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  • il y a 4 minutes
« Mon cerveau qui me remet les images en tête » : élèves et parents viennent trouver une écoute au collège La Guicharde de Sanary-sur-Mer (Var) auprès de la cellule psychologique mise en place mercredi après l'agression au couteau d'une enseignante en classe. Le ministre de l'Education nationale, Edouard Geffray, toujours sur place mercredi matin, précise que son état restait "stable" mais toujours « très préoccupant ».

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Transcription
00:00Je leur ai tout dit, je leur ai dit que je ne me sentais vraiment pas bien depuis que j'ai vu que ma prof s'est fait poignarder,
00:07qu'elle est en sang dans la salle et que maintenant je suis traumatisée.
00:11Je me sens déjà éventuellement mieux grâce à la cellule, mais j'ai toujours mon cerveau qui me remet les images en tête.
00:17Tu as vu hier ce qui s'est passé ?
00:18Oui, j'ai juste vu la prof à terre par terre en sang dans sa salle.
00:23J'espère qu'elle va aller mieux déjà et qu'il ne va plus avoir de couteau au collège surtout.
00:30Quand je suis rentrée, elle était couchée dans mon lit et ça fait longtemps qu'elle ne dors plus avec moi.
00:34Ma fille, elle a 11 ans et elle m'a dit j'ai besoin de dormir avec toi et elle n'a pas réussi à me quitter.
00:40Après on appelle la famille, on parle à la famille, on a besoin de nous-mêmes l'aider de son sac.
00:45Mais du coup voilà.
00:48C'est vous qui êtes venue sans elle ce matin ?
00:49Oui.
00:51Pourquoi ?
00:52Parce que j'ai besoin de réponses, j'ai besoin de savoir des choses et j'ai besoin de savoir comment le faire pour ma fille aussi.
00:57Toutes mes filles l'ont eue, elles sont toutes passées dans ce collège et c'était une éducatrice à l'ancienne, on va dire.
01:05Elle a 60 ans donc forcément c'est l'éducation d'avant mais pas méchante pour autant.
01:10Elle avait son caractère ou quoi mais elle n'était pas méchante et elle l'appréciait assez.
01:14Ma deuxième qui l'a eue, elle m'a dit elle est toujours gentille avec moi, j'ai jamais eu de problème.
01:19C'était pas une prof à problème, j'ai jamais entendu quoi que ce soit.
01:22J'avais à cœur d'être à leur côté ce matin. J'aurais évidemment à cœur de suivre la situation et évidemment d'abord de suivre la situation de notre collègue
01:30qui comme vous le savez est toujours dans une situation préoccupante, très préoccupante à l'hôpital même si son état a été stabilisé.
01:38Quand vous rencontrez des gens qui souffrent et quand vous-même vous êtes le chef d'une administration qui est faite de femmes et d'hommes,
01:44vous ne pouvez être qu'émus quand l'un d'entre eux est blessé et quand en fait une communauté est blessée.
01:48Donc oui effectivement je suis très ému parce que, et puis très en colère aussi, parce que c'est pas acceptable
01:54et parce qu'il faut vraiment qu'on travaille collectivement et sans idéologie, sans instrumentalisation,
02:00qu'on travaille collectivement à une réponse qui nous permette d'éradiquer ce fléau de la violence interpersonnelle.
02:06Voilà, ce sera notre combat pour les prochaines années.
02:08Sous-titrage Société Radio-Canada
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