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  • il y a 2 jours
Coupe du Monde de rugby impact et héritage

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00:00Coupe du Monde, impact, évidemment, et héritage.
00:05Qu'est-ce qu'on va garder de cette Coupe du Monde ?
00:07Je crois savoir qu'effectivement, tous les sites qui sont utilisés
00:10pour cette Coupe du Monde 2023 sont les stades de l'euro 2016.
00:15Donc effectivement, il n'y aura rien de désuet,
00:18mais il va être là pour nous le confirmer et nous en parler.
00:21Président du GIP, du Groupement d'Intérêts Public,
00:24chargé d'organiser la Coupe du Monde, il est là, Jacques, par ici, Jacques.
00:27Sauf si vous voulez franchir des haies.
00:30C'est vrai que vous avez un look à la guide rute,
00:32mais beaucoup plus jeune et plus élancé.
00:34On est là pour se charrier, messieurs, c'est l'ovalie.
00:37Je me suis permis de dire, Milou, un de ses fils vient de devenir champion de France Espoir.
00:44L'autre va batailler ce soir.
00:48C'était un de mes joueurs préférés.
00:50Il y a eu la génération Lomou.
00:51Très content d'avoir Émilie Tamac avec nous.
00:54Et puis, un homme qui est dans l'innovation,
00:57qui est consultant chez Capgemini, notamment au sein de la cellule Invent.
01:02Troisième ligne de rugby, comme Jacques, que des profils longs et lancés.
01:06Et pilier au Rugby Asset, Jonathan Logel, qui nous rejoint.
01:11Là aussi, Young Sports Maker.
01:15Tiens, Jonathan, je vais te demander d'être là.
01:16Comme ça, on va mixer les interviews.
01:21Vous êtes tous grands et longs, hein ?
01:23Vous êtes beaux, les gars.
01:24Pauline Pereira est avec nous.
01:26Elle est bordelaise d'origine.
01:28Il y a un lien.
01:29Un petit micro.
01:31Voilà.
01:32Je check tout de suite pour savoir si les micros marchent.
01:36On s'est parlé avec Jonathan la semaine dernière.
01:43On vient de se parler rapidement avec Jacques pour se mettre d'accord
01:47et se dire qu'il y avait un bon, une brute et un truant,
01:50mais qu'il y avait un garant de la transmission avec Émilie Tamac,
01:53la formation au Stade Toulousain.
01:56Jonathan et ses innovations.
01:58Et Jacques.
01:59Jacques, on est à 80 jours de l'ouverture de la Coupe du Monde, grosso modo ?
02:03Oui, c'est ça.
02:04Je n'ai pas compté exactement, mais grosso modo, ça doit être ça.
02:07Je pensais que vous alliez me reprendre.
02:112007, c'était un premier pas.
02:13J'ai le sentiment là qu'en 2023, il y a eu une émulation qui est totale.
02:18Oui, on avait fait une très belle Coupe du Monde en 2007.
02:22Ça avait été un beau succès.
02:23On a bien sûr capitalisé sur cette expérience-là.
02:26On a capitalisé sur toutes les expériences des dernières Coupes du Monde.
02:30La dernière, c'était au Japon.
02:31On était allé voir, observer le Japon qui avait mis le standard très élevé.
02:35Mais je crois que là, on va préparer une Coupe du Monde
02:37qui va encore être plus exceptionnelle.
02:39Parce qu'on a mis beaucoup, beaucoup de choses pour faire en sorte
02:41que ça soit vraiment une grande, grande, grande fête populaire
02:44pour tous les Français qui l'attendent avec impatience.
02:47Allez-y.
02:48C'est toujours 20 équipes.
02:49Donc, ça représente quoi ?
02:50Par escouade, 33 joueurs ?
02:5220 fois 33 ?
02:53Plus de 660 joueurs ?
02:56En fait, c'est le rendez-vous, tous les 4 ans, c'est le rendez-vous du rugby mondial.
02:59Donc, il y a les 20 meilleures équipes qui s'affrontent pendant 48 matchs.
03:04Ça dure 2 mois, du 8 septembre au 28 octobre.
03:07Ça a lieu dans 10 villes hautes.
03:09Ce n'est pas un événement centralisé à Paris.
03:11Il y aura bien sûr les matchs les plus importants au Stade de France.
03:14Mais il y a aussi Lille, Nantes, Bordeaux, Toulouse, Marseille, Nice, Saint-Etienne, Lyon.
03:19Voilà, je n'ai oublié personne.
03:20Donc, c'est vraiment un événement qui va concerner toute la France.
03:24On veut vraiment qu'il soit ancré dans les terroirs, dans les territoires.
03:2880% de la population sera à moins de 2 heures d'un stade.
03:31Il y aura des camps de base.
03:32Les camps de base, c'est là où les équipes sont hébergées pour se préparer.
03:35Alors, bien sûr, dans des grandes villes et des grandes villes de rugby, mais pas uniquement.
03:39Par exemple, les Chiliens ont décidé d'aller à Pérose-Guérec, en Bretagne.
03:44Les Anglais iront au Touquet.
03:45Dites-moi ça d'un air dédaigneux, c'est bien la Bretagne !
03:47Oui, voilà, mais ce n'est pas naturellement une grande ville de rugby.
03:50Les Argentins à la boule !
03:52Les Argentins à la boule, voilà.
03:53Donc, en fait, tout le rugby, toute la France va être irriguée pendant 2 mois par cette présence.
03:59Il y aura partout des marchés du rugby, des villages du rugby, des fan zones.
04:03Et donc, ce qu'on veut faire, au-delà de la compétition sportive,
04:06qui vraiment, bien sûr, va être la priorité numéro 1,
04:08c'est de proposer vraiment une grande fête populaire
04:10pour que les gens se retrouvent autour des valeurs du rugby.
04:12Parce qu'il n'y a que le rugby qui permet de réunir les gens,
04:17de célébrer des moments de grandes fêtes populaires.
04:20J'y ai joué un petit peu au rugby pendant une vingtaine d'années du côté de Nantes.
04:24J'ai un fils qui a 6 ans et demi.
04:27Il y a eu quelques années, j'hésitais entre le ballon rond et le ballon ovale.
04:30Est-ce que la réticence des parents par rapport aux licenciés s'est éteint ?
04:35Ça va mieux ? Je crois qu'on est en...
04:36Avec la belle locomotive qu'est l'équipe de France, Milou,
04:38il y a du monde au Stade Toulousain, il y a du monde chez les jeunes ?
