- il y a 11 heures
Tous les jours dans Europe 1 Soir, Pierre de Vilno reçoit un invité au cœur de l'actualité politique.
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00:00Marine Le Pen attend la décision en appel qui sera rendue le 7 juillet prochain, ce matin sur Europe 1.
00:07L'avocat Pascal Pierre Garbarini estimait que la peine de Marine Le Pen pourrait être plus légère que prévue. On
00:13écoute.
00:13On sait que quand on a une défense forte, même si elle ne permet pas la relaxe, mais que vos
00:19arguments sont entendus, ça joue sur la peine.
00:23C'est-à-dire que la culpabilité n'est pas la même.
00:25C'est-à-dire qu'on pourrait très bien avoir en effet une peine prononcée, mais avec une éligibilité beaucoup
00:33moindre.
00:33Alors ce matin, Dimitri Pavlenko commençait cette interview en demandant s'il croyait au miracle.
00:41Est-ce que vous aussi vous croyez au miracle, Laurent Jacobelli ?
00:44Non, je pense qu'il n'est pas question de miracle. Les juges de la cour d'appel vont se
00:47prononcer début juillet.
00:48Le 7 juillet, il y a des éléments, notamment apportés par la défense de Marine Le Pen.
00:53Il y aura un jugement. Ce n'est pas un fait venu du ciel.
00:56En tout cas, j'espère que le jugement ne sera pas lié simplement au fatoum, au sort ou au hasard.
01:01J'espère que ce sera circonstancié.
01:03Et je l'espère pourquoi ? Parce qu'on parle de la présidentielle de la France.
01:07Et l'on parle de Marine Le Pen.
01:08Marine Le Pen qui est l'incarnation de l'alternance dans l'esprit des Français,
01:12qui depuis des décennies se bat pour sauver notre pays,
01:16avec beaucoup, beaucoup d'embûches sur son parcours.
01:18Je crois que ça, on ne peut pas le nier.
01:20Et qu'elle a à chaque fois surmonté tous les obstacles et qu'elle en est ressortie,
01:23contrairement à ce que tout le monde avait prévu, à chaque fois plus forte.
01:26Et donc, de casser ce rendez-vous entre un leader politique et des Français qui l'attendent,
01:32quand on est un politique profondément républicain et démocrate, ça chiffonne.
01:36Donc j'espère qu'il y aura un jugement raisonnable
01:38et que Marine Le Pen sera notre candidate à l'élection présidentielle.
01:41Et ça ne tiendrait pas du miracle, ça tiendrait de son travail,
01:44de sa pugnacité, de sa combativité.
01:46Laurent Jacobelli, l'invité d'Europe 1 Soir.
01:48On revient tout de suite.
01:49A tout de suite.
01:51Europe 1 Soir, 19h-21h, Pierre de Villeneuve.
01:55Europe 1 Soir, 19h-21h, Pierre de Villeneuve.
01:59Toujours avec Laurent Jacobelli, député de Moselle,
02:01vice-président du groupe RN à l'Assemblée nationale.
02:04Et c'est Catherine Né qui vous pose la question.
02:05Oui, Madame Le Pen, si elle est candidate, sera candidate pour la quatrième fois.
02:10Bon, c'est quelqu'un qui a succédé à son père
02:13et qui a fait qu'aujourd'hui, et ça c'est grâce à son travail,
02:17le RN est le premier groupe à l'Assemblée nationale,
02:22le premier groupe, enfin dans les sondages,
02:25c'est le parti qui arrive en tête.
02:28Elle est aussi la seule à avoir préparé,
02:32éventuellement fait monter quelqu'un qui pourrait être son successeur.
02:35Donc on disait, il y a deux têtes,
02:37c'était quand même, dans l'idéal, c'était elle présidente
02:40et Jordan Bardella premier ministre.
02:41Et là, on voit que le plan B passe devant le plan A
02:45dans les sondages et que Jordan Bardella est...
02:49Et surtout chez les militants RN et les sympathisants du RN.
02:53Et compris chez les militants, c'est qu'il a la faveur du...
02:55Parce qu'il est plus jeune, parce que...
02:57C'est vrai, et est-ce que c'est pas douloureux pour elle ?
03:01Est-ce que c'est déjà admis ?
03:03Et comment vivent...
03:05Voilà, comment les militants qu'on rencontrait
03:07vivent cette différence de cote ?
