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  • il y a 9 heures
Moselle Info Week-End du samedi 21 février 2026

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00:01...
00:11Bienvenue, je suis ravie de vous retrouver pour votre édition Moselle Info Week-end.
00:15Cette semaine, l'actualité a été marquée par la mort d'un jeune militant d'extrême droite, Quentin Deranque.
00:22Les faits se sont déroulés à Lyon en marge de la venue de l'eurodéputé de la France insoumise Rima
00:26Hassan.
00:26Le militant aurait été jeté au sol et frappé par au moins six individus masqués et cagoulés.
00:32Une source proche de l'enquête a évoqué, je cite, des échauffourées et une rixe entre des militants d'extrême
00:38droite et d'extrême gauche.
00:39Un acte tragique avec des répercussions ici, à Metz, puisque le week-end dernier, des militants du groupuscule identitaire d
00:46'extrême droite Aurora Lorraine,
00:48association qui avait déjà ciblé le maire en place ou encore l'adjoint à la culture, ont déversé du faux
00:53sang sur le local de campagne de Charlotte Leduc.
00:56Alors candidate au municipal pour LFI. Plusieurs élus, dont Charlotte Leduc et le candidat du Rassemblement national, Étienne Enstat, ont
01:04réagi. On les écoute.
01:06J'ai été très choquée par la mort de ce jeune homme et on a condamné, enfin partout, tous les
01:14élus de la France insoumise ont absolument condamné ces violences.
01:17Il n'y a pas de place pour la violence dans le débat politique.
01:20Ce que je déplore, c'est le lien qui est fait entre la France insoumise et ce qui s'est
01:24passé à Lyon ce jeudi soir.
01:27Les liens sont faits dans beaucoup de médias de façon assez hasardeuse et qui mettent en danger toutes les militantes
01:35et tous les militants de la France insoumise qui partout sont en campagne en ce moment.
01:38Ça nous met en danger, ça crée une tension avec les groupuscules d'extrême droite qui sont notamment présents à
01:45Metz.
01:45Et je trouve ça particulièrement irresponsable d'alimenter cette relation qui est inexistante.
01:53Je suis extrêmement choqué de cet événement. La violence n'est jamais une solution politique, absolument jamais, de droite comme
02:01de gauche.
02:01C'est le témoin de la violence et de l'ensemble d'une partie de la classe politique qui est
02:05aujourd'hui l'extrême gauche,
02:06qui tient des discours extrêmement vindicatifs à l'égard de beaucoup de personnes à droite, à l'égard de beaucoup
02:14de mes militants.
02:14Et aujourd'hui, nous sommes menacés. Je suis contre toutes les formes de violence et je condamne également la vandalisation
02:19du local de LFI.
02:22Cependant, il y a une question d'ordre des choses. Il faut pleurer la mort de Quentin.
02:25Dans un second temps, on peut s'attacher et on peut parler des choses secondaires.
02:29Le maire de Metz préfère réagir sur des seaux d'eau jetée sur le local LFI dans un premier temps,
02:36plutôt que de condamner l'assassinat de Quentin.
02:39Est-ce que ces violences politiques de plus en plus présentes dans notre société vont impacter nos universités ?
02:45Reste-t-il de la place au débat contradictoire pour nos étudiants dans les amphithéâtres ?
02:50C'est la question que notre journaliste Florent Arnold a tenté de poser à la présidente de l'université de
02:55Lorraine, ainsi qu'à quelques étudiants.
02:57Regardez.
03:00Depuis un an, les violences politiques se sont intensifiées à l'université de Lorraine.
03:04A Nancy, un étudiant avait reçu trois jours d'ITT après avoir été agressé par un groupuscule d'extrême droite
03:10à la sortie d'un cours de sport.
03:12De l'autre côté, un étudiant syndicaliste de droite a reçu du gaz lacrymogène, probablement par un militant d'extrême
03:18gauche.
03:19Ce qui se passe dans la société autour de nous, on le retrouve à l'université.
03:23L'université qui a un lieu de débat, débat contradictoire, argumenté, qui est aussi un lieu d'expression.
03:29Pourtant, réaction à la mort d'un militant identitaire à Lyon, le gouvernement a transmis, mardi 17 février, une circulaire
03:36pour interdire les conférences politiques jugées à risque dans les établissements universitaires.
