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  • il y a 11 heures
MEDI1TV Afrique : Déploiement de l’IA, appétit pour les minerais critiques et hommage à Amadou et Mariam - 12/02/2026

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03:15Aujourd'hui on a une culture assez spéciale en Afrique, qui est privilégiée de la famille, où on se considère
03:22comme frère.
03:23Moi je fais beaucoup de déplacement en Afrique, mais c'est vraiment important qu'aujourd'hui il y a très
03:28long considération de tous ces éléments de spécificité.
03:30À part ça, il y a une population qui est assez importante, la prédominance de l'agriculture et tout ça,
03:39c'est des éléments qui sont importants à prendre en charge au niveau de l'IA pour pouvoir justement dresser
03:45ce public africain et pour pouvoir bénéficier au maximum.
03:48Et puis il y a des cas d'agriculture et puis il y a des cas d'agriculture.
04:18A profiter pleinement de l'IA et bien sûr pour l'entreprise africaine et également des spécificités en termes d
04:23'organisation, de gouvernance, en termes de gestion et en termes de présence culturelle.
04:28Donc tout ça, c'est des éléments à prendre en présence par l'IA, d'où l'importance d'adopter
04:33et de construire des modèles qui sont purement africains et sans qu'à travers le rassemblement de plusieurs pays et
04:41donc de mettre à disposition les ressources nécessaires pour développer des modèles adaptés à la réalité de l'Afrique.
04:47D'ailleurs, vous avez justement parlé effectivement de l'aspect très sociologique de la question en étant très inclusif dans
04:55cette manière de déployer l'IA sur le continent.
04:57Et d'ailleurs, on a aussi un autre article que je veux présenter, celui publié par Bamada.
05:04Bamada, d'accord. D'ailleurs, il parle de vigilance. Il parle de vigilance qui est mise en avant par le
05:11journaliste malien Tidiani, Togola, dans une tribune justement de ce journal.
05:15Il prévient et rappelle la fameuse phrase justement d'Amado Ampateba qui dit qu'un vieillard qui meurt en Afrique,
05:21c'est une bibliothèque qui brûle.
05:23Il dit donc que numériser des langues en les coupant de leur contexte culturel, c'est leur faire perdre leur
05:28sens.
05:29Et derrière l'innovation, il voit un défi aussi de souveraineté qui collecte, qui traduit, qui choisit ce qui mérite
05:35d'être conservé.
05:36Et pour lui, ce progrès n'a de sens que s'il conserve les valeurs et la mémoire africaine dans
05:41son ensemble.
05:42Je vais me tourner vers vous, Bachir, cette fois-ci.
05:44À votre avis, est-ce que c'est là l'un des principaux risques de l'application de l'IA
05:49sur le continent, c'est-à-dire effacer ces cultures et appliquer des modèles qui sont assez formatés
05:54par rapport à un continent qui, lui, vibre de sa culture et vibre de ses spécificités pour bien, on va
05:59dire, absorber ces outils dans son quotidien ?
06:02Oui, ça peut être un des risques aussi, mais le risque fondamental, c'est peut-être l'uniformisation culturelle de
06:08la domination occidentale.
06:09Ça s'est dit, parce que c'est eux, c'est l'Occident d'abord qui nous a inventé encore
06:14cette nouvelle technologie.
06:16Nous, on s'adapte.
06:17Le fait de croire que si on coupait une phrase ou un sens dans une phrase pour le mettre sur
06:22l'IA,
06:24ferait perdre la valeur à ce message, je pense que non, peut-être pas.
06:29Parce que l'IA aussi te permet d'aller à la source de l'information qu'il te donne.
06:35Parce que tout ce qui te donne l'IA, ce n'est pas de l'information aussi vitale et fiable.
06:40C'est forcément une source d'information qui te permet d'aller vers la source peut-être fondamentale.
