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  • il y a 1 semaine
Le Maillon Fort

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Technologie
Transcription
00:00Je me représente, c'est la carpenteur, je suis ravie de vous accompagner pour cette toute dernière journée.
00:04Coucou pour les personnes qui nous regardent, évidemment, depuis chez eux, qui sont évidemment à la fraîche.
00:08Ici, il y a de la clim, ça fait plaisir.
00:10Donc aujourd'hui, c'est la toute dernière journée.
00:11On l'avait, comme chaque année, évidemment, pour cette dernière journée, envie de vous faire découvrir, vous au grand public,
00:17l'univers de VivaTech.
00:20Mesdames et messieurs, il est maintenant pour moi d'introduire tant, il est maintenant pour moi tant d'introduire, c
00:25'est encore mieux,
00:25Le Maillon Fort, VivaTech et Diverside Days, et pour plus de diversité, je vais lui laisser ça, parce que ça,
00:33c'est pour la prochaine invitée, parce que là, ça me prend trop de place.
00:35Voilà, pour plus de diversité et d'inclusion dans la tech, découvrez donc un format original, animé par la talentueuse
00:41humoriste Lilia Benshaban.
00:44Des histoires, des parcours, on va en trouver la vision d'entrepreneur qui bouscule un peu les codes et qui
00:49font bouger les lignes pour une société plus juste.
00:52J'aimerais inviter Lilia à m'en rejoindre sur scène. Alors Lilia, c'est une jeune étudiante en économie, mais
00:57pas que.
00:58Elle est aussi surtout une jeune humoriste talentueuse, très suivie sur les réseaux sociaux, elle fait vachement de blagues, de
01:03vidéos qu'elle partage au quotidien.
01:05Elle fait rire de tout et pour cause, elle est très marrante et surtout de sa différence en situation de
01:10handicap.
01:11Lilia dédramatise à coups de punchlines audacieuses et provocatrices, mais j'en ai trop dit.
01:17Mesdames et messieurs, un tonneur d'applaudissements, s'il vous plaît, pour Lilia. Applaudissements pour elle, s'il vous plaît.
01:23Lilia, the stage is yours.
01:30Allez, Vivatech, vous allez bien ?
01:34Est-ce que vous allez bien, Vivatech ?
01:38Vous n'êtes pas trop trop chaud ?
01:40Vous allez bien, ça va ? Vous êtes contents ?
01:42Qui par applaudissement ne me connaît pas ?
01:45Voilà.
01:48Eh bien, c'est ça, le problème.
01:50C'est que moi, je suis une humoriste pas connue.
01:52Voilà.
01:53Visiblement.
01:54Avec une petite particularité, je suis malvoyante.
01:58J'ai à peu près genre 1 sur 10 d'acuité visuelle à chaque oeil.
02:01Vous voyez maman ?
02:03Ben pas moi.
02:05D'ailleurs, est-ce que vous voulez bien faire un petit peu de bruit, juste pour être
02:07sûre que je sois au bon endroit ?
02:10Ok, trop bien.
02:12Non, c'est cool.
02:13Non, parce que la dernière fois, j'ai animé une conférence et je me disais, tiens, ce
02:17soir, le public, il est vraiment calme.
02:19Et c'est après que j'ai réalisé que j'étais encore dans les loges.
02:23Ouais.
02:23Alors, je suis censée animer cette conférence et vous présenter plein de choses.
02:27Et je vais commencer tout de suite.
02:29On va passer une heure ensemble.
02:31Et j'aimerais vous poser une question.
02:33À votre avis, qu'est-ce que je cache dans cette poche ?
02:39La main de Jamel Debbouze.
02:41Évidemment, c'est une vanne.
02:43On commence fort.
02:44Elle est bonne ?
02:45Ah, c'est qu'elle est drôle, ma vanne.
02:48Et non, ce n'est pas la main de Jamel Debbouze.
02:50Et je ne suis pas là non plus pour vous présenter le dernier iPhone.
02:52Je suis là pour vous présenter mieux que ça.
02:55Je suis là pour vous présenter neuf personnes géniales qui vont se succéder sur scène
03:00et qui participent au Maillon Fort.
03:02Alors, le Maillon Fort, c'est quoi ?
03:03Le Maillon Fort, c'est un show pour plus de diversité et d'inclusion.
03:07Vous êtes chauds pour ce show ?
03:09Oui.
03:10Trop bien.
03:11Alors, vous allez voir, le Maillon Fort, c'est l'occasion de découvrir des histoires,
03:16des parcours, des points de vue d'entrepreneurs qui bousculent les codes,
03:20qui font bouger les lignes pour une société plus juste.
03:22C'est bien dit ?
03:23Ce n'est pas moi qui l'ai écrit.
03:25Voilà.
03:26Alors, d'ailleurs, je voudrais, s'il vous plaît, qu'on fasse un maximum de bruit
03:28pour tous les speakers qui nous entendent et qui sont là, s'il vous plaît.
03:33Super.
03:34Et je voudrais également qu'on se rappelle grâce à qui on est là.
03:38On est là grâce à DiversiDays.
03:41DiversiDays, c'est une association pour l'égalité des chances
03:43qui essaie de faire du numérique un tremplin pour toutes et tous.
03:47Et c'est pour ça qu'on peut aussi bien les applaudir fort, les DiversiDays, s'il vous plaît.
03:55Alors, on a le temps, mais on va commencer sans plus tarder.
03:57Je vais vous présenter la première thématique.
03:59Dans ce premier volet, on va parler inclusion.
04:02Et pour ça, il y a trois personnes qui vont se succéder sur scène
04:05et qui vont vous présenter leurs projets.
04:07Et c'est comme ça que vous verrez comment de problématiques personnelles
04:11sont nées des idées merveilleuses pour développer les territoires.
04:17Et la première personne qu'on va accueillir sur cette scène,
04:20la première personne qu'on va accueillir, c'est le fondateur de La Belle Vie.
04:27Sa dernière levée de fonds, elle a fait 25 millions d'euros.
04:30Tout ce que j'aurais jamais sur mon compte en banque.
04:33Mesdames et messieurs, s'il vous plaît, je vous demande de faire un maximum de bruit pour le premier.
04:36Paul Lé, s'il vous plaît.
04:43Bonjour, bonjour.
04:45Il y a du monde.
04:46Je vais essayer de tenir en cinq minutes.
04:48J'ai promis que je vais faire ça en cinq minutes.
04:49D'habitude, je fais des interviews de 4h30, voire 5h30.
04:53Alors, je me présente.
04:54Je m'appelle Paul Lé.
04:56J'ai 40 ans dans deux semaines.
04:58Je suis aussi l'heureux papa de deux petits garçons.
05:01Un petit garçon de trois ans, un de sept ans.
05:03Ça fait dix ans que je suis avec ma femme.
05:05Et ça fait tout juste une semaine que je suis marié.
05:07Merci, merci.
05:09Merci pour elle.
05:12Je suis aussi le cofondateur de LaBelleVie.com.
05:16LaBelleVie.com, c'est un site internet qui vous permet de vous faire livrer vos courses entre une heure et
05:21trois heures.
05:2220 000 super bons produits dans Paris et en Ile-de-France.
05:26Aujourd'hui, LaBelleVie.com, en quelques chiffres, c'est une entreprise de 700 salariés, tous CDI.
05:34C'est aussi des levées de fonds, près de 50 millions de levées en sept ans.
05:41C'est aussi LaBelleVie, une belle histoire.
05:44C'est l'histoire de toute une vie, celle qui m'a donné la liberté.
05:48LaBelleVie, c'est 7% du marché aujourd'hui, la livraison à domicile.
05:52Mes compétiteurs, ils s'appellent Carrefour, Auchan, Amazon et tout le tralala.
05:59Mais en fait, tout ça, ce n'était pas un long fleuve tranquille, évidemment.
06:04Évidemment.
06:05Je suis un enfant d'immigré.
06:08J'habite Évry.
06:09Je suis né à Évry, d'un quartier populaire qui s'appelle les Pyramides.
06:13Dans les années 90, les Pyramides, ce n'était pas forcément très connu pour son explosion, son dynamisme économique,
06:20mais plutôt dans les pages d'effets divers.
06:22Donc évidemment, ma ligne de départ il y a 40 ans n'était pas forcément celle qui pouvait me pousser
06:31à l'élite.
06:32Et j'ai remarqué depuis, il y a quelque chose qui me frappe dans les cités populaires,
06:38c'est la façon dont ces cités-là avolent les rêves de nos enfants.
06:45Évidemment, avant d'avoir aujourd'hui une entreprise qui est valorisée plus de 100 millions d'euros,
06:50c'est pas mal, hein, en 7 ans. Merci, merci.
06:55J'ai galéré, j'ai lancé ma première boîte il y a 10 ans,
06:57et au bout de 3 ans, cette première boîte-là, c'est des dettes,
07:02des huissiers qui sont venus toquer à ma porte,
07:04et ma femme qui me dit, c'est qui le monsieur, le petit vieux, là ?
07:08Ah, je fais, à lui, c'est un peu compliqué, je vais t'expliquer.
07:11Et avec mes derniers sous, parce qu'en fait, je ne payais plus mon loyer depuis 3-4 mois,
07:15avec mes derniers sous et l'aide, évidemment, d'un ami,
07:20j'ai lancé ma deuxième entreprise, qui s'appelle labellevie.com,
07:25et vous pensez que c'était un long fleuve tranquille, et toujours pas.
07:27Et en fait, quand j'ai lancé en 2015, en 2017,
07:31ce n'est pas un huissier que j'avais à la porte,
07:33c'est une dizaine d'huissiers que j'avais.
07:35Parce qu'en fait, j'ai créé une entreprise qui demandait tellement de capital
07:39que derrière, le chiffre d'affaires grimpait,
07:42mais j'avais encore du mal à payer mes factures.
07:45Et j'étais seulement focus sur ma satisfaction client.
07:49En 2017, avec la seule donnée positive que j'avais,
07:52c'est-à-dire un chiffre d'affaires qui a grimpé,
07:54je suis parti voir 70 business angels.
07:5670.
07:57Il y en a 10 qui m'ont dit oui,
07:59et ça m'a donné 12 mois pour respirer
08:02et retravailler mon modèle pour qu'il soit un peu plus rentable.
08:06Début 2018, je pars en levée de fonds.
08:09Moi, le gamin des cités, jamais j'ai fait de levée de fonds.
08:12Je suis parti faire un levée de fonds.
08:14Je suis parti voir 120 investisseurs dans le monde entier.
08:19J'étais en Suisse, en Angleterre.
