00:00Pascal Pro et vous ?
00:01Bon, est-ce que Théo, qui est avec nous, est-ce que vous êtes un amateur de rugby et de sport, Théo ?
00:06Je suis fan du foot.
00:08Vous êtes fan du foot, vous êtes fan de l'Olympique Lyonnais ?
00:11C'est ça.
00:12Bah j'imagine, et vous êtes allé, alors vous êtes habité tout près de Gerland aujourd'hui,
00:16mais vous allez au stade, j'imagine, de voir supporter cette équipe de Lyon.
00:20Bon, Théo qui a 19 ans, il a été violemment agressé à trois reprises par une bande de jeunes,
00:24il veut faire de la communication dans le sport.
00:26Alors, vous avez envie de faire quoi d'ailleurs dans la communication sportive ?
00:30Par exemple, vous aimeriez, pourquoi pas, être l'attaché de presse de l'Olympique Lyonnais ?
00:33Pourquoi pas ?
00:34Eh ben, on va vous aider.
00:35Là, vous êtes au bon micro, là.
00:37On appelle Loël.
00:38Là, vous pouvez donner des conseils, Pascal.
00:40Oui, je sais.
00:41Alors, là, allez-y, parlez-nous de vos amis sport.
00:44Bon, sérieusement, Théo, il a 19 ans, il a été violemment agressé, on l'a dit,
00:48il est avec sa mère, Florence, qui essaye d'avertir, médiatiser, bien sûr.
00:54Alors, on est effondré de ce que vous nous racontez, parce que vous nous dites que les jeunes qui vous ont agressé sont dehors.
01:00Ils sont dehors et connus.
01:02Ils sont dehors et sous contrôle du lycée.
01:04Et connus.
01:05Et vous avez, effectivement, aujourd'hui, ça s'est passé le 31 janvier, on est le 5 février,
01:11il y a une petite période de convalescence qui va durer sans doute une quinzaine de jours, Théo.
01:15Oui.
01:16Et puis après, il y aura un retour à la vie normale.
01:19Ce qui est intéressant dans ce que vous nous avez dit, c'est que vous n'avez pas de...
01:22Vous ne souffrez pas de peur, de malaise psychologique.
01:26Il n'y a pas de quelque chose qui est arrivé de l'ordre de l'anxiété, de l'angoisse qui peut arriver pareil.
01:34Vous me paraissez avoir un tempérament très fort et capable de surmonter, effectivement, cette bagarre.
01:40En tout cas, c'est comme ça que j'ai été étudié par mes parents.
01:43Donc, il faut toujours en tirer le positif et voir que j'ai rien de grave et que je suis toujours en vie.
01:47C'est ce que vous dites depuis tout à l'heure.
01:49Vous dites que vous vous estimez chanceux.
01:51Donc, je trouve que vous avez...
01:53Comme votre mère, d'ailleurs, disait tout à l'heure, il y a une filiation entre vous.
01:57Je trouve que vous prenez cela avec un certain...
02:00Une certaine sagesse.
02:01Oui, exactement. Une certaine philosophie, Théo.
02:04Oui. Il faut toujours être comme ça.
02:06Et comme j'ai pu voir des témoignages et des commentaires sur les réseaux sociaux,
02:10tout de suite qu'il y a Tizella N,
02:12je ne pense pas que ce soit le bon moyen pour régler tout ce qui se passe en France et dans le monde
02:16de tout de suite faire des amalgames avec des origines, des couleurs de peau ou autre
02:22et plutôt voir ça mieux et qu'on pourrait aider ces personnes et ne pas propager de haine.
02:29Caroline Iturbide.
02:30Oui, parce que moi, c'est plutôt la question de l'après, en fait, que je vois.
02:33Parce que c'est vrai que là, vous êtes protégé, vous êtes chez votre maman.
02:35Ça va être quelques jours un petit peu préservé.
02:38Mais est-ce que vous vous voyez, dans 10 jours, dans 15 jours, reprendre le même chemin,
02:42retomber sur ces jeunes qui seront probablement encore en liberté
02:44puisqu'en fait, ça pose la question de la sanction des mineurs qui n'existe pas ?
02:48Ou est-ce que là, ça va être la terreur à tous les niveaux ?
02:51Et vous allez vous dire, je ne peux pas y aller parce que là, il fait nuit,
02:53je ne peux pas y aller parce qu'il est trop tôt, parce qu'il est trop tard ?
02:56Ou est-ce que vous vous êtes confiant et vous vous dites que vous allez pouvoir reprendre
02:59le chemin du travail comme ça, en toute tranquillité ?
03:04Actuellement, je ne me vois pas retourner, en tout cas, de nuit et seul,
03:07même de journée et seul dans cette rue,
03:10parce que je sais qu'ils savent où j'habite et j'ai peur des représailles.
03:15Bon, écoutez, je vais vous remercier et Florence et Théo.
03:18Et moi, ce que je pense, si vous en êtes d'accord...
