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  • il y a 6 mois
Moselle Info, le journal du lundi 09 février 2026 - partie 1

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00:00Je suis très heureuse de vous retrouver sur Moselle TV dans les titres de ce Moselle Info du lundi 9 février.
00:18Les prix baissés dans les rayons légumes ne plaisent pas à tout le monde.
00:22Malgré une belle récolte côté poireaux, endives ou encore choux, les maraîchers ont plus de coûts de production que de rémunération.
00:29On vous explique pourquoi dans cette édition.
00:32Il aura fallu trois ans d'attente avant que le Premier ministre annonce qu'il y aura bien une feuille de route pour l'énergie renouvelable.
00:38Jusqu'en 2035, un ouf de soulagement pour les acteurs sur le terrain en France comme en Moselle où les projets solaires, éoliens et géothermiques sont nombreux.
00:46On fera le point avec l'association Lorraine Énergie Renouvelable, entité au chevet des collectivités, avec notre invité Maxime Petitcola chargé de mission.
00:54A Creutzwald, ils ont lu du mieux qu'ils pouvaient.
00:58Ce samedi, les petits champions de la lecture étaient de retour pour le premier tour de la finale départementale.
01:03Un concours national qui permet de redonner le goût des livres aux 8-11 ans, vous verrez.
01:09Et puis à l'anneau, le meeting Metz Moselle-Atlée-Lors s'est tenu ce dimanche.
01:13Vous l'avez vu certainement sur Moselle TV, un événement de haut vol depuis 18 ans maintenant qui repose sur l'engagement de bénévoles.
01:20Et oui, direction les coulisses dans un instant.
01:24J'espère que vous avez profité de votre week-end doux et plutôt ensoleillé car mardi signe le retour des pluies en Moselle.
01:31Surtout en matinée, le temps devrait s'améliorer peu à peu avec des températures entre 1 et 11 degrés.
01:36Et on démarre avec ce drame à Budin.
01:43Une femme de 53 ans a été morte tellement poignardée jeudi 5 février en soirée, alertée par des voisins.
01:49Les secours se sont rendus rapidement sur place dans ce quartier que vous voyez à l'image.
01:53Mais n'ont pas pu sauver la victime qui semblait avoir reçu plusieurs coups de couteau.
01:57Le principal suspect serait son fils de 25 ans sans aucun antécédent judiciaire.
02:01Placé d'abord en garde à vue, il a ensuite été conduit dans un hôpital spécialisé en raison de son état psychiatrique.
02:06L'enquête est en cours.
02:09La municipalité a mis en place une cellule d'écoute pour favoriser les prises en charge vers la cellule d'urgence médico-psychologique.
02:15Une permanence est également réalisée avec le centre Pierre-Jeanet de Metz pour assurer un accompagnement.
02:22On continue avec notre invité.
02:25Cela fait 3 ans maintenant que les spécialistes industriels tirent la couverture vers eux à chaque négociation.
02:31Si bien que l'annonce d'un programme tourné vers l'avenir des énergies renouvelables n'est arrivé que ce samedi 7 février.
02:38Un discours qui se veut rassurant pour les acteurs de l'énergie en France.
02:43Des acteurs qui craignaient un coup d'arrêt autour des projets solaires et éoliens entre autres.
02:47Maxime Petitcola, bienvenue.
02:48Bonjour, merci pour l'invitation.
02:50Merci d'être avec nous aujourd'hui avec Lorraine Énergie Renouvelable.
02:54Quel regard portez-vous sur cette future feuille de route ?
02:57L'annonce de la publication de la PPE 3, c'est un vrai soulagement pour toute la filière des ENR.
03:05Comme vous le disiez, ça fait plus de deux ans et demi qu'on l'attend.
03:08Et donc cette publication, ça va vraiment nous apporter un cadre opérationnel, que ce soit pour le développement des ENR.
03:15Ça va vraiment clarifier la feuille de route sur ce sujet qui est vraiment très important, qui est un sujet d'enjeu pour la France.
03:24Et surtout, ça répond à une inquiétude qu'on avait au niveau de la filière, notamment des questions de moratoire.
