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  • il y a 8 minutes
Le directeur technique de l'Olympique Lyonnais Matthieu Louis-Jean était l'invité exceptionnel de l'After Foot ce mardi sur RMC. L'occasion d'évoquer les méthodes de recrutement de l'OL, l'avenir de Paulo Fonseca, celui de Corentin Tolisso ou encore les coulisses de l'arrivée d'Endrick.

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Transcription
00:00On est ravis d'avoir Mathieu Louis-Jean parce que je crois que vous ne vous exprimez pas souvent.
00:06Ces derniers temps, vous parliez pas mal d'arbitrage quand même,
00:08mais une longue interview pour parler du club, parler de la façon de travailler à Lyon,
00:13c'est intéressant et on est content que ce soit dans l'after.
00:16Écoutez, je suis ravi d'être là.
00:17C'est vrai que pour moi, c'est une première ici, bien sûr.
00:20Après, moi, je viens du scouting.
00:22Donc en général, le scouting, c'est la discrétion.
00:25C'est les dossiers secrets.
00:27Exactement.
00:28Sauf que maintenant, vous êtes directeur sportif.
00:30Technique.
00:31Oui, c'est quoi le terme ?
00:33Il y a directeur du football, directeur technique, directeur sportif.
00:37Je suis directeur technique, bien sûr.
00:39Après, voilà, j'ai pas mal de prérogatives du directeur sportif.
00:42Mais est-ce qu'il y a quand même un lien important ?
00:44Je trouve que dans ce changement de titre, c'est par rapport au fait d'aligner les différentes équipes.
00:48On le dit souvent sur la façon de jouer, il y a une stratégie plus globale.
00:52Donc le terme technique, il n'est pas cosmétique.
00:55Il sert à quelque chose.
00:56Il veut dire quelque chose, en tout cas.
00:57Bien sûr.
00:58C'était aussi dans l'ambition de mettre une stratégie en place, une stratégie sportive.
01:03Et ce qu'on a mis en place aussi avec toute l'équipe.
01:05Plus, Michael Gerlinger, Jean Sudresse, Benjamin Charrier.
01:09On est toute une équipe.
01:10Et moi, bien sûr, je chapote le sportif, le technique.
01:13Alors, la stratégie, ça a été le grand sujet, évidemment.
01:16Et c'est ça qui nous intéresse forcément.
01:19Et que les supporters lyonnais veulent connaître, en tout cas les dessous, de cette espèce de miracle permanent.
01:27Je ne sais même plus s'il faut dire ça maintenant, parce qu'on est quand même en février maintenant.
01:29Mais de là où on est parti, cet été, et de cette catastrophe qui était quasi annoncée,
01:36quels souvenirs vous gardez d'abord de ce moment-là en termes d'angoisse, de stress, de non-connaissance du lendemain ?
01:44Écoutez, sur le coup, c'est clair que tout le monde a été inquiet, très inquiet.
01:47Quand on a pris la décision de la relégation en Ligue 2, je pense que ça a mis un coup à tout le monde.
01:54Mais bon, on savait que Michel Kang était là, Michael Gerlinger était là aussi pour travailler pour la suite.
02:00Travailler justement le fait de sauver le club, ce qu'ils ont fait, avec succès.
02:05Et pour nous, c'était important, dans cette même période, de travailler justement sur l'après.
02:10Mettre une stratégie en place pour pouvoir être efficace rapidement sur le recrutement.
02:13Et je pense que c'est ce qu'on a fait.
02:15Alors, une fois que le club a été sauvé, que les dirigeants ont dit, bon ben voilà, il y a des sous,
02:21donc on ne va pas descendre.
02:22Le problème, c'est de savoir combien il y en a, des sous.
02:25Et pour vous, surtout, les Lyonnais qui écoutaient et tout, ils disaient,
02:28mais quelle équipe on va avoir ? Est-ce qu'on va jouer le maintien ?
02:33Au haut du classement, personne n'y pensait.
02:36Donc, comment on vous a présenté le truc ?
02:37On vous a dit, il y a un budget zéro, il y a un budget moyen.
02:41Vous étiez là, vous attendiez à votre bureau qu'on vous dise, bon ben voilà, il y a tant.
02:45Ça s'est passé comment ?
02:46Alors, ça s'est passé qu'en amont, on a travaillé plusieurs scénarios.
02:49C'était important pour nous parce que voilà, on n'a pas attendu la décision sans rien faire.
02:54On a travaillé plusieurs scénarios, donc un avec rien, honnêtement.
02:57Avec rien, mais comment on travaille avec rien ?
02:58Comme le Hav peut le faire et que Mathieu Bonnebert fait très bien.
03:01Oui, avec les prêts quoi.
03:02Exactement, des prêts, des joueurs libres, voilà, on s'était préparé à ça.
03:07Après, avec un peu de moyens et avec un peu plus, ce qu'on a pu avoir, parce que c'était plutôt équilibré ce qu'on a pu faire.
03:13Et vous, c'était quoi ? C'était un budget S, M, L, L ?
03:16C'était aller au maximum M.
03:19Est-ce qu'à ce moment-là, quand vous bossez, dans le milieu du foot, l'OL a une mauvaise image ?
03:24Et est-ce que c'est compliqué de convaincre un agent, un joueur de venir à Lyon ?
03:28Alors oui, on a des périodes où ça a été compliqué, clairement, parce que voilà, c'était annoncé partout que le club était relégué en Ligue 2, qu'il y avait des problèmes de trésorerie.
03:37Donc c'est vrai, dans certaines négociations, ça a été très compliqué.
03:40Ils avaient peur de ne pas être payés ?
03:41Exactement, avec certains clubs.
03:43C'est vrai que j'ai eu l'anecdote avec Mayork, oui, ça a été long, les négociations, les tractations étaient longues avec Mayork, parce qu'ils avaient peur de ne pas être payés pour Dominique, exactement.
03:53Donc on a eu la chance que, voilà, Dominique croyait beaucoup au projet, nous aussi, on a gardé le contact, et à la fin, voilà, ça s'est plutôt bien passé avec Mayork.
04:00Mais c'est clair qu'il y avait une crainte, il y avait tellement d'articles de partout qui sortaient qu'on payait.
04:04Bon, on peut comprendre les clubs.
04:06Non, bien sûr, bien sûr.
04:07Si le club fait faillite, ils ne sont pas payés.
04:09Mais d'ailleurs, il y a une autre question, j'enjombe un peu là, au niveau de la chronologie, mais sur le mercato d'hiver, il y a beaucoup de supporters, des autres équipes évidemment, qui se disent, mais on ne comprend pas, à Lyon, ils sont quand même dans une situation compliquée, même si c'est plus stable maintenant.
04:22Et ils ont fait venir, alors il y a des prêts évidemment, mais ils ont fait venir 6 joueurs, Hendrik, Narté, 4, Yaremchouk, pardon, et Kamara, c'est ça ?
04:31Oui, c'est ça.
04:32Et ça, c'est une question qu'on entend beaucoup en se disant, mais comment c'est possible ? On les dit au bord du précipice et ils y arrivent quand même.
04:39Alors si vous regardez la chronologie, justement, de nos rencontres avec la DNCG, on a changé de statut sur la dernière rencontre avec la DNCG.
04:48On n'était plus qu'encadré sur la masse salariale et plus sur les transferts, donc ça nous donnait un peu de liberté.
04:54Mais c'est surtout qu'à la fin du mercato, en août, on n'a pas tout dépensé de l'enveloppe qu'on avait.
05:00On s'était gardé une fenêtre d'action pour le mois de janvier justement.
05:04De là déjà, voilà, l'orientation vers un joueur comme Hendrik.
05:07Ça, c'est déjà quelque part un risque calculé parce qu'en août, c'est l'urgence.
05:13Il faut mettre une équipe viable à monter dans l'urgence et vous avez déjà l'idée quand même de garder une poche pour l'hiver.
05:19Non, exactement, parce qu'on se retrouve dans une situation où on perd Georges Mikotadze très tard.
05:24Du coup, pour le remplacer, c'est pratiquement impossible.
05:27Remplacer Georges sans moyens, honnêtement, ça aurait été un miracle.
05:31Maintenant, on s'est tous posés, que ce soit avec le coach, Paolo, Michael, Benjamin, on s'est dit qu'est-ce qu'on fait ?
05:39Est-ce qu'on va sur un joueur qui va être juste un appui à l'effectif et pas une vraie plus-value à l'équipe ?
05:46Où on attend, on patiente, voilà, on avait construit un effectif.
05:49On savait qu'il était compétitif, qu'il allait nous donner vraiment ce qu'on voulait.
05:53Sauf qu'il y avait plus d'attaquants.
05:55Fonseca, il disait quoi de ça ?
05:56Encore une fois, on a pris cette décision ensemble.
05:59Elle a été collégiale.
06:00Plutôt pas de panic buy et garder un effectif sans vraie attaquant, plutôt que de prendre un mauvais, entre guillemets.
06:06Fonseca, il a dit ok, je vais me démerder dans mes schémas, dans mon football, c'est possible de jouer ça en oeuf, on va faire autrement.
06:13Paolo a été très acteur de la situation.
06:15Je vous dis, la dernière journée de Mercato, on était tous ensemble.
06:18On était assis dans le bureau de Michael et on se disait comment on fait ? Est-ce qu'on agit ? On n'agit pas.
06:23Et c'est vrai que Paolo, là-dessus, il a été très direct.
06:26Moi, je suis capable de jouer dans différents systèmes, différentes formations, avec bien sûr le même projet de jeu.