06:46Après, l'idée sur ces bases de données d'IA, c'est de rappeler justement qu'il faut nourrir des
06:50informations qui viennent du continent
06:51pour ne pas partager une uniformisation qui est basée sur un vide de données.
06:55Peut-être aussi, c'est là le défi, remplir ces bases de données, de données bien africaines qui sont créées
07:00et partagées par le continent.
07:02Donc certes, il y a de la nuance, mais on va dire qu'au-delà de ces questions de société,
07:07la grande question concerne, disons, les moyens du continent à atteindre ses ambitions.
07:12Et de son côté, on a aussi un autre article de eAfrica qui s'appuie sur un rapport de PwC
07:17pour souligner le fossé entre l'ambition et les réalités du terrain.
07:21En cause, le manque d'infrastructures selon l'article, les faibles investissements,
07:25une pénurie de talents et une absence parfois de feuilles de roue, de vision.
07:29Pourtant, l'article rappelle que le jeu en vaut la chandelle.
07:3323% des dirigeants ayant investi dans l'IA ont déjà vu leur revenu augmenter.
07:38Donc je vais me retourner vers Mohsin Lard ici.
07:41Partagez-vous aussi ce que dit cet article.
07:44Est-ce que le continent aujourd'hui manque, on va le dire, cruellement de moyens pour déployer l'IA ?
07:49Est-ce qu'il faut nuancer ? Est-ce qu'il y a quand même des réalités régionales à prendre
07:53en compte
07:53avant de faire un constat global sur le continent concernant le manque de moyens ?
07:58Alors, le manque de moyens, bien sûr, comparativement à des pays comme les États-Unis ou la Chine,
08:03eux-mêmes en Europe, il y a quand même un décalage et un gap important.
08:07Aujourd'hui, la disponibilité de GPU, donc de cartes graphiques,
08:11qui sont les infrastructures nécessaires pour le fonctionnement de l'IA,
08:14que ce soit dans la phase d'apprentissage ou d'entraînement ou dans la phase d'utilisation,
08:18aujourd'hui, ils nous poussent à utiliser les moyens des autres
08:21et donc à utiliser les hyperscalaires et les data centers qui existent un peu ailleurs.
08:25Ceci dit, aujourd'hui, il y a quelques pays qui commencent à sortir un peu du lot
08:29et c'est important de créer cette intégration régionale.
08:32Le Maroc, par exemple, il a mis en place un data center qui est Atlas Cloud Services,
08:37qui est un data center souverain dans l'objectif et dans la vision africaine.
08:42Il y a également les nouveaux data centers qui ont été annoncés
08:45lors de l'événement à Medi-Morocco, avec des capacités de 50 MW et de 500 MW,
08:53en fait, qui est alimenté par les énergies renouvelables à Dakhla.
08:57Et donc, ça veut dire tout simplement qu'il y a une ambition
09:00pour pouvoir construire des infrastructures régionales qui peuvent desservir plusieurs pays.
09:04Ça, c'est important.
09:05Alors, la pénurie des talents, moi, je n'y crois pas.
09:09Je crois qu'il y a énormément de talents et de capacités en Afrique.
09:12Maintenant, il s'agit justement de pouvoir former,
09:16de pouvoir reconvertir effectivement la richesse de la jeunesse que possède l'Afrique
09:23pour qu'elle puisse s'intégrer dans l'économie nouvelle
09:25et notamment dans des métiers en lien avec la data et l'intelligence artificielle.
09:29Mais ceci dit, c'est vrai qu'il y a des programmes qui sont en place.
09:32Il y a des pays qui ont déjà des stratégies IA plus ou moins avancées.
09:36Il y a d'autres qui n'ont pas grand-chose.
09:37Et c'est là l'enjeu, c'est vraiment de développer une force de frappe sur la partie main-d
09:42'oeuvre.
09:42Après, sur les autres moyens, je crois qu'on n'a rien à envier.
09:46J'ai vu au Nigeria, en Côte d'Ivoire, au Sénégal et dans d'autres pays,
09:51des capacités même à exporter de la technologie et de l'innovation.
