00:00Et alors j'ai la chance de recevoir ce matin une artiste couteau suisse comme elle l'écrit sur sa
00:04bio, ancienne animatrice star, elle est désormais comédienne et chanteuse de rock.
00:09Bonjour Sandrine Quétier. Bonjour Thomas. Merci beaucoup d'être là et d'avoir accepté de venir chanter aussi en live
00:15tout à l'heure dans ce studio.
00:17Et vous êtes venu accompagné d'un comédien qui évolue absolument partout, au cinéma, à la télé et sur scène.
00:23Bonjour Christian Vadim. Merci d'être loin, n'oubliez pas.
00:28Non, parce que la médaille d'or hier, si je ne mettais pas les dix, c'est vrai qu'il
00:33était là sur le terrain.
00:35Vous avez pu croiser Philippe Lelouch ?
00:37Oui, j'ai croisé Philippe, il nous attend au quatrième.
00:40Ah, ok, pour faire quoi ?
00:41L'apéro, on peut le dire.
00:44Tu sais ce que tu veux qu'on fasse au quatrième avec Lelouch, à part l'apéro ?
00:48Ça ne sera pas une réunion de travail.
00:50On ne va pas danser avec les stars, éventuellement au marché.
00:55Sandrine, ça peut lui rappeler quelques souvenirs, danser avec les stars.
00:57Ah bah oui, forcément, il y a des bons souvenirs.
00:59Voilà, ça a été quand même huit ans de ma vie, je crois.
01:02Huit ans à présenter cette émission dont est sorti Philippe Lelouch, vendredi soir.
01:07Ah, je n'ai pas suivi, c'est vrai.
01:09Oui, mais pourtant il a été bon.
01:11La concurrence est une, c'est vrai.
01:12La concurrence est costaud, il faut dire qu'il y a Stéphane Berne.
01:17Tout le monde s'incline devant Stéphane Berne, évidemment.
01:20Bon, alors on va parler de votre pièce avec, enfin, signée Didier Caron, ça s'appelle
01:24« A qui la faute ? » que vous allez bientôt jouer partout en France.
01:27Mais d'abord, avant de parler de cette pièce, on va dresser votre portrait sonore, des petits
01:31sons pour mieux vous connaître.
01:32Et voici le premier.
01:34Ça ira ?
01:35Formidable.
01:36Je suis si contente d'être utile à quelque chose.
01:39Ça ne m'arrive jamais.
01:40C'est tout de même pas vous qui allez me remercier ?
01:42Si.
01:45Retiens la nuit pour nous deux jusqu'à la fin du monde.
01:52Sophie, écrit par votre père Roger Vadim pour votre mère Catherine Deneuve qui joue
01:57face à Johnny Hallyday dans ce film-là.
02:00Elle est parisienne, ils avaient 19 ans.
02:02À une époque, Christian Vadim, vous disiez ne pas aimer regarder votre mère jouer
02:06au cinéma.
02:07Est-ce que ça a évolué ?
02:08Ah non, c'est toujours le cas ?
02:09Non, c'est moins compliqué, c'est moins délicat.
02:13Mais c'est vrai qu'adolescent, tout ce qui était baiser, scène de séduction...
02:18C'est un peu gênant.
02:19Oui, j'avais du mal à distancier.
02:22Mais les enfants en général, ils n'aiment pas trop même voir leurs parents s'embrasser.
02:25Non, non, c'est vrai que...
02:27J'aurais remis...
02:29Enfin bon, bref.
02:32Ok, on ne va pas aller au bout de cette phrase.
02:35C'est pas possible.
02:37Bon, et alors vous avez joué le fils de votre mère Catherine Deneuve dans Le Temps Retrouvé
02:41de Raoul Louise.
02:42Non, c'était le Benoît Jaco.
02:44Ah pardon.
02:45Oui, Le Temps Retrouvé de Raoul Louise, je jouais un ami de Proust.
02:49Mais dans le film de Benoît Jaco, effectivement, je joue l'amant de ma mère, mais ma mère à
02:5416 ans.
02:55Ah oui, c'est ça.
02:55Sinon, ça aurait été très compliqué.
02:57Très gênant.
02:58Là, c'était plus que gênant.
03:00Vous avez quand même eu une enfance très particulière, Christian, je me dis.
03:03Oui, comme les enfances d'artistes.
03:06Que vous soyez violonocéniste, peintre, producteur, acteur, conducteur de F1.
03:13Enfin voilà, tous les métiers qui sortent un peu du cadre fait que vous avez une enfance
03:19un peu particulière, mais en tout cas, je ne regrette pas, je re-signe.
03:23Oui, j'ai l'impression que vous vous en êtes bien remis de tout ça.
03:26Oui, oui, oui.