06:32Ça, ça ne change pas.
06:33Mais il était capable de jouer sans le vrai numéro 9, ce qu'on a fait au tout début du championnat.
06:37Ça a été plutôt efficace.
06:39Et par la suite, en vrai, notre vrai numéro 9, c'était Pavel Sulk, qui est devenu numéro 9 et qui est là, troisième buteur du championnat.
06:46On peut prendre un peu la liste au mois d'août des joueurs.
06:50Alors, j'en ai noté, vous allez compléter.
06:52Bon, alors, donc, Rubin Kluivert, Sulk, Karabetz, Taylor Morton.
06:59Aidez-moi à rajouter les...
07:01Taliafico, qu'il a fallu...
07:03Taliafico, oui, qu'il a fallu convaincre de rester.
07:06On va plutôt parler de ce qui arrive, parce que, en fait, si j'en parle, c'est parce que...
07:10Bah, quand on est fin août et qu'on voit cette liste, on dit, bon, bah, ok, très bien.
07:16Bah, ils vont faire quoi avec ça, quoi ?
07:18Parce qu'on ne connaît pas.
07:21République Tchèque, Taylor Morton...
07:24Et on était un peu...
07:25Je crois que c'était un antivirus.
07:28On était hyper perplexes.
07:30Mais vous, vous aviez quoi comme certitude ?
07:33Je pense que le mot est un petit peu fort, peut-être.
07:35Vous aviez quoi comme garantie sur ces profils ?
07:38Vous les suiviez depuis longtemps ?
07:39Ils étaient dans vos petits cahiers ?
07:40Comment ça se passe, en fait ?
07:42Bah oui, bien sûr, peut-être que vous, vous ne les connaissiez pas,
07:44mais nous, on les connaissait, et même très bien.
07:46Non, non, c'est des joueurs, c'est des profils qui ont été travaillés en amont, longuement.
07:50Je vais vous donner quelques cas.
07:52Un jeune joueur comme Afonso Moreira...
07:55Oui, comment j'ai pu oublier, en plus, mon chouchou, bien sûr, Moreira.
07:57Je le rajoute tout de suite sur ma liste.
07:58Il l'a donné, Jean-Louis.
08:00On voulait une doublure à Malik, suite au départ de Seyde Benrahma,
08:04sur la fenêtre de Mercato précédente.
08:07On voulait un joueur de vitesse, de profondeur.
08:09capable de, bien sûr, stater,
08:14mais aussi de mettre de l'intensité dans le projet de jeu de Paolo.
08:18Et il matchait tout ce qu'on voulait faire.
08:19Et c'est un recrutement vraiment scouting, en fin de compte.
08:23C'est notre recruteur au Portugal,
08:25qui identifie le joueur, pardon,
08:27qui fait remonter l'information.
08:29Benjamin va le voir plusieurs fois.
08:32et il matche tous les critères qu'on veut au poste.
08:35Donc voilà, ça s'est fait plutôt naturellement.
08:36Parce qu'encore une fois, c'était les qualités qu'on recherchait.
08:40Vraiment, sur toute cette fenêtre de marché,
08:43on a essayé de trouver des joueurs
08:44qui matchaient le projet de jeu de Paolo.
08:47Pour nous, c'était vraiment ce qui était le plus important.
08:49Ce qui veut dire projet de jeu de Paolo,
08:52état d'esprit,
08:53et adaptabilité, bien sûr,
08:56au fait de pouvoir jouer différentes positions.
08:58Et ça a été le cas.
08:59Mathieu-Jean est avec nous,
09:00pardon, directeur technique de l'OL.
09:01Vous parliez de scouting au début.
09:03Je viens du scouting.
09:05Comment se passe aujourd'hui la cellule de scouting à Lyon ?
09:08Qui y travaille ?
09:10Parce qu'on voit la liste de ces joueurs-là.
09:12Finalement, il n'y a quasi que des succès.
09:14On parlait de Schultz également tout à l'heure.
09:17Mais comment ça fonctionne à l'OL aujourd'hui ?
09:19Alors, le responsable de la cellule,
09:21c'est Benjamin Charrier,
09:21avec qui je travaille maintenant depuis quelques années,
09:24qui m'a rejoint quand je suis arrivé justement à l'OL,
09:26moi étant directeur du recrutement.
09:29Benjamin est un travailleur vraiment important.
09:36Il a une qualité forte, Benjamin.
09:38C'est qu'il a une analyse tactique des joueurs
09:41capable de projeter dans le projet de jeu du coach,
09:44qui est impressionnante, vraiment excellente.
09:47Il nous a trouvé vraiment des joueurs de qualité
09:49avec un potentiel de développement important.
09:52Et il a quatre recruteurs dans la cellule de recrutement.
09:55Voilà, on a une cellule qui est normale, on va dire.
09:59Voilà, et elle a été très, très efficace sur cette fenêtre de marché.
10:02J'ai une question sur l'état d'esprit,
10:04parce qu'on a l'impression,
10:05on parle beaucoup de l'équipe de copains.
10:06Alors, ça gagne, évidemment, c'est plus facile.
10:08Mais quand même, dès le départ,
10:08on a vu qu'il y avait un truc un peu particulier
10:10qui s'est passé sur les quasi-ruines, quoi.
10:13On a l'impression qu'il y a un truc qui est né.
10:15On parlait de l'adaptabilité au projet de jeu du coach
10:17de la part de votre recruteur.
10:19J'ai l'impression qu'il y a un état d'esprit dingue aussi
10:21chez ces gars-là, qu'il n'y a pas d'erreur là-dessus.
10:23Donc, comment on fait pour avoir ça ?
10:25C'est un élément, on le sait, que vous prenez en compte.
10:27Non, bien sûr, c'est un des critères
10:28qui était fondamental pour nous.
10:29Vraiment, travailler sur un collectif fort.
10:31On voulait des joueurs capables d'attaquer ensemble,
10:34défendre ensemble, courir ensemble, gagner ensemble.
10:36Donc, on savait qu'on allait perdre du talent.
10:38On en a perdu, et beaucoup.
10:39Des joueurs importants, des joueurs majeurs.
10:41Mais on voulait vraiment travailler sur cet état d'esprit.
10:43Et voilà, on a fouillé sur les caractères des joueurs,
10:46sur les informations qu'on a pu rechercher
10:49dans leur club précédent.
10:50Et ça a plutôt bien marché.
10:51Il est 22h16, on est là jusqu'à minuit.
10:53L'OM sera au programme après 23h.
10:55Avec les infos du jour, on ira en Angleterre également.
10:58Mais pour l'instant, avec Jean-Louis Tour,
10:59Daniel Riello, Florent Gautreau,
11:00nous recevons Mathieu Louis-Jean
11:02dans l'after-directeur technique de l'OL.
11:04Avec mille questions, évidemment.
11:06Alors, vous me permettez ?
11:07Tu es sur-excité, ce soir ?
11:09Bah oui, je ne me prenais pas le temps.
11:10Quand il est comme ça, je le connais, il est sur-excité.
11:11Ouais, c'est vrai, je suis au bloc.
11:12Ouais, je vois ça.
11:13Alors, vas-y.
11:14Le cas Hendrick.
11:15Oui.
11:16L'agent d'Hendrick a dit aujourd'hui,
11:17de toute façon, c'est clair,
11:18il repart à la fin de la saison,
11:20c'est d'il est comme ça, c'est bon.
11:22Donc, il y a zéro chance.
11:24Première question, il y a zéro chance qui reste.
11:26Et deuxième question, racontez-nous
11:27les coulisses de la venue de ce coup de l'hiver,
11:30parce que c'est dingue ce que vous avez réussi à faire, là.
11:33Alors oui, le deal pour le moment,
11:35c'est qu'Hendrick est avec nous jusqu'à la fin de saison.
11:36Pour le moment ?
11:37En tout cas, c'est ce que le deal a été bien sûr
11:40discuté avec le Real de Madrid.
11:41Donc là-dessus, il n'y a pas de sujet,
11:43il n'y a pas d'ambiguïté, vraiment.
11:46Après, l'arrivée d'Hendrick,
11:47elle a été réfléchie dès la fin du Mercato d'août.
11:50Honnêtement.
11:50De l'été ?
11:51De l'été, oui, du Mercato d'août.
11:53Donc, on savait qu'on avait un poste
11:55qui était un vrai besoin pour nous,
11:57et on s'était donné cette fenêtre d'opportunité
11:59pour aller chercher en janvier.
12:00Il y avait quelques joueurs qui étaient potentiellement sur le marché,
12:04et Hendrick était un de ceux-là.
12:05Donc, très vite, je suis rentré en contact.
12:08Là, je vous coupe.
12:08Vous venez de prendre Schultz.
12:10Bon, on se dit, bon, Schultz, personne ne le connaît,
12:12apparemment, vous, les scouts,
12:13parce que vous suivez tous les champions et tout.
12:14Et là, vous vous dites quoi ?
12:15Tiens, et si on tentait un truc de fou,
12:17pourquoi pas Hendrick ?
12:18C'est comme ça que ça fonctionne ?
12:19Oui, oui, oui, parce qu'on n'a pas...
12:21Encore une fois, on vient de perdre Georges Mikotadze.
12:23Il faut revoir la chronologie de la situation.
12:26Donc, on vient de perdre Mikotadze et Georges.
12:28On décide de ne pas le remplacer,
12:30et on se dit, voilà,
12:31on doit tenir jusqu'à la prochaine fenêtre de marché.
12:33Donc, comment on fait ?
