:52de Mathilde Panot
00:50:53qui accepterait
00:50:54l'arrivée du fascisme
00:50:55en France en fait
00:50:56Oui bah c'est parce que
00:50:57C'est absurde ce qu'elle dit
00:50:59qui veut de fasciste
00:51:00au pouvoir
00:51:01Oui parce que par contre
00:51:02si on revient
00:51:03à l'extrême centre
00:51:04et qu'on l'ouvre
00:51:05jusqu'à Jean-Luc Mélenchon
00:51:06en revanche
00:51:06ils ont un constat
00:51:07comment on pourrait dire
00:51:09c'est que justement
00:51:09le rassemblement national
00:51:10c'est le retour du bruit
00:51:11des boîtes
00:51:12etc etc
00:51:13cette mythologie
00:51:14antifasciste
00:51:15si elle concerne
00:51:16la gauche
00:51:16l'extrême gauche
00:51:17elle concerne aussi
00:51:18une large partie du centre
00:51:19il faut toujours rappeler
00:51:20quand même que par exemple
00:51:21Edouard Philippe
00:51:21va à l'humanité
00:51:23en tout cas
00:51:24à la fête de l'humanité
00:51:25c'est quand même
00:51:26des choses à rappeler
00:51:27quand même
00:51:28le centre en France
00:51:29reste sous la chape
00:51:31de plomb de gauche
00:51:32il faut toujours le mentionner
00:51:33c'est peut-être
00:51:34notre tragédie en France
00:51:35c'est que notre centre
00:51:35est majoritairement à gauche
00:51:37et en fait
00:51:38cette diabolisation
00:51:39aussi rappelait
00:51:41que ça reste
00:51:41le dernier mythe
00:51:42on va dire
00:51:43du centre
00:51:44ou en tout cas
00:51:44du bloc central
00:51:45c'est à dire
00:51:46ni extrême gauche
00:51:47ni extrême droite
00:51:48ils ont besoin
00:51:48justement
00:51:49de faire vivre
00:51:50ce mythe
00:51:51de rajouter du charbon
00:51:52même si on sait
00:51:52que c'est des chiffons
00:51:53qui sont agités
00:51:54et comme l'a très bien dit
00:51:55Jonathan
00:51:56qui ne prennent
00:51:57de moins en moins
00:51:58sur les français
00:51:59les français
00:51:59se rendent compte des choses
00:52:01et d'ailleurs là-dessus
00:52:01on peut quand même
00:52:02mentionner le travail
00:52:0376% des français
00:52:05en voudraient
00:52:05au PS
00:52:06de s'allier
00:52:07avec la France insoumise
00:52:08aux prochaines élections
00:52:09oui mais par contre
00:52:09combien de divisions
00:52:10les autres parties de gauche
00:52:11monsieur Gage
00:52:12il est bien gentil
00:52:12mais derrière lui
00:52:13il n'y a personne
00:52:14aujourd'hui
00:52:15la force
00:52:15elle est dans la France insoumise
00:52:17quand même des structures
00:52:18aussi en province
00:52:20capables de mobiliser
00:52:21il ne faut pas aussi
00:52:21le sous-estimer ça
00:52:22c'est pour ça que moi
00:52:23je suis tout à fait d'accord
00:52:24avec Jonathan
00:52:24qui disait que jusqu'en 2027
00:52:26Mélenchon n'est pas démonétisé
00:52:28justement pour reprendre
00:52:29ce fameux mot
00:52:3115h28
00:52:32on parle dans une seconde
00:52:33de ces profs de Sciences Po Paris
00:52:35qui approuvent la mort de Quentin
00:52:36vous allez voir le sujet
00:52:36dans un instant
00:52:37mais réagissons quand même
00:52:39à l'actualité des dernières minutes
00:52:40puisque c'est Dépêche AFP
00:52:42qui sont tombés
00:52:43il y a un instant seulement
00:52:44et qui nous informent
00:52:45donc petite parenthèse
00:52:46dans nos débats
00:52:47qu'un homme armé
00:52:48s'est introduit illégalement
00:52:50dans l'enceinte
00:52:51de la résidence Mar-a-Lago