03:27Alors, je répète souvent, quand j'étais jeune, la seule chose qui m'était vraiment
03:31difficile, c'était que je ne comprenais pas pourquoi les gens me jugeaient alors qu'ils
03:34ne me connaissaient pas.
03:35C'est la seule chose que je...
03:37Voilà, c'est un truc, je n'avais pas la clé.
03:39Le reste, bon, après on se démerde, on rencontre les gens, machin et tout.
03:43Mais là, je ne comprenais pas.
03:44J'ai dit, mais pourquoi il dit ça, il ne me connaît pas.
03:45Je ne l'ai jamais croisé.
03:47Je n'ai jamais dit ça.
03:48Enfin bon, bref.
03:49Mais sinon, à part ça, ça roule.
03:50Allez, un autre extrait sonné.
04:02Ah non, non, non, ça c'est un massacre.
04:06Non, Dave quand même.
04:07Ça c'est pour vous, sans envie qu'étiez, parce que je crois que ça a été une grande
04:10révélation pour vous, Dépêche Mode.
04:11Ah, ça a été le premier concert auquel j'ai assisté.
04:15J'avais 15-16 ans, accompagné d'un ami de mes parents.
04:19Et en fait, Dépêche Mode m'a initié à la musique, m'a initié à l'anglais, parce
04:23qu'à l'époque, il n'y avait pas internet, donc j'essayais de déchiffrer les paroles.
04:26Vous avez appris l'anglais grâce à Dépêche Mode ?
04:28Ah, grâce à Dépêche Mode, oui.
04:28Ah, c'est beau ça.
04:29Et pour moi, ça a été, ils ont accompagné, ils accompagnent toujours mes joies, mes peines.
04:33C'est vraiment un groupe qui m'a marquée musicalement.
04:36Et d'ailleurs, aujourd'hui, vous n'écrivez qu'en anglais, vos chansons.
04:38En fait, je n'arrive pas à écrire en français, ça ne sonne pas très bien.
04:41Donc voilà, pour le moment, peut-être aussi que je me cache un peu derrière ça.
04:45Oui, mais toi, tu serais allée à l'école, ça aurait été plus simple.
04:48C'est vrai, ça joue aussi.
04:50Mais vraiment, Dépêche Mode, ça fait partie des groupes avec les Cure, avec des groupes
04:55comme les Clash, les Beatles aussi, qui ont vraiment été des groupes fondés, enfin, essentiels
04:59pour moi.
05:00Comme vous, Joe.
05:01Ah bah là, il manque juste David Bowie, mais sinon, on est vraiment sur la même longueur
05:05dont on a.
05:05David Bowie, vous validez également.
05:07Bien sûr, mais quelle créativité.
05:09C'est parfait, vous allez pouvoir prendre l'apéro ensemble.
05:11Voilà.
05:11Avec Philippe Leloup.
05:12Avec Philippe au quatrième, a priori, c'est à toi.
05:14Pour rejoindre le quatrième.
05:14Ma maman, elle a tourné avec David Bowie, et moi, j'étais là.
05:17Et Louis, j'en ai parlé avec elle déjà.
05:19The Hunger.
05:20J'en ai parlé avec elle, The Hunger, de Tony Scott.
05:22On n'a vraiment pas tous la même enfance.
05:25C'est très suivant.
05:27Le spectacle vous plaît ?
05:30J'adore cette musique.
05:32Alors, vous allez sauter sur le balcon.
05:34C'est logique.
05:36Vous vous intéressez au jazz ?
05:38Beaucoup.
05:41Vous connaissez Francis Bell ?
05:42C'est mon oncle.
05:43Francis Bell ?
05:45Ah oui, formidable.
05:47Christian, le dîner servi.
05:51Est-ce que vous avez reconnu cet extrait ou pas ?
05:54Du tout.
05:54Pas du tout.
05:55Surprise partie.
05:56Au vache.
05:56De Roger Vadim.
05:58C'est votre premier film, Christian.
05:59C'est votre premier film.
06:0082.
06:0182.
06:02Un gamin.
06:02Oui.
06:03Un gamin.
06:04Vous avez 20 ans et vous tourniez sous la direction de votre père, Roger Vadim.
06:07Il paraît que votre maman était furieuse à l'idée que vous deveniez comédien.
06:11Ça ne lui plaisait pas du tout, cette idée ?
06:12Non, j'étais destiné, j'étais en fac de droit, donc elle s'imaginait.
06:17D'ailleurs, elle me disait, écoute, tu vas faire comédien, d'accord, fais comédien,
06:21mais d'abord un diplôme.
06:22Un vrai boulot.
06:24Un vrai boulot.
06:25Non, mais on sait que, voilà, c'est pas gagné, c'est pas parce que vous êtes fils d'eux
06:29que vous deveniez comédien.
06:31Justement même.
06:31Ça ne marche pas comme ça.
06:32Et puis, parfois même inversement.
06:34C'est même à l'inverse, oui.
