00:00Quand on parle de Quentin, on parle d'un drame terrible, on pense à ses parents, on pense à sa
00:06famille,
00:07et je ne sais pas s'il y aura un avant ou un après, mais en tout cas ça nous
00:10montre quelque chose.
00:11Quelque chose qui dit que la politique finalement, elle se fait avec de plus en plus de violence.
00:17Qu'est-ce qu'on entend, qu'est-ce qu'on voit dans l'hémicycle national ?
00:20Que ça se passe d'ailleurs de chaque côté de l'hémicycle.
00:23On voit une brutalisation du débat, on voit quelquefois des mots qui dépassent la pensée.
00:27Et ensuite, quand ces mots sont mis en œuvre, et qu'ils se traduisent en actes, ils tuent.
00:33Et dans ma ville, ça s'est déjà passé.
00:35Je me souviens d'Ibrahim Ali, assassiné par des colères d'affiches du Front National.
00:40Et ce qui s'est passé là avec Quentin ne trouve évidemment ni excuse, ni mots, rien ne justifie.
00:46Ni la violence, ni la brutalisation.
00:50Quelles que soient les opinions des gens, ils méritent leur respect.
00:53Mais la politique, ça n'est pas un combat, ça n'est pas la boxe, ça n'est pas monter
00:57les gens les uns contre les autres.
00:59Et justement, Apolline de Malherbe, ici on est à Marseille.
01:02Cette ville a été Marseille avant que la France ne soit la France.
01:08Elle a 2600 ans.
01:09Elle s'est faite sur une histoire particulière, où des gens qui venaient de chaque côté du monde ont trouvé
01:15refuge.
01:16Vous imaginez, aujourd'hui, une ville qui serait dirigée par des gens qui ne font de la brutalisation de la
01:24vie politique que l'alpha et l'oméga de tout ce qui se passe.
01:27C'est qui ces gens ?
01:28Ce sont les gens qui n'ont pas de mesure quand ils parlent.
01:32Ce sont des gens qui considèrent que même si on n'est pas d'accord, ce qui compte avant tout
01:37c'est la baston.
01:38que même si on peut avoir des différences, et elles sont saines, c'est la démocratie, on peut ne pas
01:43être d'accord.
01:44On peut aussi avoir des choses qui nous rassemblent.
01:46Qu'est-ce que c'est la République, si ce n'est le fait que des gens, et je vais
01:49au bout, qui n'étaient pas d'accord, se sont mis ensemble ?
01:52Pourquoi est-ce que cette ville tient ?
01:54Parce qu'on ne peut pas s'amuser à monter cette ville d'un côté contre l'autre.
02:00On ne peut pas s'amuser à monter les juifs contre les musulmans, les croyants contre les non-croyants.
02:04À la fin, qu'est-ce que ça donne ?
02:06Ça donne ce qui s'est passé, ça donne ce qui s'est passé.
02:07Mais pardon, Jean-Pierre Payan, à qui faites-vous allusion ?
02:11Encore une fois, je vous l'ai dit, je n'entrerai pas dans le commentaire.
02:14Donc en fait, vous dites sans dire.
02:15Mais les actes se suffisent à eux-mêmes.
02:17Moi, je ne suis pas là pour dire que LFI a tué, on verra.
02:20Je pense qu'il y a aujourd'hui des mises en cause, des mises en examen.
02:24Et ensuite, il faut laisser avancer la justice.
02:27Ce que je sais, c'est que quand on sème le vent, on récolte la tempête.
02:32Et à force de vouloir provoquer du chaos de manière permanente,
02:36qu'est-ce qu'on a à la fin ?
02:38Vous pensez que c'est comme ça qu'on doit vivre ?
02:39Vous pensez que la France va bien avec des bons qui quelquefois dépassent la pensée ?
02:45Je ne le crois pas.
02:46Sébastien Lulot.
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