03:41Notre travail, c'est d'éveiller l'esprit critique.
03:44Partir du principe qu'on n'invitera plus jamais de personnalités du monde politique dans les universités me paraît être
03:51absurde.
03:51En revanche, apprécier au cas par cas les risques de troubles à l'ordre public associés à chaque événement, c
04:01'est notre travail.
04:01En cas d'avis défavorable de l'université de Lorraine, quant à la tenue d'une conférence, ce sera au
04:07juge administratif de trancher.
04:09Une garantie qui ne rassure pas l'UNEF, qui voit dans cette circulaire un outil de censure politique.
04:14Cette circulaire a ce but-là, de pouvoir annuler des événements politiques sans aucun motif autre que, éventuellement, ça pourrait
04:22mal se passer.
04:23Le gouvernement, les présidences d'universités se servent de cet événement-là pour renforcer l'aspect très sécuritaire sur les
04:34facs, l'aspect très répressif aussi.
04:35De l'autre côté du spectre, l'UNI se désole de l'impact que peut avoir ce climat délétère sur
04:41la vision qu'ont les étudiants de la politique.
04:43Ce n'est pas un bon message à envoyer aux étudiants en disant « voilà ce à quoi la politique
04:46amène ».
04:47C'est un événement où tout le monde doit avoir des leçons à en tirer.
04:49On a une responsabilité vis-à-vis des gens qui militent, on a une responsabilité vis-à-vis du public.
04:54On ne tolérerait pas que n'importe qui soit pris dans une rixe, que ce soit un militant, que ce
04:58soit un autre étudiant.
04:59C'est parfaitement intolérable. La violence, ça tue la politique.
05:02Alors qu'en pensent les étudiants ? Faut-il continuer de parler de politique sur les campus ?
05:07Il faut juste qu'on puisse s'exprimer chacun de notre côté, chacun pouvoir dire ce qu'on veut dire
05:11sans que ça mène à des énormes débats qui mèneront à la violence.
05:15Hélène Boulanger confie s'attendre à recevoir des demandes d'organisations de conférences politiques prochainement.
05:21Une façon, selon elle, de l'attester.
05:25Un autre fait grave, celui de l'incendie de Grand Montana, survenu, vous vous souvenez, en Suisse, dans la nuit
05:31du 31 décembre dernier.
05:33Les actes de solidarité continuent à s'organiser.
05:36C'est le cas de cinq salons de coiffure dans la commune de l'hôpital.
05:40Mathéo Philippe s'est rendu sur place.
05:43Et si vos cheveux avaient une seconde vie ?
05:46Dans la commune de l'hôpital, les cinq salons de coiffure se sont unis pour leur offrir une nouvelle utilité.
05:54Et c'était l'occasion de les laisser pousser.
05:56Je les aurais gardés pour le don.
05:58Un don destiné à la fabrication de perruques pour les victimes de l'incendie de Grand Montana, en Suisse.
06:05Moi, je suis maman d'adolescent qui avait le même âge que ses enfants.
06:08Donc du coup, ça m'a déjà beaucoup touchée et ça me fait plaisir.
06:13Tout ce que je peux faire, je ferai avec plaisir.
06:16Pour tout don de cheveux en faveur des grands brûlés de Grand Montana,
06:20la mairie de l'hôpital offre aux clients une remise pouvant aller jusqu'à 50 euros sur présentation de la
06:27facture.
06:28Une compensation bienvenue, mais qui n'est pas la motivation première.
06:32C'était choquant puisque c'est des personnes de mon âge, principalement aussi.
06:37Donc il vaut mieux que les cheveux coupés soient utilisés pour une bonne cause, qu'ils se retrouvent par terre.
06:46Ne plus les balayer, mais les récupérer.
06:48Mais attention, des critères bien précis doivent être respectés.
06:53Je vais vous montrer à quoi ça ressemble, nos échantillons.
06:55Il faut récupérer minimum 20 cm les cheveux de préférence naturel, sains,
07:01parce qu'ils vont être traités encore après pour refaire des perruques.
07:04Les cheveux sont ensuite collectés par la mairie, qui les enverra à deux associations.
