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  • il y a 2 jours
Marie Claire et la FEBEA ont organisé le 15 janvier dernier la 4? édition de Beauty For Good, au cours de laquelle marques et experts se sont réunis pour parler de beauté durable, et de son impact sur la société. Placée sous le thème «?Engagement & collaboration locale?: Comment les marques de cosmétiques agissent pour impacter positivement la société ?», cette session explore les liens entre responsabilité sociale et actions concrètes sur le terrain.

🔗 Marie Claire, une beauté engagée : https://www.marieclaire.fr/marie-claire-une-beaute-engagee,1508399.asp

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00:00Bonjour, bienvenue dans cette nouvelle session des Beauty for Good, les conférences dédiées à la transition écologique et sociale du monde de la beauté, à l'initiative de Marie-Claire et de la Fébéa.
00:23Je m'appelle Cédrine Meyer, je suis journaliste spécialisée dans les enjeux environnementaux et sociaux et je suis ravie de vous retrouver ici à la Cité de l'architecture et du patrimoine.
00:33Alors pourquoi ce lieu ? Parce qu'il raconte une histoire qui fait écho à notre sujet.
00:38La Cité de l'architecture, c'est un lieu dédié à la transmission, au savoir-faire, au territoire, à la manière dont on construit dans le temps long des environnements durables pour les humains.
00:49Et c'est exactement ce dont on va parler aujourd'hui, d'une beauté qui ne se fabrique pas hors sol, qui repose sur des territoires, des ressources naturelles, des communautés, des gestes transmis.
01:01Un univers qui tend à soutenir des collaborations locales, celles qui permettent de transmettre, de régénérer, de construire des modèles plus durables.
01:09On est donc ensemble jusqu'à 18h pour explorer cette question passionnante, comment la cosmétique s'appuie sur des acteurs locaux pour impacter positivement la société.
01:19Au programme de cet après-midi, on va parler de soins esthétiques comme levier d'inclusion sociale, de la protection du vivant, également des filières équitables et de justice économique.
01:32Aujourd'hui, on va avoir la chance d'écouter des experts, des retours d'expériences de chercheurs et d'associations de terrain.
01:38On va plonger dans les coulisses d'engagement social et environnemental de marques, comme Sisley, comme Kenzo Parfum, comme Yves Saint-Laurent Beauté, Aromazon, Interparfum et MyBlend,
01:50dont les directions RSE nous font le plaisir d'être là aujourd'hui à nos côtés.
01:54Un moment d'information et d'échange, de réflexion.
01:57Pour ouvrir cette première session de l'année, je vais laisser la parole à une personne qui a justement cette vue globale à l'échelle du secteur de la cosmétique.
02:07J'ai le plaisir d'accueillir Marie Audrance, directrice des Affaires publiques de la Fébéa, la Fédération des entreprises de la beauté.
02:16Marie, c'est à toi.
02:16Bonjour à toutes et à tous. Merci Cédrine et merci à toute l'équipe de Marie-Claire.
02:23Je suis très honorée aujourd'hui d'ouvrir cette conférence dédiée à un thème essentiel qui nous fait du bien en ce moment, particulièrement, c'est la contribution sociétale des entreprises cosmétiques.
02:34Aujourd'hui, nous sommes réunis sous l'égide de Beauty for Good.
02:37En deux mots, c'est une initiative qui a été lancée en 2024 par le groupe Marie-Claire, en partenariat avec la Fébéa et plusieurs entreprises cosmétiques ici présentes,
02:45dont nous aurons l'occasion de recueillir le témoignage, effectivement, tout au long de l'après-midi.
02:50Et donc, la Fébéa s'est naturellement associée à cette initiative.
02:53On représente le secteur cosmétique en France, en fédérant plus de 300 entreprises fabricantes.
02:59Ce projet Beauty for Good, qui a pour objectif de valoriser auprès du grand public les actions menées par les entreprises cosmétiques en faveur d'une beauté durable,
03:08bien, il résonne tout particulièrement pour nous, pour le secteur, dont la raison d'être est de prendre soin de vous,
03:15respecter la beauté du monde.
