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  • il y a 8 minutes
Chaque week-end, l’émission pilotée par Pauline Revenaz avec à ses côtés Dominique Rizet, consultant police/justice BFMTV, traite d’un événement majeur de la semaine, ainsi que d’autres affaires qui sont revenues sur le devant de la scène.

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Transcription
00:00Les disparus de l'Assis et l'attente des familles depuis plusieurs décennies, leur prénom s'égrène comme autant d'affaires de meurtres non élucidés, Sylvie, Nathalie, Virginie, Vanessa.
00:10Mais la liste n'est pas clôturée parce qu'au-delà des disparus de l'Assis, il y a d'autres affaires tout aussi mystérieuses qui peuplent la Saône-et-Loire.
00:16Département qui vous est très cher, Dominique Rizet, merci d'être là.
00:20Nous allons accueillir nos invités, le major Raphaël Nédilco, officier de police judiciaire, auteur de l'obstinée confession du flic qui exhume les cold case.
00:29Ça porte bien son titre chez Studio Fact.
00:31Et puis Thomas Juchor, journaliste du journal de Saône-et-Loire, vous consacrez une série sur 9K9, affaires que vous déclinez de deux autostoppeuses belges à Mâcon en 1984 jusqu'à Denise Chardini, tuée chez elle en 2019.
00:47Nous y reviendrons.
00:48Mais d'abord, on va faire le point sur les disparus de l'Assis avec Pierre-Louis Bousset.
00:52Lorsque le corps de Virginie Bousset est retrouvé menotté et paillonnée sur les bords de Saône, les enquêteurs vont vite soupçonner son compagnon.
01:01Mais la piste n'aboutit à rien.
01:04Il y a non-lieu parce qu'il n'y a pas l'élément matériel suffisant.
01:08Virginie Bousset fait partie de celles que l'on appelle les disparus de l'Assis.
01:13Une dizaine d'affaires criminelles datant d'entre 1984 et 2005.
01:18Toutes se sont déroulées en Saône-et-Loire, dans un rayon de 200 km autour de l'autoroute Assis.
01:23Les victimes ? Des femmes, parfois très jeunes, comme Carole Soltisiac, 13 ans, retrouvées nues et partiellement brûlées dans un bois, près de Mont-Solémine.
01:34Malgré les années qui passent, certaines de ces affaires parviennent à être résolues.
01:38En 2016, un homme est condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de Christelle Mahery, 16 ans, en 1986.
01:45C'est un aboutissement. Depuis 28 ans et demi que ma fille est décédée, c'est vrai que c'est un aboutissement pour moi, pour la famille, les amis.
01:55Et ça peut donner un espoir à toutes les autres familles partout en France.
02:00Certaines affaires des disparus de l'Assis ont été reprises par le Paul Colquais de Nanterre depuis 2022, avec pour espoir de mettre fin à des décennies de mystères.
02:11Alors ces affaires, vous les connaissez bien tous les deux.
02:13Le mois dernier, Maître Seban et Marie-Rose Blétry ont été reçus par la section de recherche de Dijon.
02:19Pourquoi ? En fait, pour rappeler aux enquêteurs la nécessité d'avancer sur ces crimes non résolus.
02:23Parce qu'on le rappelle, la SR de Dijon, elle est en charge de trois dossiers.
02:27L'assassinat de Sylvie Aubert en 1986, Nathalie Maire en 1987, Virginie Buzet en 1997.
02:33Quel est le point commun de toutes ces affaires, en dehors de la logique géographique ?
02:38Si je puis répondre de la sorte, je dirais qu'elles sont toutes opposées à l'oubli.
02:44C'est-à-dire qu'on a eu un arrêt quand même de la cour de cassation sur l'affaire Bonfanti,
02:49qui met les enquêteurs en demeure de faire vivre les dossiers.
02:52On cite souvent l'intérêt de la science pour ressortir ces dossiers-là,
02:56mais ce qui manque dans ces dossiers avant tout, c'est la culture de l'obsession, la transmission de l'obsession.
03:00Et je crains que si on n'a pas vraiment d'enquêteurs qui embrassent le dossier
03:04pour être au cœur à cœur du dossier avec les familles du victime,
03:08elles finissent par tomber dans l'oubli.
03:10Vous, vous avez enquêté, vous avez remis ciel et terre.
