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La Belle Vie Des courses vers le succès
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00:00Bonjour à toutes et à tous, je suis Thomas Benzazon, je suis le producteur du podcast 40 nuances de Next,
00:06où on raconte les plus belles histoires de la tech française.
00:08Des histoires de la tech française, on en a plein à vous présenter aujourd'hui,
00:13et notamment avec mon premier invité, Paul Lé. Bonjour Paul.
00:16Bonjour. Bonjour tout le monde.
00:18Tu es le dirigeant de La Belle Vie, Frishti.
00:22Aujourd'hui, si vous êtes ici, j'imagine que vous vous demandez peut-être comment on crée une startup,
00:27comment on la développe, comment on l'amène au plus haut,
00:31jusqu'à pouvoir peut-être un jour, à votre tour, être interrogé sur cette scène à Viva Tech.
00:37Moi, j'aimerais plutôt qu'on se pose la question de comment on crée un entrepreneur,
00:42parce qu'on peut prendre la même startup, la lancer avec deux entrepreneurs différents,
00:46et je pense que les trajectoires ne seraient pas les mêmes. Je ne sais pas ce que tu en dirais.
00:50Oui, c'est complètement vrai. Il n'y a aucune histoire qui se ressemble.
00:53On peut avoir les mêmes projets et on a forcément des trajectoires différentes,
00:58parce qu'une startup, c'est avant tout ses fondateurs qui les drive au fil du temps.
01:05Et un projet, une même idée que vous avez aujourd'hui, fait par différents entrepreneurs,
01:09sont obligatoirement des histoires et des projets différents.
01:13La question, c'est est-ce que La Belle Vie aujourd'hui est le La Belle Vie qui était dans
01:17ton esprit le jour du lancement ?
01:20Non, pas du tout. Il y a un mot qui est très important dans le monde de startup, c'est
01:24l'itération.
01:24C'est-à-dire qu'on avance dans un marché et il faut essayer le maximum de choses pour aller
01:29là où c'est le plus simple,
01:31c'est-à-dire là où vous sentez de l'attraction, le maximum de clients, etc.
01:34On a commencé La Belle Vie en 2015 et à l'époque, quand on a lancé le projet avec mon
01:40associé,
01:41ce qu'on voulait faire, c'est livrer les recettes de cuisine très rapidement chez les clients,
01:47c'est-à-dire en 1h30, il fallait s'imaginer un site comme Marmiton avec le bouton acheter
01:52et on vous livre tout ce qu'il faut pour cuisiner.
01:56Et évidemment, aujourd'hui, on en revient un petit peu, mais ça fait déjà 10 ans, mais ce n'est
01:59pas encore ça.
02:00Et pourquoi finalement ça n'a pas été ça ?
02:04En fait, pour faire l'histoire, et peut-être qu'un jour ce sera ça, peut-être,
02:07parce qu'on a une partie recette sur La Belle Vie qui marche plutôt bien.
02:12Quand on a lancé La Belle Vie, on voulait lancer ça par étapes.
02:15Donc avant La Belle Vie, qu'on a lancé en juin 2015, en février-mars 2015,
02:21on avait un site qui s'appelait Miam Tag, et on livrait des apéros et des petits-déjeuners chez les
02:26gens.
02:26Donc on voulait connaître les appros, stocker les produits et les livrer.
02:32Ça a plutôt bien marché, parce qu'à l'époque, on était les premiers à livrer des apéros et des
02:36petits-déjeuners.
02:37Mais très vite, on s'est recentrés en disant « ça, c'est la première étape sur notre vision ».
02:42Et on a lancé La Belle Vie en juin 2015, un site où on pouvait se faire livrer 2500 produits,
02:49on disait à l'époque « frais et bons », très rapidement, c'est-à-dire en moins d'une
02:53heure sur Paris
02:54et déjà à trois heures en Ile-de-France.