00:52:52de Donald Trump en Floride
00:52:53il a été abattu
00:52:54par les forces de l'ordre
00:52:55annonce les secrets de service
00:52:57en charge de la protection
00:52:58des hautes personnalités politiques
00:52:59un homme armé abattu
00:53:01après avoir pénétré illégalement
00:53:02dans le périmètre sécurisé
00:53:03de Mar-a-Lago
00:53:03tout ce matin
00:53:04déclare donc sur X
00:53:06la sécurité du président américain
00:53:09sachez que Donald Trump
00:53:10nous dit-on
00:53:11n'était pas présent sur place
00:53:13au moment des faits
00:53:14on a assez peu d'informations
00:53:16de commentaires à apporter
00:53:17mais ça dit encore
00:53:18de ce climat
00:53:19et cette violence politique
00:53:20à travers le monde occidental
00:53:21oui
00:53:22exactement
00:53:22c'est ce que je voulais dire
00:53:23ça permet de mettre
00:53:23un coup de projecteur
00:53:24sur la violence politique
00:53:26aux Etats-Unis
00:53:27c'est la violence
00:53:28dans la vie politique
00:53:29aux Etats-Unis
00:53:30qui participent
00:53:30de la vie politique
00:53:31depuis le début de son histoire
00:53:33on ne compte pas
00:53:33les assassinats politiques
00:53:344 présidents américains
00:53:35ont été assassinés
00:53:37sans parler des tentatives
00:53:38il y a les tentatives
00:53:39et puis vous avez les élus
00:53:40les députés
00:53:41etc
00:53:41vous en avez
00:53:42des assassinats politiques
00:53:44régulièrement
00:53:45aux Etats-Unis
00:53:46la France est
00:53:47est-ce que la violence politique
00:53:48va devenir la règle
00:53:49dans l'ensemble
00:53:49du monde occidental
00:53:50ça permet aussi de rappeler
00:53:52que la violence politique
00:53:53elle a toujours aussi existé
00:53:54en France
00:53:54d'une moindre façon
00:53:55mais il y a toujours eu
00:53:56il y avait des groupuscules
00:53:58sous le général de Gaulle
00:53:59qui défendait les valeurs
00:54:00de la France libre
00:54:02après-guerre
00:54:03vous avez toujours eu
00:54:04des groupes de gauche
00:54:05des groupes de droite
00:54:06qui se castagnaient
00:54:07ça c'est pas nouveau
00:54:08dans notre histoire
00:54:09il ne faut pas te dire
00:54:09il faut arrêter de dire
00:54:10que ça a été inventé
00:54:11la semaine dernière
00:54:12en revanche
00:54:13nous devrions nous prévaloir
00:54:15d'une évolution
00:54:17de la vie politique
00:54:19pour faire en sorte
00:54:19que ça ne se reproduise plus
00:54:20un mot là-dessus
00:54:21alors qu'on voit
00:54:23Maxime va me dire en régie
00:54:24si c'est des images en direct
00:54:26mais a priori
00:54:26c'est en direct
00:54:27et les autorités américaines
00:54:29qui donc
00:54:29il me semble
00:54:30sont en train de faire un point
00:54:31sur la situation
00:54:33les forces de l'ordre
00:54:33en l'occurrence
00:54:34justement
00:54:35sur cet affrontement final
00:54:36dans le monde occidental
00:54:37je pense qu'il ne faut pas
00:54:38sous-estimer
00:54:38d'ailleurs on a souvent fait
00:54:39le parallèle
00:54:39avec les années de plomb
00:54:40en Italie
00:54:41et justement en Italie
00:54:43les partis
00:54:44sociodomócrates
00:54:44ont fait cette scission
00:54:46d'avec les partis durs
00:54:47violents
00:54:47alors que là
00:54:48on a quand même
00:54:48aujourd'hui un cas d'école
00:54:50entre un parti
00:54:51qui a une stratégie électorale
00:54:52la France insoumise