04:41Bonjour. Il y a du monde partout, au Stade Toulousain aussi,
04:44mais partout, je pense que le rugby a...
04:45Il ne faut pas se tromper, je pense qu'il y a le rugby qu'on voit à la télévision,
04:48le rugby des professionnels, qui est à un certain niveau.
04:50Et après, le rugby des jeunes, de la formation,
04:53qui, lui, va apporter et travailler sur les valeurs.
04:55Donc, je pense qu'il n'y a aucune crainte.
04:57Là-dessus, au contraire, c'est un sport qui est complet,
04:59qui permet de travailler sur la solidarité,
05:01sur la transmission de certaines valeurs fortes et essentielles aussi
05:04pour le développement des jeunes.
05:05Et en ce sens, on a beaucoup plus de licenciés, garçons et filles,
05:08et beaucoup de filles aussi, qui nous arrivent,
05:11et c'est une bonne chose.
05:12Et justement, si je peux prendre la parole par rapport aux licenciés,
05:15comment comptez-vous convertir les fans
05:18qui vont regarder la Coupe du Monde de rugby,
05:20les jeunes générations, qui sont notamment présentes
05:23sur les réseaux sociaux et pas forcément sur les terrains,
05:26en fans et en licenciés par la suite
05:29pour qu'il y ait justement cet héritage
05:30et cet impact post-Coupe du Monde ?
05:32Je sais que je ne vais pas parler pour la fédération,
05:36mais en tout cas pour les clubs,
05:38on a essayé de prévoir, je dirais,
05:40l'arrivée massive d'enfants en préparant des gens à la suite.
05:43Et la suite, c'est déjà de former des éducateurs en nombre,
05:46de pouvoir accompagner les jeunes qui vont arriver.
05:49Il y a aussi un développement sur les infrastructures,
05:51c'est-à-dire que voilà,
05:52comment on ne va pas pouvoir contenter
05:55toutes ces personnes qui vont faire le choix
05:57de venir au rugby pour pouvoir pratiquer
05:59dans de bonnes conditions.
06:00Donc c'est vrai qu'il y a une réflexion un peu plus compliquée
06:02avec les villes et les collectivités aussi
06:04pour développer et pour pouvoir accueillir ces jeunes-là.
06:08Mais en tout cas, voilà, je pense qu'on est prêts.
06:11On est prêts à relever ce défi
06:12parce que c'est forcément la vague,
06:15on va l'apprendre.
06:17Et effectivement, j'avais noté ça, tu as raison, Emile.
06:21Les femmes, c'est x4 de licenciés EES en 10 ans.
06:27Elles vous ont piqué le trophée au Ebelis.
06:29Elles étaient au Montbuet hier à plus de 3000 mètres.
06:31Puisque le trophée au Ebelis fait la tournée,
06:33il faudra le récupérer à un moment.
06:35On va parler de technologie et d'innovation
06:37par rapport à la santé également dans le rugby.
06:40Mais cette transmission est importante.
06:43Jacques, vous entraînez des gamins au RC de Versailles.
06:45Vous continuez de le faire.
06:46Pourquoi avec un agenda comme ça, ultra chargé,
06:49ça reste hyper important pour vous ?
06:51Parce que moi, j'ai une petite passion, c'est le rugby.
06:56C'est mon seul défaut, je le dirais,
06:58de façon tout à fait immodeste.
07:00C'est plus qu'une passion, c'est une addiction.
07:02Même si j'ai joué un tout à fait modeste niveau en amateur.
07:06Mais j'ai pu avoir l'occasion maintenant,
07:08l'opportunité de redonner au rugby ce qu'il m'a apporté.
07:11Et être éducateur en plus avec des premiers pas.
07:14Moi, j'entraîne les U6 et les U7.
07:16C'est votre fils.
07:17Ils ont 5 ans, ils ont 6 ans.
07:19Je suis à Sèvres finalement.
07:20Vous allez me séduire d'ici la fin de cet entretien.
07:23Sèvres, Versailles, ça se touche.
07:24Ils découvrent le rugby et moi, j'adore ça.
07:26Parce que d'abord, ça me permet aussi
07:27d'être au contact du rugby sur le terrain
07:29et d'avoir un peu mon thermomètre
07:31pour sentir un peu comment se passent les choses.
07:33Et puis avoir des enfants qui découvrent ce sport,
07:36qui progressent, qui au bout d'une année scolaire
07:39sont capables de faire une passe,
07:40de plaquer, de se décaler.
07:42Enfin voilà, qui ont compris les gestes,
07:44qui se socialisent aussi.
07:45Parce que le rugby, c'est important.
07:47Le rugby, ça a des valeurs éducatives très, très fortes.
07:49Et qui ne sont pas éculées,
07:50qui sont toujours d'actualité.
07:52On apprend aux jeunes le respect,
07:54l'autorité, l'engagement, le collectif.
07:57Et ça, c'est des valeurs qui aujourd'hui,
07:58dans la société d'aujourd'hui,
07:59qui est une société quand même un peu tourmentée,
08:02c'est des belles valeurs.
08:03Et on voit les parents qui amènent leurs enfants
08:05pour ces raisons-là.
08:06Parce qu'ils nous disent,
08:07oui, le rugby, ça a des belles valeurs.
08:09Je n'y connais rien.
08:10Mais l'image que j'en ai,
08:11c'est que c'est des belles valeurs éducatives
08:12pour mes enfants.
08:13Et ça, je trouve, c'est la meilleure récompense
08:15qu'on peut avoir quand on s'investit dans ce sport.
08:17On va parler de la transformation digitale
08:20de cette Coupe du Monde.
08:21On a connu les sponsors comme Société Générale,
08:24Gédimat, des choses associées à la puissance.
08:27Et on parlera de ce qu'a fait Capgemini
08:29par rapport à Famille 2023.
08:31Un million potentiellement de personnes en France
08:34à minima a été intéressées par les billets.
08:37Mais je voudrais vous parler d'autre chose
08:38parce qu'on en a parlé mercredi notamment
08:40avec la data dans le sport.
08:42Il y avait la présence de Damien Comoli,
08:44président du Toulouse FC,
08:45qui mesure les taux de créatine,
08:46la biométrique,
08:48le Garand, tout ça,
08:50le secrétaire général de Vifraud,
08:51qui dit OK, pour l'instant,
08:52on allait donner des joueurs,
08:53mais jusqu'où on va avec le dopage technologique ?