02:57Et depuis juin 2015, au fur et à mesure où on travaillait le catalogue et nos process,
03:04La Belle Vie n'a jamais arrêté de faire de la croissance.
03:06Et aujourd'hui, c'est 800 personnes et quasiment 90 millions de chiffres d'affaires.
03:11Ce qui est intéressant, c'est aussi ce qui provoque le déclic.
03:15C'est propre à chaque entrepreneur.
03:17Là, ce qui m'intéresse, c'est toi, qu'on a le plaisir d'avoir sur scène,
03:20c'est quoi le déclic de Paul Lé qui fait qu'à un moment, tu vas prendre la direction de
03:25l'entrepreneuriat
03:26avec peut-être des doutes, peut-être beaucoup d'ambition aussi ?
03:31Alors, ouais, je te l'ai dit tout à l'heure, tu connais la réponse,
03:34parce qu'on se fait deux fois qu'on se voit aujourd'hui.
03:36J'ai 42 ans, j'ai commencé l'entrepreneuriat un peu avant 30 ans.
03:41Et avant ça, j'ai toujours été dans des entreprises et j'étais le collaborateur qui allait vite.
03:47C'est-à-dire que moi, je n'aimais pas trop la frustration.
03:48On me donnait des sujets, peu importe le nombre d'heures que je travaillais.
03:52J'aimais beaucoup travailler et j'aimais bien produire.
03:56Et à un moment donné, au bout de 4-5 ans, j'avais l'impression d'avoir fait le tour
03:59de mon poste.
04:00Et j'avais envie de voler de mes propres ailes,
04:04inspirés à l'époque par les histoires comme TechCrunch,
04:07qu'on pouvait voir, et les histoires de la Silicon Valley.
04:10J'ai été aussi bercé dans les années 2000 par les émissions Capital,
04:14où ça parlait de bulle Internet.
04:16Et évidemment, indirectement, j'ai des parents entrepreneurs,
04:19pas dans la tech, évidemment.
04:22Mais j'ai eu le goût de la liberté d'entreprendre et aussi financière.
04:28Donc je me suis dit avant 30 ans, écoute, ça fait deux boîtes que je fais.
04:31À chaque fois, on me s'est revendu.
04:33C'est mon tour.
04:34Et maintenant, je me lance.
04:36Donc ça fait déjà 12 ans.
04:37Tu parlais à l'époque de ces médias entrepreneurs, tous sont plus là.
04:42Mais à quel point ça a été déterminant aussi dans peut-être la compréhension telle de ce que ça pouvait
04:47être de monter sa boîte ?
04:49Ça t'a peut-être donné des idées aussi ?
04:51Ou en tout cas de l'envie ?
04:52L'envie de...
04:53Oui, évidemment, j'ai eu des mentors.
04:55J'ai grandi avec la première bulle Internet.
04:59J'ai eu l'ordinateur depuis 1993.
05:02Mon adresse Yahoo date de 1993.
05:04Donc à l'époque, on était moins de 100 millions d'internautes.
05:05Tu l'as toujours ?
05:06Je l'ai toujours, oui.
05:08Collector.
05:09Oui, collector.
05:11J'ai toujours aimé l'informatique, l'Internet.
05:14Et à l'époque, quand on faisait des cours d'informatique au collège,
05:17j'étais déjà plus fort que le prof.
05:19On apprenait le code HTML, mais nous, on savait déjà coder.
05:22On était en troisième et on ne savait pas ce que c'était.
05:24On ne savait pas l'avance qu'on avait et la chance qu'on avait de connaître tout ça.
05:29Et finalement, quand tu regardais Capital, les belles success stories,
05:33et puis on regardait à l'époque vraiment le cliché de la startup.
05:37C'était Caramel, tu vois, des boîtes, des développeurs qui codaient,
05:40qui jouaient aussi à la console.
05:42Je me suis dit, mais ça, c'est super, tu vois.
05:43C'est des mecs qui ne s'habillent pas en console.
05:45Super, je suis très bon à la console.
05:46J'ai une brillante...