03:10Là, on rentre dans les coulisses du RN, Laurent Jacobelli,
03:12que vous avez dévoilé.
03:13Oui, oui, je vais essayer.
03:14Mais en tout cas, les militants, et même les cadres d'ailleurs,
03:16sont très attachés au duo.
03:18Et c'est pas un élément de langage.
03:19C'est-à-dire qu'aujourd'hui, vraiment,
03:21on raisonne Marine et Jordan.
03:22Et je pense que c'est la grande force de Marine
03:23d'avoir fait ça, justement.
03:25Parce qu'elle avait prévu une éventualité.
03:27Elle s'est battue contre,
03:28parce qu'elle est innocente et qu'elle le clame.
03:30Mais elle l'a réfléchi.
03:33Et c'est un signe très important.
03:34C'est-à-dire qu'elle a réfléchi à l'avenir du pays
03:36avant de réfléchir à son avenir personnel.
03:38Peu de gens auraient eu le courage
03:40de mettre quelqu'un à côté,
03:42de jeune, de brillant.
03:43Beaucoup de politiques se seraient dit
03:44« Oh là là, il va me faire de l'ombre ».
03:45Et elle, elle n'a pas eu cette peur.
03:48Donc déjà, je tenais à le souligner
03:49parce que ça la démarque d'autres
03:50qui parfois confondent un petit peu
03:52leur avenir personnel avec l'intérêt de la nation.
03:54Maintenant, on passe...
03:55Et je comprends les analystes, les journalistes
03:58qui toute la journée disent
03:59« Attention, Marine Le Pen ne sera probablement pas candidate ».
04:02Ce n'est pas notre opinion
04:04et ce n'est pas ce qu'on croit.
04:05Mais on l'entend beaucoup dans la radio.
04:06Et donc évidemment, quand vous interviewez
04:07quelqu'un qui pense que sa candidate naturelle
04:10est légitime depuis des années
04:11ne pourra pas être candidate,
04:13eh bien, voilà, il en tire les conclusions
04:15et répond ça au sondage.
04:16Mais je crois qu'il y a vraiment
04:17un attachement à un duo,
04:19à deux personnes bien sûr,
04:20mais à un duo qui fonctionne bien.
04:21Et je veux dire, celui qui en parle le mieux,
04:22c'est Jordan Bardella.
04:24Jordan le dit très clairement.
04:26« Je suis prêt, mais ma candidate naturelle,
04:29c'est Marine Le Pen. »
04:29Et je pense que tout est résumé dans cette phrase.
04:31– Il ne veut pas dire autre chose non plus.
04:32– Non, mais il le pense.
04:33– Oui.
04:33– Il le pense vraiment.
04:35Jordan est quelqu'un de fidèle.
04:36Et je pense que c'est aussi pour ça
04:37que Marine l'a adoué.
04:39Fidèle à des idées,
04:40fidèle à un mouvement
04:41et fidèle à Marine Le Pen.
04:42Je pense que cette marque de fidélité
04:45qui, je crois, résume assez bien
04:46l'un comme l'autre,
04:47permet de faire en sorte
04:47que ce duo fonctionne.
04:49Et c'est vrai que c'est difficile à concevoir
04:51parce que quand on voit chez les LR,
04:52ils sont tous candidats.
04:53Quand on voit dans le centre,
04:54alors là, tout le monde veut y aller.
04:55– Non, mais ce n'est pas ça.
04:56C'est que juste, on n'est pas habitué.
04:57C'est la première fois que ça arrive.
04:58C'est comme vous l'avez dit.
05:00Généralement, il y avait toujours
05:00un espèce de satellite
05:01de quatrième ou de cinquième choix
05:03qui était à côté d'un candidat principal.
05:05Là, en l'occurrence,
05:06elle l'a mis très très haut,
05:07très très vite
05:08en tant que copartenaire, en fait,
05:10d'une élection
05:11qui est l'élection suprême.
05:12– Vous qui les connaissez bien
05:13tous les deux,
05:14qui les côtoyaient,
05:16si Jordan Barnala
05:18s'avérait être le candidat,
05:20est-ce que vous pensez
05:22que Marine Le Pen jouera un rôle
05:23et quel rôle sera-t-il ?
05:24Est-ce que vous pensez
05:24qu'elle sera extrêmement présente
05:26et très aidante avec lui ?
