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  • il y a 7 minutes
Tous les jours dans Culture Médias, Thomas Isle dresse le portrait sonore de l'invité. Ce mercredi, c’est Sandrine Quetier et Christian Vadim, pour la pièce "A qui la faute ?" en tournée dans toute la France.

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Transcription
00:00Et alors j'ai la chance de recevoir ce matin une artiste couteau suisse comme elle l'écrit sur sa
00:04bio, ancienne animatrice star, elle est désormais comédienne et chanteuse de rock.
00:09Bonjour Sandrine Quétier. Bonjour Thomas. Merci beaucoup d'être là et d'avoir accepté de venir chanter aussi en live
00:15tout à l'heure dans ce studio.
00:17Et vous êtes venu accompagné d'un comédien qui évolue absolument partout, au cinéma, à la télé et sur scène.
00:23Bonjour Christian Vadim. Merci d'être loin, n'oubliez pas.
00:28Non, parce que la médaille d'or hier, si je ne mettais pas les dix, c'est vrai qu'il
00:33était là sur le terrain.
00:35Vous avez pu croiser Philippe Lelouch ?
00:37Oui, j'ai croisé Philippe, il nous attend au quatrième.
00:40Ah, ok, pour faire quoi ?
00:41L'apéro, on peut le dire.
00:44Tu sais ce que tu veux qu'on fasse au quatrième avec Lelouch, à part l'apéro ?
00:48Ça ne sera pas une réunion de travail.
00:50On ne va pas danser avec les stars, éventuellement au marché.
00:55Sandrine, ça peut lui rappeler quelques souvenirs, danser avec les stars.
00:57Ah bah oui, forcément, il y a des bons souvenirs.
00:59Voilà, ça a été quand même huit ans de ma vie, je crois.
01:02Huit ans à présenter cette émission dont est sorti Philippe Lelouch, vendredi soir.
01:07Ah, je n'ai pas suivi, c'est vrai.
01:09Oui, mais pourtant il a été bon.
01:11La concurrence est une, c'est vrai.
01:12La concurrence est costaud, il faut dire qu'il y a Stéphane Berne.
01:17Tout le monde s'incline devant Stéphane Berne, évidemment.
01:20Bon, alors on va parler de votre pièce avec, enfin, signée Didier Caron, ça s'appelle
01:24« A qui la faute ? » que vous allez bientôt jouer partout en France.
01:27Mais d'abord, avant de parler de cette pièce, on va dresser votre portrait sonore, des petits
01:31sons pour mieux vous connaître.
01:32Et voici le premier.
01:34Ça ira ?
01:35Formidable.
01:36Je suis si contente d'être utile à quelque chose.
01:39Ça ne m'arrive jamais.
01:40C'est tout de même pas vous qui allez me remercier ?
01:42Si.
01:45Retiens la nuit pour nous deux jusqu'à la fin du monde.
01:52Sophie, écrit par votre père Roger Vadim pour votre mère Catherine Deneuve qui joue
01:57face à Johnny Hallyday dans ce film-là.
02:00Elle est parisienne, ils avaient 19 ans.
02:02À une époque, Christian Vadim, vous disiez ne pas aimer regarder votre mère jouer
02:06au cinéma.
02:07Est-ce que ça a évolué ?
02:08Ah non, c'est toujours le cas ?
02:09Non, c'est moins compliqué, c'est moins délicat.
02:13Mais c'est vrai qu'adolescent, tout ce qui était baiser, scène de séduction...
02:18C'est un peu gênant.
02:19Oui, j'avais du mal à distancier.
02:22Mais les enfants en général, ils n'aiment pas trop même voir leurs parents s'embrasser.
02:25Non, non, c'est vrai que...
02:27J'aurais remis...
02:29Enfin bon, bref.
02:32Ok, on ne va pas aller au bout de cette phrase.
02:35C'est pas possible.
02:37Bon, et alors vous avez joué le fils de votre mère Catherine Deneuve dans Le Temps Retrouvé
02:41de Raoul Louise.
02:42Non, c'était le Benoît Jaco.
02:44Ah pardon.
02:45Oui, Le Temps Retrouvé de Raoul Louise, je jouais un ami de Proust.
02:49Mais dans le film de Benoît Jaco, effectivement, je joue l'amant de ma mère, mais ma mère à
02:5416 ans.
02:55Ah oui, c'est ça.
02:55Sinon, ça aurait été très compliqué.
02:57Très gênant.
02:58Là, c'était plus que gênant.
03:00Vous avez quand même eu une enfance très particulière, Christian, je me dis.
03:03Oui, comme les enfances d'artistes.
03:06Que vous soyez violonocéniste, peintre, producteur, acteur, conducteur de F1.
03:13Enfin voilà, tous les métiers qui sortent un peu du cadre fait que vous avez une enfance
03:19un peu particulière, mais en tout cas, je ne regrette pas, je re-signe.
