00:00Cette partie répressive de la loi n'est-elle pas nécessaire si l'on veut protéger le droit lui-même
00:05?
00:05Il faut accepter pour cela d'envoyer un message qui contrevient un petit peu à l'idée de liberté, de
00:11fraternité et surtout d'égalité qui est associée en permanence à cette loi.
00:15En clair, quel va être le comportement de la société à l'égard du suicide tout court, de manière générale,
00:21si demain cette loi est votée avec ses décisions ?
00:24Cela veut dire que dans la société, on considérera par le biais de la loi que certaines personnes n'entrent
00:29pas dans les critères que nous jugeons collectivement dignes d'accéder au suicide
00:33et pour ces personnes-là, la prévention et l'accompagnement en cas de volonté de suicide restera la règle parce
00:40qu'ils sont jugés dignes de vivre par tout le monde.
00:43Et il y a d'autres personnes qui seront éligibles à cette loi et pour elles, l'alternative proposée sera
00:49le suicide.
00:50Donc il y a bien, par le biais de cette loi, une conception différente des personnes devant ce qu'est
00:56le suicide.
00:57Pour certains, on le préviendra, pour d'autres, on leur dira que c'est en effet une bonne solution.
01:01Alors quelle est la liberté réelle devant ce message quand vous êtes malade, en fin de vie, âgé, que vous
01:06pesez de fait sur votre famille,
01:09que vous pesez de fait financièrement sur la société, c'est une réalité et que votre souffrance est bien réelle.
01:14Quelle est votre liberté quand la société elle-même vous dit que cette alternative, pour vous, est une bonne chose
01:19?
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