05:27Est-ce qu'elle va se tenir en retrait ?
05:29Est-ce qu'elle va se dire
05:31puisque c'est terminé,
05:32eh bien, je passe à autre chose ?
05:33Comment vous percevez les choses ?
05:35– J'employais tout à l'heure
05:36le mot de duo.
05:37C'est-à-dire que
05:38je ne sais pas
05:39qui sera candidat aujourd'hui.
05:40Je sais en tout cas
05:41qui fera campagne.
05:42Marine Le Pen
05:42et Jordan Barnala.
05:43– Elle fera campagne.
05:44– Ils feront campagne,
05:45ensemble, séparément,
05:46entre ces grandes.
05:47– Quel que soit le résultat
05:49de la décision.
05:50– Oui, l'un épaulera l'autre
05:52et ils continueront
05:52à travailler ensemble.
05:53Et je vais vous le dire,
05:54je crois que
05:55c'est ce que nous attendons tous aussi.
05:57– Oui, parfois,
05:58ça peut être embarrassant
06:00ou ça peut...
06:00– Oui, parce qu'on dira
06:01« Tiens, voilà la régenre ! »
06:03– On va voir Marine Le Pen
06:03sur le même plan que le candidat.
06:05Il y a un sujet de positionnement aussi
06:07de savoir comment
06:08et quelle place lui donner
06:09pour pas non plus
06:10qu'elle prenne trop de lumière
06:11puisque ce sera lui le candidat.
06:13Vous voyez ce que je veux dire ?
06:13– Je comprends très bien
06:14ce que vous dites
06:14et c'est vrai que le risque théorique existe
06:16mais comme c'est Marine
06:18qui a préparé ça,
06:19elle ne l'a pas fait évidemment
06:20ni pour embêter un autre candidat
06:22ni pour nuire à la cause.
06:23Vous l'imaginez bien,
06:24elle l'a fait pour qu'il y ait
06:25une continuité quoi qu'il arrive.
06:27Et donc je crois que
06:27comme c'est ça son état d'esprit,
06:29que c'est exactement comme ça
06:30que Jordan Nombardella l'a compris,
06:31cette question théorique
06:32que je comprends
06:33ne sera pas avérée.
06:35C'est-à-dire que Marine
06:36saura très très bien
06:37où mettre le curseur
06:38et Jordan aussi.
06:39– À quel moment
06:39et je reprends
06:40ce que disait tout à l'heure
06:41Antonin André,
06:43le RN,
06:44soit par l'intermédiaire
06:44de Marine Le Pen,
06:46qu'elle soit une régente
06:47ou qu'elle soit
06:48un cardinal Mazarin
06:49ou Richelieu
06:51à souffler dans l'oreille
06:53des conseils
06:54aux jeunes Jordan Nombardella,
06:56je me permets
06:56puisqu'il est encore jeune,
06:58en tout cas par rapport à moi,
07:00mais sur le territoire économique,
07:03sur le programme économique
07:05alors que Bruno Retailleau
07:06qui vient de donner
07:07sa candidature
07:08a fourni
07:09il y a quelques semaines
07:10maintenant déjà
07:11un programme économique,
07:12est-ce qu'on a,
07:13j'allais dire,
07:14des trois bullet points
07:15en bon français,
07:17trois points importants
07:19que vous pourriez
07:19nous livrer ce soir ?
07:21Également,
07:22ce qu'a disait Antonin,
07:23c'est-à-dire
07:23qu'il y a les électeurs
07:24de droite qui disent
07:24ouais mais sur l'entreprise,
07:27sur l'entrepreneuriat,
07:28sur le fait de pouvoir
07:29développer une boîte en France,
07:31sur le fait de
07:31on paye un IS
07:32absolument incroyable,
07:34il faut se
07:36reverser des dividendes
07:37à des partenaires,
07:39etc.
07:39Comment est-ce que
07:40vous pourriez clarifier
07:42la situation ce soir
07:43Laurent Jacobelli sur...
07:44Alors vous m'avez demandé
07:44trois points,
07:45je vous en donnais trois,
07:46liberté, travail
07:47et pouvoir d'achat.
07:49Ça c'est Louis de Funès
07:50dans le film,
07:51le plein emploi,
07:52le plein emploi,
07:53le plein emploi.