03:12Et quelles sont vos conclusions sur les disparus de l'assiste d'abord ?
03:16Déjà que le temps n'est absolument pas une fatalité.
03:19S'il s'était agi de présenter le dossier de Christelle Maïry au pôle Colquies de Nanterre,
03:24parce qu'à l'époque, il n'existait pas,
03:26vu que les célèbres avaient été détruits, je pense qu'ils n'auraient pas été retenus.
03:29Donc c'est vraiment la preuve qu'on peut y arriver,
03:32même sans l'aide de la science et même sans l'aide d'un pôle,
03:34même si là, cette fois-ci, l'énergie que les enquêteurs vont pouvoir mettre à disposition
03:39de ces enquêtes est institutionnalisée et sacralisée.
03:42Et vous le dites vous-même, 16 janvier dernier,
03:45la Cour de cassation a confirmé la prescription du meurtre de Marie-Thérèse Monfantiste en 86,
03:50alors que le coupable est passé aux aveux en 2022.
03:53On le connaît.
03:54C'est-à-dire que cette affaire, elle est classée, malgré le combat de la famille.
03:57Alors, à quoi ça sert, si la justice prend ces décisions-là,
04:01que vous, policier, vous continuiez à travailler sur ce genre de dossier ?
04:06C'est une excellente question, Dominique.
04:08Alors, c'est vrai que moi, en qualité de policier,
04:09je me dois de respecter la décision de la Cour de cassation.
04:12Bien évidemment, c'est une question qui repose sur les épaules du législateur,
04:17bien évidemment, mais bien plus que l'obtention des aveux
04:21et de la condamnation de quelqu'un.
04:24C'est le respect absolu qui est dû aux familles d'obtenir la vérité.
04:28Ça renouvelle ce contrat social qui doit exister entre l'État et le citoyen
04:32et qui a été passé au silence trop longtemps pour ces affaires,
04:35qui au départ n'étaient pas des colquaises.
04:36Au départ, un colquais, ça n'en est pas un.
04:38Alors, pour en parler avec nous, justement, on est avec Michel Bluzet.
04:41Bonjour, monsieur.
04:41Vous êtes le père de Virginie Bluzet, retrouvé sans vie à Verdun-sur-le-Doux en mars.
04:49Une jeune femme de 21 ans dont le meurtre reste non élucidé.
04:53Il y a des investigations qui ont été relancées en 2024.
04:57Qu'est-ce que ça a donné ?
04:59Jusqu'à maintenant, pas grand-chose.
05:03On l'attend toujours, malheureusement.
05:05C'est ça qui est triste, quoi.
05:07C'est que la justice est très très longue.
05:08Et donc, pour les résultats des ADN et tout, il faut attendre.
05:12Voilà.
05:14Votre fille avait été retrouvée menottée et baillonnée.
05:17Donc, la question est simple.
05:18Est-ce qu'on a de l'ADN ?
05:19Est-ce qu'on peut avancer là-dessus ?
05:24J'espère qu'il va avancer.
05:25Mais bon, comme je vous dis, pour les ADN, c'est très très long.
05:28D'avoir les résultats, c'est ça le problème.
05:31Et donc, il faut déjà que ça soit accepté, déjà qu'ils fassent les ADN et tout.
05:35Donc, on attend toujours.
05:36Et voilà, c'est le problème.
05:37– Comment est-ce que vous faites, monsieur, pour tenir avec toutes ces…
05:41Comment est-ce que vous gardez espoir après toutes ces années ?
05:43Comment est-ce que vous faites ?
05:45– Bref, c'est dur.
05:48Il faut se battre toujours.
05:49Je m'en tiens à l'association Tisselle.
05:52Si vous êtes beaucoup, nos avocats, Didier Seban, tout ça.
05:55Si on n'avait pas ces gens-là, je crois que ça tomberait à l'oublier de toutes ces bontiers.
05:59C'est ça qui est malheureux.
06:01C'est vrai.
06:02Mais bon, maintenant, ce Colgate, c'est déjà bien parce qu'ils s'occupent quand même pas mal, maintenant.
06:06– Est-ce que pendant ces 30 ans, vous avez été tenu au courant de l'avancée du dossier ?
06:11Est-ce que la justice vous a reçu ?
06:13Les enquêteurs ?
06:14– Oui, oui, on a été reçu.
06:18J'ai été reçu plusieurs fois déjà, même au tribunal et tout.