05:48Travail informatique, donc ça, ça a conditionné l'envie d'avoir une startup,
05:52même si aujourd'hui, la belle vie, les bureaux de la belle vie,
05:54ce n'est vraiment pas ça du tout.
05:58Les débuts d'une entreprise, tu parles des brillants entrepreneurs
06:01que tu as pu voir à l'époque dans Capital.
06:03Aujourd'hui, tu fais partie de ces entrepreneurs brillants,
06:07qu'on écoute, qu'on vient voir.
06:08Certains sont investisseurs de la belle vie aujourd'hui.
06:10Ceux que je voyais à la télé dans les années 2000,
06:11certains sont investisseurs juste dans la belle vie.
06:13Ah, c'est beau, ça !
06:13Oui, Fabrice Grindat.
06:15Comment ?
06:15Fabrice Grindat, qui est un des plus gros entrepreneurs français et investisseurs.
06:18La question, c'est qu'avant d'être là-haut,
06:21il y a tout un chemin et qu'on n'arrive pas en un claquement de doigts.
06:24Et c'est important de le rappeler.
06:26J'aimerais justement, sur les différentes phases de la vie
06:30et du développement de la belle vie,
06:33que tu nous racontes déjà les premiers jours, les premières portes.
06:36On prend plein de portes, on prend plein de noms,
06:39on prend des « j'y crois pas », « t'y arriveras pas ».
06:42Et il faut à la fois écouter d'une oreille,
06:46parce que des fois, il y a des vraies raisons à aller creuser,
06:48puis en même temps, il faut tracer sa route.
06:51Oui, ce n'était pas facile les débuts de la belle vie.
06:54Déjà parce que notre marché est le marché le plus sophistiqué
06:58et le plus concurrentiel au monde.
07:01C'est-à-dire que nos concurrents, ils s'appellent Carrefour,
07:03ils s'appellent Monoprix, ils s'appellent Systemeux et Intermarché.
07:06Aujourd'hui, la belle vie, à Paris-Île-de-France,
07:09on est devant toutes les grandes enseignes.
07:10On est numéro 1 du marché.
07:12Déjà, s'il y a 10 ans, on nous aurait dit ça,
07:15on en rêvait, mais on ne l'aurait peut-être pas cru.
07:18En tout cas, on en est rêvés.
07:19Mais en tout cas, quand c'est lancé il y a 10 ans,
07:20on nous a toujours dit « tu vas mourir, les gros devant toi,
07:24ils ont trop d'argent, ils vont faire mieux que toi,
07:26tu ne vas pas y réussir ».
07:27Tous les 6 mois, on nous disait « tu vas mourir ».
07:30Mais contre ça, il n'y a qu'une chose à faire,
07:33c'est se retrousser les manches,
07:34essayer de comprendre son métier
07:35et travailler deux fois plus que tout le monde.
07:37Il faut s'imaginer.
07:39Et ce n'est pas quelque chose d'imagé,
07:42c'est la vraie vérité.
07:43Tu te lèves à 4h30 du matin,
07:45tu vas arrangir ça 5h,
07:46tu prends tes produits,
07:48tu décharges à 6h30
07:49et puis tu finis ta journée à 23h.
07:51Ça, pendant les trois premières années de la belle vie,
07:54tu passes de start-up,
07:57d'entreprise où tu es employé.
07:58Le premier jour, tu es sur un scooter
08:00et tu livres, tu as 30 ans, 31 ans.
08:03Certains pourraient croire que c'est la descente sociale,
08:06mais au contraire, c'est le bon métier.
08:08C'est là que tu apprends.
08:10Tout à l'heure, on était contraints par le temps
08:12sur 40 nuances de Nex,
08:13mais tu as fini en disant
08:14que l'entrepreneur, c'est un sportif de haut niveau,
08:16en tout cas quand on veut atteindre l'excellence.
08:19J'aimerais bien qu'on tire le fil
08:21parce que le travail en fait partie.
