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  • il y a 5 semaines
A Conversation with Bruno Le Maire

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Transcription
00:00Mesdames et Messieurs, je vous demandais un instant d'attention.
00:04If you can take your seat, we will have a conversation with Bruno Le Maire,
00:16who is the Minister of Finance, Industry and Economy.
00:21So, he is the Minister behind all the good things which are happening to our economy.
00:30So, please be seated.
00:34He will be joining in a moment.
00:39And I'm supposed to get you entertained for two or three minutes,
00:45the time that he will be ready.
00:51I will have to check if he is ready and I will come back.
01:22Messieurs, je vais parler en français et en anglais.
01:25I will do both.
01:27Like in the good night clubs in the Costa Brava,
01:35where you have the Master of Ceremony,
01:38who is saying Bienvenido, Bienvenue, and Welcome and Willkommen.
01:45Okay, it is a great pleasure and a great honor to introduce to you
01:53Monsieur Bruno Le Maire, who, as I said,
01:58is the Minister of Economy, Finance, Industry, Commerce,
02:04everything which is behind what is making France working.
02:10Bruno has joined the President of the Republic, Emmanuel Macron,
02:18as the Minister of Economy in 2017,
02:22and he has been the force behind everything good which happened to France.
02:31He has managed the growth.
02:33He has managed the pandemic, making sure that the small businesses
02:42were not facing some failures,
02:47and he has managed the recovery.
02:51He has also been the force behind everything which is happening
02:57with the start-ups and with the intangible economy.
03:05So he will be speaking for a few minutes,
03:08and right after, there will be a session
03:11which will be led by Christophe Jakubusin,
03:15where Christophe will give the floor to you
03:19if you have any questions in French or in English.
03:23Mesdames et Messieurs,
03:25c'est avec un grand plaisir et un grand honneur
03:28que je vous demande d'applaudir,
03:30comme il se doit,
03:32Monsieur Bruno Le Maire.
03:34A rose of applause for our Minister.
03:46Merci, cher Maurice.
03:47Merci à toutes et à tous.
03:49Je voudrais juste que Maurice reste une seconde
03:50parce que ici, c'est une salle magnifique,
03:55salle qui est pleine de jeunes entrepreneurs,
03:59de responsables d'entreprises.
04:01Il y a beaucoup de monde à Vivatech,
04:03beaucoup de personnalités,
04:04beaucoup de jeunes start-ups.
04:07Mais à l'origine de ce grand succès,
04:11il y a un homme qui a cru dans cette idée de Vivatech,
04:15qui a lancé ce sommet il y a quelques années,
04:20évidemment comme toujours en France,
04:22dans une indifférence,
04:24dans un scepticisme généralisé,
04:26se disant « ce n'est pas possible,
04:27on ne va pas y arriver ».
04:29Et j'ai le souvenir de la première session de Vivatech,
04:32c'était sous une petite tente,
04:34dans un lieu un peu reculé.
04:36Il y avait trois clampins qui étaient passés là,
04:38qui ont dit « tiens, il y a quelque chose qui se passe,
04:40on va venir ».
04:41Et des années plus tard,
04:43Vivatech est le premier salon mondial de la tech.
04:47On le doit à un homme,
04:48on le doit à Maurice Lévy,
04:49vous pouvez l'applaudir.
04:56Je vais m'exprimer en français,
04:58mais si vous avez des questions en anglais,
05:00je serai très heureux d'y répondre.
05:02Je débarque juste de l'avion,
05:05j'étais à Abu Dhabi pendant deux jours,
05:08aux Émirats Arabes Unis,
05:10et j'ai eu de nombreuses discussions
05:12avec des responsables,
05:14des Émirats Arabes Unis,
05:16des chefs d'entreprise,
05:18des ministres,
05:19des patrons de fonds d'investissement,
05:21ils ont tous un seul message.
05:25France is the place to be.
05:29Pour un investisseur,
05:31France is the place to be.
05:34Pour un jeune qui crée sa start-up,
05:36France is the place to be.
05:38Pour tous ceux qui veulent investir
05:40dans l'intelligence artificielle en Europe,
05:42France is the place to be.
05:46Et ça, c'est quelque chose
05:47de radicalement nouveau,
05:49qui fait plaisir à nos compatriotes,
05:53qui doit tous nous remplir de fierté,
05:55et nous inciter à nous demander
05:56pourquoi et comment est-ce qu'on peut faire mieux.
05:59La première raison,
06:00quand j'écoute les investisseurs étrangers,
06:03les chefs d'entreprise,
06:05les jeunes qui veulent créer leur entreprise,
06:07c'est qu'il y a quelque chose
06:09qui a changé dans la politique économique française.
06:13C'est qu'elle ne change pas.
06:15C'est que nous avons la même politique économique
06:18depuis 7 ans.
06:20Accessoirement,
06:21le même ministre de l'Économie et des Finances
06:23depuis 7 ans,
06:24dans un pays qui changeait tous les 4 matins
06:26de ministre de l'Économie et des Finances.
06:27Le président de la République a fait le choix
06:29de la stabilité.
06:30La stabilité économique, c'est la confiance,
06:32c'est la visibilité,
06:34c'est la sécurité pour les entrepreneurs.
06:36Et je pense que c'est un des atouts maîtres,
06:38aujourd'hui, de la France en Europe,
06:41la stabilité et la constance
06:43de sa politique économique.
06:45Et je le confirme à tous ceux qui auraient des doutes,
06:47nous ne changerons pas une politique économique
06:50qui gagne,
06:51qui crée 2 millions d'emplois,
06:53qui a fait de VivaTech
06:54le lieu le plus prestigieux pour la tech au monde,
06:57qui nous a permis de réindustrialiser le pays
06:59et de devenir la nation la plus en pointe
07:03sur l'intelligence artificielle.
07:06La deuxième raison,
07:07c'est qu'il y a quelque chose
07:07qui ne change pas pour le coup,
07:09c'est la qualité de nos infrastructures.
07:12Une des raisons pour lesquelles
07:14on investit en France,
07:15c'est que nous avons
07:16les meilleures infrastructures européennes.
07:19Routes, autoroutes,
07:22liaisons ferroviaires,
07:24centrales nucléaires,
07:27réseaux électriques
07:27et demain,
07:30les centres de données
07:31qui feront partie
07:33des infrastructures
07:34les plus critiques du 21e siècle.
07:36Et c'est pour ça
07:37qu'avec le président de la République,
07:38nous sommes aussi décidés
07:39à avoir le plus grand nombre
07:41de centres de données
07:42qui s'installent en France
07:43parce que ça vient compléter
07:45la qualité des infrastructures françaises.