07:53Alors j'adore Louis de Funès,
07:55vous ne pouvez pas faire
07:55meilleure évocation,
07:56mais liberté,
07:57liberté d'entreprendre,
07:58liberté de créer son entreprise,
08:00liberté de travailler
08:01quand on est chef d'entreprise,
08:02c'est-à-dire alléger
08:03le nombre de normes,
08:04etc.
08:05Faire baisser
08:07très fortement
08:08les impôts de production,
08:09alors les impôts de production
08:10sont très injustes,
08:11parce qu'ils sont
08:12sur le chiffre d'affaires,
08:12qu'ils sont très élevés
08:13en France par rapport
08:14aux pays voisins
08:15et que c'est donc
08:16un frein à la compétitivité.
08:17Vous voyez,
08:18j'essaye d'être
08:18assez précis quand même.
08:20Deuxièmement,
08:20le pouvoir d'achat,
08:21parce que sans pouvoir d'achat,
08:22pas de consommation,
08:23pas de consommation,
08:23pas de création d'emploi,
08:24pas de création d'emploi,
08:25pas de cotisation sociale.
08:26Pouvoir d'achat,
08:27ça veut dire quoi ?
08:27Ça veut dire TVA à 5,5
08:29sur les énergies,
08:30ça veut dire pendant que
08:31la France est encore en crise,
08:32TVA à zéro
08:33sur les produits
08:34de première nécessité
08:35et travail.
08:36Engager,
08:37encourager le travail,
08:38par exemple,
08:39en disant aux chefs d'entreprise
08:40si vous voulez
08:42augmenter les salaires
08:43de vos salariés,
08:43eh bien les 10%
08:45d'augmentation de salaire
08:45que vous pourrez donner
08:46seront exemptés
08:47de charges patronales.
08:51Vous assumez
08:52sur un ou deux ans,
08:54même voire trois ans,
08:55de faire exploser
08:55les déficits ?
08:56Parce que
08:57la suppression
09:01des cotisations sociales,
09:02la baisse de l'IS,
09:03c'est des rentrées fiscales
09:04qui ne rentrent plus.
09:05Non,
09:06alors il y a deux raisons.
09:07D'abord,
09:09c'est bien de parler
09:09de rentrées fiscales,
09:10moi j'aimerais parler
09:11de dépenses publiques avant.
09:12Voilà,
09:12c'est-à-dire qu'il faut faire
09:13baisser drastiquement
09:14la dépense publique.
09:1641 milliards
09:16à les trouver
09:18sur le coût
09:19de l'immigration.
09:1941 milliards
09:20entre l'hébergement
09:22de ceux qui viennent
09:22de manière indue,
09:24les frais hospitaliers
09:25et sanitaires,
09:26etc.
09:27Et le traitement.
09:28On coupe tout ?
09:29Pas tout,
09:29simplement on respecte
09:30la règle,
09:31c'est-à-dire qu'on n'accepte
09:32pas l'immigration illégale,
09:34on ne soigne pas mieux
09:35un migrant clandestin
09:36qu'un français,
09:37sont des règles de base.
09:37Mais on soignera les réfugiés
09:38comme ça a été proposé
09:39au niveau européen ?
09:40Mais d'abord,
09:42les réfugiés,
09:42il faudra qu'ils soient
09:43vraiment réfugiés,
09:44c'est-à-dire qu'aujourd'hui
09:45la demande d'asile
09:46est devenue une voie
09:47d'immigration clandestine.
09:48Je rappelle qu'il y a
09:49par exemple des Albanais
09:50qui demandent
09:51la protection de la France.
09:53Or, que je sache,
09:54l'Albanie n'est pas en guerre.
09:55Mais donc,
09:56justement,
09:57pour déceler qui et qui,
09:58ça, ça demande
09:59des moyens supplémentaires
10:00et de la dépense supplémentaire
10:01au niveau public.
10:02C'est vrai,
10:02mais aussi le respect de la loi.
10:03Vous allez devoir faire
10:05encore une agence
10:06ou une officine
10:07pour dire
10:07tiens, venez...
10:08Non, on va plutôt les réduire.
10:09Et c'est d'ailleurs
10:10le deuxième volet
10:11de mon explication,
10:12c'est qu'il y a
10:12des dizaines de milliards
10:13à les trouver
10:13parmi les 1200 agences
10:15qui ne servent à rien.