00:54:53et qui a des liens
00:54:53qui sont plus qu'avérés
00:54:54sur lesquels
00:54:55on est revenu longuement
00:54:56avec
00:54:56on pourrait qualifier
00:54:57un parti
00:54:58ou en tout cas
00:54:58une milice quasiment
00:54:59qui promeut l'action violente
00:55:01donc je veux dire
00:55:02là historiquement
00:55:03on a quand même
00:55:04une convergence de faits
00:55:05qui nous
00:55:06laisse penser
00:55:07qu'on va peut-être
00:55:07aller vers une augmentation
00:55:08de cette violence
00:55:09notamment jusqu'en
00:55:102027
00:55:11Un commentaire
00:55:11on ne connait pas le profil
00:55:13de l'assaillant
00:55:14impossible de dire
00:55:15s'il y avait une
00:55:16revendication politique
00:55:17ou non
00:55:18mais de s'introduire
00:55:20comme ça
00:55:20dans la résidence
00:55:21d'un chef d'état
00:55:22armé
00:55:23forcément que ça a
00:55:24des conséquences
00:55:25le responsable du FBI
00:55:26un responsable du FBI
00:55:27qui fait un point
00:55:28et on en saura plus
00:55:29dans les minutes qui viennent
00:55:30un dernier commentaire
00:55:30Oui et on rappelle
00:55:31que pendant sa campagne
00:55:33Donald Trump
00:55:33avait été victime
00:55:35d'une tentative
00:55:36à quelques centimètres
00:55:36d'avoir pris une balle
00:55:37dans la tête
00:55:37et effectivement
00:55:38on avait vu ces images
00:55:40en direct
00:55:40et c'est vrai que
00:55:41quand on le voit
00:55:42on a l'impression
00:55:42que c'est un film
00:55:43tellement ça semble
00:55:44incroyable
00:55:45et le problème
00:55:45c'est que justement
00:55:46c'était presque
00:55:47tellement cinématographique
00:55:48quelque part
00:55:48qu'on a peut-être
00:55:49oublié à quel point
00:55:50on est passé
00:55:51pas loin de la mort
00:55:52d'un homme
00:55:52qui est en campagne
00:55:53on ne peut penser
00:55:54ce qu'on veut
00:55:54de Donald Trump
00:55:55qu'on soit pour ou contre
00:55:56personne ne doit
00:55:57ou ne peut soutenir
00:55:59la mort d'un homme
00:56:00qui défend ses idées
00:56:01et c'est vrai
00:56:01que cette violence
00:56:02on la voit beaucoup
00:56:03aux Etats-Unis
00:56:03il y a une culture
00:56:04de la violence politique
00:56:05aux Etats-Unis
00:56:05qui n'est pas forcément
00:56:06la même que la nôtre
00:56:06mais attention quand même
00:56:08quand on voit parfois
00:56:09des permanences parlementaires
00:56:10qui sont attaquées
00:56:10de manière très violente
00:56:12on n'en parle pas beaucoup
00:56:12mais les députés
00:56:13quand ils ne sont pas
00:56:13dans leur permanence
00:56:14tous les collaborateurs parlementaires
00:56:16qui ont déjà vu leur vie
00:56:17défiler devant eux
00:56:18cette violence-là
00:56:19elle existe aussi
00:56:20et il ne faut pas attendre
00:56:21des drames
00:56:21ou des moments de drame
00:56:22pour la dénoncer
00:56:23Voilà ce que l'on pouvait dire
00:56:24et bien sûr
00:56:26restez sur ces news
00:56:27dans nos prochaines éditions
00:56:28on pourra éventuellement
00:56:30en dire un mot
00:56:31et avec plus de précision
00:56:33surtout retour
00:56:34à ce climat phagocyté
00:56:36par l'extrême gauche
00:56:37notamment dans nos universités
00:56:39ça ne vous a pas échappé
00:56:40depuis en l'occurrence
00:56:42également le 7 octobre 2023
00:56:44il y a cette boucle informelle
00:56:46WhatsApp
00:56:46où plusieurs enseignants