07:47C'est très bien d'avoir du ferroviaire,
07:48c'est très bien d'avoir des routes,
07:49c'est très bien d'avoir des centrales nucléaires,
07:51mais c'est essentiel
07:53d'avoir demain
07:54le plus grand nombre
07:55de centres de données,
07:56ce sont les infrastructures
07:57critiques du 21e siècle,
07:59les infrastructures critiques
08:00de la gestion de données
08:01et de la valorisation de ces données.
08:03Nous continuerons à installer
08:05des centres de données en France
08:06pour devenir le pays
08:09le mieux équipé
08:10en termes d'infrastructures de données.
08:13La troisième raison,
08:15c'est qu'il y a quelque chose
08:16qui pour le coup change
08:17et change en bien,
08:18c'est la qualité,
08:19la détermination
08:20de nos entrepreneurs
08:20et je voudrais adresser
08:22un immense merci
08:23à toutes les entrepreneuses
08:26et tous les entrepreneurs
08:27qui sont présents ici,
08:29c'est vous qui faites
08:31la force de la France.
08:32C'est vous qui faites de la France
08:34pour la cinquième année consécutive,
08:36la nation la plus attractive
08:38pour les investissements étrangers,
08:39tout simplement,
08:40est-ce que pour investir,
08:41il faut bien des entreprises
08:42dans lesquelles investir,
08:43des start-up dans lesquelles investir,
08:45c'est votre création,
08:46c'est votre travail,
08:48c'est votre résultat,
08:49je propose que vous vous applaudissiez,
08:51vous-même, vous,
08:52les entrepreneuses
08:53et les entrepreneurs de France,
08:55c'est grâce à vous
08:55qu'on est attractif.
08:59Alors, un mot maintenant
09:00sur l'intelligence artificielle
09:02qui est le thème de VivaTech
09:04cette année.
09:06Juste pour dire très rapidement
09:07sur un sujet
09:08qui est une révolution technologique
09:10comme il en arrive une
09:11tous les deux ou trois siècles,
09:13quels sont à mes yeux
09:14les grands enjeux.
09:16Le premier enjeu,
09:18il est économique.
09:20L'intelligence artificielle
09:21est une chance unique
09:22pour l'Europe
09:23de rattraper la productivité
09:26qu'elle a perdue
09:26depuis plusieurs décennies.
09:29Je refuse que l'Europe
09:31soit systématiquement
09:32derrière les Etats-Unis
09:34en matière de croissance.
09:36Je refuse que l'Europe
09:37soit systématiquement
09:38derrière les Etats-Unis
09:39depuis trois décennies
09:41en termes de productivité.
09:44L'Europe est en état
09:46de léthargie économique.
09:48Il faut la réveiller.
09:50Et l'intelligence artificielle
09:51est la technologie
09:52qui va nous permettre
09:52de réveiller l'économie européenne,
09:55de réveiller sa productivité
09:56et de rattraper
09:57les pertes de productivité
09:58que nous avons enregistrées
09:59depuis plusieurs décennies.
10:01Je compte sur vous.
10:02L'Europe doit être devant,
10:03pas derrière,
10:04au même niveau
10:05que les Etats-Unis
10:06et pas plusieurs crans
10:08en termes de croissance
10:09et de productivité
10:10derrière les Etats-Unis.
10:12C'est le premier défi
10:14de l'intelligence artificielle.
10:17Croître n'est pas une menace.
10:19La croissance n'est pas
10:21un vilain mot.
10:22La croissance,
10:23c'est la prospérité.
10:24La croissance,
10:25c'est le niveau de vie.
10:26La croissance,
10:27c'est la qualité des soins.
10:29La croissance,
10:30c'est l'accès à la culture.
10:32Et la croissance,
10:32c'est la meilleure façon
10:33de trouver les technologies
10:36pour nous permettre
10:36de lutter contre
10:37le réchauffement climatique
10:38et de concilier
10:39croissance et climat.
10:41Voilà pourquoi
10:42l'intelligence artificielle
10:43est décisive.
10:44L'enjeu est économique.
10:46L'enjeu est de retrouver
10:48un niveau de vie meilleur
10:49pour tous nos compatriotes.
10:52Le deuxième enjeu,
10:53il est politique.
10:55Soyons très clairs.
10:56Il y aura au XXIe siècle
10:58un partage des eaux.
11:00D'un côté,
11:01il y aura les nations
11:02qui produisent
11:03de l'intelligence artificielle,
11:05qui ont les technologies,
11:07qui ont les algorithmes,
11:08qui ont les supercalculateurs,
11:10qui ont les processeurs,
11:12qui ont les semi-conducteurs
11:14jusqu'à 2 nanomètres.
11:16Et puis de l'autre,
11:18il y aura les consommateurs.
11:20Il y a ceux qui achèteront
11:21les technologies des autres,
11:23ceux qui consommeront
11:24l'intelligence artificielle
11:25des autres.
11:26Moi, je veux que la France
11:27soit du côté des nations,
11:29de production,
11:30qu'elle produise
11:30son intelligence artificielle.
11:32Je veux que l'Europe
11:33soit un des grands continents
11:35de l'intelligence artificielle
11:36du XXIe siècle
11:37et qu'elle ne soit pas
11:38le consommateur
11:39d'une intelligence artificielle
11:40produite par des entreprises
11:41chinoises
11:42ou par des entreprises
11:43américaines,
11:44mais qu'elle ait
11:45ses propres entreprises
11:46d'intelligence artificielle.
11:48Dans le partage des eaux
11:49du XXIe siècle,
11:51entre les consommateurs
11:52et les producteurs,
11:54entre ceux qui seront obligés
11:55de subir l'intelligence artificielle
11:57et ceux qui inventeront
11:59l'intelligence artificielle,
12:00je veux que la France
12:01et que l'Europe
12:02soient du côté des producteurs,
12:03de ceux qui inventent
12:04l'intelligence artificielle,
12:05de ceux qui la produisent.
12:07Et c'est pour ça
12:08que je reste fidèle
12:09à mon principe,
12:10l'innovation
12:11avant la régulation.
12:14Pour une fois,
12:16l'Europe qui adore
12:17créer des normes,
12:18des contrôles,
12:19des règles,
12:20doit comprendre
12:21qu'il vaut mieux
12:22innover
12:22avant de réguler,
12:24sinon vous risquez fort
12:25de réguler des technologies
12:26que vous ne maîtriserez pas
12:27et donc de mal les réguler
12:29parce que vous ne les maîtriserez pas.
12:31L'Europe doit apprendre
12:32à innover
12:33avant de réguler,
12:34elle doit retrouver
12:35le goût du risque.
12:36Et s'il y a bien
12:37une décision
12:38qui doit être prise
12:38lorsque nous aurons
12:39une nouvelle commission européenne,
12:41c'est plutôt
12:41que d'inventer
12:42de nouvelles directives,
12:43de nouveaux textes,
12:44de nouvelles normes,
12:45qu'elles décident
12:46d'une loi
12:47de simplification générale
12:49des règles
12:50et des directives existantes
12:51pour simplifier
12:52la vie des entrepreneurs,
12:53vous permettent
12:54de prendre des risques
12:55et vous permettent
12:56de créer
12:56l'intelligence artificielle
12:58française et européenne
12:59dont nous avons besoin
13:01pour notre économie.
