Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 11 heures
MEDI1TV Afrique : MEDI1 SOIR - 14/02/2026

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00...
00:00Mesdames et Messieurs, bonsoir. Merci de vous informer sur Median TV.
00:19Voici les principaux titres de votre Soir Info.
00:24Au vu de l'amélioration des conditions météorologiques dans tout le Royaume,
00:28les services du ministère de l'Intérieur vont assurer le retour progressif et en toute sécurité
00:33des habitants évacués et ce, dans plusieurs provinces du Maroc.
00:40Les travaux du 39e sommet des chefs d'État et de gouvernement de l'Union africaine
00:45ont débuté ce samedi à Addis Abeba.
00:48Objectif, mettre en lumière l'urgence des défis liés à l'accès à l'eau,
00:52la sécurité alimentaire et la santé publique.
00:54Et enfin, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a appelé les Européens ce samedi
01:01devant la conférence de Munich sur la sécurité
01:04à se ranger derrière la nouvelle vision de Donald Trump sur l'ordre mondial.
01:13À l'aide de l'actualité ce samedi, compte tenu de l'amélioration notable des conditions météorologiques
01:19dans tout le Royaume.
01:21Les services du ministère de l'Intérieur vont mettre en œuvre des mesures visant à assurer
01:26le retour progressif et en toute sécurité des habitants évacués de plusieurs communes
01:31des provinces de l'Alaïch, Qnedra, Sidiqassam et Sidi Slimen.
01:35Ces zones ont été déclarées sinistrées par décision du chef du gouvernement
01:39suite aux inondations catastrophiques.
01:41Des opérations de déblément, des débris charriés par les inondations ont été progressivement entreprises
01:48dans les quartiers, villages et zones où la situation hydrologique le permet.
01:53Ces opérations ont mené en parallèle avec des campagnes de nettoyage
01:58et le rétablissement des réseaux d'eau potable et d'électricité.
02:03Suite aux mesures prises pour assurer le retour des citoyens évacués en raison des conditions
02:10météorologiques exceptionnelles, l'autorité provinciale de l'Alaïch annonce qu'un plan
02:15de mise en œuvre complet a été élaboré afin de faciliter le retour par étapes successives.
02:21Ce plan prévoit des solutions de transport spécifiques, des itinéraires sécurisés
02:26et un dispositif de supervision sur le terrain pour garantir le bon déroulement de cette opération
02:32et préserver la sécurité des citoyens.
02:35Par conséquent, la possibilité de retour sera activée à compter du dimanche 15 février
02:40pour les résidents de quartiers, zones résidentielles et districts de la ville de Quesal-Kibir.
02:46À compter du dimanche 15 février à partir de 7h du matin, des trains gratuits seront mis en place
02:52au départ de la gare de Tangier en direction de Quesal-Kibir.
02:55Des bus gratuits seront également mis à disposition pour transporter les personnes
02:59retournant à Quesal-Kibir depuis différents points.
03:05Les récentes inondations qui ont touché plusieurs zones du royaume ont également perturbé
03:09la scolarité de nombreux élèves dans certaines communes.
03:13Les établissements ont dû suspendre les cours pour préserver la sécurité des élèves
03:18et du personnel éducatif.
03:20Mais au-delà de l'urgence, dans la province de l'Alaïch, il a fallu agir rapidement
03:23pour éviter un grand retard sur le programme scolaire.
03:27On voit cela en détail avec Enza Alaoui dans ce reportage de Mahajamal et Yuna Sharqi.
03:31A Quesal-Kibir et dans les localités avoisinantes, les intempéries ont bouleversé le quotidien.
03:40Écoles fermées, familles déplacées, élèves contraints de quitter leur établissement.
03:45Pour faire face à la situation, la direction provinciale a permis aux élèves concernés
03:50de rejoindre des écoles situées près de leur nouveau lieu d'accueil,
03:53afin qu'ils puissent poursuivre leur scolarité, sans interruption.
04:02L'académie régionale, avec la direction provinciale, veille à garantir l'égalité des chances pour tous les élèves.
04:09Une note a été envoyée à toutes les directions provinciales et établissements scolaires de la région
04:14pour accueillir sans condition les élèves déplacés et ceux des zones touchées par les inondations.
04:18L'objectif est de permettre au maximum d'apprenants de bénéficier de l'enseignement en présentiel,
04:23essentiel pour assurer la continuité pédagogique et atteindre les objectifs fixés.
04:31Les familles aussi affectées par les inondations saluent cette réactivité.
04:36Pour les élèves, retrouver un cadre scolaire, même provisoire, représente un repère essentiel.
04:42À cause des intempéries, je suis venue à l'Arache.
04:47Ma fille poursuit aujourd'hui son cursus dans cet établissement.
04:51Et sincèrement, il n'y a rien à dire concernant l'accueil qui nous a été réservé,
04:55que ce soit de la part des professeurs ou de la direction.
04:58Lorsque la reprise en présentiel n'était pas possible, d'autres alternatives ont été déployées.
05:07Des contenus numériques ont été conçus et diffusés,
05:10accompagnés de cours à distance par visioconférences.
05:13Des enseignants formés au programme IKISMI spécialisés dans l'intégration du numérique en situation d'urgence
05:20ont permis le suivi pédagogique à distance.
05:23Nous avons créé des groupes sur Teams et enregistré des vidéos destinées aux écoles pionnières
05:30pour objectif de garder un lien entre l'élève et son établissement,
05:34en particulier pour les élèves d'Oksar al-Kbir.
05:36Nous avons aussi des cours en direct filmés depuis les classes en présentiel
05:39pour permettre au plus grand nombre d'élèves de suivre les cours.
05:47Ces sessions permettent de toucher un plus grand nombre d'élèves et de collecter des données précises.
05:51Elles sont accessibles aux élèves et enregistrées pour pouvoir être réutilisées jusqu'à trois fois.
06:00À l'approche du retour progressif à la normale,
06:03les autorités éducatives prévoient de réaménager le temps scolaire
06:07et de prioriser les apprentissages essentiels, notamment pour les classes à examen.
06:11Une gestion de crise qui mise sur la flexibilité
06:15pour que les aléas climatiques ne compromettent ni l'égalité des chances,
06:19ni la réussite des élèves.
06:21Les récentes précipitations ont également frappé les cultures de coriandre,
06:25de persil et de menthe dans la région de Khmisset.
06:28Ces pertes risquent de faire grimper les prix à l'approche du Ramadan.
06:33Les producteurs et certains marchés s'efforcent toutefois de répondre à la demande.
06:37Les détails avec Enza Alawi.
06:38À quelques jours du mois de Ramadan, les cultures de coriandre, persil et menthe dans la région de Khmisset
06:47ont été fortement touchées par les récentes inondations.
06:51Ces aléas climatiques ont provoqué des pertes importantes,
06:54perturbant l'offre et menaçant de faire grimper les prix de ces herbes très consommées durant le mois sacré.
07:00Dans cette région agricole, les inondations ont eu un réel impact négatif sur les plantations.
07:11Nous avons subi des pertes importantes en termes de récolte,
07:14mais nous faisons notre maximum pour au moins subvenir à la demande locale avant le début du mois de Ramadan,
07:20car ces herbes sont très utilisées dans la cuisine marocaine.
07:23Et en ce qui concerne le prix, il y a une augmentation que le marché impose, ce n'est pas de notre ressort.
07:32Malgré la situation, certains producteurs s'efforcent de répondre à la demande croissante,
07:37tandis que les marchés locaux tentent de compenser le déficit pour éviter une flambée des prix.
07:45En ce qui concerne le prix, nous n'avons aucune main dessus.
07:48Je vends parfois des bottes d'herbe à un dirable au marché,
07:50elles sont revendues aux consommateurs à d'autres prix.
07:52Mais nous préférons aujourd'hui vendre en circuit court de la main de l'agriculteur aux consommateurs directement,
07:59pour éviter ces augmentations arbitraires.
08:06L'espoir reste que les effets des inondations s'atténuent rapidement,
08:10permettant un retour à la normale et à des prix plus accessibles pour les foyers.
08:16Je vous le disais en titre, les travaux du 39e sommet
08:20des chefs d'État et de gouvernement de l'Union africaine ont débuté ce samedi à Addis Abeba.