06:21Bon, c'est pareil, ils font leur travail, mais bon, ils ne nous en disent pas trop, c'est ça le problème.
06:25Bon, j'ai été reçu là au Colgate, là aussi à Paris, tout ça, vers la juge et tout.
06:30Elle m'a dit que ça allait avancer, mon dossier.
06:32Donc ça avance.
06:32Didier Seban se bat beaucoup pour moi aussi.
06:36Puis l'association Tisselle, évidemment, il se bat beaucoup avec moi aussi.
06:38– Est-ce que vous pensez, monsieur, que vous connaîtrez un jour la vérité ?
06:43– J'espère, j'ai 77 ans, j'ai 78 ans, je veux bien connaître quand même la vérité avant de partir.
06:49C'est le cas de lire, alors je me bats, voilà, avec eux.
06:52– Merci beaucoup.
06:53– Merci beaucoup, on entend votre courage et votre ténacité.
06:57Vous restez avec nous, avec nous, Thomas, journaliste au journal de Saône-et-Loire.
07:02Vous consacrez une série à neuf cas criminels, neuf récits pour neuf histoires,
07:06parce qu'au-delà des disparus de la CIS, la Saône-et-Loire paye un lourd tribut, si je puis dire,
07:11et le plus frappant pour vous de ces neuf cas, quel est-il ?
07:14Ou c'est la sérialité qui fait l'intérêt ?
07:17– Je pense que c'est la sérialité qui fait l'intérêt.
07:20Après, voilà, on a une série de crimes qui ont des choses en commun,
07:25mais qui ont aussi beaucoup de différences entre ces différents crimes.
07:31Chacun des crimes a quelque chose de particulier.
07:36On a commencé cette série avec deux disparus, dont on n'a jamais retrouvé les corps.
07:42– Les autostopeuses belges.
07:42– Les autostopeuses belges, tout à fait.
07:45Et on a terminé cette série, enfin, en tout cas, dans cette série de neuf épisodes,
07:51avec une vieille dame de plus de 90 ans, dont le mobile est peut-être le vol,
07:56quelque chose comme ça.
07:57Donc, on a toute une série de crimes très différents.
08:00– Victime, une dame de 90 ans victime.
08:01– Victime, oui.
08:03Donc, voilà, ce qui marque, c'est cet enchaînement de meurtres,
08:06surtout dans les années 80 et 90,
08:08où là, c'est vraiment plusieurs jeunes femmes différentes qui sont tuées.
08:12Et après, ça continue avec d'autres cas un peu plus particuliers.
08:16– Vous êtes allé voir, Thomas, toutes les familles, vous les avez contactées,
08:19vous leur avez parlé à tous, à toutes ?
08:20– Oui, quasiment à toutes, oui.
08:24Il y a seulement, je dirais, le cas de Dorothée et de Moret,
08:27où là, la famille ne s'est jamais vraiment manifestée.
08:30Et là, par exemple, on va être dans le cas d'une affaire qui tombe un peu aux oubliettes,
08:34parce que quand la famille ne pousse pas derrière,
08:37quand il n'y a pas d'association comme l'association Christelle qui pousse derrière,
08:40malheureusement, c'est des dossiers qui, peu à peu, tombent dans l'oubli.
08:44Et dans ce cas-là, on a juste un homme qui avait été mis en examen
08:48et qui est toujours témoin à insister dans cette affaire,
08:50et c'est un peu le dernier à se battre pour que tout cela se termine de son côté.
08:54– Jeune journaliste, j'avais suivi, j'avais fait ce que vous avez fait
08:57sur les disparus de Mourmelon, 1981-1987,
09:00des militaires qui disparaissaient, suspects, Pierre Chanal.
09:04Et ces familles, ces victimes, elles avaient toutes un point commun.
09:08C'était parce que celui qui les a tués les a sans doute sélectionnés,
09:13mais c'était des familles simples, des jeunes qui avaient le même profil.
09:18Est-ce que là, vous avez observé la même chose dans les disparus de Saône-et-Loire ?
09:20Est-ce qu'il y a un point commun entre toutes ces victimes ?
09:24– Il y a des points communs dans les mises à mort,
09:28dans les façons dont on a retrouvé les corps.
09:30– Le mode opératoire, vous voulez dire ?
09:32– Dans le mode opératoire, tout à fait.