08:21Je prenais le train pour aller à Londres
08:22pour voir des investisseurs qui ne me répondaient même pas
08:25à mes emails après avoir fait 3 heures de route, 2 heures de pitch.
08:29Que dalle.
08:30J'ai mis un an pour lever de l'argent.
08:326 millions d'euros.
08:33Juste un an.
08:34Certains de mes confrères aujourd'hui
08:36lèvent cette somme-là en une semaine.
08:38Il m'a fallu un an.
08:40Pourquoi ?
08:41Je vais vous dire la vérité, en vrai.
08:44Parce qu'il existe la vérité.
08:46Donc j'ai levé ces 6 millions d'euros
08:47et depuis, tout va bien.
08:49Vous connaissez la suite.
08:50Je vous l'ai dit en chiffres depuis au début du pitch.
08:54Et en fait, dans ma carrière d'entrepreneur,
08:57ça fait 10 ans que je suis là
08:58et je suis dans le start-up game, comme on dit.
09:00Aujourd'hui, je suis avec des VCs et j'ai la chance d'avoir des VCs internationaux.
09:06Eh bien, j'ai remarqué une chose.
09:09J'ai remarqué une chose, c'est que je n'ai pas forcément le même vocabulaire qu'eux.
09:15Je n'ai pas forcément la même attitude qu'eux.
09:18Et ça, parfois, ça peut ne pas rassurer.
09:21Mais je me suis très vite dit qu'en fait, ce n'est pas grave.
09:25Et si vous, en fait, dans la salle, vous essayez de lever des fonds,
09:27ce genre de choses, et vous pensez que vous êtes différent,
09:30en fait, vous voulez être différent.
09:33Mais ce que je regarde et pourquoi on devient des vrais entrepreneurs,
09:38ce n'est pas la façon dont vous parlez, ce n'est pas votre attitude.
09:41C'est ce que vous avez dans la tête.
09:43Et le plus important, c'est ce que vous avez dans votre cœur.
09:45Et dans votre cœur, vous avez quoi ?
09:47La détermination, du courage et de la résilience.
09:52Surtout, ne perdez jamais ça.
09:54Ne perdez jamais vos rêves si vous croyez en vous.
09:56Parce que si vous ne croyez pas déjà en vous, personne ne va croire en vous.
10:00Et d'où me sort cette détermination et cette envie de réussir
10:04et cette soif de liberté ?
10:06C'est trois choses, je vais vous le dire très rapidement.
10:09La première chose, c'est que j'ai eu la chance,
10:13dans mon parcours scolaire, de voyager.
10:15Je suis arrivé à Los Angeles à la fin de mes études
10:18et je n'étais plus le petit banlieusard.
10:20C'est-à-dire que mes attitudes et mes petits talks vocaux,
10:23comme on dit, n'existaient plus.
10:26À Los Angeles, je n'étais pas le petit banlieusard,
10:28j'étais le petit Frenchie.
10:29J'étais le Français.
10:29Enfin, j'étais Français à l'extérieur.
10:32Et ça, ça a changé.
10:33J'ai perdu tous mes complexes.
10:35Je n'étais plus le banlieusard,
10:36j'étais le Français, celui qui représentait mon pays.
10:39La deuxième chose, c'est mes parents, évidemment.
10:41Je suis fils d'émigré.
10:42Mes parents ont fui la guerre du Vietnam
10:44avec trois petites filles.
10:46J'ai quatre sœurs.
10:47Avec trois petites filles en bas âge.
10:49Et bien, vous savez quoi ?
10:50Ils ont fui le pays, ils sont arrivés en France,
10:54dans un pays qu'ils ne connaissent pas,
10:55sauf dans les magazines.
10:56Et ils ont créé des business et de l'emploi.
10:58En fait, mes parents, ils m'ont offert une chose.
11:01Ils m'ont offert la liberté.
11:03Et la liberté de pouvoir être ambitieux.
11:06Et ma troisième chose, c'est d'avoir été, dans mon parcours,
11:10accompagné par des grands frères.
11:12Des entrepreneurs qui ont vu en moi quelque chose, peut-être,
11:15et qui ont passé ce temps-là à me dire,
11:17tu peux le faire, fais-le.
11:20Et aujourd'hui, j'ai une petite activité de business angel
11:22et je le fais.
11:23Je prends des gens qui n'avaient pas forcément de réseau
11:25et je vais les aider.
11:27Voilà, j'en ai aidé.
11:27J'ai aidé la lucarne d'Evry.
11:29J'ai aidé Uncle G.
11:31J'en ai encore plein d'autres comme ça.
11:32N'hésitez pas à venir me voir.
11:34Voilà.
11:35Et avec détermination et sens de la liberté,
11:39j'aimerais vous présenter, juste après moi,
11:41deux putains de fucking entrepreneurs.
11:44Ils s'appellent Eric Leboué, qui vous parlez de la liberté.
11:47Et Mona Amirouche, qui va vous dire que l'éducation,
11:50ça peut vous changer toute une vie.
11:51Merci à tous.
11:54Merci Paul, merci beaucoup.
12:00Mesdames et messieurs, s'il vous plaît, on accueille le suivant.
12:02Eric Leboué, s'il vous plaît.
12:08Salut, salut, salut, salut.
12:10Il va-t-il, ça va ou quoi ?
12:11Du bruit, s'il vous plaît.
12:12On est là ?
12:13On est là ?
12:14OK, OK.
12:15Bonjour à tous.
12:16Eric, fondateur des espaces de coworking et boss.
12:19Je suis très content d'être avec vous.
12:21Je voudrais vous parler rapidement de mon expérience.
12:24En fait, pendant plus de 20 ans,
12:27j'ai vendu les services et les produits
12:30d'entreprises de gros groupes que vous connaissez.
12:34Alors, quand j'avais 20 ans, ça m'allait bien.
12:38Et puis, vers 40 ans, ça commençait à me saouler
12:41de vendre les valeurs des autres.
12:43Alors, j'ai voulu avoir la liberté de mettre en avant
12:46mes propres valeurs.
12:48C'est ce qui m'a poussé à créer, à entreprendre.
12:51Mes valeurs, elles sont simples.
12:53La première, ceux qui me connaissent peuvent le dire,
12:56c'est l'optimisme.
12:57Pour moi, c'est toujours possible.
12:59C'est toujours possible.
13:02Ensuite, c'est le goût du challenge.
13:04Parce que quand on entreprend, des défis,
13:06il y en a tous les jours, à l'appel.
13:09Et enfin, c'est le fait d'être tourné vers les autres.
13:12Mais pas juste pour aller vendre quelque chose aux autres.
13:15Pour tendre la main, pour créer du lien,
13:18pour aller filer un coup de main aux jeunes
13:19qui sont à côté de nous.
13:21Et tout ça, c'est les valeurs qui m'ont amené
13:24à créer les espaces de coworking et boss.
13:28Et boss, c'est quoi ?
13:29C'est des espaces de coworking, là où vous ne les attendez pas.
13:33On ne va pas aller les mettre à Paris,
13:34il y en a déjà plein.
13:35On va aller dans les banlieues,
13:37on va aller dans les quartiers,
13:38on va aller au bout du RERD, là où c'est compliqué.
13:41Là où vous ne verrez pas WeWork,
13:43vous verrez Boss.
13:44OK ?
13:47Alors,
13:50ces espaces de coworking,
13:53là, je vous parle comme ça,
13:54je vous dis le mot coworking,
13:55assez simplement.
13:56J'ai fait un peu mon start-upper.
13:58mais en vrai,
13:59le premier challenge que j'ai eu à relever,
14:01c'est qu'il y a deux ans,
14:02personne ne savait de quoi je parlais.
14:04Il y en a qui me disaient,
14:05c'est un truc d'américain,
14:06l'autre, non, mais c'est pour les jeunes,
14:08c'est pas pour moi,
14:08je travaille dans une grande boîte,
14:09j'en ai pas besoin.
14:10Mais en vrai,
14:12le coworking,
14:13il a trois avantages majeurs.
14:15D'abord,
14:15il recrée du lien entre les gens.
14:17Et on sait tous qu'on en a manqué,
14:18avec cette période de Covid notamment.
14:20Ensuite,
14:21c'est quand même un moyen super écolo.
14:23Si vous allez au boulot à côté de chez vous en vélo,
14:26on fait tous un geste pour l'environnement.
14:28Et enfin,
14:29le meilleur moyen de lutter contre le prix de l'essence à la pompe,
14:34c'est encore le coworking.
14:36Et voilà.
14:37Et je vais vous donner un exemple.
14:38Je vais vous parler de Valérie,
14:39qui travaille dans mon espace,
14:4140 ans,
14:42maman d'une petite fille.
14:44Elle est super heureuse d'aller au boulot à vélo,
14:47d'aller chercher sa fille à 16h30
14:50à la sortie de la maternelle.
14:52Et puis en plus,
14:53à 4 heures,
14:54avant de partir,
14:55elle n'était pas toute seule pour prendre son café.
14:57Elle le faisait avec d'autres gens
14:58qui sont dans la communauté.
15:00Ça, c'est E-Boss et c'est les valeurs du coworking.
15:04Alors,
15:05je vous ai parlé de coworking depuis tout à l'heure.
15:07Je vous ai parlé d'E-Boss.
15:09Mais en vrai,
15:10c'est difficile de dissocier E-Boss et Eric.
15:14Je vous dis ça parce que
15:16la semaine dernière,
15:17il y a des clientes à moi
15:18qui m'ont avoué que dans leur téléphone,
15:20elles avaient marqué Eric.
15:22À la place d'Eric,
15:23elles avaient marqué E-Boss.
15:24Et il y a même une cliente
15:26qui m'a demandé de quelle origine c'était.
15:28Donc, j'ai dû expliquer
15:28que ce n'était pas mon prénom.
15:30Mais en fait,
15:31ce qu'il faut que vous vous disiez
15:32si vous pensez à entreprendre,
15:34c'est que votre image,
15:36elle va être associée à votre entreprise.
15:38Et vous allez devoir mettre autant d'énergie
15:39à faire fonctionner votre entreprise
15:41qu'à l'incarner.
15:42Donc, soyez prêts,
15:44soyez prêts pour entreprendre.
15:48Merci beaucoup, Eric.
15:50Et comme je suis un joueur d'équipe,
15:53je vais faire la passe-passe décisive
15:56à Mona Amirouge.
15:58Merci, Mona, s'il vous plaît.
16:00Paro.
16:02C'est Paro ?
16:03OK, OK, OK, OK.
16:05Yeah !
16:08J'allais bomber.
16:11Bonjour à tous.
16:12Je suis Mona
16:13et je suis professeure d'économie.