12:34On sait que Pavel peut nous donner du temps en numéro 9.
12:38Bien sûr qu'il y a Martin Satriano qui était avec nous,
12:41qui était arrivé pour être un backup,
12:42pour être une doublure de Georges au départ.
12:44Bien sûr.
12:45Et du coup, on se met tout de suite en action,
12:47voilà, à contacter l'entourage d'Hendrick
12:50pour essayer de commencer à travailler.
12:52L'entourage d'abord ou le club ou le réel ?
12:53Non, d'abord l'entourage.
12:55Ok.
12:56Et l'entourage, vous y accédez comment ?
12:58Comment ça se fait, le jeu de réseau, en fait ?
13:00C'est ça, le jeu de réseau.
13:02C'est qu'on connaît les agents du joueur.
13:04Donc, très vite, je rentre en contact avec les agents du joueur.
13:07Michael rentre en contact avec le Real de Madrid.
13:10Du coup, voilà, on commence tout de suite les tractations
13:12avec Hendrick et l'entourage d'Hendrick
13:14pour lui expliquer, lui vendre le projet, le projet OL.
13:17On était un des seuls clubs qui n'avait pas de numéro 9,
13:22on va dire, titulaire dans son effectif.
13:25Et on savait qu'eux allaient chercher sûrement un club
13:28pour trouver du temps de jeu pour la Coupe du Monde
13:31qui allait se passer.
13:32Donc ça, vous savez, il avait besoin de temps de jeu.
13:33Oui, ça, on le savait.
13:34Parce qu'il y avait déjà une porte qui était entre-ouverte
13:37sur l'été précédent.
13:38Mais bon, je sais que le Real Madrid l'a refermé très vite.
13:42Mais ensuite, voilà.
13:42D'ailleurs, si on est sur le temps de jeu,
13:43vous pouvez nous raconter comment se passe le prêt concrètement.
13:47Il faut qu'il joue pour que vous ayez moins à payer, c'est ça ?
13:50Oui, c'est ça.
13:50Alors, il y a une structure de deal
13:54qui fait que plus il joue, moins on paye.
13:56D'accord.
13:57Ça tombe mieux, il est bon.
13:59Donc le carton rouge ne vous arrange pas.
14:02Non, il ne nous arrange pas.
14:04Pour plein de raisons.
14:05Mais ça, c'est courant.
14:06C'est la première fois qu'on t'en parlait de ça.
14:08Il y a la même chose, semble-t-il, avec nous,
14:10à Neri, à Marseille.
14:11Oui, oui, oui, de plus en plus, je pense.
14:13De plus en plus.
14:14Il y a de plus en plus plein de trucs chelous dans les temps.
14:18Il y a un nombre de matchs précis.
14:19Ça a dit le gagnant-gagnant, quelque part.
14:22C'est le joueur est bon.
14:23Oui, c'est le joueur est bon.
14:23Le problème, c'est si on est obligé de le faire jouer alors qu'il n'est pas bon.
14:25Je pense que le Real Madrid a aussi besoin de...
14:27Le joueur joue, continue.
14:29C'est encore un très jeune joueur qui a besoin encore de progresser.
14:31Je ne sais pas si vous pouvez rentrer dans les détails,
14:33mais on peut savoir le nombre de matchs qu'il faut qu'il joue ?
14:36Non, c'est dégressif.
14:37Écoutez, c'est pas...
14:39La structure, elle est très simple, en fin de compte.
14:42Bon.
14:43Ça, c'est le côté technique des contrats.
14:46Mais après, il y a un autre truc que moi, j'aime bien
14:47quand on recrute quelqu'un ou quand on fait un coup comme ça.
14:51C'est ce que je pourrais appeler la méthode un peu à l'ancienne.
14:54C'est-à-dire l'intervention d'amis.
14:57Et là, en l'occurrence, on sait que les Brésiliens
15:00qui sont passés par l'OL récemment ont joué un rôle.
15:03Guimaraes, Paqueta notamment.
15:06Racontez-nous un petit peu ça.
15:07Il paraît que même au Réal, même Mbappé, a dit à Henrik,
15:11va à Lyon, c'est un top club, tu vas jouer là-bas ?
15:13Oui, alors c'est les infos que j'ai, oui.
15:15Apparemment, Kylian et Aurélien Chouavini, apparemment,
15:18on poussait aussi en lui disant, écoute, Lyon, c'est un top club,
15:22va les rejoindre, va jouer, va marquer des buts, va t'éclater.
15:25Je pense que c'était un joueur qui avait aussi besoin de ça.
15:27Mais bien sûr que oui, Paqueta et Guimaraes, je pense,
15:30ont été en contact avec Henrik pendant la période avant d'arriver chez nous.
15:33Et après, il y a eu tout le projet qu'on a subi vendre avec nous en tant que dirigeants, bien sûr,
15:39et Paolo avec son projet de jeu à lui.
15:40Il y a eu un coup de fil.
15:41Attendez, attendez, parce que les Jeux Olympiques nous appellent.
15:43Ah oui, Arnaud Valadon nous appelle parce qu'il se passe des choses à la patinoire olympique.
15:47Arnaud, bonsoir.
15:48Bonsoir à tous et quelle bonne nouvelle.
15:51Adam Siaouimfa, notre chance de médaille en patinage artistique chez les hommes.
15:55Il vient de faire 102,55, 10 points d'avance sur l'italien Daniel Grassel.
16:00Il va être très haut placé, les meilleurs arrivent, mais il fera au minimum top 5.
16:03La France du patinage qui attend un médaille olympique depuis Philippe Candeloron, 98 à Nagano.
16:09Verdict vendredi avec le programme libre et verdict surtout de la fin de ce concours dans une dizaine de minutes.
16:14Merci Arnaud, bonne soirée.
16:16Est-ce qu'il y a un monde où, je ne sais pas, l'OL gagne des titres, Hendrik flambe et on se dit là quand même, je suis bien.
16:23Je suis un grand plus.
16:24S'il y a toujours autant de joueurs au Réal.
16:25Voilà, je reste.
16:27Alors, Hendrik parle souvent de Dieu.
16:29Je dis, il n'y a que Dieu qui sait ça.
16:31Pour moi, pour l'instant, on verra la suite.
16:34Mais nous, pour l'instant, on est très heureux d'avoir Hendrik avec nous.
16:37On a vu déjà dès le début qu'il nous apporte déjà en termes de stats, mais aussi en termes d'impact.
16:43Notoriété, images.
16:43Exactement.
16:44Et d'ailleurs, quand on est sur Hendrik, vous pensez quoi ?
16:47Je m'imagine que vous êtes solidaire de votre entraîneur qui a dit qu'il fallait protéger les artistes
16:51et qu'il avait un traitement de faveur que Fonseca n'était plus habitué à voir dans le football d'aujourd'hui.
16:58C'est vrai qu'il faut protéger les joueurs talentueux, les dribbleurs surtout,
17:02parce que je pense que c'est ces joueurs-là qui sont plus ou moins ciblés.
17:06Et c'est vrai que ça m'a un peu dérangé le match de samedi où les premiers contacts ont été très rudes.
17:13Il y a une grosse fausse d'abligne dans la première minute.
17:14Voilà, exactement.
17:15On ne joue pas le ballon, on joue le joueur directement.
17:19Écoutez, moi je dis à mes défenseurs bien sûr d'être agressifs.
17:23Et ça, il n'y a pas de souci avec ça.
17:24Mais vous faites un travail avec lui aussi, j'imagine Hendrik, pour qu'il se contrôle.
17:26Parce que là, tous les adversaires, tous les défenseurs vont sans doute essayer de le faire des goupillés.
17:30Non, bien sûr, bien sûr qu'on travaille avec lui.
17:33Après, c'est encore un très jeune joueur.
17:34Il faut gérer aussi ses émotions-là.
17:37Il enchaîne aussi les matchs, ce qu'il n'avait pas l'habitude de faire non plus.
17:40Donc il peut aussi avoir la fatigue mentale qui fait qu'on peut faire des gestes.
17:45Mais encore une fois, le geste de samedi, je pense qu'il est plutôt malchanceux, malheureux, qu'une vraie faute pour blesser.
17:52Mais cela dit, c'est peut-être un élément à prendre en compte, la Ligue 1, sa dureté, dont on parle souvent.
17:56Tous les joueurs étrangers le disent.
17:59Et Hendrik, dans son premier match, il a eu deux, trois attitudes où quelque part il provoquait un peu ça.
18:03Donc est-ce que ça aussi, ça fait partie de la culture Ligue 1, on va dire ?
18:07C'est surtout la culture brésilienne où c'est un dribbler.
18:11C'est un joueur qui veut éliminer son adversaire.
18:14Donc il y en a de moins en moins.
18:16Ça, c'est vrai.
18:17Et par moments, ça peut avoir l'air d'être provocateur.
18:19Mais non, ça ne l'est pas.
18:20C'est juste un joueur qui s'amuse sur le terrain, qui prend du plaisir, qui veut dribbler, qui veut faire du spectacle.
18:25Et des fois, c'est vrai que les défenseurs, ça peut les...
18:28Et là, on a vu que ce n'est pas sympa ce que lui a fait.
18:32Vous avez fini sur Hendrik ? On peut passer à autre chose ?
18:34Oui, vas-y, lâche-toi.
18:35Non, je voudrais revenir sur le recrutement et les noms qu'on a cités tout à l'heure.
18:39Bon, ok, très bien.
18:40On voit bien que ça marche.
18:42Morton, vite convaincant.