00:56:48de Sciences Po Paris
00:56:48ont justifié
00:56:49le lynchage de Quentin Derand
00:56:51qu'ils trouvent mérité
00:56:52c'est en tout cas
00:56:53ce que révèlent
00:56:54ces échanges
00:56:55d'un groupe
00:56:56entre professeurs
00:56:57nommé Débat privé
00:56:58enseignant Sciences Po
00:56:59que nos confrères du Figaro
00:57:00ont pu consulter
00:57:01parmi les 250 membres
00:57:03de ce groupe
00:57:03deux d'entre eux
00:57:04minimisent la mort de Quentin
00:57:05et le qualifient même
00:57:06de néo-nazis
00:57:07Sarah Varni
00:57:09Pour certains enseignants
00:57:10de Sciences Po Paris
00:57:11le lynchage de Quentin
00:57:12serait justifié
00:57:14dans un groupe WhatsApp
00:57:15informel
00:57:15entre professeurs
00:57:16un enseignant vacataire
00:57:18de sport
00:57:18a notamment décrit
00:57:20la victime
00:57:20C'est un militant nationaliste
00:57:22qui était là
00:57:22pour protéger
00:57:23les racistes
00:57:24transphobes
00:57:24de Némésis
00:57:25Un professeur d'économie
00:57:27a ensuite remis en cause
00:57:28l'implication
00:57:29des assistants parlementaires
00:57:30du député
00:57:31La France Insoumise
00:57:32Raphaël Arnaud
00:57:33son collègue
00:57:34professeur de sport
00:57:35a encore une fois
00:57:36apporté son analyse
00:57:37C'est pourtant simple
00:57:39Raphaël Arnaud
00:57:40c'est un antifasciste
00:57:41et le mec mort
00:57:41c'est un néo-nazi
00:57:42Une analyse également
00:57:44faite par le professeur
00:57:45d'économie
00:57:46Ces nazillons
00:57:47ont récolté
00:57:48ce qu'ils cherchaient
00:57:48et ce à plus d'un titre
00:57:50Quentin a d'une certaine façon
00:57:51fort bien servi sa cause
00:57:53Plusieurs collègues
00:57:54se sont alors indignés
00:57:55et ont demandé à l'auteur
00:57:56de revenir sur ses propos
00:57:58Ce dernier s'est alors
00:57:59mûré dans le silence
00:58:00Dans ce groupe
00:58:01Il y a une impunité
00:58:02Vous n'écrivez pas
00:58:03quelque chose
00:58:04qui justifie
00:58:04la mort d'une personne
00:58:08avec un sentiment
00:58:09quand même
00:58:09de gravité
00:58:10de ce que vous écrivez
00:58:11Là on voit bien
00:58:12qu'ils pensent être
00:58:12entre eux
00:58:13Ils ne pensent pas
00:58:14une minute
00:58:15que ça pourra leur être reproché
00:58:16ou que ça pourra être considéré
00:58:17comme tombant
00:58:18sous le coup de la loi
00:58:19parce que là
00:58:20ils font une apologie
00:58:20de la violence
00:58:21La direction de Sciences Po
00:58:23a indiqué ne pas avoir eu connaissance
00:58:25jusqu'alors
00:58:25de ces messages envoyés
00:58:26et ajoute
00:58:27être en train
00:58:28de se renseigner
00:58:29sur le cadre légal
00:58:30des propos tenus
00:58:30Des enseignants de l'école
00:58:32des professeurs
00:58:33censés transmettre
00:58:34le savoir
00:58:35des valeurs fortes
00:58:36Dris Ghali
00:58:37qui se retrouve
00:58:37à légitimer
00:58:38la mort de Quentin
00:58:40Si je parle de naufrage
00:58:41de l'enseignement supérieur
00:58:43Naufrage de l'enseignement supérieur
00:58:44Naufrage d'une école d'élite
00:58:46Si on se pose
00:58:47Très beau projet français
00:58:48Évidemment
00:58:49Pays où la dictature
00:58:50des maths
00:58:51a fait beaucoup de mal
00:58:51après 1945
00:58:52Où si on se pose
00:58:53était encore
00:58:53on pouvait réussir
00:58:55en étant littéraire
00:58:56à accéder à l'ENA