09:54Donc, on n'a rien à envier.
09:56Maintenant, je crois qu'il faut s'intégrer.
09:58Il faut travailler d'arrache-pied.
10:01Il faut travailler de manière collégiale pour pouvoir construire.
10:04Il faut savoir aujourd'hui que les investissements qui se font sur les data centers,
10:08c'est des gros investissements qui nécessitent de l'énergie,
10:11qui nécessitent des capacités de refroidissement.
10:12Et là, l'intégration va permettre de jouer et de partager le risque
10:16et de maîtriser les budgets.
10:17Merci beaucoup, M. Mohsen Lardisi, pour ces précisions,
10:21qui nous donnent une autre vision, justement, du déploiement de l'IA un peu moins fataliste
10:25et surtout qui nous indique que le progrès fait par le continent
10:28et sur le continent est bien évidemment possible.
10:30Merci beaucoup.
10:31Alors, on le sait, on va continuer l'IA, on l'a dit, c'est le futur.
10:35Mais ces technologies dépendent aussi d'une chose, les minerais critiques.
10:39Et la majeure partie de ces ressources se trouvent justement sur le continent.
10:43Alors, comment est-ce qu'ils se préparent à cette explosion de la demande mondiale ?
10:48C'est notre décryptage du jour dans « Ça veut dire quoi ? »
10:59Fer, bauxite, cuivre, cobalt, tout cela, ce sont des minerais critiques africains
11:04qui sont au cœur de toutes les convoitises.
11:06Indispensables à la transition numérique, leur demande explose.
11:10Mais le continent change de stratégie, finit l'exportation brute.
11:13L'Afrique voudrait désormais transformer ses ressources sur son sol
11:17pour capter la richesse qu'elle méritait.
11:20La nouvelle tribune s'appuie justement sur une nouvelle étude de Africa Finance Corporation.
11:25Le sous-sol africain cache 29 500 milliards de dollars.
11:30C'est deux fois et demi le PIB du continent.
11:33Alors, pourquoi cette manne nous échappe encore ?
11:35Le problème, selon l'article, est structurel.
11:37Pour capter cette valeur, l'article est clair.
11:40Il faut bâtir des usines, mais aussi des rails, des routes pour connecter les marchés.
11:45Et c'est l'ambition d'ailleurs affichée par le sommet Mining in Daba
11:48qui se déroule à Cape Town actuellement,
11:50dont nous parle la revue Or Noir.
11:52Deux priorités pour les États du continent.
11:55Booster les investissements et protéger les intérêts miniers.
11:59On le voit partout, les pays africains veulent désormais reprendre la main,
12:02en particulier sur leurs contrats.
12:05Et pour en parler, Marie Badiane depuis Cape Town,
12:08justement, qui a assisté à ce sommet.
12:10Bonjour Marie.
12:12Bonjour Marie.
12:13C'est un vrai plaisir de vous rejoindre sur le plateau
12:18parce que c'est une discussion qui est effectivement très cruciale pour notre continent
12:22parce que de cette discussion débouchera les emplois de demain
12:27et le futur de notre continent.
12:30Donc effectivement, on parle beaucoup ici à Cape Town cette semaine
12:34de minerais critiques.
12:35Et je voudrais dire une chose qui est très intéressante et très importante,
12:39c'est que critique, mais pour qui et pourquoi ?
12:42Et donc, la définition d'un minerai critique, en fait,
12:48aujourd'hui, elle dépend largement des besoins occidentaux,
12:51on doit le dire.
12:52Et c'est vrai que quand on regarde d'un point de vue africain,
12:57la criticité des minerais serait plutôt les minerais qui sont nécessaires
13:01pour les fertilisants, etc.
13:04Donc, c'est déjà une des discussions.
13:07Et effectivement, comme vous le rappeliez,
13:09le fait de vouloir remettre la main sur la valeur, en fait,
13:15ajouter que l'on peut espérer de l'exploitation de ces minerais
13:20en l'individu, il y a des autres.