08:56Jonathan a 30 ans.
08:57Il s'intéresse à ça depuis un moment,
08:59les statistiques.
09:01Et je voudrais avoir l'avis d'Emilène Tamac.
09:05Les anglo-saxons se sont intéressés aux datas,
09:08aux chiffres, en 2015.
09:10Jonathan, nous, on y est arrivé vers 2018, 2019.
09:13Est-ce que c'est parce qu'on a ce côté latin
09:15et on veut garder notre French flair
09:17et le truc des datas, c'est un truc anglo-saxon ?
09:20Pourquoi est-ce qu'on y vient un peu plus tard
09:22et on commence à être convaincu également en France
09:26par les données qu'on peut avoir
09:28pour aider les entraînements,
09:29pour peut-être les alléger également
09:31et pour performer ?
09:34Et la comparaison avec Emile,
09:36oui, il m'intéresse.
09:37Le jeune, le vieux.
09:37Je sais, je suis dans les clichés, les gars.
09:40Bonjour à tous.
09:41Nous, la façon dont on l'utilise au quotidien,
09:43c'est assez simple.
09:45On a des GPS,
09:45on les porte au sein du maillot
09:47et on les porte systématiquement
09:49sur toutes les phases terrain,
09:51donc soit d'entraînement, de match.
09:53Et pour nous, la grande utilité,
09:54c'est que ça permet vraiment
09:55d'individualiser notre performance
09:56au sein d'un collectif.
09:58On en discutait un peu avant,
10:00il y a 5, même 10 ans,
10:02j'ai connu ça,
10:03on rentrait sur le terrain,
10:04on faisait un peu tous
10:05la même préparation physique
10:06qui n'était pas relative
10:07aux besoins de chacun d'entre nous,
10:09chacun des joueurs.
10:10Aujourd'hui, avec la donnée,
10:11on est capable de quantifier
10:12toutes les distances parcourues sur un terrain,
10:15les accélérations, les décélérations,
10:16les changements de rythme
10:17et tout ça, ça nous permet
10:19d'aller chercher
10:20ce dont l'individu a besoin,
10:21ce dont le joueur a besoin
10:23et ma spécificité n'est pas la même
10:25qu'un autre joueur sur le terrain.
10:26Et c'est grâce à cette donnée-là
10:27qu'on peut la quantifier.
10:27Tu en parlais, on peut en parler.
10:29Rugby à 7,
10:31très bon exemple de ta part
10:32quand on s'est eu au téléphone.
10:34C'est des matchs de 2 fois 7,
10:352 fois 10 minutes.
10:36Il y a un essai toutes les minutes,
10:38donc il y a une récupération de balles
10:39et un coup d'envoi toutes les minutes.
10:41Le jeu aérien,
10:42à ce sens-là,
10:44réception, hyper important.
10:46Exactement.
10:46On a aujourd'hui une batterie de données
10:48qui nous permettent de déterminer
10:49qu'est-ce qui fait qu'une équipe
10:50gagne plus régulièrement
10:53lors d'un match.
10:53Et parmi ces données,
10:54parmi ces indicateurs,
10:55il y a notamment les réceptions
10:57de coups d'envoi.
10:58Et donc là, concrètement,
10:59imaginez un contre un au basketball.
11:01Nous, c'est un petit peu ça
11:02qu'on répète 7 à 8 fois dans le match.
11:04Et l'enjeu, c'est de récupérer le ballon.
11:05Et c'est sur la base
11:06de moments clés comme ça
11:09qu'on peut réussir à gagner un match
11:12sans donner toutes les chances d'y parvenir.
11:14Jeux territoriales,
11:15des ballons connectés.
11:17Pauline, tu me rappelais
11:18que lors de la dernière
11:18Coupe du Monde féminine,
11:19pour la santé,
11:20il y avait des protèges-dents
11:22connectés également
11:22pour avoir les données.
11:23J'imagine potentielle
11:25commerciation cérébrale
11:25parce que ça part sur le maxillaire.
11:27Effectivement aussi,
11:28on a ça au niveau du condyle,
11:29on le reçoit.
11:30Ça bouge, le rugby,
11:31dans ce sens, Pauline.
11:32Oui, effectivement,
11:33il y a une évolution
11:34au niveau de la santé
11:35et de la technologie
11:36qui se marient ensemble
11:39pour protéger la santé
11:40des jeunes
11:41et aussi des professionnels
11:43du monde du rugby.
11:45Donc,
11:45comment,
11:46quelles sont
11:47les prochaines évolutions
11:48que vous notez
11:49en termes de santé
11:51et technologie
11:51pour la protection
11:52des joueurs professionnels ?
11:55Déjà, c'est vrai
11:56que le sujet du protège-dents,
11:57il est super intéressant
11:58parce qu'aujourd'hui,
11:59tous les sujets
12:00de commotions cérébrales,
12:01c'est un peu des douleurs,
12:03des impacts
12:03qui sont invisibles.
12:04Pour les quantifier,
12:05pour les mesurer,
12:07c'est très lié
12:08à la perception du joueur.
12:09Et souvent,
12:10nous,
12:10en tant que joueur,
12:11ce qu'on veut,
12:12c'est rester sur le terrain.
12:13Donc,
12:13il y a forcément
12:13un biais parfois
12:14qui peut se créer
12:15bien qu'on veuille
12:16se protéger.
12:17Et c'est vrai
12:17que ce protège-dents,
12:18il apporte un peu plus
12:19d'objectivité
12:20dans la façon
12:21dont on peut mesurer
12:22et appréhender
12:23les risques liés
12:24notamment au choc
12:25comme des commotions.
12:27Et tu nous disais aussi,
12:28tu as utilisé un terme
12:30l'autre jour
12:30avec moi
12:31d'univers immersif.
12:33Je t'en disais,
12:33j'ai 30 ans
12:34mais mes genoux
12:35en ont 50.
12:36Vous commencez
12:37à faire d'autres choses
12:38justement
12:39pour faire en sorte
12:40que ton espérance
12:42de vie
12:43de sportif
12:43de haut niveau
12:44perdure.
12:44Tu peux m'en parler ?
12:46Moi,
12:46j'ai une problématique,
12:47c'est comment
12:49m'entraîner plus
12:50en passant moins de temps
12:50sur le terrain.
12:51Pour la simple et bonne raison
12:52qu'aujourd'hui,
12:53comme tu disais,
12:53j'ai 30,
12:54mais les genoux,
12:54on en a un peu plus.
