00:00– Le cas Hendrick. L'agent d'Hendrick
00:02a dit aujourd'hui, de toute façon c'est clair,
00:04il repart à la fin de la saison,
00:06c'est dealé comme ça, c'est bon. Donc il y a zéro
00:08chance. Première question, il y a zéro
00:10chance qui reste. Et deuxième
00:12question, racontez-nous les coulisses
00:14de la venue de ce coup de l'hiver,
00:16parce que c'est dingue ce que vous avez réussi à faire là.
00:18– Alors oui, le deal pour le moment
00:20c'est qu'Hendrick est avec nous jusqu'à la fin de saison.
00:22– Pour le moment ? – En tout cas,
00:24c'est ce que le deal a bien sûr discuté avec
00:26le Real de Madrid. Donc là-dessus, il n'y a pas
00:27de sujet, il n'y a pas d'ambiguïté.
00:30Vraiment. Après, l'arrivée
00:32d'Hendrick, elle a été réfléchie dès la
00:34fin du Mercato d'août. Honnêtement...
00:36– De l'été ? – De l'été, oui, du Mercato d'août.
00:38Donc, on savait qu'on
00:40avait un poste qui était un
00:42vrai besoin pour nous, et on s'était donné
00:43cette fenêtre d'opportunité pour aller chercher
00:45en janvier. Il y avait quelques joueurs qui étaient potentiellement
00:48sur le marché, et Hendrick
00:50était un de ceux-là. Donc très vite,
00:52je suis rentré en contact.
00:53– Vous venez de prendre Schultz ?
00:55Bon, on se dit, bon, Schultz, personne ne le connaît, apparemment
00:57vous, les scouts, parce que vous suivez tous les champions et tout,
01:00et là, vous vous dites quoi ? Tiens, et si on
01:01tentait un truc de fou, pourquoi pas Hendrick ?
01:03C'est comme ça que ça fonctionne ? – Oui, oui, oui, parce qu'on n'a
01:05pas... Encore une fois, on vient de perdre
01:07Georges Mikotadze, il faut revoir
01:09la chronologie de la situation, donc
01:11on vient de perdre Mikotadze
01:13et Georges, on décide de ne pas le remplacer
01:15et on se dit, voilà, on doit tenir jusqu'à
01:17la prochaine fenêtre de marché, donc comment on fait ?
01:19On sait que Pavel peut nous donner du
01:21temps en numéro 9,
01:23bien sûr qu'il y a Martin Satriano qui était
01:25avec nous, qui était arrivé pour être
01:27un backup, pour être une doublure de Georges au départ,
01:30bien sûr, et du coup, on se met
01:31tout de suite en action, voilà,
01:33à contacter l'entourage d'Hendrick
01:35pour essayer de commencer à travailler...
01:37– L'entourage d'abord ou le club ou le réel ? – Non, d'abord l'entourage.
01:40– Ah, ok.
01:41Et l'entourage, vous y accédez comment ?
01:44– Alors, on a... – Comment ça se fait le jeu de réseau,
01:46en fait ? – Bah, c'est ça, le jeu de réseau, c'est qu'on
01:47connaît les agents du joueur,
01:49donc très vite, je rentre en contact avec les agents du joueur,
01:52Michael rentre en contact
01:53avec le Real de Madrid,
01:54du coup, voilà, on commence tout de suite les tractations
01:57avec Hendrick et l'entourage d'Hendrick
02:00pour lui expliquer, lui vendre le projet,
02:02le projet OL.
02:03On était un des seuls clubs
02:05qui n'avait pas de numéro 9, on va dire,
02:08titulaire dans son effectif,
02:11et on savait que
02:12Euse allait chercher sûrement un club
02:14pour trouver du temps de jeu
02:16pour la Coupe du Monde qui allait se passer...
02:17– Ça, vous saviez, il avait besoin de temps de jeu.