16:15Et j'ai reçu une cinquantaine
16:18de messages sur Instagram
16:20de mes élèves
16:21lorsqu'ils ont su que je passais à VivaTech
16:22en me disant
16:23« Bravo, madame, on est fiers de vous.
16:25Parlez-leur, dites-leur nos galères. »
16:27C'est vrai qu'aujourd'hui,
16:28l'école, c'est une méga machine
16:30qui convertit des écoliers
16:32en souffre-douleur.
16:33Ils arrivent avec leur peur
16:35et ils repartent avec des doutes.
16:37Et moi, je suis un petit peu
16:38une rescapée de l'éducation.
16:40En tout cas, c'est un peu comme ça
16:41que je me définis.
16:42J'ai grandi en zone rurale
16:45et j'ai étudié en banlieue.
16:47Et là, en septembre 2016,
16:49septembre 2012 même plus exactement,
16:51j'arrive à la Sorbonne,
16:53à la prestigieuse Sorbonne.
16:54Et là, je me dis
16:55« Délivrance, c'est bon, j'ai réussi. »
16:58Pas du tout.
16:59Pas du tout, parce que je me retrouve
17:00à devoir me remettre à niveau.
17:02Je me retrouve à devoir réapprendre
17:04le vocabulaire,
17:05à devoir améliorer mon expression écrite,
17:07à devoir apprendre des références littéraires.
17:10Et là, je me dis
17:11« En fait, c'est une course. »
17:12C'est une course de fond.
17:13Et dans cette course,
17:14je m'interroge sur les inégalités.
17:16Je m'interroge sur
17:17pourquoi finalement,
17:19j'ai l'impression qu'on me demande beaucoup
17:20alors que j'ai aussi l'impression
17:22qu'on m'a demandé moins,
17:24que j'ai reçu moins.
17:26Et dans cette course de fond,
17:27je me dis
17:28« Écoute, Mona, il faut que tu te démarques.
17:29Il faut que tu fasses beaucoup de choses. »
17:31Alors, je pars à la Silicon Valley
17:33présenter un projet de start-up
17:35autour de l'éducation.
17:36Et je reviens en France
17:38avec des étoiles,
17:39avec beaucoup d'étoiles.
17:40Et je me fais une promesse.
17:42Je me dis
17:42« Mona, quand tu rentres en France,
17:43tu vas redistribuer ces paillettes
17:45à tous les jeunes.
17:46Tu vas redistribuer ces paillettes
17:48à tes élèves. »
17:49Et du coup, je deviens là
17:51officiellement professeur d'éducation.
17:53Et là, je me dis
17:55« Écoute, Mona, en fait,
17:56il y a un vrai défi
17:56au sein de l'éducation.
17:57On est à Vivatech.
17:59On parle de technologie.
18:00Mais parlons éducation.
18:03Permettons à nos professeurs,
18:04justement,
18:05de redevenir des mentors.
18:06Permettons à la neuroéducation
18:07de faire partie intégrante
18:09de nos programmes. »
18:11Et là, on se lance un défi.
18:12Et je me lance un défi.
18:14Je co-crée Banlieue School en 2020.
18:16Banlieue School, c'est une organisation
18:17qui crée des programmes immersifs
18:19pour la jeunesse,
18:21qui leur permet de reprendre
18:22le pouvoir sur la connaissance,
18:23mais aussi sur leur orientation.
18:26Alors aujourd'hui, je suis très fière.
18:27Je suis très fière
18:27parce qu'on a beaucoup de jeunes
18:28qui sont ici.
18:29Et puis, je suis fière de vous dire
18:31qu'on a accompagné 550 jeunes,
18:33qu'aujourd'hui,
18:33on a plus d'une centaine de bénévoles
18:35et que nous sommes sur six régions
18:36en France.
18:37Alors, vous le savez...
18:38Merci.
18:44Alors, vous le savez,
18:45c'est pas simple tous les jours.
18:46On a eu beaucoup de défis.
18:47Et l'un des premiers défis
18:48auxquels je pense,
18:49c'est de pouvoir permettre
18:50aux acteurs éducatifs
18:52de comprendre.
18:52De comprendre et de prendre conscience
18:54qu'il y a un fossé
18:56entre la réalité
18:57et leurs attentes.
18:58Parce qu'il y a des barrières sociales,
19:00psychologiques,
19:01de l'autocensure,
19:02du déterminisme dans ces zones.
19:04Et puis, aujourd'hui,
19:05il faut se l'avouer,
19:06on ne peut plus demander à un élève
19:07de rester huit heures par jour
19:09assis dans une salle de classe.
19:10Et ça a été notre second défi.
19:12Notre second défi, finalement,
19:13c'est de pouvoir créer des programmes
19:16pour cette jeunesse,
19:17pour cette génération Z,
19:19innovante,
19:20cette génération indépendante
19:21qui aspire à plus de liberté.
19:23Parce qu'ils ont envie
19:24d'apprendre par l'expérience.
19:27Et puis,
19:28je me dis,
19:28aujourd'hui,
19:29il faut qu'on arrête,
19:30on arrête toutes ces phrases
19:31de tu ne vas pas y arriver,
19:33tu n'es pas capable,
19:34tu ne peux pas.
19:35Et puis, un jour,
19:36un de mes professeurs,
19:37il me dit,
19:37Mona,
19:38tu n'y arriveras pas,
19:39tu as la folie des grandeurs.
19:41Et bien, en fait,
19:42finalement,
19:42à ce professeur,
19:42j'ai envie de lui dire,
19:43j'ai bien fait d'écouter ma folie.
19:45Merci.
19:51Je ne sais plus par vous,
19:51Jossard.
19:52C'est bon de partir.
19:52Je ne sais plus par vous.
19:53Tu peux partir.
19:55Merci beaucoup, Mona.
19:56Merci beaucoup, Eric.
19:57Et merci, Paul,
19:58qu'on peut r'applaudir,
19:58s'il vous plaît.
20:02Ça va toujours ?
20:04Ça va ?
20:04J'ai envie de savoir un petit peu
20:05quel côté est le plus chaud.
20:07Alors, je vous fais applaudir
20:08et je vous fais crier de chaque côté
20:09juste pour voir qui est le plus chaud.
20:10On fait une petite compète.
20:10Ça vous va ?
20:11On commence ?
20:12On commence là ?
20:12Vous êtes chauds ou pas ?
20:13Oui !
20:17Ici, vous êtes chauds ou pas ?
20:19Oui !
20:20C'est le même côté.
20:20OK.
20:21Ils sont chauds là-bas,
20:22je vous le dis.
20:23Vous êtes prêts ou pas ?
20:24Vous êtes chauds ici ou pas ?
20:25Oui !
20:27Ah, ils sont vraiment chauds ici.
20:29Et tous ensemble,
20:29est-ce que vous êtes chauds ?
20:31Oui !
20:32Voilà.
20:33C'était juste pour un plaisir personnel
20:34de savoir si vous étiez chauds ou pas.
20:35Parce que comme je n'ai pas l'occasion
20:36de me produire dans des grandes salles,
20:37je me dis, bon, des fois,
20:38on se fait des kiffs.
20:39En plus, c'est un public que je ne vois pas
20:40mais que j'entends,
20:41ça me fait plaisir.
20:42Non, en fait, je ne sais pas si vous...
20:43Moi, je me sens très, très inspirée
20:44par ce que je viens d'entendre
20:45et en vrai, j'ai pris des petites notes
20:47et je pense que je vais lancer ma start-up.
20:49J'ai juste envie de lancer une start-up
20:50pour dire, hé, les gars,
20:52on brainstorme.
20:53Juste pour ça, tu vois.
20:55Alors, on vous a parlé inclusion
20:57et après vous avoir parlé inclusion,
20:59on aimerait vous parler accessibilité.
21:01Parce que développer les territoires,
21:02c'est bien,
21:03mais pouvoir les rendre accessibles à tous,
21:05c'est mieux.
21:05On est d'accord ou pas ?
21:07Super.
21:08Alors, du coup,
21:09ce sera la thématique numéro 2,
21:10ce sera l'accessibilité.
21:11Et la première personne
21:12qu'on va accueillir sur scène,
21:15comme tout à l'heure,
21:15il y aura trois intervenants
21:16qui vont se succéder les uns les autres
21:18et vous allez leur faire un accueil chaleureux.
21:20Ils vont être hyper inspirants.
21:21Et la première,
21:22c'est la cofondatrice de Feel Object.
21:25Alors, Feel Object, c'est quoi ?
21:26C'est une technologie,
21:28elle vous la présentera,
21:29qui permet aux personnes malvoyantes
21:31et non-voyantes,
21:32like me,
21:34de pouvoir se déplacer.
21:35Et ça, c'est génial.
21:36Alors, je ne sais pas vous,
21:37mais moi,
21:38les trucs comme ça,
21:38j'investis direct.
21:40Mesdames et messieurs,
21:41s'il vous plaît,
21:42un maximum de bruit
21:43pour Céline Faviuin.
21:53Bonjour à toutes et à tous.
21:54Merci Lilia pour cette introduction.
21:57Donc, effectivement,
21:58Céline Faviuin,
21:58je suis la cofondatrice
21:59de la société Feel Object.
22:01Aujourd'hui,
22:02je vais vous parler juste rapidement
22:04du produit que nous avons conçu,
22:06mais je n'ai pas forcément envie
22:07de vous parler que de ça.
22:09Donc, effectivement,
22:09nous avons conçu Virtuose,
22:10c'est un plan tactile et vocal.
22:12Et l'objectif est de permettre
22:13aux personnes malvoyantes
22:14et non-voyantes
22:15de pouvoir avoir
22:16une compréhension générale
22:17de leur environnement
22:18pour s'y déplacer seule.
22:20Mais aujourd'hui,
22:20j'aimerais répondre
22:21à trois questions.
22:22La première question,
22:24c'est quoi l'accessibilité pour moi ?
22:26Mais avant de répondre
22:27et de donner ma définition,
22:29j'aimerais savoir
22:30quelle est votre définition.
22:31C'est quoi pour vous
22:33une personne à mobilité réduite ?
22:35PMR.
22:37On est d'accord
22:38que ce sont les personnes
22:39en fauteuil roulant ?
22:40Eh bien non.
22:41Les PMR, en fait,
22:42ce sont toutes les personnes
22:43en situation de handicap,
22:45mais pas que.
22:46Handicap visuel,
22:47handicap auditif,
22:47mais également les personnes âgées,
22:49les personnes avec des béquilles,
22:51avec des poussettes, par exemple.
22:53Et ça peut tous nous arriver
22:54à un moment donné.