03:33Aujourd'hui, on n'a plus de questions de moratoire avec cette PPE 3.
03:36Le Premier ministre nous l'a annoncé.
03:39Il ne devrait pas y avoir de moratoire sur l'éolien et le photovoltaïque.
03:43Donc ça, c'est vraiment un soulagement, que ce soit pour les porteurs de projets, pour les collectivités, mais aussi pour tous les acteurs de la filière.
03:50Donc le programme doit encore être clarifié. On parle de 10 ans, d'un horizon de 10 ans.
03:56Et quel impact pourrait avoir ce nouveau programme en Moselle ?
03:58Ça a un coût d'accélérateur, ces nouveaux financements ?
04:01Alors l'impact que ça pourrait avoir, c'est déjà avoir une orientation claire sur les types de projets qu'on va pouvoir développer.
04:07Donc ça va vraiment rentrer dans le détail sur, par exemple, le photovoltaïque, quel est le type de foncier qu'on va utiliser.
04:16Donc plus, par exemple, des friches, plus des terrains pollués ou plutôt avec des techniques, des technologies nouvelles comme l'agrivoltaïsme.
04:26Donc c'est vraiment la PPE qui va...
04:27Et sur l'eau également, il y a certaines villes qui le font.
04:29Également, sur l'eau, oui. La vallée de la Moselle est vraiment concernée par le PV flottant, même si c'est encore innovant aujourd'hui et qu'on n'a pas vraiment de projets qui sont en exploitation.
04:37Mais du coup, ça va vraiment clarifier quelles technologies, quels types, par exemple, de panneaux solaires on va installer.
04:46C'est aussi rassurant pour des gros projets.
04:48On pense forcément, quand on parle de panneaux photovoltaïques, à la Gigafactory ou le Zolis à Ambar, qui est en cours vraiment, pour le coup, déjà bien avancé.
04:575 000 emplois créés à la clé, ce n'est pas rien.
04:59Ça aurait été dommage de tout jeter.
05:00Effectivement.
05:01La filière des ENR, ça représente quand même, à l'échelle nationale, 160 000 emplois.
05:07Donc, installer un moratoire sur les ENR, ça aurait été vraiment une catastrophe pour tous ces emplois.
05:15Et aussi pour le savoir-faire, parce que les ENR, c'est quand même une ingénierie assez poussée.
05:21Ça fait appel à de nombreux développeurs, mais aussi à des bureaux d'études, à une activité économique, à beaucoup de travail de TP.
05:29Des emplois plutôt indirects, on va dire, sur ces projets-là.
05:33On observe parfois des réticences autour de ces projets, malgré l'intérêt de l'énergie renouvelable aujourd'hui, et surtout sa place en Moselle.
05:42Avec Lorraine Énergie Renouvelable, vous essayez d'améliorer le dialogue, justement, autour de ces projets ?
05:46Exactement. Donc, que ce soit par ma mission, les générateurs, ou le réseau Géclair, qui sont deux missions portées par Lorraine Énergie Renouvelable et qui sont, du coup, financées par l'ADEME.
05:57On a vraiment cette vocation qui est de créer de la concertation, créer du dialogue autour de ces projets.
06:03L'objectif, c'est vraiment d'apporter un peu de la sensibilisation et de l'information, mais pas que.
06:10Vraiment, c'est faire ce lien entre des projets portés par des opérateurs privés et les collectivités.
06:17Donc, cette concertation, elle est vraiment indispensable, vraiment, pour que les citoyens se sentent impliqués.
06:23Et elle passe aussi, du coup, pour montrer un peu les gouvernances qui sont possibles.
06:29Aujourd'hui, on a des projets qui peuvent être citoyens, que ce soit par des financements participatifs, type crowdfunding, on connaît,
06:37mais aussi par un investissement vraiment citoyen dans les sociétés de projets.
06:42C'est-à-dire qu'on va prendre des parts...
06:44On investit.
06:45On investit dans des projets, je pense notamment à Énergie Partagée, qui permet ce type d'investissement.