18:43Morera, c'est devenu un chouchou.
18:45Les autres ont peut-être mis un peu plus de temps.
18:47Mais ça a fini par marcher.
18:48Même Robin Kluivert, dont on doutait énormément après ses premières sorties.
18:52Il faudra qu'on en parle de Kluivert.
18:53Mais bon, moi, je dis, ok, c'est très bien.
18:56Mais l'OM aussi a fait un recrutement.
18:58Monaco aussi a fait un recrutement avec des joueurs qui promettaient.
19:01Moi, je trouve que l'alchimie de quand ça marche ou de quand ça ne marche pas,
19:05c'est très délicat et compliqué à expliquer.
19:10Comment un directeur sportif peut faire en sorte que ça marche ou que ça ne marche pas ?
19:14Il y a des bons joueurs, ça ne colle pas.
19:16Et puis là, vous, malgré les doutes, on a l'impression que tout va bien.
19:20Comment on fait pour que ça fonctionne, finalement ?
19:23On ne sait jamais à l'avance, bien sûr.
19:26Moi, ma plus grosse problématique, c'est le timing d'adaptation.
19:30C'est ce qui est le plus difficile parce que la Ligue 1, comme tu pouvais dire tout à l'heure,
19:33c'est un championnat ultra difficile, physique, athlétique.
19:36Mais en termes d'intensité, c'est ce qui se rapproche le plus probablement de la Première Ligue.
19:41Après, ce qui était important pour nous, encore une fois, dans la phase de recrutement,
19:45c'était les critères.
19:46Qu'est-ce qu'on recherchait ? Quel profil de joueur ?
19:49Et je pense que là-dessus, on ne s'est pas trompé à chaque poste.
19:51Après, c'était est-ce qu'ils s'adaptent au profil de jeu du coach ?
19:54C'est ce qu'ils ont fait, encore une fois.
19:57Et la dernière des qualités qui était importante pour nous, c'était l'état d'esprit.
20:00Et l'état d'esprit, il est incroyable.
20:02Je vois des gamins comme Afonso, Pavel Sulc.
20:05Pavel, samedi, à la 85e, il met un tac dans les 6 mètres opposés pour sortir un ballon.
20:11Mais ça galvanise tout le monde.
20:13Il y a un vrai état d'esprit qui s'est créé.
20:15Donc ça, voilà, c'est quelque chose qu'on a réussi à créer en travaillant aussi sur la mentalité des joueurs.
20:20Et comment on développe des marchés ?
20:22Parce que Pavel Sulc, c'est 7 millions et demi quand même ?
20:24Moi, je pensais qu'il a eu coûté une poignée de figues, franchement, puisqu'on ne le connaissait pas.
20:28Mais visiblement, c'était un joueur qui était demandé.
20:31Vous l'aviez suivi depuis longtemps.
20:34Ah oui, Pavel, c'est un joueur qu'on suit depuis un moment.
20:36C'est un des meilleurs joueurs du championnat tchèque.
20:39Si on regarde ses stats sur l'année précédente, ses 20 buts, 15 passes décisives.
20:43C'est-à-dire qu'on le connaît, il est connu, Pavel.
20:44Après, c'est prendre le risque de l'amener en France en disant, est-ce qu'il va pouvoir faire la même chose en France ?
20:49Donc nous, on a considéré que oui.
20:51Moi, ce qui m'a bluffé, c'est son état d'esprit.
20:53Franchement, c'est un joueur, c'est un soldat.
20:56Et en même temps, il a des qualités de buteur qui sont innées, parce que c'est un joueur de flair.
21:00C'est un joueur qui sent les coups.
21:01Comme il n'est plus beaucoup d'ailleurs.
21:02C'est un joueur qui a vraiment envie de marquer.
21:04Et ça, ça devient de plus en plus rare.
21:06Donc, on savait qu'il allait s'adapter, mais on ne savait pas en combien de temps.
21:10Et ça a été plutôt assez vite.
21:11Et ça montre aussi son intelligence de jeu.
21:13Est-ce que, quelque part, ces mercato différents, le vôtre notamment, ne montrent pas qu'on est meilleur quand on est contraint ?
21:19On a l'impression que dans cette Ligue 1, vous avez fait référence à Mathieu Bodmer en parlant du Havre, qui a d'autres contraintes, encore pire.
21:25Oui, bien sûr.
21:25Mais on a l'impression que les clubs qui s'en sortent le mieux, aujourd'hui, sont ceux qui sont contraints.
21:30Donc, est-ce que ça ne permet pas de mieux bosser ?
21:32Enfin, le PSG, l'idée, c'est pas grave.
21:35Je mets le PSG un peu hors concours.
21:38C'est sûr que tu préfères toujours avoir un peu plus d'argent, parce que voilà, c'est un championnat ultra compétitif.
21:44Maintenant, c'est vrai que ça nous a permis, ça nous a obligés de changer de logiciel.
21:48Honnêtement, on est allé sur des marchés où on n'avait pas l'habitude d'aller.
21:52Ça, c'est clair.
21:52Et du coup, un joueur comme Pavel Such, il fait la même chose en France, il fait la même chose en Belgique.
21:58C'est 15 millions d'euros.
21:59Donc, on n'avait pas le choix.
22:01Mais par contre, on a travaillé vraiment.
22:03La cellule a fait un travail extraordinaire.
22:05Vraiment, je voudrais encore les féliciter pour ça, parce qu'on a été vraiment chercher des joueurs qui avaient un potentiel important,
22:13mais où les critères, pour nous, étaient aussi importants.
22:15Il est 22h31, Daniel Riolo, Florent Gautreau et Jean-Louis Tour sont là.
22:18Mathieu Louis-Jean avec nous, directeur technique de l'OL ce soir.
22:21Et on a encore plein de questions.
22:23Alors, on est parti bien en tête sur le mercato, le scouting, etc.
22:26Parce que c'est ce qui est le plus étonné, impressionné dans cette année, finalement.
22:31J'aimerais bien parler un peu sportif, parce que là, Lyon, on est sur le podium.
22:34On l'a dit tout à l'heure, il reste la Coupe d'Europe, la Coupe de France.
22:36En juin dernier, le club était en état de mort clinique.
22:41Là, aujourd'hui, vous avez peut-être des titres en vue.
22:45Quels objectifs vous fixez à votre coach, à vos joueurs, du coup, pour la fin de saison ?
22:51Non, non, il n'y a pas vraiment d'objectif précis.
22:54Encore une fois, en début de saison, on l'avait dit, on espère bien sûr faire mieux que la saison précédente.
22:58C'est toujours comme ça.
22:59Maintenant, je trouve que le groupe est calme, le coach est calme.
23:02Tout le monde travaille.
23:03On veut donner de la continuité au projet.
23:06Et ça passe par gagner le prochain match, toujours.
23:09Et voilà, on est vraiment dans un moment, dans un très bon moment pour nous, bien sûr.
23:13Mais voilà, il y a beaucoup de calme autour de l'équipe.
23:15Il n'y aura pas de priorité à un moment, parce que certains ne cachaient pas.
23:19Je me souviens d'une interview de Thiago Scouraud, notamment.
23:23Benadja, également, avait fait une demi-allusion à ça en disant
23:26que c'est tellement important pour nos finances d'aller en Ligue des Champions
23:29que si, à un moment, il faut reposer certains joueurs ou prioriser une compétition,
23:35être sur le podium par rapport à un tour de plus en Coupe d'Europe,
23:39économiquement, vu la situation de nos clubs, le choix est vite fait.
23:43Non, non, non, je ne pense pas qu'il y aura de priorité.
23:46Et connaissant Paolo, je ne pense pas qu'il fasse de priorité non plus.
23:50La Coupe d'Europe, on l'a joué à fond depuis le début de saison.
23:54Je pense qu'il y a un match, peut-être, où on a fait un peu tourner,
23:57c'est le Betis-Tévy, mais on a quand même joué tous les matchs pour les gagner.
24:02Et Lyon a fini premier.
24:04Exactement.
24:05Et bien sûr, il y a trois compétitions à aller chercher.
24:09Comme je l'ai dit juste avant, on va jouer les matchs.
24:11C'est un petit peu bateau de dire ça, mais match après match.
24:14Mais clairement, on va jouer tous les matchs.
24:15C'est vrai que c'est maintenant.
24:17Est-ce que mentalement, la situation, tout ce qui s'est passé cet été,
24:20est-ce que quelque part, ça a donné une espèce de survivance à l'équipe,
24:25en se disant, on va jouer libéré ?
24:28Parce que...
24:28Ça a diminué les attentes, en tout cas.
24:30Parce que c'est...
24:30Oui, déjà, il y a ça, il y a moins de pression.
24:32Et puis mentalement, on a l'impression que l'équipe est forte.
24:34Il y a des joueurs qui ont vachement progressé.
24:36Vos défenseurs, bon, on ne s'attendait pas à ce qu'ils aient ce niveau.
24:39Tolisso, même ceux qui étaient là.
24:42Tolisso, on a l'impression qu'il a rajeuné de 20 ans.
24:44Bon, nous, on adore Tolisso, donc on est très content de le voir performant à ce point.
24:49Mais il était là, il a vu la catastrophe annoncée.
24:53Le niveau de l'équipe qui, a priori, devait diminuer.
24:55Bon, il aurait pu prendre un coup.
24:56Il est encore plus fort.
24:59Il y a quand même un environnement...
25:01Je ne sais pas comment vous avez créé cette alchimie.
25:03Alors déjà, on a des leaders positifs, des leaders forts.