22:56Donc vous avez compris
22:57que ces exemples-là
22:58concernent principalement
22:59tout ce qui est le bâti,
23:00l'accessibilité des lieux.
23:02Mais l'accessibilité, en fait,
23:03ça concerne également
23:04l'accessibilité numérique.
23:06Prenons un exemple,
23:08une personne aveugle
23:09qui veut faire ses achats en ligne.
23:12Elle passe une heure
23:13à créer son panier,
23:14à constituer difficilement
23:16tout ce panier,
23:17et au moment du processus
23:19de validation de son panier,
23:20elle tombe sur un cap-chat visuel.
23:22Et là, Lilia,
23:25il faut trouver les vaches.
23:28Et hop, envoyer le panier,
23:30fini,
23:30la personne ne peut pas
23:31valider son achat.
23:34Pour ces deux types d'accessibilité,
23:36il existe des lois,
23:37effectivement,
23:38mais l'idée,
23:38c'est d'aller encore plus loin
23:39et normalement
23:40sur la partie accessibilité numérique.
23:43D'ici quelques années,
23:44il ne sera plus possible
23:45de vendre sur la commande publique
23:47si nos solutions
23:48ne sont pas accessibles
23:49à tout le monde.
23:52Au-delà de ça,
23:53ce qui est important aussi,
23:54c'est de permettre
23:55à toutes ces personnes
23:56de pouvoir accéder,
23:58de pouvoir faire leurs courses
23:59en magasin,
24:01mais pas que,
24:01également en ligne,
24:03de pouvoir pratiquer
24:05des activités sportives
24:07et physiques,
24:07de pouvoir aller au théâtre,
24:09et pourquoi pas venir ici,
24:10sur VivaTech.
24:12Pour faire un petit clin d'oeil
24:13avec ma solution,
24:14je vais demander à chacun d'entre vous
24:16de fermer les yeux
24:17et de vous imaginer
24:18retourner à l'entrée du bâtiment.
24:21Donc là,
24:21c'est quelque chose
24:22de très compliqué.
24:23La question numéro 2
24:25à laquelle j'aimerais répondre,
24:26c'est rappeler
24:28un grand chiffre important pour moi.
24:30En fait,
24:30je ne vais pas vous donner un chiffre,
24:32mais je vais vous donner une tendance,
24:33et notamment sur la déficience visuelle.
24:35Dans le monde,
24:36il y a 280 millions
24:37de personnes malvoyantes
24:39et non-voyantes,
24:4030 millions en Europe
24:41et 1,7 millions en France.
24:43Sur ces 1,7 millions,
24:45en France,
24:464 personnes sur 5
24:47sont devenues déficientes visuelles
24:49au cours de leur vie,
24:50et seule 1 personne sur 20
24:52utilise une canne blanche,
24:54ce qui représente
24:541,7 millions,
24:56ça représente environ
24:573% de la population.
25:00Est-ce qu'il y a des cannes blanches
25:01dans la salle ?
25:02Je ne sais pas,
25:03mais potentiellement,
25:03il peut y avoir des personnes
25:04malvoyantes et non-voyantes.
25:06Je vais encore vous demander
25:08quelque chose.
25:09Est-ce que vous voyez ma main ?
25:14Merci, Lilia.
25:15Petit clin d'oeil à Lilia.
25:16Lilia est une personne extraordinaire.
25:18Je vous conseille vivement
25:19d'aller la voir sur scène.
25:20Elle est géniale.
25:22La 3e question
25:23à laquelle j'aimerais répondre,
25:24c'est quelles sont
25:26les actions concrètes
25:27à mettre en place,
25:28selon ma vision,
25:29pour améliorer la situation.
25:30Pour moi,
25:32c'est concevoir
25:32une accessibilité universelle,
25:34que ce soit numérique
25:35ou physique,
25:36en tenant compte
25:37des usages pour tous
25:39et de l'expérience
25:40pour tout type d'utilisateur.
25:42Ce ne sont pas les lois
25:44qui vont changer les choses,
25:45mais c'est la volonté
25:46de chacun
25:47de changer le monde.
25:48Et en parlant
25:49de changer le monde,
25:50j'ai l'honneur
25:51de pouvoir introduire
25:52deux talents,
25:53juste après moi,
25:54qui démontrent
25:55qu'il est possible
25:56d'être en situation
25:57de handicap
25:58et de vouloir rendre
25:59le monde meilleur,
26:00mais aussi de ne pas l'être
26:02et de vouloir faire
26:03la même chose.
26:04Je vous demande
26:05une ovation
26:07pour Hicham
26:08et après,
26:09pour Montesser.
26:10Hicham de Kunto.
26:12Merci beaucoup, Céline.
26:15Merci, Céline.
26:17Est-ce que Hicham est prêt ?
26:18Merci beaucoup, Céline.
26:19Un maximum nourri
26:20pour Hicham,
26:20s'il vous plaît.
26:25Bonjour à tous.
26:26Ils sont chauds.
26:27Merci, Lilia.
26:29Est-ce que vous aimez
26:30tous le sport ?
26:32Est-ce que vous pensez
26:33que tout le monde
26:34a accès à la pratique sportive ?
26:36Figurez-vous que non.
26:38Et c'est ce à quoi
26:39Kunto tente
26:39de trouver une solution.
26:41Mais avant toute chose,
26:42Kunto, c'est une équipe.
26:43Une équipe cofondée
26:45par quatre entrepreneurs
26:46engagés et passionnés
26:47par le sport.
26:48Yashak Das,
26:50Mehdi Abadi,
26:51Zakaria Gelti
26:52et moi-même,
26:53CEO et cofondateur
26:54de Kunto.
26:59Kunto est la première
27:00application de sport
27:01qui s'adapte
27:02à un handicap
27:02ou à une pathologie spécifique.
27:04Ma vision,
27:05notre vision
27:06est que toute personne,
27:08peu importe sa particularité physique,
27:10puisse accéder
27:11à la pratique sportive
27:12par des programmes
27:13étant adaptés
27:14à elle-même.
27:15Dans notre application,
27:16bien sûr.
27:17Et pourquoi pas autre part.
27:20Kunto,
27:22c'est
27:24quatre mots.
27:26Motivation,
27:27inclusion,
27:29motivation,
27:31inclusion,
27:32adaptation
27:32et écoute.
27:34Inclusion,
27:35parce que Kunto
27:35fédère une communauté
27:37engagée
27:37et bien diversifiée.
27:40Motivation,
27:40parce que Kunto
27:41vous accompagne
27:42peu importe
27:43vos difficultés
27:44dans la vie courante,
27:46quand vous avez la flemme,
27:47par exemple,
27:47en rentrant du boulot.
27:50Adaptation
27:50et écoute,
27:51parce que Kunto
27:52personnalise
27:53ses programmes
27:54en fonction
27:54de vos contraintes physiques,
27:56par exemple.
27:59Kunto,
28:00c'est un projet
28:01qui est lauréat
28:03de la French Tech,
28:04lauréat du Diversi Day,
28:06lauréat
28:07du programme
28:08UA de Paris & Co
28:10et incubé
28:12aujourd'hui
28:12chez Station F.
28:13Bravo.
28:14Kunto,
28:19c'est un projet,
28:21une plateforme
28:22qui a été testée
28:23par plus de 200 utilisateurs
28:25cibles.
28:26C'est aussi
28:27un projet
28:28qui ne peut plus
28:29être qu'une option
28:29mais doit devenir réalité.
28:33nos principaux défis
28:34ont été
28:35la gestion
28:36de l'humain.
28:37On est quatre
28:37cofondateurs,
28:38quatre amis,
28:39donc on a dû faire
28:40lors de brainstorming
28:42par exemple,
28:44ça chauffait
28:44tout simplement,
28:45on est amis.
28:46On a dû faire
28:47preuve de résilience
28:48pour s'adapter
28:50et performer.
28:54on a dû apprendre
28:55les codes.
28:56Vous savez,
28:57lors de rendez-vous
28:57avec des personnes
28:58super importantes
28:58de notre société,
29:00les trois couverts
29:00par exemple,
29:03lors de levées de fonds,
29:04le BSAR,
29:04vous connaissez,
29:05nous on connaissait pas.
29:06On a dû s'adapter,
29:07apprendre
29:08pour pouvoir performer.
29:12Si j'ai un conseil
29:13à vous donner aujourd'hui,
29:14je vais vous le dire,
29:15c'est quelque chose
29:16d'assez bateau
29:17mais je vais vous le dire
29:17avec mes propres mots
29:18et avec le cœur,
29:20c'est arrêter
29:20de vous poser des questions.
29:22Est-ce que je peux ?
29:23Est-ce que je peux pas ?
29:24J'ai vu telle personne,
29:26il m'a l'air trop important
29:27pour moi.
29:27Allez-y, foncez.
29:29Allez leur demander,
29:30allez les retrouver,
29:31toquez à leur porte.
29:33Dans tous les cas,
29:34il n'y a jamais de regrets
29:36et vous n'en tirez
29:36que des bénéfices.
29:38Merci beaucoup.
29:40Merci beaucoup Hicham.
29:42Je vais maintenant passer
29:44la main
29:45à un entrepreneur
29:47vraiment fantastique,
29:48une personne en or,
29:51Montaser Jabran.
29:53Mesdames et messieurs,
29:54un maximum de bruit pour Hicham
29:55et s'il vous plaît,
29:55merci d'accueillir Montaser.
30:08Tu veux poser quelque chose ?
30:09Allez.
30:14Bonjour à tous.
30:15Je m'appelle Montaser Jabran
30:17et j'ai beaucoup de chance
30:18parce que j'ai les mêmes initiales
30:19que Michael Jackson
30:19et Michael Jordan.
30:22Ok.
30:24Ok, big up à vous.
30:27Je voudrais vous citer
30:28Nelson Mandela
30:29pour démarrer.
30:31Nelson Mandela
30:31a dit la chose suivante.
30:34un gagnant,
30:35c'est juste un rêveur
30:36qui n'a jamais cédé.
30:38Moi, on m'a toujours dit
30:39que c'était impossible.
30:40J'ai envie que vous reteniez
30:41pendant tout ce pitch,
30:43impossible n'est pas
30:44diversi day
30:45et que vous le disiez
30:46à la fin pour moi, s'il vous plaît.
30:48On m'a dit
30:50tu ne pourras pas marcher.
30:52Hier, je me suis levé
30:53et j'ai fait un selfie
30:54avec ma conche.
30:54Je vous jure que c'est vrai.
30:57Ok.
30:59Merci.
31:00Merci.
31:00On m'a dit
31:02tu n'iras pas à l'école.