10:16Je pense à l'Arcom,
10:17par exemple,
10:18qui ne servent à rien.
10:19D'autres pourraient faire son travail
10:20pour beaucoup moins
10:21de partialité
10:23et beaucoup moins
10:24de dépenses publiques.
10:25Certaines agences
10:25comme l'ADEME
10:26qui fait des publicités
10:27pour nous expliquer
10:28à quelle fréquence
10:30on doit laver notre linge
10:30mais à coup de 4 milliards
10:32de budget par an,
10:33c'est quand même beaucoup.
10:34Donc, il y a beaucoup de choses
10:34à aller trouver là.
10:36Et puis, je crois que
10:37puisqu'on parlait d'impôts,
10:39aujourd'hui,
10:40l'impôt tue l'économie.
10:41Voilà, on est arrivé
10:42à un degré d'imposition
10:43des Français
10:44et des entreprises
10:44qui est confiscatoire
10:45et qui nuit donc
10:47au pouvoir d'achat
10:48et qui nuit donc
10:48à la consommation,
10:49à l'investissement
10:50et au recrutement.
10:51Et donc, il faut retrouver
10:52une spirale vertueuse.
10:54Aujourd'hui, elle est vicieuse.
10:55Un impôt juste
10:56mais pas plus d'impôt.
10:58Mais plus d'impôt,
10:59ce n'est pas possible.
10:59Bien sûr que ce n'est pas possible.
11:00En tout cas, il faut arrêter
11:01et il faut aller dans le sens
11:02d'une diminution des impôts.
11:05Autant pour les particuliers
11:06que pour les entreprises.
11:07Aujourd'hui, c'est confiscatoire.
11:08C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
11:09quelqu'un qui veut créer
11:10son entreprise,
11:10il se dit quoi ?
11:11Vous savez, j'habite en Moselle,
11:13à la frontière du Luxembourg.
11:16Je vais vous dire,
11:17vous faites un tableau,
11:18en deux minutes,
11:18vous avez compris
11:19où vous devez aller créer
11:20votre entreprise.
11:20Et malheureusement,
11:21ce n'est pas en France.
11:22Quand il n'y a pas très longtemps,
11:23je crois,
11:24en décembre,
11:24Marine Le Pen,
11:25au micro de la grande interview,
11:28disait qu'évidemment,
11:29la taxation des plus riches
11:31ou des plus grandes entreprises,
11:33il y avait un levier
11:34dans la situation économique
11:35dans laquelle on se trouve.
11:36Il fallait bien maintenir ça
11:37ou en tout cas
11:38de manière sporadique.
11:40Donc, ça veut dire
11:40qu'il faut bien,
11:42pour reprendre ce que disait Antonin,
11:43il faut bien se rattraper
11:44quelque part.
11:45C'est-à-dire que,
11:46vous n'avez pas retrouvé,
11:48admettons que vous trouvez
11:4841 milliards
11:49sur les frais de l'immigration,
11:50ça ne suffira pas.
11:52On dépense 1700 milliards
11:54chaque année,
11:55il y a 500 milliards
11:56d'aides sociales
11:57et 500 milliards
11:58de retraites.
11:59En vitesse de croisière,
12:00il y a 100 milliards
12:00à les trouver
12:01sur le fonctionnement
12:02de l'État
12:02assez facilement.
12:03On va payer 80 milliards
12:04d'intérimement
12:05d'être encore cette année.
12:06Je vais me permettre
12:07de vous poser
12:07beaucoup de questions.
12:08Non, non,
12:08ce sont des faits
12:08pour argumenter.
12:09Je vais me permettre
12:10d'aller répondre quand même.
12:11D'ailleurs, du coup,
12:11j'ai oublié votre question.
12:12Vous voyez, tellement
12:12il y a eu de réponses
12:13sur d'autres choses.
12:14Comment est-ce que
12:15vous allez taxer les plus riches ?
12:17Alors, globalement,
12:19la pression fiscale
12:20sur les entreprises
12:20va baisser,
12:21mais elle sera plus juste.
12:23Par exemple,
12:24il y a aujourd'hui
12:25des entreprises...
12:25La justice fiscale,
12:27vous savez...
12:27Oui, je sais, justement,
12:29je vais vous expliquer.
12:29Il y a aujourd'hui
12:30des entreprises multinationales
12:32qui travaillent en France,
12:33qui font des bénéfices
12:35extraordinaires
12:36et qui ne payent pas d'impôts.