25:07Vraiment, que ce soit Coco Tolisso, Moussa Niacaté, Clinton Matan, Nicolet Aglifo.
25:12On ne s'attendait pas à ce qu'il ait ce niveau, par exemple.
25:14Lui aussi, il fait partie de ceux qui ont beaucoup progressé.
25:17À Lyon, il disait, ouais, c'est quoi, il n'a un peu pas soir.
25:19Mais enfin, on n'attendait pas ça.
25:20Là, maintenant, on le voit à la canne, il a été fort.
25:24Avec Lyon, il est fort.
25:25Il a pris 20 millions de transferts, si vous le vendez demain.
25:28Moussa, ça a été un joueur qui a été titulaire dans toutes ses équipes.
25:31Et un leader pareil dans toutes ses équipes.
25:33Voilà, c'est vrai qu'il y a eu un transfert élevé pour Moussa.
25:36Il fallait peut-être digérer un petit peu tout ça.
25:38Mais encore une fois, on lui a donné de la confiance à Moussa et du temps.
25:41Et je pense que, voilà, travailler dans un projet de continuité,
25:45voilà, tu t'amènes de la stabilité pour certains joueurs.
25:48Voilà, ça leur permet aussi de progresser.
25:50Et c'est vrai que Paolo aussi a fait progresser beaucoup de joueurs dans notre effectif.
25:56Parler de continuité, est-ce que cet été, Lyon va devoir vendre ?
26:01Ou est-ce que, non, vous allez pouvoir garder vos pépites, on va dire, vos joueurs de valeur ?
26:08Alors, on n'est pas complètement guéri.
26:09Ça, c'est plutôt Michael qui pourra vous parler des finances plus que moi.
26:12Mais oui, oui, je pense qu'il y aura malgré un objectif de vente.
26:16Maintenant, encore une fois, ça va être des ventes ciblées.
26:19Donc après, c'est à nous de faire l'arbitrage.
26:21Ça, vous avez un montant ?
26:23Alors, il doit y avoir un montant.
26:25Je ne peux pas vous dire le montant exact, mais oui, il y aura un montant...
26:2830, environ ?
26:29Oui, peut-être 30, peut-être un peu plus, je ne sais pas.
26:31C'est été, il faut vendre 40.
26:32Vous le faites avec un seul joueur, Malik Fofana.
26:34Et vous gardez tout le reste.
26:35Voilà, l'objectif.
26:37Tu l'as dit, mais bon, on verra en fin de saison.
26:40Non, mais je dis ça parce que lui, c'est écrit.
26:42De toute façon, l'été dernier, c'était ou lui ou Georges.
26:44Lui, pour sa construction de carrière, enfin, on sait tout ce qui s'est passé.
26:48Il a dit, moi, je ne pars pas maintenant, je partirai l'année prochaine.
26:50Donc, Mikotadze a été quelque part contraint de partir.
26:54Bon, ben voilà, on sait, c'est écrit qu'il va s'en aller.
26:56Déjà, il faut qu'il revienne.
26:57Donc, il revient en mars, c'est ça ?
26:59Oui, exactement.
27:00Elle va revenir d'ici, je pense qu'un jour, oui.
27:01Donc après, je ne sais pas s'il a perdu de la valeur en ne jouant pas.
27:05Il va avoir du mal à retrouver sa place ?
27:07Non, après, c'est un terrain.
27:09Je pense que la concurrence, la compétition, c'est bénéfique pour tout le monde.
27:13Ça va le pousser aussi.
27:14C'est une question qu'on n'aurait pas imaginé poser.
27:16Vous avez fait la saison sans lui.
27:19Et vous pouvez le vendre 30 ou 40 cet été.
27:22C'est bon, tout le reste, vous pouvez le garder.
27:23Les Lyonnais vont être super contents d'entendre ça.
27:25C'est assez clair.
27:26Mais encore une fois, les objectifs de vente, pour l'instant, ils ne sont pas définis.
27:31Mais c'est clair que, comme je l'ai dit, on n'est pas complètement guéri.
27:33Donc ça, on l'a en tête et on fera ce qu'il faut.
27:36Mais encore une fois, ce sera des arbitrages qui seront pris en fin de saison.
27:39Mais pour l'instant, on veut vraiment donner de la continuité au projet.
27:42C'est pour ça qu'on a gardé aussi tout le monde au marché de janvier.
27:47Et quand on est sur un coup et qu'on se fait doubler par un concurrent, comment ça se passe ?
27:52On trouve tout de suite un remplaçant.
27:53Je fais référence à Abdéli.
27:56Vous aviez un petit peu d'avance en décembre.
27:58Finalement, il est allé à l'OM parce que c'est son club.
27:59Il avait envie d'aller là-bas.
28:01Comment ça se passe ?
28:02On a immédiatement une solution de rechange ?
28:04Parce qu'il n'était vraiment pas très loin de venir chez vous, au final.
28:06Dans le recrutement, tu n'avances jamais sur qu'un dossier.
28:14Tu avances sur deux, trois, parce que tu ne sais jamais ce qui va se passer.
28:17Il y a toujours des aléas extérieurs qui peuvent...
28:21Là, l'aléa extérieure, c'est un club concurrent.
28:23Oui, mais pas que.
28:24Ça peut être un entourage, ça peut être un agent, ça peut être n'importe quoi.
28:29Il n'avait rien promis ?
28:30Alors, on avait quand même pas mal avancé, pour être honnête avec vous.
28:35Et puis voilà, c'est aussi le jeu, c'est comme ça.
28:38On travaille tous pour essayer de faire améliorer notre équipe.
28:41Mais encore une fois, nous, on avançait aussi avec Noa Narté.
28:45Et on est plus que satisfait des débuts de Noa Narté.
28:48Finalement, ce n'est pas parce que vous n'avez pas fait Abdéli
28:50que vous êtes quelque part rabattu sur lui ?
28:52Non, pas du tout.
28:53On avançait, comme je l'ai dit juste avant, sur plusieurs joueurs en même temps.
28:58Parce qu'encore une fois, on ne sait pas ce qui va se passer.
28:59On ne sait pas ce que va être la négo avec Angers.
29:02On ne sait pas ce que va être la négo avec Bombi.
29:04Donc, on ne peut pas partir que sur un joueur.
29:07C'est impossible.
29:08Sinon, on se retrouve, si ça ne se marche pas,
29:10les négo sont trop longs pour le joueur qui suit.
29:13Vous l'avez vu à combien, finalement, à Narté ?
29:14Narté, 7,5.
29:16Donc, bien plus cher qu'Abdéli.
29:17Oui.
29:17Parce qu'Abdéli, c'est à...
29:19C'est pas le même profil de joueur.
29:22C'est pas le même...
29:24Là, on a investi dans l'avenir avec Noa.
29:26On parlait de Tolisso tout à l'heure, qui fait une super saison.
29:29Donc, il est en contrat jusqu'en 2027.
29:31Est-ce qu'il sera encore Lyonnais après ?
29:33Est-ce qu'il a envie de rester ?
29:34Est-ce qu'il y a une date de péremption de Tolisso ?
29:37Quel est son avenir ?
29:39Alors, Corentin, c'est un joueur important du vestiaire.
29:41C'est notre capitaine.
29:43Un leader, un vrai leader positif.
29:45Et pour nous, c'est pareil.
29:47Corentin, il est dans le projet.
29:48Voilà.
29:49Bien sûr qu'on veut continuer ce projet avec Corentin.
29:51Je pense qu'il y a des discussions qui vont avancer dans les prochaines semaines.
29:54Mais bien sûr que Corentin est complètement dans le projet de Noa.
29:57Donc, il y a volonté de le prolonger et qu'il reste le plus longtemps possible.
30:00Mais il va finir au club et il va bosser au club.
30:04Il n'y a que lui qui le sait.
30:05Ça, je ne peux pas répondre à sa place.
30:06Mais en tout cas, nous, oui, oui.
30:08Bien sûr qu'il y a une volonté de continuer le projet.
30:10Il a dans sa tête d'être à la Coupe du Monde.
30:12Nous, on n'arrête pas de dire qu'on ne comprend pas qu'il n'ait pas été appelé récemment et tout avec le niveau qu'il a.
30:17Il faudrait que ce soit dans la tête de Deschamps, surtout.
30:19Oui, pas que dans la nôtre, effectivement.
30:22Ah bah oui, je ne peux pas croire qu'il ne veut pas aller à la Coupe du Monde.
30:25Surtout avec tout ce qu'il met à l'entraînement et pendant les matchs.
30:29Écoutez, après, ça, ça sera un choix de Didier Deschamps.
30:31Mais je pense qu'il a complètement sa place dans ce groupe de France.
30:36On le croit aussi.
30:36Et avec surtout des qualités différentes des autres milieux de terrain qu'il peut avoir, il a vraiment une capacité à se projeter et à être dangereux dans le dernier tiers qui est exceptionnel pour nous.
30:48Il a été vraiment très impactant cette saison et techniquement, c'est un joueur fort avec un volume.
30:53On parlait des profils.
30:56Moi, il y a un truc qui m'intéresse, c'est le poste de gardien.
30:58Parce que ce n'est pas si évident.
30:59On a vu qu'il y a beaucoup d'équipes qui sont en galère cette année sur ce poste-là.
31:02Ou au contraire, d'autres qui performent comme lance à ce niveau-là.
31:05Et ça va faire, à mon avis, ça peut faire la diff.
31:07Et ce n'était pas du tout gagné avec Greif par rapport à son profil et par rapport au jeu que demande Paolo Fonseca.