03:23Oui, j'ai l'impression que vous vous en êtes bien remis de tout ça.
03:26Oui, oui, oui.
03:27Alors, je répète souvent, quand j'étais jeune, la seule chose qui m'était vraiment
03:31difficile, c'était que je ne comprenais pas pourquoi les gens me jugeaient alors qu'ils
03:34ne me connaissaient pas.
03:35C'est la seule chose que je...
03:37Voilà, c'est un truc, je n'avais pas la clé.
03:39Le reste, bon, après on se démerde, on rencontre les gens, machin et tout.
03:43Mais là, je ne comprenais pas.
03:44J'ai dit, mais pourquoi il dit ça, il ne me connaît pas.
03:45Je ne l'ai jamais croisé.
03:47Je n'ai jamais dit ça.
03:48Enfin bon, bref.
03:49Mais sinon, à part ça, ça roule.
03:50Allez, un autre extrait sonné.
04:02Ah non, non, non, ça c'est un massacre.
04:06Non, Dave quand même.
04:07Ça c'est pour vous, sans envie qu'étiez, parce que je crois que ça a été une grande
04:10révélation pour vous, Dépêche Mode.
04:11Ah, ça a été le premier concert auquel j'ai assisté.
04:15J'avais 15-16 ans, accompagné d'un ami de mes parents.
04:19Et en fait, Dépêche Mode m'a initié à la musique, m'a initié à l'anglais, parce
04:23qu'à l'époque, il n'y avait pas internet, donc j'essayais de déchiffrer les paroles.
04:26Vous avez appris l'anglais grâce à Dépêche Mode ?
04:28Ah, grâce à Dépêche Mode, oui.
04:28Ah, c'est beau ça.
04:29Et pour moi, ça a été, ils ont accompagné, ils accompagnent toujours mes joies, mes peines.
04:33C'est vraiment un groupe qui m'a marquée musicalement.
04:36Et d'ailleurs, aujourd'hui, vous n'écrivez qu'en anglais, vos chansons.
04:38En fait, je n'arrive pas à écrire en français, ça ne sonne pas très bien.
04:41Donc voilà, pour le moment, peut-être aussi que je me cache un peu derrière ça.
04:45Oui, mais toi, tu serais allée à l'école, ça aurait été plus simple.
04:48C'est vrai, ça joue aussi.
04:50Mais vraiment, Dépêche Mode, ça fait partie des groupes avec les Cure, avec des groupes
04:55comme les Clash, les Beatles aussi, qui ont vraiment été des groupes fondés, enfin, essentiels
04:59pour moi.
05:00Comme vous, Joe.
05:01Ah bah là, il manque juste David Bowie, mais sinon, on est vraiment sur la même longueur
05:05dont on a.
05:05David Bowie, vous validez également.
05:07Bien sûr, mais quelle créativité.
05:09C'est parfait, vous allez pouvoir prendre l'apéro ensemble.
05:11Voilà.
05:11Avec Philippe Leloup.
05:12Avec Philippe au quatrième, a priori, c'est à toi.
05:14Pour rejoindre le quatrième.
05:14Ma maman, elle a tourné avec David Bowie, et moi, j'étais là.
05:17Et Louis, j'en ai parlé avec elle déjà.
05:19The Hunger.
05:20J'en ai parlé avec elle, The Hunger, de Tony Scott.
05:22On n'a vraiment pas tous la même enfance.
05:25C'est très suivant.
05:27Le spectacle vous plaît ?
05:30J'adore cette musique.
05:32Alors, vous allez sauter sur le balcon.
05:34C'est logique.
05:36Vous vous intéressez au jazz ?
05:38Beaucoup.
05:41Vous connaissez Francis Bell ?
05:42C'est mon oncle.
05:43Francis Bell ?
05:45Ah oui, formidable.
05:47Christian, le dîner servi.
05:51Est-ce que vous avez reconnu cet extrait ou pas ?
05:54Du tout.
05:54Pas du tout.
05:55Surprise partie.
05:56Au vache.
05:56De Roger Vadim.
05:58C'est votre premier film, Christian.
05:59C'est votre premier film.
06:0082.
06:0182.
06:02Un gamin.
06:02Oui.
06:03Un gamin.
06:04Vous avez 20 ans et vous tourniez sous la direction de votre père, Roger Vadim.
06:07Il paraît que votre maman était furieuse à l'idée que vous deveniez comédien.
06:11Ça ne lui plaisait pas du tout, cette idée ?
06:12Non, j'étais destiné, j'étais en fac de droit, donc elle s'imaginait.
06:17D'ailleurs, elle me disait, écoute, tu vas faire comédien, d'accord, fais comédien,
06:21mais d'abord un diplôme.
06:22Un vrai boulot.
06:24Un vrai boulot.
06:25Non, mais on sait que, voilà, c'est pas gagné, c'est pas parce que vous êtes fils d'eux
06:29que vous deveniez comédien.
06:31Justement même.
06:31Ça ne marche pas comme ça.