06:35Et d'ailleurs, là-dessus, j'ai vu que pendant longtemps, vous vous êtes appelé Christian
06:38Plémiannikoff, c'est ça ?
06:39Qui est le nom de famille de votre père ?
06:41Absolument.
06:41Vadim, c'est son deuxième prénom ?
06:43C'était son deuxième prénom.
06:44Et comme Plémiannikoff, à l'école, personne ne savait le prononcer, il est très vite devenu
06:47Roger Vadim.
06:48Et quand j'ai fait le film Surprise Party, il m'a dit, pour le générique, tu veux
06:53mettre Christian Vadim, c'est plus simple.
06:55Bon, alors à l'époque, je ne réfléchissais pas trop, j'ai fait, ouais, deux cours.
06:59Et donc, je suis devenu Christian Vadim.
07:01Mais parce qu'est-ce qu'au départ, c'était justement pour ne pas être le fils d'eux ?
07:04C'était ça l'idée ?
07:05Ah non, alors par contre, c'était très pratique.
07:07Parce que, oui, parce qu'à l'école, j'étais Plémiannikoff.
07:11Mon père, ma mère ne venaient pratiquement jamais me chercher.
07:14Et d'ailleurs, c'est ça qui était rigolo.
07:16Je me faisais mes amis, puis une fois que je sais que c'était mes amis, je les invitais.
07:20Puis ils arrivaient chez moi, à l'époque, on l'invitait dans le 16e.
07:23Non, mais ils disaient, c'est marrant, ta maman, elle est très fan de Catherine Deneuve.
07:28Puis elle lui ressemble à ça.
07:29Il y a un truc, il y a un truc.
07:31Allez, la dernière extraite.
07:37Et c'est le générique de 50 minutes inside, l'émission que vous avez lancée sur TF1, Sandrine Quétier.
07:44Et j'aurais voulu que vous me parliez des quelques moments de solitude que vous avez vécu en interview.
07:48J'ai vu ça, je pense notamment à votre entretien avec Robert Donnet Jr. d'abord.
07:53Comment ça s'est passé ?
07:54Je suis arrivée à Rome, il était en presse junket, donc c'était des interviews.
07:58Et bon, j'y étais 24 heures, puis j'arrive, puis j'essaye d'étendre un peu l'atmosphère avant
08:03le truc.
08:05Oui, comme d'habitude, je suis en règle.
08:07La classique, la classique.
08:08Et donc je lui dis, alors ça va, ça va, vous êtes heureux d'être à Rome, Rome, machin.
08:13Il m'en regarde, il me dit, si vous n'avez pas des questions plus intéressantes, on peut arrêter tout
08:16de suite.
08:17Allez, j'ai de la violence.
08:19J'ai réussi à retourner le truc avec une vieille technique de la flatterie.
08:26La technique de la flatterie marche bien en disant qu'il était extraordinaire dans ce film, qu'il était génial,
08:31et ça l'a un petit peu déridé.
08:33Ça marche bien sur les comédiens, j'ai remarqué.
08:35Ça marche sur toi aussi ou pas ?
08:38Et vous disiez avec Brad Pitt aussi, il y a eu un épisode ?
08:40Alors Brad Pitt, on avait 4 minutes d'interviews, donc autant dire rien, donc on ne pouvait pas monter un
08:45sujet.
08:46Et mon rédacteur en chef, Guillaume Lacroix, qui aujourd'hui est patron de Brut, me dit, écoute, vas-y, foutu
08:52pour foutu, tu le dragues.
08:53Je dis, je le drague.
08:54Il dit, tu le dragues.
08:55Tu le dragues.
08:56Ça va me faire une séquence rigolote.
08:58Donc moi, je n'étais pas très à l'aide.
08:59Et donc je suis arrivée en face de Brad Pitt.
09:01Encore une fois, nue.
09:02En lui disant, mais qu'est-ce que vous faites après ?
09:05En gros, il me disait, à me comédier, à me comédier, je ne comprenais pas bien.
09:07En fait, il était avec Angénie La Jolie.
09:08Ça a été une angoisse.
09:09Publicitaire, à la fin, il est venu me voir en me disant, mais vous n'êtes pas bien.
09:11Ça a été le moment de gênance.
09:14Vous lui avez vraiment demandé, qu'est-ce que tu vas faire après ?
09:15J'ai essayé de jouer ma partition.
09:18Ça n'a pas eu de...
09:20Ah bah pas du tout, il s'est dit, il est folle.
09:21Il s'est dit, il est complètement cintré.
09:23Aïe, aïe, aïe, aïe.
09:24J'ai l'interview.
09:26Allez, je vais essayer de faire mieux dans un instant.
09:27On va parler de la pièce qui vous réunit tous les deux sur scène.
09:30À qui la faute de Didier Caron ?
09:32À tout de suite, ciao.
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