12:55Je pense que c'est un peu
12:56quand on a fait
12:57beaucoup de rugby,
12:58le problème auquel
12:59on est confronté.
13:00Il y a beaucoup d'impact
13:01au niveau du sol,
13:02sur les plaquages.
13:03Ce qui fait,
13:03c'est qu'on peut avoir
13:04une usure des genoux
13:06et moi,
13:06c'est ce qui se passe.
13:07Et concrètement,
13:07ce que j'aimerais,
13:08et quand tu demandais
13:11comment on peut projeter
13:12l'avenir du rugby
13:13et de la technologie,
13:14je me dis qu'un jour,
13:15j'aimerais pouvoir
13:16m'entraîner sans bouger
13:17avec des univers immersifs,
13:18mais quelque chose
13:19qui l'est vraiment.
13:19Aujourd'hui,
13:20on va passer des cas d'usage
13:21de casques de la réalité virtuelle
13:23qui sont immersifs,
13:24mais pas autant
13:25que ce qu'on peut vivre
13:26lorsqu'on est sur le terrain.
13:28Et ça,
13:28ça est allé chercher
13:29des odeurs,
13:30c'est allé chercher
13:31du ressenti,
13:32c'est allé chercher
13:32de l'appréhension,
13:34c'est allé chercher
13:34des ressentis
13:35qu'on pourrait
13:36et que j'espère un jour
13:37vivre en tant que joueur
13:39pour se préparer
13:40à des grandes compétitions
13:42ou à des entraînements.
13:43Tu n'oses pas le dire,
13:44mais la gestion des morphotives,
13:45vous avez fait de la danse aussi.
13:47J'imagine qu'on ramène
13:47des tutus
13:48chez les Rouges et Noirs,
13:49faire 3 ou 4 mois de danse
13:51pour sa gestion dans l'espace,
13:52ça pourrait être sympathique.
13:53La danse,
13:53il a fait de la danse
13:54pendant 3 mois.
13:56On a un super entraîneur
13:58qui va chercher
13:59dans différents écosystèmes
14:02des ressources
14:03puisque la réalité,
14:04c'est qu'aujourd'hui,
14:04le rugby est un univers
14:06très riche,
14:07mais il y en a d'autres
14:08et notamment la danse.
14:10Et donc,
14:10notre objectif,
14:12c'était de monter
14:13une chorégraphie
14:13avec une chorégraphe
14:15et l'idée derrière ça,
14:17l'objectif,
14:17c'était essentiellement
14:18d'apprendre à se synchroniser,
14:19mais il y avait aussi
14:20un intérêt
14:22qui était au-delà,
14:24c'était de mettre
14:24de la bienveillance
14:25entre nous.
14:26Parce que vous pouvez imaginer
14:26que les premières sessions
14:27de danse,
14:28tout le monde se moque
14:29un petit peu de l'autre,
14:30sauf qu'après,
14:30lorsqu'on est au milieu
14:31à devoir danser,
14:32ça force un peu
14:33la bienveillance
14:33parce qu'on se rend compte
14:34qu'on a le regard des autres.
14:36Donc,
14:36dans la dynamique de groupe,
14:37c'était hyper intéressant
14:38et après,
14:38de manière très directe
14:39dans le jeu,
14:40c'est cette synchronisation.
14:41Pour faire la chorégraphie,
14:42pour que ça ait l'air
14:43de quelque chose,
14:44il faut qu'on se regarde.
14:45Je regarde le mec devant,
14:46à droite,
14:46il faut que je me synchronise
14:48avec lui.
14:48Et nous,
14:48sur le terrain,
14:49notamment les phases
14:50de bras cassés,
14:50qui sont des phases statiques,
14:51on doit avoir
14:52cette synchronisation
14:53pour impacter l'adversaire.
14:55Et ça,
14:56on voit que c'est
14:56un super parallèle.
14:58Danse avec les stars
14:59ou les ballerines
14:59de l'Ovali.
15:01Tu parlais de tech,
15:02tu parlais de casques
15:04de réalité virtuelle
15:04il y a
15:066-8 semaines.
15:08Émile était avec son fils
15:10sur une péniche à Paris
15:11pour parler d'une application.
15:13On est en train
15:14de segmenter pas mal les postes.
15:15Ce sera ma question
15:16à deuxième volet.
15:17Est-ce que le rugby
15:18est en train de se foutuéciser ?
15:21Et là,
15:22ce regard,
15:23je comprends que c'est non.
15:25Mais parle-nous,
15:27Émile de NTK,
15:28Ntamac,
15:29vous l'avez compris,
15:29Rugby Kick,
15:30une application destinée
15:31pour les buteurs.
15:34L'idée,
15:35c'était de pouvoir toucher
15:37les jeunes ou les moins jeunes
15:38dans ce qu'ils aiment
15:39pour l'avoir expérimenté
15:41aussi avec Romain Le Premier
15:42et puis en tant que parents
15:43pour pouvoir les suivre.
15:44Aujourd'hui,
15:45ils sont en connexion
15:46avec ce qu'ils voient
15:47à la télévision.
15:48C'est-à-dire,
15:48ils voient,
15:49ils s'appellent
15:49les médias
15:50qui peuvent avoir
15:51des précisions
15:52sur la qualité,
15:54sur les distances,
15:55sur le pourcentage de réussite
15:56et notamment du jeu au pied.
15:58L'idée,
15:58c'était de pouvoir justement
15:59permettre aux jeunes
16:00de façon,
16:01je dirais,
16:01complètement autonome
16:03d'avoir ces outils statistiques
16:05qu'ils connaissent très bien.
16:05Donc,
16:06on sait très bien
16:07qu'aujourd'hui,
16:07les jeunes,
16:07ils ont tous un smartphone,
16:09qu'ils n'ont pas tous,
16:10par contre,
16:10la chance de pouvoir avoir
16:12des conseils,
16:12des accompagnants autour d'eux
16:13pour leur donner
16:14les conseils nécessaires
16:15dans des petits clubs.
16:17Mais par contre,
16:17de pouvoir avoir un suivi,
16:19c'est-à-dire,
16:19ce qu'on avait nous
16:19à notre époque,
16:20c'est-à-dire un papier,
16:20un stylo qu'on perdait,
16:22qui nous permettait
16:23d'enregistrer,
16:23de dire,
16:24voilà,
16:24on a noté
16:24sur combien de pénalités
16:26j'ai tapé,
16:27à quel endroit
16:28et quel est mon pourcentage
16:29de réussite.
