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Comment l'Allemagne a-t-elle pu se relever après la Première Guerre mondiale ? Découvrez comment Adolf Hitler a su capter la frustration et le désir de grandeur d'une nation désabusée.

Cet extrait plonge dans les motivations profondes qui ont poussé certains Allemands à suivre Hitler, même en dépit de ses échecs personnels. Il explore la puissance de son rhétorique et comment il a su transformer le ressentiment post-guerre en un mouvement national-socialiste.

La promesse d'un retour à la gloire passée, alimentée par la colère contre le Traité de Versailles, a séduit une population en quête de repères. L'analyse révèle comment la recherche d'un bouc émissaire a canalisé les frustrations et préparé le terrain pour des actions extrêmes.

Un regard glaçant sur les mécanismes de la propagande et de la manipulation de masse. Comment des camps de travail, présentés comme nécessaires à l'effort de guerre, ont pu masquer des intentions bien plus sombres.

#Nuremberg #Histoire #RamiMalek #RussellCrowe
Transcription
00:09J'aimerais qu'on parle d'Hitler.
00:14C'est intéressant que vous ayez mis si longtemps avant de m'interroger à ce propos.
00:19J'avoue que je suis curieux de savoir ce qui vous attirait tant chez lui.
00:23C'était un mauvais peintre, pas un très bon soldat non plus,
00:26et pourtant, vous l'avez tous admiré et vénéré.
00:32Il nous a fait nous sentir allemands à nouveau.
00:40Comment ?
00:42La première guerre avait laissé l'Allemagne exsangue.
00:46Et voilà qu'un homme débarque et nous déclare,
00:49nous pouvons retrouver notre grandeur passée.
00:54Vous n'auriez pas envie de suivre un homme comme lui ?
00:57Ça dépendrait de ce qu'il veut faire d'autre.
01:02La première fois que j'ai assisté à un discours d'Hitler,
01:06ça devait être en 1922,
01:10dans une pièce située au-dessus d'un café.
01:12Il devait y avoir une trentaine de personnes.
01:15On était en temps de paix,
01:17mais une paix sans nourriture, sans travail, sans chaussures.
01:21Et lui, il s'est levé, et il a dit les ventres français se remplissent sans vergogne de la douleur
01:27allemande.
01:29Et ensuite, pour donner du poids à vos menaces, il vous faut des baïonnettes.
01:35Rien, mon doux, à part le traité de Versailles.
01:40Et donc, ce soir-là, j'ai choisi de devenir national-socialiste.
01:46Après seulement une seule prise de parole.
01:49Eh bien, je savais que son discours plairait aux anciens soldats,
01:53et si on a des anciens soldats, on a des forces vives.
01:55Et même son antisémitisme s'est avéré utile d'un point de vue pratique.
02:00Ça nous a amené des hommes qui cherchaient des boucs émissaires pour canaliser leur frustration.
02:04Un ennemi à blâmer.
02:08Et les camps, on en parle ?
02:15Ils devaient être des camps de travail.
02:17Pour nos opposants politiques.
02:19Rien de plus.
02:21Et vous avez approuvé ces camps ?
02:22Des camps de travail, oui.
02:24Vous croyez vraiment
02:26que les Japonais internés par les Américains après Pearl Harbor
02:29n'ont pas été mis au travail ?
02:31Bien sûr qu'ils l'ont été.
02:33J'ai créé ces camps de travail pour le bien de l'Allemagne,
02:36pour l'effort de guerre.
02:39Pas pour qu'on y tue les gens.
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