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00:00...
00:00A quel moment le soin esthétique justement cesse d'être un simple geste de beauté
00:14pour devenir un soutien social et un outil d'inclusion ?
00:18Pour en parler, nous allons croiser trois regards complémentaires.
00:22La recherche en sociologie, le terrain et l'engagement des marques.
00:25Gisèle Dambuillon, bonjour.
00:28Bonjour.
00:28Vous êtes maîtresse de conférence en sociologie à l'université Sorbonne-Paris-Nord,
00:34spécialisée dans les champs de la précarité, du travail social et de la socio-esthétique.
00:39Vous avez publié en 2023 le livre La socio-esthétique,
00:42qui se centre sur le soin, l'embellissement du corps en souffrance pour l'apaiser, améliorer son bien-être.
00:48Gisèle, j'ai une première question.
00:50C'est quoi la socio-esthétique ?
00:52Une question simple mais qui ne l'est pas.
00:54Merci d'abord de m'accueillir ici et de partager avec vous toutes ces réflexions sur la beauté et le bien-être.
00:59Alors la socio-esthétique, ça a été l'objet de ma recherche, un axe de recherche très central ces 10 dernières années,
01:05pour ce qui me concerne, et qui fait suite justement à une première approche dans le cadre de ma thèse de sociologie,
01:10où j'ai plus précisément examiné les ressources des sans-abri.
01:14Et donc ce premier ouvrage, qui s'appelle « Quand on a plus que son corps »,
01:17j'ai été le présenter dans divers secteurs,
01:19et notamment à l'université de Tours, où j'ai rencontré, il y a une dizaine d'années,
01:25des socio-esthéticiens et des socio-esthéticiennes.
01:27Et je ne connaissais pas leur travail, et ils m'ont expliqué ce qu'ils faisaient,
01:31et j'étais tout de suite convaincue de l'intérêt que ça pouvait avoir en complémentarité,
01:35avec d'autres approches qu'on connaît mieux,
01:36pour prendre en charge des personnes qui sont en difficulté ou en souffrance.
01:40Donc de quoi ça s'est-il exactement, maintenant ?
01:43C'est un groupe de professionnels qui, de base, sont des socio-esthéticiens et des socio-esthéticiennes,
01:48qui reprennent un cursus universitaire, notamment à l'université de Tours,
01:53et qui vont pendant 18 mois, à la fois réfléchir à de la théorie autour de la psychologie,
01:58de la sociologie de personnes en souffrance,
02:00mais aussi avoir de la pratique auprès de personnes en situation de vulnérabilité.
02:05Alors ce travail m'a amenée à travailler justement ce concept de vulnérabilité,
02:09parce que c'est très diversifié, ces personnes qui sont en souffrance.
02:12Ça peut être bien sûr, à l'hôpital, initialement c'était là,
02:14mais on peut aussi trouver des personnes en souffrance dans beaucoup de secteurs,
02:18initialement médical, puis en prison, puis dans le secteur médico-social,
02:22avec notamment des personnes en situation de handicap,
02:25et puis plus récemment dans le social.
02:26Mais toutes ces personnes-là sont en situation de vulnérabilité,
02:30ce qui m'a permis justement de faire une classification.
02:32majoritairement, les personnes qui sont en situation de fragilité
02:38sont plutôt en souffrance physique,
02:40des personnes en situation de précarité sont plutôt en souffrance sociale,
02:45et puis l'exclusion, là la souffrance est de toute nature,
02:47et là on est vraiment dans des conditions de survie.
02:49Donc la socio-esthétique, c'est des pratiques de soins,
02:52telles qu'on pourrait les connaître, massage du corps, maquillage, etc.
02:56pour des personnes en situation de vulnérabilité et en souffrance.
03:00Il y a donc trois aspects, et c'est un peu le sous-titre de cet ouvrage,
03:04c'est-à-dire prendre soin, apaiser, et embellir le corps vulnérable.
03:08Et on associe encore très souvent la beauté à quelque chose de superficiel,
03:14d'annexe, je dirais presque de superflu parfois.
03:17Or, vos travaux montrent exactement l'inverse.
03:20Alors, c'est quoi les superpouvoirs du soin ?
03:22Superpouvoirs, vous avez raison.
03:24Alors, déjà peut-être en deux mots, préciser que justement,
03:27la beauté n'est pas annexe.
03:28La beauté, c'est vraiment quelque chose de fondamental
03:31dans toutes les sociétés, dans toutes les époques,
03:33et elle a été traitée sous forme de concept par toutes les disciplines,
03:36en tout cas par de très très nombreuses disciplines.
03:38Bien sûr, l'histoire, et je pense aux travaux de Georges Vigarello,
03:42qui démontrent bien que la beauté, c'est en fonction d'une époque,
03:45ça reprend des valeurs en fonction justement de ce qui est important
03:48à une époque donnée, dans une société donnée,
03:50mais aussi, bien sûr, en sociologie,
03:52puisqu'on n'a pas les mêmes rapports à la beauté,
03:54en fonction de la place que l'on occupe,
03:56mais aussi, plus récemment, en neuropsychologie,
03:59qui démontrent bien les valeurs esthétiques différentes,
04:01mais qui laissent quand même des traces,
04:03et bien sûr, fondamentalement, en philosophie.
04:05Les travaux, notamment, de Frédéric Worms,
04:07démontrent bien que la beauté,
04:09c'est aussi une beauté vitale et humaine.
04:11Donc, tout ça pour dire que la beauté,
04:13elle est fondamentale,
04:14et qu'on peut la retrouver partout.
04:16Alors, la question qui se pose, effectivement,
04:18c'est que souvent, c'est associé à du superflu.
04:21Et donc, la question centrale qui m'a beaucoup animée,
04:23moi, c'est est-ce que la beauté a encore une place possible
04:26lorsque l'on est en des conditions d'exclusion,
04:29particulièrement,
04:30où on n'a même pas les ressources initiales et primaires
04:34d'assurer boire, manger, dormir ?
04:36Est-ce que la beauté a encore une place dans ces conditions-là ?
04:39Eh bien, oui, justement,
04:40parce qu'elle s'oppose à ce qui caractérise ces personnes en survie.
04:44On peut démontrer qu'effectivement,
04:46ces personnes qui sont sans-abri
04:48sont caractérisées par une identité négative.
04:50Les sans, S-A-N-S,
04:52sans argent, sans-abri, sans amis.
04:55Qu'est-ce qu'il reste ?
04:56Il reste le corps.
04:57Et ce corps, il prend une dimension tout à fait spécifique
05:00en termes de sûr, justement,
05:02surexposition, surconsommation, sursollicitation.
05:05Donc, ça donne à ce corps une place centrale de ressources
05:09et derrière ça, la beauté,
05:11qui est fondamentale de la beauté humaine, évidemment,
05:14peut trouver aussi une place
05:15et doit être prise comme telle par les professionnels
05:17pour accompagner ces personnes.
05:18Dans vos enquêtes de terrain,
05:20vous montrez aussi que le soin n'agit pas seulement sur soi,
05:23mais sur la place qu'on occupe dans la société.
05:26Oui.
05:26Vous pouvez nous expliquer ?
05:27Alors, bien sûr, parce que le soin, il est essentiel.
05:30C'est à la fois le comportement de l'ordre de l'intime.
05:33On prend soin de soi dans différents domaines.
05:36Par exemple, ça peut être les pratiques d'hygiène et de soins
05:37dont on a parlé juste avant,
05:39qui sont plus centrés sur le corps,
05:41mais aussi du soin de présentation
05:43que l'on va faire de son corps.