08:24Aziz Arnosh y représente Sa Majesté le Roi Mohamed VI.
08:28Ce sommet se tient les 14 et 15 février sous le thème
08:31« Assurer une disponibilité durable de l'eau et des systèmes d'assainissement sûrs »
08:36pour atteindre les objectifs de l'agenda 2063.
08:38L'objectif est de mettre en lumière l'urgence des défis liés à l'accès à l'eau,
08:43à la gestion durable des ressources hydriques et à leur répercussion directe sur la sécurité alimentaire,
08:48la santé publique et le développement.
08:50Sachez d'ailleurs qu'après l'Angola en 2025,
08:53le Burundi a accédé ce samedi à la présidence tournante de l'Union africaine pour l'année 2026.
08:59Ce sommet est d'ailleurs une occasion pour les dirigeants africains de renforcer leur coopération
09:06et de définir les priorités du continent pour les années à venir.
09:10Mais quels sont les enjeux pour l'Afrique dans un monde fracturé ?
09:13Élément de réponse avec Mohamed Bonshkron, économiste et professeur universitaire.
09:18Alors si on peut donner un aperçu, une synthétisation des enjeux importants,
09:25on va les répartir en trois grands axes.
09:27Le premier axe, c'est la capacité à transformer cette vulnérabilité,
09:32cette fragmentation en levée stratégique.
09:35C'est-à-dire, en d'autres termes, il ne faut plus que l'Afrique soit considérée
09:38aux yeux des empires industriels comme une source d'approvisionnement des matières premières,
09:44mais il faut qu'il y ait de vraies solutions macroéconomiques et industrielles
09:48pour considérer cette richesse souterraine africaine en un avantage distinctif
09:54pour créer d'appareils industriels pan-africains et être effectivement des leviers en termes de valeur ajoutée
10:01de création d'emplois et de développement socio-économique.
10:05Donc ça, c'est le premier enjeu.
10:06Le deuxième enjeu, c'est comment renforcer cette souveraineté économique.
10:11Donc elle est liée au premier enjeu, de créer une industrialisation massive,
10:14mais aussi, c'est d'accompagner les États à développer des infrastructures routières,
10:23maritimes, aéroportuaires, pour effectivement renforcer le commerce intra-africain,
10:29parce que nous sommes une population de 1,3 milliard de personnes
10:33avec effectivement un pouvoir d'achat qui est certes inférieur,
10:36mais avec une démographie jeune, donc avec une potentialité importante.
10:39Et le troisième enjeu, il est avant tout diplomatique.
10:43C'est être dans une capacité de parler d'une seule voix sur la scène internationale.
10:48Malgré le fait qu'on soit constitué de 54 nations,
10:52malgré qu'il y ait des éléments de divergence,
10:56mais il y a une réalité et une vérité qu'on ne peut ne pas nier,
11:02c'est que la pérennité et le développement de chaque pays africain va de cette inclusion.
11:07Donc parler d'une seule voix sur la scène internationale ne va que renforcer
11:11et mieux servir nos intérêts sur la scène internationale.
11:15À Addis Abeba, en Éthiopie, le chef du gouvernement Aziz Arnoche
11:18a pris part à la deuxième édition du sommet Afrique-Italie.
11:22Initiée par l'Italie, cette rencontre était destinée à faire le bilan des progrès réalisés
11:26depuis la première édition du sommet organisé en 2024 à Rome
11:31et marquée par le lancement du plan MATEI, un accord prévoyant la réalisation de plusieurs projets d'infrastructure en Afrique.
11:42Et en marge de la 39e session ordinaire de la conférence de l'Union africaine,
11:47le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amin Tahraoui,
11:51a pris part à Addis Abeba au dialogue de haut niveau sur les finances et la santé.
11:55Cette rencontre a permis de mettre en avant l'expérience du Maroc en matière de généralisation de la protection sociale
12:01et de réforme du système de santé fondée sur une nouvelle approche du financement.
12:07Les travaux ont été marqués par le lancement de la déclaration d'Adis Abeba
12:11qui pose les bases d'une coopération renforcée entre les secteurs des finances et de la santé
12:16en faveur de mécanismes de financement innovants, solidaires et durables.
12:20A cette occasion, je vous propose d'écouter le ministre de la Santé et de la Protection sociale.
12:32Lors de cette réunion à Addis Abeba, nous avons examiné les mécanismes permettant d'assurer un financement pérenne
12:38de la souveraineté sanitaire, tant au niveau national que pour l'ensemble des pays africains.
12:43Les échanges, notamment avec mes homologues et ministres des Finances et de la Santé,
12:47ont porté sur des mesures concrètes visant à renforcer la coordination entre les secteurs de la santé et des finances,
12:54à mobiliser davantage de ressources et à garantir un financement stable et durable des systèmes de santé,
13:00en particulier en période de crise.
13:02Au Maroc, sous la conduite éclairée de Sa Majesté Laura Mohamed VI,
13:05nous avons généralisé la protection sociale en intégrant plus de 22 millions de citoyens supplémentaires
13:11au régime d'assurance maladie obligatoire.
13:13Le budget du secteur de la santé est ainsi passé d'environ 20 milliards de dirhams en 2021
13:19à plus de 42 milliards de dirhams en 2026.
13:22Nous avons également adopté une nouvelle approche qui fait de la protection sociale
13:26un levier structurant les décisions d'investissement et de l'organisation du système de santé.
13:32Celui-ci ne se limite plus à la prise en charge des coûts,
13:35mais agit également sur l'évolution des mécanismes de surveillance
13:38et de l'amélioration de l'efficience financière.
13:50Dans l'actualité internationale, le secrétaire d'État américain Marco Rubio
13:53a livré ce samedi un message d'apaisement aux Européens,
13:57tout en s'efforçant de les rallier aux nouvelles ambitions américaines.
14:00« Nous savons que le destin de l'Europe ne sera jamais sans rapport avec le nôtre »,
14:04a-t-il dit devant la conférence de Munich sur la sécurité,
14:07ajoutant que les États-Unis seraient toujours un enfant de l'Europe.
14:11L'intervention très attendue du responsable américain a offert un contraste saisissant
14:16avec le discours du vice-président Judy Vance l'année dernière devant la même assemblée.
14:21Le prochain cycle de négociations entre Moscou, Kiev et Washington se tiendra mardi et mercredi prochains à Genève.
14:33Russes, Ukrainiens et Américains ont tenu ces dernières semaines deux cycles de négociations directes à Abu Dhabi.
14:39Les négociations bloquent en particulier sur la question d'un possible partage de territoire entre Kiev et Moscou.
14:45Après plusieurs jours d'incertitude, le porte-parole de la présidence russe, Dmitry Peskov, a annoncé vendredi
14:51que les pourparlers reprendront les 17 et 18 février.
14:57Dans le reste de l'actualité, le président américain Donald Trump a ouvertement évoqué vendredi
15:01un renversement du pouvoir en Iran sur fond de dialogue difficile entre Washington et Téhéran
15:07sur les capacités nucléaires et balistiques du pays.
15:10Le président américain avait peu avant confirmé l'envoi très bientôt d'un deuxième porte-avions américain dans la région.
15:17Il semble que ce serait la meilleure chose qui puisse arriver, a déclaré Donald Trump
15:22à des journalistes qui l'interrogeaient sur l'éventualité d'un changement de régime.
15:30Sachez qu'à l'occasion du mois sacré de Ramadan, le Maroc repassera à leur GMT ce dimanche 15 février à 3h du matin.
15:38C'est ce qu'a indiqué un communiqué du ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l'Administration.
15:44Le même communiqué rajoute que les horaires de travail dans les administrations,
15:48les établissements publics et les collectivités territoriales connaîtront un changement
15:53durant le mois sacré de Ramadan avec l'adoption de l'horaire continu de 9h à 15h et ce du lundi au vendredi.
16:03Place à présent à notre entretien avec l'invité de la rédaction.
16:08La conférence de Munich sur la sécurité est un événement annuel qui rassemble des dirigeants mondiaux,
16:21des experts et des représentants de la société civile pour discuter des défis de sécurité les plus pressants.
16:28Mais une question se pose, quels sont les enjeux de ces négociations ?