13:02Enfin,
13:03le troisième enjeu,
13:04il est culturel.
13:07L'intelligence artificielle,
13:09c'est un outil de culture.
13:11C'est nourri
13:11par des données,
13:13c'est nourri
13:13par des textes,
13:14c'est nourri
13:15par du savoir,
13:15c'est nourri
13:16par de la science,
13:17c'est nourri
13:18par des valeurs.
13:19Je préfère avoir
13:20une intelligence artificielle
13:22européenne
13:22dans laquelle,
13:23quand on inscrit
13:25le mot démocratie,
13:26il y a des remarques
13:27positives qui sortent
13:29et quand on inscrit
13:30le mot régime autoritaire,
13:32il y a des critiques
13:33qui sortent.
13:34Mais si demain,
13:35l'intelligence artificielle,
13:36ce n'est pas
13:36les démocraties libérales
13:38qui le possèdent
13:39et qui le développent,
13:40eh bien,
13:41il y a fort à parier
13:42que le régime autoritaire
13:44apparaîtra comme positif
13:45et souhaitable,
13:46la démocratie
13:47comme peu efficace
13:48est critiquable.
13:50Nous,
13:50nous voulons défendre
13:51l'inverse.
13:51Si nous voulons défendre
13:52nos valeurs,
13:53nous devons avoir
13:54notre propre
13:55intelligence artificielle.
13:58Sur cette base-là,
13:59quelle stratégie ?
14:00Et j'en termine
14:00avec ces remarques.
14:03D'abord,
14:03je le redis,
14:04au cœur de la stratégie,
14:06il y a le principe
14:06« innover avant de réguler ».
14:09L'Europe doit retrouver
14:10le goût de l'innovation,
14:11de risque,
14:12de l'investissement.
14:14La deuxième chose,
14:15c'est que nous devons
14:16maîtriser
14:17tous les compartiments du jeu.
14:19Moi,
14:20je vois certains
14:20qui vous disent
14:20« l'Europe,
14:21dans le fond,
14:22elle doit stocker
14:22des données,
14:23mais pour le reste,
14:23la partie est perdue ».
14:24Non,
14:25nous devons maîtriser
14:26tous les compartiments
14:27du jeu de l'intelligence
14:28artificielle.
14:29D'abord,
14:29le premier,
14:30le plus important,
14:31le plus décisif,
14:32les compétences.
14:34Nous manquons
14:35de compétences
14:36en intelligence artificielle.
14:38Nous manquons
14:39d'ingénieurs
14:40et nous manquons
14:41surtout
14:41d'ingénieuses.
14:43Nous avons reculé
14:45sur la place
14:46des femmes
14:46dans la science
14:47en France.
14:48Nous avons reculé
14:49sur la place
14:50des femmes
14:50dans les écoles
14:51d'ingénieurs.
14:52Moi,
14:52je vais vous dire,
14:53je pense que maintenant,
14:53il est temps de mettre
14:54des quotas
14:55dans les classes préparatoires
14:56pour qu'il y ait
14:56autant de femmes
14:57que d'hommes
14:58dans les postes
14:58d'ingénieurs
14:59et que le mot
15:00ingénieur s'écrive
15:01avec un E
15:01à la fin.
15:02C'est indispensable
15:03pour réussir
15:04dans ce domaine
15:05de l'intelligence
15:05artificielle.
15:09Le deuxième sujet,
15:10c'est le financement.
15:11Tout ça coûte cher,
15:14très cher.
15:15Et nous voulons,
15:16avec le Président
15:17de la République,
15:17vous offrir
15:18les financements
15:18dont vous avez besoin.
15:20Je ne veux plus
15:22continuer à financer
15:23des ingénieurs
15:24sur fonds publics,
15:26continuer à financer
15:27la naissance
15:27de start-up
15:28sur fonds publics
15:29et puis le jour
15:30où ça marche,
15:31quand vous avez besoin
15:31de lever beaucoup d'argent,
15:33comme il n'y en a pas assez
15:33en France ou en Europe,
15:34vous partez aux Etats-Unis
15:37et vous vendez
15:38votre entreprise.
15:39Ce temps-là
15:40est révolu
15:41et il faut faire
15:42une croix définitive
15:43sur la perte
15:45de souveraineté
15:45que représente
15:46la vente
15:47de nos start-up
15:47et de nos pépites
15:48à l'étranger.
15:49Grandissez
15:49et nous,
15:50nous vous apporterons
15:51les financements.
15:52Des financements publics,
15:53France 2030,
15:54des financements privés,
15:56des initiatives
15:56comme l'initiative Tibi
15:57qui avait été prise,
15:58des financements européens.
16:00Je continuerai à me battre
16:01et dès demain,
16:02je le ferai
16:02avec mon homologue allemand
16:03pour qu'on mette en place
16:04une union des marchés
16:05de capitaux
16:06qui vous permette
16:07de lever de l'argent
16:07à Berlin,
16:08à Bruxelles,
16:08à Paris,
16:09à Rome ou à Madrid
16:10avec les mêmes règles
16:11et avec la même facilité
16:12que si vous alliez
16:13chez votre banquier
16:14au coin de la rue
16:15dans la ville
16:16où vous habitez
16:16en France.
16:17Vous avez besoin d'argent,
16:19nous vous l'apporterons
16:20en mettant en place
16:21l'union des marchés
16:22de capitaux.
16:24Troisième élément,
16:27troisième compartiment du jeu,
16:29le stockage de données.
16:30Je le disais,
16:30c'est les infrastructures
16:31critiques.
16:32Nous devons avoir
16:33les centres de données
16:35les plus performants,
16:36les plus efficaces
16:37et les plus puissants
16:38de la planète
16:39ici en France.
16:41Quand Microsoft annonce
16:42qu'il va ouvrir
16:43un centre de données
16:44en France,
16:44tant mieux.
16:45Il faut juste qu'il y ait
16:46à côté d'autres entreprises,
16:48Calway par exemple,
16:49dans le chalut d'une initiative,
16:50qui ouvre aussi
16:51son centre de données.
16:53Il faut se battre
16:54pour que nous ayons
16:55des centres de données
16:56les plus performants possibles,
16:58qu'il y ait de l'open source
16:59pour qu'à côté des GPU
17:00fournis par NVIDIA,
17:02on puisse développer aussi
17:03nos propres puces
17:05nationales ou européennes.
17:07Je salue ce qui a été fait
17:08par Pascal
17:09pour développer à côté des GPU
17:11des capacités quantiques
17:13qui vont révolutionner
17:14le stockage,
17:15l'utilisation
17:16et la valorisation des données.