00:58:57et autres
00:58:59Naufrage total
00:59:00Et vous avez aussi
00:59:01quelque chose
00:59:02qui fait écho
00:59:03à la mort de Quentin
00:59:04C'est-à-dire que
00:59:04ce n'est pas un fait isolé
00:59:06La gauche
00:59:07extrême gauche
00:59:08L'extrême gauche
00:59:08domine déjà
00:59:09la sphère
00:59:11intellectuelle
00:59:12L'établissement supérieur
00:59:13Et donc
00:59:14elle est tellement
00:59:14en hardie
00:59:15qu'elle se permet
00:59:16de tuer dans la
00:59:17Impunité
00:59:17Voilà
00:59:18Au fait
00:59:18ça descend comme ça
00:59:19Et moi je ne peux pas
00:59:20m'empêcher de faire
00:59:21encore un parallèle
00:59:22avec le monde musulman
00:59:24Les islamistes ont
00:59:26contrôlé
00:59:27nombre de mosquées
00:59:28nombre d'écoles
00:59:28religieuses
00:59:29de théologie
00:59:30et ils descendent
00:59:31dans la rue
00:59:32Au fait
00:59:34on ne peut pas
00:59:35condamner pénalement
00:59:36quelque chose
00:59:36qu'on accepte moralement
00:59:37et ces gens acceptent
00:59:38Je le répète
00:59:40Dans cette affaire Quentin
00:59:41c'est ça en fait
00:59:42c'est qu'il y a deux volets
00:59:42c'est qu'il y a
00:59:43les culpabilités
00:59:44et la réponse de la justice
00:59:46et il y a la responsabilité
00:59:48idéologique
00:59:49qui pourra passer
00:59:50par l'association
00:59:51de malfaiteurs peut-être
00:59:52mais qui n'entrera pas
00:59:54forcément d'ailleurs
00:59:54dans le cadre de la loi
00:59:55et dans le cadre
00:59:56de cette affaire
00:59:56mais qui crée un contexte
00:59:58et un terreau favorable
00:59:59En racontant n'importe quoi
01:00:00ces gens mettent la morale
01:00:01de leur côté
01:00:02c'est ce que je vous disais
01:00:02en début d'émission
01:00:03ils qualifient Quentin
01:00:04de nazi
01:00:04on ne peut que se féliciter
01:00:06de la mort d'un nazi
01:00:07dans l'absolu
01:00:07Donc dès lors que vous dites
01:00:08que c'est un nazi
01:00:09et qu'il est mort
01:00:10vous dites tant mieux
01:00:11ça fait un nazi en moins
01:00:12On a Emmanuel Macron
01:00:12ces deux trois derniers jours
01:00:14qui a fait cette déclaration
01:00:15depuis l'Inde
01:00:16où il avait dit
01:00:17le ménage doit être fait
01:00:18mais de tous les côtés
01:00:19que la direction de Sciences Po
01:00:21fasse le ménage
01:00:21peut-être aussi Quentin
01:00:23Pardon Rodolphe
01:00:24Pardonnez-moi
01:00:25Rodolphe
01:00:25Oui justement
01:00:26l'université
01:00:27l'école Sciences Po
01:00:28ça fait partie aussi
01:00:29de ces bastions
01:00:29de l'antifascisme institutionnel
01:00:31qui permettent aussi
01:00:32de créer un environnement
01:00:34positif
01:00:34en tout cas
01:00:35pour l'antifascisme
01:00:36on va dire de rue
01:00:38et là peut-être
01:00:38on essaie de
01:00:40de déceler les liens
01:00:42entre une partie de la gauche
01:00:43et une partie du centre
01:00:44là il y a peut-être
01:00:45une analyse sociologique
01:00:47à faire par exemple
01:00:48sur un cas comme Sciences Po
01:00:49parce qu'on sait souvent
01:00:50que l'électorat
01:00:51par exemple
01:00:51de la France Insoumise
01:00:52c'est un électorat
01:00:53plutôt diplômé
01:00:54d'étudiant
01:00:55d'une petite bourgeoisie
01:00:56d'ailleurs
01:00:57quand on a regardé
01:00:58les profils sociologiques
01:00:59des personnes mises en cause
01:01:00souvent ils sont plutôt
01:01:02de bonne famille