06:53Et c'est aussi rappeler aux collectivités qu'elles ont leur part à prendre et qu'elles peuvent faire partie de la gouvernance des projets en rentrant dans les sociétés de projets.
07:01C'est ce qu'on appelle le partage de la valeur énergétique.
07:05Exactement.
07:05Et ce partage de la valeur, il est possible notamment au co-développement.
07:09Et ça, c'est quelque chose que LER pousse, conseille, et on accompagne les collectivités et les collectifs citoyens dans ce co-développement.
07:16Alors, travail aux côtés des élus, des citoyens, mais aussi de la jeunesse.
07:21On parlait d'avenir, c'est bien évidemment cette jeunesse-là qui fera la suite.
07:25Il y a encore beaucoup à faire en termes de sensibilisation ?
07:28Énormément.
07:29Ça, c'est vraiment une des valeurs qu'on défend, c'est l'éducation et la sensibilisation.
07:34Depuis la création de LER en 2005, donc on porte ces missions d'intérêt général.
07:40On a des programmes au sein des scolaires, programmes Wattie et Copousse, qui sont sur le territoire de la Moselle, avec de nombreuses écoles qui sont accompagnées.
07:52Et ce cycle d'accompagnement souvent se conclut par une visite de site.
07:59Donc ça permet de montrer à la jeunesse la réalité du terrain, qu'est-ce qu'un projet.
08:04Et aussi, voilà, favoriser cette acceptabilité parce qu'on a vraiment besoin dans le futur.
08:11Les ENR, c'est une question de souveraineté.
08:15Et c'est aussi cette PPE qui revient sur cette question de la souveraineté parce qu'aujourd'hui, on fait appel à de grandes puissances étrangères pour faire venir de l'énergie.
08:23Mais reprendre en main cette question de l'énergie, c'est assurer notre souveraineté.
08:27Ça passe aussi et certainement par le local.
08:30Merci beaucoup pour votre éclairage sur ce sujet.
08:33L'avenir des énergies renouvelables est donc plus serein, notamment sur le territoire.
08:37Alors, on parlait de jeunesse à l'instant. Elle a été largement mise à l'honneur à Creutzwald.
08:43Ce week-end, des élèves de CM1 et CM2 ont participé au premier tour de la finale départementale des petits champions de la lecture.
08:51Un concours à l'échelle nationale de lecture à voix haute qui est une initiative qui encourage les enfants à lire, à se dépasser et à prendre confiance en eux.
09:00Regardez.
09:02Parlez que je suis revenue enchantée à l'heure du déjeuner.
09:05Aujourd'hui, Pierre a trois minutes pour convaincre et faire vivre un texte.
09:10Lui a choisi 35 kilos d'espoir, son livre préféré.
09:14Eux, ils ne trouvent qu'une chose répétée comme des perroquets.
09:17Travail ! Travail ! Mais travaille !
09:21C'est un livre que j'ai découvert qui m'a beaucoup plu parce que je trouvais que c'était un petit peu moi.
09:26Il est l'un des participants de la finale départementale des petits champions de la lecture, un concours national, qui invite les élèves de CM1 et de CM2 à lire à voix haute, un extrait de livre.
09:36La maîtresse, elle en mise à filer.
09:38Arrêtez ! Les chiens, c'est plein de microbes !
09:41Maëlys a bouffé de rire, pas discretement derrière sa main.
09:44Pour eux, la lecture est un plaisir, parfois même une aventure.
09:48Pour moi, lire, c'est trop bien parce que tu vis les aventures des fois.
09:53Ça m'occupe, j'aime bien lire, comme ça, ça me fait des histoires dans la tête et j'aime bien.
09:59Ça peut nous aider dans la vie justement pour notre travail et tout.
10:02C'est l'imagination, les textes, ils sont bons.
10:06Des fois, c'est rigolo et donc du coup, on a envie de le vivre.
10:10Se dépasser, prendre la parole et ancrer durablement le goût de la lecture, des valeurs que partagent aussi les parents.
10:16Je pense que ça leur apprend un peu à développer leur capacité de concentration déjà, par rapport à d'autres activités.
10:21Ça permet également de lutter contre le fléau actuel des écrans.
