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Club Santé
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00:08Personne ne t'a suivi, mais c'était une très bonne initiative.
00:10Il y a eu une très belle tentative d'applaudissement que vous n'avez pas suivie.
00:12Applaudissez toutes madame, s'il vous plaît.
00:14Il y a eu une très belle initiative.
00:17Bonjour à toutes et à tous.
00:19Je me présente, je m'appelle Rodrigue.
00:20Je vais présenter un petit peu cette session.
00:22Je vous avoue, c'est un contexte un peu particulier pour moi
00:25parce que je n'ai pas l'habitude d'être dans ce genre d'endroit.
00:28Moi, d'habitude, je fais du stand-up.
00:29Donc, ce n'est pas trop mon environnement.
00:31Mais il y a des gens de VivaTech qui m'ont appelé
00:33et qui m'ont dit, est-ce que tu veux faire un truc pour nous ?
00:36Moi, je leur ai dit, franchement, non.
00:38Je m'en fous un peu des start-up.
00:40Mais ils m'ont proposé un montant.
00:41Et j'ai dit, c'est où VivaTech ?
00:43Parce que je serai à l'heure.
00:44Et voilà, c'est pour ça que je suis ici devant vous.
00:46Et je vais présenter cette petite introduction
00:49sur cette session qui s'appelle Club Santé
00:51où il y a des professionnels qui vont venir vous parler
00:53de microbes, de micro-organismes, de virus, tout ça.
00:57Et vous allez apprendre, notamment, aujourd'hui,
01:00qu'il y a certains microbes
01:02qui peuvent aider à soigner grâce au génie génétique
01:06en utilisant des bactériophages.
01:09Je ne sais pas ce que ça veut dire.
01:10Mais voilà, on m'a dit de vous le dire.
01:12C'est juste une invitation à s'accrocher.
01:14Accrochez-vous avec ce qui va suivre.
01:16Il faudra un petit peu donner de votre personne.
01:19Après, rassurez-vous, il y a des professionnels
01:20qui vont vulgariser les sujets qu'ils vont aborder.
01:24Et justement, je vais vous demander, s'il vous plaît,
01:26de faire preuve d'une grande empathie à leur égard
01:29parce qu'ils vont mettre beaucoup d'efforts
01:31pour se mettre à votre niveau.
01:33Donc, s'il vous plaît, jouez le jeu là-dessus.
01:35C'est un peu compliqué pour eux.
01:37N'hésitez pas, si vous avez peur,
01:38de paraître pour des idiots
01:39toutes les 3, 4, 5 minutes
01:41à hocher la tête et faire
01:44pour donner un peu de corps à votre écoute.
01:47Après, ils vont vulgariser tout ça.
01:50Il n'y a pas de honte à méconnaître certains sujets.
01:53Après, ça peut être dangereux.
01:54Il y a certaines personnes qui en profitent.
01:56Il y a une start-up dans la santé
01:58qui en a profité il y a quelques années.
02:00C'était une start-up qui faisait des tests sanguins.
02:02Ça s'appelait Terranos.
02:04Elle a levé des centaines de millions de dollars
02:09parce qu'elle disait que ces tests étaient révolutionnaires.
02:11En effet, ils l'étaient
02:13parce qu'ils n'ont jamais marché.
02:15Parfois, il y en a qui profitent
02:16de la méconnaissance du public.
02:18Nos arnaqueurs ont du talent.
02:20Faites attention à ce sujet.
02:22Mais après, grâce à des start-up dans la technologie,
02:24on essaye d'éviter ça, d'éviter la désinformation.
02:27Il y a des très belles choses qui sont faites,
02:28notamment avec des objets connectés
02:30qui permettent d'envoyer les informations du patient
02:32directement aux médecins.
02:34Donc, il y a de belles avancées à ce sujet.
02:36Après, moi, ça me rend un peu triste.
02:38Je suis un peu contre dans le sens
02:40où il y a des forums comme Doctissimo
02:41qui seront moins fournis.
02:43Et c'est vrai que moi, j'ai toujours eu des bonheurs
02:46à lire des choses du style
02:47« Bonjour, j'ai fait caca bleu aujourd'hui.
02:49Suis-je normal ? »
02:50C'est quand même une littérature assez agréable
02:53qu'on va perdre, malheureusement.
02:55Mais bon, c'est comme ça.
02:56Je sais qu'il est 14h30
02:58et que c'est un peu une invitation à la sieste,
03:02ce genre de sujet.
03:03Mais rassurez-vous, vous allez être entre très bonnes mains.
03:07Je vais d'ailleurs vous laisser avec quelqu'un
03:08que vous connaissez sûrement,
03:09que vous avez déjà vu à la télé.
03:11S'il vous plaît, commencez à applaudir.
03:12S'il vous plaît, Mac Lesgy !
03:13Merci beaucoup.
03:24Oups !
03:25Bon, ça l'est m'a pas une chute d'oreillette.
03:26Bonjour à tous.
03:27Je suis très heureux d'être ici
03:29pour animer ce club santé consacré aux microbes,
03:33aux micro-organismes qui nous entourent,
03:35avec deux médecins et une philosophe
03:36à qui je vais demander tout de suite de me rejoindre.
03:39Ils sont juste derrière.
03:40L'un est directeur de l'ANRS,
03:44maladie infectieuse, maladie émergente.
03:47L'autre est président de Paris Santé Campus,
03:51Cynthia Fleury, philosophe.
03:52On va la découvrir dans quelques instants.
03:53Je précise tout de suite que vous avez la possibilité
03:56de poser des questions à nos trois spécialistes.
03:59Il suffit pour cela de scanner le QR code
04:01qui doit apparaître sur votre écran.
04:03Et moi, je pourrais lire vos questions en direct
04:06et les poser à nos spécialistes.
04:08Allez, sans plus attendre,
04:09Yazdan, Antoine, Cynthia,
04:13si vous voulez bien me rejoindre,
04:14parce que sinon, je peux continuer à remercier Rodrigue
04:17pour sa brillante introduction.
04:18On va essayer de vous garder réveillés pendant 37 minutes.
04:21Bonjour Yazdan.
04:23Bonjour Cynthia.
04:24Bonjour Antoine.
04:25Asseyez-vous.
04:26Cynthia ici.
04:29On va essayer de ne pas dépasser l'horaire.
04:32On va essayer de vulgariser un petit peu pour vous
04:34ce monde microscopique qui nous entoure.
04:37Ce monde microscopique qui nous entoure.
04:41Avec vous, Yazdan, Yazdan Pana,
04:42on va comprendre s'il faut s'inquiéter de l'émergence
04:46de nouveaux virus et bactéries.
04:49Avec vous, Antoine Tenière, je rappelle,
04:51vous êtes président de Paris Santé Campus.
04:53On va parler à l'inverse de micro-organismes utiles,
04:56puisqu'ils peuvent nous aider à soigner
04:58d'autres micro-organismes pathogènes.
05:00Et enfin, avec vous, Cynthia Fleury,
05:03on va essayer de prendre un petit peu de hauteur
05:04pour voir comment nous pouvons à l'avenir
05:06continuer à cohabiter avec ce monde microscopique
05:09qui nous entoure.
05:10Allez, on va démarrer tout de suite avec vous, Yazdan.
05:14On vient de vivre et on vit encore une pandémie de Covid
05:19qui a évidemment marqué la France et le monde entier.
05:23Est-ce que c'est une rupture dans cette longue histoire
05:25qu'on a en commun avec les micro-organismes
05:28qui durent depuis l'Antiquité et même bien avant ?
05:31Ou est-ce que c'est juste un nouvel épisode
05:32dans cette cohabitation entre l'homme,
05:36les micro-organismes, bactéries, virus ?
05:39Donc, bonjour déjà à tous et toutes.
05:43Je pense que malgré tout, c'est une rupture.
