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  • il y a 2 jours
🍇 À l'occasion du salon Wine Paris 2026, Gabriel Picard, président de la Fédération des Exportateurs de Vins & Spiritueux de France (F.E.V.S.), fait le point sur la situation des exportations de vins et spiritueux français.

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Transcription
00:00Ce qu'on peut dire, c'est que le monde change, que notre filière est impactée par ce changement,
00:05comme d'autres, mais peut-être plus que d'autres, et qu'on doit s'adapter à ce nouveau monde qui change.
00:10Donc effectivement, la vision qu'on a des accords de commerce, qui était basée sur ce fameux libre-échange depuis des années,
00:17change et il faut qu'on accepte de gérer des rapports de force plus compliqués, plus déstabilisants,
00:22mais ça ne veut pas dire que le commerce ne se fera pas, il se fera juste différemment.
00:25Effectivement, on parle des accords commerciaux, parce qu'il faut qu'on fasse de la pédagogie sur ce sujet-là,
00:29mais fondamentalement, ce sont des accords de libre-échange, même si c'est un gros mot aujourd'hui.
00:34Et en quoi c'est bon ? Tout simplement, c'est bon parce que pour commercer, pour vendre les produits de nos fabrications,
00:40on a besoin de marchés, de débouchés. 75% de ces débouchés sont hors d'Europe, s'agissant de la filière des vins et spiritueux,
00:47donc on a besoin de travailler avec les États-Unis, avec la Chine, mais pas que.
00:50Et c'est pour ça qu'on a besoin de travailler avec d'autres zones, comme le Brésil, comme l'Inde, qui sont des marchés en développement.
00:56Alors un marché, pour le perdre, il ne faut pas beaucoup de temps, mais effectivement, pour le construire, il faut des années.
01:02Le Brésil, c'est un marché sur lequel on est implanté depuis déjà bon nombre d'années,
01:06qui progresse d'année en année, tranquillement, et sur lequel il y a une culture de la consommation de nos produits.
01:12Effectivement, on va continuer de faire nos actions de développement, de promotion.
01:15S'agissant de l'Inde, c'est la même chose.
01:17C'est un pays consommateur de spiritueux, consommateur de vin, producteur de spiritueux, producteur de vin.
01:23Et c'est un pays d'un milliard quatre cent millions d'habitants, donc c'est un grand relais de croissance pour nous, possible.
01:28Et ça va prendre des années d'éducation progressive sur nos produits.
01:33Alors si on parle du cognac et de l'armagnac, la situation s'est techniquement normalisée avec les accords qui ont été trouvés avec la Chine.
01:41Donc ça, c'est un premier point.
01:42Simplement, l'économie chinoise est ce qu'elle est.
01:44La réalité, c'est que le marché n'est pas revenu au niveau qu'on connaissait précédemment.
01:49Comme je l'ai dit, perdre un marché, ça va vite.
01:52Le reconstruire, ça prend du temps.
01:54Donc c'est un enjeu important.
01:56Et ce qu'on demande fondamentalement, ce n'est pas forcément à la France, c'est à l'Europe.
01:59On estime qu'on a été victime finalement d'un désaccord politique autour de la voiture électrique,
02:06qui regardait l'Europe et la Chine.
02:09Le cognac et l'armagnac en ont été les victimes.
02:11C'est à l'Europe, qui a engrangé des droits d'Axis sur ce qu'il a facturé aux voitures électriques chinoises,
02:18de soutenir les filières qui ont été concernées par cette attaque.
02:22Ce qui empêche aujourd'hui la mise en place de cette politique européenne ?
02:26C'est sans doute un débat plus large que notre filière, que 27 États membres, une grande autonomie de chacun,
02:32et pas forcément l'envie toujours de collaborer comme il faudrait.
02:35Donc c'est sans doute un changement de paradigme à trouver au niveau européen.
02:40Mais on considère que c'est bien au niveau européen, coordonnées unies, que les choses se passent mieux.
02:44Pas au niveau des États individuellement, en tout cas pris séparément.
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