03:21Alors, d'abord, et je l'avais dit ce matin à Jean-Luc Boujon,
03:25qu'on a eu d'ailleurs et qu'on salue parce qu'il a fait un travail remarquable,
03:28j'ai dit, si vous êtes à Paris, Florence et Théo,
03:31évidemment, on vous reçoit sur le plateau.
03:32Alors Théo, il n'a peut-être pas envie, effectivement, de médiatiser son visage,
03:36il n'a peut-être pas envie qu'on le voit.
03:37Je sais que Florence, on a déjà vu son visage,
03:40mais évidemment, on vous accueille en direct sur le plateau quand vous le souhaitez.
03:45Et puis, évidemment, on va prendre des nouvelles régulièrement de vous,
03:49peut-être pas demain, mais en tout cas lundi ou mardi,
03:52pour avoir quelques informations.
03:54Et puis, Jean-Luc Boujon va nous dire également ces jeunes, ces profils.
03:57Moi, j'ai envie d'avoir une suite quand même.
04:00Où sont ces jeunes ? Je trouve ça absolument incroyable.
04:01C'est eux qu'on doit voir.
04:02Voilà, j'aimerais avoir...
04:03Bien sûr.
04:05Entendre...
04:06Les parents de ces jeunes, où sont-ils ?
04:07Est-ce que les parents sont là ?
04:09Florence est particulièrement indulgente,
04:11parce que quand même, la responsabilité des parents
04:13dans les comportements qui concernent les enfants et les mineurs,
04:16elle est énorme.
04:17Moi, j'ai eu un cas d'une enfant de ma fille harcelée à l'école,
04:21en classe de cinquième.
04:22Je peux vous dire que j'ai fait comme Florence.
04:23J'ai déplacé des montagnes pour régler les problèmes.
04:26Et souvent, quand vous avez les parents des agresseurs,
04:28c'est là que vous vous rendez compte qu'il y a un problème,
04:30parce que les parents des agresseurs ne se rendent compte de rien,
04:32ne se rendent compte de rien.
04:33Ils ne sont pas responsables.
04:34Je remercie. Elliot, dernier mot ?
04:36Sauf que dans son cas, Florence a expliqué justement
04:38qu'elle avait parlé avec l'une des familles des bourreaux,
04:41et qu'elle-même, cette famille était en difficulté.
04:43La grande question, c'est la justice.
04:45On a pu accélérer la procédure à l'Assemblée nationale
04:47pour permettre un vote sur l'interdiction des réseaux sociaux
04:50pour les moins de 15 ans,
04:51qu'il y ait une procédure d'urgence à l'Assemblée nationale
04:54pour revoir la politique pénale des mineurs,
04:57et que pour une fois, il y ait la possibilité
04:58qu'un individu qui s'en prenne, comme il s'en est pris à Théo,
05:01il soit derrière les barreaux, le temps du procès,
05:04qu'il soit placé en détention provisoire.
05:06Et parce que là, ce qui ne risque rien,
05:07c'est peut-être aussi les parents.
05:08Il faut arrêter d'être hyper indigents
05:10avec des enfants qui harcèlent les autres.
05:12Et c'est ce que dit ce matin Marie-Estelle Dupont,
05:14qui a été éblouissante,
05:15parce que c'est une professionnelle
05:16et qui connaît très très bien ces questions-là,
05:19et elle a dit qu'il fallait évidemment un lien
05:20entre les agresseurs et leurs parents.
05:23Bien évidemment.
05:24Qu'est-ce que font ces jeunes à 22h dans la rue ?
05:26Oui, mais ça va bien au-delà.
05:28T'as 14 ans ou 15 ans.
05:29Évidemment que ça va bien au-delà.
05:30Bon, merci Théo.
05:31Vraiment merci.
05:32Bon courage à vous.
05:33Écoutez-moi, j'ai une rendez-vous au téléphone.
05:36Je voulais juste demander à toutes les personnes
05:39qui ont pu vivre ça sur Lyon,
05:41leur donner rendez-vous mardi à 15h au métro de Bourg.
05:45Écoutez, nous on sera à 16h à l'antenne,
05:49donc on sera avec vous dans ce rassemblement.
05:52Il n'y aura pas de marque blanche pour mon fils,
05:55mais une marque blanche pour notre justice.
05:56Exactement, pour ce rassemblement.
05:58Merci beaucoup, il est 16h43.
06:00Merci à vous.
06:01Merci à vous.
06:02Merci encore à vous tous pour votre écoute
06:04et vraiment pour votre aide.
06:05Coriflence.
06:05Mais non, mais c'est à moindre des choses.
06:08Il est 16h43.
06:09Écoutez, on n'est pas écoutés par la justice,
06:11alors au moins si les journalistes nous écoutent,
06:12c'est déjà pas mal.
06:13Mais écoutez, en tout cas,
06:16on sera toujours là pour vous tendre le micro.
06:18C'est pour moi.
06:18C'est pour moi.
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