05:47Effectivement, on a eu des épidémies, des pandémies
05:51depuis, comme vous l'avez dit, l'Antiquité,
05:54avec un impact très important sur nos sociétés.
06:01Là, ce qui a changé, c'est probablement,
06:04c'est que c'est une épidémie ou une pandémie
06:06plutôt de temps moderne, quoi, en fait.
06:08Une pandémie avec les chaînes d'information 24 sur 24,
06:14une pandémie avec Twitter.
06:17Peut-être aussi une population qui est beaucoup plus informée.
06:21une pandémie dans un monde où tout est connecté,
06:25la mondialisation, où, finalement, les virus,
06:28les bactéries, les pathogènes, les hommes
06:31voyagent beaucoup plus rapidement.
06:35Donc, je dirais que c'est quand même une rupture.
06:39Il y a un grand infectiologue qui, à la fin,
06:41au début des années 20,
06:44au début du 20e siècle, avait dit que ça y est,
06:48c'est la fin des maladies infectieuses.
06:49On voit que non, que c'est un processus qui est continu.
06:54Mais là, on a eu une pandémie vraiment dans un nouveau monde,
06:59je dirais, un monde où tout le monde s'est connecté entre eux
07:03et où les moyens, comme je disais,
07:08de diffusion d'informations sont beaucoup plus importants.
07:12Donc, je pense que ça change beaucoup de choses
07:17dans le fait que ça va nous aider.
07:20On était déjà mieux préparés que les pandémies
07:23ou les épidémies précédentes.
07:24ça, on ne le dit pas assez, parce que, malgré tout,
07:30je pense qu'il est important de vraiment souligner
07:35qu'on a eu un vaccin en moins d'un an.
07:38Ça, on ne se rend pas compte, bien sûr,
07:40mais c'est assez extraordinaire.
07:43Et je pense que, dans l'avenir, on va aller encore plus vite,
07:47parce qu'il y a une prise de conscience importante
07:50de la population et des décideurs
07:52sur le fait que ce phénomène peut se renouveler.
07:55Donc, il faut encore mieux se préparer.
07:57Et c'est là aussi une rupture,
08:00parce que la société d'aujourd'hui
08:03va beaucoup moins accepter ce qui se passe
08:05que pendant la grippe espagnole,
08:07où les moyens de communication, etc.,
08:10n'étaient pas les mêmes.
08:11Rappelez-nous, la grippe espagnole, 1917-18,
08:15fait plus de victimes que le Covid,
08:18et elle fait le tour du monde ?
08:19Oui, oui, il a fait le tour du monde,
08:21avec des millions de décès,
08:24mais on n'en parlait pas,
08:26parce qu'il n'y avait pas les mêmes moyens de communication.
08:29C'était plutôt plus considéré comme une fatalité.
08:32Il y a aussi que, par rapport à nos décideurs,
08:34je pense qu'en compte tenu des moyens de communication,
08:37on est beaucoup plus exigeants.
08:39Alors que c'était vécu avant comme, finalement,
08:43une fatalité qui arrivait comme les tremblements de terre, etc.
08:46Aujourd'hui, non. On est beaucoup plus exigeants.
08:53Et du coup, je pense que, oui, pour répondre en un mot,
09:01les épidémies, la pandémie, on les connaît depuis l'Antiquité,
09:05on va en connaître d'autres.
09:07Ils ne vont pas tous de la taille de ce qu'on vient de vivre,
09:10ni de la taille de grippe espagnole.
09:11Il y a un certain nombre d'éléments pour expliquer pourquoi.
09:14Mais il y en aura d'autres comme ça.
09:16Ce qui vient de se passer, oui, c'est une rupture.
09:19C'est une rupture parce que la population a changé,
09:23parce que nos connexions ont changé.
09:25Je pense qu'il faut encore plus s'améliorer
09:28pour faire face à ces épidémies.
09:30Et on va encore plus s'améliorer, c'est certain.
09:34C'est une épidémie classique, à l'aune de l'histoire,
09:37du point de vue de la santé.
09:38Mais c'est la première à se dérouler
09:39dans notre monde moderne ultra connecté.
09:41Et on est aussi très exigeant sur la réponse
09:43que la science doit apporter à l'épidémie.
09:48On a redécouvert à cette occasion
09:50que l'homme devait cohabiter avec des bactéries,
09:53avec des virus, vous le disiez,
09:55qu'on croyait auparavant vaincus définitivement.
09:57Quelles sont les nouvelles menaces
09:59que l'on voit à l'horizon de nouveaux virus comme le Covid ?
10:01On parle de bactéries résistantes
10:03aux moyens connus de lutte,
10:04les principes aux antibiotiques.
10:06Comment voyez-vous ces menaces ?
10:09Alors, effectivement,
10:14on a de nombreux organismes
10:20qui peuvent expliquer éventuellement
10:23ou pour lesquels on craint une nouvelle épidémie
10:25ou une nouvelle pandémie.
10:28Et d'ailleurs, on a commencé avec l'OMS,
10:31en France, avec les ministères,
10:34au sein de l'agence, la NRS et Mieux,
10:35de préparer une liste
10:37d'une dizaine de bactéries et de virus
10:40qui peuvent être éventuellement
10:43à l'origine des épidémies et des pandémies.
10:45Et on les a déterminés
10:47pour essayer de commencer à préparer
10:49et notamment mettre en place
10:52des vaccins, des médicaments
10:54et des outils diagnostiques.
10:58Il y a, d'une manière générale,
10:59les viroses respiratoires.
11:01Ça, comme Covid,
11:03mais il y a aussi la grippe.
11:04On peut demain avoir
11:05une nouvelle forme de grippe
11:07comme on l'a eue en 2009
11:09avec la grippe H1N1,
11:12mais beaucoup plus dangereuse.
11:15Il y a ce qu'on appelle les arboviroses,
11:18donc le chukungunya,
11:19le zika, etc.
11:22Là, vous avez vu
11:23comment il fait chaud.
11:25Il y a aussi l'écosystème
11:27qui change.
11:28Il y a des moustiques
11:29qui se développent
11:30qu'on n'avait pas avant.
11:32Et on peut aussi avoir
11:33le risque de ces maladies
11:35qui sont transmises
11:36par les vecteurs,
11:37donc les moustiques,
11:38qui peuvent se multiplier.
11:39On a vu en Amérique du Sud,
11:42dans l'Amérique latine,
11:43le chukungunya,
11:45le zika,
11:45avec le réchauffement.
11:46On peut avoir un risque
11:47de ces maladies-là.
11:49Il y a tout ce qui est
11:51des bactéries très résistantes
11:53qui sont à risque aussi,
11:56qui peuvent se...
11:59On peut le voir avec un impact.
12:01Déjà, l'impact est important,
12:03mais encore un impact
12:04plus important,
12:05puisque c'est d'actualité.
12:07Il y a tout ce qu'on appelle
12:07les poxvirus.
12:09Et là, vous avez vu,
12:10il y a le variole de singe
12:12qui est actuellement d'actualité
12:15et qu'on n'avait jamais vu
12:17ou des cas très rares en Europe.
12:19C'était une maladie
12:21qui était endémique dans le Sud.
12:23Et là, ce qu'on constate,
12:26c'est des épidémies très importantes,
12:28touchant surtout,
12:30mais pas uniquement,
12:31les personnes,
12:32les hommes qui ont des relations sexuelles
12:34avec des hommes.
12:34Et là, en Europe,
12:35l'épidémie est en train d'augmenter.
12:37Et donc, on risque d'avoir...
12:38Donc, comment faire ?
12:41Il faut, un, préparer,
12:44comme je vous ai dit,
12:45la liste des pathogènes
12:47et essayer de commencer dès maintenant
12:48de préparer des vaccins,
12:50des médicaments,
12:50des moyens de diagnostic.
