00:00Après la conférence de sécurité à Munich samedi, le secrétaire d'État a fait un discours très remarqué à Bratislava,
00:12capitale de la Slovaquie, un pays au gouvernement très proche de Donald Trump, dirigé par Robert Fizzo.
00:19Et voici la phrase très très forte de Marco Rubio à l'intention des Européens.
00:27Voilà, on écoute ce son de Marco Rubio.
00:32Nous ne voulons pas que l'Europe soit dépendante, nous ne demandons pas à l'Europe d'être un vassal
00:36des États-Unis,
00:37nous voulons être votre partenaire, nous voulons travailler avec l'Europe, nous voulons travailler avec nos alliés,
00:42nous voulons travailler en coopération avec vous et notre point de vue a toujours été et continue d'être le
00:46suivant,
00:47plus vous êtes fort tant individuellement en tant que pays que collectivement en tant qu'alliance,
00:51plus les membres de l'OTAN sont forts, plus l'OTAN est forte.
00:55Donc voilà, c'est très très rassurant, vous ne serez pas nos vassaux, on veut être à égalité.
01:01Il a continué ce qu'il disait déjà à Munich et donc force est de constater qu'il y a
01:06une espèce de diplomatie,
01:08version 2, qui sort de la Maison Blanche.
01:11Certes, on ne lâche rien.
01:12Il l'a dit, Trump c'est le protectionnisme, la fermeture des frontières à l'immigration sauvage et le rejet
01:20de l'obsession climatique,
01:22comme il l'a dit lui-même, vous devrez en faire autant vous Européens.
01:26Mais il s'est arrêté là et il ne les a pas fustigés comme ce qui s'est passé l
01:30'année dernière,
01:30quand le vice-président G.D. Vance est allé à ce même sommet à Munich, avait choqué tout le monde.
01:34Là, tout le monde était ouf, dans la salle, tout le monde disait, ah, on a entendu ce qu'on
01:39voulait entendre et bravo les Etats-Unis.
01:42Il a été félicité par le directeur de la séance, tout le monde a applaudi.
01:45Bref, tout est rentré dans l'ordre.
01:47Pourquoi Marco Rubio donne-t-il l'impression que tout va mieux entre les Européens et les Américains, Harold ?
01:53Parce que c'est dans sa nature cet homme, il faut le connaître.
01:56Regardons très très vite son portrait.
01:58Marco Rubio, né à Miami, enfant de deux réfugiés cubains qui ont fui Castro, la dictature de Castro,
02:08qui est maintenant prolongée par Diaz-Canel, Maduro et le Nicaragua.
02:15Bref, voilà, il est né dans cet esprit anticommuniste, élu local à Miami, républicain, bien sûr,
02:23comme la plupart des Cubains, d'ailleurs, cubano-américains.
02:26Il a franchi toutes les étapes du gouvernement local, toujours de bons résultats.
02:31Sénateur fédéral, spécialisé dans les affaires étrangères et la défense, il connaît tout sur le bout des doigts.
02:37Et voilà, il représente l'aile internationaliste du parti républicain.
02:43Il faut aller à l'extérieur et imposer les intérêts américains par la force si nécessaire et se faire beaucoup,
02:50beaucoup d'amis.
02:51Voilà, alors, voilà, il sera tout à l'heure auprès de Victor Orban, Victor Orban qui est, vous savez, un
02:58autre personnage de l'Europe qui est proche de Donald Trump.
03:04Alors, c'est assez drôle parce que Rubio réussit à faire passer un message un peu favorable à la Slovaquie
03:12et à la Hongrie,
03:13tout en rassurant ceux qui sont contre la Hongrie et la Slovaquie.
03:16Bref, c'est la quadrature du cercle et il est très fort en ce domaine.
03:21Sous-titrage Société Radio-Canada
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