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[#Interview] Épilepsie au Gabon : le message de sensibilisation du Dr Annick Sounda

À l’occasion de la Journée mondiale de l’épilepsie, le Dr Annick Sounda, neurologue-épileptologue au Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL), s’est illustrée par un engagement à la fois professionnel et profondément humain. À travers des actions de sensibilisation, elle a œuvré à briser les préjugés encore tenaces, tout en valorisant les initiatives concrètes mises en place pour améliorer la prise en charge et garantir une réponse plus équitable et plus efficace aux personnes vivant avec l’épilepsie au Gabon.
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Transcription
00:00Je suis le docteur Anik Sunda, neurologue, épileptologue au Centre hospitalier universitaire de Libreville.
00:08Donc aujourd'hui, j'interviens pour vous parler de l'épilepsie.
00:14Nous sommes le 9 février 2026, journée mondiale de l'épilepsie.
00:21Je vais donner d'abord la définition scientifique de l'épilepsie.
00:24Donc selon la Ligue internationale contre l'épilepsie, l'épilepsie est une affection neurologique chronique qui est caractérisée par la répétition de crises épileptiques.
00:37Donc ces crises sont liées à un trouble du fonctionnement électrique du cerveau.
00:44Donc pour répondre aux critères d'épilepsie, une personne née épileptique, lorsqu'elle fait deux crises, donc au moins deux crises espacées dans 24 heures,
00:55ou encore lorsqu'elle fait une crise, mais avec la possibilité de refaire, donc de générer d'autres crises, cette possibilité étant supérieure à 60%.
01:08Donc le risque étant supérieur à 60%.
01:10Chez les enfants également, on parle de syndrome épileptique.
01:15C'est une maladie qui est très fréquente.
01:19On la retrouve chez environ 50 millions de personnes dans le monde.
01:24Donc une des pathologies neurologiques les plus fréquentes, les plus vieilles, est effectivement associée à des croyances erronées.
01:32En tant que neurologues épileptologues, nous sommes confrontés à beaucoup, beaucoup de challenges.
01:38Parce que sur le plan sociétal, aussi bien dans le monde qu'au Gabon, il persiste des croyances telles que l'épilepsie serait liée à un mauvais sort.
01:47L'épilepsie serait liée à une sorcellerie.
01:52Ce qui n'en est pas.
01:53Et à l'origine de tout ceci, donc, on a ce qu'on appelle la marginalisation des patients et la stigmatisation des patients également.
02:03L'autre croyance qui est très répandue, c'est celle selon laquelle les patients vivant avec l'épilepsie seraient contagieux.
02:13Donc l'épilepsie n'est pas une maladie contagieuse.
02:15Il y en a qui pensent qu'elle peut se contaminer par les fluides corporels en général.
02:20Ce qui limite donc et qui déscolarise aussi les enfants.
02:26Parce que c'est une pathologie sur le plan de la fréquence qu'on rencontre très souvent chez les enfants et les adolescents.
02:34Au Gabon, nous avons au sein du Centre hospitalier universitaire de Libreville le service de neurologie.
02:43Le service de neurologie qui est dirigé par un professeur titulaire, le professeur Kunan Duango Philomène, chef de service de neurologie.
02:55C'est au sein de ce service qu'on retrouve les neurologues épileptologues, spécialistes de l'épilepsie.
03:02Dans le Gabon, il y en a six.
03:05La majorité se trouve ici et il y en a deux dans d'autres CHU de Libreville.
03:11Les patients sont reçus tous les jours en consultation et pris en charge correctement.
03:20Au Gabon, nous avons la chance d'avoir la CNAMGS qui couvre la majorité des médicaments antiépileptiques.
03:30Quand on parle de médicaments, on va dans la prise en charge thérapeutique.
03:34Il faut souligner que 70% des épilepsies sont correctement prises en charge par un traitement.
03:43Mais le traitement, il faut le prendre de manière quotidienne et de manière régulière.
03:51La CNAMGS accompagne les patients vivant avec l'épilepsie dans la prise en charge médicamenteuse et également dans les examens complémentaires.
04:00Pour un patient qui ne prend pas correctement son traitement, le risque, c'est de refaire tout le temps des crises.
04:07Et s'il refait tout le temps des crises, c'est comme un appareil qui court-circuit,
04:12parce qu'on ne le redira jamais assez, la conduction nerveuse au cerveau est de type électrique.
04:17Pour un appareil qui court-circuit à chaque fois, il y a un risque de mauvais fonctionnement, donc de dysfonctionnement.
04:24Le drame chez l'enfant se retrouvera dans les difficultés intellectuelles, les difficultés d'apprentissage
04:34et donc l'impact sur la scolarisation de l'enfant et plus tard, à long terme, sur son avenir.
04:43Alors ce que nous allons déjà décliner, on le dit haut et fort, l'épilepsie n'est pas une fatalité.
04:51L'épilepsie n'est pas une maladie mystico-réligieuse, l'épilepsie n'est pas contagieuse.
04:58L'autre message, c'est que selon le thème officiel de cette journée, en 2026,
05:04le thème officiel c'est « Transformer les histoires en actions ».
05:09Donc c'est le hashtag « Epilepsie Pledge ».
05:14« Epilepsie » avec Y, Pledge, P-L-E-D-G-E.
05:20Donc l'action que nous avons choisi de mener au sein de la Société Gabonaise de Neurologie
05:27est celle de faire des consultations gratuites pour l'épilepsie.
05:32Consultations gratuites qui se feront au niveau de la paroisse Saint-Christophe,
05:38donc à la, à Vorbam, le samedi 14 février.
05:44Et au cours de ces consultations, la Fraternité Les Pèlerins
05:48offre des anti-épileptiques gratuits aux patients vivant avec l'épilepsie.
05:56Nous avons choisi le 14 février, journée de l'amour,
05:59pour témoigner justement de cet amour envers les patients,
06:05réduisant ainsi le fardeau, le fardeau de la stigmatisation,
06:09le fardeau de l'exclusion,
06:11mais également le fardeau économique par les médicaments gratuits.
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