08:22Tu vois, Kylian Mbappé,
08:23quand il raconte sa vie
08:25et les choses auxquelles il a renoncé
08:28pendant sa jeunesse
08:29pour arriver là où il est.
08:31Tu vois, c'est beaucoup de sacrifices.
08:33Déjà, il faut comprendre que nous,
08:34on est une boîte VC-back,
08:36c'est-à-dire qu'on a des fonds d'investissement.
08:39Et ça, c'est une entreprise sur 1 000.
08:42Donc c'est quelque chose qui est déjà assez rare.
08:44Et derrière, passer de la série A
08:46à la série B, à la rentabilité,
08:47c'est encore plus rare.
08:49Et aujourd'hui, avoir une boîte consumer,
08:51c'est-à-dire une boîte B2C en France,
08:53c'est encore plus rare.
08:55C'est énormément de sacrifices et du travail
08:57quand on vous dit qu'il faut travailler 7 sur 7.
09:00C'est pas des conneries.
09:01Quand on vous dit que vos amis vont vous dire
09:04« Tu fais chier, tu fais que travailler,
09:06tu viens pas nous voir, tu nous aimes pas,
09:08tu nous considères pas »,
09:09c'est dur à entendre et il faut l'accepter.
09:11Il faut aussi accepter le changement physique.
09:15Tu vas prendre des kilos,
09:15tu vas prendre des cernes,
09:16tu vas prendre des cheveux blancs.
09:17Il faut accepter de travailler 100 heures par semaine.
09:20Mais ce que tu dis pas,
09:21ce que tu dis pas, c'est que t'as que 20 ans.
09:23Ouais.
09:24On voit les marques du travail.
09:29On aime bien montrer que pour arriver là-haut,
09:32c'est pas simple.
09:33Mais n'empêche,
09:34si autant d'entrepreneurs
09:35se relancent toujours dans une nouvelle aventure
09:38en sachant ce que c'est,
09:39c'est qu'on y trouve aussi
09:41beaucoup de plaisir.
09:43Bien sûr.
09:45C'est la liberté d'agir.
09:49La liberté en général,
09:51c'est la plus belle drogue qu'on puisse avoir.
09:53C'est-à-dire pouvoir faire ce que l'on veut tous les jours.
09:56Évidemment, t'as des règles,
09:57tu payes des impôts,
09:59t'as des taxes,
10:00ce genre de choses,
10:00ça fait partie des règles du jeu.
10:02Mais tu joues le jeu que tu as choisi.
10:04Et ça, c'est extrêmement puissant.
10:06Et quand tu réussis,
10:08évidemment,
10:08et c'est souvent au bout de 10 ans,
10:10une startup réussie
10:11au bout de 6, 7 ans.
10:13Tout ce qui est avant,
10:15les gens ont pensé que c'est de la chance,
10:17mais pas du tout.
10:17C'est que du travail.
10:18Tu commences à bien gagner ta vie.
10:21Enfin, moi, j'ai gagné
10:24le SMIC
10:25jusqu'à l'âge de 37 ans.
10:27En étant aussi entrepreneur.
10:29En étant entrepreneur.
10:30Donc, je suis 42 ans,
10:31ça fait que 5 ans
10:32que je gagne à peu près bien ma vie.
10:34Tu avais peut-être des salariés
10:35qui gagnaient bien mieux leur vie que toi.
10:36Bien sûr.
10:37Et encore aujourd'hui,
10:38j'ai des salariés au niveau du salaire
10:39qui gagnent mieux que moi.
10:40Et c'est normal, en fait.
10:41C'est normal et c'est comme ça
10:42que ça marche
10:44parce qu'il y a des salariés
10:45qui ont des hautes compétences
10:46et il faut les payer à la juste valeur.
10:48Et pour payer ces justes valeurs-là,
10:50tu te coupes toi-même
10:51de ta part de gâteau.
10:53Mais c'est complètement OK.