07:10Une opération disponible au moins jusqu'au 30 avril.
07:14Nous avons donc contacté des associations qui s'occupent de la logistique et la récupération des dons de cheveux,
07:20pour ensuite faire de la fabrication de perruques en cheveux naturels à destination des victimes.
07:26De son côté, Tiffany s'inscrit aussi dans cette démarche.
07:30Mais depuis quelques temps déjà, elle proposait à ses clients de se tourner vers des associations,
07:35notamment pour les personnes atteintes d'un cancer.
07:38J'ai eu de nombreuses personnes qui ont coupé énormément de centimètres et je trouve ça dommage de les jeter.
07:44Donc c'est les personnes qui ont besoin de perruques.
07:47Parce que voilà, moi j'ai connu beaucoup de personnes qui ont eu malheureusement des cancers.
07:53Et puis en fait, ils ont retrouvé leur sourire dès qu'ils ont de nouveau eu des cheveux.
07:576 à 10 donneurs sont nécessaires pour réaliser une perruque aux cheveux naturels,
08:02qui coûtera au minimum 1000 euros.
08:06Ce mardi, la gendarmerie célébrait ses héros, morts et vivants.
08:11Une centaine de gendarmes de Moselle s'étaient réunis pour une commémoration à la caserne Radé de Metz.
08:17Des brigadiers ont été médaillés pour leurs actes de bravoure en intervention.
08:21Un moment fort en émotion que Florent Arnold nous raconte tout de suite.
08:26Mon camarade est à nous refaits de ce que vous êtes et de ce que vous faites chaque année.
08:34Gendarme est un métier à haut risque.
08:36Une intervention a priori anodine peut rapidement dégénérer.
08:40Fin novembre 2025, des accidents de la circulation en série sont provoqués à Audin-le-Tiche.
08:45Des brigadiers se présentent au domicile du chauffard,
08:48mais se retrouvent face à un individu armé et dangereux qui ouvre le feu.
08:52Le commandant de compagnie décide de rentrer dans l'appartement.
08:56Mes camarades et moi, on en quille derrière.
08:58Et on intervient sur cet individu qui était armé, qui a tiré à plusieurs reprises sur son voisin.
09:03Un acte de bravoure qui a été récompensé lundi 16 février à la caserne Radé de Metz.
09:08Les brigadiers présents lors de cette intervention ont su faire preuve de sang-froid.
09:12J'ai eu peur, mais après je me suis mise dans une bulle.
09:18Je reste concentrée sur mes collègues, ce qu'ils sont en train de faire, comment il faut agir.
09:25En octobre 2024, la Martinique manifeste contre la Vichère.
09:29Après avoir détruit des barricades, l'adjudant-chef Gérald est pris dans une embuscade.
09:33Il riposte au tir et évacue ses coéquipiers blessés.
09:36Après une opération dans un contexte insurrectionnel, le retour sur le terrain n'est pas simple.
09:41On peut se poser des questions, notre utilité sur le terrain,
09:44qu'est-ce qu'on aurait pu faire de mieux pour éviter tout ça.
09:48Ça fait toujours réfléchir qu'on ait 20 ans ou 40 ans.
09:51Des violences à l'encontre des gendarmes déplorées par l'état-major.
09:54Il y a plusieurs choses qui jouent, notamment la question de la violence
09:59ou du rapport un peu décomplexé à la violence, mais c'est presque sociétal tout ça.
10:03L'objectif est désormais de restaurer le lien de confiance entre les brigadiers et les Français.
10:10Du nouveau du côté des mobilités à Metz, dans un rapport de plus de 700 pages,
10:15on peut lire que l'euro-métropole charge le prestataire Keolis
10:18d'articuler un réseau autour de 5 lignes métisses dès 2027.
10:23On y découvre donc que le service de transport comprendra à terme une ligne C,
10:28déjà bien connue, mais également la ligne D, du même itinéraire que la ligne A historique,
10:33intégrant en plus la nouvelle branche vers l'hôpital Schumann.
10:36Devrait s'ajouter également un bus de nuit nommé ligne N.
10:40Suivra aussi un métisse E en fin de semaine de septembre à juillet,
10:45en parallèle des flexos.