16:29Et bien,
16:30tout ça,
16:30on l'a automatisé.
16:31Donc,
16:32à travers une application
16:33qui permet d'avoir,
16:34de gérer tes historiques
16:35et puis finalement,
16:35de savoir où tu en es
16:36à chaque fois
16:37que tu fais une séance.
16:38Parce que toi-même,
16:38tu t'enregistres
16:39en disant,
16:39là,
16:40j'ai réussi,
16:40là,
16:40j'ai raté.
16:41Et à la fin de la séance,
16:42tu as ton pourcentage
16:43de réussite
16:44assez précis
16:44sur l'endroit
16:45avec des conditions de vent,
16:46de terrain
16:47qui peuvent être aussi
16:48inhérentes
16:49à la session.
16:51Ma question avant
16:52cette question,
16:53tu avais l'air de dire,
16:54en tout cas en non-verbal,
16:55je ne sais pas.
16:59de troisième ligne,
17:00est-ce qu'on a maintenant
17:017 coachs ?
17:03Même s'il y a 15 postes,
17:04est-ce que c'est en train
17:05de se segmenter comme ça,
17:07le rugby moderne ?
17:08Oui,
17:08c'est le cas.
17:09On voit de manière
17:09sur un staff
17:10qui s'est élargi.
17:11Aujourd'hui,
17:11il n'y a plus de 2 entraîneurs
17:12le sud des avants
17:13et les 3 quarts.
17:14Il y a des entraîneurs
17:15spécifiques de la défense,
17:16du jeu au pied,
17:17du jeu aérien,
17:18du combat,
17:20de la mêlée,
17:20de la touche,
17:22du jeu de 3 quarts,
17:23du jeu de skills.
17:24Donc,
17:25il n'enlève pas,
17:27je dirais,
17:27la qualité générale
17:28parce que finalement,
17:29il va falloir qu'on s'exprime
17:29tous ensemble.
17:30Ça reste ça,
17:30le rugby.
17:31Après,
17:31c'est l'expression
17:32d'un groupe en même temps.
17:33Mais par contre,
17:34l'outil qu'on parlait
17:35tout à l'heure des datas,
17:36c'est simplement
17:37de la précision supplémentaire
17:38sur tout.
17:39C'est des outils
17:40qui nous permettent
17:40d'être plus précis en tout.
17:43oui,
17:44il y aura,
17:44à mon avis,
17:45bien sûr,
17:45des expérimentations aussi
17:46sur des conseils,
17:48sur vivre des expériences
17:49immersives ou pas,
17:51mais sur chaque poste
17:52parce que finalement,
17:53on est aussi,
17:54chacun a une tâche précise
17:56à avoir sur le terrain,
17:57même si on travaille
17:58sur la complémentarité,
17:59sur la capacité
17:59à se suppléer aussi,
18:01donc à aller au-delà
18:02de notre poste,
18:03mais il faut quand même
18:03être bon dans notre partie.
18:06On s'aperçoit, Jacques,
18:07que longtemps,
18:08le rugby a véhiculé
18:10l'image
18:11d'un sport régional,
18:14féodal,
18:14à l'ancienne.
18:15Ce qu'on est en train
18:16d'apprendre,
18:16c'est qu'il est quand même
18:18assez précurseur
18:18et train de cette heure
18:19beaucoup plus
18:20qu'on ne le croit
18:21puisqu'il s'est
18:22professionnalisé
18:24réellement,
18:24il y a une dizaine d'années,
18:25même si le passage
18:26au professionnalisme,
18:27c'est en 95,
18:28mais depuis 10 ans,
18:29cette ascension est phénoménale.
18:30On est en train
18:31de dépoussiérer ce sport
18:32et vous allez le faire
18:32pendant la Coupe du Monde
18:33en essayant de gamifier
18:35l'expérience pas mal.
18:36Oui, oui,
18:37je crois que là,
18:38vous avez raison,
18:39cette image-là,
18:40c'est une image
18:41qui n'est plus celle
18:41de la réalité d'aujourd'hui.
18:43Le sport,
18:44le rugby,
18:44c'est imprégné
18:46de la data,
18:46enfin la data
18:47est maintenant au cœur
18:48du rugby
18:48et dans une Coupe du Monde,
18:49nous, la data,
18:50elle est partout,
18:50donc vous l'avez décrit,
18:52elle est dans le suivi
18:54des performances des joueurs,
18:56elle est dans la santé,
18:57le suivi de la santé des joueurs,
18:59elle est dans la sécurité
18:59parce que tous les sujets
19:01d'accréditation,
19:02c'est des sujets
19:02qu'on traite avec la data,
19:04elle est dans les...
19:05Accréditation médias
19:06ou même les billets,
19:07vous voulez dire des...
19:08Les billets,
19:09la data,
19:09elle est dans le business
19:10par les billets,
19:11par les ventes d'hospitalité,
19:13elle est dans la communication
19:14puisque tous les médias,
19:15à la fois les productions
19:17de contenu
19:17mais aussi après la diffusion,
19:19le broadcast,
19:19ça passe par des systèmes
19:20de data,
19:21donc la data,
19:22elle est au cœur
19:22d'une Coupe du Monde
19:23et en particulier
19:24sur la billetterie,
19:25alors là,
19:26on a innové
19:27parce qu'on a une billetterie
19:28maintenant
19:29et une base de données
19:31qui est probablement
19:32la base de données
19:32la plus importante
19:33en termes de rugby
19:34parce qu'on a un million
19:35de fans
19:36qui se sont inscrits
19:37sur cette base de données
19:38France 2023,
19:39alors dedans,
19:40il y a bien sûr
19:41les acheteurs de billets
19:42mais pas uniquement,
19:42donc on a un million
19:43de fans de rugby
19:44avec lesquels
19:45on peut communiquer,
19:46le fameux CRM...
19:47Quelqu'un qui a déclaré
19:48une appétence
19:48pour le rugby
19:49à un moment
19:49est dans cette base de données.
19:50C'est ça,
19:51ils nous ont dit
19:51que le rugby nous intéresse
19:53et comme on a qualifié
19:54cette base de données,
19:55on a eu beaucoup d'informations
19:56sur leur équipe préférée,
19:59le lieu où ils habitent,
20:01leur âge, etc.
20:02Donc on a une base de données
20:03très très qualifiée
20:04avec laquelle on communique
20:06et donc dedans,
20:07il y a les acheteurs de billets
20:08et donc on va avoir
20:09un CRM très pointu.
