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  • il y a 4 minutes
À moins d’un mois du premier tour des élections municipales, BFMTV organise dans la cité phocéenne son premier débat avec les quatre candidats marseillais qui peuvent se qualifier pour le 2nd tour : Benoît Payan (Printemps marseillais), Martine Vassal (LR), Franck Allisio (RN) et Sébastien Delogu (LFI).
Un débat animé par Apolline de Malherbe, Sophie Hebrard et deux journalistes de la Provence et du Figaro.

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Transcription
00:00D'abord, si vous le permettez, ou je réponds à tout, ou je réponds à rien.
00:03Allez-y !
00:03Donc, le moratoire, c'est quelque chose de très simple.
00:07Quand on arrive, on se demande comment fonctionnent les caméras à Marseille, et si elles fonctionnent.
00:12Quand on arrive, il y en a 1500.
00:14On s'aperçoit très vite qu'il y en a plusieurs centaines qui n'ont jamais été allumées.
00:19Je ne sais pas si vous imaginez, dans une ville qui fait 5 fois Lyon,
00:23parce qu'il n'y a pas que les Marseillais qui nous regardent,
00:24il faut expliquer que Marseille, c'est 5 fois Lyon, 2 fois et demi Paris.
00:27Et donc, il y a plusieurs centaines de caméras qui, non seulement, n'ont jamais été allumées,
00:33mais pour certaines, n'ont jamais été branchées.
00:35Donc, en effet, il fallait faire un moratoire pour avoir des caméras qui fonctionnent
00:40et qui soient placées correctement.
00:41Ou, par exemple, des caméras devant les écoles,
00:44des caméras devant les endroits qui sont accidentogènes.
00:46Les caméras n'ont jamais empêché la commission d'un crime.
00:50Et d'ailleurs, le drame que nous avons vécu avec la mort du petit Médic Essacy,
00:54s'est passé sous une caméra.
00:56Par contre, là où je ne suis absolument pas d'accord avec M. Delobus,
01:00c'est que ces caméras, elles permettent, et au moment où on parle,
01:03elles permettent non seulement de faire avancer l'enquête,
01:06mais non seulement de rétablir des faits que nous n'aurions pas pu rétablir.
01:11Mais ce n'est pas moi qui le dis, c'est la gendarmerie qui a commandé une enquête.
01:15Oui, et donc, c'est très important.
01:16C'est factuel, très factuel.
01:18C'est très important, en effet, de savoir où est-ce qu'on les place.
01:22Ça, c'est pour les caméras.
01:23Et puis, il y a surtout l'aspect humain.
01:25Vous l'avez dit, je pense que Sophie Ebrard l'a dit,
01:28nous avons vécu une véritable saignée de la police nationale dans cette ville.
01:33Comment, dans une ville comme Marseille,
01:35qui fait, encore une fois, cinq fois Lyon,
01:38qui concentre des problèmes sociaux, politiques, économiques, majeurs,
01:42l'État a-t-il pu abandonner et faire que nous perdions chaque année,
01:48jusqu'en 2022, au moins 100 policiers.
01:52Quant à la suppression de la préfecture de police de plein exercice,
01:55pardonnez-moi, c'est une folie.
01:56Et quand j'en reviens à ce que nous avons fait, nous,
01:58c'est-à-dire remettre des humains,
02:00la police municipale, elle existe depuis les années 70 à Marseille.
02:04C'est-à-dire qu'entre 1970 et 2020,
02:08les différents maires de droite et de gauche
02:11recrutent 421 policiers municipaux.
02:14En un mandat, on en aura recruté autant.
02:17Pour en mettre où ?
02:18De partout dans la ville, de partout où c'est nécessaire.
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