13:22– Et en parlant de capter, justement, ces intérêts,
13:24comme le disait l'article dont on parlait tout à l'heure,
13:27il y a une volonté d'assurer les intérêts,
13:31notamment sur le point juridique.
13:32On sait qu'il y a beaucoup de discussions à ce sujet-là.
13:35Vous êtes avocate, vous êtes aussi actuellement dans ce sommet.
13:38Donc, est-ce qu'il y a des discussions, des méthodes
13:40pour sécuriser ces nouveaux investissements
13:43ou ces partenaires qui sont sur le sol,
13:46qui font des extractions ?
13:47Comment est-ce que se partagent, on va dire,
13:49les bénéfices de l'extraction de ces minerais sur le continent ?
13:54Est-ce qu'il y a des révisions de contrats,
13:55des discussions à ce sujet-là pendant ce sommet ?
13:58– Alors, hier, justement, j'étais panéliste
14:03sur une discussion très intéressante,
14:05parce que, précisément, pour se préparer
14:08à ces nouveaux investissements,
14:09aujourd'hui, les pays africains envisagent
14:11d'intégrer les nouvelles technologies,
14:13et notamment l'IA, la blockchain,
14:16pour créer plus de confiance et plus de transparence,
14:19de sorte à ce que les citoyens puissent suivre,
14:22justement, la valeur qui est créée à travers ces contrats.
14:27Donc, le point qui est le plus discuté aujourd'hui,
14:31c'est comment aborder les nouveaux investissements ?
14:34Donc, c'est une approche plutôt prospective,
14:36et comment est-ce qu'on peut se saisir des nouvelles technologies
14:40dans le cadre de structuration de contrats
14:44pour, justement, avoir plus de transparence
14:48et faciliter, justement, un développement
14:54grâce à l'exploitation de ces mineraises ?
14:57– Et en parlant de transparence et de développement,
15:00je vais me tourner vers vous, Bachir,
15:02mais avant, je vais parler d'un article,
15:04un article qui parle d'une réunion particulière
15:07qu'il y a eu à Washington.
15:09Cette réunion a réuni énormément de pays du continent,
15:13notamment le Maroc, la Sierra Haleine ou l'Angola,
15:16un article de la Tribune,
15:17et qui dit que cette réunion souhaite définir
15:19une chaîne de valeur globale pour les minerais
15:21où chaque région, je cite,
15:23doit intervenir en fonction de son avantage compétitif.
15:27Alors, Bachir, comment comprendre cette phrase
15:28et quels enjeux géopolitiques ?
15:30On le sait, il y a des enjeux économiques, industriels,
15:32mais en termes de géopolitique, comment penser cette question ?
15:35– Bon, d'abord, l'enjeu géopolitique,
15:37c'est réduire surtout la dépendance mondiale de la Chine
15:40à ses minerais, parce que c'est elle qui détient le gros du lot.
15:45Donc, les États-Unis font tout pour que cette chaîne-là
15:47ne soit pas forcément sourcée de la Chine tout le temps.
15:51Ils veulent que ça soit un peu répertorié
15:54à travers les pays producteurs ou les continents
15:57qui produisent ces minerais rares.
15:58On parle de minerais critiques, mais c'est plutôt rare,
16:00parce qu'ils existent, mais c'est très rare aussi,
16:03c'est peu de pays qui l'ont.
16:04Donc, pour continuer la chaîne de valeur,
16:06il faut sécuriser tout ça, donc produire
16:08et même transformer sur place
16:10pour qu'il n'y ait pas forcément de razia,
16:14forcément, de ces produits-là qui sont rares.
16:17Donc, on prend des sources africaines généralement
16:20et amener en Occident pour les transformer.
16:23Aujourd'hui, il est plutôt question d'investir sur place,
16:25de transformer d'abord, en tout cas pour la première phase,
16:28au moins laisser un peu plus de valeur ajoutée
16:31à ce qu'ils produisent pour les populations locales.