03:16Et effectivement, la trajectoire du secteur cosmétique, ce n'est pas seulement d'être leader mondial,
03:21c'est vraiment d'être leader de la cosmétique durable.
03:24Et donc, aujourd'hui, on va parler de cette durabilité, plus en sa composante, bien sûr, sociale qu'environnementale.
03:30C'est la thématique qui va nous occuper aujourd'hui, l'engagement et l'impact.
03:33Le secteur de la beauté est souvent perçu comme un univers de tendance et d'esthétique.
03:38L'impact, en fait, va bien au-delà.
03:40Force est de le constater et l'humain demeure au cœur du secteur beauté.
03:45Qu'il s'agisse des producteurs locaux, d'ingrédients, des bénéficiaires ou des communautés qui bénéficient des initiatives sociales dont on va parler,
03:53mais aussi, bien sûr, des utilisatrices et utilisateurs.
03:57Eh bien, la beauté est en fait et devient un véritable levier de transformation.
04:02Donc, c'est tout cela qu'on va explorer ensemble.
04:04Trois axes qui nous sont très chers à la Fébéa.
04:06Donc, le premier, c'est la beauté comme reflet d'une représentation sociale avec, bien sûr, la diversité et l'inclusion au cœur des produits cosmétiques.
04:16En fait, on est loin des standards de beauté uniformes, voire exclusifs, qui avaient peut-être plus la priorité auparavant.
04:23Le secteur cosmétique est aujourd'hui résolument engagé en faveur de la diversité et de l'inclusion.
04:28Et on le voit à travers des produits qui, aujourd'hui, sont vraiment adaptés aux besoins de chacun et chacune,
04:33et qui représentent toutes ces diversités, des carnations multiples, des textures variées, des identités plurielles.
04:40Ça participe, en fait, à évoluer de manière alignée avec les demandes des consommateurs et les aspirations sociétales.
04:47Et donc, c'est vecteur aussi, finalement, d'une plus grande affirmation et expression de soi.
04:52Ça a été très bien expliqué ce matin par l'étude de Marie-Claire, donc je ne vais pas m'épancher plus.
04:57Mais la deuxième idée, effectivement, elle est que la beauté est levier d'insertion sociale.
05:02Donc, elle n'est pas qu'une question d'apparence.
05:04Elle est vraiment un puissant outil d'émancipation.
05:06Et ça, on le voit en particulier à travers l'exemple des produits d'hygiène beauté,
05:10qui s'avèrent essentiels et qui apportent du bien-être, particulièrement au public fragilisé ou précaire,
05:15et peut même permettre, au-delà de renouer avec l'estime et l'estime d'eux-mêmes,
05:19de favoriser une insertion sociale et professionnelle.
05:22Donc, à ce titre, on est très heureux de retrouver l'association Belle et Bien,
05:26dont Fébia est partenaire avec de nombreuses entreprises aussi ici présentes,
05:29qui va nous plonger dans sa belle mission.
05:32Et enfin, la beauté, qui sera plutôt une idée clé développée en fin d'après-midi,
05:37la beauté en soutien au développement durable et solidaire,
05:41donc avec un soutien apporté par les marques aux communautés locales et aux écosystèmes.
05:47Et c'est là qu'on voit qu'en fait, là, on remonte un peu plus dans l'amont de la chaîne de valeur.
05:51L'impact, il est aussi traduit par la manière dont les marques s'approvisionnent
05:55et collaborent localement avec les communautés.
05:58Donc là, on parle de soutien des producteurs locaux d'ingrédients,
06:01entrepreneuriat inclusif, etc.
06:03Et c'est le local, le mot-clé, donc, où que ce soit dans le monde ou dans les régions françaises.
06:09À travers ces associations aussi soutenues localement,
06:12qui connaissent et participent à restaurer le vivant, en fait,
06:15le secteur cosmétique agit aussi pour protéger les écosystèmes,
06:20donc pour une beauté à la fois plus durable et plus éthique.