10:46Un dossier donc que nous ne manquerons pas de suivre.
10:52Parlons sport à présent.
10:53L'annonce d'un tournoi ATP 125 à Metz ne laisse pas le président de Metz en balle indifférent.
10:59Thierry Wiesmann pointe un risque de conflit avec la Ligue des champions.
11:03Compétition qui impose des exigences strictes en matière de salles.
11:08Une situation qu'il souhaite clarifier rapidement.
11:11On l'écoute.
11:13J'ai appris encore une fois par la presse que la Fédération française de tennis venait organiser un tournoi à
11:19Metz.
11:20Je suis très surpris.
11:23On est le club résident.
11:25On n'a pas été prévenus.
11:26On doit avoir une salle pour s'engager en Champions League.
11:29Une salle qui est reconnue, labellisée, etc.
11:32Ce qui n'est pas le cas par exemple du Palais des Sports à Saint-Faurien.
11:34Chaque année, je suis obligé d'aller supplier en disant que c'est la dernière fois.
11:38Malheureusement, notre salle est prise par autre chose.
11:41Une fois, deux fois, c'est passé.
11:43Je ne suis pas du tout sûr que la troisième passe.
11:46Et quand bien même ça passerait, il faudrait encore que Nancy soit libre.
11:52Si par malheur, ça tombait en même temps qu'une rencontre de Champions League, on serait forfait.
11:56Et un forfait en Champions League, c'est l'éjection de la Champions League et c'est terminé.
12:00Moi, je n'en veux pas du tout à la ville.
12:02Je veux dire, François Groudidier et la mairie sont des partenaires avec le conseil départemental, Patrick Vaiten et Région Grand
12:09Est.
12:09Tout le monde nous soutient.
12:10Mais je suis très surpris que des Parisiens viennent faire un tournoi comme ça sans s'intéresser au calendrier de
12:19Messe-en-Balle.
12:20Je trouve que c'est un manque de respect incroyable.
12:21On est le club résident.
12:22Mais j'ai confiance, la ville, le département, tous ces gens-là sont derrière nous.
12:27Et j'espère que les choses vont s'arranger.
12:30Une bonne nouvelle pour les gourmands.
12:32L'auberge de la Fistercwell reprend vie près de Bérenne-les-Fortbac.
12:36Fermé depuis 2022, le restaurant se transforme grâce à Marion et Roland Aubry qui ont décidé d'en faire le
12:42restaurant deux assiettes.
12:43Rencontre avec un couple de passionnés, Marie Chapaz était à la réalisation.
12:50Outil en main, Marion et Roland Aubry se sont lancés un défi fou, rouvrir l'auberge de la Fistercwell, fermée
12:59depuis 2022.
13:00Un lieu chargé d'histoire, niché au cœur de la forêt, que beaucoup pensaient condamner.
13:06Nous, on trouve que c'est dommage qu'il y ait des petites adresses comme ça qui finissent par mourir.
13:13Parce que justement, il y a de moins en moins de restaurateurs en tout cas qui ont envie de relever
13:18ces challenges-là.
13:19Et le lieu, la Fistercwell, a vraiment une histoire.
13:22Une histoire qui date de 1600, je crois.
13:25Oui, 1500, oui.
13:251500, il y a déjà des histoires où on parle du lieu de la Fistercwell.
13:39Et le défi est de taille, le couple a choisi de faire tous les travaux, tout seul.
13:45De restaurateur à ouvrier, le grand écart est fait et rien n'est laissé au hasard.
13:51Après de longs mois de labeur, une cuisine entièrement repensée, des remises aux normes et l'électricité refaite, le chantier
14:00touche à sa fin.
14:01On a un peu l'impression d'avoir fait encore un enfant.
14:05C'est un peu ça.
14:07On l'a créé tous les deux, on a décidé ensemble comment on allait faire, où on allait mettre les
14:13choses.
14:13On pensait aussi beaucoup aux attentes de nos clients.
14:16Et j'ai un peu l'impression qu'on a réfléchi à eux presque plus qu'à nous.
14:23De leur premier restaurant au cœur de la zone industrielle de Fort-Bac, au sous-bois paisible de la forêt,
14:29le décor du couple a radicalement changé.
14:32Un choix mûrement réfléchi.