09:33On a plusieurs jeunes filles qui ont été victimes a priori de strangulation,
09:37dont on a retrouvé les corps dans l'eau.
09:39Après, sur le profil des victimes, en ce qui concerne les années 80-90,
09:43on a surtout des jeunes femmes.
09:46Après, elles ne sont pas tout à fait pareilles toutes.
09:49On a des jeunes femmes qui jouaient peut-être un peu avec le feu,
09:54qui n'avaient peut-être pas des super fréquentations.
09:57Et il y en a d'autres qui menaient une vie beaucoup plus simple.
10:01Donc, le point commun, c'est surtout qu'elles sont jeunes et qu'elles sont des femmes.
10:06– Alors, on le disait il y a quelques instants,
10:07l'arrêt Bonfanti rendu par la Cour de cassation,
10:10il n'arrange pas les choses, il faut le dire,
10:11puisque la date de départ de prescription ne bouge pas.
10:14Et quelle incidence ça peut avoir justement sur tous ces cas ?
10:17On rappelle, pour les téléspectateurs, que chaque acte d'enquête
10:20ordonné par un juge a pour effet de repousser l'échéance de la prescription,
10:25il faut le dire, c'était 10 ans jusqu'en 2017,
10:27et c'est 20 ans à partir de 2017.
10:29Vous, dans vos cas, que vous avez étudiés l'un et l'autre,
10:32il y a des cas qui sont menacés par cet arrêt Bonfanti ?
10:36– Alors, moi, ce qui me concerne, il y a longtemps que j'ai passé la main,
10:39je me contente d'écrire et de transmettre,
10:40mais évidemment, énormément de cas sont concernés par cette décision
10:47qui a été vraiment tonitruante, que je peux entendre
10:50sous une certaine approche de la loi,
10:53mais que nous, en qualité d'enquêteur, on ne peut pas défendre
10:55quand on est au contact des familles des victimes.
10:57– Bien sûr, et sur notre antenne, cette semaine,
10:59le premier procureur de France, Rémi Etz, il a plaidé
11:01pour une imprescribilité des crimes de sang,
11:04au vu des progrès techniques et scientifiques en matière d'enquête.
11:07C'est lui qui avait requis, justement, le décalage de la prescription
11:10dans l'affaire Bonfanti, et il n'a pas été suivi.
11:12Alors, dans les cas que vous avez étudiés,
11:14si on passe ça au tamis de l'arrêt Bonfanti,
11:17qu'est-ce que ça donne pour vous ?
11:18– Alors, il y a une partie des affaires
11:21qui, a priori, ne sont pas concernées par la prescription,
11:25puisque ce sont des affaires pour lesquelles les familles,
11:29les avocats se sont toujours battus,
11:30et la prescription a été interrompue et allongée.
11:33Le problème, il sera plutôt pour les cas des dossiers
11:36qui sont clos depuis un certain temps,
11:38et cela, ça risque d'être plus difficile
11:40de les faire ouvrir aujourd'hui,
11:42à cause de cet arrêt Bonfanti.
11:44Donc, le cas spécifiquement qu'on a en Saône-et-Loire,
11:46c'est le dossier Marthe Buisson.
11:48– Oui.
11:48– Donc, un dossier qui est clos depuis…
11:50– 1987, je crois, et elle est inscrite
11:53dans la mémoire criminelle nationale
11:55du Nouveau-Pôle de Nanterre.
11:56Enfin, on l'appelle le Nouveau,
11:57mais maintenant, ça fait déjà deux ans qu'ils sont en place.
11:59– Est-ce qu'on ne peut pas raccrocher cette affaire
12:02au précédent dossier ?
12:04Parce qu'on l'a vu déjà dans des affaires judiciaires,
12:07des cas qui étaient prescrits, je crois que c'est pour Émile Louis,
12:09des cas qui étaient prescrits ont été raccrochés
12:12aux autres affaires, pour Émile Louis à avouer.
12:16Est-ce qu'on peut le faire dans cette affaire ?
12:18– C'est une réflexion tout à fait judicieuse, Dominique.
12:21Effectivement, elle impose une chose,
12:22c'est de démontrer la sérialité,
12:25justement, pour pouvoir rattacher à un seul et même auteur
12:27plusieurs faits dont certains seraient prescrits.