16:33Et à partir de ce moment,
16:34on peut se greffer à la chaîne mondiale de production
16:37et ce n'est pas seulement producteur, fournisseur et transformateur.
16:42– Et en parlant de cette volonté des États africains
16:45à avoir une industrialisation sur place,
16:47on a vu aussi que cette réunion a ouvert le champ
16:49à des accords bilatéraux,
16:51notamment comme celui annoncé par Financial Africa,
16:53où la Guinée est devenue le troisième pays africain
16:56à conclure un protocole d'accord avec les États-Unis,
16:58après la RDC et le Kenya,
17:00des accords autour, justement,
17:02de développement de projets de miniers
17:03et d'éventuels investissements sur place.
17:06Mais face à cette montée en puissance,
17:07un peu des États africains,
17:09parce qu'ils ont conscience de ce que signifie ce poids minier,
17:13les géants de ce secteur tentent de s'organiser,
17:15selon Challenge.
17:16Les colosses Glencore et Rio Tinto ont même envisagé une fusion,
17:21mais ce projet a été avorté
17:23parce qu'il aurait créé une sorte de monopole
17:25capable de dicter les prix
17:27et de trop peser sur la géopolitique mondiale.
17:31Et je vais vous poser à vous la question,
17:33Marie Badiane.
17:34Marie, est-ce qu'il y a eu cette crainte aussi
17:36qui a été évoquée durant le sommet ?
17:38Est-ce que l'Afrique se sent aujourd'hui capable
17:41ou en force pour renégocier ses contrats
17:43et ses intérêts face à des gros mastodontes juridiques,
17:47comme on l'a dit Glencore,
17:48ou d'autres acteurs de ce secteur ?
17:53C'est une question qui est très importante
17:55et qui est effectivement discutée,
17:57d'autant plus que la difficulté ressort
17:59des accords bilatéraux que vous avez mentionnés,
18:02parce qu'en nouant ces accords bilatéraux,
18:05on crée des standards différents à travers les pays
18:07et en cela, on fragilise réellement
18:11la capacité de faire émerger une vision africaine
18:14pour les intérêts africains.
18:17Et donc, c'est pour cela que c'est très important
18:19de ne pas avoir une approche purement bilatérale
18:25sur ces sujets-là pour le continent,
18:27mais réellement une approche à minima régionale
18:30et au mieux continentale.
18:32Et en cela, je veux juste saluer le fait
18:34que le Royaume du Maroc ait rejoint cette semaine
18:42l'Union africaine dans le cadre des réunions
18:45qui se sont tenues.
18:46Et je pense que c'est un très bon signe
18:49pour le continent,
18:50parce que le Royaume du Maroc est un exemple
18:54pour tous les autres pays du continent
18:56en matière d'industrialisation.
18:59Que le momentum des minerais
19:02soit un momentum africain,
19:04on doit parler d'industrialisation.
19:06Et en cela, je pense que c'est très important
19:09que le Maroc fasse partie de ces discussions-là.
19:12– Merci beaucoup Marie.
19:14Donc on retient que ce soit de vos analyses
19:17ou même celles de l'IA qui dépendent des minerais,
19:19la collaboration entre les États africains
19:22est essentielle pour partager la valeur
19:24de ce qui se passe sur les sols
19:26et aussi pour créer un élan commun au développement.
19:29Mais maintenant, on va quitter les mines et la technologie.
19:32On le sait où il y a les métaux, c'est le futur.
19:34Mais l'âme de l'Afrique, c'est aussi sa culture.
19:37C'est parti pour la dernière partie de l'émission
19:39« Ça raconte quoi ? »
19:48Amadou et Mariam, deux noms à l'éco mondial.
19:52Mais si vous ne les connaissez pas encore,
19:54bien sûr, Africa News dresse le portrait de ce duo légendaire.