20:10En fait,
20:11chaque possesseur de billets
20:12va recevoir 5 courriers
20:13entre le J-100,
20:15donc c'est à peu près maintenant,
20:16et la veille du match.
20:18Donc on pourra communiquer,
20:19donc communiquer
20:20sur des offres commerciales
20:22mais aussi sur des sujets
20:23éventuellement de mobilité
20:24ou de sécurité.
20:25Si jamais il y avait
20:26un problème d'accès au stade
20:27sur un moyen de transport,
20:29on peut jusqu'à la veille du match,
20:30même jusqu'à l'heure
20:31qui précède le match,
20:32on pourra communiquer
20:33avec nos spectateurs
20:34grâce à cette base de données.
20:35Donc c'est quelque chose
20:36de tout à fait unique
20:37qu'on a mis en place
20:38pour la première fois
20:39pour cette Coupe du Monde de Rugby.
20:42Jacques,
20:42vous avez dit
20:42le premier jour
20:45pour être champion,
20:46il faut battre les meilleurs.
20:46Nous,
20:47on a décidé
20:47qu'on allait les affronter
20:48dès la première.
20:49T'en as joué
20:49des France-Nouvelle-Zélande
20:51et Milen Tamac.
20:53Est-ce que c'est pas l'année
20:53où ils sont le plus prenables ?
20:55Ça fait un moment
20:55qu'on le dit
20:55mais à chaque fois
20:56les Blacks se préparent
20:57au moment opportun.
20:58Le problème,
20:59c'est qu'il n'y a pas qu'eux.
21:00S'il n'y avait que les Blacks,
21:01je dirais,
21:01c'est déjà un énorme obstacle
21:04à franchir
21:05mais il n'y aura pas qu'eux.
21:05Non,
21:06il y a de belles équipes
21:06qu'on a croisées,
21:07qu'on va recroiser,
21:08notamment l'Irlande,
21:10l'Afrique du Sud
21:11et puis surtout les surprises.
21:12Il y a toujours
21:13une surprise
21:14qui se prépare
21:15donc il faudra
21:15se méfier de tout le monde.
21:17Après,
21:17on a la chance
21:17d'avoir une équipe de France
21:18qui est quand même,
21:19l'a démontré
21:19depuis quelques années,
21:21souveraine,
21:22qui est capable
21:22de s'adapter aussi.
21:23Ça,
21:23c'est intéressant
21:24et puis je pense
21:25qu'elle sera portée aussi
21:26par une dimension populaire
21:27incroyable
21:28donc on a la chance
21:29d'avoir des joueurs talentueux
21:30et ils donneront le maximum.
21:32Ça,
21:32c'est une certitude.
21:34On a peut-être
21:35la plus belle charnière du monde.
21:37Dupont est un monstre
21:39depuis quelques années.
21:41Ça aussi,
21:42toi,
21:42papa de,
21:44c'est plus du tout
21:45le même sport.
21:45La gestion de Romain
21:47par rapport à ta gestion,
21:49finalement seulement
21:5020 ans avant,
21:51c'est dingue.
21:51C'est dingue.
21:53Mais je dirais
21:54que ce n'est pas
21:55si différent que ça.
21:55Je pense qu'ils sont animés
21:56par la même passion.
21:57Par les passions,
21:58ils ont la même passion.
21:59Après,
21:59ce sont des jeunes
21:59de nouvelle génération
22:01qui vit avec son temps.
22:02Donc la technologie,
22:03si on veut les toucher,
22:04on est obligé d'en parler.
22:05On n'a pas le choix.
22:06Donc on est obligé
22:06d'aller vers des outils
22:08qui leur parlent
22:08parce que c'est leur quotidien.
22:10Donc on s'adapte aussi,
22:11nous,
22:11notre sport
22:12à aller vers
22:14ce qui va leur permettre
22:15de fonctionner correctement.
22:17Mais dans le fond,
22:18ils ont les mêmes envies.
22:20Pour eux,
22:20le rugby,
22:20ça reste un terrain
22:22de jeux extraordinaires.
22:24L'éducation est la même
22:25sur les valeurs partagées.
22:26Ils grandissent.
22:27Alors aujourd'hui,
22:28oui,
22:28il y a de la médiatisation
22:30exacerbée,
22:30mais ça ne change pas
22:31fondamentalement
22:32ce qu'ils sont.
22:33Et avant tout,
22:34ils sont très très simples
22:35et passionnés.
22:36Je le répète,
22:37passionnés.
22:38On va se quitter bientôt,
22:39mais je voudrais
22:41que tu aies une dernière
22:41pensée pour les sportifs.
22:43De temps en temps,
22:44moi,
22:44j'aide l'UNFP
22:45avec les footballeurs
22:46qui,
22:47en fin de carrière,
22:47se demandent
22:48comment gérer l'après.
22:50Jonathan,
22:50tu me disais l'autre jour,
22:51l'idée,
22:52c'est de commencer déjà
22:53quand on est actif
22:54pour préparer demain.
22:55Ce que j'allais te dire.
22:56C'est un bon message
22:57pour les sportifs
22:58qui sont là,
22:59qui sont de passage
22:59aujourd'hui de haut niveau.
23:01Pour gérer l'après,
23:02il faut le faire avant.
23:06c'est pas évident
23:07parce qu'on a quand même
23:08une carrière de rugby
23:09à gérer,
23:09une carrière de sportif
23:10de haut niveau,
23:10c'est les entraînements
23:11quotidiens.
23:12Donc voilà,
23:12ça requiert du temps,
23:14de l'attention,
23:14beaucoup d'impératifs
23:15auxquels il faut soumettre.
23:17Mais la réalité,
23:18c'est que tous les investissements
23:19qu'on met en temps
23:19sur ce qui va se passer après,
23:21pour moi,
23:22c'est...
23:22Et à l'école de rugby,
23:24les bases de l'entrepreneuriat,
23:25on les a entendus tout à l'heure,
23:26c'est les mêmes valeurs.
23:27Finalement,
23:27vous l'avez en vous.
23:29C'est exactement ça.
23:30Puis on fonctionne en équipe,
23:32on se déplace en équipe,
23:34on sait fonctionner
23:35dans un collectif,
23:36on sait interagir entre nous,
23:37on a aussi
23:37une super intelligence émotionnelle,
23:39on sait gérer des hauts,
23:40des bas,
23:40des victoires,
23:41des défaites,
23:42des coups durs.