12:37De manière tout à fait légale,
12:38d'ailleurs.
12:39Et le boulanger du coin,
12:40lui...
12:40Attention, j'ai l'impression
12:41d'avoir Éric Coquerel
12:42en face de moi.
12:43Je l'aurai dimanche
12:44au Grand Rendez-vous,
12:44mais...
12:45C'est pas très gentil.
12:45Non, c'est pas que c'est pas gentil,
12:46c'est qu'il pense
12:48exactement comme vous.
12:48Non, pas du tout.
12:49Le boulanger du coin,
12:50lui, est écrasé fiscalement.
12:53Donc, il y a une injustice fiscale.
12:55Ce que nous voulons,
12:55c'est qu'il y ait une justice
12:56que, globalement,
12:57on paye moins,
12:58mais que ceux qui ne payent pas d'impôts
12:59alors qu'ils gagnent
13:00beaucoup d'argent en France
13:00en payent.
13:01Excusez-moi,
13:02mais c'est normal.
13:03C'est pas la chasse aux riches,
13:04c'est la chasse à l'injustice.
13:06Donc, vous allez traquer...
13:07M. Coquerel, lui,
13:09déteste les entrepreneurs,
13:11déteste les riches
13:11et pense que la richesse
13:13est une maladie.
13:14Non, le problème en France,
13:16c'est pas qu'il y a trop de riches,
13:17c'est qu'il n'y en a pas assez.
13:18Le rêve que nous avons,
13:19c'est qu'un petit Français,
13:21quel que soit son milieu social,
13:22quel que soit sa localisation
13:24sur le territoire,
13:25puisse avoir les moyens,
13:27s'il le veut,
13:27demain, d'être riches.
13:28Et qu'il ne rencontre pas
13:29à chaque étape
13:30un taxeur,
13:33quelqu'un qui vient lui apporter
13:34une norme
13:34et qui l'empêche de réussir.
13:36Pour prendre un exemple concret,
13:38LVMH,
13:38Bernard Arnault,
13:39qui emploie 200 000 personnes,
13:42à travers le monde
13:43et une majorité en France,
13:44puisque l'emploi est quand même
13:45surtout en France
13:46pour cette entreprise-là,
13:47aujourd'hui, vous faites quoi ?
13:48Vous vous dites,
13:49tiens, vous devriez payer
13:50plus d'impôts
13:51que vous ne payez actuellement ?
13:52Alors, je ne connais pas
13:53la fiscalité.
13:54Alors, il paye 5 milliards d'euros
13:55d'impôts
13:56et c'est le premier contributeur
13:58des entreprises.
13:58Je ne sais pas
14:00s'il passe par les ilusières,
14:02etc.
14:03Mais moi,
14:03quand j'entends ce nom-là,
14:04je suis plutôt fier
14:05et je ne vois pas un ennemi.
14:07Je n'ai pas un couteau
14:09entre les dents,
14:09une écharpe rouge.
14:11Oui, je pense à Amazon,
14:12par exemple.
14:12Voilà, soyons clairs.
14:13Je ne voulais pas les citer.
14:14Mais c'est très difficile
14:15d'aller les accès
14:16parce que leur siège
14:16n'est pas en France.
14:18D'accord.
14:18Est-ce qu'ils font du bénéfice
14:19en France ?
14:20Oui, ils font du bénéfice
14:21en France.
14:21Est-ce qu'ils en font beaucoup ?
14:22Oui.
14:23Est-ce qu'ils payent des impôts ?
14:24Non.
14:24Ils payent la TVA,
14:26ils payent un certain nombre
14:27d'impôts qui...
14:28Mais pas sur les endroits.
14:29Très bien,
14:29on aura tous compris
14:30qu'il y a là une faille.
14:31Est-ce que M. Arano
14:32crée des emplois ?
14:33Oui.
14:40Différence avec Y. Coquerel
14:41qui sera donc l'invité,
14:42vous l'aurez compris,
14:43du Grand Rendez-vous dimanche 19h44.
14:45Merci beaucoup Laurent Jacobelli
14:46d'avoir été l'invité
14:48du Grand Rendez-vous.
14:49Non, pas encore.
14:50D'Europe 1 soir.
14:50C'est dimanche.
14:51A tout de suite sur...
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