05:45Je pense aux vêtements, je pense au maquillage,
05:49aux bijoux, etc.
05:50Donc, ce rapport à soi,
05:52il donne aussi des indications à l'autre.
05:54Et c'est très important,
05:55puisqu'on est en relation avec l'autre sans cesse.
05:58Et démontre aussi, fondamentalement,
06:00la place que l'on occupe dans sa société.
06:01Et si je reprends mon exemple de personnes sans abri,
06:04la précarité très vite et l'exclusion se lie par et sur le corps.
06:08Donc, cette réflexion sur le soin est très importante.
06:11Alors, peut-être un exemple pour compléter ce que je vous dis là,
06:13y compris dans la rue.
06:15Cette beauté, elle existe et elle est paradoxale.
06:18Donc, c'est pour ça que c'est important.
06:19Pour faire cette thèse,
06:20et dans la suite de mes travaux,
06:21et notamment sur l'esthétique,
06:22j'ai suivi des équipes de maraudes,
06:24notamment de nuit.
06:25Et ces équipes vont au-devant des personnes
06:27pour proposer, par exemple,
06:28des centres d'hébergement.
06:29Lors d'une de mes nombreuses observations,
06:32j'observe une femme,
06:33qui est sans abri,
06:34qui vient à côté du camion
06:35et qui vient au niveau du rétroviseur
06:37pour se remaquiller.
06:38Et je lui demande ce qu'il en est.
06:40Et elle me dit,
06:40évidemment, c'est pas parce que je suis à la rue
06:42que je ne dois pas être belle.
06:43Et je trouvais que c'était très, très intéressant,
06:45cette réflexion,
06:46parce qu'au-delà de cette beauté normée,
06:48le maquillage pour une femme,
06:50elle était là-dedans,
06:51il y avait aussi une beauté adaptative.
06:53C'est-à-dire qu'elle était dans la rue,
06:54elle avait des vêtements chauds, sombres,
06:56qui paraissaient plutôt neutres, voyez,
06:58parce qu'elle me dit par la suite,
07:00oui, mais en même temps,
07:01j'ai mieux être un peu cachée.
07:04Donc vous voyez bien que ce rapport à la beauté,
07:05du coup, prend une place tout à fait paradoxale,
07:07parce qu'il faut à la fois la préserver,
07:10mais il faut à la fois savoir la dissimuler.
07:12Et cette place paradoxale,
07:13elle peut justement être traitée
07:15par des professionnels par la suite
07:17pour accompagner au mieux la personne
07:19avec cette ressource centrale qui est la beauté.
07:21Et justement, dans l'accompagnement,
07:22dans votre livre,
07:23vous parlez de parcours de réinsertion par la beauté.
07:26Est-ce que vous pouvez nous en dire plus ?
07:28Alors, oui, ça, je trouve que c'est vraiment
07:30à la fois innovant et inintéressant,
07:32parce que justement,
07:33cette ressource centrale de beauté
07:34peut être prise en compte
07:35par les divers professionnels.
07:37Alors, qu'en est-il, justement ?
07:39Du coup, il faut à la fois croiser
07:41ce parcours de beauté
07:42dans trois aspects, je dirais,
07:45d'approche sociale.
07:47Alors, je m'explique.
07:47Ce parcours de beauté,
07:48il va être très en lien
07:50avec une reconstruction identitaire,
07:52parce que c'est très difficile.
07:53Et si je reprends l'exemple
07:54des femmes sans abri,
07:55il y aura d'abord une première approche
07:57avec une équipe médico-sociale.
08:00Voilà.
08:00L'important, c'est effectivement
08:01de mettre la personne à l'abri
08:02et de la sortir,
08:04autant que faire se peut,
08:05de façon plus...
08:06Assez douce,
08:06mais autant que faire se peut,
08:08en tout cas,
08:08et le plus rapidement possible,
08:09de la rue.
08:10Donc, c'est vraiment
08:10priorité à l'abri du corps,
08:12donc médico-social,
08:13avec une première étape
08:14de reconstruction identitaire humaine,
08:17la beauté humaine.
08:18Une deuxième étape,
08:20ça va être toujours
08:21dans le niveau social,
08:22psychologique,
08:23c'est-à-dire les psychologues
08:24et les travailleurs sociaux
08:25vont prendre la main
08:26pour essayer de reconstruire
08:28le parcours identitaire,
08:29cette fois-ci au niveau social,
08:31en essayant de remettre en avant
08:32des capacités,
08:33en essayant de remettre en avant
08:35un autre mode de vie,
08:36d'avoir un recul sur sa trajectoire
08:38pour évidemment avoir
08:39des anticipations plus normées
08:41et plus sécures.
08:42Et puis, du coup,
08:43la troisième étape,
08:44c'est ça, ce parcours.
08:45Cette fois-ci, c'est la beauté,
08:46et cette fois-ci,
08:47c'est les socio-esthéticiens
08:48qui vont entrer en jeu
08:49parce qu'il va y avoir
08:51une reconstruction
08:52par la beauté culturelle.
08:54Donc, cette fois-ci,
08:54on va prendre en compte
08:55la réalité de la personne
08:57pour travailler à la fois
08:58sur son image
08:59et sur son estime de soi,
09:01là aussi on pourra détailler,
09:02mais c'est important aussi
09:03de revoir ça,
09:04en essayant évidemment
09:05de l'accompagner
09:06dans sa réalité
09:07et sexuée et culturelle
09:09pour pouvoir améliorer
09:10sa condition d'existence.
09:11Merci Gisèle
09:12pour ces éclairages
09:13qui doivent parler à Guillaume.
09:15Guillaume, bienvenue.
09:17Merci d'être là.
09:18Vous êtes déléguée générale
09:19de l'association Bel et Bien.
09:21C'est quoi Bel et Bien ?
09:22Alors, Bel et Bien
09:23est une association
09:23d'intérêt général
09:24qui célébrera un peu moins
09:26que Marie-Claire
09:27ses 25 ans en fin d'année,
09:29qui s'adresse aux femmes
09:30qui sont touchées par le cancer
09:31en cours de traitement
09:33dans ce moment de fragilité
09:35que nous expliquait Gisèle,
09:37qui est due à la maladie
09:39et à ses traitements.
09:40Ses traitements
09:41qui peuvent altérer son image,
09:43qui vont avoir
09:43des effets secondaires,
09:44pas que physiques,
09:46physiologiques, etc.,
09:47et pour lesquels la médecine,
09:49mais aussi tout le champ
09:51des soins de support
09:52vont aider un peu à pallier.
09:54Et ça permet à cette personne
09:56en cours de traitement
09:57de pallier ses effets secondaires
09:59et donc peut-être
10:00de mieux adhérer
10:01ou d'observer les traitements.
10:02Et c'est une question importante.
10:04Donc, Bel et Bien est partie
10:05de ce constat.
10:06C'est comment soulager des femmes
10:08qui, face à la maladie,
10:09deviennent malades,
10:10ne sont plus femmes,
10:11ne sont plus mères,
10:12ne sont plus épouses,
10:13en tout cas pour certaines d'entre elles,
10:15du fait des transformations corporelles,
10:17qu'elles vivent comme un traumatisme.
10:19Et donc, comment apaiser
10:20ou comment la beauté retrouvée,
10:23le prendre soin de soi
10:24pendant la maladie,
10:25va réparer et aider
10:27à cette reconstruction identitaire
10:29qui fait que la femme touchée
10:31par le cancer avant
10:31n'est plus forcément la même après.