16:32Pour y répondre et pour en parler, nous sommes en direct depuis Paris avec Christophe Boutin,
16:36analyste politique. Christophe Boutin, bonsoir et merci d'être avec nous.
16:43Bonsoir.
16:44Alors la conférence aborde les questions de sécurité internationale,
16:48notamment la guerre en Ukraine, les conflits au Soudan, en République démocratique du Congo et au Myanmar,
16:54ainsi que les menaces terroristes et cybernétiques.
16:57Quels impacts peuvent avoir les décisions de la conférence de Munich sur la sécurité mondiale ?
17:04Écoutez, je dirais qu'en 2026, on peut considérer qu'il y a à peu près 5 grands impacts
17:09de la conférence de Munich sur la sécurité mondiale.
17:12Le premier porte sur l'éventualité du renforcement des capacités militaires de l'Union européenne.
17:18On sait que l'armée allemande veut renforcer ses moyens avec des soutiens financiers massifs.
17:24Et puis il y a la question des programmes communs, des programmes de missiles,
17:29des programmes d'utilisation parfois de certaines armes.
17:32Bien évidemment, on parle beaucoup en ce moment de parapluie nucléaire
17:35et de l'évolution du parapluie nucléaire.
17:37C'est le premier point.
17:38Le deuxième point, c'est très logique, c'est l'impact sur la guerre en Ukraine
17:42et sur la sécurité européenne.
17:44Comment va-t-on financer et continuer à financer la guerre en Ukraine ?
17:48Comment va-t-on permettre à l'Ukraine de participer, de s'intégrer
17:52dans la base de défense européenne ?
17:54Quels vont être les moyens financiers ?
17:56Voilà, je crois, un point tout à fait important.
17:59Troisième élément, mais vous l'avez évoqué dans votre journal très justement,
18:02c'est la question du lien transatlantique.
18:04On vous avait signalé à très juste titre la différence entre le ton
18:07de M. Vence l'année dernière et celui de M. Rubio cette année,
18:11beaucoup plus apaisé.
18:13Mais il ne reste pas moins qu'il faut redéfinir le lien transatlantique,
18:16redéfinir aussi le rapport de l'Union européenne et de l'OTAN,
18:20redéfinir la place de l'OTAN par rapport à la nouvelle stratégie de défense américaine.
18:24Je crois que c'est important de le voir.
18:26Ici, l'Union européenne a des efforts à faire.
18:29Et puis, il y a la question du multilatéralisme.
18:34C'est vrai qu'actuellement, il ne se porte pas très bien, il faut dire ce qui est.
18:38Nous avons quelques blocs très violents, très puissants, avec des actions massives.
18:43Et l'ONU, par exemple, est un petit peu en perte de vitesse.
18:46Sans doute faut-il, et c'est un élément qui devrait ressortir de cette conférence,
18:50sans doute faut-il revivifier ce multilatéralisme
18:53qui est une instance au minimum de dialogue très importante.
18:56Enfin, et je conclurai avec ça, il y a les nouvelles sécurités.
19:00La sécurité, bien sûr, des chaînes d'approvisionnement.
19:03C'est un élément qui a été mis en avant par l'Union européenne.
19:06Et puis, on met aussi en avant d'autres insécurités.
19:09L'insécurité face à l'évolution climatique, l'insécurité face aux migrations.
19:13Voilà des éléments qui sont pris en compte.
19:15Vous le voyez, donc, c'est quelque chose de très global.
19:18Et c'est une analyse très importante.
19:21La conférence de Munich sur la sécurité met l'accent sur la nécessité
19:25de renforcer la coopération internationale
19:27afin de relever des défis de sécurité mondiaux.
19:31Quels sont, selon vous, les principaux enjeux de sécurité en Europe, Christophe Boutin ?
19:36Le premier enjeu, c'est bien évidemment la place de la guerre en Ukraine.
19:39Je crois que c'est le point essentiel qui a été développé et qui va être développé.
19:42Il y a un soutien massif financier qui est prévu.
19:45Il s'agit, je le disais, d'intégrer Kiev dans l'industrie de défense,
19:49de la base de défense européenne.
19:52Il y a des tensions internes en Europe sur cette question.
19:56Il y a des tensions entre l'Allemagne et la France.
19:59Il y a des tensions sur l'intégration ou pas de la Grande-Bretagne dans une force de stabilisation.
20:03Bref, tout n'est pas clair et c'est le premier point.
20:05Le deuxième élément, c'est, je crois, la place de l'autonomie européenne en matière de défense.
20:12La France, l'Europe est en train de créer, avec l'EDIP, l'Europe in Defense Industry Programme,
20:18un programme industriel, si vous voulez, spécifique.
20:21Elle cherche d'un côté, ou du moins elle le prétend, à s'affranchir des achats,
20:25qui sont notamment des achats faits aux USA.
20:28Mais d'un autre côté, actuellement, beaucoup d'États européens continuent à acheter un matériel aux USA.
20:34Il y a donc ici un débat entre ce que peut être l'autonomie en matière de défense,
20:38en matière de production de défense, et c'est un point important.
20:42Enfin, il y a toute la question de ce qu'on appelle les menaces hybrides,
20:45dont on parle beaucoup actuellement.
20:46C'est vrai qu'on a des régimes extérieurs qui perturbent,
20:50qui peuvent perturber des régimes au moment des élections, mais pas seulement,
20:54qui peuvent ainsi conduire à envisager une défense,
20:59qui n'est pas seulement une défense militaire, mais qui est bien une défense tout azimut.
21:04Alors, les participants à cette conférence de Munich discutent de l'avenir de l'OTAN et de l'Union Européenne,
21:09ainsi que le rôle dans la sécurité mondiale.
21:11Y a-t-il un risque que les divisions au sein de l'OTAN et de l'Union Européenne
21:15pourraient affaiblir la position de l'Ukraine, par exemple ?
21:19Oui, tout à fait. Vous avez parfaitement raison sur ce sujet.
21:22Il y a déjà des divisions au sein de l'OTAN, on le voit,
21:25puisque actuellement, les Américains ont plutôt tendance à se repositionner,
21:30d'une part sur le Pacifique et d'autre part sur les USA eux-mêmes, protéger les USA,
21:35et donc veulent jouer un rôle moins important sur la dimension européenne.
21:39Ils estiment aussi qu'ils ont apporté beaucoup, beaucoup de protection, beaucoup d'argent,
21:45et que c'est maintenant à l'Union Européenne de participer à sa propre défense.
21:49Ce qui veut dire donc engager les sommes importantes en faveur de l'Ukraine.
21:54Et là, il y a donc des tensions au sein de l'OTAN,
21:57d'autant plus que, si vous voulez, l'Allemagne cherche à jouer actuellement un rôle peut-être plus important.
22:01L'Allemagne, qui veut remonter en puissance militairement,
22:04veut jouer un rôle plus important au sein de l'OTAN,
22:07et je dirais parfois est presque en concurrence avec la France dans certains commandements.
22:13C'est le premier point.
22:14Et le deuxième point, on évoquait les fractures au sein de l'OTAN,
22:17mais aussi les fractures au sein de l'Union Européenne,
22:19puisqu'il y a des pays de l'Union Européenne qui ne sont pas d'accord avec,
22:24d'abord avec le volume de l'aide qui est accordée à l'Ukraine,
22:27et deuxièmement qui ne sont pas du tout d'accord avec la perspective
22:31de mettre en Ukraine des éléments, après un éventuel cessez-le-feu,
22:36après la ceinture d'accord de paix,
22:38des éléments pour stabiliser la situation en Ukraine.
22:41Ils estiment que c'est trop risqué.
22:44Voilà les éléments, les débats,
22:46avec donc des conséquences pour l'Ukraine difficiles,
22:49parce que si l'aide structurelle commence à manquer,
22:52elle aura d'autant plus de mal à éviter d'avoir à négocier une perte territoriale
22:56lors du dialogue avec la Russie.
22:59Les participants à cette conférence de Munich parlent également
23:02de la nécessité de renforcer le multilatéralisme et l'ordre international.
23:08Dans ce cadre, plusieurs mesures ont été prises par l'Europe
23:11afin de renforcer sa défense et sa sécurité.
23:14Peut-on admettre qu'il s'agit là d'une réponse
23:16à la nouvelle stratégie de sécurité américaine selon vous ?