31:03Aujourd'hui, grâce à ma mère
31:04qui est dans la salle,
31:06je suis bac plus 5.
31:07Est-ce qu'on peut applaudir
31:07ma mère, s'il vous plaît ?
31:11Big up.
31:14Merci.
31:16Après, on m'a dit
31:18l'entrepreneuriat,
31:18ce n'est pas adapté.
31:19Laissez-moi tranquille,
31:20je vais m'adapter.
31:21C'est bon, c'est bon,
31:22ça va.
31:23Ok.
31:24Je suis allé à un forum
31:25pour l'emploi.
31:25On m'a dit
31:26bonjour, monsieur.
31:27Il y a des forums
31:28pour les gens comme vous.
31:29Qu'est-ce que ça voulait dire ?
31:31Est-ce que ça voulait dire
31:32les gens des quartiers ?
31:33Est-ce que ça voulait dire
31:33les gens de moins de 25 ans ?
31:35Parce que oui,
31:36ça prend du temps
31:36et j'avais moins de 25 ans à l'époque.
31:38Aujourd'hui, j'ai un peu grandi.
31:40Et moi, je pensais
31:41que ça voulait plus dire
31:42les personnes en situation
31:43d'handicap.
31:44Et c'est pour ça
31:44que j'ai créé HandyCatch.
31:46Handy comme pratique
31:47et catch comme attraper.
31:48Je n'étais pas là
31:49pour faire Intoussable 2.
31:50Omar Sy a déjà réussi.
31:52Donc,
31:55ce qui s'est passé,
31:57c'est que c'est la première application
31:58au monde
31:59à mettre en relation
32:00des gens avec des gens
32:01et pas des CV avec des offres.
32:03Ça veut dire
32:03que vous marchez dans la rue
32:04et que votre téléphone vibre,
32:05il y a un recruteur autour de vous.
32:07Parce que personne aujourd'hui
32:08n'a jamais réussi
32:09à discuter avec un CV
32:10ou avec une offre.
32:11Ça, c'est important.
32:12Ça, c'est vrai.
32:13Big up.
32:14Merci à vous.
32:16Aujourd'hui,
32:17je voulais aussi vous parler
32:18de représentativité.
32:20Représentativité
32:20parce que
32:21j'étais
32:21le seul
32:22à être en situation
32:23de handicap
32:24et à me balader,
32:25à vouloir être entrepreneur.
32:27Et aujourd'hui,
32:28il y en a beaucoup plus.
32:29Et je voudrais
32:30qu'on leur fasse
32:30un big up ensemble,
32:31s'il vous plaît.
32:34après,
32:34en termes de représentativité,
32:36vous avez aussi eu
32:37l'opportunité incroyable
32:39de rencontrer
32:40Issam,
32:41le dirigeant de Koundo.
32:42Et ce que je voulais vous dire
32:43par rapport à ça,
32:44c'est qu'il n'y a pas besoin
32:45d'être en situation de handicap
32:46pour représenter
32:47les personnes
32:47en situation de handicap.
32:49Il fallait juste
32:49avoir les mêmes valeurs
32:51que nous
32:51et nous représenter
32:52avec dignité.
32:53Et ça,
32:54c'était important.
32:56OK.
32:57Maintenant,
32:58je voudrais juste vous dire
33:00que comme j'ai commencé
33:01avec Nelson Mandela,
33:02je vais finir avec
33:02Nelson Mandela
33:03qui a dit
33:04et merci à la diversité
33:06et merci à toute la team
33:07qui a dit
33:07la chose suivante,
33:08c'était impossible
33:10jusqu'à ce qu'on le fasse.
33:13Merci beaucoup,
33:14mon placer.
33:17OK,
33:18tu as besoin d'aide
33:18pour repartir ?
33:20Non,
33:20c'est bon,
33:21ça va aller.
33:22Merci beaucoup.
33:24Merci à toi.
33:25Mesdames et messieurs,
33:26on peut r'applaudir
33:26s'il vous plaît.
33:27Monta Serre,
33:27on peut r'applaudir Céline,
33:28on peut r'applaudir Hichem.
33:33Ça va toujours ?
33:35Oui.
33:36Qui par applaudissement
33:37vient de nous rejoindre ?
33:39Personne.
33:39Ah,
33:40OK.
33:41Bienvenue.
33:42Bienvenue à vous.
33:43Je me dis,
33:43je suis censée animer
33:44avec humour la conférence.
33:46Lui,
33:46il est presque plus drôle que moi.
33:49Voilà.
33:50Il est presque plus populaire
33:51et drôle que moi.
33:52Il a dit un truc,
33:53il a fini par une phrase
33:53et il a dit
33:54c'est impossible
33:55jusqu'à ce qu'on le fasse.
33:57Et c'est marrant
33:57parce que moi,
33:58en tant que malvoyante,
33:59c'est le même truc
33:59que j'ai dit
34:00quand je suis partie au ski.
34:02Je ne suis pas restée longtemps.
34:04J'ai percuté une petite fille
34:05de 4 ans sur la piste.
34:07En même temps,
34:07elle était au milieu
34:08de cette connasse.
34:09J'ai crié un casse-toi du milieu.
34:11Mais c'était déjà trop tard,
34:13la neige avait changé de couleur.
34:15C'est une blague,
34:16les gars,
34:16c'est une blague.
34:17Calmez-vous.
34:18Il m'a fait rire,
34:18mon tasseur,
34:19parce que mon tasseur,
34:19il a dit
34:20qu'il avait les mêmes initiales
34:21que Michael Jordan.
34:23Alors,
34:23moi,
34:23je m'appelle
34:24Lilia Benshaban.
34:25C'est marrant
34:25parce que moi,
34:26j'ai les mêmes initiales
34:27que Louis Braille.
34:29Oui,
34:30c'est le mec
34:30qui a inventé le Braille.
34:32Et en vrai,
34:33en tant que malvoyante,
34:34je me dis,
34:34avoir les mêmes initiales
34:35que le gars
34:37qui a permis aux aveugles
34:37de lire,
34:38en vrai,
34:38c'est une fierté.
34:39Voilà,
34:40moi,
34:40je suis contente.
34:41Merci.
34:41Vous n'êtes pas obligés,
34:42vous ne vous sentez pas obligés.
34:43Vous ne vous sentez pas obligés.
34:44Alors,
34:45on a parlé de plein de choses.
34:48On arrive maintenant
34:48à la troisième thématique.
34:50On a parlé ensemble
34:51inclusion,
34:52on a parlé ensemble
34:53accessibilité,
34:53on a parlé ensemble
34:54territoire,
34:55on a parlé,
34:56on a vu plein de personnes
34:56d'inspiration,
34:57on en a vu six.
34:58Maintenant,
34:58il nous en reste trois
34:59à voir.
35:00Et c'est vraiment la thématique
35:01que je préfère personnellement.
35:03Last but not least,
35:05les femmes,
35:05c'est la dernière thématique.
35:08Plus de bruit pour les femmes,
35:09s'il vous plaît.
35:11OK.
35:13C'est trop cool,
35:13en vrai.
35:14Je me dis,
35:14je remplis presque
35:15toutes les cases.
35:16Je suis une femme
35:17en situation de handicap.
35:18Il ne me reste plus
35:19qu'à lever 25 millions.
35:21Merci pour votre soutien,
35:22ça fait plaisir.
35:24Je réussirai à lever
35:24mes 25 millions.
35:25Je vais vous dire pourquoi,
35:26parce qu'à la fin,
35:26à la sortie,
35:27c'est un RIB
35:27que je vais vous donner.
35:28J'ai Lydia,
35:29même si vous voulez.
35:31Mesdames et messieurs,
35:31vous êtes prêts
35:32à accueillir la prochaine ?
35:34OK.
35:34S'il vous plaît,
35:35on fait un maximum de bruit
35:35pour Loubna Kassibi.
35:36S'il vous plaît,
35:37mesdames et messieurs.
35:44On peut la réplaudir encore une fois,
35:45s'il vous plaît.
35:53Bonjour Vivatech.
35:55Ça va ?
35:57Ça va ?
35:58Je m'appelle Loubna,
36:00j'ai créé Meet My Mama
36:01parce que j'en avais marre
36:03de voir nos mères galérer,
36:06être dévalorisées
36:07et surtout ne pas être considérées
36:08à leur juste valeur.
36:10Alors qu'elles ont de l'or
36:11entre les mains,
36:12elles cuisinent comme personnes,
36:13elles ont le droit
36:15et le mérite d'être chefs.
36:17Donc on a créé une structure
36:18qui leur permet de devenir
36:19des chefs d'entreprise,
36:21qui leur permet d'être indépendantes
36:22et surtout d'être chefs traiteurs
36:24dans les plus beaux événements
36:25de Paris,
36:26comme aujourd'hui à Vivatech.
36:28Ce qui est incroyable,
36:29c'est que ces femmes,
36:30elles ont brisé
36:31tous les plafonds de verre.
36:33Elles sont devenues chefs
36:34dans un monde
36:35où 90% des chefs
36:36sont des hommes.
36:38Elles sont entrepreneurs
36:38dans un monde
36:40où 60% des entrepreneurs
36:41sont des hommes.
36:42Et c'est ça,
36:43Meet My Mama,
36:44c'est ça la magie de Meet My Mama.
36:45On voulait montrer
36:46que c'était possible,
36:47qu'elles avaient leur place
36:48dans ce secteur.
36:50Et en parlant de place
36:52dans le secteur,
36:53le thème de cette session,
36:54c'est l'entrepreneuriat féminin.
36:57Et il faut que je vous avoue un truc.
36:59Je déteste ce thème.
37:02Je déteste ce thème,
37:03mais j'aime beaucoup
37:04Mounira et Anthony
37:04de DiversiDays.
37:06Et honnêtement,
37:06c'est quand même un kiff
37:07de faire la main stage
37:08de Vivatech.
37:09Donc je me suis dit
37:10que j'allais vous parler
37:11en toute transparence,
37:12en toute honnêteté
37:13de ce que je pense.
37:15Alors attention,
37:16je risque de dire des choses
37:17un peu étonnantes
37:18ou à l'encontre
37:19de ce qui se fait.
37:21Mais je pense qu'on doit être
37:23beaucoup plus audacieux
37:24et beaucoup plus ambitieux
37:25pour ce thème-là.
37:28La première chose étonnante
37:30que je vais dire,
37:30c'est ne parlons plus
37:32d'entrepreneuriat féminin.
37:34Stop.
37:35On ne parle pas
37:36d'entrepreneuriat masculin.
37:37Un entrepreneur,
37:38c'est un entrepreneur.