06:32Et puis, parfois même inversement.
06:34C'est même à l'inverse, oui.
06:35Et d'ailleurs, là-dessus, j'ai vu que pendant longtemps, vous vous êtes appelé Christian
06:38Plémiannikoff, c'est ça ?
06:39Qui est le nom de famille de votre père ?
06:41Absolument.
06:41Vadim, c'est son deuxième prénom ?
06:43C'était son deuxième prénom.
06:44Et comme Plémiannikoff, à l'école, personne ne savait le prononcer, il est très vite devenu
06:47Roger Vadim.
06:48Et quand j'ai fait le film Surprise Party, il m'a dit, pour le générique, tu veux
06:53mettre Christian Vadim, c'est plus simple.
06:55Bon, alors à l'époque, je ne réfléchissais pas trop, j'ai fait, ouais, deux cours.
06:59Et donc, je suis devenu Christian Vadim.
07:01Mais parce qu'est-ce qu'au départ, c'était justement pour ne pas être le fils d'eux ?
07:04C'était ça l'idée ?
07:05Ah non, alors par contre, c'était très pratique.
07:07Parce que, oui, parce qu'à l'école, j'étais Plémiannikoff.
07:11Mon père, ma mère ne venaient pratiquement jamais me chercher.
07:14Et d'ailleurs, c'est ça qui était rigolo.
07:16Je me faisais mes amis, puis une fois que je sais que c'était mes amis, je les invitais.
07:20Puis ils arrivaient chez moi, à l'époque, on l'invitait dans le 16e.
07:23Non, mais ils disaient, c'est marrant, ta maman, elle est très fan de Catherine Deneuve.
07:28Puis elle lui ressemble à ça.
07:29Il y a un truc, il y a un truc.
07:31Allez, la dernière extraite.
07:37Et c'est le générique de 50 minutes inside, l'émission que vous avez lancée sur TF1, Sandrine Quétier.
07:44Et j'aurais voulu que vous me parliez des quelques moments de solitude que vous avez vécu en interview.
07:48J'ai vu ça, je pense notamment à votre entretien avec Robert Donnet Jr. d'abord.
07:53Comment ça s'est passé ?
07:54Je suis arrivée à Rome, il était en presse junket, donc c'était des interviews.
07:58Et bon, j'y étais 24 heures, puis j'arrive, puis j'essaye d'étendre un peu l'atmosphère avant
08:03le truc.
08:05Oui, comme d'habitude, je suis en règle.
08:07La classique, la classique.
08:08Et donc je lui dis, alors ça va, ça va, vous êtes heureux d'être à Rome, Rome, machin.
08:13Il m'en regarde, il me dit, si vous n'avez pas des questions plus intéressantes, on peut arrêter tout
08:16de suite.
08:17Allez, j'ai de la violence.
08:19J'ai réussi à retourner le truc avec une vieille technique de la flatterie.
08:26La technique de la flatterie marche bien en disant qu'il était extraordinaire dans ce film, qu'il était génial,
08:31et ça l'a un petit peu déridé.
08:33Ça marche bien sur les comédiens, j'ai remarqué.
08:35Ça marche sur toi aussi ou pas ?
08:38Et vous disiez avec Brad Pitt aussi, il y a eu un épisode ?
08:40Alors Brad Pitt, on avait 4 minutes d'interviews, donc autant dire rien, donc on ne pouvait pas monter un
08:45sujet.
08:46Et mon rédacteur en chef, Guillaume Lacroix, qui aujourd'hui est patron de Brut, me dit, écoute, vas-y, foutu
08:52pour foutu, tu le dragues.
08:53Je dis, je le drague.
08:54Il dit, tu le dragues.
08:55Tu le dragues.
08:56Ça va me faire une séquence rigolote.
08:58Donc moi, je n'étais pas très à l'aide.
08:59Et donc je suis arrivée en face de Brad Pitt.
09:01Encore une fois, nue.
09:02En lui disant, mais qu'est-ce que vous faites après ?
09:05En gros, il me disait, à me comédier, à me comédier, je ne comprenais pas bien.
09:07En fait, il était avec Angénie La Jolie.
09:08Ça a été une angoisse.
09:09Publicitaire, à la fin, il est venu me voir en me disant, mais vous n'êtes pas bien.
09:11Ça a été le moment de gênance.
09:14Vous lui avez vraiment demandé, qu'est-ce que tu vas faire après ?
09:15J'ai essayé de jouer ma partition.
09:18Ça n'a pas eu de...
09:20Ah bah pas du tout, il s'est dit, il est folle.
09:21Il s'est dit, il est complètement cintré.
09:23Aïe, aïe, aïe, aïe.
09:24J'ai l'interview.
09:26Allez, je vais essayer de faire mieux dans un instant.
09:27On va parler de la pièce qui vous réunit tous les deux sur scène.
09:30À qui la faute de Didier Caron ?
09:32À tout de suite, ciao.
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