12:51D'autre part,
12:52la plupart de ces maladies,
12:54on parle de deux tiers à peu près,
12:57sont des maladies
12:58qui passent de l'environnement
13:00ou de l'animal à l'homme.
13:01Donc, pour prévenir,
13:03il faut absolument étudier mieux
13:05ces maladies aussi chez l'animal
13:07et aussi ces maladies
13:09dans l'environnement
13:10pour essayer de mieux comprendre
13:13comment ils fonctionnent
13:15et aussi prévenir leur passage à l'homme.
13:17C'est très important
13:18ce qu'on appelle une seule santé.
13:20La recherche doit être vraiment dirigée vers ça.
13:23Donc, préparer avec les innovations,
13:25préparer avec
13:29une meilleure implication
13:31de l'environnement,
13:33de la recherche sur l'environnement,
13:34la recherche sur le monde animal
13:37pour empêcher cette bascule.
13:40Vous dites que le réchauffement
13:43a favorisé l'émergence
13:45de nouvelles maladies.
13:47C'est un peu emblématique aujourd'hui.
13:48Paris est en train de vivre
13:49sa journée du mois de juin
13:51la plus chaude
13:51jamais enregistrée dans l'histoire.
13:53Ça veut dire que le réchauffement climatique
13:55va au risque d'accélérer
13:57la diffusion de certaines maladies ?
14:00Il y a beaucoup d'éléments
14:03parce que là,
14:04quand on regarde depuis 20 ans,
14:06on a l'impression quand même
14:07qu'il y a beaucoup plus d'épidémies
14:08et de pandémies qu'avant.
14:10Alors, pourquoi ?
14:12La première raison
14:14et la raison la plus simple,
14:15c'est que les relations de l'homme
14:17avec son environnement
14:18dans beaucoup d'endroits ont changé.
14:22Par ailleurs,
14:23il y a tout ce qui est
14:25la déforestation,
14:27l'urbanisation,
14:29etc.
14:30ont fait que,
14:30aussi,
14:32la concentration de population
14:33a changé
14:34et les relations de l'homme
14:36avec son entourage
14:37a changé.
14:38Il y a la mondialisation,
14:40le fait que s'il y a une épidémie
14:41quelque part,
14:41ah bon,
14:42c'était pas comme ça.
14:43Le lendemain,
14:43vous pouvez avoir une épidémie
14:46à des milliers de kilomètres
14:48parce que les gens voyagent,
14:49les gens sont connectés.
14:50Parmi ces éléments-là,
14:52il y a aussi,
14:53un des éléments,
14:54c'est le réchauffement climatique.
14:56Pourquoi ?
14:56Parce qu'il y a des maladies
14:57qu'on parle,
14:58on parle des maladies vectorielles.
15:00Les maladies vectorielles,
15:02c'est des maladies
15:02qui sont transmises
15:03par notamment les moustiques,
15:05les insectes.
15:06Et quand vous avez
15:07un réchauffement climatique,
15:09vous avez la concentration
15:10de ces insectes
15:11qui augmente.
15:12A elles seules,
15:13cette augmentation
15:14ne suffit pas
15:14pour créer une épidémie,
15:16mais la présence
15:18des insectes
15:18et par ailleurs,
15:19le fait que quelqu'un
15:20qui a un Zika
15:21de l'Amérique latine
15:22peut être le lendemain
15:23à Marseille
15:24ou à Nice
15:26ou éventuellement
15:27les moustiques,
15:28l'écosystème des moustiques
15:29va changer,
15:30va changer aussi
15:31la probabilité
15:33qu'on ait
15:33une épidémie
15:34liée
15:35à ces maladies.
15:37Donc,
15:40le réchauffement climatique
15:41à elle seule
15:42ne suffit pas,
15:43mais oui,
15:44ça fait partie
15:44d'une série
15:46d'agrements
15:46qui augmentent
15:47le risque
15:49de survenue
15:50d'une épidémie,
15:51d'une pandémie.
15:52Alors,
15:53bien sûr,
15:53le réchauffement climatique
15:54a beaucoup d'autres...
15:57est à l'origine
15:58beaucoup d'autres problèmes,
15:59mais ça fait partie.
16:00Oui.
16:00Vous avez souligné
16:01tout à l'heure
16:02qu'une des ruptures
16:03dans cette épidémie,
16:04c'est qu'on avait mis
16:05au point
16:06en moins de 2 ans
16:07un vaccin
16:07contre le Covid.
16:09Qu'est-ce qui a permis
16:10cette accélération
16:11et est-ce que c'est quelque chose
16:13qu'on va pouvoir reproduire
16:15face à un nouveau
16:17micro-organisme pathogène ?
16:19Alors,
16:19oui,
16:20en moins d'un an.
16:21Pourquoi on a réussi
16:22à faire ça ?
16:23Parce que
16:24les coronavirus
16:25étaient déjà
16:27identifiés
16:28comme les virus
16:29qui pouvaient être
16:30à l'origine d'une pandémie.
16:31Donc,
16:31il y a des gens
16:32qui travaillaient déjà
16:33sur un vaccin.
16:34Et en fait,
16:35le dispositif vaccinal,
16:37on l'a...
16:38on l'a eu
16:39très rapidement
16:40après le début
16:41de diagnostic de virus.
16:43Ce qui a duré
16:449 mois,
16:46c'est l'évaluation
16:47chez l'homme
16:48de l'absence
16:49de toxicité,
16:50l'efficacité,
16:51etc.
16:52Et effectivement,
16:54c'est une avancée majeure.
16:55Beaucoup de gens
16:56n'y croyaient pas.
16:59Et maintenant,
17:02avec une meilleure
17:05connaissance
17:06de ce qui se passe
17:06et c'est où sont
17:08les endroits
17:10qui ralentissent,
17:12je pense qu'on peut
17:12aller plus vite.
17:13On a un slogan,
17:15c'est pour encher
17:16une pandémie,
17:18un vaccin
17:19en moins de 100 jours.
17:21Donc,
17:22essayez encore
17:22de ralentir.
17:23Alors,
17:23pour l'instant,
17:24c'est un slogan,
17:25mais c'est aussi
17:26pour essayer
17:26d'avancer.
17:27et je pense
17:28qu'avec...
17:30Et là,
17:30on est à Vivantec,
17:32donc il faut
17:34qu'on le dise,
17:35c'est qu'il y a aussi
17:36tous les progrès
17:38technologiques
17:38qui vont nous permettre
17:39d'aller encore plus vite.
17:40Et je pense
17:41que dans ça,
17:43cette épidémie,
17:44cette pandémie
17:44nous a appris aussi
17:45où est-ce qu'il fallait
17:47travailler
17:48pour aller encore plus vite.
17:49En quelque sorte,
17:50cette pandémie
17:50a vraiment fait
17:52accélérer
17:53la recherche vaccinale ?
17:55En tout cas,
17:55oui, oui, oui,
17:56absolument.
17:56Ça veut dire que
17:59déjà,
18:00c'était mieux qu'avant.
18:01Je pense qu'on ne le dit
18:02pas assez
18:02parce que si on vous aurait dit
18:05il y a trois ans
18:06que vous allez avoir
18:07une pandémie
18:07et en moins d'un an
18:08vous allez avoir un vaccin,
18:09je ne suis pas sûr
18:09qu'il y a beaucoup de monde
18:11qui croyait.
18:12Donc,
18:13c'est important de le dire
18:14et d'autre part,
18:15oui,
18:16je pense qu'on peut
18:17encore progresser
18:19et cette épidémie
18:20nous a appris
18:21d'encore mieux
18:22se préparer
18:23pour l'avenir.
18:24Merci,
18:25Yazdan.
18:25Antoine Tenière,
18:26je me tourne vers vous.
18:27Je rappelle que vous êtes
18:28médecin,
18:29directeur de Paris Santé Campus.
18:31Avec vous,
18:32on va découvrir
18:32que les micro-organismes
18:34ne sont pas forcément
18:35neutres
18:35ou pathogènes.