06:22Tous ces programmes, bien sûr, loin de nous l'idée de penser que c'est juste pour refléter
06:27la responsabilité qui est aujourd'hui requise dans les chaînes de valeur.
06:30On peut penser au devoir de vigilance et l'interdiction du travail forcé, notamment.
06:34Il s'agit véritablement d'un engagement éthique
06:37et qui permet un cercle très vertueux par lequel la beauté devient synonyme
06:42de développement durable et solidaire.
06:44Donc, c'est tout cela qu'on va voir cet après-midi.
06:47Donc, merci encore à Beautiful Good d'animer ces échanges.
06:51Donc, à travers les différentes interventions et tables rondes,
06:55on va explorer l'impact de la beauté et voir que le secteur cosmétique,
06:59finalement, aujourd'hui, n'est pas qu'une simple industrie.
07:02Il s'agit d'un véritable acteur social, culturel et économique
07:05qui a le pouvoir de représenter, d'inclure, d'émanciper et de soutenir,
07:11donc pour pouvoir humblement faire rimer beauté avec responsabilité.
07:15Donc, je vous souhaite à toutes et à tous une très belle après-midi.
07:18Merci.
07:18Merci beaucoup, Marie.
07:24Avant de lancer les tables rondes, je vous propose de laisser la parole au magazine
07:28qui est à l'initiative de cette conférence, par la voix de sa directrice de rédaction,
07:33Katel Pouliken.
07:34Depuis sa création, Marie-Claire est engagée par nature.
07:37La beauté, la mode, la consommation ne sont jamais traitées comme des sujets superficiels,
07:43mais plutôt comme des leviers culturels, politiques et sociaux.
07:48Mais c'est sous l'impulsion de Katel que Marie-Claire a fait le choix d'assumer que parler de beauté et de mode,
07:53d'ailleurs, c'est aussi parler d'écologie, de justice sociale et de responsabilité collective.
07:58Elle porte un regard expert, lucide et ouvert sur ces sujets et nous avons la chance de l'avoir aujourd'hui.
08:04Merci d'accueillir la directrice des rédactions de Marie-Claire, Katel Pouliken.
08:08Katel, merci d'être avec nous.
08:10Merci beaucoup de ton accueil.
08:11Merci à vous toutes et tous.
08:13Je suis ravie d'être parmi vous cet après-midi.
08:15Marie-Claire a toujours été à l'avant-garde des combats sociétaux.
08:19Pour vous, est-ce que cette histoire-là, justement,
08:22rend le magazine particulièrement légitime pour porter sa voix sur les combats,
08:28la responsabilité sociétale et environnementale ?
08:30En effet, Marie-Claire existe depuis bientôt 90 ans.
08:34On fêtera les 90 ans du magazine l'année prochaine.
08:36Ça peut paraître effrayant, mais en même temps, c'est extraordinaire.
08:39Donc oui, je pense que c'est une légitimité particulière.
08:42Je pense aussi que c'est une responsabilité particulière.
08:45Marie-Claire est un média qui a la chance de s'adresser à des milliers de femmes.
08:49Des milliers de femmes dans le print, évidemment, tous les mois,
08:51mais aussi tous les jours sur toutes nos plateformes numériques.
08:54Et donc, le fait d'être un média grand public nous impose cette forme de responsabilité.
09:01On peut contribuer à un changement collectif.
09:03Évidemment, tout seul, on ne fait rien.
09:04Mais si tout le monde commence à porter un discours en ce sens,
09:09dans le sens des valeurs que vous avez abordées tout à l'heure déjà,
09:12je pense qu'effectivement, on a plus de chances d'y arriver collectivement.
09:14Et vous êtes à l'origine, en particulier, bien avant que les sujets deviennent tendances,
09:19d'initiatives qui font la part belle à la durabilité, justement.
09:23Dès votre arrivée, par exemple, vous avez imaginé un numéro spécial avec le WWF
09:29et vous avez initié la démarche fashion exactement.