17:17C'est ça l'intelligence française,
17:19c'est prendre des risques
17:19et pas copier
17:21ce que font les autres
17:21mais dépasser
17:22ce que vont les autres.
17:24Vive Pascal,
17:25vive les entrepreneurs français
17:26et vive les start-up françaises
17:28qui innovent
17:28et qui prennent des risques.
17:33Quatrième compartiment de jeu,
17:34les semi-conducteurs.
17:36Là aussi,
17:37ne restons pas
17:37les deux pieds
17:38dans le même sabot
17:39à nous dire
17:40« Oh là là,
17:40on est arrivé à faire
17:41du 11 nanomètres
17:42à Kroll
17:43chez STMicro,
17:43c'est formidable,
17:44on ne va pas faire plus. »
17:45Mais non,
17:46il est indispensable
17:47d'avoir accès
17:48aux 2 nanomètres
17:48et moi je vais me battre
17:50pour aller chercher
17:50des technologies
17:51à l'étranger
17:52puisqu'elles n'existent pas
17:53ni en France
17:53ni en Europe
17:55qui viendront investir
17:56sur notre territoire
17:58et donner accès
17:59à la technologie
18:00des 2 nanomètres
18:01à la France,
18:02aux industriels français
18:03et derrière
18:04à vos entreprises.
18:06Pas de limite,
18:08pas d'obstacle.
18:09Se battre sans cesse
18:11pour être les meilleurs
18:12et pour être devant,
18:13nous devons en France
18:14développer des capacités
18:15de semi-conducteurs
18:16de la taille
18:17de 2 nanomètres
18:18pour pouvoir être
18:19aux meilleurs standards
18:19mondiaux.
18:20Ne nous résignons pas
18:21à laisser d'autres pays
18:22maîtriser cette technologie-là.
18:25Enfin,
18:25tout dernier point,
18:26la puissance de calcul.
18:27Vous avez besoin
18:28d'entraînement.
18:28Nous avons lancé
18:30avec le président
18:30de la République
18:31des initiatives
18:32avec Jean Zay,
18:33avec Jules Verne.
18:34Il y a d'autres
18:35initiatives privées
18:36qui sont en cours de route
18:37et qui vont
18:38dans la bonne direction.
18:39Nous voulons vous offrir
18:40les meilleures puissances
18:41de calcul possibles.
18:43Troisième élément
18:44de la stratégie,
18:45une fois qu'on maîtrise
18:46tous les compartiments
18:47du jeu,
18:47qu'on a le principe
18:48d'innover avant de réguler,
18:50il faut diffuser l'IA.
18:52Et c'est là
18:52que vous avez
18:53un rôle majeur à jouer.
18:55L'IA,
18:55elle est efficace
18:56si elle est partout.
18:58Pas uniquement
18:59dans vos start-up,
19:00dans toutes les entreprises,
19:01chez les commerçants,
19:02dans les PME,
19:03dans les TPE.
19:04Diffuser
19:05l'intelligence artificielle
19:06partout
19:06pour que partout
19:08on gagne en productivité.
19:10Diffuser
19:10l'intelligence artificielle
19:11dans les territoires
19:11les plus reculés
19:12au service
19:13de nos compatriotes.
19:14pour améliorer
19:15leur niveau de vie
19:17et leurs conditions de vie.
19:18C'est ce que fait
19:18remarquablement
19:19la Poste
19:20et je salue
19:20toutes les postières
19:21et tous les postiers
19:22qui utilisent
19:23l'intelligence artificielle
19:24au service
19:25des conditions de vie
19:26de nos compatriotes.
19:28Moi,
19:28de mon côté,
19:29je m'engage
19:30à ce qu'en matière
19:31de commande publique,
19:32on fasse le maximum
19:34pour utiliser
19:35votre intelligence artificielle
19:37et vos projets
19:39d'intelligence artificielle
19:40au service
19:41de l'administration
19:42et de la commande publique.
19:44Enfin,
19:45la diffusion de l'IA,
19:46c'est d'avoir
19:47des cas d'usage.
19:48L'IA,
19:48ce n'est pas un truc
19:49qui plane comme ça
19:50autour de la planète
19:52de manière complètement théorique.
19:53C'est des choses
19:54très concrètes.
19:55C'est l'imagerie médicale.
19:57Vous avez des images médicales,
19:59vous avez le médecin
20:00et entre l'image
20:01et le médecin,
20:02l'IA va travailler
20:04sur cette image,
20:05recenser les millions
20:06et les millions
20:06de données qu'elle a
20:07pour donner un diagnostic
20:08et ce diagnostic
20:09va aider le médecin
20:11à poser son propre diagnostic.
20:13L'IA ne remplace pas l'homme.
20:15L'IA apporte son aide
20:17à l'homme.
20:19L'IA ne pense pas
20:20à la place de nous.
20:22L'IA nous aide
20:23à penser plus loin,
20:24plus fort,
20:25plus juste.
20:26C'est à ça que doit servir
20:27l'intelligence artificielle.
20:29Chacun sait que toutes
20:30les nouvelles technologies,
20:32ça peut être le pire
20:34comme ça peut être le meilleur.
20:35Il faut juste être capable
20:37d'en donner l'usage,
20:39les règles.
20:40Après tout,
20:41quand on a créé le marteau,
20:43c'est le meilleur
20:44quand on veut enfoncer un clou,
20:46c'est le pire
20:47si on tape sur la tête
20:47de son voisin.
20:49L'intelligence artificielle,
20:50c'est la même chose.
20:51Mettons-la au service
20:52des humains,
20:54de nos valeurs,
20:55de l'amélioration
20:56de la vie quotidienne
20:57de nos compatriotes,
20:57ça nous permettra
20:59d'être plus prospères
21:00et ça nous permettra
21:01d'avoir tous ensemble
21:02une société meilleure.
21:03Merci à toutes et à tous.
21:12Bonjour à tous.
21:14Bonjour à tous.
21:14Bonjour à tous.
21:15Bonjour à tous.
21:16Cette séance de questions-réponses,
21:18on a bien compris
21:19vos engagements,
21:20more money
21:21for the startups,
21:24AI everywhere,
21:26less regulation.
21:27so what else do you need
21:29to invest in France
21:30and to invest
21:31in the French tech economy?
21:36So maybe you can
21:37just raise your hand,
21:38vous pouvez lever votre main
21:39et on vous donne la parole,
21:41vous pouvez poser vos questions
21:42à Bruno Le Maire.
21:43Qui veut commencer ?
21:44Là-bas, monsieur.
21:45En français ou en anglais ?
21:46Il n'y a pas de problème ?
21:51Bonjour.
21:51Alors du coup,
21:52je vais le faire en français.
21:53On a beaucoup parlé
21:54de pouvoir être
21:55sur le même marché
21:56que le marché américain,
21:58que le marché chinois.