23:21Oui, tout à fait.
23:22Oui, tout à fait, parce que la stratégie américaine actuellement,
23:24la stratégie de défense nationale de 2026 telle qu'elle a été présentée,
23:28est une stratégie qui vise à sécuriser les frontières américaines,
23:32qui vise à partager les charges et donc à se désengager partiellement en Europe,
23:38qui vise à sécuriser le continent américain au sens large.
23:41On est vraiment dans la doctrine Monroe revécue, revisitée par Trump, je dirais,
23:46et qui n'oublie bien sûr pas la dimension qui pourrait être essentielle,
23:50ce qui est la dimension pacifique avec le conflit avec la Chine.
23:54Face à cela, que peut faire l'Europe ?
23:56L'Europe peut essayer d'arriver, je le disais tout à l'heure,
23:58à cette autonomie stratégique.
24:00Cela demande d'abord d'énormes moyens financiers,
24:03cela demande aussi de développer les moyens d'une base de défense,
24:07d'une industrie de défense qui soit commune, efficace.
24:11La question se pose de l'éventuel maintien de troupes américaines en Europe,
24:18cela a été évoqué là et on sent bien, d'ailleurs on l'a vu avec l'évolution que vous évoquez
24:22entre M. Vance l'année dernière et M. Rubio cette année,
24:26on voit bien qu'il y a peut-être quand même ici une tension qui va peut-être disparaître.
24:31Parmi les autres thématiques abordées, il y a les défis posés par les nouvelles technologies,
24:38notamment l'intelligence artificielle, la cybersécurité et les systèmes d'armes autonomes.
24:43Quels sont les autres enjeux de sécurité les plus pressants abordés lors de la conférence ?
24:47Les enjeux de sécurité les plus pressants, vous avez raison, c'est ça,
24:51c'est la cybersécurité, ce sont les armes autonomes,
24:53mais au-delà il y a des éléments plus généraux parce que dans la conférence,
24:58on a évoqué les problèmes des alliances élargies,
25:01on a évoqué ce dont vous parliez tout à l'heure,
25:04c'est-à-dire la nécessité du multilatéralisme.
25:07En ce sens, on a envisagé la possibilité de faire des alliances locales avec,
25:12alors faut-il parler de sud global, je ne sais pas,
25:15mais en tout cas, la question qui a été importante, qui a été évoquée,
25:19puisqu'on veut recréer une industrie de défense efficace,
25:23cela suppose qu'il y ait des chaînes d'approvisionnement correctes
25:25pour un certain nombre de minerais critiques, par exemple, ou d'énergie,
25:30et pour cela, il faut arriver à sécuriser les chaînes d'approvisionnement
25:34avec des pays comme l'Inde, le Brésil, l'Afrique du Sud,
25:38et ça c'est un élément très important, je crois, qui a été vu.
25:41Par ailleurs, on évoquait cette guerre hybride qui peut être menée,
25:44qui peut être une guerre de l'information,
25:46qui est une guerre qui se fait sur, entre guillemets, les arrières,
25:50qui vise la population civile à l'arrière des fronts
25:53et parfois très loin derrière les fronts.
25:56Cette guerre hybride est un élément très important à prendre en compte
25:59dans le monde moderne, je crois.
26:01L'influence des médias et des réseaux sociaux joue ici un rôle essentiel.
26:05Avant de conclure, Christophe Boutin,
26:07la conférence de Munich met l'accent sur l'importance
26:10de protéger les droits humains, notamment dans les contextes de conflits
26:14et de crises humanitaires.
26:15Comment est-ce que la conférence aborde, dans les faits,
26:18la question des droits humains ?
26:21Ah, dans les faits, là vous posez une question un peu difficile.
26:26Les droits humains sont toujours traités de manière très théorique,
26:28vous avez bien raison de poser cette question.
26:30À chaque fois, on fait de très belles déclarations sur les droits humains.
26:33Là encore, on a eu effectivement des ONG qui ont participé
26:36et qui sont venus participer à cela.
26:38L'idée, c'est bien la protection universelle des droits humains.
26:41L'idée, c'est bien éviter les intimidations, éviter les coups de force.
26:45Le chancelier allemand a rappelé, à très juste titre,
26:49que l'ordre international, il est fondé sur des règles
26:52et que dans ces règles, il y a justement le respect des droits humains,
26:56ce qui veut dire qu'il faut respecter la liberté, la dignité des humains
27:00face à ceux qui cherchent au contraire à déstabiliser les choses.
27:05Cette thématique des droits humains, on peut la rattacher aussi
27:09avec la préoccupation de renouer avec le multilatéralisme.
27:14Le multilatéralisme, c'est un dialogue tous azimuts.
27:17C'est un dialogue qui permet effectivement, sans pression,
27:21en essayant d'éviter les coups de force,
27:23qui permet de veiller à ce que les droits humains soient protégés
27:26sur l'ensemble de la planète.
27:27Et puis, il y a bien évidemment l'idée que la sécurité
27:31est le premier des droits humains, la sécurité des populations.
27:34Voilà pourquoi on pourrait parfois qualifier de, je dirais,
27:38de pragmatisme, si vous voulez, les choix qui sont faits.
27:41Mais n'oublions pas encore une fois que, sans sécurité,
27:44le reste des droits humains, ça devient secondaire.
27:47Lorsque ma vie est menacée en permanence,
27:50savoir si je peux m'exprimer devient secondaire.
27:52Et effectivement, dans ce cadre, remettre la sécurité au premier plan,
27:55c'est bien et bien travailler sur les droits humains.
27:58Merci beaucoup, Christophe Boutin, pour votre analyse
28:00et d'avoir répondu à toutes nos questions.
28:02Sachez que c'est toujours un plaisir de vous recevoir en tant qu'invité.
28:05Je vous rappelle que vous êtes analyste politique
28:07et que vous étiez en direct avec nous depuis Paris.
28:10Merci à vous.
28:11Retour sur le continent et direction la Côte d'Ivoire,
28:17où dans un contexte de forte dépendance au blé importé,
28:20le pays met à présent sur la transformation locale
28:22afin de renforcer sa souveraineté alimentaire.
28:25Les Journées nationales de la transformation s'ouvrent donc à Abidjan
28:28avec un focus sur le rôle des collectivités territoriales
28:32dans la promotion des farines locales.
28:34Les détails avec Max Souhou, Bi, Ferdinand Kouakou et Médissa Koné.
28:38La Côte d'Ivoire, comme de nombreux pays africains,
28:44importe encore l'essentiel de son blé,
28:47matière première du pain,
28:49aliment de base des populations urbaines.
28:51Pourtant, le pays regorde ressources locales
28:54comme le manioc, le maïs, la patate douce ou encore l'igname.
28:59Des cultures abondantes, mais encore insuffisamment transformées.
29:03L'édition 10 est des Journées nationales de la transformation, JNT,
29:08organisée par le Centre de démonstration et de promotion des technologies, CDT.
29:13Ce veut donc une édition symbolique
29:15qui marque une décennie de plaidoyer pour la transformation locale.
29:20Aujourd'hui, nous continuons de manger du pain fait à base de blé.
29:25Or, nous ne produisons pas de blé.
29:28Et pendant ce temps, nous avons plusieurs farines locales
29:30à base desquelles on peut faire du pain.
29:33Et du pain plus succulent, plus délicieux,
29:36que le pain même fait à base de blé.
29:40L'incorporation de la farine de manioc, de maïs ou de patates douces
29:45dans la boulangerie n'est plus un simple débat technique.
29:48C'est un enjeu de souveraineté économique.
29:51Chaque tonne de manioc, transformée localement,
29:54représente une richesse créée sur place.
29:57Cette promotion n'est pas seulement une question technique,
30:00on l'a dit également, oui, pour me.
30:01Elle constitue un choix stratégique, un acte de souveraineté
30:06et un engagement pour l'avenir de notre pays.
30:09Les réformes structurantes ont été engagées
30:12pour renforcer la petite transformation industrielle
30:16et organiser durablement la filière des farines locales.
30:19Elle porte notamment sur l'instauration de mesures fiscales incitatives
30:28en faveur des investissements agricoles et agro-industriels,
30:35l'adoption de normes intégrant les farines locales
30:39dans la planification, l'élaboration d'une stratégie
30:42étudiée à la petite transformation.