37:39C'est vrai.
37:46En fait,
37:47en se concentrant
37:47sur le fait d'être femme,
37:49on oublie l'entrepreneur,
37:50on oublie son business,
37:51on oublie ses compétences
37:54et ça nous discrimine
37:55plus qu'autre chose.
37:58Merci.
37:58Ce que j'aimerais,
38:00c'est que les deux entrepreneurs
38:01qui vont suivre,
38:02elles soient invitées
38:03pour parler de tech,
38:04d'innovation.
38:05C'est Viva Tech.
38:07Ce que j'aimerais,
38:08c'est que...
38:09C'est la même chose aussi
38:10pour les personnes handicapées
38:11ou les personnes issues
38:12de la diversité.
38:13Moi, j'adorerais
38:14entendre Mariam,
38:15que vous allez voir tout à l'heure,
38:17me parler
38:18de comment elle a créé
38:19une énorme communauté.
38:21Et j'adorerais
38:22entendre Paul Lee
38:23me parler d'acquisition client.
38:24Je pense que ce serait
38:25hyper, hyper intéressant.
38:28En fait,
38:29à vouloir bien faire,
38:30parfois,
38:30on a créé des situations
38:31un peu contre-productives.
38:33J'étais, par exemple,
38:34dans des réseaux de femmes
38:36où on parlait
38:36de business model.
38:38C'était hyper intéressant,
38:40bien sûr,
38:40mais j'estime
38:40qu'on a tous besoin
38:41d'être accompagnés
38:42sur ces sujets,
38:43qu'on soit femme,
38:43qu'on soit homme.
38:45Et j'ai...
38:46En fait,
38:47nos BP,
38:48ils ne sont pas roses,
38:49nos chiffres,
38:50ils ne sont pas féminins.
38:51Et ce que j'aimerais,
38:52c'est, par exemple,
38:53en parler avec Paul Lee,
38:55qui est un super entrepreneur
38:56que vous avez vu tout à l'heure.
38:58Ce serait hyper intéressant.
39:00Donc là où je veux en venir,
39:01c'est qu'en tant que femme,
39:03on a notre place
39:04ici à VivaTech,
39:05on a notre place
39:06dans les panels
39:07et plus on va être invité,
39:09et je sais que VivaTech
39:10le fait déjà,
39:10mais plus on sera invité
39:11dans des panels mixtes,
39:14avec des hommes
39:15et avec des femmes,
39:16plus les hommes nous...
39:18Enfin, plus on sera considérés,
39:21plus on sera légitimes
39:22et plus on nous considérera
39:23comme leurs égaux.
39:24Et c'est hyper important
39:26que ces images de panels mixtes
39:28soient de plus en plus représentées
39:30pour éliminer tous les biais inconscients
39:32qu'on pourrait avoir.
39:34Et c'est comme ça
39:34qu'on va créer
39:35de vrais rôles modèles.
39:42Alors, j'ai une question pour vous.
39:44En parlant de rôles modèles,
39:46on dit beaucoup dans la tech
39:47qu'il faut beaucoup plus de femmes
39:49pour inspirer des jeunes filles.
39:51Est-ce que vous êtes d'accord
39:52avec cette solution ?
39:55Non.
39:57Vous pouvez parler,
39:57ce n'est pas un DVD.
39:58Non.
39:59La réponse est non.
40:00Je vous ai dit qu'il faut aller être
40:00beaucoup plus ambitieux
40:02sur ce thème.
40:03Je pense qu'il faut
40:03des rôles modèles femmes.
40:05Oui.
40:05Mais il faut des rôles modèles femmes
40:07pour les hommes.
40:09J'ai envie d'entendre un homme
40:11un jour me dire
40:11« Moi, mon rôle modèle,
40:12ça a été une femme. »
40:14Là, je pense qu'on aura changé la donne.
40:16J'ai aussi envie d'entendre un jour
40:18une jeune fille me dire
40:19« Moi, mon rôle modèle,
40:21c'est Mark Zuckerberg,
40:23ce développeur, Barack Obama. »
40:26Dites à ces jeunes filles
40:27qu'on a le droit
40:28d'avoir les rôles modèles différents.
40:30On n'est pas obligé
40:31d'avoir des rôles modèles
40:32qui nous ressemblent.
40:33Parce que c'est...
40:34Moi, si une jeune fille
40:35vient me voir aujourd'hui,
40:36j'ai envie de lui dire
40:36« Mais prends Paul Lee
40:37comme rôle modèle.
40:38Ne me prends pas moi.
40:39Tu vas beaucoup plus réussir. »
40:41On a le droit
40:41d'avoir des rôles modèles différents.
40:43Et surtout, c'est ça
40:43qui va permettre aux jeunes filles
40:45de se projeter
40:46dans des métiers
40:47qui sont parfois considérés
40:48comme masculins.
40:49On a droit aussi...
40:50Et c'est ça aussi
40:51qui va permettre aux hommes
40:52de se dire un jour
40:53« Moi, si je n'ai pas de femmes
40:54dans mon entreprise,
40:55je ne vais pas réussir. »
40:57Je ne crois pas
40:58au « woman washing ».
41:00Je ne crois pas
41:00au fait que des RH
41:02viennent dire
41:03« Recrute des femmes,
41:04c'est bien pour ton entreprise. »
41:06Non.
41:07On va recruter des femmes
41:08parce qu'on en a besoin.
41:09Je crois en la capacité des femmes
41:11et je crois en notre pouvoir.
41:13Et ça, c'est important.
41:15Dernièrement,
41:15j'ai une dernière chose à dire.
41:17Je pense que
41:19on aura réussi également
41:21quand on sera pleinement nous-mêmes.
41:23L'authenticité,
41:24c'est hyper important.
41:26Les hommes ont parfois façonné
41:28le monde
41:29ou des secteurs
41:30à leur image.
41:31en restant authentiques
41:33et nous-mêmes,
41:34nous aussi,
41:34les femmes,
41:35on se doit
41:35de façonner le monde
41:36à notre image.
41:37Le monde a besoin
41:38de notre authenticité,
41:39de notre sincérité
41:40et de notre manière
41:41de vivre les choses.
41:42C'est comme ça
41:42qu'on va changer le monde.
41:44Et pour terminer,
41:45en parlant d'authenticité,
41:47je voulais vous présenter
41:49deux entrepreneurs incroyables.
41:51La première,
41:52c'est Mariam.
41:53Mariam, je la kiffe.
41:54C'est dit en public,
41:56je l'adore.
41:57Pourquoi ?
41:57Parce qu'elle est hyper authentique
41:59et elle arrive à vraiment
42:00retransmettre ça
42:00dans son entreprise.
42:03Et je vous prie
42:04de l'accueillir tout de suite.
42:05Merci beaucoup, Loubna.
42:06On fait un maximum d'orée
42:06pour Loubna, s'il vous plaît.
42:07Et on accueille
42:08dans le même temps
42:09Mariam, s'il vous plaît.
42:11Mesdames et messieurs,
42:11du bruit pour Mariam et Loubna,
42:12s'il vous plaît.
42:17Bonjour tout le monde.
42:19La scène est à toi.
42:19Merci beaucoup.
42:20Moi aussi, je l'adore.
42:21Je la kiffe.
42:22Bonjour, moi c'est Mariam.
42:24On va parler de voyage.
42:25On ne va pas parler
42:25de ma communauté,
42:27comme elle a dit,
42:28mais on va plutôt parler
42:28de voyage.
42:29Donc déjà,
42:30est-ce que vous aimez voyager ?
42:32Moi, j'ai toujours
42:34été passionnée de voyage.
42:35Mais on est d'accord
42:36que le voyage,
42:37ça a longtemps été
42:39réservé à une élite.
42:40Par exemple, moi,
42:41avant, plus jeune,
42:42mes meilleurs voyages,
42:43c'était dans le 93
42:44à Olnay,
42:45chez mes cousins.
42:46Donc j'étais vraiment...
42:47C'était la haisse.
42:48Mais en fait, moi,
42:50je savais que je voulais voyager
42:52et je savais que je voulais
42:52voir le monde.
42:53Donc en fait,
42:54j'ai trouvé une faille
42:55et en 5 ans,
42:56j'ai réussi à voyager
42:56dans une cinquantaine de pays.
42:58Alors que j'étais toujours
42:59aussi broke,
42:59donc complètement fauchée.
43:01Et en fait,
43:02quand je partageais mes voyages,
43:03on me demandait souvent
43:04comment je faisais
43:05pour voyager autant.
43:06Et avec Junior et Steven,
43:08donc deux amis,
43:08on a commencé
43:09à partager nos bons plans.
43:10Et c'est de là
43:11qu'est née notre startup
43:12qui est née notre startup,
43:12Broken Abroad,
43:13donc fauchée à l'étranger.
43:14Broken Abroad,
43:15c'est la plateforme
43:16qui rend le monde
43:16du voyage accessible,
43:18plus intelligent
43:18et plus simple.
43:20En 3 ans,
43:21on a réussi à faire voyager
43:2240 000 personnes,
43:23on a 80 000 clients,
43:25on a pu générer
43:26un chiffre d'affaires
43:27de plus de 120 000 euros
43:28et on a une communauté.
43:33Et on a une communauté,
43:34comme disait Loumna,
43:35de plus de 160 000 followers
43:36sur les réseaux sociaux.
43:38Bon, quand je vous dis ça,
43:39ça a l'air tout beau,
43:40tout rose,
43:40mais en réalité,
43:41nous, on a lancé Broken Abroad
43:426 mois avant le Covid.
43:43Donc en vrai,
43:44on aurait pu se dire
43:45que c'était foutu,
43:46Covid voyage,
43:47on aurait pu plier bagage.
43:48Mais nous,
43:49on a réalisé qu'en fait,
43:50quand on ne veut pas voyager,
43:51on peut toujours s'adapter.
43:53Donc on a écouté nos brokers,
43:54donc nos clients,
43:55et on a réfléchi
43:57à un autre service.
43:58On a créé Ateco.
44:00C'est la plateforme
44:01qui te trouve des activités,
44:02des restos,
44:03des bons plans
44:04à Teco de chez toi.
44:05Donc à côté,
44:06on voulait faire
44:07un peu de verlan.
44:08Et donc Ateco,
44:10en fait,
44:10ça a été directement un succès
44:11parce que dès le premier jour,
44:13on a eu 5 000 inscrits
44:13au site internet
44:15et on s'est rendu compte
44:16qu'en fait,
44:16l'adaptabilité et l'écoute,
44:18c'était la clé au final.