10:33Donc, concrètement,
10:34vos ateliers sont dans les hôpitaux.
10:37Comment ça se passe ?
10:38Ce sont les professionnels
10:39dans les hôpitaux
10:40qui dirigent,
10:41qui informent les malades
10:43de votre présence ?
10:44Voilà.
10:44Alors, nous,
10:45on est une association.
10:46Nous organisons donc,
10:48à la différence de la socio-esthétique
10:50qui vise plutôt du soin individuel,
10:52nous la force.
10:53La différence de Bel et Bien,
10:54c'est qu'on fait des ateliers
10:56en groupe de femmes.
10:57Donc, il se passe
10:58dans des établissements de santé,
10:59dans des associations locales.
11:01Ça peut se passer
11:01dans des pharmacies.
11:02En tout cas,
11:03l'objectif, c'est quoi ?
11:04C'est de réunir 6, 8, 10 femmes
11:07ensemble
11:07qui ne se connaissent pas forcément,
11:09qui sont sensibilisées
11:10par le personnel soignant,
11:12souvent au niveau des services
11:13d'oncologie,
11:14par le personnel paramédical.
11:15Et une bénévole
11:17qui est esthéticienne,
11:19socio-esthéticienne,
11:21qui peut être make-up artiste,
11:22qui peut être conseiller de vente,
11:23en tout cas,
11:23qui connaît bien les produits
11:24et le soin esthétique,
11:26qui va s'engager
11:26auprès de Bel et Bien,
11:27qui va être formée,
11:28nous,
11:29à un module spécifique
11:30d'animation
11:32d'ateliers
11:33onco-esthétiques
11:34et qui va donc animer
11:35à cet atelier de 2 heures,
11:36une heure pour
11:37des gestes de soins,
11:39retrouver toute la mécanique,
11:41la routine quotidienne
11:43de bien nettoyer sa peau,
11:45hydrater,
11:46comment choisir
11:46un produit d'hydratation,
11:48quels sont tous les produits
11:49d'hydratation,
11:50adaptés à la fois
11:51à leur type de peau,
11:52à l'état
11:53où elle se trouve aussi
11:54aujourd'hui,
11:55puis du maquillage
11:56léger, correcteur,
11:57l'essentiel étant
11:58souvent de redéfinir
11:59le regard
12:00à travers le sourcil
12:01et les yeux,
12:02se réapproprier
12:03le miroir.
12:05Justement,
12:06vous les voyez arriver
12:06ces femmes au début
12:07dans les ateliers
12:08et comment elles sont après ?
12:10Est-ce que vous voyez
12:11une évolution même
12:12au cours de l'atelier ?
12:14Est-ce qu'il y a un avant
12:15et un après, vraiment ?
12:16Souvent,
12:16quand je discute
12:18avec des maisons cosmétiques
12:20de partenariat
12:21pour les engager
12:22auprès de Bel et Bien,
12:23j'en propose souvent
12:23de venir voir
12:24parce que je pense
12:25qu'en observant un atelier,
12:27on voit plus
12:28que tout ce que je pourrais raconter.
12:30On voit trois effets majeurs
12:32quand elles arrivent.
12:33Nous, on avait encore
12:33un atelier ce matin
12:34au bureau.
12:35Elles arrivent,
12:35elles ne se connaissent pas,
12:36donc c'est normal.
12:37Elles sont un peu fermées
12:38physiquement.
12:40Elles s'installent
12:40autour de la table
12:41et elles n'ont qu'un point
12:42fixe de regard
12:44qui est l'animatrice,
12:45la bénévole.
12:46Puis, elles ont un miroir
12:47devant elles
12:47qu'elles évitent.
12:48Puis, elles attendent
12:49que la bénévole
12:50va les mettre à l'aise,
12:51va poser le cadre
12:52de l'atelier,
12:53va expliquer ce qui va se passer
12:55et petit à petit,
12:56vous observez
12:57que tout évolue.
12:58C'est-à-dire qu'elles comprennent
12:59qu'elles sont entre pairs,
13:01que c'est intime.
13:03Au bout de 20 minutes,
13:04elles sont en phase
13:05avec le miroir.
13:06Ça rigole,
13:07ça discute entre soi,
13:08ça s'encourage.
13:10C'est ce qu'on appelle aussi
13:10l'effet un peu double miroir.
13:12C'est-à-dire qu'elles se voient
13:13dans le miroir
13:14où elles ont du mal au début
13:15puis finalement,
13:16elles se prêtent au jeu,
13:18notamment dès la partie maquillage.
13:20Puis ensuite,
13:20elles voient la personne
13:21en face d'elle,
13:21à côté d'elle,
13:22qu'elles s'encouragent,
13:23qu'elles se regardent,
13:24qu'elles se disent
13:24« ça te va bien, etc. »
13:26Les perruques sont tombées,
13:27on est plus complexé
13:28par l'état de sa peau
13:30ou l'alopécie, etc.
13:32Et du coup,
13:33elles voient les autres
13:34aussi se transformer
13:35autour de la table.
13:36Donc si elles les voient
13:37se transformer,
13:37c'est qu'elles peuvent
13:38se transformer aussi.
13:40Et donc vous voyez
13:40d'un seul coup
13:41que le corps est libéré,
13:42que cet effet double miroir
13:44les aide beaucoup.
13:45Et d'un seul coup,
13:46face à des traitements
13:47où elles sont passives,
13:48finalement,
13:49où on leur dit
13:50« il faut faire ci,
13:50il faut faire ça,
13:51il faut faire tel examen »
13:52où tout est rythmé,
13:53ordonnancé, on va dire.
13:54Elles sont là
13:55dans un espace
13:55où elles reprennent la main
13:56sur leur prendre soin.
13:58C'est-à-dire,
13:58plutôt qu'on leur donne du soin,
14:00elles vont se donner du soin.
14:02Et ça, c'est important
14:03parce qu'elles deviennent actives
14:04de leur propre restauration,
14:06réparation.
14:06Et c'est là que la beauté devient
14:07ce que j'appelle un peu
14:09réparation dans ces moments
14:10parce qu'elle agitant
14:11sur le mental
14:12que sur le physique,
14:13même si physiquement,
14:14ça se voit quand elles sortent
14:15d'un atelier
14:16qu'elles sont transformées.
14:18Ça répare.
14:18Et alors,
14:19il y a des choses des fois
14:19très surprenantes qu'on voit
14:21quand une femme,
14:22et la plupart d'ailleurs,
14:23arrivent avec leur perruque
14:24et elles repartent sans
14:25la perruque dans le sac
14:26parce qu'elles assument
14:27tellement elles ont été
14:28encouragées par les autres.
14:30Et tout à l'heure,
14:31vous disiez,
14:32quand vous parlez avec les marques
14:33pour les convaincre
14:35de faire partie
14:35et de soutenir l'association.
14:37Concrètement,
14:38vous travaillez avec,
14:40vous avez besoin de mécènes.
14:41Comment peuvent intervenir
14:43des marques
14:43pour vous soutenir ?
14:45Est-ce que c'est uniquement
14:46du financier ?
14:47Comment ça se passe ?
14:48Qu'est-ce qui est un partenariat
14:49riche pour vous ?
14:51Je sais qu'il y a beaucoup
14:51de maisons ici,
14:52aujourd'hui présentes.
14:53Il y a encore beaucoup trop
14:54qui ne nous soutiennent pas
14:55ou qui ne nous connaissent pas
14:58ou qui n'ont pas trouvé
14:59le moyen de participer.