18:37Ils peuvent être aussi bénéfiques.
18:39C'est l'histoire
18:39des bactériophages
18:40qu'on appelle encore
18:41des phages,
18:42des virus
18:43qui peuvent nous soigner.
18:44C'est bien ça ?
18:46Absolument.
18:46Alors,
18:46ce qui est très intéressant
18:47de comprendre,
18:48c'est qu'on vit
18:50dans un monde
18:51en interaction complète
18:52et donc on porte
18:53sur nous-mêmes
18:54un certain nombre
18:54de bactéries,
18:55sur la peau,
18:56dans le nez,
18:56dans le tube digestif
18:57qui ne sont pas forcément
18:59des bactéries
18:59qui sont dangereuses
19:00et au contraire
19:01qu'on va porter
19:03avec un système
19:04qu'on appelle
19:04de la tolérance,
19:05c'est-à-dire que
19:06le système immunitaire
19:07qui normalement
19:08est chargé
19:08de reconnaître
19:09ce qu'on appelle
19:10le non-soi
19:11et de le détruire,
19:13là,
19:13va le respecter
19:15et qu'ils vont avoir
19:16finalement une fonction
19:17dans le tube digestif,
19:18notamment,
19:19ils vont participer
19:19à un certain nombre
19:20de mécanismes
19:21et donc ils sont
19:22en quelque sorte
19:23bénéfiques pour l'homme.
19:25Et donc c'est très important
19:26de comprendre
19:27comment est-ce qu'on peut
19:28tirer un avantage
19:29de cette réalité-là
19:31et de l'interaction
19:32de ces micro-organismes
19:34avec l'homme
19:34dans son environnement
19:36pour comprendre ensuite
19:37comment est-ce qu'on va pouvoir
19:40éventuellement soigner
19:41des maladies.
19:42C'est le cas
19:43avec ce qu'on appelle
19:44le microbiote,
19:45c'est-à-dire la composition
19:48exacte des bactéries
19:49qui sont dans
19:50certaines parties
19:51du corps
19:51ou avec
19:52justement
19:53des bactériophages
19:54qui sont des petits
19:55micro-organismes
19:56qu'on va pouvoir
19:57programmer
19:58exactement comme
19:59des robots biologiques.
20:00Et c'est tout à fait
20:00fascinant.
20:01C'est un des éléments
20:03de la recherche française
20:04où la recherche française
20:06est en pointe
20:07et qui est accompagnée
20:08notamment par quelques
20:09start-up
20:09très intéressantes
20:10qui ont travaillé
20:12sur ce concept
20:13de bactériophage
20:14c'est-à-dire
20:15c'est toute une mécanique
20:17un petit peu
20:18comme des mécanos
20:19qu'on va pouvoir
20:19assembler
20:20et à qui on va
20:21donner des instructions
20:22pour remplir
20:22des fonctions.
20:24Donc on peut prendre
20:24justement des bactériophages
20:26et mettre à l'intérieur
20:27un code
20:28qui va déterminer
20:29les instructions
20:30pour ces petits robots
20:31biologiques.
20:32Alors à quoi ça sert
20:33finalement ?
20:34Ça va avoir
20:35plusieurs propriétés.
20:37La première
20:38c'est que
20:38on parlait tout à l'heure
20:39de résistance
20:40microbienne
20:41certaines bactéries
20:43ont développé
20:44des capacités
20:44de résistance
20:45aux antibiotiques
20:46et bien ces bactériophages
20:48ils ont la possibilité
20:49d'aller tuer
20:50sélectivement
20:51des bactéries.
20:53C'est-à-dire que
20:53si vous faites
20:54une infection
20:54respiratoire
20:56et qu'on diagnostique
20:57la bactérie
20:58qui est en cause
20:59on peut imaginer
21:00avec ces bactériophages
21:01se dire que
21:02très rapidement
21:03on va pouvoir
21:04synthétiser
21:05un code génétique
21:06exactement comme
21:07on l'a fait
21:07avec le vaccin
21:08à NRM
21:08et avec la COVID
21:10qu'on va insérer
21:11dans ces bactériophages
21:12et qui va leur donner
21:13l'instruction
21:14d'aller détruire
21:14spécifiquement
21:15ces bactéries
21:16que vous portez.
21:17Donc on n'est plus
21:18du tout dans la logique
21:19de dire qu'il y a
21:20des antibiotiques
21:21qui vont agir
21:21sur plusieurs spectres
21:23de bactéries
21:24mais qu'on va
21:25créer des armes
21:26presque chirurgicales
21:27si je puis dire
21:28pour détruire
21:29ces bactéries-là.
21:30Alors comment ça marche ?
21:31C'est assez simple.
21:33Ces petits robots
21:34biologiques
21:35comme je les appelle
21:35ces bactériophages
21:36ils ont un certain
21:37nombre de caractéristiques
21:39qui sont une enveloppe
21:41des protéines internes
21:43etc.
21:43Et puis comme beaucoup
21:44ils ont
21:45un code génétique
21:47qui est sous forme
21:49d'ADN
21:50ou d'ARN
21:51et qu'on va pouvoir
21:52manipuler
21:53pour leur donner
21:54des instructions.
21:55Donc c'est exactement
21:56comme si on construisait
21:57un robot
21:59mécanique
21:59à qui on allait
22:00donner un code
22:01informatique
22:02pour lui dire
22:03d'aller deux pas
22:04en avant
22:04trois pas en arrière
22:05et puis de lever la main
22:06alors que là
22:07c'est un robot biologique
22:08dans lequel justement
22:09on va créer
22:10un code génétique
22:12spécifique
22:12qu'on va insérer
22:13et ça c'est possible
22:15grâce à ce qu'on appelle
22:16le génie génétique
22:17alors c'est là
22:17il faut que tout le monde
22:18hoche la tête
22:18je ne l'ai pas vu beaucoup
22:19mais le génie génétique
22:21comment ça marche ?