30:44Jusqu'ici, la transformation était perçue comme l'affaire
30:48de l'État central ou des grandes industries privées.
30:51Les JNT 2026 placent le centre de gravité vers les territoires,
30:56communes, districts, régions.
30:59L'idée est simple mais stratégique,
31:01rapprocher l'industrie de la matière première.
31:04Dans le cadre de la quatrième semaine de la justice,
31:08le ministère de la justice a procédé à la délivrance digitale
31:11inaugurale du casier judiciaire et du certificat de nationalité.
31:15Cette digitalisation était une promesse faite
31:18lors de la troisième édition de la semaine.
31:20Les détails dans ce reportage de Mohamed Danyoko.
31:24En remettant à Mohamed Sissé son casier judiciaire
31:26dont il a fait la demande en ligne,
31:28le ministre de la justice tient une promesse faite.
31:31Il y a un an, il répond par la même occasion
31:35à une préoccupation majeure des Maliens.
31:38L'accès numérique de ces pièces à partir d'un simple téléphone
31:41est synonyme d'une révolution dans la situation judiciaire de notre pays
31:44et dont l'impact positif se ressentira notamment
31:47en matière de candidatures à des concours,
31:50de recherche d'emplois ou de marché,
31:52de fiabilité et d'authenticité des actes,
31:54de moralité de certaines fonctions électives ou nominatives,
31:58de sécurité des données et de production statistique.
32:01En plus du casier judiciaire et du certificat de nationalité,
32:05ce sont l'ensemble des actes de justice
32:07qui sont désormais digitalisés à travers la plateforme e-justice.
32:12e-justice est également un bel exemple de coordination,
32:16de synergie d'action et d'engagement commun,
32:18soutenue par une vision commune pour agir à l'initon
32:21et relever un défi technique et technologique
32:24dans le seul but d'offrir aux citoyens
32:26des services publics modernes et efficaces.
32:28Cette initiative s'inscrit dans la volonté
32:31des autorités de la transition
32:33de digitaliser l'administration malienne
32:35à travers un vaste projet numérique
32:37piloté par le ministère de la Modernisation,
32:40de l'administration et de l'économie numérique.
32:43Le but de cette plateforme est de doter la justice malienne
32:46d'un véritable outil d'aide à la décision,
32:48capable d'améliorer durablement la gestion des dossiers
32:52au niveau de l'ensemble des juridictions
32:54avec comme avantages pour le secteur judiciaire,
32:58la constitution des bases de données interconnectées,
33:01fiables, sécurisées et centralisées.
33:03e-casier-judiciaire.gouv.ml et e-nationalité.gouv.ml
33:08sont les plateformes dédiées à ces démarches administratives.
33:13On quitte le Mali pour le Niger où la nuit des étoiles
33:16a permis vendredi de rendre hommage aux artistes
33:18ayant marqué l'histoire de la musique locale.
33:21Une vingtaine de pionniers dont les répertoires
33:23ont été revisités sur scène par les artistes musiciens locaux.
33:28Un retour aux sources de la musique nigérienne moderne
33:30que nous raconte notre correspondant,
33:32Jean Djibril-William.
33:33C'est un public de connaisseurs
33:39qui a vibré ce vendredi au rythme des sonorités
33:41qui ont marqué les premières années de la musique moderne ou légère.
33:45Sur des notes de gourmise accompagnées de la douma
33:48autre instrument traditionnel à percussion,
33:51la nuit des étoiles a été l'occasion
33:52de revisiter un patrimoine musical
33:54légué par une vingtaine de pionniers.
33:56C'est un travail de mémoire que nous sommes en train de faire.
33:59Pour nous, tous les musiciens
34:00qui se sont donnés, qui ont donné leur vie,
34:03qui ont donné leur énergie,
34:05qui se sont battus pour que la musique nigérienne
34:08soit représentée un peu partout dans le monde
34:11depuis les années 80 à nos jours.
34:14Nous sommes en train de leur rendre hommage.
34:16Pour nous, c'est fort.
34:17Adams Junior, Eladjitaya ou encore Jensapakole,
34:21autant d'artistes qui ont marqué l'histoire
34:23de la musique nigérienne
34:24et dont les tubes ont été revisités
34:26tout au long de la soirée par des artistes locaux.
34:30C'est un véritable honneur,
34:33mais aussi un challenge de reprendre ces morceaux
34:35qui plus est avec les orchestres
34:36qui ont accompagné ces artistes de leur vivant.
34:39Pour nous, c'est hommage et l'occasion
34:41de faire revivre le patrimoine musical
34:43et artistique du Niger.
34:45C'est un héritage que nous allons préserver
34:46pour que les générations futures
34:48puissent également s'en inspirer.
34:52De quoi ravir un public nostalgique
34:55venu se remémorer des sonorités
34:57qui auront bercé le quotidien
34:58des 40 dernières années ?
35:00Franchement, j'ai eu la chair de poule
35:01parce qu'il y a des musiques que j'ai redécouvert,
35:03des chansons que j'ai toujours écoutées,
35:04des paroles que je ne connaissais pas bien,
35:06mais en réécoutant, je me rends compte
35:07à quel point les artistes
35:09qui ont chanté ces chansons-là,
35:11à quel point ils étaient avancés
35:12dans leur époque.
35:14Ces artistes,
35:15c'est les premières personnes
35:17qui nous ont éduqués artistiquement,
35:19mais c'est aussi les premières personnes
35:21qui nous ont amenés à comprendre
35:23l'art ou bien l'artistique
35:26d'un point de vue nigérien.
35:29En plus d'un hommage artistique,
35:31la vingtaine d'artistes musiciens
35:33aujourd'hui disparus
35:34devrait continuer par le biais de leur famille
35:36à percevoir leur redevance de droits d'auteur
35:38jusqu'à 70 ans après leur date de décès.
35:42Place à présent à l'actualité économique
35:44nationale et internationale
35:45avec Younes Benzineb.
35:55À la une de l'actualité économique
35:58de ce vendredi,
35:59le crédit bancaire au Maroc
36:01avec un signal de détente
36:02confirmé par Banque al-Maghrip.
36:04Le taux débiteur global
36:06s'est établé à 4,82%
36:08au quatrième trimestre 2025.
36:10On recule par rapport
36:11aux 5,08% enregistrés
36:14un an plus tôt.
36:15Les facilités de trésorerie
36:16affichent un taux de 4,58%.
36:19Les crédits à l'équipement
36:204,95%.
36:22Les prêts immobiliers
36:235,19%.
36:24Et les crédits à la consommation
36:266,89%.
36:28Par secteur,
36:29les crédits aux particuliers
36:30ressortent à 5,69%.
36:32Tandis que ceux accordés
36:34aux entreprises non financières
36:35s'établissent à 4,72%.
36:38Pour les entreprises privées,
36:40le taux moyen atteint 4,94%.
36:42Avec un écart
36:43entre grandes entreprises
36:45et très petites,
36:46petites et moyennes entreprises.
36:50Et puis,
36:51le tourisme
36:51poursuit sa dynamique
36:53avec une progression
36:54marquée sur certains
36:55marchés lointains.
36:56Les arrivées de touristes
36:57brésiliens au Maroc
36:58ont progressé
36:59de 35% en 2025,
37:02atteignant plus de
37:0254,470 visiteurs
37:05contre un peu plus
37:06de 40,000 en 2024.
37:08Cette hausse est portée
37:09par la relance
37:10de la liaison aérienne
37:11directe
37:12Casablanca-Sao-Polo
37:13par Royal Air Maroc
37:14ainsi que par une nette
37:16progression des nuités
37:17en hausse de 47%
37:19à plus de 84,000 nuités
37:21enregistrées.
37:22Plus globalement,
37:22le Maroc a accueilli
37:2319,8 millions de touristes
37:26en 2025,
37:27soit une augmentation
37:27de 14% sur annon,
37:29un niveau qui rapproche
37:30le royaume du seuil
37:32symbolique
37:32des 20 millions
37:33de touristes.
37:36Dans le secteur halieutique,
37:38les autorités optent
37:39pour une régulation cible.