02:19– Oui, oui, ça, on le savait,
02:20parce qu'il y avait déjà une porte
02:22qui était entre-ouverte sur l'été précédent,
02:24mais bon, je sais que le Real Madrid
02:25l'a refermé très vite,
02:27mais ensuite, voilà...
02:28– D'ailleurs, si on est sur le temps de jeu,
02:29vous pouvez nous raconter
02:29comment se passe le prêt concrètement ?
02:32Il faut qu'il joue
02:33pour que vous ayez moins à payer, c'est ça ?
02:35– Oui, c'est ça,
02:36alors il y a une structure de deal
02:39qui fait que plus il joue, moins on paye.
02:42– D'accord.
02:42– Ça tombe bien, il est bon.
02:44– Sauf que le carton rouge ne vous arrange pas.
02:47– Non, il ne nous arrange pas.
02:49– Mais ça, c'est courant ?
02:52C'est la première fois qu'on entend parler de ça.
02:54Il y a la même chose,
02:55semble-t-il, avec Nouwen Eri à Marseille,
02:57mais vous qui êtes dans le...
02:58– Oui, oui, oui, de plus en plus, je pense.
02:59– De plus en plus.
02:59Il y a de plus en plus
03:01plein de trucs chelous dans les...
03:03– Il y a un nombre de matchs précis...
03:05– C'est un deal gagnant-gagnant, quelque part.
03:07– Si le joueur est bon.
03:08– Oui, si le joueur est bon, bien sûr.
03:09– Le problème, c'est si on est obligé
03:10de le faire jouer alors qu'il n'est pas.
03:11– Je pense que le Real Madrid a aussi besoin
03:12de... Le joueur joue, continue.
03:15C'est encore un très jeune joueur
03:16qui a besoin encore de progresser.
03:17– Je ne sais pas si vous pouvez rentrer
03:18dans les détails, mais on peut savoir
03:19le nombre de matchs qu'il faut qu'il joue ?
03:21– Non, c'est dégressif.
03:23Écoutez, c'est pas...
03:24La structure, elle est très simple,
03:26en fin de compte.
03:28– Bon.
03:29– Alors, ça, c'est côté technique des contrats.
03:31Mais après, il y a un autre truc
03:32que moi, j'aime bien
03:33quand on recrute quelqu'un
03:34ou quand on fait un coup comme ça.
03:36C'est ce que je pourrais appeler
03:37la méthode un peu à l'ancienne.
03:39C'est-à-dire l'intervention d'amis.
03:42Et là, en l'occurrence,
03:44on sait que les Brésiliens
03:45qui sont passés par l'OL récemment
03:47ont joué un rôle.
03:49Guimaraes, Paqueta notamment.
03:52Racontez-nous un petit peu ça.
03:52Il paraît que même au Real,
03:54même Mbappé a dit à Henrik,
03:56va à Lyon, c'est un top club,
03:58tu vas jouer là-bas ?
03:59– Oui, alors c'est les infos que j'ai,
04:00oui, apparemment.
04:01Oui, Kylian et Aurélien Chouavini,
04:03apparemment, voilà,
04:04ont poussé aussi en lui disant
04:05écoute, Lyon, c'est un top club,
04:07va les rejoindre, va jouer,
04:09va marquer des buts, va t'éclater.
04:10Je pense que c'était un joueur
04:11qui avait aussi besoin de ça.
04:13Mais bien sûr que, oui,
04:14Paqueta et Guimaraes, je pense,
04:15ont été en contact avec Henrik
04:16pendant la période
04:17avant d'arriver chez nous.
04:19Et après, il y a eu tout le projet
04:20qu'on a subi vendre
04:21avec nous en tant que dirigeants,
04:24bien sûr,
04:24et Paolo avec son projet de jeu à lui.
04:26– Est-ce qu'il y a un monde
04:27où, je ne sais pas,
04:28l'OL gagne des titres,
04:29Henrik flambe,
04:30et on se dit là quand même,
04:31je suis bien.
04:32– Je suis un monde plus.