22:22C'est simplement
22:23la possibilité
22:24de prendre un papier
22:25et puis un crayon
22:27et d'écrire
22:28des instructions
22:28qui ne sont pas
22:29en langage
22:31comme vous et nous
22:32le parlons
22:32mais qui sont
22:33en fait
22:33en langage génétique
22:34et donc la possibilité
22:36d'insérer
22:36ce code génétique
22:38dans ces bactériophages
22:39c'est exactement
22:40la même chose
22:40que si vous aviez
22:41un petit robot
22:42à qui vous alliez dire
22:43il faut aller
22:45attaquer telle bactérie
22:46il faut aller
22:47respecter telle autre
22:48bactérie
22:49etc
22:51alors ça
22:51on sait le faire
22:52aujourd'hui
22:53et on commence
22:54à l'utiliser
22:55on commence
22:56à le tester
22:56Yazdan tout à l'heure
22:57a parlé
22:58des tests cliniques
22:59qui sont nécessaires
23:00pour ce genre
23:01d'approche
23:01et donc c'est quelque chose
23:03qui va probablement
23:04rendre des services
23:05très prochainement
23:06à quoi ça va servir
23:07j'ai dit tout à l'heure
23:08ça pouvait servir
23:08à cibler de façon
23:10très spécifique
23:11des bactéries
23:12quand il y a une population
23:13de bactéries qui émerge
23:14et bien la possibilité
23:15d'avoir une arme biologique
23:16contre elle
23:17c'est très intéressant
23:18ça peut permettre aussi
23:20pour revenir sur ce que je disais
23:21tout à l'heure
23:21sur le microbiote
23:22de cibler des bactéries
23:24du microbiote
23:25on est en train
23:25de comprendre
23:26que la composition
23:27des bactéries
23:28à l'intérieur
23:29de l'intestin
23:30à l'intérieur
23:30des voies respiratoires
23:32peut avoir un rôle
23:33dans l'apparition
23:34de certaines maladies
23:35des maladies
23:36qu'on appelle
23:38inflammatoires
23:38notamment du tube digestif
23:40c'est à dire
23:40qui génère de l'inflammation
23:41certaines formes
23:43d'obésité
23:44le diabète
23:45etc
23:46et pour lesquelles
23:47finalement
23:47la possibilité
23:49de modifier
23:50ce microbiote
23:51et bien
23:52est intéressante
23:53et permettrait
23:54pourrait permettre
23:55d'arriver
23:56à améliorer
23:57les solutions thérapeutiques
23:58oui car je me permets
23:59de vous couper
24:00on dit souvent
24:00que lorsque le microbiote
24:01est installé
24:02on a chacun
24:03une flore spécifique
24:04c'est très compliqué
24:05de le modifier
24:06parce qu'il est là
24:07il se défend
24:08et on a beau
24:09se bourrer
24:09de prébiotiques
24:10probiotiques
24:10en fait ça ne change
24:11pas grand chose
24:12l'idée c'est d'avoir
24:13une vraie action
24:14sur le microbiote
24:14et on est en train
24:15de comprendre
24:16justement les déterminants
24:17de la composition
24:18du microbiote
24:18alors c'est pas la peine
24:19de manger des kilos
24:20de yaourts au bifidus
24:21c'est pas ça
24:22qui va changer
24:22fondamentalement
24:23votre flore
24:25néanmoins
24:26la possibilité
24:26justement
24:27alors quand par exemple
24:28vous prenez
24:29des antibiotiques
24:29vous allez tuer
24:31une partie
24:31de cette flore intestinale
24:32qui compose le microbiote
24:33et vous allez modifier
24:34un certain nombre
24:35de mécanismes intrinsèques
24:37donc la possibilité
24:38d'utiliser
24:38ces bactériophages
24:40on est en train
24:40de le regarder
24:41in vivo
24:43pour modifier
24:44le microbiote
24:44est tout à fait
24:45intéressante
24:46et je vous ai parlé
24:47des maladies inflammatoires
24:48je vous ai parlé
24:48de la résistance
24:49aux bactéries
24:49on a montré également
24:50que le microbiote
24:51pouvait avoir un rôle
24:53dans la résistance
24:54au traitement
24:55de certains cancers
24:55donc vous voyez
24:56que ce sont des applications
24:57qui sont tout à fait
24:59impactantes
25:00pour les maladies
25:01actuellement
25:02je crois que
25:03les bactériophages
25:04c'est une découverte
25:05assez ancienne
25:06racontez-nous ça
25:07qui remonte je crois
25:07au début du siècle
25:09aux années 20
25:09mais que
25:10l'essor
25:11et les performances
25:12extraordinaires
25:12des antibiotiques
25:13a un petit peu
25:14mis de côté
25:14ce pan de la recherche
25:15qu'on redécouvre aujourd'hui
25:17exactement
25:18comme beaucoup
25:19de découvertes scientifiques
25:20c'est la conjonction
25:21de plusieurs éléments
25:22et parfois
25:23il y a un petit peu
25:24de hasard
25:24comme la découverte
25:26de la pénicine
25:26par exemple
25:27vous connaissez
25:27l'histoire
25:28de l'orange
25:29de Fleming
25:29et donc là
25:31les bactériophages
25:32c'est effectivement
25:33une découverte
25:34ancienne
25:34mais qui a été
25:35remise au goût
25:36du jour
25:36avec deux éléments
25:37nouveaux
25:38le premier
25:39c'est justement
25:39ces outils
25:40d'édition
25:41du génome
25:43du code génétique
25:44donc là
25:44la possibilité
25:45d'avoir
25:46le mécanisme
25:47ce qu'on appelle
25:48CRISPR-Cas9
25:50c'est à dire
25:50en fait
25:50des outils
25:51qui permettent
25:52de couper
25:52des parties
25:53de code génétique
25:54et de les synthétiser
25:55et de les insérer
25:56ensuite
25:57dans des bactériophages
25:58ça c'est le premier point
26:00c'est à dire
26:01en fait
26:01la capacité
26:02à apprendre
26:02à programmer
26:03ces robots biologiques
26:04et puis le deuxième
26:05c'est la nécessité
26:06d'avoir des applications
26:06à ces outils là
26:08et notamment
26:09je parlais tout à l'heure
26:10de la lutte
26:10contre les bactéries
26:11aujourd'hui
26:12même si les antibiotiques
26:13remplissent un rôle
26:14très très important
26:14on voit aussi
26:16qu'on arrive
26:16dans certains cas
26:18à des situations
26:18qui sont compliquées
26:19parce que
26:20leur utilisation
26:21et notamment
26:22leur mésusage
26:23a créé des phénomènes
26:24de résistance
26:25et qu'on a besoin
26:26d'autres outils
26:27justement pour combattre
26:28ces bactéries là
26:28donc c'est
26:30ces deux éléments
26:30il y en a d'autres
26:31qui permettent de comprendre
26:32comment est-ce qu'on arrive
26:34aujourd'hui à se réintéresser
26:35à ces bactériophages
26:36ce qui veut dire
26:37qu'à l'avenir
26:38si on maîtrise
26:39la programmation génétique
26:40vraiment finement
26:41de ces bactériophages
26:42on pourrait remplacer
26:43les antibiotiques
26:44qui sont souvent
26:45dits à large spectre
26:46qui détruisent
26:47la bactérie pathogène
26:48mais aussi
26:48beaucoup d'autres bactéries
26:49notamment dans le microbiote
26:50on pourra avoir
26:51des armes plus précises
26:53on pourra faire
26:53des armes plus précises
26:54effectivement
26:55alors l'enjeu
26:56aujourd'hui
26:57c'est de montrer
26:57un que ce concept
26:58il est pertinent
27:00et qu'il est efficace
27:01ça c'est le premier point
27:03et puis le deuxième point
27:04c'est ensuite
27:04de se dire
27:05qu'on est en capacité
27:06de programmer rapidement
27:08ces bactériophages
27:09quand on en a besoin
27:10c'est exactement
27:11la même logique
27:12que la programmation
27:13d'un vaccin
27:13à ARN messager
27:14on parlait tout à l'heure
27:15du vaccin contre le Covid
27:17c'est à dire
27:18qu'on va déterminer
27:19un code
27:19qui va être nécessaire
27:20pour combattre
27:22tel micro-organisme
27:25telle bactérie
27:26etc
27:26et ensuite
27:28on va créer
27:28un outil
27:29qui permet
27:29de traiter des patients
27:31et donc aujourd'hui
27:32on n'est pas
27:32en capacité
27:33de le faire