21:59On a besoin
22:00d'un marché européen,
22:01du coup.
22:01On a besoin
22:02de tous travailler ensemble
22:03parce que sinon,
22:03on n'est pas sur
22:04la même taille de marché.
22:05En même temps,
22:06on se retrouve
22:06dans un contexte
22:07où les pays sont
22:08de plus en plus fermés,
22:09peut-être un peu plus souverains
22:11et aussi dans un contexte
22:13où la France
22:14veut gagner aussi
22:14de la souveraineté.
22:16Que compte faire l'État
22:17pour pouvoir proposer
22:18aux entrepreneurs
22:19et aux start-up
22:20d'avoir accès
22:21à plus de marchés
22:22pour avoir plus de clients,
22:24un plus grand marché,
22:25tout en pouvant
22:27surpasser les politiques
22:28des pays
22:29qui se referment ?
22:31Alors d'abord,
22:32il faut un marché unique européen,
22:33je le redis.
22:34C'est essentiel.
22:35Sinon,
22:35on n'y arrivera pas.
22:36Vous ne lutterez pas
22:36avec la Chine
22:37et avec les États-Unis.
22:39Si vous n'avez pas
22:40un marché unique européen,
22:41sur les données,
22:42la gestion des données
22:43et le financement
22:45qui est le nerf
22:46de la guerre.
22:48Ensuite,
22:49il y a la commande publique.
22:50Nous sommes,
22:51en Europe,
22:52des nations
22:52qui ont des commandes publiques
22:53très importantes.
22:55En France,
22:55la commande publique,
22:56c'est des dizaines
22:56et des dizaines
22:57de milliards d'euros.
22:58Moi,
22:58je souhaite qu'on vous réserve
22:59une part de la commande publique
23:00à nos start-up,
23:01à nos entreprises.
23:02Et le principe
23:04que je porte,
23:05c'est de dire
23:06qu'une part
23:07de la commande publique
23:08européenne
23:09doit être réservée
23:10exclusivement
23:10et uniquement
23:11aux entreprises européennes.
23:13Ça s'appelle
23:13la préférence européenne.
23:15Elle doit s'appliquer
23:15aussi à nos start-up
23:17et à l'intelligence artificielle.
23:19Ça veut dire
23:19un Buy European Act ?
23:21Ça veut dire
23:21un Buy European Act
23:22que je défends
23:23aussi bien
23:24dans le secteur industriel
23:25que dans le secteur
23:25des nouvelles technologies.
23:27Quand vous ouvrez
23:28un champ éolien
23:28offshore,
23:30au large de Shanghai,
23:32est-ce que vous pensez
23:32que les composants français
23:34ont des chances
23:34de gagner ?
23:35Aucune.
23:36Ce sera des composants
23:37chinois
23:37qui gagneront.
23:39Est-ce que lorsque
23:39M. Biden
23:40ouvre des champs
23:41éoliens offshore
23:42au large
23:43de New York,
23:45les composants
23:46français ou européens,
23:47les éoliennes françaises
23:48ou les éoliennes européennes
23:49ont une chance
23:50de gagner ?
23:50Aucune.
23:5195%
23:52de l'équipement
23:53offshore américain,
23:5496%
23:55de l'équipement
23:55offshore chinois
23:56sont américains
23:57ou sont chinois.
23:58Je propose
23:58la même chose
23:59pour les entreprises
24:00européennes.
24:00quand vous ouvrez
24:01des champs éoliens
24:02en Europe,
24:0260% du marché
24:04doit être réservé
24:05à des composants
24:07européens
24:07et à des industries
24:08européennes.
24:10Une autre question ?
24:13Oui,
24:13monsieur là.
24:15Vas-y.
24:23Bonjour monsieur le ministre,
24:24merci beaucoup
24:24pour votre intervention
24:25qui est très pertinente.
24:26Bertrand Miller,
24:27mon nom.
24:28Il y a quand même
24:29une pièce du poste
24:30qui manque en Europe
24:30c'est d'avoir
24:31des champions mondiaux,
24:33les Google,
24:33Meta,
24:34Nvidia ou The World
24:35parce qu'un point
24:36important pour une start-up
24:37c'est son exit
24:38et finalement
24:39il y a très peu
24:40de grands champions
24:41mondiaux en Europe.
24:43Il n'y a qu'à regarder
24:43les capitalisations boursières.
24:45Combien de temps
24:46ça va durer ?
24:48Combien de temps
24:49ça va prendre
24:49pour converger
24:51vers les Etats-Unis
24:51ou la Chine ?
24:53Alors,
24:53excellente question.
24:55L'un des grands défis
24:57de l'intelligence artificielle
24:58aujourd'hui
24:59et l'un des grands risques
25:01c'est qu'on saute
25:02d'un monopole
25:04à un autre monopole.
25:06Dans les années 80-90,
25:09les Etats-Unis,
25:10je salue le sens du risque
25:11et de l'audace des Américains,
25:13ils ont pris le monopole
25:14sur le numérique.
25:15Google,
25:16Amazon,
25:16Facebook,
25:17Microsoft,
25:17vous les connaissez tous,
25:18ils sont en situation
25:19de monopole
25:21avec des capitalisations
25:22boursières
25:23de 1 000,
25:231 500,
25:242 000 milliards
25:25de dollars.
25:27Et donc,
25:28ils sont mieux armés
25:29pour investir
25:30à leur tour
25:31dans l'intelligence artificielle.
25:33Et donc,
25:33l'énorme risque,
25:35celui que chacun doit voir,
25:37c'est qu'on passe
25:38d'un monopole du numérique
25:39à un monopole de l'IA.
25:41Et que ceux qui ont
25:42le monopole du digital
25:43aujourd'hui
25:44aient demain
25:45le monopole
25:46de l'intelligence artificielle.
25:48Et le moment
25:49où nous devons intervenir
25:50pour casser ce monopole,
25:52investir,
25:53grandir,
25:54rivaliser
25:55avec les champions
25:56du numérique américain,
25:58c'est maintenant.
25:59Ce n'est pas une affaire d'année,
26:01c'est une affaire de mois.
26:03Ça va vite,
26:04très vite,
26:05très très vite.
26:06Et quand je dis
26:07qu'il faut que l'Europe
26:07arrête avec ses régulations,
26:09avec ses normes,
26:10avec ses directives,
26:11c'est que sinon
26:11la bataille est perdue.
26:13Déjà que nous n'avons pas,
26:14nous,
26:14de grands champions
26:15du numérique,
26:16si en plus
26:16on met des bâtons
26:17dans les roues
26:17de nos futurs champions
26:18de l'IA,
26:19la bataille est perdue.