15:01Non, mais c'est important.
15:02Je pense que notre mission
15:04a bel et bien résonné
15:05avec chacune des marques ici
15:07présentes,
15:08que ce soit sur la confiance en soi,
15:11sur la beauté,
15:12sur la femme.
15:13Et on a tendance,
15:14d'une manière générale,
15:15quand on parle d'esthétique
15:16et de beauté,
15:17de s'adresser aux femmes
15:18qui sont en bonne santé.
15:20Et Gisèle a développé
15:21tout ce propos,
15:21mais il y a aussi
15:22toutes celles
15:22qui sont rendues vulnérables
15:24par un tas de raisons,
15:25etc.
15:26Les marques peuvent s'engager,
15:27évidemment,
15:28chez bel et bien.
15:28C'est évidemment
15:29du mécénat financier
15:30parce que c'est le nerf de la guerre,
15:32mais ça peut être aussi
15:33dans une stratégie
15:34beaucoup plus globale,
15:35comme nous,
15:35on l'observe aujourd'hui
15:36avec nos mécènes actuels,
15:38de développer des actions
15:39ou au-delà du don financier.
15:41Il y a du don de produits,
15:42il y a de l'engagement
15:43des collaborateurs,
15:44il y a des opérations
15:45au niveau marketing
15:46qui peuvent être faites
15:47sur des opérations,
15:48des produits partage.
15:49mais c'est surtout le côté
15:50engagement des collaborateurs
15:52qui a du sens,
15:53à la fois pour nous
15:54et pour les maisons,
15:55des gens qui sont généralement
15:57bien formés,
15:58qui maîtrisent l'animation,
16:00parce qu'ils ont fait
16:00des masterclass,
16:01etc.
16:02Donc, on va dire la formation
16:03et qui,
16:05sur leur temps libre
16:06ou en mécénat de compétences,
16:07animaient des ateliers
16:09chez bel et bien faire,
16:10des tutos animés,
16:11des visios données,
16:13des conseils,
16:14etc.
16:14On a plein d'exemples
16:15de maisons
16:16et je voudrais par exemple,
16:17puisque Margot est là,
16:18représentant Sisley,
16:20donner l'exemple de Sisley
16:22qui nous accompagne
16:22depuis presque 18 ans maintenant.
16:24Donc, c'est aussi
16:24une longue histoire
16:26où la maison,
16:27au-delà de nous donner
16:28de l'argent
16:29et de nous donner
16:30des produits,
16:31parce que j'ai oublié de dire
16:31que chaque femme reçoit
16:32une trousse de produits
16:33multimarques
16:34qui l'aident
16:34à faire la pratique
16:35en atelier
16:36et ensuite reproduire chez elle.
16:38Et bien,
16:38ces équipes s'engagent
16:39ponctuellement
16:40mais régulièrement
16:41sur des actions
16:42dont on exprime
16:43le besoin.
16:44L'été dernier,
16:45c'était la réfection
16:46de nos bureaux.
16:47J'avais soumis
16:48la proposition
16:48à la Fondation Sisley
16:49de nous aider
16:50à relooker la salle
16:52où on fait des ateliers
16:53chez nous.
16:54Finalement,
16:54ça s'est transformé
16:55en relooking
16:55de tous nos bureaux
16:57et puis de réachat
16:58de tout le mobilier.
17:00Ce n'est pas juste
17:00financer ça,
17:01c'est-à-dire qu'ils sont venus
17:02tous les vendredis
17:03bénévolement
17:04en combinaison blanche
17:05pour laver,
17:07peindre,
17:07etc.
17:08Et en fin d'année,
17:09pour terminer,
17:10ils nous ont accueillis
17:10pour la soirée des bénévoles.
17:12Traditionnellement,
17:12le 5 décembre,
17:13c'est la journée mondiale
17:14du bénévolat
17:14et du volontariat.
17:15Et donc,
17:15ils nous ont accueillis
17:16généreusement
17:17dans leurs locaux.
17:18Merci Guillaume,
17:19ça me fait une transition
17:20parfaite vers vous.
17:22Margot, merci.
17:23Vous êtes directrice
17:24de l'engagement
17:25et de la communication
17:25interne chez Sisley.
17:27Donc, on a compris
17:27que vous travaillez,
17:29vous soutenez
17:30exactement bel et bien.
17:32Mais tout ce qu'on a évoqué,
17:34voilà,
17:34vous parle,
17:35mais Sisley
17:36est connu aussi
17:37pour son engagement
17:38auprès des femmes
17:39vulnérables
17:40et vulnérables socialement,
17:41ce qui est assez rare.
17:42Pourquoi avoir fait
17:42ce choix, justement ?
17:43Quand on a créé
17:45la fondation en 2007,
17:47on avait finalement
17:47un champ d'action
17:48assez large
17:49quand on a choisi
17:50nos axes d'intervention
17:50puisqu'on agit aujourd'hui
17:52dans les domaines
17:52de la culture,
17:53de la solidarité,
17:54de la santé,
17:55de l'environnement
17:55et de l'éducation.
17:56Donc, à peu près tout
17:57ce que fait l'engagement
17:58aujourd'hui en France.
17:59Et au fil du temps,
18:00on a décidé de resserrer
18:01un petit peu aussi
18:02nos lignes directrices,
18:04on va dire,
18:04dans chacun des axes.
18:05Et sur le domaine
18:06de la solidarité,
18:07on a vraiment accès
18:08sur l'aide aux femmes
18:10en situation
18:11de grande précarité.
18:12Il faut savoir
18:12que comme beaucoup
18:14d'entreprises cosmétiques,
18:15nos collaboratrices
18:16à 83% sont des femmes.
18:18Notre clientèle
18:19est quasiment
18:20essentiellement féminine.
18:21Il en va aussi,
18:22je pense,
18:22de la responsabilité
18:23d'une entreprise
18:24de pouvoir redonner
18:24à celle qui nous donne aussi.
18:26Donc, c'était un choix
18:27assez naturel
18:28qu'on a fait.
18:29On a vraiment
18:30cette volonté
18:31de pouvoir agir
18:32là où on se sent utile.
18:34Je pense que sur le sujet
18:35des femmes
18:36en situation de précarité,
18:37aujourd'hui,
18:37il y a aussi
18:38pas mal d'urgence
18:38à agir
18:40avec différents
18:41axes d'intervention
18:42quand on a commencé
18:43à creuser davantage.
18:44Alors, on a une fondation
18:45assez atypique
18:47dans le sens où,
18:48comme on est
18:48une entreprise familiale,
18:49on a aussi des décisions
18:50qui sont prises
18:51à un niveau peut-être
18:52plus souple
18:52que peuvent l'être
18:53les autres entreprises
18:54d'un peu plus grand groupe
18:55avec des actions
18:56qui vont parfois
18:57là où on est
18:58assez peu attendus
18:59avec pas de volonté
19:00de marketing,
19:01pas de volonté de publicité.
19:02On est allé sur des sujets
19:03de sortie de prostitution,
19:05on est beaucoup
19:05sur les sujets aussi
19:07de santé mentale
19:08dont on a discuté
19:09tout à l'heure.
19:10Je pense que cette liberté
19:11aussi de l'entreprise familiale
19:13et du coup de la fondation
19:14qui nous permet
19:15d'être beaucoup plus souple
19:17dans les choix qu'on fait,
19:18peut-être d'être un peu plus
19:19dans des actions
19:19coup de cœur aussi
19:20par rapport aux associations
19:21qui viennent nous voir.