37:41Le secrétariat d'État
37:42chargé de la pêche maritime
37:44a confirmé
37:44l'interdiction temporaire
37:46d'exportation de la sardine
37:47entrée en vigueur
37:48le 1er février
37:49pour une durée
37:50de 12 mois.
37:51Cette mesure
37:51vise à renforcer
37:52l'approvisionnement
37:53du marché national,
37:54à stabiliser les prix
37:55et à garantir
37:56une exploitation
37:57durable de la ressource.
37:58Parallèlement,
37:59la diversification
38:00des exportations,
38:01notamment du macro
38:02et du chinchard,
38:03illustre la capacité
38:04d'adaptation
38:05de l'industrie marocaine.
38:08Dans le secteur
38:09du transport aérien,
38:10Royal Air Maroc
38:11annonce un renforcement
38:12de son réseau
38:13vers l'Europe.
38:14La compagnie nationale
38:15lance trois nouvelles
38:16liaisons directes
38:17et régulières
38:18depuis Tangier
38:19vers Malaga,
38:20Barcelone et Madrid.
38:21Parallèlement,
38:22trois nouvelles routes
38:23relieront
38:23à Dora,
38:24Barcelone,
38:25Francfort
38:25et Düsseldorf.
38:26Ces desserts
38:27s'ajoutent aux lignes
38:28récemment ouvertes
38:29reliant à Tétouane,
38:31Barcelone,
38:31Malaga et Madrid,
38:32ainsi que Casablanca,
38:34Bilbao et Alicante.
38:35L'objectif affiché
38:37est de renforcer
38:38la connectivité
38:39du nord du royaume.
38:40Selon Royal Air Maroc,
38:41ces nouvelles routes
38:42répondent à une demande
38:43soutenue
38:44et contribuent
38:45au renforcement
38:45des échanges économiques
38:47et touristiques
38:47entre le Maroc
38:48et l'Europe.
38:49On poursuit notre journal
38:53au Maroc.
38:54Le secteur de l'artisanat
38:55affiche une performance
38:56notable à l'export.
38:58Les exportations
38:59de l'artisanat
38:59ont progressé
39:00de 11% en 2025
39:02pour atteindre
39:03une valeur
39:03dépassant 1,23 milliards
39:05de dirhams.
39:06Les principaux marchés
39:07restent les États-Unis,
39:08la France
39:09et l'Espagne.
39:10Cette dynamique
39:11a été mise en avant
39:11à rabat
39:12par le secrétaire
39:13d'État chargé
39:14du commerce extérieur
39:15lors du Forum international
39:17de l'artisanat
39:17tenu dans le cadre
39:18de la Semaine nationale
39:19de l'artisanat.
39:20Les autorités soulignent
39:21la nécessité
39:22de renforcer
39:23les mécanismes
39:24de soutien,
39:25notamment à travers
39:25des programmes ciblés
39:26comme GoExport
39:28destinés aux petites entreprises,
39:30aux coopératives
39:30et aux structures artisanales
39:32à potentiel d'exportation.
39:38Direction à présent
39:38l'Europe.
39:39Le marché de l'emploi français
39:41montre des signes
39:42de tension.
39:43Au quatrième trimestre
39:442025,
39:44le taux de chômage
39:46atteint 7,9%,
39:48son plus haut niveau
39:49depuis 2021
39:50selon les données
39:51de l'INSEE.
39:52Le nombre de chômeurs
39:53s'élève à 2,5 millions
39:56de personnes.
39:57Cette hausse
39:57est principalement portée
39:59par les jeunes.
40:00Le taux de chômage
40:01des 15-24 ans
40:02progresse fortement
40:03pour atteindre
40:0421,5%.
40:06La part des jeunes
40:07ni en emploi
40:08ni en formation
40:09ni en études
40:10atteint 12,9%.
40:12A l'inverse,
40:12le chômage recule
40:13légèrement
40:14chez les 25 et 49 ans
40:16et reste stable
40:17chez les plus de 50 ans.
40:18Les autorités
40:19évoquent
40:20un retournement
40:21conjoncturel
40:22lié au ralentissement
40:23de la croissance
40:23et un contexte
40:24économique
40:25incertain.
40:26On termine ce journal
40:30par les tendances
40:31des marchés
40:31agricoles mondiaux.
40:33Les prix mondiaux
40:34des denrées alimentaires
40:35ont reculé
40:35en janvier
40:36pour le 5
40:37et un mois
40:37consécutif
40:38selon l'indice
40:39publié par la FAO.
40:40Cette baisse
40:41est portée
40:41par le recul
40:42des prix
40:42des produits
40:43laitiers
40:44du sucre
40:44et de la viande
40:45tandis que
40:46les céréales
40:46affichent
40:47une légère hausse
40:48tirée par le riz.
40:49La FAO
40:49confirme
40:50par ailleurs
40:50une production
40:51céréalière mondiale
40:53record en 2025
40:54qui devrait dépasser
40:55pour la première fois
40:56les 3 milliards
40:57de tonnes.
40:59Votre soir info
41:00se poursuit
41:00avec l'invité culture.
41:02Madame Khemrishi
41:03reçoit
41:04Abd Samad Fatmi
41:04auteur
41:05et expert
41:06en politique publique.
41:17Mesdames et messieurs
41:19bonsoir
41:20et bienvenue
41:20dans l'invité culture.
41:22Mon invité ce soir
41:23est professeur universitaire
41:25ex-consultant
41:26du ministre
41:27de l'éducation nationale
41:28et expert
41:29dans plusieurs disciplines
41:31sciences politiques
41:32géopolitiques
41:33et enjeux technologiques.
41:35Il vient de publier
41:36The Dawn of Artificial
41:37General Intelligence.
41:39Cet ouvrage
41:40vous entraîne
41:41dans un voyage
41:42captivant
41:43pour décoder
41:43la boîte noire
41:44et dévoiler
41:45les secrets
41:45de la course mondiale
41:46effrénée
41:47pour la suprématie
41:48de l'intelligence artificielle.
41:50Il est lucide
41:51les opportunités
41:52et les progrès
41:53de l'intelligence artificielle
41:54tout en exposant
41:55les menaces directes
41:57qu'elle fait peser
41:58sur la stabilité démocratique
41:59et l'avenir du travail.
42:02Ouvrage
42:02qui souligne
42:03également
42:04l'émergence
42:04d'une nouvelle
42:05hégémonie cognitive
42:07et le risque
42:07d'une atrophie
42:09de la pensée humaine
42:10aux côtés
42:10de menaces existentielles
42:12légitimes.
42:13Ce livre
42:14marque
42:15actuellement
42:16une transition
42:17dans les travaux
42:17d'Abd Samad Fatmi
42:18passant
42:19de la géopolitique
42:21classique
42:21à l'analyse
42:22de l'intelligence artificielle
42:23comme force
42:24de transformation mondiale.
42:26Abd Samad Fatmi,
42:27bonsoir à vous,
42:28c'est un plaisir
42:29de vous recevoir
42:29sur ce plateau.
42:30Bonsoir Madame
42:31Khamilichi,
42:32merci pour l'invitation.
42:34Merci de l'avoir accepté.
42:36Un plaisir partagé.
42:38Donc on voit
42:38en background
42:39la couverture
42:40de votre livre
42:41écrit en anglais
42:42que j'ai également
42:43entre les mains.
42:44Un livre qui est également
42:45écrit en langue arabe.
42:47Donc parmi les langues
42:49les plus parlées
42:50dans le monde,
42:51l'anglais et l'arabe
42:51actuellement.
42:54Parlez-nous
42:55de la genèse
42:56de ce livre.
42:57D'où est venue
42:57l'idée,
42:58le déclic,
42:58pourquoi l'avoir écrit
43:00et surtout
43:01à qui s'adresse-t-il
43:02vraiment ?
43:04Très bien.
43:05Eh bien,
43:06tout d'abord,
43:07permettez-moi
43:07de rendre
43:08un petit hommage
43:09à la personne
43:11qui m'a honoré
43:13par la rédaction
43:15de la préface
43:15de ce livre.
43:17Il s'agit
43:18du ministre
43:20de l'Éducation,
43:22deux fois ministre
43:23de l'Éducation nationale,
43:25monsieur Rachid Belmurtar.