31:12Donc, je sais qu'il y a eu beaucoup de discussions entre le coach et lui.
31:15Vous avez même attendu, entre guillemets, presque, qu'il se fasse une petite formation accélérée.
31:19Lui, il a raconté tout ça.
31:21Ce n'est pas simple.
31:22C'est un gars qui a été blessé, en plus, assez durement.
31:24Donc, c'est un profil qui n'était pas gagné d'avance.
31:26Parce que des camps, ce n'est pas forcément un profil de numéro un absolu non plus.
31:30C'est un poste risqué, je dirais, pour Lyon.
31:32Oui, et ce n'est pas simple.
31:33Honnêtement, trouver un bon gardien de but avec des critères bien spécifiques que voulait Paolo, ce n'est pas simple à trouver.
31:40Pour la relance, en gros.
31:41Exactement.
31:43On venait de perdre Lucas Péry.
31:44On devait retrouver un numéro un.
31:46Après, on était plutôt confort.
31:48Parce qu'on savait qu'il y avait Rémi qui était là.
31:50Et Rémi, un vrai numéro un bis.
31:53Ça veut dire que, voilà, là-dessus, on avait certaines certitudes.
31:57Par contre, on était certains du profil de Dominique.
32:00Dominique, on le suivait aussi depuis un petit moment.
32:02On savait qu'il avait été freiné par une blessure qui était importante.
32:05Mais c'était plutôt un diagnostic qui n'avait pas bien défini.
32:09Et du coup, voilà, c'était plutôt long.
32:11Mais voilà, on savait qu'il avait les caractéristiques de ce qu'on cherchait.
32:15Et du coup, encore une fois, c'était une question de temps.
32:18Mais le profil était très bon pour nous.
32:21Et puisqu'on a évoqué le contrat de Corentin Tolisso jusqu'en 2027, il y a aussi celui de Fonseca, de votre coach.
32:27Alors, on n'a pas parlé spécifiquement, en particulier de lui, sur la réussite du projet Lyonnais.
32:35Mais vous l'avez quand même placé plein de fois quand vous nous avez décrit votre travail.
32:38Est-ce qu'il va prolonger lui aussi au-delà de 2027 ? Est-ce que vous lui avez déjà fait une proposition ?
32:43Paolo, c'est le chef d'orchestre, on va dire.
32:45Donc pour nous, c'est l'acteur principal du club.
32:49Je considère encore une fois le coach et les joueurs comme la visibilité du club et de l'OL.
32:58Maintenant, Paolo, bien sûr qu'on a envie de continuer le projet avec lui.
33:02Je pense qu'il le sait.
33:04Maintenant, il va y avoir un moment pour avoir cette discussion avec lui.
33:07Ce n'est pas encore le cas.
33:07On n'a pas encore entamé.
33:09Mais bien sûr qu'on veut grandir et on veut grandir aussi avec Paolo.
33:12Mais pourquoi il aurait envie d'aller ailleurs ?
33:13Il faudra lui poser la question.
33:15Il est allé dans un grand club, ça ne s'est pas bien passé.
33:18Après, c'est toujours qu'une question de contexte.
33:20Je pense que ce n'est pas toujours simple.
33:22On arrive dans des contextes difficiles.
33:24On l'a vu, nous.
33:24Moi, je l'ai vu en tout cas ici.
33:26Est-ce qu'il n'a pas besoin d'investir un peu plus simple, comme c'est le cas ?
33:30Puisque vous l'avez dit, les joueurs sont moins connus.
33:33Ils ont envie de se battre.
33:35Est-ce que ce n'est pas de ça dont il avait besoin ?
33:37Mais justement, après, c'est quelle stratégie tu veux mettre en place ?
33:40Je pense que tu dois recruter des joueurs qui fitent avec le projet de jeu de ton coach.
33:45Si ça ne fit pas, ça ne marche pas.
33:47Ça peut être un bon joueur.
33:48S'il n'y a pas le bon projet, ça ne marche pas.
33:50Donc, ce qui est important, encore une fois, c'est d'avoir les bons joueurs pour le bon projet.
33:53Ce qu'on a pu faire avec Paolo, il y a des moments,
33:55il y a des top coachs, il n'y a pas le bon projet, c'est difficile.
33:58Je ne citerai pas les noms de clubs, mais voilà,
34:01tu arrives dans des très bons coachs dans des clubs où ça ne marche pas.
34:03Parce que je pense qu'il n'y a pas le bon projet qui m'y en passe.
34:05Oui, on a vu défiler une tonne à Manchester United.
34:08Et finalement, c'est en train de marcher beaucoup mieux
34:10avec un ancien joueur qui n'avait pas un CV délirant.
34:13Donc, il n'y a pas le carré.
34:14Et je reviens à la cellule de recrutement.
34:17Justement, c'est que le travail qui a été mis en place a été fantastique
34:21parce que toutes les cibles, tous les profils qui ont été étudiés
34:24fitaient avec le projet de jeu Paolo.
34:26Paolo était complètement acteur aussi de ces périodes-là.
34:32Donc, du coup, on savait ce qu'on prenait.
34:33Lui, il fit mieux avec les arbitres, là,
34:35parce qu'il n'y a quand même une histoire de la suspension
34:36qui n'était pas évidente à gérer.
34:40Mais ça, ce n'est pas ça de lui, quoi.
34:41Moi, ça m'a...
34:42Ah, Milan, il avait déjà fait un câble.
34:48Alors, moi, je pense que c'est la réaction d'un moment.
34:50Moi, je pense qu'il y a aussi eu la réaction d'un arbitre
34:54qui n'a pas été la bonne.
34:56Aller confronter un entonneur, je ne vois pas l'intérêt.
34:58Honnêtement, je vous dis les choses comme je les vois.
35:00Je ne suis pas vraiment d'accord.
35:02Moi, ça m'a étonné de sa part.
35:03Qu'il fasse ça, il n'est pas connu pour...
35:06Encore une fois, voilà.
35:09Bien sûr qu'il y a eu une réaction qui n'était pas la bonne.
35:13Mais encore une fois, que ce soit la sanction,
35:15moi qui étais surréaliste de mettre neuf mois pour ça.
35:19Et ensuite, voilà, c'était très compliqué, bien sûr, à gérer.
35:21Mais on l'a fait tous ensemble.
35:23On a soutenu Paolo.
35:24On a toujours été derrière lui.
35:25Et je pense qu'on est très heureux maintenant.
35:28Parce que je sais que Mathieu Louis-Jean
35:29est apparu un peu plus devant les médias.
35:31Et malheureusement, moi, quand je l'ai vu apparaître devant les médias,
35:33c'est pour parler d'arbitrage.
35:34Et c'est une vieille mauvaise habitude
35:36que moi, je dénonce dans l'after.
35:37Et on est souvent d'accord là-dessus.
35:40Et on en a parlé avec l'OM l'an dernier.
35:42C'était une tradition avec Jean-Michel Aulas.
35:43On a l'impression que c'est un passage obligé.
35:45Vous êtes directeur technique.
35:46Vous nous racontez des choses passionnantes ce soir
35:48sur tout ce qui est le milieu
35:49et les coulisses d'un club de foot.
35:51Et on vous voit, ou certains vont vous voir seulement.
35:53J'ai fait un petit test comme ça sur Google tout à l'heure.
35:56Quasiment exclusivement pour aller parler d'un arbitre.
35:58C'était pour le PSG.
36:01Est-ce que c'est pas...
36:02J'ai l'impression que c'est un passage dans votre tête nécessaire,
36:05obligatoire, parce que vous avez l'impression
36:06de défendre votre club.
36:07Mais est-ce qu'en termes d'image
36:08et en termes d'exemplarité,
36:10est-ce que c'est vraiment nécessaire ?
36:12Alors non, par moment, tu le fais
36:14parce que tu as envie de te faire entendre aussi.
36:17Encore une fois, nous, la com' du club,
36:19et chacun à sa place,
36:21c'est Paolo, c'est les joueurs,
36:22et je trouve que c'est eux qui doivent avoir la lumière
36:24et échanger avec les médias.
36:28Maintenant, on a aussi eu des situations
36:31en termes d'arbitrage
36:33qui ont été très compliquées pour nous.
36:36Je crois qu'on a eu trois ou quatre
36:37erreurs manifestes sur ce début de saison.
36:42Je parle du carton rouge à Rennes,
36:45à Saint-Etienne, la fin de saison dernière,
36:48ou pareil, expulsion.
36:49À Rennes, c'est le pied avait glissé,
36:50on ne peut pas dire grand-chose.
36:52Je ne sais plus, enfin...
36:53Non, ce n'est pas celle-là.
36:55C'est Rennes, c'est Rennes.
36:57Ça glisse, ça ne reste pas, c'est Rennes.
36:59Donc, encore une fois, par moment,
37:02le problème, c'est la cohérence de l'arbitrage.
37:04Et c'est vrai que là-dessus,
37:06je ne sais plus, je crois que c'est Corentin
37:07qui avait fait un poste là-dessus en disant
37:08« Et je pense qu'il faut qu'on travaille plus avec... »
37:12Oui, mais ça, c'est vrai qu'on n'y arrivera jamais, Mathieu.
37:13Oui, mais il faut le faire, à un moment donné.
37:15Moi, je parlais surtout de la...
37:16C'est le truc de la cohérence qui n'existe pas, en fait.
37:19Je parlais de la déclame post-match, surtout.