19:22Et c'était vraiment ça aussi
19:23qui nous a fait aller
19:25notamment dans le domaine
19:26de la socio-esthétique
19:27où on accompagne
19:28pas mal d'actions
19:29sur ce sujet-là.
19:30Et justement,
19:31est-ce que vous pouvez
19:32nous parler d'un projet
19:33qui vous tient à cœur
19:34ou qui a retenu
19:36votre attention
19:37sur l'amélioration
19:38de la situation
19:39de femmes
19:40en état de vulnérabilité ?
19:41C'est difficile de ne parler
19:43que d'un projet
19:43et puis je pourrais parler
19:44de bel et bien
19:45effectivement pendant longtemps
19:46parce qu'on a des projets
19:47comme ça qui sont assez,
19:49on n'aime pas ce terme
19:49chez Sisley,
19:50mais 360 parce qu'effectivement
19:52on a de l'implication
19:53des collaborateurs,
19:53du don de produits
19:54et du don financier.
19:55Après, sur le sujet
19:56de la socio-esthétique,
19:57on accompagne deux projets
19:58qui sont assez représentatifs
20:00aussi de l'aide aux femmes
20:02en situation de vulnérabilité.
20:04Il y a le salon Joséphine
20:05qui est un salon de beauté
20:06dans le 18e arrondissement
20:07à Paris,
20:08au métro Barbès,
20:08qui accueille des femmes
20:10amenées par des associations
20:11partenaires
20:12pour une après-midi
20:13de soins.
20:13Justement,
20:14c'est des femmes de la rue
20:15accompagnées par ces associations
20:16avec cette espèce de cocon
20:19toute une après-midi
20:20où elles ont des soins capillaires,
20:22des soins de beauté
20:23au niveau du visage,
20:24du maquillage
20:24et puis,
20:25et ça c'est important
20:26dans la socio-esthétique
20:27et c'est ce que vous disiez
20:28Gisèle aussi,
20:29au-delà de juste prendre soin de soi,
20:31il y a aussi
20:31comment on se ré-ensère
20:32finalement dans la société,
20:34comment on retrouve un emploi,
20:35comment avec cette confiance en soi
20:36qu'on a grâce à tout ça,
20:38on peut,
20:38voilà,
20:38se sortir d'une situation
20:40dans laquelle
20:41on n'est pas confortable.
20:42Donc il y a le Salon Joséphine,
20:44il y a le Camping Care aussi
20:45qui est une structure
20:46qui a été montée
20:47il y a deux ans maintenant
20:48et alors là,
20:49autant le Salon Joséphine,
20:50c'est les femmes
20:51qui viennent dans le salon,
20:52autant le Camping Care,
20:53c'est,
20:54comme son nom l'indique,
20:54un camping-car
20:55qui va vers les femmes
20:57et donc qui fait des haltes
20:58dans des lieux
20:59assez emblématiques,
21:01n'est pas le bon,
21:01mais en tout cas des lieux
21:02qui regroupent
21:03un certain nombre de femmes
21:04en situation de vulnérabilité,
21:06donc des lieux d'accueil
21:07du SAMU social,
21:09la halte de la mairie de Paris aussi.
21:11Donc ça,
21:11c'est sur le sujet
21:12vraiment du soin,
21:14du soin.
21:14Après,
21:15on accompagne
21:15d'autres structures
21:16qui vont plutôt aller
21:17sur la santé des femmes,
21:19notamment les femmes
21:19qui sont victimes
21:22de violences,
21:22c'est le cas
21:23de la Maison des Femmes
21:23de Saint-Denis
21:24qu'on accompagne
21:25depuis plusieurs années aussi.
21:27Donc c'est une unité
21:28de soins
21:28à coller à un hôpital
21:29qui est vraiment spécialisée
21:30sur les femmes
21:31en situation de,
21:32voilà,
21:33soit qui ont des problèmes
21:33de santé,
21:34soit qui ont des problèmes
21:35de violence.
21:36C'est le cas
21:37d'Icanberré aussi
21:38qui est une association
21:38à Saint-Denis,
21:39pareil,
21:39qui accueille des femmes
21:41en situation
21:41de grande vulnérabilité.
21:42Et puis après,
21:43pour reprendre le sujet
21:44de la santé mentale,
21:45en fait,
21:45la socio-esthétique,
21:47elle va au-delà
21:47de juste la femme
21:49en situation de difficulté,
21:50elle va aussi aider
21:51d'autres types
21:52de vulnérabilités.
21:53On a soutenu un projet
21:54à l'hôpital de Blois
21:56de la rénovation
21:57d'une unité
21:57de soins socio-esthétiques
21:59justement
21:59dans une unité psychiatrique
22:01et on se rend compte aussi
22:02de toute la différence
22:04que ça fait
22:04à la fois pour le malade
22:06qui va dans une salle
22:07finalement qui est belle
22:08et ça fait du bien.
22:10Ça change quelque chose
22:10pour les malades,
22:11ça change quelque chose
22:12pour les équipes soignantes,
22:13ça change quelque chose
22:14pour les familles aussi
22:15qui viennent voir
22:16leurs proches.
22:18Et en fait,
22:18tout ça participe
22:20à du beau
22:21et en fait,
22:22on a tous envie
22:22d'aller travailler
22:23dans un endroit
22:24qu'on trouve beau
22:25et je pense que
22:25l'opération
22:26coup de peinture
22:26qu'on a fait
22:27avec Bel et Bien,
22:28c'était aussi un petit peu
22:28dans cette optique
22:29de créer du collectif
22:30aussi autour de la beauté
22:32et autour du partage
22:33et ça c'est assez important
22:34pour nous.
22:35Mais c'est ça
22:35quand on vous entend
22:36tous les trois,
22:37on se rend compte
22:37que ces engagements
22:38autour de la vulnérabilité
22:40permettent de tisser
22:41un ouvrage collectif
22:42au final
22:42et permettent
22:43de faire avancer
22:44les choses.
22:45Je pense que c'est ça
22:46la force en tout cas
22:47du côté entreprise
22:48privée
22:50et donc côté mécène.
22:52Je vais paraphraser
22:52le président de Sisley
22:53qui dit souvent
22:54on pense donner
22:55mais on reçoit beaucoup
22:56quand on fait du mécénat
22:58et c'est exactement ça.
22:59c'est d'aller parler
23:00avec des partenaires,
23:02avec des associations
23:02avec lesquelles on n'aurait
23:03pas créé du lien
23:04finalement en tant qu'entreprise.
23:05On arrive à sortir
23:06quelque chose
23:07avec beaucoup plus d'impact,
23:09avec beaucoup plus
23:09de collectif.
23:11On a aussi le besoin
23:12d'embarquer nos collaborateurs
23:13et finalement
23:14toute cette mayonnaise
23:15prend ensemble
23:15pour arriver
23:16à contribuer
23:17à l'intérêt général
23:18et je pense que
23:19nos collaborateurs
23:20voient aussi
23:20qu'ils peuvent s'impliquer
23:21à titre personnel,
23:22qu'ils peuvent s'impliquer
23:22dans les projets
23:23de la fondation
23:24et derrière
23:24c'est un effet boule de neige
23:25qui est quand même
23:26assez précieux
23:27à prendre en compte.
23:28Guillaume,
23:28vous êtes d'accord
23:29la somme de ces interventions ?
23:30Oui, c'est ça.
23:31Je pense qu'on n'est pas
23:32dans un schéma
23:33où l'entreprise donne,
23:34l'association reçoit,
23:35la recherche recherche.