01:01:03en tout cas
01:01:03c'est classe moyenne supérieure
01:01:04etc
01:01:04et en fait peut-être
01:01:06que dans des bains
01:01:07comme ça idéologiques
01:01:08de Sciences Po
01:01:08on va retrouver
01:01:09les centristes
01:01:10qui deviennent un peu
01:01:11nos dirigeants
01:01:11mais aussi une partie
01:01:12de l'extrême gauche
01:01:13donc c'est peut-être
01:01:14un délire possible
01:01:14je ne dis pas
01:01:15que c'est un lien de causalité
01:01:16mais c'est peut-être
01:01:16un délire possible
01:01:17Et un dernier mot
01:01:18mais pourquoi
01:01:19autant d'étudiants
01:01:19se sentent autorisés
01:01:21à toutes sortes
01:01:22de dérives politiques
01:01:23parce que leurs profs
01:01:24sont pareils
01:01:25leurs profs sont des militants
01:01:26et que l'exemple
01:01:27vient d'en haut
01:01:27Oui et que le naufrage
01:01:28effectivement
01:01:29on le voit avec
01:01:30ces messages
01:01:31mais pas que
01:01:32on le voit avec
01:01:33les conférences
01:01:33qui se tiennent
01:01:34ou ne se tiennent plus
01:01:35à Sciences Po
01:01:36que ce soit à Paris
01:01:37ou dans les instituts
01:01:38partout en région
01:01:39on voit bien
01:01:40de quel côté
01:01:41de quel bord
01:01:42penchent ceux qui sont
01:01:42acceptés
01:01:43et de quel côté
01:01:44penchent ceux
01:01:44qu'ils ne sont pas
01:01:45et ce qui est malheureux
01:01:46c'est que cette idéologie
01:01:47effectivement
01:01:48elle se répand
01:01:49dans ces établissements
01:01:51et on rappelle
01:01:51qu'en théorie
01:01:52ceux qui sortent de Sciences Po
01:01:53sont souvent promis
01:01:54à des beaux postes
01:01:55parfois même
01:01:55à la classe dirigeante
01:01:56et on se dit
01:01:57qu'attention
01:01:57ceux qui entendent
01:01:58ces conférences
01:01:59ceux qui en sont
01:02:00en train de participer
01:02:01à ce genre de climat
01:02:02demain on les retrouvera
01:02:03sans doute
01:02:04à l'Assemblée Nationale
01:02:05à des postes
01:02:05de chefs d'entreprise
01:02:06et on n'a pas vraiment
01:02:07envie de voir
01:02:09Merci Elodie
01:02:09Il nous reste
01:02:104-5 minutes ensemble
01:02:11je voudrais qu'on évoque
01:02:12un dernier sujet
01:02:13qui n'est plus
01:02:15dans la thématique
01:02:16de ce lynchage
01:02:17de Quentin
01:02:18et de la marche
01:02:18avec laquelle on a assisté hier
01:02:19mais qui doit nous interpeller
01:02:21l'illustration
01:02:22de l'antrisme
01:02:23dans le pays
01:02:24avec deux associations
01:02:25dites humanitaires
01:02:27qui sont désormais
01:02:28dans le collimateur
01:02:28de la justice
01:02:29pour avoir envoyé
01:02:30des fonds
01:02:30aux terroristes palestiniens
01:02:32du Hamas
01:02:32c'est le résultat
01:02:33d'une enquête minutieuse
01:02:34entamée il y a deux ans
01:02:35plusieurs personnes
01:02:36ont été mises en examen
01:02:37regardez les détails
01:02:38avec Emma Loro
01:02:39et Julia Ferrant
01:02:41Des associations françaises
01:02:43soupçonnées
01:02:44de financement
01:02:45du Hamas
01:02:475 personnes
01:02:48en lien avec
01:02:48humanitaire
01:02:49et soutien humanitaire
01:02:50ont été mises en examen
01:02:52après des perquisitions
01:02:53menées lundi
01:02:54au domicile
01:02:55mais aussi
01:02:55dans les locaux
01:02:56des deux associations
01:02:57ces individus
01:02:59sont soupçonnés
01:03:00de faire parvenir
01:03:01des fonds