23:42Et ça,
23:43c'est...
23:43Pour avoir la chance
23:44d'être en parallèle
23:46avec Capgemini,
23:47on a en tant que sportif
23:48un super atout
23:49et il faut pouvoir
23:51capitaliser là-dessus
23:52pendant qu'on est
23:53sur notre carrière
23:55en tissant des liens
23:56avec...
23:57Je n'ai pas le monde d'après,
23:58mais le monde professionnel
23:58en parallèle,
23:59le monde d'entreprise.
24:01Mais oui,
24:02mais oui,
24:02on prend du rap,
24:04allez-y.
24:04Pour côtoyer
24:06les rugbymans
24:06ou les anciens même rugbymans,
24:08je suis frappé
24:09par le fait que...
24:09Je suis frappé par la...
24:11Souvent,
24:12la belle reconversion
24:13des anciens rugbymans.
24:14Alors peut-être
24:14qu'on les compare
24:15à d'autres sports,
24:16le rugby est devenu
24:17un sport professionnel,
24:18mais je crois
24:19qu'il y a un après
24:20sport professionnel
24:21dans le rugby,
24:21contrairement peut-être
24:22au football
24:23où on peut vivre
24:24sur ses acquis,
24:25dans le rugby,
24:25il faut construire
24:26la vie d'après.
24:27Et je suis frappé
24:27par le fait
24:28qu'effectivement,
24:28les valeurs
24:29qui ont été développées
24:30dans le cadre
24:30d'une carrière professionnelle
24:32dans le rugby,
24:33souvent,
24:33c'est les mêmes valeurs
24:34qu'on retrouve
24:35dans l'esprit d'entreprise.
24:36Et il y a beaucoup
24:37de rugbymans
24:37qui font des très,
24:38très belles reconversions,
24:39en particulier
24:40dans les métiers
24:41de l'entreprise.
24:43Pauline,
24:43est-ce que tu veux
24:44poser une dernière
24:44petite question ?
24:45On en profite.
24:46Et vous aussi,
24:47s'il y a un micro,
24:47vous voulez en profiter
24:4980 jours de la Coupe du Monde,
24:50on prendra
24:51une ou deux questions.
24:52On en profite.
24:52Oui,
24:53pour conclure,
24:54quel serait l'élément
24:55à ne pas manquer
24:56pour cette Coupe du Monde,
24:57pour l'après-France 2023 ?
25:00Voilà.
25:01L'élément.
25:01Et toc ?
25:02Le premier match,
25:04c'est là,
25:04on a tous
25:06les poils
25:06qui se hissent
25:08sur la peau.
25:09On va peut-être pas lire
25:10la lettre de Guimauquet
25:11cette fois-ci.
25:12On va laisser gérer ça.
25:14Voilà.
25:14Non,
25:14mais on attend tous
25:15le AK,
25:16le 8 septembre
25:17à 21h15
25:18dans le Stade de France.
25:20On imagine
25:21un Stade de France
25:21plein à rabords,
25:23plein à craquer,
25:24un silence respectueux
25:25parce que les spectateurs
25:27de rugby
25:27respectent le AK
25:28et là,
25:29on va avoir
25:29ce formidable AK
25:30qui va retentir
25:31dans un Stade de France
25:32plein et là,
25:33ça va être le début,
25:34ça va être le grand moment.
25:35On démarre,
25:36on met la barre très très haut
25:37et puis après,
25:37pendant deux mois
25:38jusqu'au 28 octobre,
25:39peut-être qu'on retrouvera,
25:41enfin bon,
25:41j'ai pas le droit
25:42de faire des pronostics,
25:42mais peut-être
25:43qu'on retrouvera
25:43ce même match,
25:44on peut retrouver
25:45ce même match
25:46le 28 octobre.
25:47On l'espère.
25:48Est-ce qu'il y a des micros ?
25:49Est-ce qu'il y a des questions ?
25:51Le micro est par là,
25:53monsieur ici au deuxième rang
25:56ou mademoiselle ?
25:57Ladies first,
25:58mademoiselle
25:58et monsieur ensuite.
25:59Merci.
26:00Moi,
26:01c'est pas une question
26:01mais une offre
26:03donc je vais laisser
26:04la personne
26:04qui a la question d'avoir.
26:09Si elle veut bien.
26:10Vous avez une offre,
26:11vous dites ?
26:11Oui,
26:11alors vous avez beaucoup
26:12entendu parler
26:13des sujets de data,
26:15des sujets de technologie.
26:16Capgemini est partenaire mondial
26:19de la Coupe du Monde de Rugby
26:20et si vous êtes un jeune
26:22ou une jeune
26:23ou que vous connaissez
26:23un ou une jeune
26:24que cette expérience
26:25pourrait intéresser,
26:27je recrute sur les sujets
26:28de biéterie notamment
26:29et d'expérience gamification.
26:31Wow,
26:32une offre de job,
26:33d'accord.
26:33J'ai un petit QR code,
26:35vous pouvez me voir
26:36un peu partout
26:36pendant toute la journée
26:37et je suis disponible
26:38pour discuter.
26:39Merci pour le moment
26:40de publicité.
26:41Eh bien,
26:41allez-y,
26:42pourquoi pas ?
26:42Si c'est pour un job,
26:44ça marche
26:45et c'est validé.
26:47Monsieur.
26:48Merci,
26:48bonjour à tous
26:49et merci pour cet échange
26:50qui était super intéressant
26:50de suivre.
26:51Ouais,
26:51moi j'ai kiffé.
26:53Mon petit plaisir perso,
26:54c'était chouette.
26:55Ma question justement,
26:56c'est ce que vous mentionnez
26:57où mercredi,
26:58il y avait Damien Comoli,
26:59le président de Toulouse
27:00qui était venu
27:01et qui a une stratégie
27:02de recrutement
27:03qui a été basée énormément
27:04sur l'utilisation des datas.
27:06Il me semble,
27:06pour avoir aussi bossé
27:07dans le milieu du rugby,
27:09que côté recrutement,
27:10c'est pas du tout encore
27:12cette utilisation à fond
27:13d'utiliser des datas
27:14pour recruter
27:14une équipe entière
27:16là-dedans.
27:17Qu'est-ce que vous pensez
27:18déjà de ça,
27:18de cette différence
27:19de mentalité
27:19qui existe dans le foot
27:20et aussi quels sont
27:21les leviers qui manquent
27:22à actionner
27:22pour arriver à ce sujet-là ?