27:34du jour
27:34au lendemain
27:35ou du matin
27:36pour le soir
27:37mais ce qui est fascinant
27:38et Yazdan l'a dit
27:39et je voudrais vraiment
27:40le mettre en avant
27:41c'est qu'on est
27:42aujourd'hui
27:43dans une situation
27:45dans un monde
27:45où l'innovation
27:46évolue
27:47à une vitesse
27:48exponentielle
27:49et qu'est-ce que ça veut dire
27:50ça veut dire
27:50que ça va très très vite
27:51tout ce que vous avez ici
27:52sur le salon
27:53est absolument fascinant
27:54l'année prochaine
27:55vous aurez des choses
27:56qui ont encore progressé
27:57de façon encore plus importante
27:59et bien c'est particulièrement
28:01vrai dans la santé
28:02et notamment
28:03dans la génétique
28:05peut-être que certains
28:06d'entre vous connaissent
28:06ce qu'on appelle
28:07la loi de Moore
28:08la loi de Moore
28:08c'est l'étalon
28:10qui permet de comprendre
28:11la vitesse
28:12de progression
28:13des calculs
28:14des microprocesseurs
28:15c'est quelque chose
28:16qu'on utilise
28:16de façon courante
28:17justement
28:17pour mesurer le progrès
28:19et bien la génétique
28:21a dépassé
28:22la vitesse
28:22de la loi de Moore
28:23de façon extrêmement importante
28:25et ce qui est encore
28:26plus intéressant
28:27c'est que non seulement
28:28la vitesse de progrès
28:29est très très importante
28:30en génétique
28:31mais le coût nécessaire
28:32pour développer ces outils
28:34diminue
28:35de façon très rapide
28:36ce qui veut dire
28:37que c'est pas du tout
28:38de la science-fiction
28:38de se dire
28:39qu'on va pouvoir
28:40créer des bactériophages
28:41pour traiter certaines maladies
28:42c'est quelque chose
28:43qui est tout à fait
28:44à notre portée
28:45quand on voit
28:45la vitesse
28:46avec laquelle
28:47justement
28:47ces connaissances évoluent
28:49on se dit
28:49que ça peut être
28:50très rapidement
28:51à disposition
28:51justement
28:52des patients
28:53alors très rapidement
28:54c'est un pari sur l'avenir
28:55mais vous pensez
28:56on est sur l'ordre
28:57de la décennie
28:58de quelques années
28:59ah non ce sera avant ça
29:00moi je redirais
29:01je sais pas y'a ce dent
29:02mais à mon avis
29:03dans les 2 à 3 ans
29:04on aura des premiers
29:05des premiers éléments concrets
29:08Entendu
29:08merci beaucoup Antoine
29:09on aura sûrement
29:09l'occasion
29:10d'y revenir
29:12Cynthia Fleury
29:13j'aimerais qu'on prenne
29:14un petit peu de recul
29:15par rapport à ces sujets
29:17je rappelle que vous êtes
29:17philosophe
29:19beaucoup de murs
29:19ça veut être avec
29:20décidément aujourd'hui
29:20vous êtes professeur titulaire
29:22de la chaire
29:22humanité et santé
29:24au conservateur
29:25des arts et métiers
29:26de Paris
29:27est-ce que
29:28notre regard
29:29sur ce monde
29:31microscopique
29:31qui nous entoure
29:32n'a pas
29:33fondamentalement changé
29:34en 2 ans
29:35depuis la pression
29:36de Covid
29:37oui je pense que
29:38ce que disait
29:39Yadane tout à l'heure
29:39sur la question
29:40de vraiment
29:42ça a été un point clé
29:43au niveau de rupture
29:44de représentation
29:45en fait
29:45d'une épidémie
29:46ça c'est certain
29:47on était dans un monde
29:49alors pas tout de suite
29:49mais dans un monde
29:50effectivement
29:51où l'épidémie
29:52c'est une question
29:53de fatalité
29:54c'est une question naturelle
29:55et puis c'est devenu
29:56fondamentalement
29:57une question politique
29:58voire une question géopolitique
30:00qui réinterprète
30:01toutes les frontières
30:02entre nord-sud
30:03donc demain
30:03c'est assez considérable
30:05c'est devenu
30:06une question
30:06effectivement
30:07d'épistemo
30:08c'est à dire
30:09en gros
30:09de comprendre
30:10que nous sommes
30:11totalement en interdépendance
30:12avec le vivant
30:14c'était su
30:15bien évidemment
30:16mais c'était pas
30:17à ce point là
30:18vécu
30:18et donc de la différence
30:19entre une connaissance théorique
30:22qui est là
30:23depuis quand même
30:23assez longtemps
30:24et puis un vécu
30:25très concret
30:26dans nos vies
30:26de voir comment
30:27une zoonose
30:28nous impacte
30:29et vient
30:30d'une manière
30:31quotidienne
30:32transformer
30:32notre monde
30:34alors
30:34la tolérance
30:35par rapport
30:36à cette question
30:36elle est variable
30:37parce que
30:37malgré tout
30:38dans un premier temps
30:39c'est plutôt ressenti
30:40du côté de la menace
30:41et il faut
30:42l'acculturation scientifique
30:44qui a été notamment
30:45on l'a vu ici
30:47en entendant
30:47Antoine et Yazdan
30:50pour comprendre
30:51que
30:51en fait
30:52il y a une qualité
30:53il y a une typologie
30:54des interactions
30:55avec la nature
30:56et que c'est pas que
30:57de la prédation
30:58c'est pas que
30:59des parasites
31:00c'est aussi
31:00bien évidemment
31:01quelque chose
31:01qui vient
31:02comme on disait
31:03agrémenter
31:04le non-soi
31:05le non-soi
31:06vient nous constituer
31:07donc ça vient
31:08faire évoluer
31:09notre immunité
31:10etc
31:11vous dire
31:12que
31:12l'ensemble
31:14de la population
31:14est totalement au clair
31:15là-dessus
31:16je crois pas
31:17sincèrement
31:17mais en revanche
31:19on a vu
31:19de plus en plus
31:20de travaux
31:20sur le microbiote
31:23de plus en plus
31:24par exemple
31:25là on dit
31:27mais c'est intéressant
31:28de voir par exemple
31:29qu'en psychiatrie
31:30donc il n'y a pas que
31:30les maladies liées
31:32au diabète
31:32etc
31:32mais de plus en plus
31:34on a fait deux grosses
31:35révolutions dernièrement
31:36sur la question
31:36de la santé mentale
31:38liée notamment
31:39à ces questions
31:40et on voit que par exemple
31:41aujourd'hui
31:41les travaux liés
31:42au microbiote
31:43au génome bactérien
31:45sont totalement
31:46pris en considération
31:47pour lutter demain
31:48contre la dépression
31:49donc tout ça
31:50c'est des manières
31:50si vous voulez
31:51malgré tout
31:52de créer de l'acculturation
31:53par rapport à cette question
31:54du microbiote
31:55j'aimerais qu'on revienne
31:57sur cette notion
31:57d'acculturation
31:58par rapport à notre public
31:59je ne sais pas
32:00si ça mérite peut-être
32:01d'un éclaircissement
32:02oui
32:02l'acculturation scientifique
32:04c'est tout simplement
32:05notre niveau
32:07à tous
32:09à la fois
32:10de connaissance scientifique
32:12mais plus globalement
32:13je dirais
32:13d'un pacte de confiance
32:15avec la science
32:17et qui fait qu'on a
32:17envie de s'informer
32:19qu'on fait attention
32:21justement
32:21à la question
32:22de l'infodémie
32:23qui a été dit
32:24tout à l'heure
32:25l'OMS avait d'ailleurs dit
32:27que vous savez
32:28que c'était la première
32:29maladie dorénavant
32:30c'est pas l'épidémie
32:31c'est l'infodémie
32:31c'est à dire
32:32la maladie
32:33qui consiste
32:34à avoir des informations
32:36liées à la santé
32:37qui sont problématiques
32:38parce que c'est
32:39la fake news
32:41et de fait
32:42avec une possibilité
32:43de nous rendre
32:44encore plus malades
32:46simplement par le fait
32:47d'être surexposés
32:49à cette infodémie
32:51donc l'acculturation scientifique
32:52c'est un vrai enjeu
32:53politique demain
32:54et c'est un vrai enjeu
32:55de santé
32:56parce qu'on voit
32:57que la résistance
32:58entre guillemets
32:59l'observance
33:00la résistance
33:01à la science
33:02etc.
