00:00On va parler de notre président à nous, qui a l'habitude d'avoir de temps en temps ce que l'on appelle communément le franc-parler.
00:10Alors écoutez ce que dit Emmanuel Macron à propos des haïtiens, on devrait avoir le son bientôt.
00:19En fait il a dit que les haïtiens sont complètement cons.
00:21Nouveau dérapage d'Emmanuel Macron, c'est quand même assez...
00:27C'est un exploit d'arriver alors qu'il est en retrait.
00:31Il y a toute une explication d'abord et puis voilà.
00:34Il est en retrait totalement depuis la dissolution et depuis qu'il a laissé le champ politique à Michel Barnier.
00:43Et il arrive quand même à faire parler de lui pour des mauvaises raisons.
00:46J'ai fait quand même une petite liste parce que ça m'a amusé des dérapages d'Emmanuel Macron, des dérapages linguistiques on va dire.
00:54On a eu évidemment traversé la rue au moment de la crise pour trouver un emploi.
00:58On a eu ceux qui ne sont rien pour parler des gens qui gagnent le SMIC.
01:05On a eu très récemment une expression absolument lunaire sur Al-Andalus et sur l'occupation arabe de l'Espagne où ils vantaient cet héritage-là.
01:19Il n'y a pas de culture française à un moment ou à un autre.
01:21Il n'y a pas de culture française pendant la campagne si je ne dis pas de bêtises.
01:24On a eu pendant les Gilets jaunes qu'ils viennent me chercher avec le doigt en l'air en brandissant la menace.
01:30Et donc voilà, on a l'impression que c'est un président qui parfois parle un petit peu trop vite.
01:35Mais là, je veux dire, c'est grossier, c'est vulgaire et je ne comprends pas les raisons qui ont poussé le président de la République à cet excès de langage.
01:44Un de plus en effet, les autres étaient politico-culturels.
01:48Est-ce que ce n'est pas pour faire parler de vous ?
01:50Là, franchement, les haïtiens, mais qu'est-ce que viennent faire les haïtiens qui sont dans une situation dramatique ?
01:57Aujourd'hui, dramatique. La misère, c'est un des pays les plus pauvres du monde et il n'y a effectivement pas de solution politique, il n'y a pas de solution économique.
02:05Un désastre en Haïti. Est-ce que c'est le moment de venir les insulter ? J'avoue que j'ai du mal à suivre.
02:11Alors, on va l'écouter, justement, ce sonore qu'on a fini par retrouver.
02:14Franchement, c'est les haïtiens qui sont en Haïti, en laissant le narcotrafic.
02:18Et là, ce qu'ils ont fait, le Premier Ministre était super, il les a défendus, ils l'ont viré.
02:22C'est terrible, c'est terrible. Moi, je ne peux pas en remplacer. Ils sont complètement cons.
02:27Ils n'auraient jamais dû le sortir. Le Premier Ministre était formidable.
02:30Voilà, ils luttaient contre le narcotrafic, pardon, ils sont dépassés.
02:35Il y avait un Premier Ministre, ils l'ont viré, il était super, ils sont complètement cons.
02:39C'est presque enfantin comme rhétorique. Ils sont super, lui il est bien, lui il n'est pas bien.
02:45Ils n'ont pas bien fait de le virer, ce n'est pas de chance qu'ils sont cons.
02:48Vous savez, j'ai deux garçons de 8 et 11 ans, et le grand n'arrête pas de dire « c'est complètement con », « il est complètement con ».
02:55Et je lui dis « arrête d'employer ce mot ». Tu peux dire « idiot », tu peux dire « stupide », tu peux dire « voilà, il n'est pas au niveau ».
03:03Et il n'arrête pas de dire ça. Mais qu'un Président de la République utilise un mot aussi vulgaire.
03:08D'une conversation quasi courante, qu'on utilise hélas parfois, moi le premier, je trouve ça lamentable.
03:14Qu'est-ce que je vous dis ? Passons. Il n'y a que ça à dire et à faire. Passons, c'est incompréhensible de sa part.
03:20Passons, passons, passons. Je vous annonce, si on passe le studio des légendes avec Jacques Vendroux et le service sport de la rédaction d'Europe 1.
03:27C'est chaque vendredi de 21h à 22h.
03:30Demain l'invité de Jacques, Bruno Genesio, entraîneur du LOSC, toujours en lice pour la qualification aux phases finales de la Ligue des Champions.
03:38Et nous, on se retrouve dans un petit instant, tout de suite sur Europe 1.