26:20Si en revanche,
26:22on vous donne
26:22la possibilité
26:23de vous développer
26:23Union des marchés
26:24de capitaux,
26:25si on simplifie
26:26les règles,
26:27loi de simplification
26:28générale en Europe,
26:29et si on vous apporte
26:30les outils technologiques
26:32nécessaires,
26:33publics et privés,
26:33et qu'on réserve
26:34une part de la commande
26:35publique à des acteurs
26:36européens,
26:37là,
26:37la bataille n'est pas perdue
26:39et on peut avoir
26:40des grands champions
26:40européens
26:41de l'intelligence artificielle.
26:43Est-ce qu'il n'est pas
26:43déjà trop tard ?
26:44Parce qu'on a des champions
26:45naissants en Mistral AI,
26:47Dust dans l'IA,
26:49dans le quantique
26:50aussi avec Pascal,
26:51comment on leur donne
26:52les moyens,
26:52tout de suite,
26:53justement,
26:54parce qu'ils sont en avance,
26:55de conserver l'avance
26:56et d'avoir les moyens
26:58de se développer ?
26:59Ça se joue en mois,
27:01pas en années.
27:03Mistral a besoin
27:04de lever de l'argent
27:05d'ici six mois,
27:06ça va être des fonds
27:07très importants.
27:08Soit on a fait
27:09Union des marchés
27:09de capitaux,
27:10soit ils iront ailleurs.
27:11Il faut que chacun
27:12réalise que,
27:14comme on dit
27:14en bon français,
27:15time is of the essence.
27:17Ça va très vite.
27:19Donc c'est à nous
27:20de simplifier maintenant,
27:21de mettre en place
27:22sur les marchés
27:22de capitaux maintenant,
27:24de simplifier
27:25le droit de la concurrence
27:26maintenant pour permettre
27:27de créer des grands champions
27:28européens.
27:29Sinon, effectivement,
27:30demain, il sera trop tard.
27:31Ce n'est pas trop tard
27:32maintenant,
27:33ce sera trop tard demain.
27:34Je vois plein d'autres
27:34bras se lever.
27:35Une question ici.
27:41on va commencer par là.
27:49Merci, monsieur le ministre.
27:51Melkir de Massary,
27:52École à l'EF 42.
27:53Donc vous...
27:54Alors déjà, oui,
27:54merci peut-être d'avoir répondu
27:56aux pieds levés
27:57et remplacé
27:57le président de la République.
27:59Peut-être vous entraînez-vous
28:00pour 2027.
28:01Vous nous avez présenté
28:03un réel programme électoral
28:05et en annonçant plein d'argent
28:06et en annonçant une stabilité.
28:08Comment pouvez-vous garantir
28:09à des étudiants aujourd'hui
28:11qui peut-être rêvent
28:12d'être entrepreneurs,
28:14start-upeurs,
28:14que dans 3 ans
28:15et au-delà,
28:16l'argent sera toujours là
28:17et que le cap
28:18sera toujours le même ?
28:19Parce qu'en fait,
28:20c'est vrai,
28:20on a besoin,
28:21au-delà des promesses,
28:22de garanties
28:23pour pouvoir y aller.
28:25Je vous remercie.
28:26La seule garantie
28:27que je peux vous donner,
28:28c'est qu'il faut garder
28:29la même majorité,
28:30la même politique,
28:33le même ministre
28:33de l'Économie et des Finances
28:34qui est très heureux
28:35de jouer le remplaçant
28:36du président de la République
28:37ce soir.
28:38C'est un honneur
28:39et puis,
28:40je ne vous cache pas,
28:40ça va être un grand plaisir.
28:42Mais c'est vrai
28:43que la stabilité
28:43de la politique économique,
28:44elle est absolument fondamentale.
28:46Je ne vais pas faire de politique
28:46ce soir,
28:47ce n'est pas l'objectif.
28:49Je pense qu'il n'y a rien
28:50de plus précieux
28:52dans des moments
28:53où les choses changent très vite,
28:54bougent très vite,
28:55que de vous dire
28:56voilà,
28:56ça ne bougera pas,
28:57ça ne changera pas,
28:58la fiscalité sera la même,
28:59le soutien sera le même,
29:00et vous pouvez compter sur nous.
29:02En tout cas,
29:02pour les mois qui viennent,
29:03vous pouvez continuer
29:04à compter sur moi.
29:05J'ai une question,
29:06j'ai une jeune femme ici
29:07qui lève la main,
29:09s'il vous plaît.
29:16Bonjour, monsieur,
29:17je suis étudiant
29:18à l'Université Paris-Saclay,
29:20j'étudie informatique
29:21et mathématiques
29:22et donc nous,
29:23avec notre équipe,
29:24on veut aussi participer
29:27à le développement
29:29d'intelligence artificielle
29:31et donc on veut créer
29:32des projets,
29:32etc.
29:33Est-ce que vous pouvez me dire,
29:35est-ce qu'il existe
29:36des programmes
29:36qui vont soutenir
29:38des étudiants
29:39qui font quelque chose
29:40comme ça,
29:40comme ce type de projet,
29:42ou est-ce que vous avez
29:42déjà considéré
29:43des créations
29:44de ce type de projet
29:47de soutenance ?
29:49Alors, nous,
29:50vous venez de Paris-Saclay,
29:51c'est ça ?
29:52Oui.
29:52C'est l'un des lieux
29:54les plus prestigieux
29:55sur la science,
29:56l'intelligence artificielle,
29:58donc oui,
29:58il y a beaucoup de programmes
29:59qui soutiennent
29:59le développement
30:00de Paris-Saclay.
30:01On investit beaucoup
30:02d'argent dans Paris-Saclay
30:03et je pense que c'est
30:04de l'argent
30:05qui est bien dépensé.
30:06Je le dis d'ailleurs
30:07dans des moments
30:07où chacun sait
30:09qu'il faut rétablir
30:09des comptes publics,
30:10ce n'est pas toujours
30:10le plus simple.
30:12Rétablir des comptes publics,
30:13ce n'est pas couper
30:14dans les investissements
30:15d'avenir,
30:16au contraire.
30:17Et je pense que l'argent
30:18qu'on met dans Paris-Saclay,
30:19dans les programmes
30:20de recherche,
30:20dans l'intelligence artificielle,
30:22c'est de l'investissement,
30:23c'est de l'argent bien employé,
30:24donc vous pouvez compter sur nous.
30:26Merci beaucoup.
30:27Autre question ?
30:28Mademoiselle, ici ?
30:29Madame.
30:34Madame.
30:35Ici.
30:35On va vous apporter le micro.
30:36Le micro arrive par là.
30:43Hello.
30:43Yeah, thank you once again.
30:46Can I ask in English?
30:48Yeah, no problem.
30:49So, I'm representing
30:51some science journal.
30:53I'm a correspondent.
30:54And what I'm really interested in
30:56is to know
30:57are there some international
30:59cooperation program
31:00which exists.
31:02I mean, in internal,
31:03like between France and Germany.