23:36C'est aussi l'association,
23:38la collaboration,
23:39le travail qu'on fait ensemble.
23:40Enfin là, tous les trois
23:41finalement,
23:42c'est mon objectif,
23:43on soutient,
23:44c'est la somme
23:44de ces actions
23:45qui fait qu'on dépasse
23:46pour moi l'intérêt général
23:47et qu'on situe plus
23:48dans l'utilité sociale
23:49avec un impact réel
23:51qu'on peut mesurer
23:52et qu'on construit ensemble.
23:54Donc je vous engage
23:55tous à me soutenir.
23:57Oui, en complémentarité
23:58à ce qui vient d'être dit,
23:59bien sûr on se rejoint.
24:00Je trouve qu'on est
24:00très représentatif
24:01de l'importance
24:02des compétences
24:03et des complémentarités
24:04professionnelles
24:05pour exister
24:06dans ce monde contemporain
24:08qui est de plus en plus
24:09anxiogène et complexe
24:11et donc du coup
24:12qui laisse de plus en plus
24:13des personnes
24:13sur le bas côté de la route
24:14et ça c'est vraiment dommage
24:16parce qu'il faut
24:17qu'on puisse accompagner
24:18justement ceux
24:19qui sont les plus fragilisés
24:20pour continuer à faire
24:21comme aurait dit Durkheim,
24:23un des pères fondateurs
24:24de la sociologie,
24:24pour continuer à faire
24:25quelles que soient
24:26nos différences,
24:27notre culture,
24:28notre trajectoire
24:28pour continuer à faire société.
24:30Je ne vois pas meilleure conclusion
24:31à cette table ronde.
24:33Merci à vous trois
24:34pour cet échange
24:36réconfortant je trouve.
24:42Avoir un impact
24:43social positif
24:44ça passe aussi
24:45par le soutien
24:46aux institutions
24:47de santé.
24:48Nous sommes tous
24:49et tous particulièrement
24:50touchés par le constat
24:52de leur fragilité.
24:53Pour discuter
24:54du rôle du mécénat
24:55dans les institutions
24:56de santé publique,
24:57je vous demande
24:58d'accueillir
24:59Virginie Négry
25:00et Agnès Coste.
25:01Bienvenue
25:02et merci d'être
25:03parmi nous.
25:05Virginie Négry,
25:06vous êtes déléguée générale
25:08du fonds de dotation
25:09FOSEO,
25:10créée pendant la crise
25:11Covid
25:11par l'assistance publique
25:13Hôpitaux de Marseille.
25:14Expliquez-nous
25:14en quelques mots
25:15à quoi ça sert FOSEO,
25:17c'est quoi ?
25:17Nous avons été créés
25:19en avril 2020
25:20au moment de la crise sanitaire.
25:22Il y a eu un élan
25:22spontané
25:23de générosité
25:24à la fois des particuliers
25:26mais aussi des entreprises
25:27du territoire.
25:28Alors à Marseille
25:29mais globalement
25:30sur l'ensemble
25:31du territoire français
25:33on a pu constater
25:34cet élan
25:35qui s'est adressé
25:36surtout aux équipes
25:37qui étaient en première ligne
25:38face à la crise Covid
25:39et donc on recevait
25:41de nombreux dons
25:42quelques euros
25:44voire centaines
25:45de milliers d'euros
25:46et donc il y avait
25:47cette obligation absolue
25:49de structurer
25:50la réception
25:51de ces dons
25:51donc on a créé
25:52cette structure
25:53qui est une structure
25:53de droit privé
25:54un fonds de dotation
25:55qui collecte les dons
25:58et ensuite
25:58qui va les utiliser
26:00pour remettre en oeuvre
26:01des projets d'intérêt général
26:02au sein de la PHM
26:03donc dans les premiers temps
26:04on a fléché les dons
26:07sur les services
26:08de réanimation
26:09et de blocs opératoires
26:11qui étaient en première ligne
26:13face à la crise Covid
26:13et ensuite
26:14après la deuxième
26:15troisième
26:16quatrième vague
26:17on a souhaité élargir
26:19notre champ d'action
26:20et donc
26:22nous utilisons
26:23les dons
26:24pour améliorer
26:25l'accueil
26:25et la prise en charge
26:26des patients
26:26améliorer les conditions
26:28de travail des soignants
26:29et nous soutenons
26:29la recherche
26:30et l'innovation
26:31et donc on est
26:31on ne se substitue pas
26:33à la PHM
26:34au quotidien
26:35la PHM
26:35comme la PHP
26:36que vous connaissez
26:37plus ici
26:38fait l'essentiel
26:39donc avec nos impôts
26:40avec les cotisations
26:41sociales
26:42à la PHM
26:44pour vous donner
26:44un ordre d'idée
26:45c'est 1,9 milliard par an
26:46au quotidien
26:47la PHM
26:47fait l'essentiel
26:48et nous
26:48avec les donateurs
26:50et la générosité
26:52on fait
26:53le reste
26:54et le reste
26:54ça va être
26:55d'améliorer
26:56donc on a un budget
26:56qui est aux alentours
26:57d'un million d'euros
26:58à peu près par an
26:59et comment vous
27:00choisissez ces projets
27:01justement ?
27:02alors on avait
27:02l'option
27:03de lancer
27:04des grands appels
27:05à projets
27:06de se faire plaisir
27:07de se réunir
27:08entre nous
27:08et puis d'imaginer
27:09des projets
27:10qui pourraient
27:11sans doute
27:11intéresser tout le monde
27:12on s'est vite rendu compte
27:13qu'on pouvait être
27:14hors sol
27:15bien que l'on soit
27:16de bonne foi
27:18de bonne volonté
27:19et donc
27:20on a pris le parti
27:22en fait
27:22de donner la parole
27:23aux soignants
27:24aux équipes
27:24ce sont elles
27:25qui connaissent le mieux
27:26les besoins
27:27qui sont au coeur
27:28des services
27:29donc elles expriment
27:30leurs besoins
27:30par des fiches
27:32des candidatures
27:33au projet
27:33et les instances
27:34de FOSEO
27:35étudient toutes ces candidatures
27:36et ensuite
27:37une fois que le projet
27:38est voté
27:39on va les accompagner
27:40jusqu'à la réalisation
27:41du projet
27:42c'est quoi votre projet
27:43phare en ce moment ?