09:34Je ne suis pas toute seule, on est nombreux à travailler dessus,
09:36mais c'est vrai qu'on a commencé à parler un peu différemment de consommation.
09:40Enfin, je vais te laisser finir.
09:41Non, mais c'est ça, c'est ça, justement, c'était naturel pour vous de parler de ça
09:45et d'imaginer des événements qui soient aussi de terrain.
09:48Je vais dire une chose et après un peu son contraire.
09:50Effectivement, en 2021, on a fait un numéro spécial avec le WWF.
09:54On avait même mis le logo du petit panda en couverture.
09:57On était assez contents.
09:58L'idée, c'était en fait d'essayer de toucher les femmes,
10:02les lectrices de Marie-Claire, qui sont aussi des consommatrices,
10:05en essayant de leur raconter une autre manière de consommer.
10:08Donc ça, c'est une première réponse.
10:09C'est essayer d'accompagner nos lectrices, sans jamais faire la morale,
10:13on y viendra un petit peu plus tard,
10:15et leur proposer différentes manières de consommer autrement,
10:19leur proposer en tout cas des pistes de réflexion sur ce sujet
10:22qui nous intéresse toutes et tous depuis plusieurs années maintenant.
10:25Donc on a fait ce numéro avec le WWF.
10:28On avait choisi une mannequin qui faisait aussi de la permaculture à Montreuil.
10:31Enfin, on était allé assez loin dans le projet.
10:33On avait parlé de beauté clean déjà, de mode responsable.
10:36Toutes les vêtements des séries étaient des vêtements produits durablement,
10:40soit en France, soit selon des processus de fabrication qui étaient vérifiés,
10:44pas par nous bien sûr, mais par des marques partenaires en lesquelles on avait confiance.
10:48Et donc ce numéro, en effet, il a été un rendez-vous assez fort
10:50et une manière pour nous de commencer à montrer aussi une autre manière de raconter le monde.
10:55Marie-Claire, depuis 2020, a une nouvelle baseline.
10:58En tout cas, quand je suis arrivée, on a voulu réfléchir à ça.
11:01Et c'est la voix des femmes, le sens de l'époque.
11:04Donc notre responsabilité, c'est justement d'essayer de rendre compte du monde
11:08tel qu'il est aujourd'hui, tel qu'il va, tel qu'il va moins parfois.
11:11En tout cas, d'être vraiment dans notre temps,
11:13d'assumer le fait d'aider nos lectrices à vivre mieux.
11:17Et justement, face à...
11:19Et je voulais juste finir sur la contradiction.
11:21À la fois, on a fait ce numéro spécial et en même temps, après ça,
11:24je me suis dit qu'il était sans doute temps justement d'arrêter
11:26de faire des numéros green, des numéros spéciaux, etc.
11:29Et qu'à L, avant, on avait fait un L rond pour la planète au moment de la COP.
11:32Donc on vient de cette histoire de numéros green
11:35qui ont été des grands marronniers dans la presse.
11:38Je me suis dit tout d'un coup que c'était sans doute autrement qu'il fallait faire
11:41et qu'il fallait plutôt essayer de mettre de l'écologie, de la sustainability,
11:44un peu dans chaque numéro, de manière assez discrète parfois.
11:47C'est-à-dire dans le choix d'une personnalité,
11:48dans le choix même d'une chef cuisinière,
11:51dans le choix d'une maquilleuse, dans le choix de différents acteurs et actrices
11:54qu'on met en avant.
11:55Et de mettre en avant aussi des personnalités, pour le coup, très engagées.
11:58On a fait des portraits de, par exemple, Claire Nouvian,
12:02une activiste au service des océans, qui est à la tête de Blum,
12:06qui lutte pour la préservation des océans,
12:08mais aussi Camille Etienne, mais aussi Lamia et Semlali de Sea Shepard.
12:11Donc évidemment, on met en avant des grandes figures comme ça, évidentes,
12:15mais aussi des figures peut-être plus discrètes, plus confidentielles.