31:08The same like in, you know,
31:10in Europe and, for example,
31:12in Ukraine.
31:12are there any international
31:14cooperation ?
31:15Thanks.
31:16There is international
31:17cooperation, of course.
31:19First of all,
31:19we must reinforce
31:20the European cooperation
31:22on AI.
31:24And I think, for instance,
31:25that on supercalculation,
31:26we are on the right track,
31:28but we should definitely
31:29accelerate the process
31:30so that we can compete
31:31with the US
31:32on supercalculation.
31:34On quantic calculation,
31:36where we have such skills
31:37and such successes in France,
31:40it's time now
31:41to pave the way
31:42for a better cooperation
31:43with Spain, Italy,
31:44Germany
31:45on quantic calculation.
31:48On the question of chips
31:49and semiconductors,
31:51I think that there is
31:52a lack of cooperation.
31:54Each member state
31:55is trying to get access
31:56to the best number
31:59of chips and semiconductors
32:01without thinking
32:02of a kind of sharing
32:04between France, Germany
32:06and the big states
32:08of the EU.
32:10It would be more convenient
32:11and more efficient
32:13from a financial point of view
32:14if we would say,
32:15well,
32:15France will develop
32:16that kind of chips,
32:18Germany will develop
32:19that kind of chips,
32:20and we put that all together
32:22so that we can ensure
32:24the safety
32:25of the providing
32:27and the safety
32:28of the value chains
32:29in Europe.
32:31So we are on the right track,
32:32but there remains
32:34some efforts to be down
32:35to be at the same level
32:37of cooperation
32:37than the US.
32:39I've got more questions,
32:40one here.
32:41Une question ici.
32:47Monsieur le maire,
32:48merci pour votre discours.
32:50Alors,
32:50pour nous entrepreneurs
32:51dans l'IA,
32:52surtout l'IA française
32:53et éthique,
32:54génial.
32:54Mais j'ai besoin
32:56d'une précision,
32:57s'il vous plaît.
32:58aujourd'hui,
32:59que ce soit chez Meta,
33:01avant vous,
33:02il y avait Yann Lequin,
33:02il est français.
33:03Que ce soit chez Hugging Face,
33:07Clément Delangue,
33:08il est français.
33:09Que ce soit chez OpenAI,
33:11Romain Huet,
33:11il est français.
33:12Pourquoi tous ces français
33:14ne sont pas en France
33:15aujourd'hui ?
33:16Et bon,
33:16la réponse,
33:16elle est très facile,
33:17et il l'a dit Yann Lequin
33:18juste avant,
33:19parce qu'ils sont payés
33:208, 9, 10, 15 fois moins cher
33:23qu'aux Etats-Unis,
33:24moins cher,
33:25ouais,
33:25plus cher qu'en France.
33:27Pourquoi ?
33:28Pourquoi est-ce qu'on ne peut pas
33:29payer ses cerveaux
33:30et on laisse les cerveaux français ?
33:31Parce qu'on a quand même
33:32les meilleurs ingénieurs en IA
33:33en France.
33:35Et aujourd'hui,
33:35même nous,
33:36dans notre boîte,
33:36on a du mal à donner
33:37des arguments à des Français
33:39de venir ou de rester en France
33:41parce qu'ils sont
33:42alpagués un peu partout,
33:43et surtout aux Etats-Unis.
33:45Je vous fais une réponse
33:46poétiquement incorrecte
33:48à une question très juste.
33:51C'est vrai que les meilleurs
33:52scientifiques français,
33:54ils sont reconnus par les plus grands
33:56géants du numérique,
33:57dont parlait monsieur tout à l'heure,
33:59et c'est très bien de se dire
34:00qu'à la tête du centre de recherche
34:02de Google,
34:02il y a un français,
34:02on est très content,
34:03c'est très prestigieux,
34:04c'est formidable,
34:05mais ce serait encore mieux
34:06s'il était en France,
34:07dans une entreprise française.
34:09Ce serait encore mieux
34:10si on n'allait pas démarcher
34:11nos scientifiques
34:12dans les universités
34:13et dans les centres de recherche.
34:14Moi, ça ne me dérangerait pas du tout
34:15qu'on laisse la liberté totale
34:17aux présidents d'universités,
34:18aux présidents de centres de recherche
34:19de payer les chercheurs
34:21ce qu'ils veulent les payer
34:23en fonction de leur attractivité
34:25et de ce qu'ils représentent
34:26pour l'université.
34:27Plus d'indépendance,
34:29plus d'autonomie
34:30pour les patrons d'établissements,
34:31les patrons de laboratoires,
34:32les patrons d'universités
34:33pour qu'on garde
34:34les meilleurs chez nous.
34:35J'ai toujours considéré
34:36que servir son pays,
34:39être au service de son pays.
34:41C'est toujours préférable
34:43pour la France
34:43que d'aller servir ailleurs.
34:45Je peux comprendre
34:46les choix qui sont faits
34:47par les uns et par les autres,
34:47mais donnons-nous aussi
34:48les moyens
34:48de garder nos talents
34:49sur le territoire français.
34:52Parfois, on n'a pas d'argent,
34:53on a des idées.
34:54Il y a une proposition de loi
34:55en ce moment
34:55qui est en discussion
34:56notamment au Sénat
34:56sur l'attractivité
34:57de la place financière
34:58avec la possibilité
34:59de multiplier
35:00le nombre de droits de vote
35:02pour les entrepreneurs,
35:03justement,
35:03pour ceux qui créent
35:03les entreprises,
35:04pour creuser l'écart
35:05avec notamment
35:06les réglementations
35:07d'autres pays.
35:08C'est quelque chose
35:09que vous soutenez,
35:09que je soutiens totalement.
35:11Je pense qu'il faut
35:11donner la parole
35:12aux entrepreneurs
35:12et le droit de vote
35:13aux entrepreneurs.
35:14La France doit être
35:15encore devant,
35:16elle doit être innovante.
35:17Il y a beaucoup
35:18de pays européens
35:18qui, aujourd'hui,
35:21sont averses au risque
35:23et ne veulent pas modifier
35:24un certain nombre de règles.
35:25Moi, je suis pour
35:26qu'on modifie ces règles.
35:27Je suis d'ailleurs
35:28pour qu'on modifie
35:29les règles prudentielles
35:30qui s'appliquent
35:31aux banques
35:32et aux assurances
35:33qui ont été définies
35:33au lendemain
35:34de la crise financière,
35:35qui n'ont jamais été
35:36modifiées depuis
35:36et qui font que nos banques
35:37et nos assurances,
35:38pas parce qu'elles ne veulent pas,
35:39mais parce qu'elles ne peuvent pas
35:40à cause de la régulation,
35:42investissent moins
35:43que les grands centres
35:44financiers américains
35:46dans les start-up
35:47et dans les entreprises risquées.
35:49Il faut être capable
35:50de bouger,
35:51de prendre du risque,
35:52d'avoir de l'audace.