27:27Je ne sais pas si on veut
27:28y arriver sincèrement
27:29dans le rugby.
27:30Encore une fois,
27:30il y a des cultures différentes.
27:31Le rugby, le foot
27:32a un passé bien plus riche
27:34que nous sur le côté professionnel
27:35et fonctionne sur d'autres aspects.
27:39Le rugby, la data,
27:40elle nous sert,
27:41mais on a besoin aussi
27:42de sentir les choses,
27:43on a besoin de ressentir
27:45la personne,
27:46pas simplement dans la partie technique
27:47sur ce qu'elle fait
27:48sur le terrain,
27:48je dirais,
27:49en termes de potentiel.
27:51On a aussi besoin
27:52de trouver la personne,
27:53comment elle va se compter,
27:54dans un groupe
27:54par rapport aux valeurs.
27:56C'est difficile à quantifier.
27:58Je pense qu'on tient compte
28:00de la data
28:01dans la mesure
28:01où ça nous permet
28:02d'avoir certains profils,
28:04mais on a besoin,
28:05encore une fois,
28:06de se renseigner,
28:06de vivre certaines expériences
28:08aussi avec les garçons
28:08ou les filles
28:10parce que ça va au-delà de ça
28:11et on voit des garçons
28:12finalement apporter
28:13d'autres choses
28:15que leur qualité technique
28:17de data,
28:18mais dans la personne
28:20qu'ils sont.
28:20Donc il y a le joueur
28:21ou la joueuse,
28:22mais il y a surtout l'homme,
28:23l'homme qu'il est
28:24et l'homme qu'il est
28:24vient enrichir le groupe
28:25souvent et c'est aussi
28:26très très intéressant.
28:29Une petite dernière.
28:31Chacune voix,
28:31Emile Tamac,
28:32Jonathan Logel.
28:33C'est pour les trois,
28:34c'est pour les trois.
28:35D'abord, merci à vous.
28:36Moi, je vais rester sur le rugby,
28:37mais je vais plutôt parler
28:38du sport universitaire.
28:39Je pense qu'on est quand même
28:40pas mal en retard
28:41par rapport au modèle
28:41anglo-saxon
28:43où ils sont beaucoup plus développés
28:44que ce soit en université
28:45ou dans les écoles.
28:46Est-ce que vous pensez
28:46que la France, justement,
28:48va avoir encore cette capacité
28:49à rattraper ce retard
28:50et peut-être avec la technologie
28:51à devenir un peu un pionnier
28:53puisque quand même
28:53le sport universitaire
28:54permet à plein de jeunes
28:55de s'exprimer et ensuite
28:56d'avoir ces qualités
28:57dans le monde professionnel
28:58comme vous nous disiez
28:59tout à l'heure, Jonathan.
29:02Moi, j'ai été universitaire
29:03à une époque
29:04et c'est vrai qu'on se régalait.
29:05Ça nous apportait
29:06beaucoup de choses
29:06et aussi une capacité
29:07justement à être en phase
29:10avec le monde réel.
29:11C'est pour ça qu'on a des joueurs
29:12qui, finalement,
29:13ne sont pas déconnectés
29:13de la réalité.
29:15Aujourd'hui,
29:15les centres de formation
29:16sont passés par là.
29:17C'est vrai que c'est difficile
29:18de côtoyer les deux
29:19et le sport universitaire,
29:21par le développement du rugby,
29:22en tout cas,
29:23a changé un petit peu.
29:24Il est toujours présent.
29:25On voit des grandes écoles
29:26s'affronter,
29:26mais c'est vrai que
29:27le potentiel des grands joueurs
29:29qui pouvaient permettre
29:30de se dire
29:30que je côtoie finalement
29:31des futurs joueurs
29:32de professionnels
29:33se fait rare.
29:35Se fait rare
29:36et je pense que
29:36ce n'est pas
29:37qu'on puisse renverser
29:38la courbe, malheureusement.
29:40Donc, il y aura
29:41un sport universitaire,
29:42mais plus, je dirais,
29:43la capacité d'avoir
29:44des futurs joueurs pros
29:45dans ce même sport universitaire.
29:49Merci infiniment.
29:51Coupe du Monde,
29:52France 2023,
29:54dans 80 jours
29:55à peu près,
29:55Comte-Arbour
29:55avec ce France-Nouvelle-Zélande
29:57au Stade de France.
29:58Émilie Ntamak
29:59à la formation
30:00du Stade Toulousain.
30:01Il y a un gros match
30:01ce soir.
30:02Ça commence à être
30:03une histoire
30:03de rugby.
30:04C'est la Rochelle
30:05et le Stade Toulousain
30:07au bout du bout.
30:08C'est le Stade Toulousain
30:09et après...
30:10Oui, d'accord,
30:11c'est compris.
30:12Non, ça va être
30:12un gros match, c'est sûr.
30:13C'est le Stade Rochelle.
30:14Bon match.
30:15Régalez-vous.
30:16Merci, Jonathan.
30:17Cap Gemini,
30:18Invent,
30:18ils sont partenaires
30:19de cette Coupe du Monde.
30:20Il faut avoir
30:20de beaux sponsors,
30:21Jacques le sait,
30:22et on a de très beaux sponsors
30:23au rugby
30:24pour faire
30:25cette Coupe du Monde.
30:26Un immense spectacle
30:28qui, on le rappelle,
30:28est le troisième
30:29plus grand événement
30:30mondial
30:31de sport.
30:34Contemporain.
30:35Voilà, je cherchais
30:36le mot de la fin.
30:36Merci beaucoup.
30:37Merci, Pauline.
30:45Eh ouais,
30:45le rugby n'est pas désuet.
30:47Bien au contraire.
30:49Ils sont chiants,
30:50les mecs.
30:50Ils font tous 1m95, là.
30:52Allez, barrez-vous.
30:54Quelqu'un d'une autre taille.
30:55Voilà.
30:56On va passer au blanc.
30:58Au blanc,
31:00avec la glisse
31:02au masculin.
31:03Il est l'un des sportifs
31:05français actuels
31:07les plus titrés
31:08et il s'est imposé récemment
31:10à la fin de l'hiver
31:12à domicile.
31:13Dans un instant,
31:13c'est Alexis Peintureau.
31:21Sous-titrage Société Radio-Canada
31:23Sous-titrage Société Radio-Canada
31:28Sous-titrage Société Radio-Canada
31:30Sous-titrage Société Radio-Canada
31:31Sous-titrage Société Radio-Canada
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