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  • il y a 5 minutes
Le directeur de la rédaction de l’Incorrect, Arthur de Watrigan, parle des récents événements qui ont suivi la mort du jeune Quentin : «J’ai été surpris par toute cette ignominie et cette obscénité abjecte d’une partie du personnel politique et de la presse».

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Transcription
00:00Vous savez, à force de lire et relire toutes les histoires politiques modernes,
00:03dont j'ai dans les archives, les dépêches, les vidéos Lina,
00:06je pensais que je ne serais plus surpris.
00:09Et je me suis trompé, parce que cette semaine, j'ai été plus que surpris,
00:13surpris par tant d'ignoménie, tant d'obscénité abjecte
00:17d'une partie du personnel politique et d'une partie de la presse.
00:20Vous avez donc un jeune type qui s'est fait chasser,
00:23qui s'est fait lyncher et qui s'est fait tuer
00:27avec un acharnement barbare et bestial.
00:30Et pourtant, les coupables directs et indirects, fanfaronnent encore,
00:37mentent avec un aplomb hallucinant et retournent l'accusation.
00:42Alors, il y a les coupables directs, c'est ceux qui ont tué.
00:44Et les coupables directs, c'est ceux qui ont permis à ce que Quentin de Ranck soit tué.
00:49Les coupables, on les connaît, les directs, ce sont les antifas de la jeune garde,
00:52qui, contrairement à la petite rhétorique qui se met en place depuis quelques jours,
00:55ne sont pas des fascistes. En lâchant et en tuant Quentin comme ils l'ont fait,
00:58ils ont été fidèles à leurs idéaux, à leurs objectifs, à leurs méthodes et à leur histoire.
01:04La méthode, on la connaît, c'est la lâcheté et le déshonneur.
01:07Ils attaquent masqués, par surprise, en surnombre,
01:11et ils filment leur sauvagerie comme les islamistes filment leur massacre.
01:15Mais une fois démasqués, ils appellent papa et maman à la rescousse,
01:19ils pleurnichent comme un enfant qui a sali sa couche,
01:21et ils se refilent la responsabilité comme un mystic gris.
01:25Leur cible, c'est les fascistes, les noisiles et l'extrême droite.
01:28C'est-à-dire tous ceux qui ne partagent pas leurs idées,
01:29ce qui fait quand même un sacré paquet de monde.
01:32Alors, il y a encore quelques décennies, ces idées étaient, à mon sens, dégueulasses,
01:37mais s'inscrivaient dans une continuité historique et politique.
01:39Aujourd'hui, c'est le raisonnement d'une huître avec des méthodes d'orange mécanique.
01:44Et ensuite, il y a tous les autres.
01:45La France insoumise, évidemment d'abord.
01:48Jean-Luc Mélenchon leur a offert à cette milice une légitimité morale et politique
01:53en les en entrant au Parlement.
01:55« J'en parle avec passion, car ce sont mes jeunes camarades,
01:57je leur donne raison », avait-il dit.
01:59Dès le lendemain de la mort de Quentin,
02:01dès le lendemain, ils s'étaient portés à leur secours,
02:04en falsifiant à un vieux stalinien l'histoire,
02:06en légitimant leur action, sauf le coup mortel.
02:09Par contre, les autres coups, oui,
02:10il aurait fini tétraplégique, ça n'aurait pas été un problème.
02:13Ensuite, il y a les magistrats qui ont permis l'impunité,
02:16en refilant, par exemple, une peine de travail d'intérêt général
02:19aux antifas qui ont tabassé Anne-Anne Mansoury
02:21quand elle était à l'Uni, avant qu'elle devienne députée.
02:24Et évidemment, il y a une bonne partie de la presse,
02:27de Libé, à France Info, en passant par Le Monde.
02:30Le canard enchaîné, je ne parle pas de l'humanité,
02:32parce que l'odeur du sang et des massacres,
02:33ça a toujours excité leurs journalistes.
02:35Alors, ces artificiers-là, ils ont passé leur temps,
02:37et ils continuent à allumer des contre-feux,
02:39avec comme seule ligne, salir la victime pour absolu les coupables.
02:43C'est-à-dire, aujourd'hui encore,
02:45ils tournoient comme des vautours au-dessus du cadavre
02:47pour essayer de récupérer quelque chose.
02:48Je ne sais pas si on se rend compte de l'abjection.
02:52C'est-à-dire, Quentin, il a une famille, il a des parents.
02:54Eux, ils tournent comme des vautours au-dessus.
02:56C'est à vomir.
02:58Et puis, il y a tout le personnel politique, évidemment.
03:01Pas tout, une grande partie du personnel politique,
03:04toute la gauche, et un peu plus.
03:06La Jeu de guerre n'était pas seulement liée
03:07avec la France Insoumise.
03:09Elle organisait, je rappelle, des stages et des formations d'autodéfense
03:12pour Europe Écologie Les Verts, pour la CGT.
03:15Elle menait des actions conjointes avec le maire de Lyon,
03:17qu'on a beaucoup entendu.
03:19Elle organisait des services d'ordre un peu partout.
03:21Et je rappelle que le candidat du Parti Socialiste en 2024
03:25s'est désisté pour Raphaël Arnaud,
03:27le créateur et le patron de la Jeune Garde,
03:29qu'il qualifiait de candidat de qualité
03:31et qu'il fallait combattre, je cite, l'extrême droite
03:33partout où elle se trouve,
03:34l'argument utilisé pour lyncher et tuer Quentin.
03:38Tous ces gens connaissent leurs actions,
03:40connaissent leurs méthodes,
03:41ils les ont acceptées,
03:42ils se sont alliés sans sourciller avec ces gens-là,
03:45prouvant, et ils vont le faire encore,
03:47prouvant que leur différence,
03:49c'est juste une différence de degré,
03:50ce n'est pas une différence de nature.
03:52Et enfin, il y a tous les autres,
03:53ceux qui entretiennent le climat de pseudo-menace fasciste.
03:57Je ne parle pas de Dominique de Villepin
03:59et de Ségolène Royal,
03:59parce que ça fait bien longtemps
04:00qu'ils se sont fait amputer de la honte,
04:02mais je parle des autres.
04:03Par exemple, quand un Édouard Philippe
04:05ou un Xavier Bertrand dit
04:06« je préfère voter communiste
04:07pour faire un front républicain,
04:08pour faire barrage à l'extrême droite »,
04:10communiste dont on a à la tête un type
04:12qui, il n'y a pas si longtemps,
04:14hésitait à classer Staline
04:16dans le rôle du détecteur,
04:17Xavier Bertrand ou Édouard Philippe
04:19décident de s'allier avec eux
04:20pour endiguer la menace fasciste.
04:23Ça s'appelle la nazification de l'adversaire,
04:25c'est celui qui pense différemment,
04:27ce n'est pas un adversaire,
04:28c'est un ennemi politique.
04:29On lui enlève la dignité.
04:30Le nazifié, c'est ça,
04:31c'est-à-dire qu'on le transforme
04:32en ennemi existentiel.
04:33L'ennemi existentiel,
04:34il faut l'abattre.
04:35Ça commence par un refus
04:37de serrer la main au Benjamin
04:38de l'Assemblée nationale
04:39parce qu'il a l'étiquette ARN,
04:41comme Madame Pagny-Runacher,
04:42et ça se finit en massacre
04:43sur le bitume.
04:44Mais il y a une continuité
04:45entre ces deux actes.
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