35:53C'est ce qui permettra
35:54à l'Europe de réussir.
35:55J'avais une question là-bas.
35:57S'il vous plaît.
35:59Le micro arrive.
36:07Bonsoir, monsieur le ministre.
36:08Merci pour votre intervention.
36:10Je suis Romain
36:11du bachard
36:11de l'école polytechnique.
36:13Vous avez mentionné
36:14le soutien de la France
36:15aux entrepreneurs,
36:16aux ingénieurs.
36:18Qu'en est-il
36:18du monde de la recherche ?
36:19Nous étions avec
36:20Yann Lequin tout à l'heure
36:21qui a souligné
36:22l'importance des chercheurs
36:24dans le mouvement
36:24de l'intelligence artificielle.
36:26On sait qu'en France,
36:27les doctorats, par exemple,
36:29sont bien moins financés
36:30qu'aux Etats-Unis
36:30qu'en Suisse
36:32et que la recherche publique
36:33de manière générale
36:34est moins bien financée
36:35et a moins de ressources.
36:37Quelle est votre idée
36:38par rapport
36:38à cette problématique ?
36:40Moi, je pense qu'il faut
36:41regarder les problèmes
36:42tels qu'ils sont.
36:43En France,
36:44on a investi beaucoup
36:44sur la recherche publique.
36:45On a aussi un gros sujet
36:46de recherche privée.
36:48Je ne veux pas m'exonérer
36:49de mes responsabilités.
36:50J'ai toujours dit
36:51que j'étais ministre des Finances
36:53chargé de rétablir
36:54les comptes publics,
36:54mais j'ai toujours dit aussi
36:55qu'une bonne façon
36:56de rétablir les comptes publics,
36:57c'est d'avoir plus de croissance,
36:58plus d'innovation,
36:59plus d'investissement
37:00dans la recherche.
37:01Et l'argent qui est mis
37:02sur les laboratoires de recherche,
37:03sur les universités,
37:04sur les centres de recherche,
37:05sur Saclay,
37:06sur Polytechnique,
37:07c'est de l'argent bien placé.
37:09Ce qui permet
37:09de former les meilleurs
37:10et d'avoir plus de croissance
37:11demain.
37:13Mais je voudrais aussi
37:13que du côté
37:14de la recherche privée,
37:16où on est un peu
37:17à la traîne en France,
37:18on puisse faire davantage.
37:21Polytechnique ?
37:22Bon, alors je peux vous dire
37:23qu'aux Émirats Arabes Unis,
37:26Polytechnique,
37:27la cote est au top du top.
37:30Donc si jamais vous voulez
37:31faire un stage
37:32en un moment donné
37:33dans un autre pays
37:34que la France,
37:34vous pouvez aller
37:35dans les pays du Golfe.
37:36On recherche désespérément
37:38d'ingénieurs français.
37:39Non, mais ne leur dites pas ça
37:39parce que déjà,
37:40ils auront un drapeau américain
37:41et un t-shirt Boston.
37:43Il faut leur dire d'aller
37:44chez d'eux,
37:45chez Charles Mishralaï.
37:46Oui, mais sous le t-shirt
37:48américain,
37:48je suis sûr qu'il y a
37:49un cœur bien français
37:50qui bat.
37:55Il y avait une question ici.
37:57Monsieur, attendez depuis longtemps.
37:58Si vous avez un micro,
37:59par là, s'il vous plaît.
38:08Bonjour.
38:09Bonjour, monsieur le ministre.
38:10Donc moi, je viens du Maroc
38:13et je tiens à vous
38:14à féliciter déjà VivaTech,
38:16les organisateurs de VivaTech.
38:17et c'est une chance incroyable
38:19d'assister un peu à tout ça.
38:21Donc moi, je travaille
38:22dans le monde du digital,
38:23notamment dans une banque marocaine,
38:26à Tijeri Wafa.
38:27Et je voudrais savoir,
38:28je sais que vous étiez
38:29au Maroc récemment,
38:29donc vous connaissez le pays,
38:31vous connaissez l'économie du pays.
38:32Et je voudrais savoir
38:33dans quelle mesure
38:34un pays comme le Maroc,
38:36justement,
38:37peut devenir un acteur
38:38de l'intelligence artificielle
38:39dans le monde
38:40et dans quelle mesure,
38:41je sais que vous parlez
38:43de la préférence européenne,
38:45mais il n'y a pas de souci,
38:45dans quelle mesure
38:46est-ce que la France
38:46peut soutenir
38:47un pays comme le Maroc
38:49pour qu'il devienne
38:50justement un acteur majeur
38:51en Afrique
38:52et puis peut-être
38:53aider la France
38:54dans ce sens-là ?
38:55Bonjour le maire.
38:56Alors je pense que le Maroc
38:57est probablement
38:59un des États africains
39:00qui est le mieux positionné
39:02aujourd'hui
39:03sur l'intelligence artificielle
39:05et dans le domaine scientifique.
39:08Avec un succès incroyable.
39:09Moi, j'étais à l'université
39:10Mohamed VI
39:11il y a quelques semaines.
39:13J'ai rencontré les étudiants
39:14d'un niveau spectaculaire.
39:17Je reprends l'exemple
39:17de Polytechnique.
39:18Je crois que
39:18les étudiants étrangers
39:20qui trustent le plus
39:22les places d'étudiants étrangers
39:24à l'école polytechnique,
39:25c'est les étudiants marocains.
39:27Donc il y a des possibilités
39:28de coopération incroyables
39:30entre nos grandes écoles scientifiques,
39:32nos écoles scientifiques
39:33et le Maroc.
39:34C'est ce qui permettra aussi
39:35de développer
39:36et de permettre au Maroc
39:38d'être la tête de pont
39:39du développement scientifique
39:40et de l'intelligence artificielle
39:41en Afrique.
39:42Donc moi, je suis totalement ouvert
39:44et même très enthousiaste
39:45à cette idée-là
39:46et je félicite
39:47le Royaume du Maroc
39:48pour ses succès scientifiques
39:49qui sont très impressionnants.
39:52Voilà, je crois qu'on est
39:53malheureusement
39:54au bout du temps imparti.
39:55Mais en tout cas,
39:56merci beaucoup,
39:57Bruno Le Maire,
39:57d'avoir répondu
39:58Merci à toutes et à tous
40:00et on compte sur vous
40:01pour la suite.
40:02On est au milieu du guet
40:03pour accélérer.
40:04Merci à tous.
40:34Thank you all
40:35et à tous.
40:53Merci à tous.
40:56Not to miss
40:57tomorrow's
40:58programme
41:00and I'll be expecting
41:01you here bright and early
41:02at 9.30
41:03with the LVMH Awards.
41:06Thank you
41:07and see you tomorrow.
41:08Sous-titrage Société Radio-Canada
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