10:55Mais cette liberté
10:56et sentir qu'une entreprise
10:58grossit,
11:00c'est un sentiment
11:01qui est très agréable.
11:03Et encore une fois,
11:04dans le consumer en France,
11:06on n'est pas beaucoup.
11:07Donc, c'est très rare
11:08d'avoir une boîte consumer
11:09en tant qu'entrepreneur en France.
11:10Tu as beaucoup évoqué
11:11la notion de liberté.
11:13D'ailleurs, cette liberté,
11:14c'est la liberté d'action,
11:16la liberté de parole
11:17et la liberté aussi de son temps
11:19pour pousser des choses
11:20qui nous tiennent à cœur.
11:22C'est ça.
11:24Quand tu es entrepreneur,
11:26tu as une vision des choses
11:27et cette vision-là
11:29prend du temps
11:30et tu es souvent seul
11:31à la croire.
11:32Mais tu sens que le marché
11:33va aller dans cette direction-là
11:35et toi,
11:36dès le début,
11:37aller et prendre cette vague-là
11:38et au bout de quelques années,
11:40dire à tout le monde,
11:40tu vois,
11:41c'est ce chemin-là
11:41qu'il fallait prendre
11:42et que tu réussis
11:43et que tu l'as prouvé.
11:45C'est quand même
11:46quelque chose d'agréable.
11:47Mais tu vois,
11:48quand tu dis qu'un entrepreneur
11:49est là pour changer le monde,
11:50les entrepreneurs changent le monde.
11:52Au moins leur monde,
11:54le monde autour d'eux
11:55et parfois
11:56avec beaucoup d'ambition.
11:57Et ça commence comme ça.
11:57D'abord,
11:58tu changes ton monde.
11:59Déjà,
11:59c'est agréable
12:00de se faire livrer
12:01ses courses pour soi-même
12:02et d'avoir de la bonne viande,
12:03des bons fruits et légumes,
12:04ce genre de choses.
12:05Et puis,
12:05petit à petit,
12:06tu vas grossir ton cercle,
12:08ton cercle d'amis,
12:09ta famille,
12:10tes amis
12:10et puis après,
12:11les amis,
12:12des amis.
12:12Et puis,
12:13à un moment donné,
12:13ça va faire clac.
12:14Tu vas commencer
12:15à livrer des gens
12:15que tu ne connais plus
12:17et tu te dis,
12:17bah là...
12:19Un jour,
12:19tu es en soirée
12:20et on me dit
12:20tu connais la belle vie,
12:21c'est génial.
12:22Ouais,
12:22c'est ça.
12:22C'est agréable
12:23de se dire
12:23la belle vie,
12:24frishti.
12:25Voilà,
12:25j'adore.
12:26C'est moi.
12:27Moi,
12:28je veux bien
12:28qu'on parle aussi
12:29de tes engagements
12:29autour de Diversi Days.
12:31Ouais.
12:33Quand on...
12:33Aujourd'hui,
12:34c'est peut-être pas
12:35la même chose
12:35qu'à l'époque
12:36quand t'as lancé ta boîte.
12:38Il y a plein de réseaux
12:39d'accompagnement
12:41qui financent,
12:42qui accompagnent,
12:43qui mentorent.
12:44Je vous engage tous
12:46à taper à la porte
12:46si vous avez un projet.
12:48À tous les niveaux
12:49du moment
12:49où vous êtes
12:50dans votre boîte,
12:51il y a du monde
12:52pour vous ouvrir la porte.
12:54Mais il y a encore
12:55des publics
12:55à qui on n'ouvre pas
12:56assez la porte
12:57et il faut aussi
12:58des entrepreneurs
12:59comme toi
13:02pour en parler,
13:03là,
13:03déjà sur scène
13:04et puis pour faire
13:06un peu plus
13:06qu'en parler.
13:07Ouais,
13:07il faut déjà le montrer.
13:08Il faut montrer
13:09qu'il y a des voies
13:10qui existent.