27:45vous en avez un
27:45en particulier
27:46il y a plusieurs projets
27:47depuis avril 2020
27:48on a réalisé
27:49à peu près 160 projets
27:51dans les trois volets
27:52patients, soignants, recherche
27:53en octobre 2024
27:55nous avons lancé
27:57notre première campagne
27:58majeure
27:59de levée de fonds
28:00pour un projet
28:01qui est absolument
28:02remarquable
28:04porté par
28:05une chef de service
28:07professeure
28:08Leticia Padovani
28:08tout aussi remarquable
28:09qui est donc
28:11la chef des services
28:12d'oncologie
28:13et radiothérapie
28:13de l'hôpital Nord
28:14et de l'hôpital
28:15de la Timone
28:16à Marseille
28:17et qui a la particularité
28:18de s'occuper des adultes
28:19mais aussi des enfants
28:20et elle est particulièrement
28:22engagée au niveau européen
28:23dans une équipe
28:25de travail
28:26de recherche
28:27pour améliorer
28:28la qualité de vie
28:30des enfants
28:30pendant les traitements
28:32et après les traitements
28:33et elle avait
28:34cette farouche volonté
28:37de faire l'acquisition
28:38d'une machine
28:39absolument révolutionnaire
28:40pour le traitement
28:41des cancers pédiatriques
28:42en radiothérapie
28:43qui à la fois
28:44va mieux traiter
28:45certaines tumeurs
28:46va pouvoir traiter
28:47des tumeurs
28:48qui aujourd'hui
28:48ne le sont pas
28:49et qui va ouvrir
28:50des champs
28:51absolument remarquables
28:53dans la recherche pédiatrique
28:55qui aujourd'hui
28:55est un petit peu
28:56le parent pauvre
28:56de la recherche
28:58des cancers
28:59puisque la majorité
29:01des fonds
29:01sont alloués
29:02au cancer des adultes
29:03et donc cette machine
29:04elle a la capacité
29:05de donner
29:06d'apporter
29:06vraiment des nouvelles
29:08perspectives
29:09en matière de recherche
29:10mais elle coûte
29:11extrêmement cher
29:12et donc lorsqu'elle
29:13s'est adressée
29:13à la PHM
29:14ils n'ont pas du tout
29:16remis en cause
29:17de 13 millions d'euros
29:19la machine
29:20avec tous les travaux
29:21nécessaires
29:22pour son installation
29:23donc la PHM
29:24souhaite acquérir
29:26cette machine
29:27mais on avait besoin
29:28d'amorcer le mouvement
29:30et donc la PHM
29:32et le professeur
29:32Padovani
29:33se sont tournés vers nous
29:34puisqu'on est à leur service
29:35et donc on nous a donné
29:37la mission très simple
29:39de lever 3 millions d'euros
29:40voilà
29:40et alors ?
29:42écoutez
29:42on a la grande chance
29:45d'avoir donc fait
29:46de nombreuses rencontres
29:47mais une rencontre
29:48en particulier
29:49la rencontre
29:50de Sabrina Erlory
29:52et de toute l'équipe
29:53d'Aromazone
29:54la directrice générale
29:55d'Aromazone
29:56c'est ça
29:56présidente directrice générale
29:58oui
29:58parmi toutes les belles rencontres
29:59on a eu cette rencontre-là
30:01qui fait qu'une campagne
30:03de lever de fond
30:04d'un coup se transforme
30:05en une aventure humaine
30:07absolument extraordinaire
30:09donc au-delà des résultats
30:10que l'on peut observer
30:12c'est aussi le bonheur
30:14de collaborer
30:15avec des mécènes
30:17et toute l'équipe d'Aromazone
30:19je vais peut-être laisser
30:20du coup la parole
30:21à Agnès
30:22Agnès Coz
30:22vous êtes directrice
30:24développement durable
30:25d'Aromazone
30:26expliquez-nous
30:27comment a commencé
30:27cette aventure justement
30:29alors notre aventure
30:30avec l'APHM
30:32et FOSEO
30:32a commencé
30:33avec un projet
30:34qui n'était pas
30:35ce projet-là
30:36mais qui était un projet
30:37avec la maison
30:38des femmes de Marseille
30:39donc qui est très proche
30:40qui est une sœur
30:41de la maison des femmes
30:42de Saint-Denis
30:43mais du coup
30:44qui est située à Marseille
30:45et qui vient effectivement
30:46au secours
30:47de femmes victimes
30:48de violences
30:49et le projet
30:50ça revient
30:51au thème de tout à l'heure
30:53c'était vraiment
30:54apporter des produits
30:56d'hygiène
30:56de soins
30:57pour retrouver ce soin
30:59continuer à prendre soin
31:00de soi
31:00avoir de l'estime de soi
31:01et voilà
31:02l'aventure avait
31:03commencé comme ça
31:04et puis ça s'est poursuivi
31:06comme dit Virginie
31:07avec une rencontre
31:08parce que tous ces projets
31:09c'est avant tout
31:10des aventures humaines
31:12Sabrina Herlory
31:13notre PDG
31:14et le docteur
31:15Laetitia Badovani
31:16et ça a été une rencontre
31:18coup de cœur
31:19un coup de cœur
31:20de femmes
31:21de deux personnes
31:22qui se rencontrent
31:23et qui ont
31:24des atomes crochus
31:25et puis un coup de cœur
31:26aussi pour le projet
31:27parce que
31:29on ne peut pas
31:30je pense
31:30être insensible
31:31à ce type de projet là
31:32quand on nous annonce
31:34les chiffres aussi
31:34de ces 2500 enfants
31:37qui reçoivent
31:38ce diagnostic terrible
31:39de cancer
31:41tous les ans
31:41et que malheureusement
31:42il y a 20%
31:43de ces enfants
31:44vont perdre leur bataille
31:46et donc on s'est dit
31:47c'est un très beau projet
31:48et en même temps
31:49il fallait aussi
31:50trouver une certaine cohérence
31:53aussi une convergence
31:54de valeurs
31:54pour avoir une certaine légitimité
31:56aussi pour parler
31:57de ce projet
31:57et en fait
31:58on a vu rapidement
31:59que ça cochait
32:00beaucoup de cases
32:01et qu'il y avait
32:01une convergence de valeurs
32:02que l'on souhaitait porter
32:04ces valeurs
32:05c'était par exemple
32:05être dans le domaine
32:07de la santé
32:07puisque voilà
32:08on essaie
32:09d'apporter
32:10des produits de soins
32:11donc pour prendre soin
32:13de soi
32:13avec ne pas avoir
32:14des substances controversées
32:16etc
32:16donc on est vraiment
32:17dans le soin
32:18l'accessibilité aussi
32:20est un point
32:20qui était extrêmement
32:22important pour nous
32:23puisque là
32:24il s'agit d'aider
32:24un hôpital public
32:26donc aider un hôpital public
32:27c'est rendre accessible
32:29à tout un chacun
32:30des soins
32:31d'une très grande qualité
32:33et très innovants
32:34donc ça c'était
32:35la troisième valeur importante
32:37c'était
32:37cette innovation
32:38puisque cette machine
32:40elle existe
32:41en France
32:42une ou deux peut-être
32:44sans application
32:44en pédiatrie
32:45donc l'application
32:47de cette machine
32:48en pédiatrie
32:49serait une première
32:50en France
32:51donc ça en fait bénéficier
32:53bien évidemment
32:53la région
32:55le bassin
32:56PACA
32:57mais au-delà de ça
32:58je pense
32:59tous les petits français
33:01en fait
33:01qui auraient besoin
33:02de cette technique
33:03particulière
33:04et le dernier point
33:05c'est aussi
33:06l'ancrage territorial
33:07puisque nous
33:08on est basé
33:09dans le Vaucluse
33:09et ça nous tenait
33:11à coeur aussi
33:11d'être présents
33:12sur notre territoire
33:13et notamment
33:14sur Marseille
33:15dans cet hôpital
33:16de Pointe
33:17donc votre soutien
33:18on l'a compris
33:19il est financier