10:24Donc ça leur permet d'avoir d'autres activités, des temps plus calmes.
10:27Ça leur permet de mieux oraliser les choses.
10:29Puis surtout le côté évasion, après l'imagination, c'est très important pour eux, je pense qu'ils travaillent ça.
10:35Un enjeu d'autant plus important que la lecture recule chez les jeunes.
10:39Ce type de concours leur permet de s'immiscer dans un monde de pages et de découvrir le plaisir de lire.
10:44La lecture permet l'imaginaire, permet de s'évader, de voyager.
10:48Et puis c'est vrai que c'est chouette.
10:51Et on voit justement qu'il y a encore beaucoup de lecteurs parmi eux.
10:54Et c'est très bien de voir ça.
10:56Pour ces jeunes, la lecture résiste encore.
10:59Et pour Pierre et Tiara, c'est une victoire pour cette journée.
11:02Ils rejoignent le second tour de la finale départementale, qui aura lieu dans les prochaines semaines.
11:07Il est marteau, Toto. Je ne connais pas le chemin, moi.
11:11Au premier tournant, je suis sûre de...
11:13De leur côté, les maraîchers auraient pu avoir le sourire aux lèvres.
11:18S'ils recensent une hausse des récoltes cet hiver, pour les poireaux, choux ou encore endives.
11:23Leur rémunération ne suit pas.
11:24En cause, une baisse des prix dans les rayons des supermarchés.
11:27Explication avec Florent Arnold.
11:29Pour Henri Malassé, maraîcher à la max, l'endive est une histoire de famille.
11:36Une culture initialement pensée pour occuper les salariés en hiver, mais qui a finalement pris de l'ampleur.
11:41Notre production en hiver, nous, historiquement, c'est l'endive.
11:46On a toujours fait de l'endive au sein de notre exploitation.
11:48À l'époque, mes grands-parents, mes parents, et moi, je continue aujourd'hui à faire de l'endive au sein de l'entreprise.
11:55Pour les jardins vitrés, l'endive est le produit phare du 15 novembre jusqu'à la fin avril.
12:00Et cette année, l'exploitation est en surproduction des racines d'endive.
12:04L'endive s'est très bien comportée en champ, donc beaucoup moins de pertes de racines en champ.
12:09Donc, automatiquement, tous les producteurs ont arraché leur endive et tous les producteurs veulent forcer leur endive en salle.
12:14Et quand vous arrivez à une surproduction de racines, automatiquement, vous allez avoir arrivé à une surproduction aujourd'hui du chicon.
12:21Ce qui pourrait sembler être une bonne nouvelle et finalement une déconvenue pour les producteurs.
12:25Malgré cette hausse de l'offre, la demande des consommateurs, elle, n'est pas au rendez-vous.
12:30Plus compliqué à cuisiner qu'un concombre ou qu'une tomate, l'endive est boudée par les Français.
12:34C'est un produit qui est très ancien et les jeunes aujourd'hui ont beaucoup de mal à le cuisiner.
12:40On aide depuis non plus les consommateurs avec nos packagings sur de l'endive 4 salades, de l'endive au four,
12:46vraiment avec des idées recettes pour que le consommateur s'habitue vraiment à reconsommer de l'endive.
12:51Les températures douces de cet hiver n'ont pas motivé les Français à se tourner vers ce légume de saison.
12:57La règle de l'offre et de la demande a donc fait baisser les prix.
12:59Il y a une différence pour le producteur qui tourne aux alentours des 40 centimes de kilo.
13:04Alors nous aujourd'hui, emballés par jour, on est aux alentours de 2 tonnes, 2 tonnes et demie jour d'endives emballées.
13:11Contrairement aux monocultures de Chicon dans le nord, la multiculture de la famille Malassé évitera une situation trop compliquée.
13:18Mais face à cette baisse de bénéfices, la question de l'arrêt de cette culture est posée.
13:25Allez, on marque une courte pause et on se retrouve juste après la météo et la qualité de l'air complète.
13:29A tout de suite.
13:29Sous-titrage Société Radio-Canada
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