43:26J'aimerais
43:27à cette occasion
43:28lui rendre
43:29un grand hommage
43:30puisque pour moi
43:31c'est un grand homme
43:32qui comprend
43:36ses enjeux,
43:37donc les enjeux
43:38dont on va parler
43:38aujourd'hui
43:39et qui a toujours
43:41cette,
43:42qui croit
43:42en l'avenir,
43:44qui croit
43:45au potentiel
43:46de notre jeunesse.
43:48Mais pour revenir
43:49un petit peu
43:49à la genèse
43:51ou à l'idée
43:52derrière ce livre,
43:53d'abord elle émane
43:55d'un constat
43:56que j'ai fait,
43:57peut-être à tort,
43:59mais j'ai constaté
44:00qu'il y avait
44:00un manque
44:01de débat
44:02public
44:03profond
44:04et sérieux
44:06sur
44:07ce que
44:08Elon Musk
44:09appelle
44:09un
44:10supersonic tsunami,
44:12un tsunami
44:13supersonique.
44:14Les termes
44:15employés
44:15sont forts
44:16justement.
44:17Oui,
44:17oui,
44:18moi je ne crois pas,
44:20peut-être
44:20qu'il exagère
44:21un petit peu,
44:22mais il suffirait
44:24de dire
44:25qu'on est
44:26effectivement
44:26de dawn,
44:27qu'on est à l'aube
44:28d'une transformation
44:30énorme.
44:33D'un bouleversement
44:34majeur
44:34qui est en train
44:35de s'opérer
44:35sous nos yeux
44:36et la question
44:37qui se pose
44:38c'est comment
44:38se prépare-t-on
44:39justement
44:40à ce bouleversement ?
44:43Eh bien,
44:44cela d'abord,
44:46d'ailleurs je reviens
44:47à l'objectif
44:48de l'ouvrage,
44:50c'est d'abord
44:50d'essayer
44:51d'expliquer,
44:52de vulgariser
44:53et de rendre
44:54un peu accessible
44:55ce monde.
44:56Donc c'est ce que
44:57j'ai essayé,
44:58d'ailleurs d'où
44:58le choix
44:58des langues.
45:00Bon,
45:00moi je suis
45:01anglaissiste
45:01de formation
45:02mais
45:04comme j'ai fait
45:06un passage
45:06à l'école
45:07Roi-Fa
45:07de traduction
45:08à qui je rends
45:10hommage
45:10à cette école
45:11publique marocaine,
45:14j'ai décidé
45:15de rédiger
45:16également
45:17l'ouvrage
45:18en langue arabe,
45:19donc de traduire
45:20une terminologie
45:21qui n'est pas
45:22toujours accessible.
45:24Donc voilà.
45:26C'est cette envie
45:27d'abord
45:28d'éclaircissement,
45:29de vulgarisation,
45:30de définition exacte
45:31de certains concepts.
45:33Absolument,
45:33parce qu'aujourd'hui
45:34quand le grand public
45:36parle de l'IA,
45:37de l'intelligence
45:37artificielle,
45:39eh bien
45:39on évoque souvent
45:41les chatbots
45:41comme ChatGPT
45:43et on ignore
45:44que,
45:45bon,
45:46d'abord
45:46qu'il s'agit
45:47d'un domaine
45:48extrêmement large,
45:50l'IA comme discipline,
45:52et je parle
45:52de l'IA moderne,
45:54qui est née
45:56dans les années
45:5840,
45:5850
45:59du siècle
46:00dernier,
46:01avec des
46:03pères fondateurs
46:04comme
46:04Alain Turing
46:05ou comme
46:06Claude Shannon,
46:09comme bien
46:10d'autres,
46:12je mentionnerai
46:13Von Neumann
46:14ou John McCarthy,
46:16d'ailleurs John McCarthy
46:16qui a proposé
46:19ce terme
46:20intelligence artificielle.
46:21Ce monde,
46:23d'ailleurs je l'explique
46:24dans le livre,
46:24un petit peu
46:25l'histoire
46:26de l'IA,
46:28parce que durant
46:29le XXe siècle
46:29il a connu
46:30ce qu'on appelle
46:31les winters
46:32and springs,
46:33alors des hivers
46:36et des,
46:37comment dirais-je,
46:39des printemps
46:40des printemps,
46:41voilà,
46:42mais dans le livre
46:44je reviens
46:44un petit peu
46:45en arrière.
46:46Oui justement
46:47et on le voit
46:47dans le sous-titre
46:48déjà de ce grand titre
46:49Genesis and Implication
46:51for the Arab World
46:52et je mentionnerai
46:54cette image centrale
46:56d'ailleurs de la couverture
46:57c'est
46:58Al-Khawarizmi.
47:00Alors Al-Khawarizmi
47:01puis cette
47:02architecture
47:04circulaire,
47:05je ne sais pas
47:06pour ceux
47:06qui se posent des questions,
47:08c'est l'ancienne ville
47:09de Baghdad
47:09durant
47:11l'ère
47:12Abbasid
47:13donc on parle
47:14de Al-Ma'moun
47:15et de
47:16Dar al-Hikmah
47:17donc
47:18c'est
47:19the house of wisdom
47:20la maison
47:21de la sagesse
47:22et pourquoi
47:24je parle
47:24de cette
47:26période
47:27donc
47:28d'âge d'or
47:29arabe
47:30arabo-musulman
47:32entre
47:33je dirais
47:34le 9e
47:35et le 12e siècle
47:36où on a été
47:38les pionniers
47:38aujourd'hui
47:39on ne peut pas
47:40parler d'intelligence
47:41artificielle
47:42sans parler
47:42d'algorithmes
47:43et les algorithmes
47:44c'est
47:45Al-Khawarizmi
47:45c'est le père
47:47de l'algèbre
47:48moderne
47:48c'est le père
47:50des équations
47:51on ne peut pas
47:52parler de
47:52l'intelligence
47:53artificielle
47:54sans parler
47:54de
47:55Benul Haytham
47:55ou de
47:56El-Kindi
47:57ou d'Ibn Sina
47:59ou El-Farabi
48:00et bien d'autres
48:01on a évoqué
48:02le nom
48:02d'Al-Jazari
48:03dans la vision
48:04marocaine
48:05en tout cas
48:07il faut
48:07pour nous
48:09et la question
48:10centrale
48:11c'est pour qu'on
48:11puisse
48:12imaginer
48:14notre futur
48:15il faut
48:16qu'on comprenne
48:17notre passé
48:18et voilà
48:19Est-ce que ce livre
48:21suggère aussi
48:22que le monde
48:23arabe
48:24doit aujourd'hui
48:25reprendre
48:25ce flambeau
48:27finalement
48:27cet héritage
48:29qu'il a lui-même
48:30légué
48:31et qui est
48:32à l'origine
48:33du monde
48:34dans lequel
48:34on vit actuellement
48:35et bien absolument
48:37c'est l'un des objectifs
48:39de ce livre
48:40c'est un rappel
48:41un clin d'œil
48:43pour que
48:44moi j'ai eu des amis
48:46qui quand ils ont vu
48:47la couverture
48:48ils m'ont dit
48:49tu parles
48:49d'intelligence artificielle
48:51et on a quelqu'un
48:52avec un turban
48:53dans la couverture
48:55et bien ça reflète
48:56un petit peu
48:56l'ignorance
48:57et le
48:58comment on dirait
49:00je ne dirais pas
49:01de mépris
49:02mais la mauvaise
49:03connaissance
49:04de notre histoire
49:06et de nos racines
49:07et pour qu'on puisse
49:08effectivement
49:08espérer
49:09un meilleur futur
49:10il faut qu'on sache
49:11d'où on vient
49:12quelle est notre contribution
49:14sachant
49:15qu'aujourd'hui
49:16par exemple
49:16je vais donner
49:17un petit exemple
49:18si tu cherches
49:19sur Google
49:19pour poser la question
49:21qui est
49:22le père fondateur
49:24de l'approche
49:25scientifique
49:26moderne
49:27dans le scientific method
49:29on va certainement
49:31te dire
49:32que c'est
49:32Sir Francis Bacon
49:33parce que c'est lui
49:36qui a formalisé
49:37la démarche
49:38scientifique moderne
49:39et bien non
49:40la vraie réponse
49:42c'est que c'est
49:42Ibn al-Haytham
49:43cinq siècles
49:45avant
49:45Sir Francis Bacon
49:47c'est
49:48Ibn al-Haytham
49:49c'est lui
49:50qui a mis
49:51en place
49:52la démarche