12:29Et à ce moment-là, on arriverait, par un jeu de rapprochement,
12:32à faire tomber cette prescription.
12:34– Et là, on n'a pas, parce que dans les deux affaires
12:35que vous avez solutionnées, vous, Raphaël Nédilco,
12:38l'affaire Blétry, Christelle Blétry,
12:41et l'affaire Maïry, Christelle Maïry.
12:42– On l'a vu sur le sujet ?
12:44– On l'a vu dans le sujet, ce sont deux auteurs différents.
12:47– Exactement.
12:47Déjà, quand je reprends les dossiers en venant du Quai des Orphèves en 2009,
12:51je tombe sur un rapport d'analyse criminelle de l'IRCGN,
12:54à l'époque, qui était à Roni-sous-Bois,
12:55qui détermine que s'il y avait une certaine coïncidence de lieu
12:59ou une certaine concordance dans les modes opératoires,
13:02il ne pouvait pas être imputable à un seul et même auteur,
13:04sauf ces deux affaires-là.
13:06Mais j'ai démontré que, bien évidemment, ce n'était pas le cas.
13:08Mais les affaires se ressemblaient énormément.
13:10On avait dix ans, jour pour jour, pour les deux victimes,
13:13le même prénom, le même mode opératoire,
13:15dans un secteur géographique extrêmement restreint.
13:18Et j'ai effectivement éclusé, refermé toutes les portes,
13:22pour savoir si ça ne pouvait pas être un seul des mêmes auteurs.
13:24Mais par la suite, j'ai démontré que c'était deux personnes différentes.
13:27– Et vous, Thomas, dans les affaires qui restent non élucidées,
13:30Mayeri s'est fait, Blétri s'est fait,
13:32les autres affaires, vous pensez que pour une, deux, trois d'entre elles,
13:35ça pourrait être le même auteur ?
13:37– Il y a des possibilités au niveau du mode opératoire,
13:40notamment, comme je le disais,
13:42donc on a au moins trois quarts où on a une mort par un double strangulation,
13:49enfin, par strangulation plutôt,
13:51et des corps qui ont été retrouvés dans l'eau.
13:54Il y a certaines proximités géographiques également,
13:57les secteurs que fréquentaient les jeunes filles,
13:59qui fait qu'on a certains criminels qui sont aujourd'hui derrière les barreaux,
14:05qu'on a soupçonnés, dont les cas sont étudiés aujourd'hui.
14:10Mais voilà, pour l'instant, on en reste à ce stade.
14:12– On va retrouver Michel Bluzet qui est toujours avec nous, merci monsieur.
14:16Quelles sont les prochaines échéances, selon vous ?
14:18Est-ce qu'il y a des actes d'enquête que vous réclamez
14:20avec votre avocat Maître Seban ?
14:22Comment faire avancer, progresser sur le chemin de la vérité ?
14:26– C'est qu'en ce moment, il y a des tests d'ADN
14:29qui sont en expertise, donc on devrait bien voir les résultats,
14:32mais je vous dis, c'est très très long pour avoir les résultats.
14:35Donc ils travaillent dessus, j'espère qu'ils vont trouver quelque chose.
14:39Voilà.
14:41Et moi, je voudrais dire une chose, c'est qu'il y a des gens en 1997
14:43qui savent, certainement, qui ne veulent pas parler, qu'ils ont peur,
14:47mais bon, qui préviennent l'association de Christelle,
14:50s'ils peuvent parler ou alors le cabinet Seban.
14:52Voilà.
14:53Et puis la gendarmerie à Dijon.
14:55– Vous supposez que des gens…
14:56– Vous supposez que des gens savent quelque chose
14:59ou vous avez des informations ?
15:01– Oui, exactement.
15:01– Ou des raisons de penser ?
15:03– Je suppose qu'il y a des gens.
15:05Voilà.
15:06Je pense, mais ils ne veulent pas dire.
15:08Ils ont peur des représailles, je pense.
15:10– Alors l'appel est lancé en tous les cas.
15:11– C'est pour ça que je ne vais pas parler.
15:12– Merci beaucoup, monsieur.
15:13On a compris votre message.
15:15L'appel est lancé à ceux qui veulent, effectivement,
15:17faire progresser la vérité.
15:18Vous savez à qui il faut s'adresser.
15:21Merci à tous de vos lumières.
15:23– Merci d'être venu sur ce plateau.
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