04:33S'il y a toujours autant de joueurs au Real,
04:35voilà, je reste.
04:36– Alors, Henrik parle souvent de Dieu.
04:39Je dis, il n'y a que Dieu qui sait ça.
04:41Pour moi, pour l'instant,
04:42on verra la suite.
04:43Mais nous, pour l'instant,
04:44on est très heureux
04:45d'avoir Henrik avec nous.
04:46On a vu déjà dès le début
04:47qu'il nous apporte déjà
04:48en termes de stats,
04:50mais aussi en termes d'impact.
04:52– Notoriété, images.
04:55– Et d'ailleurs,
04:55quand on est sur Henrik,
04:56vous pensez quoi de...
04:57Je m'imagine que vous êtes solidaire
04:58de votre entraîneur
04:59qui a dit qu'il fallait protéger les artistes
05:01et qu'il avait un traitement de faveur
05:02que Fonseca n'était plus habitué
05:05à voir dans le football d'aujourd'hui ?
05:07– C'est vrai qu'il faut protéger
05:09les joueurs talentueux,
05:11les dribbleurs surtout,
05:12parce que je pense que c'est ces joueurs-là
05:13qui sont plus ou moins ciblés.
05:16Et c'est vrai que ça m'a un peu dérangé
05:18le match de samedi
05:20où les premiers contacts
05:21ont été très rudes.
05:23– Il y a une grosse fausse d'abling
05:24dans la première minute.
05:24– Voilà, exactement.
05:25On ne joue pas le ballon,
05:27on joue le joueur directement.
05:29Écoutez, moi, je dis à mes défenseurs,
05:31bien sûr, d'être agressif.
05:32Et ça, il n'y a pas de souci avec ça.
05:33– Mais vous faites un travail avec lui aussi,
05:35j'imagine Henrik,
05:35pour qu'il se contrôle,
05:36parce que là, tous les adversaires,
05:37tous les défenseurs
05:38vont sans doute essayer
05:39de le faire des goupillés.
05:40– Non, bien sûr,
05:41bien sûr qu'on travaille avec lui.
05:42Après, c'est encore un très jeune joueur.
05:44Voilà, il faut gérer aussi
05:45ces émotions-là.
05:46Voilà, il enchaîne aussi les matchs,
05:48ce qu'il n'avait pas l'habitude
05:49de faire non plus.
05:50Donc, il peut aussi avoir
05:52la fatigue mentale
05:53qui fait qu'on peut faire des gestes.
05:55Mais encore une fois,
05:56le geste de samedi,
05:57je pense qu'il est plutôt
05:58malchanceux, malheureux
06:00qu'une vraie faute pour blesser.
06:02– Mais cela dit,
06:02c'est peut-être un élément
06:03à prendre en compte la Ligue 1,
06:04sa dureté, dont on parle souvent,
06:06tous les joueurs étrangers le disent.
06:08Et Hendrik, dans son premier match,
06:10il a eu deux, trois attitudes
06:11où quelque part,
06:12il provoquait un peu ça.
06:13Donc, est-ce que ça aussi,
06:14ça fait partie de la culture Ligue 1,
06:16on va dire ?
06:17– C'est surtout la culture brésilienne
06:19où c'est un dribbler,
06:21c'est un joueur qui veut
06:22éliminer son adversaire.
06:24Donc, il y en a de moins en moins.
06:25Ça, c'est vrai.
06:26Et par moments,
06:27ça peut avoir l'air d'être provocateur.
06:29Mais non, ça ne l'est pas.
06:29C'est juste un joueur
06:30qui s'amuse sur le terrain,
06:31qui prend du plaisir,
06:32qui veut dribbler,
06:33qui veut faire du spectacle.
06:35Et des fois,
06:35c'est vrai que les défenseurs,
06:36ça peut les...
06:37Et là, on a vu que, voilà,
06:39c'est pas sympa ce que lui a fait.
06:40– Sous-titrage Société Radio-Canada
06:44– Sous-titrage Société Radio-Canada
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