19:58Amadou et Mariam, ce couple malien
20:01qui a fait danser le monde entier pendant plus de 50 ans.
20:04Et après la disparition d'Amadou en avril 2025,
20:07c'est leur fils Sam qui a repris le flambeau aux côtés de Mariam.
20:11Et cette semaine, une belle nouvelle,
20:13un film-événement qui sort au cinéma
20:15pour célébrer cet immense héritage.
20:18Musical Bachir, j'imagine que vous connaissez sans doute Amadou et Mariam.
20:22On connaît bien leur musique.
20:23Il nous a accompagnés sur des générations même.
20:26Donc, on le sait, c'est un succès mondial.
20:29Mais on va parler aussi de ce format nouveau,
20:30le film utilisé.
20:32Une manière, j'imagine, Bachir,
20:34de marquer aussi la mémoire africaine
20:36dans celle du monde, n'est-ce pas ?
20:38Oui, parce que sinon, ça s'efface.
20:40S'il n'y a pas d'écrit, il n'y a pas de film,
20:42il n'y a pas de traces,
20:43ça s'efface au fil du temps.
20:45Ça, c'est clair.
20:46Parce qu'on a perdu beaucoup de valeurs culturelles,
20:48en tout cas de sources culturelles,
20:50par faute de conservation, en fait.
20:54Le problème de nos pays aussi,
20:55c'est de ne pas savoir garder en mémoire
20:58les productions culturelles, surtout, notamment.
21:01Et après, Amadou et Mariam, vous l'avez dit,
21:03ils ont marié beaucoup de gens.
21:05Ce n'est pas seulement qu'à Bamako,
21:06que le mariage s'est tenu le dimanche,
21:08un peu partout dans le monde.
21:09Donc, tout le monde en a profité,
21:11de près ou de loin.
21:12Et Amadou et Mariam, c'est ce couple,
21:14d'abord, non-voyant.
21:15Oui.
21:16Donc, qui s'est émancipé de ce handicap,
21:18parce qu'en Afrique, quand on est non-voyant,
21:20en général, ou en tout cas, ces générations-là,
21:23on est presque voué à la mendicité.
21:25On mendie quand on est handicapé en Afrique,
21:28on mendie quand on est non-voyant.
21:30Eux, ils sont non-voyants,
21:31ils se sont émancipés de tout ça,
21:33ils sont devenus des stars mondiales.
21:34Et c'est un couple, en plus,
21:35c'était tellement beau,
21:36il y avait une histoire humaine,
21:38il y avait une complicité,
21:39il y avait aussi le fait de dépasser cet handicap.
21:43Il y avait beaucoup de signes
21:44qui ont fait qu'ils ont marqué,
21:47on va dire, le monde au-delà de leur talent.
21:49Effectivement, le fait de mettre un film
21:52ou de valoriser le parcours,
21:53de le mettre en image,
21:55c'est aussi une manière de ne pas oublier.
21:57Et puis, effectivement,
21:58de faire vivre encore,
21:59appeler leur mort, justement,
22:01ce couple-là,
22:01parce qu'il vivra certainement encore longtemps
22:04et très longtemps,
22:05ça prend aussi longtemps
22:06qu'on garderait en mémoire
22:07ce genre de production
22:08qui permettrait de tout revoir
22:10à chaque moment
22:11qu'on a envie de se remémorer.
22:12C'est le rôle aussi de la production culturelle
22:14de ne pas s'arrêter à l'œuvre même
22:16et de la faire perdurer dans le temps.
22:19Eh bien, on va essayer de regarder,
22:20pourquoi pas,
22:21la bande-annonce de ce film ensemble.
22:22Allons-y.
22:27Allons-y.
22:28Amadou?
22:28Oui.
22:29Est-ce que tu es prêt?
22:30Oui, je suis prêt.
22:32C'est un instant magique.
22:35Marley, we welcome Amadou and Mariam.
22:38Superstar, husband and wife,
22:40Amadou and Mariam.