13:10Quand t'es entrepreneur
13:11des quartiers
13:12et des régions,
13:14c'est vrai
13:14que la Startup Nation
13:15aujourd'hui
13:16est très dans le microcosme
13:17parisien.
13:18Mais c'est complètement normal
13:19puisque c'est là
13:20que ça a commencé.
13:21Donc,
13:21il y a une espèce
13:22de retard
13:22et tout va
13:23s'aplanir
13:25avec le temps.
13:25Mais il faut des modèles,
13:26il faut des gens
13:27qui tendent la main.
13:28Et aujourd'hui,
13:29c'est des choses
13:29qu'on essaye de faire.
13:30Donc,
13:30on fait partie
13:31des Diversi Days.
13:32On a un fonds d'investissement
13:33qui est dédié
13:34pour les gens
13:35des quartiers
13:36et des régions.
13:37On rentre au début,
13:39c'est-à-dire
13:39là où ils n'ont pas
13:40de réseau,
13:40ils n'ont pas d'argent,
13:42mais ils ont des idées,
13:43mais ils ont de l'énergie
13:44et nous,
13:45on va essayer
13:45de les accompagner
13:47sur leur première phase
13:48de démarrage.
13:50Et puis,
13:50quand on sent
13:50qu'il y a quelque chose
13:52qui est intéressant,
13:53on ouvre
13:54soit notre réseau,
13:55soit notre portefeuille
13:56en investissant
13:57ou soit les deux,
13:58évidemment.
13:59Et ça,
14:00c'est quelque chose
14:00qui est important
14:01parce que le visage
14:02de la tech aujourd'hui
14:05n'est pas forcément
14:06le visage de la tech
14:07de la France
14:08que je vois tous les jours.
14:08On a beaucoup parlé
14:10d'IA à Vivatech
14:11et la question
14:13de qui les dirige
14:14et pour faire quoi
14:15est importante,
14:17d'où la notion
14:17de diversité aussi
14:19jusque dans la création
14:20des algorithmes
14:22et des outils.
14:23Bien sûr,
14:23la diversité,
14:24ce n'est pas juste
14:25parce que c'est une image,
14:28mais c'est aussi
14:29des nuances
14:30dans l'humanité.
14:31Quand tu parles d'IA,
14:33tu ne peux pas juste
14:33avoir des algorithmes
14:34faits par un certain
14:36point de vue.
14:36Ce qui fait l'humanité,
14:37c'est la diversité
14:39de ces cultures,
14:40de ces goûts,
14:41de ces couleurs,
14:41de ces personnes.
14:43Et ça,
14:44l'IA doit le comprendre.
14:47Si on doit avoir une IA,
14:48elle doit absolument
14:49avoir les yeux ouverts
14:50et avoir le cœur ouvert.
14:51Ça, c'est très important.
14:53Et la diversité
14:55permet de corriger
14:56certaines trajectoires.
14:58Et ça,
14:58j'y crois vraiment.
14:59Il y a un entrepreneur
15:00dans cette salle
15:01qui vient te voir.
15:02Quelles sont les trois
15:03premières questions
15:04que tu lui poses ?
15:11Les trois premières
15:12questions que je lui pose,
15:16ça, c'est une très,
15:16très bonne question.
15:19Je lui demande
15:22qu'est-ce qu'il drive,
15:23qu'est-ce qu'il motive
15:24dans la vie ?
15:25Voilà.
15:27Chacun a son drive,
15:28mais il en faut un
15:29parce que dans les moments
15:30difficiles,
15:30il faut se raccrocher
15:31à ça.
15:32Le mien,
15:33c'est simple,
15:33c'est que j'avais des rêves,
15:36j'ai un peu trop ouvert ma gueule
15:37et je n'avais pas envie
15:38de décevoir les gens.
15:39Voilà.
15:40Donc aujourd'hui,
15:40je suis assez content
15:41de leur montrer
15:42que cette voie est possible.