14:34Les passionnés voulaient offrir à leurs clients une véritable parenthèse,
14:39loin du bruit et de l'agitation, dans un cadre propice à la détente.
14:44Les bois, la forêt, la nature, tout simplement.
14:48Le côté un peu ermite, moi je trouve ça génial.
14:55C'est un havre de paix et qui plus est, c'est un endroit où les gens, surtout sur la
15:00terrasse,
15:01les gens pourront se retrouver et être au calme toute la journée.
15:04Marion et Roland n'attendent plus qu'une chose, retrouver leur clientèle.
15:09Et cela ne devrait pas tarder. Si tout se passe bien, le restaurant Deux Assiettes devrait faire son premier service
15:15début mars.
15:18Intéressons-nous dorénavant à nos amis les bêtes.
15:21Parfois, les chiens de compagnie sont choyés, chouchoutés et même adulés.
15:25Mais parfois, ce n'est pas tout à fait le cas.
15:27Alors, des bénévoles comme ceux de la Fondation Brigitte Bardot passent à l'action.
15:31Florent Arnold a suivi deux de leurs interventions.
15:34Oui, bonjour madame, la Fondation Bardot.
15:37Encore !
15:38Oui, nous sommes là avec les gendarmes. Vous pouvez descendre ?
15:41Lorsque Bernadette Rorer se déplace en intervention, le ton se veut ferme et intimidant.
15:47Alertée par des témoins sur des situations de maltraitance,
15:50elle enfile sa casquette d'enquêtrice de la Fondation Brigitte Bardot
15:53pour convaincre les propriétaires d'améliorer les conditions de vie de leurs animaux.
15:57Nous avons reçu plusieurs signalements concernant cette affaire, un chien de chasse.
16:06Donc, comme vous pouvez le voir, la niche n'est pas conforme à la réglementation.
16:12Logiquement, une niche doit faire 5 mètres carrés.
16:15Je ne pense pas qu'il va apprécier parce qu'il est chasseur.
16:18Dans sa tête, un chien de chasse est fait pour vivre dehors.
16:21Il va alors falloir être diplomate pour le convaincre et d'améliorer la niche.
16:25Mais c'est la mère du propriétaire qui ouvre.
16:27Le maître n'est pas là et le chien non plus.
16:29Il a reconnu que mercredi, il était à la maison.
16:32Il avait de la visite et le chien était sous la pluie.
16:34Donc, c'est grave.
16:35Il a dit ça.
16:35Il a fait mieux qu'une maman qui peut inculquer un message de bienveillance.
16:40Je ne rive pas, je ne rive pas.
16:42Il faut que tu vives, quoi.
16:43Le message semble être passé.
16:45Les bénévoles continueront à suivre ce dossier de près
16:48et la Fondation déposera plainte pour mauvais traitement.
16:51À quelques kilomètres, la prochaine mission de l'enquêtrice Rorer
16:54concerne une chienne de 10 ans constamment atteinte.
16:57Et nous allons voir avec les propriétaires
17:01pourquoi cette chienne vit dans ces conditions-là.
17:07Je filme l'environnement.
17:11Cette fois, la porte reste close,
17:13mais pas de quoi faire désespérer l'enquêtrice.
17:15On arrive toujours à trouver une solution.
17:19Finalement, c'est par un habile jeu de contact que la propriétaire de l'animal sera jointe.
17:23Cette dernière réside au Portugal et rejette la faute sur son mari, le détenteur du chien.
17:28Mais à l'heure actuelle, il n'a pas de c***** exprès.
17:30Il ne rentre pas parce qu'il a peur.
17:32Tous deux sont responsables aux yeux de la loi.
17:34En fin de compte, c'est le fils du couple qui promettra de reprendre les choses en main.
17:38Je vais faire en mieux pour arranger la situation,
17:41pour qu'elle ait plus de l'espace au niveau du jardin,
17:44donc qu'elles sont à liberté.
17:45On s'est donné rendez-vous dans 15 jours.
17:47On va voir si effectivement la louloute, elle peut être en liberté.
17:51Les animaux maltraités gagneront peut-être en confort de vie
17:54suite aux remontrances de l'enquêtrice.