01:03:01sous couvert
01:03:02d'aide humanitaire
01:03:02au Hamas
01:03:03selon le parquet
01:03:04national antiterroriste
01:03:06une première série
01:03:07de perquisitions
01:03:08en janvier 2024
01:03:09avait permis
01:03:11la saisie
01:03:11de matériel informatique
01:03:12et de documents comptables
01:03:1435 millions d'euros
01:03:15ont été confisqués
01:03:16sur des comptes bancaires
01:03:17et 5 millions
01:03:18en espèces
01:03:19ont été saisis
01:03:19au siège social
01:03:20de l'association humanitaire
01:03:22après leur mise en cause
01:03:23les cinq individus
01:03:25ont été placés
01:03:25sous contrôle judiciaire
01:03:26ils sont poursuivis
01:03:28pour financement
01:03:29d'une entreprise terroriste
01:03:30abus de confiance
01:03:31en bande organisée
01:03:32et blanchiment
01:03:33d'abus de confiance
01:03:34en bande organisée
01:03:35en relation
01:03:36avec une entreprise terroriste
01:03:38Driss Ghali
01:03:39un commentaire
01:03:40les masques tombent
01:03:41pour ces associations
01:03:42dites humanitaires
01:03:44oui
01:03:44de toute façon
01:03:46c'est très difficile
01:03:47de contrôler
01:03:47les flux financiers
01:03:48il y a tellement
01:03:48de paradis financiers
01:03:49puis il y a tellement
01:03:49de liquidités
01:03:50qui circulent
01:03:51puis je voulais dire
01:03:53que ça ressemble
01:03:54aussi à ce qu'on voit
01:03:54sur le Hezbollah
01:03:55qui est très présent
01:03:56en Amérique latine
01:03:56avec des financements
01:03:57par des charités islamiques
01:03:58à Londres aussi
01:03:59il y a tout un business
01:04:00de la charité islamique
01:04:01on a vu que même
01:04:02l'ONU
01:04:02qui est audité
01:04:03de partout
01:04:04a été infiltré
01:04:05par le Hamas
01:04:06de l'éducation
01:04:07de la santé
01:04:10j'allais dire
01:04:11que ça fait partie
01:04:12du jeu
01:04:12mais la justice
01:04:13a fermé les yeux
01:04:14en tout cas ici en France
01:04:15a fermé les yeux
01:04:15pendant très longtemps
01:04:16sur ces questions
01:04:20je ne veux pas être
01:04:21vraiment à l'armi
01:04:22parce que je sais
01:04:23que c'est très difficile
01:04:24de contrôler
01:04:24les flux financiers
01:04:25il faut être très vigilant
01:04:26et savoir aussi
01:04:28qu'il ne faut pas
01:04:29qu'on tombe
01:04:29nous en tant que citoyens
01:04:30dans l'indignation facile
01:04:32parce que moi
01:04:33je reçois souvent
01:04:34sur les réseaux sociaux
01:04:35un petit enfant
01:04:36albanais abandonné
01:04:37et je vois toujours
01:04:38un imam albanais
01:04:39d'Angleterre
01:04:40qui me dit
01:04:40donne de l'argent
01:04:41à ce moment-là
01:04:42on peut
01:04:43selon chacun
01:04:44selon ses origines
01:04:45sa communauté
01:04:45etc
01:04:46cette insensibilité
01:04:46et souvent
01:04:47il faut faire attention
01:04:48il faut se retenir
01:04:49de donner de l'argent
01:04:50parce que souvent
01:04:51on tombe sur des façades
01:04:52et qui financent
01:04:53Al-Qaïda
01:04:54ou autre chose
01:04:55Jonathan
01:04:56il faudrait peut-être
01:04:57aussi se concentrer
01:04:57sur les liens
01:04:58entre certaines de ces associations
01:05:00et des mouvements politiques
01:05:01et là on revient
01:05:02à nos sujets
01:05:03de début d'émission
01:05:04c'est un peu
01:05:06le serpent
01:05:06glissement là
01:05:07que se tiennent
01:05:08Driss parlait de l'ONU