15:43La deuxième chose,
15:44c'est que
15:47comment...
15:49En fait,
15:49je dirais que
15:49ces questions-là,
15:50c'est pour moi
15:51la plus importante.
15:52Après,
15:53qu'est-ce qu'il faut faire ?
15:54Voilà,
15:55tout est trouvable
15:55sur Internet.
15:57La seule question,
15:58c'est
15:59dans la difficulté
16:00de l'entreprenariat,
16:02qu'est-ce qui va
16:03te raccrocher
16:04à l'envie de réussir ?
16:06Dans les moments
16:07où parfois,
16:07ça peut être dur.
16:09C'est pour ça
16:09qu'on parle beaucoup
16:10de drive intérieur.
16:12Il faut se poser la question,
16:13qu'est-ce que ton drive intérieur ?
16:15Moi,
16:15j'aimerais aussi savoir
16:16ce qui te permet
16:20de prendre tes décisions.
16:21Est-ce qu'entreprendre,
16:23c'est des millions de décisions
16:24tous les jours ?
16:25J'exagère un peu.
16:26C'est beaucoup de décisions
16:27en permanence.
16:30C'est...
16:30Tu es dans un business,
16:32donc tu prends des décisions
16:33en fonction de ce que tu as
16:35sur ton compte en banque,
16:36déjà.
16:37Ça, c'est la vérité.
16:38Qu'est-ce qui te donne
16:39le plus de valeur ?
16:40Parce qu'une entreprise
16:41doit créer de la valeur financière.
16:43Donc évidemment,
16:43quelle décision
16:44qui te permet
16:45de créer
16:45le maximum de valeur ?
16:47Ça,
16:47c'est en termes financiers.
16:49Et puis après,
16:50la deuxième question,
16:51c'est
16:51est-ce que cette décision-là
16:54va t'apporter
16:55un peu plus
16:56de joie
16:58et de bonheur
16:59et un peu plus
17:01d'océan bleu
17:02dans ton entreprise ?
17:03Qu'est-ce qui va faciliter
17:04la vie
17:05de tes collaborateurs
17:06et de toi-même ?
17:06C'est les deux seules choses
17:08que je me pose
17:08comme question
17:09quand je prends...
17:10Paul,
17:10je vois qu'il nous reste
17:1150 secondes.
17:12Moi,
17:13j'aimerais savoir
17:13ce que tu n'as pas entendu
17:15au moment
17:15que tu as créé ta boîte
17:16que tu aurais aimé entendre.
17:23Je fais du philosophique.
17:24Oui,
17:25c'est du philosophique,
17:25mais c'est de la philosophie.
17:26Encore une fois,
17:27des humains,
17:29j'aurais aimé
17:31qu'on me dise
17:34que ça va être
17:35très,
17:36très,
17:36très,
17:36très,
17:37très dur,
17:38mais après ça,
17:40quel kiff !
17:41Tu vas très,
17:42très,
17:42très,
17:42très kiffé.
17:43Exactement.
17:44C'était un vrai kiff
17:45de t'avoir avec nous,
17:46Paul,
17:47on peut t'applaudir.
17:53Je ne sais pas
17:55si vous avez
17:56tout le line-up
17:57qui arrive
17:57au fil
17:59de l'après-midi.
18:00Dans un instant,
18:01dans deux petites minutes,
18:02on accueille
18:03Stéphanie Deleste,
18:04que tu connais bien,
18:05je crois.
18:05Elle a vendu
18:06sa première boîte
18:07Kappa
18:08au groupe Adéco.
18:09Vous la connaissez peut-être
18:11parce qu'elle est aussi jury
18:12dans Qui veut être mon associé.
18:14Et apparemment,
18:15l'entrepreneuriat,
18:17elle aime ça.
18:17Elle repart
18:18avec une nouvelle boîte,
18:19Volubile.
18:20On en parle
18:20dans un instant.
18:21Un immense merci, Paul.
18:23Merci.
18:23Merci.
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