12:19Et finalement, ça crée une sorte de fil, par rouge, mais peut-être vert alors,
12:23disons, dans le print, sur le digital, sur le social,
12:26en fonction des gens comme ça qu'on décide de pousser,
12:30sans justement avoir forcément le gros message en vert, en couverture.
12:35Mais c'est peut-être aussi ça, le secret, c'est le changement de récit,
12:38c'est face à des sujets très anxiogènes aussi, peut-être.
12:41C'est une autre manière de traiter ces sujets.
12:42Exactement, exactement, une autre manière et une manière aussi
12:45qui se fait l'écho des préoccupations de nos lectrices et consommatrices,
12:49c'est-à-dire comment est-ce que, notamment depuis le Covid,
12:52comment est-ce qu'on consomme autrement ?
12:54On a tous pensé qu'on arrêterait de prendre l'avion
12:55et que ça serait un monde neuf qui nous attendrait.
12:58Bon, on sait bien que c'est plus compliqué que ça.
12:59Donc on essaie aussi de rendre compte de ça
13:02et de la volonté de nous toutes et nous tous de consommer plus clean,
13:07donc une beauté plus propre, plus responsable, sourcée,
13:11sourcée, mais aussi en mode, j'en ai parlé,
13:13essayer de mettre en avant aussi des récits différents,
13:17j'aime bien ce mot effectivement,
13:18dans tous les champs de Marie-Claire,
13:20donc la mode, la beauté, la société, le lifestyle, etc.
13:24et de contribuer en effet à mettre en avant ces nouvelles histoires.
13:28Et si on se déplace un peu sur la question de la représentativité en beauté,
13:33est-ce que vous pensez aussi que le fait de montrer des corps différents,
13:36de montrer des beautés différentes,
13:38c'est aussi une manière de faire évoluer les normes sociales
13:41et c'est en ça que ça colle parfaitement avec l'aspect sociétal.
13:45Oui, oui, oui, et là je pense aussi qu'on est encore une fois,
13:48on travaille vraiment de concert avec nos partenaires.
13:52Dans l'industrie, les marques qui ont les mêmes préoccupations que nous,
13:56en réalité vous avez les mêmes préoccupations que nous,
13:58c'est-à-dire répondre aux attentes des consommatrices,
14:00voire plutôt les anticiper si possible,
14:02et nous aussi on essaie plutôt d'anticiper les désirs des femmes,
14:05d'y répondre aussi le plus possible, mais plutôt d'avoir un ton d'avance,
14:09d'essayer de sentir avec beaucoup d'intuition,
14:11et c'est ce que fait aussi l'industrie cosmétique et les marques émergentes aussi,
14:15de finalement, intuitivement, et puis après, via les process industriels,
14:20et surtout via l'innovation et la recherche,
14:22qui est menée de manière extrêmement puissante dans les laboratoires,
14:25avec les médecins qui travaillent avec les marques,
14:27et qu'on interview volontiers dans Marie-Claire,
14:28c'est de répondre aussi aux attentes, en effet, des femmes,
14:32dans leur complexité, parce qu'on est toutes complexes,
14:34et en effet, toutes les femmes,
14:36c'est-à-dire quelle que soit notre ethnie,
14:40quelle que soit notre corpulence,
14:42quel que soit notre âge.
14:43Marie-Claire a l'ambition de parler au plus grand nombre,
14:45avec des sujets universels qui transcendent tout ce que je viens de dire,
14:48et puis des sujets plus pointus,
14:50qui s'adressent spécifiquement aux unes et aux autres,
14:52en revendiquant quand même une forme d'universalité,
14:54c'est-à-dire qu'à la fois on veut parler,
14:55que chaque femme se sente représentée,
14:57et en même temps, il faut que dans chaque numéro,
14:59chaque jour sur le site, sur nos réseaux sociaux,
15:01eh bien, on puisse aussi toucher vraiment tout le monde,
15:04en tout cas le plus de monde possible.