44:20Donc aujourd'hui,
44:22Ateco,
44:22on l'a mis un peu de côté
44:24et on est reparti
44:25sur Broken Abroad
44:26et aujourd'hui,
44:28on a un nouveau défi.
44:29Le nouveau défi qu'on a,
44:30c'est grandir.
44:31Pas grandir en termes d'âge
44:32ni de taille,
44:33je vais faire 1m60,
44:34ça n'a pas bougé,
44:34mais surtout grandir
44:36en termes de société.
44:37J'étais toute seule au départ
44:38sur mes réseaux sociaux,
44:39je postais des bons plans
44:40comme ça.
44:41Ensuite,
44:41on a été 3 avec Junior et Steven
44:43et maintenant,
44:43on est 12.
44:45Donc on sait
44:46qu'on veut grandir,
44:47on veut devenir
44:49les leaders
44:49dans les touristes
44:50et que ça va nous amener
44:52à faire des choix
44:53auxquels on n'avait pas pensé
44:54au départ.
44:55Donc par exemple,
44:56faire rentrer des investisseurs,
44:57on cherche des invests,
44:58ou faire une levée de fonds.
45:00Et en fait,
45:02on ne veut pas
45:02que ça vienne au final
45:04dénaturer quand même
45:05l'état d'esprit
45:05de Broken Abroad
45:06et au final,
45:08la liberté qui au final
45:08était l'énergie première
45:09du projet.
45:11Parce qu'en fait,
45:12le but en fait,
45:13nous,
45:13c'est qu'on veut
45:14être les leaders du marché,
45:16mais on veut rester libres.
45:18Nous,
45:19on adore la liberté.
45:20Donc j'ai beaucoup parlé
45:21de liberté.
45:21Si je vous donne
45:22un exemple de liberté,
45:24par exemple,
45:25la dernière fois,
45:25j'étais au bureau,
45:26je suis arrivée à 8h30
45:28et entre 8h30
45:29et 10h30,
45:30il n'y avait personne
45:30dans mon équipe.
45:31Ils sont tous arrivés
45:32à partir de 10h30,
45:3310h50,
45:34donc vraiment chill.
45:36Et en réalité,
45:36j'aurais pu avoir
45:37les sourcils fronzés
45:38quand ils sont arrivés,
45:38mais je me suis rappelée
45:39que moi-même,
45:40quand j'étais en CDI,
45:41je détestais arriver
45:42à une heure précise.
45:44Donc me dire,
45:45il faut absolument
45:45que j'arrive à telle heure
45:46et repartir à telle heure.
45:48Et j'étais contente
45:49qu'au final,
45:49cette pression,
45:50mais mon équipe,
45:51elle ne l'est pas.
45:53Et c'est pour ça
45:54que le conseil
45:54que j'ai à donner,
45:56c'est de ne pas s'oublier,
45:57de ne pas perdre ses valeurs.
45:59Et nous,
45:59l'une des valeurs
46:00de Broken Blood,
46:00c'était la liberté.
46:02Donc au final,
46:02la flexibilité des horaires,
46:04l'adaptabilité,
46:05pour qu'au final,
46:06ils puissent donner
46:06le meilleur d'eux-mêmes
46:07quand ils le souhaitent.
46:09Donc en fait,
46:09c'est un choix,
46:10on sait que c'est différent,
46:11mais pour nous,
46:12c'est comme le voyage.
46:13Il y a deux types de voyages.
46:14On peut voyager
46:15là où tout le monde a été
46:15ou à voyager
46:17là où personne ne va jamais.
46:19Merci beaucoup, Mariam.
46:20Merci à vous.
46:21Et je vais...
46:23Je vais laisser la parole
46:26à Henri Fah,
46:27qui va nous parler de réseau.
46:28D'ailleurs,
46:28le réseau,
46:29c'est très important
46:29quand on voyage.
46:30Exactement.
46:31Mesdames et messieurs,
46:32on refait un maximum de rue
46:33pour Mariam,
46:33s'il vous plaît.
46:34Et on accueille dans la foulée
46:36notre dernière intervenante
46:38parce qu'on est arrivés
46:38à la neuvième.
46:39Le temps passe très vite.
46:40Mesdames et messieurs,
46:41un maximum de rue
46:41pour Henri Fah,
46:42s'il vous plaît.
46:45Hello, VivaTech.
46:48Ça va ?
46:49Je croyais que vous étiez
46:50plus chaud que ça, moi.
46:51Ben ouais, franchement.
46:55Comme on a pu le voir
46:56avec les interventions
46:57de mes collègues,
46:58on a tous une raison
46:59très personnelle
47:00de se lancer
47:00dans l'entreprenariat.
47:02Et si je suis devant vous
47:03aujourd'hui,
47:04si j'ai pu me lancer
47:05moi aussi,
47:06c'est aussi et surtout
47:06parce qu'à un moment donné,
47:09j'ai rencontré
47:10les bonnes personnes
47:11au bon moment.
47:13Et vous aussi,
47:13si vous voulez développer
47:14votre entreprise,
47:15si vous voulez casser
47:16les codes comme on dit,
47:17vous devrez aussi trouver
47:19les bonnes personnes
47:19au bon moment.
47:21Faites-moi un signe
47:21de la main
47:22si vous connaissez
47:23le réseau social
47:24pour trouver des amis.
47:26Mais non.
47:27Faites-moi un signe
47:28de la main
47:28si vous connaissez
47:29le réseau social
47:30pour trouver un job.
47:32OK.
47:34You Start,
47:35c'est le premier réseau social
47:37pour développer
47:38une jeune entreprise.
47:39Après avoir vu mon père
47:41faire faillite,
47:41faute de réseau
47:42et d'accompagnement,
47:43aider les créateurs
47:44d'entreprises
47:45à réussir
47:45grâce à un réseau
47:46qui les propulse
47:47est devenu
47:48comme une obsession.
47:49Parce qu'il faut savoir
47:50que la première cause
47:52de mortalité
47:52des jeunes entreprises
47:53en France,
47:55non,
47:55ce n'est pas
47:56le manque de clients,
47:57non,
47:58ce n'est pas non plus
47:58le manque d'argent.
48:00La première cause
48:01de mortalité
48:01des jeunes entreprises
48:02en France,
48:03c'est la solitude
48:04de l'entrepreneur.
48:06Autrement dit,
48:07le manque
48:07d'un réseau
48:08efficace.
48:09On a la chance
48:10d'être dans un pays
48:11où le système
48:12d'aide
48:12à la création
48:13des entreprises
48:14est l'un des plus
48:15performants au monde.
48:16Mais c'est beaucoup
48:17moins le cas
48:18pour l'aide
48:19au développement
48:19commercial.
48:20Il ne suffit pas
48:21de connaître du monde,
48:23il ne suffit pas
48:23d'avoir des contacts
48:24qui vous suivent
48:24sur Internet.
48:25Pour développer
48:26votre entreprise,
48:27vous devrez,
48:28à un moment donné,
48:29juste être mis
48:30en relation directe
48:32avec les personnes
48:33qui ont besoin
48:33de ce que vous proposez
48:34au moment où
48:35c'est le plus important
48:36pour vous.
48:37Et je pourrais
48:37vous en parler
48:38pendant des heures,
48:38mais la question ici
48:40est de savoir
48:40si ça a été difficile
48:41pour moi
48:42de développer YouStart.
48:45En tant qu'entrepreneur,
48:46vous savez très bien
48:46qu'il y a ce que vous voyez ici,
48:48il y a ce qui se passe derrière.
48:50Quand j'ai démarré
48:50dans l'entrepreneuriat,
48:51j'étais seule
48:52et j'ai eu la chance
48:53d'avoir le soutien
48:55indéfectible
48:55de ma famille
48:56et tout particulièrement
48:58de mon mari
48:58qui est ici dans la salle.
49:02Attendez,
49:03qui est passé de,
49:04écoutez bien,
49:05de mécanicien
49:06à développeurs web
49:07Fullstack
49:08pour lancer le projet.
49:09Wow.
49:12Aujourd'hui,
49:14plus de 2600 créateurs
49:15d'entreprises
49:16font confiance
49:17à notre système
49:17intelligent
49:18de mise en relation.
49:20350 mises en relation
49:21ont été réalisées
49:22entre 2020
49:22et 2021.
49:24Mais ce qui m'anime
49:25le plus dans ce projet,
49:26c'est des histoires.
49:27Des histoires
49:28comme celle de Fadois,
49:29une jeune maman
49:30qui intègre le réseau
49:31et qui,
49:32grâce à une mise
49:32en relation qualifiée,
49:34a pu réaliser
49:34plus de 150 000 euros
49:36de chiffre d'affaires
49:37en moins de 6 mois
49:38dès la première année
49:40de son activité.
49:43Merci.
49:46Pour aller plus loin,
49:47notre prochain objectif,
49:48c'est de passer
49:48la barre des 5000 membres
49:50avant la fin de l'année
49:51pour encore plus
49:52de mise en relation qualifiée
49:53parce qu'il ne faut pas oublier
49:5590 % des jeunes entreprises
49:58qui se lancent en France
49:59ne soufflent pas
50:00leur troisième bougie
50:01d'activité.
50:02La solution de YouStart
50:04peut aider
50:04à stopper
50:05cette hémorragie économique.
50:08Et pour accéder
50:09à ce développement,
50:10oui,
50:10nous cherchons
50:11des investisseurs,
50:12mais nous cherchons
50:13surtout et avant tout
50:14des investisseurs humains
50:16parce que YouStart,
50:17c'est d'abord
50:18le réseau social
50:19qui humanise
50:20la relation commerciale
50:21des jeunes entreprises.
50:23Et il y a une question
50:24qu'on me pose très souvent
50:25et je finirai sur ça.
50:27Et si tout devait
50:28s'arrêter aujourd'hui ?
50:30Eh bien,
50:31je dirais que
50:33ces cinq années
50:34d'entrepreneuriat
50:35m'ont appris que
50:36quand vous partez seul,
50:39quand vous partez de zéro,
50:41la passion ne suffit pas,
50:42la détermination
50:44ne suffit pas.
50:45Mais les personnes
50:46qui décident de marcher
50:46avec vous ou pas
50:48conditionnent votre succès.
50:50Merci pour votre attention.
50:51Merci beaucoup, Arifat.
50:53Merci infiniment.
50:56On peut réapplaudir
50:57les trois femmes
50:57que vous avez vues.
50:58On fait un maximum
50:58de rues pour Loubna,
50:59pour Mariam
50:59et pour Arifat,
51:00s'il vous plaît.
51:04C'est passé vite, hein ?
51:06Ben voilà.
51:07Vous avez vu
51:07neuf personnes devant vous.
51:09Ça vous a plu ou pas ?