17:56Un labeur quasi quotidien pour l'ancienne directrice de maison de retraite.
18:00Après avoir donné une grande partie de sa vie à l'humain,
18:03elle consacre désormais tout son temps libre à la cause animale.
18:09Ce sont des milliers de clichés, des générations de passionnés
18:13et une histoire qui dure depuis 80 ans.
18:16A Ayange, le GAF, le club de photographie locale,
18:19célèbre cet anniversaire symbolique avec Malice,
18:22portrait signé Marie Chapaz.
18:27Doyen du GAF, Jean-Marc Romère pousse la porte du club en 77
18:31avec son appareil sous le bras et l'envie d'apprendre.
18:35C'est ici à Ayange qu'il réalise ses premiers clichés.
18:39Les rues du centre-ville, les façades ouvrières,
18:43les paysages marqués par l'histoire industrielle.
18:46Son regard grandit en même temps que la ville change.
18:50C'est le premier.
18:51C'est là que je suis venu il y a pratiquement 50 ans
18:54m'inscrire au photoclub d'Ayange.
18:56Et c'est là que je suis resté.
18:58Et c'est pour ça que c'est une ville qui me plaît.
19:02Je me sens bien.
19:06Il photographie les mutations, les visages, les événements locaux,
19:10devenant au fil des décennies un témoin discret de l'évolution du territoire.
19:15Au lieu de dire voilà, je dis j'ai, j'ai.
19:18Je fais la photo et je fais j'ai.
19:22Près d'un demi-siècle plus tard,
19:25Jean-Marc incarne la mémoire vivante du club et de la commune.
19:29Tous ces gens-là ont créé la vie de la vallée de la Fèche.
19:43A son arrivée, la photo se développe encore en chambre noire
19:47dans l'odeur du révélateur.
19:49Jean-Marc expérimente déjà sur l'agrandisseur,
19:52joue avec les contrastes et les superpositions.
19:55L'arrivée du numérique et du logiciel Photoshop
19:58lui offre de nouvelles possibilités.
20:01Aujourd'hui, il se définit comme un photographiste.
20:05entre précision technique et création.
20:07Je suis comme le peintre devant sa toile,
20:11sauf que la toile, c'est l'écran de l'ordinateur,
20:14le pinceau, c'est la souris,
20:16et les couleurs, etc., c'est le logiciel Photoshop.
20:19Mais de toute façon, que l'on soit peintre
20:21ou que l'on soit photographe, il faut avoir les idées.
20:26Tout ça, je l'ai bien entendu dans la tête.
20:28Il faut être créatif, il faut être créatif.
20:31Depuis 80 ans maintenant,
20:32le GAF groupement des amateurs photographes
20:35de Hayange et Environ existe à travers la passion de l'image.
20:40Que ce soit en termes de moyens, d'adhérents ou encore de locaux,
20:45ce club qui est né dans les cafés a su s'adapter,
20:48se diversifier et évoluer avec son temps.
20:51Globalement, les GAF sont des gens attachants.
20:53Et surtout, ce qui nous caractérise, c'est une volonté d'excellence,
20:57mais je dis toujours, ça ne peut fonctionner que si on est associé à de la bienveillance.
21:02C'est-à-dire qu'une critique positive,
21:04envie d'aider les gens, envie de partager.
21:06Et tous ces éléments positifs font que le groupe
21:09performe globalement très bien,
21:10que ce soit dans les concours, nos expositions sont quand même assez réputées.
21:13Des concours régionaux aux concours nationaux,
21:17de la photo au diaporama et de la passion à la maîtrise,
21:21le GAF a encore de belles années devant lui
21:24et de nombreux clichés à réaliser.
21:29Et pour terminer cette édition,
21:31continuons le voyage, voyageons dans le monde parallèle,
21:34inspiré de la pop culture, de l'artiste messin Iapluca.
21:38Oubliez vos vieux canevas poussiéreux et désuets,
21:40place à des œuvres originales et dans l'air du temps.
21:43Alicia Iblot a été à sa rencontre.
21:49Donc celui-là, c'est le tout premier.
21:51C'est vrai que j'ai commencé avec ce canevas.
21:54J'ai rajouté des spécis Invaders parce que c'était des personnages cultes.