22:41What they do together is so magical.
22:43They light up a room.
22:45We were almost intimidated
22:46by how good they were.
22:48En tant qu'abuglou,
22:50on apprécie la voix d'abord.
22:54Donc après,
22:56les gens nous ont dit
22:56qu'Amadou est beau.
23:01Amadou and Mariam
23:02now have one of the biggest-selling
23:04African pop records ever.
23:06C'est la paix, l'amour, l'entente.
23:10C'est un autre secret.
23:15L'amour qui est entre les deux,
23:18ils sont irrésistibles.
23:20Quand un couple devient une entité,
23:22c'est ça qui crée la magie.
23:23Amadou et Mariam,
23:24c'est des icônes de la musique malienne.
23:26Le Malie nous a donné plus un retour.
23:28Ce nouvel album le reviendra.
23:31C'est l'amour à la folie,
23:33à la vie et à la mort.
23:41Ça nous a fait danser
23:42et rappeler de beaux souvenirs aussi.
23:44C'est dansant et c'est émouvant en plus
23:46parce que c'est tellement humain,
23:49leur complicité est humaine,
23:52leur démarche est humaine,
23:54et ça embarque tout le monde avec.
23:56C'est de nos voyants, on le dit,
23:58il faut le répéter parce que c'est malvoyant.
23:59Il parle aussi beaucoup d'amour
24:00dans la bande-annonce.
24:01Je pense que c'est ça aussi,
24:03de voir l'Afrique sous l'angle
24:04de l'amour de deux personnes
24:06qui ont aussi donné
24:07beaucoup d'amour à leur art.
24:08Et je pense que c'est ça aussi,
24:09Amadou et Mariam.
24:10Imaginons un instant
24:11que cette région du Sahel
24:13soit publiquée d'Amadou et Mariam,
24:15il n'y aurait pas de guerre.
24:15Ils sont nombreux,
24:16peut-être qu'il faut justement
24:17qu'on en parle plus
24:18et c'est notre rôle aussi
24:19de mettre en perspective
24:20l'amour qui se dégage du continent
24:22au-delà de ce qu'on peut penser.
24:25Ce n'est pas que des mines,
24:26ce n'est pas que des conflits,
24:28c'est aussi beaucoup d'amour
24:29et c'est aussi l'occasion pour nous
24:30de vous le rappeler
24:31à travers justement
24:32ce beau parcours
24:32d'Amadou et Mariam.
24:35Aussi paix à son âme,
24:36Amadou qui nous a quittés,
24:37on le sait, à 2025.
24:39On pense à lui aujourd'hui, évidemment.
24:41On arrive déjà à la fin
24:43de cette belle revue de presse
24:44sur cette jolie note.
24:45Oui, c'est une belle note,
24:46oui, tout à fait.
24:47Comme d'habitude.
24:48Alors, au final,
24:49ça dit quoi ?
24:50La presse africaine.
24:51Ça dit que l'IA
24:53ne sera une révolution
24:54que si elle se donne
24:56les moyens de ses ambitions
24:57en créant des outils
24:58qui s'adaptent justement
25:00à nos réalités.
25:02Ça dit que l'Afrique
25:03est prête aussi
25:04à imposer ses règles du jeu
25:06pour que ses minerais
25:07profitent d'abord
25:08à ceux qui les extraient.
25:10Ça dit aussi que transmission
25:12aussi par rapport au cinéma,
25:14le cinéma qui s'empare
25:15de la légende d'Amadou
25:17et Mariam
25:18pour graver notre culture,
25:20notre belle culture africaine
25:21dans la mémoire du monde.
25:23Bref, la presse africaine,
25:24ça dit beaucoup de choses
25:26comme chaque semaine.
25:27Merci de nous avoir suivis
25:29dans cet épisode.
25:31On se retrouve la semaine prochaine
25:33pour continuer à lire
25:35entre les lignes
25:35de la presse africaine.
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