49:54scientifique
49:55qui commence
49:55par
49:56le doute
49:57comment poser
49:59les questions
49:59comment formuler
50:01des hypothèses
50:02et comment
50:03questionner
50:04l'autorité
50:05de la science
50:06et puis
50:07l'expérimentation
50:09et
50:10la validation
50:10c'est-à-dire
50:11la validation
50:12voilà ici
50:14toute la démarche
50:15scientifique
50:15sur laquelle
50:16est basée
50:17toute la connaissance
50:18humaine moderne
50:19et ça
50:20malheureusement
50:21on ne le retrouve pas
50:22sur les
50:23sur les
50:25engins de recherche
50:26tels que Google
50:27moi j'invite
50:28n'importe qui
50:29à poser cette question
50:30à Google
50:30ou à Chagipiti
50:31ou à Gemini
50:32voilà
50:34donc
50:34il faut
50:35l'importance
50:36d'utiliser
50:36nous aussi
50:37ces outils
50:38et d'être
50:39un petit peu
50:39pionnier
50:40dans ce domaine
50:41pour pouvoir
50:42écrire aussi
50:43notre propre histoire
50:45et bien
50:46voilà
50:46et insérer
50:47les données
50:47qui concernent
50:49aussi
50:49l'héritage
50:50qu'a légué
50:51ce monde
50:51arabo-musulman
50:52absolument
50:53bien entendu
50:54on ne peut pas
50:55on ne peut pas
50:56se reposer
50:56sur nos lauriers
50:57nous suffire
50:58de dire
50:59voilà
50:59nous avons
51:00un héritage
51:00extraordinaire
51:01ce qui est vrai
51:02mais il faut
51:03aujourd'hui
51:03prendre conscience
51:05de ça
51:05et de se poser
51:06les vraies questions
51:07qu'est-ce qu'on a
51:09qu'est-ce qu'on doit
51:10faire aujourd'hui
51:11pour ne pas
51:12rater
51:13ce train
51:14justement
51:15on va recentrer
51:16à la discussion
51:16sur le Maroc
51:17pour les quelques minutes
51:19qui nous restent
51:20et ce serait bien
51:20qu'on ait une petite
51:21réflexion
51:22sur la stratégie
51:23actuelle
51:24qui est menée
51:24au Maroc
51:25concernant justement
51:26ce développement
51:27effréné
51:28comme vous le dites
51:28de la technologie
51:30et de l'intelligence
51:31artificielle
51:32et puis aussi
51:32quelles recommandations
51:34pour pouvoir
51:36profiter pleinement
51:38de toutes les potentialités
51:40que décèle
51:41cet outil
51:42je dirais d'abord
51:45que le Maroc
51:46a le mérite
51:46d'être parmi
51:47les pays
51:48qui ont
51:49oeuvré
51:49à développer
51:51une stratégie
51:53donc une
51:53quoique
51:55je ne sais pas
51:55si on peut parler
51:56de notre feuille
51:58de route
51:58actuelle
52:00et vraiment
52:01l'appeler
52:03stratégie
52:04oui c'est vrai
52:05on parle
52:06de la partie
52:06comment on dirait
52:08souveraineté numérique
52:09on parle
52:10de toute la part
52:11de l'infrastructure
52:13de la formation
52:14du développement
52:15de modèles
52:16par contre
52:17moi j'ai des
52:18comment dirais-je
52:20une petite lecture
52:21critique
52:22de cette stratégie
52:24d'abord
52:25ses objectifs
52:27qui sont un peu
52:28à mon point de vue
52:29un peu
52:30ambitieux
52:32si on parle
52:33de la formation
52:34on a
52:35comme objectif
52:36200 000 diplômés
52:37à l'horizon 2030
52:39je me dis
52:40le Maroc
52:41aujourd'hui
52:42peine à former
52:43une dizaine
52:44de milliers
52:44d'ingénieurs
52:45par année
52:46comment est-ce
52:47qu'on va former
52:47200 000
52:48à l'horizon
52:492022
52:50bon
52:51oui
52:51sur le plan énergétique
52:53c'est réaliste
52:54c'est réalisable
52:55500
52:56500
52:56mégawatts
52:59à Dakhla
52:59oui
53:00ça peut se faire
53:01mais
53:02le cœur
53:04de cette stratégie
53:06qui repose
53:07sur le développement
53:09de modèles
53:10marocains
53:11on parle
53:12de modèles
53:13basés sur
53:14la Darija
53:15et le Hamazir
53:16oui
53:18c'est louable
53:19mais je me pose
53:20la question
53:20surtout pour
53:22des experts
53:22madame la ministre
53:24et
53:25expertes
53:26dans le domaine
53:27aujourd'hui
53:28on sait
53:29qu'on ne peut pas
53:30prétendre
53:31développer
53:32un modèle
53:32qui se respecte
53:34si on n'a pas
53:34les bases
53:35de données
53:36si on n'a pas
53:36la data
53:37et bien
53:38comment est-ce
53:39qu'on va développer
53:39un modèle
53:40respectable
53:42en Hamazir
53:43ou en Darija
53:44est-ce qu'il ne serait
53:46pas plus judicieux
53:47de développer
53:48des modèles
53:49de langue arabe
53:50puisque nous avons
53:51une production
53:53et nous avons
53:54400 millions
53:56de personnes
53:59qui parlent
53:59la langue arabe
54:00dans le monde
54:01donc à mon avis
54:02l'investissement
54:03doit aller
54:05dans le développement
54:06de solutions
54:07qui sont réalistes
54:09accessibles
54:10mais aussi
54:11je dirais
54:12parce qu'aujourd'hui
54:13on parle beaucoup
54:14de ce qu'on appelle
54:14les large language models
54:16les modèles
54:18géants de langage
54:20mais il y a également
54:22les petits modèles
54:23de langage
54:24et c'est des modèles
54:25qui peuvent être
54:27très spécialisés
54:28imaginez par exemple
54:30un ministère
54:31ou n'importe quelle
54:33administration
54:33qui détient
54:34un archive
54:37qui peut être
54:38exploité
54:39et développé
54:40pour ce ministère
54:42ou pour cette institution
54:43sans petit modèle
54:45de langage
54:46pour résoudre
54:47ces problèmes
54:48et ça peut
54:50vraiment
54:50donner de très bons
54:52résultats
54:53en termes
54:53de qualité
54:54de productivité
54:57il faut vraiment
54:58commencer
54:59petit
55:00moi je dirais
55:00commencer petit
55:01mais commencer sérieusement
55:03voilà
55:05il y a
55:05beaucoup de choses
55:07à dire
55:07donc je n'aimerais pas
55:08en tout cas
55:08un appel à l'action
55:10absolument
55:10et puis
55:11au travail
55:12pour ne pas être
55:13dépassé
55:14par une technologie
55:15qu'on pourrait
55:15aujourd'hui
55:16utiliser
55:17pleinement
55:18en tout cas
55:18dont on peut
55:18utiliser pleinement
55:19le potentiel
55:21pour se développer
55:22davantage
55:22merci à vous
55:23Samad Fatmi
55:25c'était un plaisir
55:25de vous avoir
55:26comme invité
55:26ce soir
55:27le plaisir est partagé
55:28je montre à nouveau
55:29vos deux ouvrages
55:30en anglais
55:31on avait la couverture
55:33en background
55:33et également
55:34en langue arabe
55:35donc pour que ce soit
55:36accessible à tout le public
55:37et pour vulgariser
55:38un petit peu
55:39les concepts
55:40de ce nouvel univers
55:42technologique
55:43dans lequel on vit
55:44aujourd'hui
55:45merci à vous
55:45merci à vous madame
55:47c'est la fin
55:48de l'invité culture
55:48pour ce soir
55:49je vous souhaite
55:50une très bonne soirée
55:51fin de journal
55:55merci à vous de nous suivre
55:56l'information revient
55:57dans un instant
55:57sur Média TV
55:58Média TV
56:00Média TV
Commentaires

Recommandations