37:20C'est-à-dire, est-ce que c'est bien de vous entendre,
37:22finalement, assez peu et quasiment exclusivement là-dessus,
37:25alors qu'il y a des tas d'autres choses,
37:26la preuve, qui sont passionnantes
37:29et peut-être moins conflictuelles, entre guillemets,
37:31pour regarder tout le monde au frais ?
37:32Il y a aussi, bien sûr, ce qu'on dit après un match,
37:35mais il y a aussi ce qu'on dit entre les matchs.
37:38Je vois régulièrement Edouard, voilà,
37:40qui suit le quotidien.
37:43Non, non, j'ai l'habitude d'échanger.
37:45Encore une fois, comme je vous dis,
37:46moi, ce n'est pas ma position de m'exposer aux médias
37:50pour rien dire.
37:52Il y a des moments où il faut qu'on se fasse entendre,
37:53parce que, bien sûr, quand il y a des erreurs
37:56qui sont manifestes comme ça, honnêtement,
37:57il y a des enjeux qui sont aussi importants.
37:59Donc, voilà, on essaye de demander les raisons
38:02parce qu'on ne les a pas toujours.
38:04Donc, c'est un peu la raison.
38:06Dans un instant, le centre de formation,
38:08l'organisation du club,
38:10on veut en savoir plus sur Michel Kang.
38:12Elle est mystérieuse, quand même, Michel Kang, un peu.
38:14Elle fascine un peu.
38:15Oui, c'est vrai.
38:1622h48, Daniel Riello, Florent Gautreau
38:18et Jean-Louis Tour avec Mathieu Louis-Jean,
38:20directeur technique de l'OL, avec nous ce soir.
38:23J'aimerais qu'on dise un mot du centre de formation.
38:25Qui a repris des couleurs.
38:26Oui, Mera, Imbert,
38:29le chouchou d'Edouard G.
38:31Un chouchou parent.
38:32Edouard, c'est un chouchou parent.
38:33Des fois, il y a des chouchous qui fonctionnent,
38:34puis des fois, il y a des chouchous qui disparaissent.
38:36Est-ce qu'on a vraiment fait un filon listing
38:38des chouchous qui ont reçu par marché ?
38:40C'est comme les prospects, c'est pas facile de savoir.
38:42J'aimerais bien, on a en tête un peu l'élu de Edouard G.
38:43Il y en a eu de Cherki à Yannis Taffer,
38:45en passant par Malouli.
38:47Est-ce que Cherki a été dans les chouchous ?
38:48Ah oui, monsieur.
38:49Malouli a été dans les chouchous ?
38:51Est-ce que ça y est, le centre de formation repart ?
39:03Parce qu'il y a eu un creux à Lyon,
39:05alors que historiquement,
39:06c'était un de nos centres de formation les plus performants.
39:09Alors oui, il y a sûrement eu un creux.
39:12Mais moi, ma lecture,
39:13c'est qu'il y a eu un creux générationnel.
39:16Ça arrive par moments,
39:17où tu ne sors pas de joueur pendant 2-3 saisons.
39:19Bon, ça peut arriver.
39:21Maintenant, pour nous,
39:22on est arrivé dans une situation
39:23où on a dû,
39:25et on n'a pas eu le choix,
39:26c'est d'aller piocher dans le centre de formation.
39:28Donc, dès la fin de saison dernière,
39:32on a fait évaluer tous les meilleurs U17, U19
39:36et de la réserve à Paolo
39:37pendant les périodes...
39:38Donc, il les a tous vus ?
39:39Oui, il les a tous vus.
39:40Pendant la trêve internationale,
39:41on en a fait monter régulièrement.
39:44C'est-à-dire quoi ?
39:44Il venait à s'entraîner ?
39:45Oui, il venait s'entraîner avec les pros.
39:46Donc, Fonseca pouvait voir tous les gammes.
39:48Mais il a fait une sorte de revue d'effectifs.
39:50Exactement.
39:50Donc, c'était surtout pendant les périodes
39:52de trêve internationale
39:53où tu as moins de joueurs,
39:55qu'on avait pas mal de joueurs internationaux.
39:57Donc, ça nous a permis
39:58de faire vraiment une vraie revue d'effectifs,
40:00ceux qui étaient capables
40:00de comprendre le projet de jeu,
40:02qui étaient adaptables aussi
40:04à l'entraînement de Paolo.
40:06Ce qui nous a mis...
40:07Voilà, 4-5 joueurs
40:08qui nous ont montré de bonnes choses,
40:11comme Khalis Mera,
40:12comme Rémi Imbert,
40:14Adil Amdani,
40:15Mathis de Carvalho.
40:16Voilà, il y a des jeunes joueurs.
40:17On voyait qu'il y avait de la qualité,
40:18mais par contre,
40:19il fallait leur faire la place,
40:20ce qu'ils n'avaient pas eu par le passé.
40:22Donc, on leur a fait la place.
40:23Ils ont fait la reprise avec nous.
40:25Et Khalis, voilà.
40:27Si on...
40:28Alors, je vous rappelle un peu
40:31l'épisode de Pierre Lesmélou,
40:32où à un moment donné,
40:33on se pose la question,
40:33on y va, on n'y va pas.
40:34C'était un peu compliqué.
40:35Pareil, on avait un cap financier,
40:39on ne voulait pas aller au-dessus.
40:40Donc, à un moment donné,
40:40on s'est dit, non,
40:42on n'y va pas
40:42parce que c'est au-dessus de nos moyens.
40:44Et en même temps,
40:45il y avait Khalis
40:46qui faisait très bien
40:47à la prépa.
40:48Donc, voilà,
40:49on a décidé
40:50de donner la chance à Khalis.
40:53C'est quoi le souhait
40:54de l'introduction
40:55d'un jeune dans le groupe pro ?
40:56Il y a une sorte de nombre
40:57pour ne pas l'user trop vite.
40:59Il y a un certain nombre de matchs
41:01où on fait le jeu.
41:01Puisque c'est en fait
41:02la question est vue
41:03parce que j'ai pensé à Mera.
41:04Au début, il est arrivé
41:05et j'ai l'impression
41:06qu'il a dû enchaîner
41:07deux, trois matchs comme ça.
41:08Puis après,
41:09à un long moment,
41:10on ne l'a plus vu.
41:11À cause de quoi ?
41:13Ça va trop vite ?
41:15Il faut freiner ?
41:15Comment on organise ça ?
41:17Non, alors il y a
41:19la sensibilité du coach,
41:21bien sûr.
41:21Khalis est arrivé vite,
41:22il a joué beaucoup au départ.
41:24Après, bien sûr,
41:24il y a un contre-coup physique,
41:27athlétique,
41:27qui est normal
41:28pour un très jeune joueur.
41:29Il faut rappeler
41:29que Khalis,
41:30c'est un 2007.
41:31C'est-à-dire
41:32que c'est un joueur
41:32qui n'a même pas 19 ans.
41:35Donc, encore une fois,
41:36c'est la gestion du coach aussi
41:37qui manage les minutes
41:38des joueurs.
41:39Et voilà,
41:40on ne veut pas non plus
41:40brûler des jeunes joueurs.
41:41C'est-à-dire,
41:42en les en surjouer,
41:43physiquement,
41:44ça devient difficile.
41:44Et je pense que la gestion
41:45de Paolo avec Khalis
41:46était très bonne.
41:47C'est-à-dire qu'il a joué
41:48dans des moments importants
41:49où on avait besoin de lui,
41:50sur des matchs précis
41:51et d'autres matchs
41:52où on savait que ça allait
41:53peut-être athlétiquement
41:54un peu plus dur.
41:56Paolo a préféré
41:56faire jouer un autre joueur.
41:57– Alors, il nous reste
41:58quelques minutes,
41:59il faut qu'on parle
41:59un petit peu de la gouvernance.
42:00Parce qu'il y a quelque chose
42:02qui est assez étonnant à Lyon,
42:03c'est que Michael Gerlinger
42:05et vous,
42:05vous êtes arrivés
42:06avec John Textor.
42:07C'est John Textor
42:07qui vous fait venir.
42:09– Oui.
42:09– Comme Fonseca, d'ailleurs.
42:10– Finalement,
42:11il a choisi des tigiens.
42:13– Et vous êtes toujours là.
42:14L'une n'est plus là.
42:15Vous êtes toujours là.
42:16Et vous avez donc
42:17une nouvelle patronne,
42:19Madame Kang.
42:20Alors, comment ça se passe
42:20avec elle ?
42:21Est-ce qu'elle est très
42:21interventionniste au quotidien ?
42:23Comment vous fonctionnez ensemble ?
42:25Parce qu'en tant, Textor,
42:26on l'entendait souvent,
42:27il s'exprimait beaucoup,
42:28on le voyait beaucoup,
42:29elle est beaucoup plus discrète.
42:31– Alors, non, non, non, non.
42:32Bien sûr qu'elle est impliquée,
42:33c'est tout ce qu'on fait.
42:35Mais par contre,
42:36elle n'est pas du tout
42:37interventionniste.
42:38Elle nous a donné un cap,
42:40une vision,
42:41mais elle a une vraie ambition sportive.
42:42– Mais c'est quoi le cap,
42:43la vision ?
42:44Ça veut dire quoi ?
42:45– Ça veut dire qu'elle nous a donné
42:46les moyens
42:46de faire ce qu'on a fait cet été.
42:48Au moins,
42:49elle nous a donné un budget
42:50sur lequel on pouvait travailler.
42:52Et elle nous a donné la liberté
42:53de travailler dans ce budget-là.
42:55Ça veut dire que bien sûr
42:56que je rapportais
42:57sur tout ce qu'on allait faire.