33:21mais on parlait aussi
33:22dans la précédente
33:23table ronde
33:24de l'engagement
33:25du collectif
33:26même parfois
33:27la volonté
33:28et la fierté
33:28des collaborateurs
33:29et même des consommateurs
33:31des clients
33:31et des clientes
33:32pour porter des projets
33:33comme ça
33:34et donc
33:34est-ce que
33:35justement
33:36vous intervenez
33:37de manière globale
33:39oui je pense
33:41que c'est ce qui en fait
33:42la force aussi
33:43et c'est pour ça
33:44qu'on a voulu faire
33:45de ce partenariat
33:46bien plus
33:47qu'un mécénat
33:49avec une transaction financière
33:50même si bien évidemment
33:52c'est aussi
33:53le nerf de la guerre
33:54et c'est éminemment
33:55important
33:56mais on a voulu faire
33:58de ce projet
33:58de par cette cohérence
33:59et parce qu'on y croyait
34:01énormément aussi
34:02de ne pas en faire
34:03un projet
34:03mais véritablement
34:04le projet
34:05de mécénat
34:06d'Aromazone
34:07et qui serait
34:08un véritable fil rouge
34:10aussi à la fois
34:12en externe
34:12et en interne
34:13et effectivement
34:14on a voulu
34:14embarquer
34:15toute notre chaîne
34:16de valeur
34:16on a entraîné
34:18avec nous
34:19nos fournisseurs
34:20et nos partenaires
34:21à l'occasion
34:21des vœux de fin d'année
34:23on leur a dit
34:23écoutez
34:24on n'a pas besoin
34:25de chocolat
34:25cette année
34:26mais par contre
34:27si vous voulez donner
34:28à Fosseo
34:28ce serait avec grand plaisir
34:30et ils ont joué le jeu
34:31ça donne aussi
34:32des relations différentes
34:33et c'est assez chouette
34:34toute notre communauté
34:36de clients
34:36aussi a été
34:38a vraiment répondu
34:40présente
34:40puisqu'on leur a proposé
34:42aussi de participer
34:44via les arrondicaces
34:45donc disponibles
34:46sur l'ensemble
34:47de notre réseau boutique
34:48et également
34:49sur notre site web
34:50chaque 20 centimes donné
34:52au bout du compte
34:53ça fait une jolie somme
34:54et absolument tout compte
34:56et puis j'ai apporté
34:58ce livre aussi
34:59effectivement
35:00donc c'est un livre
35:01sur le soin
35:02qui a été écrit
35:04par Aromazone
35:05mais avec la contribution
35:06de beaucoup de scientifiques
35:08l'intégralité des bénéfices
35:10de ce livre
35:11est reversé
35:12à Fosseo
35:13pour cette machine
35:14donc ça permet aussi
35:15de faire connaître
35:16le projet
35:17et bien évidemment
35:18comme vous l'avez dit
35:19les collaborateurs
35:20c'est super important
35:22parce qu'en fait
35:23nos collaborateurs
35:24ils sont super fiers
35:25qu'Aromazone
35:26participe à ce projet
35:27super fiers
35:28eux-mêmes
35:28de participer à ce projet
35:30puisque quand
35:30une personne va arriver
35:32on va lui demander
35:33touche verte
35:34ou touche rouge
35:35tu donnes
35:35ou tu ne donnes pas
35:36si on explique
35:37avec un petit mot
35:38le projet
35:39ça fait aussi
35:40toute la différence
35:41et à travers
35:43ces paroles-là
35:44comme nous avait dit
35:45Virginie
35:46et ça nous avait
35:46vraiment touché
35:47c'est par ce petit geste
35:48on fait aussi partie
35:50de l'équipe
35:51du professeur Padovani
35:52et ça
35:53c'est quand même chouette
35:54Virginie du coup
35:55il manque combien de sous
35:57pour cette machine
35:58juste qu'on sache
35:59au moins
36:00alors
36:00c'est le moment
36:01où il faudra bien noter
36:02l'adresse
36:03de ma plateforme de dons
36:05pour faire des dons
36:06si vous le souhaitez
36:07et bien la machine
36:07coûte 13 millions d'euros
36:09on avait donc
36:09l'objectif des 3 millions
36:11on a franchi le seuil
36:13du premier million
36:14d'euros en décembre
36:15et donc
36:16ce que disait Agnès
36:17effectivement
36:17ça a vraiment du sens
36:19un arrondi de caisse
36:20de 20 centimes
36:20de 40 centimes
36:2160 centimes
36:22c'est près de 100 000 euros
36:24l'année dernière
36:24donc toutes les
36:26pour verser 100%
36:27sur les arrondis de caisse
36:29comment ça se passe ?
36:30ah c'est complètement transparent
36:31ça passe même pas
36:32sur nos comptes
36:32c'est un flux financier
36:34direct vers l'assaut
36:35mais voilà
36:35donc
36:36toutes les clientes
36:37qui ont pu contribuer
36:39l'année dernière
36:39en appuyant sur la touche verte
36:41c'est quelques centimes
36:43au final
36:44ça fait près de 100 000 euros
36:46c'est considérable
36:47avant de préciser
36:48ce qu'il nous reste
36:50à aller chercher
36:50je pense que
36:51ce qui est important
36:52de dire
36:53c'est que cet engagement
36:54d'Aromazone
36:54c'est pas un caprice
36:56c'est pas du one shot
36:57c'est pas de la publicité
36:59déguisée
37:00nous on a à peu près
37:01160 entreprises mécènes
37:04on a cette chance là
37:05je dois avouer
37:06que c'est sans doute
37:08la première fois
37:09que je vois
37:09une entreprise
37:11se mobiliser
37:12à la fois
37:13aussi longtemps
37:14et dans toutes les dimensions
37:16toutes les parties
37:18prenantes de l'entreprise
37:19sont engagées
37:20moi j'ai l'impression
37:21que chez Aromazone
37:22tous les jours
37:22ils se demandent
37:23comment ils vont bien faire
37:24pour nous aider
37:25donc j'en suis ravie
37:27mais on sent vraiment
37:28cet engagement
37:29et cette volonté
37:30de l'entreprise
37:31de faire passer le message
37:33que quand on est face
37:34au cancer pédiatrique
37:36on peut être enragé
37:38on peut avoir envie d'agir
37:40bon on peut pas tous faire
37:4220 ans d'études
37:42et d'être le professeur
37:44Laetitia Padovani
37:44par contre on peut tous donner
37:46et donner
37:47c'est une forme de soin
37:48donner
37:49c'est soigner autrement
37:50et c'est vraiment
37:52le message
37:52que Aromazone
37:53vraiment tous les jours
37:55répète
37:56à l'ensemble
37:57de ses parties prenantes
37:58nous nous en sommes
37:59les heureux bénéficiaires
38:00et donc nous avons encore
38:012 millions d'euros
38:02à aller chercher
38:03pour autant
38:03cet engagement total
38:05alors d'Aromazone
38:06le million d'euros
38:07on est allé
38:07donc le lever
38:08en plus d'un an
38:09avec d'autres entreprises
38:10du territoire
38:11il y a vraiment
38:13cette fierté
38:14d'appartenance du territoire
38:15pour que le territoire
38:16marseillais
38:17bénéficie de cette technologie
38:19et puisse donc
38:20être à la pointe
38:21en Europe
38:22du traitement
38:22des cancers pédiatriques
38:24mais voilà
38:24c'est donc Aromazone
38:26c'est d'autres entreprises
38:27qui nous ont permis
38:28d'atteindre ce premier million
38:29et ce premier million
38:30il sécurise le fait
38:31qu'on passe la commande
38:32donc on est maintenant
38:33quasi sûr
38:34on est certain
38:35d'avoir la machine
38:36dans 18 mois
38:37et d'avoir le premier
38:38petit patient
38:39qui passera sur la machine
38:40merci beaucoup
38:41ça fait plaisir
38:42ça réchauffe le coeur
38:43merci à vous deux
38:44pour cet échange
38:45merci à vous
38:46merci à vous
38:47merci à vous
38:48merci à vous