51:10Oui !
51:11Alors, je ne sais pas vous,
51:12mais moi, je vous l'ai dit,
51:13j'ai trouvé ça
51:14très, très inspirant
51:15et du coup,
51:15j'ai pris des notes
51:16et je pense que je suis chaud
51:17pour développer ma startup.
51:19J'ai une idée.
51:20je pense que je vais développer
51:22un site internet
51:24de voyage
51:25pour les gens pauvres.
51:27Ça existe déjà ?
51:28C'est Gad Elmaleh
51:29qui m'a donné l'idée.
51:30Ce n'est pas copycomics,
51:32c'est copystartup.
51:34Ce n'est pas bien.
51:34Vous savez que là,
51:35là, pendant 45 minutes,
51:36rigolez bien à cette blague
51:37parce que 45 minutes,
51:38j'ai fait une vanne
51:38sur Diamel de Bouze,
51:39une vanne sur Gad Elmaleh,
51:40ma carrière n'évoluera plus.
51:42C'est vraiment pour Vivatech
51:43que je l'ai fait.
51:44Non, mais tu vois,
51:45en fait,
51:45je me suis rendue compte
51:47en voyant ces 9 personnes
51:49se succéder
51:49qu'en fait,
51:50ce qui fait une vraie startup,
51:52ce n'est pas des idées
51:52qui sortent de nulle part,
51:53c'est vraiment des histoires
51:55personnelles, tu vois.
51:56Et moi, je me dis,
51:57je suis malvoyante
51:58et en tant que malvoyante,
51:59en tant que personne
51:59qui ne voit pas
52:00à plus d'un mètre de soi,
52:02je me dis,
52:02je ne pourrais jamais rencontrer
52:03l'homme de ma vie, tu vois.
52:04Je ne pourrais jamais
52:05avoir le coup de foudre,
52:06avoir ce eye contact
52:07dans la rue.
52:08Parce qu'une fois,
52:09je pensais que c'était le cas,
52:09une fois, je me souviens,
52:10je marchais dans la rue
52:11et je pensais que j'avais
52:11croisé l'homme de ma vie
52:13et en vrai,
52:13je suis rentrée chez moi,
52:14je l'ai trouvé sur Instagram,
52:15j'ai zoomé,
52:16never again.
52:18OK ?
52:18Du coup,
52:19pour pallier ce problème
52:20parce que j'aimerais bien
52:21rencontrer l'homme de ma vie,
52:23j'ai décidé
52:24d'inventer quelque chose,
52:25vous me dites si vous êtes chaud.
52:26Je peux vous parler
52:27de ma startup ?
52:29OK.
52:29Moi, je suis chaud
52:30pour qu'on invente
52:31une canne blanche
52:33à détecteur de frappe,
52:35à détecteur d'avions de chasse,
52:36de gens canons genre.
52:37C'est simple,
52:38tu mets tes critères,
52:39tu marches dans la rue
52:40comme ça
52:40et là, ça sonne
52:41quand ça correspond
52:42à tes critères.
52:43C'est bien ou pas ?
52:45Bon, vu le public
52:46qu'il y a là,
52:46ça risque pas de sonner.
52:48Non, je rigole,
52:48je vous taquine.
52:49Vous avez été
52:50un public exceptionnel,
52:51vous pouvez vous applaudir
52:51mesdames, messieurs.
52:54Franchement,
52:56pour un public
52:56que j'ai pas vu,
52:57je vous ai trouvé
52:58hyper sympa,
52:59sachez-le.
53:00Et rappelez-vous
53:00au tout début,
53:01je vous ai dit
53:01qu'on était là
53:02grâce à une association.
53:03Je vous ai dit
53:04qu'on était là
53:04grâce à Diversity Days.
53:06C'est pour ça
53:06que je vous demande
53:07s'il vous plaît
53:07de faire une ovation,
53:08un maximum de bruit
53:09pour le papa et la maman,
53:10les cofondateurs
53:11de Diversity Days.
53:12Mesdames et messieurs,
53:13Mounira et Anthony,
53:14s'il vous plaît.
53:25Bonjour,
53:26bonjour à tous.
53:27Vous comprenez mieux
53:28pourquoi on se bat
53:29et on se réveille
53:30tous les matins.
53:30C'est pour soutenir
53:31tous ceux que vous avez vus
53:32il y a quelques secondes
53:33des quelques minutes
53:33sur scène.
53:35Il y a 5 ans,
53:36il y a 5 ans avec Mounira,
53:37on a rêvé de créer
53:38une association
53:38qui s'appelle Diversity Days
53:39et qui fasse enfin confiance
53:41à des gens
53:42qui sont sous-représentés
53:43dans l'écosystème start-up.
53:45Maintenant que vous avez vu
53:46de qui je parle,
53:47on n'a plus besoin
53:47de dire ce qui est sous-représenté.
53:50Pendant 5 ans,
53:51on est allé réveiller
53:52les institutions,
53:53les politiques,
53:54les décideurs économiques,
53:55politiques, etc.
53:56On est allé réveiller
53:56toute la terre entière
53:58et aujourd'hui,
53:59on y est.
54:00On y est où ?
54:01On est à la même stage
54:02de VivaTech,
54:03les amis.
54:03Et ça,
54:04c'est un exploit.
54:05Ça peut être bien.
54:05Bravo à vous.
54:08Mais j'ai une mauvaise nouvelle,
54:10c'est que ça ne suffira pas.
54:11Parce qu'aujourd'hui,
54:12en raison de votre couleur de peau,
54:14de votre âge,
54:15de votre genre,
54:16vous n'allez pas toujours
54:17réussir à lever des fonds
54:18ou trouver les personnes
54:19pour vous aider.
54:20mais en revanche,
54:20sur votre outre,
54:21vous croiserez un allié,
54:23un allié qui croit
54:24en votre potentiel,
54:26en votre force,
54:27en votre talent,
54:28en votre détermination
54:29et ça s'appelle
54:30DiversiDays.
54:35En vrai,
54:36tout à l'heure,
54:36tu étais en train de dire
54:37en fonction de votre âge,
54:38de votre origine,
54:39je me suis dit
54:39et aussi en fonction
54:40de notre poids
54:40parce que je pense
54:41qu'on aurait pu faire
54:42une dernière catégorie
54:43à nous deux,
54:44c'est les discriminations
54:45pour les personnes en surpoids.
54:46Comme vous l'aurez constaté,
54:47nous sommes en régime.
54:49Mais globalement,
54:50aujourd'hui,
54:51on a évolué,
54:52on vous a présenté
54:53des solutions justement
54:54qui luttent
54:55sur les différents volets
54:56de la diversité.
54:57On veut aller plus loin
54:59que ça,
54:59comme le disait Anthony.
55:00On veut vous donner rendez-vous
55:01également sur les prochains
55:03temps forts.
55:04Cette scène,
55:05c'est un peu l'un des épisodes
55:06qui comptait pour mettre
55:08en lumière
55:08différentes initiatives.
55:09On ne s'arrête pas là.
55:11On vous donne rendez-vous
55:12notamment pour le forum
55:13DiversiDays
55:14où vous aurez l'occasion
55:15début juillet
55:15de pouvoir découvrir
55:16d'autres solutions,
55:18d'autres initiatives
55:19qui mettent en avant
55:20les différents volets
55:21de la diversité.
55:22On donne également rendez-vous
55:23à tous ceux
55:23qui souhaitent entreprendre
55:25et qui ont besoin
55:26d'un coup de pouce,
55:27qui n'ont pas forcément
55:28ni le réseau
55:28ni l'environnement
55:30propice à ça.
55:31On vous donne rendez-vous
55:32à travers un appel
55:32à candidature.
55:33On est opérateur
55:34de French Tech
55:35Tremplin.
55:36On a la possibilité
55:37d'accompagner
55:38plusieurs wannabe entrepreneurs
55:39ou entrepreneurs
55:40sur Saint-Ouen
55:41et la ville
55:41d'Evry-Courcouronne.
55:43N'hésitez pas,
55:43DiversiDays est là pour vous.
55:45Vous aurez également
55:46l'occasion de rencontrer
55:47plein d'autres talents
55:48comme ceux que vous avez
55:49pu écouter aujourd'hui,
55:50notamment à travers
55:51l'annuaire DiversiDays
55:52qui sort,
55:53mesdames et messieurs,
55:54pour sa 4e édition
55:55et qui comprend
55:56plus de 260 pépites
55:58à travers différents secteurs.
56:01Comme vous l'aurez compris,
56:02il y a énormément
56:03d'épisodes
56:05et de nouveaux temps forts
56:06qui nous attendent.
56:07L'essentiel,
56:07c'est que vous puissiez comprendre
56:09que DiversiDays
56:10est là pour tout le monde
56:11et qu'il y a une place
56:12pour tous et toutes
56:13dans le numérique
56:14et surtout
56:15dans l'entrepreneuriat.
56:16Un très gros big up
56:17à l'équipe Vivatech
56:19sans qui cet événement
56:20n'aurait pas eu lieu.
56:22Un teneur d'applaudissements
56:23et je vais rappeler sur scène
56:24les talents qui étaient là.
56:26Montacer, Eric,
56:28l'ensemble,
56:29Enrifa,
56:30Mariam,
56:31Mona,
56:32Paul-Len,
56:33Céline,
56:36Hicham,
56:40Loubna,
56:41Mélanie,
56:42l'ensemble de l'équipe.
56:43Vous avez ici
56:44les Avengers de la tech.
56:45Croyez-moi,
56:46c'est le début
56:47du changement
56:47des représentations
56:48dans la tech
56:49et des gens
56:49qui vous montrent
56:50que vous avez votre place.
56:51Si vous avez retenu ça,
56:52c'est que vous avez suivi
56:53bien la session avec nous.
56:54Merci à tous.
56:55Gros big up à Vivatech.
56:56Du bruit pour eux !
56:57Merci à vous, Madame-Monsieur.
57:04On fait une petite avancée
57:05pour les saluer.
57:07Moi, j'aimais bien
57:07quand il y avait
57:08les petits applaudissements
57:08en bruit de fond.
57:09Vous voulez qu'on salue le public ?
57:11Merci, public !
57:15Merci et bon concert,
57:17bonne fin de salon à tous.
57:18Encore big up à toute l'équipe,
57:20à tous les intervenants,
57:21à Vivatech.
57:21Et un spécial big up à Chloé
57:23qui a organisé tout pour nous
57:24côté DiversiDays.
57:28Allez, encore, s'il vous plaît,
57:29un maximum de bruit pour eux !
57:31Merci beaucoup !
57:32Merci beaucoup !
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