33:02elle se situe
33:03malgré tout
33:03dans la qualité
33:04d'acculturation
33:05d'un
33:06comment dire
33:07d'un peuple
33:07d'une population
33:08c'est l'exemple même
33:09de la résistance
33:10qui est un peu derrière nous
33:11mais de la résistance
33:12d'une grande partie
33:13de la population française
33:14à la vaccination
33:15tout à fait
33:16on voit
33:17que
33:18parce que c'est extraordinaire
33:19malgré tout
33:20en un an
33:20on a produit un vaccin
33:21mais on n'a jamais vu aussi
33:23à ce point là
33:24le grand retour
33:25c'est pas nouveau
33:25mais de
33:27la ligue
33:28entre guillemets
33:29anti-vaccin
33:30il y a un grand
33:31grand retour
33:32de ces résistances là
33:33et très certainement
33:36demain
33:36on aura encore plus
33:37de résistances
33:38donc
33:39il faut essayer
33:40de travailler
33:41à une conscientisation
33:42plus juste
33:44de la
33:45encore une fois
33:45des interactions
33:46avec le monde
33:47du vivant
33:48et puis
33:49les humains
33:52Yassdan parlait
33:53tout à l'heure
33:54du fait que
33:55l'homme s'étend
33:57le contact
33:58entre la nature
33:59ce grand réservoir
34:00de micro-organismes
34:01et l'homme
34:02est de plus en plus
34:03divers
34:04variés
34:04que le changement climatique
34:06peut accélérer
34:06certains vecteurs
34:07comment voyez-vous
34:08cette
34:09est-ce qu'on est vraiment
34:10entré dans une ère
34:11de cohabitation
34:12ou de confrontation
34:13avec tout ce monde
34:14microscopique
34:15qui nous entoure
34:15on espère plutôt
34:17qu'on ira
34:18justement vers
34:19en philosophie
34:20on avait une notion
34:21qui bien évidemment
34:22n'était pas aussi savante
34:24que ce qu'on sait aujourd'hui
34:24mais on parlait
34:25de biophilie
34:26et la biophilie
34:27ça voulait dire
34:28tout simplement
34:29le caractère
34:30qui fait que
34:31en fait
34:31un être humain
34:32ne vit pas
34:33indépendamment du vivant
34:34mais est conscient
34:35qu'il doit
34:36trouver les justes
34:37stratégies d'optimisation
34:39avec
34:40le vivant
34:41pour justement
34:42se maintenir
34:43en tant que
34:44en bonne santé
34:45etc
34:45c'est le one health
34:46etc
34:48sur le futur
34:49est-ce que ce futur
34:50va aller vers
34:51plus de conscientisation
34:52de la biophilie
34:53très sincèrement
34:53chez les nouvelles générations
34:54on a plutôt l'impression
34:55de cela
34:56parce qu'elles ont
34:57une conscience
34:58assez aiguë
34:59ne serait-ce que
35:00sur les marges
35:01du climat
35:02etc
35:02et elles ont tout à fait
35:03compris que
35:04l'anthropocène
35:05ce qu'on appelle
35:05l'anthropocène
35:06c'est-à-dire
35:06voilà comment
35:07aujourd'hui
35:08l'humain
35:09est la première force
35:10de transformation
35:11des systèmes
35:13géologiques
35:14comment ça
35:15en fait
35:16on doit retrouver
35:18un lien
35:18de reconnexion
35:19harmonieuse
35:20avec
35:21la nature
35:23avec l'environnement
35:24non seulement
35:25pour préserver
35:26la nature
35:26mais en fait
35:26pour préserver
35:27la qualité
35:28de santé
35:29de l'être humain
35:30et ça
35:30ce retournement
35:31oui malgré tout
35:32il est assez
35:33conscientisé
35:34aujourd'hui
35:35en tout cas
35:36chez les nouvelles
35:36générations
35:37pendant longtemps
35:38on a vraiment
35:39diabolisé
35:40les bactéries
35:42les virus
35:42monde microscopique
35:43jusqu'au moment
35:44moi j'ai l'impression
35:45que dans le grand public
35:45la découverte
35:46du rôle
35:47de l'utilité
35:48du microbiote intestinal
35:50dont parle
35:51Antoine Ténière
35:51tout à l'heure
35:52nous a fait un peu
35:53changer ce regard
35:54qu'on a sur
35:55les bactéries
35:55vous avez l'impression
35:56que dans le grand public
35:58ce changement
35:59de paradigme
36:00se diffuse
36:01petit à petit
36:02oui parce que
36:02vous avez eu
36:03quelques gros succès
36:04vous avez tous
36:05vu passer
36:07des livres
36:08notamment
36:08qui ont appelé
36:09voilà
36:10l'intestin
36:11comme le deuxième cerveau
36:12et donc
36:13malgré tout
36:14c'est des livres
36:14qui sont des best-sellers
36:16mondiaux
36:16et qui créent
36:17une espèce
36:18de connivence
36:19avec
36:21ce qu'on appelait
36:22de manière
36:23has been
36:24la flore intestinale
36:26et qu'on appelle
36:26aujourd'hui
36:27le microbiote
36:28donc ça
36:28ça a une importance
36:29vous avez des travaux
36:30aussi en sciences humaines
36:31et sociales
36:31je pense à Pablo Servine
36:32je pense à Chapelle
36:33qui ont dit
36:34que le vivant
36:35en fait
36:36était le premier
36:36inventeur
36:37du web
36:38et qu'aujourd'hui
36:40si on veut bien
36:41comprendre le vivant
36:41en fait
36:42il faut plutôt
36:42se tourner
36:43vers la théorie
36:43de l'information
36:44pour bien comprendre ça
36:45et donc résultat
36:46ça a fait que
36:47tout d'un coup
36:48ce microbiome
36:49a attiré quantité
36:50Antoine le disait
36:51tout à l'heure
36:52de start-up
36:52etc
36:53comme un lieu
36:55constellationaire
36:56à explorer
36:57de manière
36:57encore une fois
36:59épistémologique
36:59etc
37:01comme un vivier
37:02une ressource vive
37:03pour repenser
37:05nos modèles
37:05de connaissances
37:06mais aussi
37:07nos manières
37:08de vivre
37:08donc oui
37:09encore une fois
37:11voilà
37:12c'est toujours
37:13à alimenter
37:15mais sincèrement
37:15oui il y a eu
37:16quand même
37:17un vrai changement
37:18de paradigme
37:19par rapport
37:19à ces questions
37:20on parle beaucoup
37:21de préservation
37:21aujourd'hui
37:22de la biodiversité
37:23alors on entend
37:24souvent parler
37:26de biodiversité
37:26on assimile ça
37:27souvent aux grands mammifères
37:28aux insectes
37:30aux oiseaux
37:30mais cette disparition
37:31mais cette biodiversité
37:33nous l'avons aussi
37:34sur notre peau
37:35en nous
37:36dans notre microbiote
37:37oui
37:38de toute façon
37:38il y a trois définitions
37:39enfin il y a trois niveaux
37:41pour comprendre
37:42ce qu'est la biodiversité
37:43il y a tout ce qui s'appelle
37:44la biodiversité
37:45au sens écosystémique
37:47donc la biodiversité
37:48des écosystèmes
37:49après il y a tout ce qui s'appelle
37:50la diversité spécifique
37:51diversité des espèces
37:53et puis après
37:53il y a la diversité génétique
37:55donc tout ce qui est
37:56à l'intérieur de soi
37:57et sur soi
37:58etc
37:58et en fait c'est tout ça
37:59qui forme la biodiversité
38:01et pas simplement
38:03les espaces verts
38:04oui
38:05on en prend conscience
38:06merci beaucoup Cynthia
38:07on va passer
38:08il nous reste quelques minutes
38:09pour passer un temps
38:09de questions
38:10on voit tout de même
38:11que ces nouvelles
38:13ces nouvelles techniques
38:14suscitent un peu
38:15de méfiance
38:16si j'en crois
38:16la question
38:17qui nous arrive
38:19d'internet
38:20je crois qu'elle s'adresse
38:21à Antoine Tenière
38:22le code génétique
38:23de l'hôte
38:23peut-il être modifié
38:25après l'utilisation
38:25des bactériophages
38:27alors
38:29on va modifier