42:58– C'est plus sécurisant
42:59qu'avec Textor ?
43:00Enfin, c'est l'impression
43:00que j'ai quand vous entendez.
43:01– Bah, c'est différent surtout.
43:03C'est différent.
43:04Plus que sécurisant,
43:05c'est différent.
43:06Donc, ça nous a permis
43:07de travailler
43:07dans un cadre fixe.
43:10On savait les moyens
43:11qu'on avait sur ce mercato-là.
43:12Donc, pour nous,
43:13c'était plus simple.
43:13Même si on en avait moins,
43:14on savait ce qu'on avait.
43:16– Bon, ça,
43:16c'est important de…
43:17– Et si vous ramenez
43:20la Ligue des Champions,
43:22c'est un truc pas prévu.
43:24Elle sera contente.
43:26Ça va changer.
43:27On dit souvent
43:27que dès le mois de février,
43:28on commence déjà
43:29à préparer la saison suivante.
43:31– Exactement.
43:31– En envisageant
43:32qu'il va partir.
43:33Bon, vous allez sortir
43:34déjà vos petits listings.
43:35On pourrait recruter machin, machin.
43:37La Ligue des Champions,
43:38c'est tellement pas au programme.
43:40Là, on se dit,
43:41sauf catastrophe,
43:42au moins quatrième,
43:43ça doit être faisable.
43:45Donc, ça veut dire
43:45qu'il y a tour préliminaire.
43:47Ça peut déjà commencer
43:48à mouliner dans la tête.
43:49– Alors, comme je l'ai dit
43:51tout à l'heure,
43:51oui, elle est ambitieuse.
43:52Elle a toujours mis en avant
43:53notre présidente,
43:54Michelle,
43:55la réussite sportive.
43:56Elle dit qu'en est arrivée,
43:58je pense que le succès sportif
44:00est quelque chose
44:00qui est important pour elle.
44:01Donc, voilà,
44:02elle nous a donné les moyens
44:03pour faire ça,
44:04en tout cas,
44:04sur cette première saison.
44:06Maintenant, non,
44:06il n'y a pas eu
44:07de qualification
44:08en Champions League
44:09de prévu ou de budgétisé.
44:11– Ah, moi, j'ai pas dit ça.
44:12Mais si ça arrive.
44:13– Ah, si ça arrive,
44:14on va le prendre, bien sûr.
44:16Mais en tout cas,
44:16non, on n'est pas encore
44:17dans cette vision-là.
44:20– Non, mais je veux dire,
44:20si c'était pas au programme
44:21et que dès le mois de février,
44:23on commence déjà
44:23à penser à la saison suivante,
44:24vous aviez peut-être
44:25une feuille avec
44:26Coupe d'Europe,
44:27pas Coupe d'Europe.
44:28– Je l'ai dit,
44:28si c'est quatrième,
44:29tour préliminaire.
44:30– Bah, justement.
44:31Donc, est-ce que vous allez
44:32rajouter une feuille sur la table
44:33avec A, peut-être quatrième place,
44:34A, peut-être troisième.
44:35Et là, d'un coup,
44:36vous sortez des listings
44:37qui sont différents.
44:37– Alors, on revient
44:39au recrutement,
44:39au scouting
44:40et le recrutement,
44:40c'est l'anticipation.
44:41Bien sûr qu'on travaille
44:42toujours sur plusieurs scénarios
44:43et bien sûr qu'on sera prêt
44:45si on devait être numéro 4
44:46ou numéro 3.
44:46– Vous allez ouvrir un tiroir
44:47où, pour l'instant,
44:48il était fermé à clé.
44:49Le tiroir des joueurs
44:49peut-être un peu plus chers
44:50sur lesquels vous pourrez aller.
44:51– Pour le moment,
44:52on veut rester
44:53dans la même stratégie,
44:54dans le même cap.
44:55Donc, voilà,
44:55on ne bouge pas de ce qu'on...
44:56Après, si notre présidente
44:57nous dit qu'on a plus de moyens,
44:59on fera peut-être avec.
44:59Mais pour l'instant,
45:00on garde le cap
45:01sur ce qu'on a fait
45:02et on est plutôt assez content
45:04et satisfaits de ce qu'on fait.
45:06– Il nous reste quelques minutes.
45:08Mathieu Lugin
45:08est un homme discret.
45:09Daniel, je sais que tu as préparé
45:10ton célèbre questionnaire.
45:12Donc, c'est maintenant
45:13pour en savoir plus.
45:15– Oui, Mathieu.
45:16– Sur Mathieu,
45:17on a fait le...
45:18Oui, alors c'est vrai,
45:19il y a peut-être des gens
45:19qui nous écoutent
45:20qui ont oublié
45:20que tu jouais,
45:23notamment au Havre.
45:25– Exactement.
45:25– Et en Angleterre, longtemps.
45:26– Donc, tu préfères...
45:28Oui, il y a
45:28Nottingham Forest aussi,
45:29mais ce n'était pas
45:30les grandes années
45:31de Nottingham Forest.
45:32On ne va pas se mentir non plus.
45:32J'ai quand même trouvé
45:34deux joueurs
45:34que tout le monde connaît
45:36à Nottingham Forest.
45:37En tout cas, le nom.
45:38Après, je ne sais pas
45:38si quand tu étais avec eux,
45:39ils étaient encore bons.
45:41Et puis, un petit peu...
45:42Je n'ai pas nâché ça
45:43avec le Havre
45:44pour le fameux tu préfères.
45:45J'ai même mis un gardien
45:46pour le premier.
45:46– On va y en voir, on va.
45:47– Allez, on y va.
45:49Christophe Reveau
45:50ou Jean-Alain Boomsong ?
45:53– Christophe Reveau.
45:54– Christophe Reveau
45:55ou Teddy Bertin ?
45:57– Christophe Reveau.
45:58– Christophe Reveau
45:59ou Caveglia ?
46:01– Christophe Reveau.
46:02– On m'a dit donc ?
46:04Je ne m'attendais pas à ça.
46:05Christophe Reveau
46:06ou Orlaville ?
46:10– C'est difficile
46:11parce que...
46:12Je veux dire Orlaville
46:12parce qu'on vient
46:13de la même ville.
46:14Non, pas que ça.
46:15On vient de la même ville.
46:17On vient d'Ouassel
46:18et son père
46:20est un très grand joueur
46:21de QV.
46:22– Loulou, de Roi.
46:22– Absolument, absolument.
46:24On en était où donc
46:25à Orlaville ?
46:25Orlaville ou Vicache Dorasso ?
46:27– Vicache Dorasso.
46:29– Vicache Dorasso
46:30ou Jean-Claude Darcheville ?
46:32– Vicache Dorasso.
46:35– Vicache Dorasso
46:35ou Nick Bambi ?
46:37– Oh, Dorasso.
46:39Il devait être à la fin,
46:40Bambi.
46:41Ça ne te fait plus
46:42à partir de la vie.
46:44Vicache Dorasso
46:45ou Pierre Van Ouy donc ?
46:47– Je garde Vicache
46:49mais j'ai adoré jouer
46:51avec Pierre.
46:52– Et Vicache Dorasso
46:54ou Ibrahim Bas ?
46:55– Vicache.
46:58– Vicache Dorasso.
46:59– Vicache Dorasso.
46:59– Vicache Dorasso.
46:59– De Mathieu Louis-Jean.
47:00– Il y a eu des bons joueurs
47:02quand même au Havre ?
47:02– Oui, oui, bien sûr.
47:03– C'est comme un club
47:04où il y a beaucoup de joueurs
47:06effectivement qui sont passés.
47:08Si on fait une liste,
47:09il y a vraiment un paquet
47:10de joueurs.
47:11– Non, non, c'est un vrai
47:12club formateur.
47:14Il y a un vrai savoir-faire
47:15au Havre
47:15et voilà,
47:16qui a réussi à durer
47:17dans le temps.
47:18Donc non, non,
47:19je suis…
47:20– Une dernière question.
47:21– T'as vibré ?
47:22J'ai cité tes libertins.
47:24– Tu me dis
47:25tes libertins au franc-clubeuf,
47:26je te dis franc-clubeuf.
47:27– Mais bon.
47:28– Ça a été fugace
47:29des libertins dans le jeu.
47:30– C'est quoi l'avenir
47:32de Mathieu Louis-Jean ?
47:33Est-ce que vous avez un rêve
47:34d'être directeur technique
47:35quelque part ?
47:36– Il a poussé déjà
47:37dans beaucoup de gros clubs
47:39à Manchester.
47:40– Oui, j'ai pas mal bougé
47:41pour être honnête,
47:42donc j'aimerais bien
47:42me stabiliser un petit peu
47:43pour être honnête.
47:44Non, non, là,
47:45je suis en train de grandir
47:46à l'OL
47:46et on est dans une bonne période
47:48donc non, non.
47:49Je suis plutôt…
47:50– Donc tout le monde reste
47:51à l'oeil.
47:51La stabilité, quoi.
47:52Ça, c'est le mot du soir.
47:54– Exactement.
47:55– Par exemple,
47:56c'est le mot secret
47:56dans le foot.
47:59– C'est une bonne chose
47:59la stabilité, quand même.
48:00– C'est plus simple
48:01d'être stable avec Michel Serrat
48:02qu'avec John Textor.
48:03– Oui, la passion.
48:04– Oui, la passion.
48:04– Apparemment.
48:04– Elle est forte avec Sherry.
48:05– Sous-titrage ST' 501
48:07Sous-titrage FR ?
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