01:05:09mais on peut également
01:05:10parler de l'Union Européenne
01:05:11qui a de très nombreuses reprises
01:05:14durant de nombreuses années
01:05:15à financer
01:05:16directement ou indirectement
01:05:17les activités du Hamas
01:05:18et beaucoup de ces financements
01:05:21ont été mis à jour
01:05:21j'ai envie de vous dire
01:05:22pour eux Jonathan
01:05:23pour eux le Hamas
01:05:24est un mouvement de résistance
01:05:25donc c'est normal
01:05:26d'apporter de l'argent
01:05:28de financer
01:05:29une association de résistants
01:05:30les chiffres
01:05:31là pour le coup
01:05:32sur cette association
01:05:33que je pense
01:05:34que personne ne connaissait
01:05:35autour de cette table
01:05:36avant qu'on en parle aujourd'hui
01:05:37on parle de 40 millions d'euros
01:05:39c'est pas rien
01:05:39ce sont quand même
01:05:40des chiffres très importants
01:05:41ce qui peut laisser
01:05:42quand même entrevoir
01:05:42les proportions
01:05:44dès lors qu'on envisage
01:05:45de financer le Hamas
01:05:46de près ou de loin
01:05:47Elodie ou Adolphe
01:05:49un dernier mot
01:05:49oui on sait justement
01:05:50que ces logiques
01:05:51ces filières humanitaires
01:05:53mais aussi via les ONG
01:05:54sont très importants
01:05:55justement aussi
01:05:56pour avoir un financement
01:05:57comme l'a très bien dit
01:05:58Idriss
01:05:59par des voies dérivées
01:06:00par des voies indirectes
01:06:02toujours bien comprendre
01:06:03aussi qu'une Hydre
01:06:05en tout cas
01:06:05ou en tout cas
01:06:06que des personnes
01:06:06qui ont décrit
01:06:07des stratégies
01:06:08notamment chez les islamistes
01:06:10savent très bien
01:06:11qu'il ne faut pas
01:06:11n'avoir qu'une devanture
01:06:13un peu parfois
01:06:14violente ou provoquante
01:06:15il faut avoir ces réseaux
01:06:16joués sur les émotions
01:06:17la guerre de l'information
01:06:18et de l'émotion
01:06:19est très importante aussi
01:06:20Bon voilà ce que l'on pouvait dire
01:06:22Elodie un dernier moment
01:06:23vous avez la seconde
01:06:24Oui mais très rapidement
01:06:24il y a un très bon dossier
01:06:26qui avait été fait justement
01:06:26par nos confrères du journal
01:06:27du dimanche
01:06:28sur les ONG pro-palestiniennes
01:06:29qui étaient financées
01:06:30par l'Union Européenne
01:06:30et on voyait très bien
01:06:32les liens entre certaines ONG
01:06:34et des organisations
01:06:35telles que le Hamas
01:06:36et l'argent
01:06:37les millions
01:06:38que ça coûtait
01:06:39je crois qu'il est encore
01:06:39consultable en ligne
01:06:40mais c'était assez édifiant
01:06:41Vous le voyez en bas de l'écran
01:06:42l'heure à terre
01:06:43l'heure inter
01:06:44arrive dans un instant
01:06:45avec Olivier Descœurs en flec
01:06:47je vous remercie tous les quatre
01:06:48merci Elodie
01:06:48je vous laisse repartir
01:06:50écouter Stone et Chardenne
01:06:51pour le reste du week-end
01:06:53Chez la Hiringo
01:06:54ce que vous voulez
01:06:55en tout cas
01:06:55vous êtes une mélomane
01:06:56et je vous en félicite
01:06:57merci à Maxime Lavandier
01:06:58et Samuel Vasselin-Fitou
01:07:00qui ont préparé cette émission
01:07:01je vous souhaite
01:07:02une très bonne fin de week-end
01:07:03Olivier Descœurs en flec
01:07:04l'heure inter est à suivre
01:07:05à tout de suite
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