38:30le code génétique
38:31des bactériophages
38:32qu'on va insérer
38:33à l'intérieur des bactéries
38:34mais aujourd'hui
38:35on n'a pas d'éléments
38:36pour démontrer
38:37que ça peut modifier
38:38le code génétique
38:39de l'hôte
38:39c'était exactement
38:40la même question
38:41qu'il y avait eu
38:42avec les vaccins
38:43et l'ARN messager
38:44est-ce que l'ARN messager
38:45peut s'insérer
38:46dans le code génétique
38:47d'un humain
38:48pour l'instant
38:48la réponse est non
38:49voilà
38:50donc
38:50mais tout l'enjeu
38:51des travaux de recherche
38:52qui sont menés
38:53en ce moment
38:54c'est de vérifier
38:55ce point là
38:56et de vérifier
38:56que effectivement
38:57quand on va
38:59créer du code génétique
39:01c'est bien
39:01dans un but thérapeutique
39:03et qu'il n'y a pas
39:03d'effet secondaire
39:04ou d'effet
39:05qui ne serait pas souhaité
39:06qui serait lié à ça
39:07mais aujourd'hui
39:08on n'a pas d'éléments
39:09scientifiques
39:10pour démontrer
39:10que ce phénomène
39:12d'intégration existe
39:13avec ces bactériophages
39:14ou avec des ARN messagers
39:16etc
39:16il y a toujours
39:17cette grande peur
39:18effectivement
39:18que le code
39:20du bactériophage
39:21ou le code
39:22qu'on a inséré
39:22dans l'ARN messager
39:23pour faire des vaccins
39:24ne traverse en quelque sorte
39:26la barrière humaine
39:27et ne se met
39:28à s'autorépliquer
39:30en quelque sorte
39:30dans nos propres cellules humaines
39:33Antoine le disait
39:34mais vous confirmez
39:35il y a ce temps
39:35on a maintenant
39:36deux ans de recul
39:37et on a vacciné
39:38des dizaines
39:39de millions de personnes
39:41ce phénomène
39:42ne s'est pas produit
39:42on ne l'a pas observé
39:44non non
39:44pas du tout
39:46il y avait
39:46des questionnements
39:47parce que c'est un vaccin
39:48en ARN
39:51mais très rapidement
39:53les immunos
39:54les virologues
39:55nous ont dit
39:56que ça
39:56ça n'allait pas arriver
39:59mais
39:59on revient
40:00à la première question
40:01que vous avez posée
40:02ça veut dire que
40:03malgré tout
40:04c'est très intéressant aussi
40:05parce que ça veut dire
40:06que
40:06la communauté
40:08la population
40:09est beaucoup plus vigilant
40:11a envie plus
40:12de comprendre
40:14et ça
40:15je trouve
40:16qu'il y a
40:17des très bons côtés
40:18et ça veut dire
40:19qu'il faut impliquer
40:20plus
40:20la population
40:21dans ses recherches
40:22je pense que
40:25on parle
40:26de la politique
40:26participative
40:27mais peut-être
40:28qu'il faut
40:29et la NRS
40:30par exemple
40:31pour le VIH
40:31ça fait des années
40:32qu'on fait ça
40:33il faut vraiment
40:34aller vers
40:35la recherche
40:35participative
40:36et impliquer
40:38la communauté
40:38pour mieux
40:39expliquer ça
40:40attendez
40:41par recherche
40:41participative
40:42vous voulez que
40:43le grand public
40:44serve de cobaye
40:46en participant
40:46à la recherche
40:47non non non
40:47pas du tout
40:48je parle pas
40:49qu'ils se participent
40:51en tant que
40:53participants
40:54mais en tant que
40:55ceux qui
40:56quasiment
40:57coordonnent
40:58ceux qui
41:00construisent
41:00la recherche
41:01pas en tant que
41:02participants
41:02quand je dis
41:03participatif
41:04c'est qu'il faut
41:05que les patients
41:06et les personnes
41:08sont impliqués
41:09dans la construction
41:10de la recherche
41:11dans la coordonnée
41:12à la recherche
41:12et dans l'évaluation
41:13de la recherche
41:13mais Antoine a
41:14quelque chose à dire
41:15peut-être juste
41:16si je peux me permettre
41:17de compléter
41:17puisqu'il y a à mon avis
41:18un message qui est
41:19très très important
41:20la science en fait
41:21elle va chercher
41:21à démontrer
41:23des réalités
41:24et à démontrer
41:25des vérités scientifiques
41:26et ce processus
41:28d'arriver à démontrer
41:29des vérités
41:30il se nourrit
41:31du débat
41:32c'est à dire
41:32qu'on va
41:33par exemple
41:34regarder les bactériophages
41:35ou des mécanismes
41:36sur de l'ADN
41:37ou des protéines
41:38et puis tester
41:38des hypothèses
41:39et regarder
41:40si elles sont confirmées
41:41ou infirmées
41:42puis on va les tester
41:42dans différentes conditions
41:43etc
41:44tout ça ça génère
41:45du débat
41:46qui est compliqué
41:46qui est scientifique
41:47et qui se passe
41:48dans les laboratoires
41:49dans les congrès
41:50etc
41:51ce qui s'est passé
41:52pendant le Covid
41:52est très intéressant
41:53parce qu'il y a eu
41:54beaucoup beaucoup de débats
41:55dans un temps très court
41:56mais qui s'est pas passé
41:57forcément uniquement
41:58dans les laboratoires
41:59qui s'est passé
41:59sur les plateaux de télévision
42:00dans les journaux
42:02parfois avec de la parole politique
42:03etc
42:04et donc notre devoir
42:05à nous
42:06c'est d'expliquer
42:07que ce débat
42:07il est normal
42:08il est nécessaire
42:09et il permet justement
42:10de construire
42:11de la vérité scientifique
42:13voilà
42:13et que derrière
42:14en fait
42:14notre responsabilité
42:16nous en tant que scientifique
42:16c'est d'accompagner
42:17chacun
42:18à comprendre
42:19pourquoi
42:20comment
42:20et avec quel objectif
42:22on va proposer
42:24des nouvelles approches
42:25des nouveaux outils
42:25des nouvelles molécules
42:26et que finalement
42:28ce débat
42:28il peut être ouvert
42:29aussi dans la population
42:31avec la nécessité
42:32de comprendre
42:32qu'il y a des contradictions
42:34et que
42:34in fine
42:35on arrive
42:36à démontrer des choses
42:37c'est vraiment ça
42:37qui est important
42:38tout ce processus
42:38de raisonnement
42:40merci Antoine
42:40le mot de la fin
42:41Cynthia
42:41car nous arrivons
42:42au terme
42:43de cette question
42:44c'est juste pour rebondir
42:44sur ce que vient de dire Antoine
42:46c'est à dire que
42:47malgré tout
42:48controverse publique
42:49et controverse scientifique
42:51ça porte le même nom
42:52mais c'est pas exactement
42:53la même chose
42:54donc malgré tout
42:55c'est très important
42:56d'avoir un débat
42:56par exemple démocratique
42:58sur la science
42:59mais ça viendra
43:00à respecter
43:01un certain type
43:01de règles démocratiques
43:02alors que le débat
43:04scientifique
43:05respecte d'autres règles
43:06et d'autres protocoles
43:07de véridiction
43:08c'est à dire
43:08des manières de prouver
43:09ce qu'on est en train
43:10de dire
43:10et malgré tout
43:12ces derniers temps
43:13il y a eu un peu
43:13une confusion
43:14entre les deux
43:15et c'est important
43:16que les deux existent
43:17mais qu'on se sépare bien
43:19aussi les deux
43:19voilà ce sont des chemins
43:20parallèles
43:21qui de temps en temps
43:22sont un an à se rencontrer
43:23merci beaucoup Cynthia
43:24merci Antoine
43:26merci Yazdan
43:26merci à tous
43:27d'avoir suivi
43:28cette session
43:29et à bientôt peut-être
43:30pour une autre session
43:31sur la santé
43:32à Vivatec
43:33peut-être 2023
43:34au revoir
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