21:59Donc je vous les proposais d'abord pour faire un petit peu sourire.
22:03Et puis quand j'ai vu l'intérêt que le public avait pour les canevas
22:07et leur détournement, j'ai continué à en faire.
22:11Pour aujourd'hui, compter une cinquantaine de toiles à son actif.
22:14A l'origine, de simples canevas tombés en désuétude,
22:18échinés pour leur encadrement,
22:20jusqu'à ce qu'Iapluca lisent finalement entre leurs fibres de nouvelles histoires.
22:24Quand j'ai commencé à incruster des choses actuelles sur des vieux canevas,
22:29ça a suscité un petit peu l'intérêt.
22:32Les gens s'arrêtaient pour voir comment je fais.
22:35Ils sont amusés parce que je fais souvent des décalages entre le thème de départ du canevas
22:41et puis j'incruste Dracula ou le Mopecho.
22:47Graphiquement, je trouve que ça mélange le rétro et les couleurs actuelles.
22:52Donc ça matche bien, je trouve.
22:55Il ne manque plus de Peter Pan.
22:57C'est-à-dire que la plupart des personnages sont placés.
22:59Et donc je pense pouvoir lui mettre cette position-là.
23:03Donc on va essayer de l'incruster à cet endroit-là.
23:09Je suis un enfant de la télé.
23:11C'est à partir du moment où j'ai eu la télé dans le salon,
23:14elle ne s'est jamais arrêtée.
23:15Moi, je suis très consommateur.
23:17De quoi nourrir son imagination ?
23:19Pour chaque nouveau canevas, les idées les plus folles fusent.
23:29C'est ainsi que la mythique liseuse de Fragonard se retrouve propulsée au Central Perk
23:33quand elle ne prend pas les traits des Barbapapa.
23:36Autant de personnages cultes issus de la pop culture
23:39qui prennent désormais vie non pas à coups d'aiguilles, mais de feutres.
23:43Quand c'est des grandes surfaces, je prends de la peinture classique.
23:48Et pour un peu plus de précision et rentrer dans la fibre,
23:51j'utilise les Posca.
23:53Parfois, il faut quatre couches parce que la laine possède des pigments
23:58et donc ça remonte.
24:00Et donc parfois, pour avoir un vrai blanc, il faut trois couches
24:03avant que le blanc ne puisse rester.
24:05Chaque partie, soit je l'éclaire, soit je la fais s'oublier.
24:09C'est de la toile en fait.
24:10C'est de la toile un peu grossière, mais c'est de la toile.
24:13Donc en imaginant que chaque petit point, c'est un pixel.
24:18Autant dire que le travail est minutieux.
24:20Là, j'ai carrément supprimé les croix espagnoles qu'il y avait dessus.
24:25Donc avant même de pouvoir faire mon thème, il faut que j'arrange le canevas.
24:30Des fois, il est vieux.
24:31Des fois, il n'est pas trop.
24:32Les couleurs sont un peu anciennes.
24:35Donc la lumière, faire disparaître certaines choses, faire réapparaître d'autres choses.
24:42On peut tout faire dessus à partir du moment où on passe un petit peu de temps.
24:46Moi, je sais que quand je peins sur tel ou tel thème, je suis dans le thème.
24:51C'est assez agréable parce que je me mets ma parenthèse et tout ce qui se passe autour n'est
24:58plus important.
24:59C'est l'avantage de pouvoir créer, c'est de pouvoir un peu aussi se réfugier dans des cabanes, dans
25:06les arbres.
25:08Pour volontairement échapper à la réalité, un prolongement de l'enfance sur toile, en somme,
25:13qui surprend et enchante les contemplateurs qui peuvent passer commande
25:16pour faire de leurs reliques les nouvelles stars de leur salon, de Goldorak au Simpsons,
25:21en passant par Alice au Pays des Merveilles ou Albator.
25:24Vous serez en bonne compagnie et cela même de nuit.
25:33Eh bien, un reportage qui donne le sourire.
25:35En tout cas, il n'y a plus qu'à vous souhaiter un bon week-end, une belle semaine.
25:38Moi, je vous donne rendez-vous le week-end prochain.
25:40D'ici là, prenez soin de vous.
25:41Sous-titrage Société Radio-Canada
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