00:00Depuis minuit, les arsenaux nucléaires militaires américains comme russes ne sont plus régis par aucun traité.
00:08Washington et Moscou ont laissé expirer, purement et simplement, le traité START de réduction des missiles nucléaires.
00:14Harold Eman, expliquez-nous, quels sont les dangers de cette nouvelle situation et à qui la faute pour la mort de ce traité ?
00:22Alors, pour la faute, la partie russe et la partie américaine se renvoient à la faute.
00:26Les Américains disent que le gouvernement russe ne fournissait plus les chiffres de son arsenal.
00:31Et les Russes disent que les divers gouvernements américains n'appliquaient plus ce traité.
00:36Signé en 1991 entre les présidents russes et américains, à l'époque il s'agissait de Dimitri Medvedev et de Barack Obama.
00:51Mais maintenant, voilà, ce traité, qu'est-ce qu'il faisait ?
00:54Il était signé, re-signé, parce qu'on appelle le new start, ça a été re-signé en 2010 entre Washington et Moscou.
01:05800 lanceurs et bombardiers lourds, c'est la limite qu'on doit avoir.
01:10Dans chaque camp, hein ?
01:11Pour chaque camp, oui.
01:12Alors, vous avez additionné, vous voyez ce qu'on a.
01:141500 ogives.
01:15Les ogives déployées.
01:17Alors, c'est un peu différent parce que les bombardiers, ça peut porter un, deux, trois ogives ou des bombes.
01:24Les ogives déployées, eh bien, vous avez parfois un missile avec plusieurs ogives dedans.
01:30C'est très technique.
01:32Et surtout, ce qui comptait le plus, c'est que les deux camps se surveillaient mutuellement.
01:39Il y avait des inspecteurs russes chez les Américains et des inspecteurs militaires américains chez les Russes.
01:45Et ça, c'était l'originalité et c'est fini.
01:48Est-ce que la fin de ce traité veut dire que Vladimir Poutine peut utiliser des missiles sur les champs de guerre ?
01:54Alors, hier soir, le gouvernement russe était très serein et il a dit qu'il ne utiliserait pas ces bombes de manière différente,
02:05que rien ne changeait et qu'il voulait aller vers une extension de cet accord avec les États-Unis.
02:13Donc, non, ils ne vont pas en tirer prétexte pour soudainement déployer et tirer sur le champ de bataille en Ukraine.
02:24Mais ça veut dire, Harold, qu'aujourd'hui, les Russes comme les Américains peuvent se renforcer en armes nucléaires comme ils le souhaitent.
02:31Légalement et surtout, il n'y a plus d'inspection.
02:34Donc, c'est ça qu'il faut retenir.
02:35On ne saura plus ce que fait l'autre.
02:37Jusqu'à présent, on était dans l'esprit de sortir de la guerre froide.
02:42Maintenant, ce n'est plus si sûr.
02:43Sous-titrage Société Radio-Canada
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