15:06Mais quand vous expliquez justement que vous travaillez du coup
15:09avec les marques de cosmétiques, du secteur,
15:11et que vous restez très proche aussi des aspirations de vos lectrices,
15:15est-ce que finalement, le rôle d'un titre comme le vôtre,
15:18ce ne serait pas d'être un tiers de confiance aujourd'hui,
15:21où il y a de la méfiance un peu ?
15:23Oui, je pense que c'est le bon mot, la confiance,
15:25et ça se construit très patiemment,
15:28et pour le coup, c'est avec beaucoup d'humilité que moi,
15:30je suis arrivée à Marie-Claire, je le dis souvent,
15:32parce que c'est une grande histoire qui me précède,
15:35et qui précède toute l'équipe actuelle.
15:36Et en effet, on est les héritiers, les héritières de ça,
15:40et donc du lien de confiance qui est tissé depuis 1937,
15:44maintenant, avec les femmes.
15:46Et donc, il faut essayer d'être à la hauteur,
15:48donc ne pas décevoir.
15:49Il y a un contrat de lecture à Marie-Claire
15:51qui est vraiment basé sur cette confiance,
15:52et on s'appuie maintenant sur l'expertise, bien sûr,
15:55de nos journalistes, des journalistes beauté spécifiquement,
15:57bien-être, qui déploient vraiment une légitimité,
16:00construite là aussi, année après année.
16:02C'est le fruit des échanges qu'elles ont avec les spécialistes
16:05dans les laboratoires, dans les marques, etc.
16:07C'est le fruit de leur propre recherche,
16:08de leur propre parcours.
16:10Je précise au passage que Marie-Claire a le label IPG,
16:13Information Politique et Général,
16:14aussi bien pour le print que pour le site.
16:16C'est un label qui, en fait, vient saluer le travail journalistique
16:21de Le Figaro, Le Monde, Télérama,
16:24enfin, plutôt ce genre de presse a priori.
16:26Nous, Magazine Féminin, nous sommes fiers d'avoir aussi ce label.
16:30Donc ça, c'est vraiment quelque chose de très B2B, pour le coup,
16:33mais ça nous oblige, quand même.
16:35En quoi, justement, le fait de raconter autrement la beauté
16:39peut réellement contribuer à faire bouger la société ?
16:43Même politiquement, quasiment ?
16:44Oui, alors, d'abord, c'est une conviction.
16:46Je pense qu'on a une conviction.
16:47Enfin, on ne travaille pas à Marie-Claire par hasard.
16:49On est toutes animées par une volonté
16:51en restant à notre place, encore une fois.
16:52On n'est pas chirurgien cardiaque, ni chirurgienne cardiaque.
16:56Donc, il faut quand même prendre la mesure
16:57de notre responsabilité, le mot du départ.
17:00L'endroit où on peut être utile,
17:01c'est aussi d'essayer de trouver les sujets de demain,
17:03encore une fois, anticipés.
17:05Et je vais prendre un exemple qui peut aussi toucher
17:06l'industrie de la beauté et du bien-être.
17:09C'est la santé mentale.
17:10Marie-Claire a posé un acte assez fort en 2024,
17:12à l'occasion du 8 mars.
17:13En mettant en avant 8 personnalités
17:15qui étaient touchées par les problématiques de santé mentale
17:18et surtout qui étaient prêtes à en parler publiquement.
17:20Leur dépression, leur anorexie,
17:22leur trouble borderline, etc.
17:23Les questions de santé mentale sont une problématique
17:26qui intéresse de plus en plus l'industrie du bien-être
17:29et de la beauté.
17:30On en a beaucoup de signaux,
17:31et de plus en plus depuis 3-4 ans, je dirais,
17:34de 3 ans.
17:34Et donc, c'est comme ça qu'on reste aussi un magazine
17:36dans notre temps.
17:37C'est comment est-ce que la beauté
17:39peut parler, en effet, de l'intime,
17:42peut parler vraiment du bien-être,
17:45du vivre ensemble,
17:46de comment essayer d'aller mieux ensemble.
17:48On travaille aussi dans le respect de toute la chaîne.
17:52Ce sont aussi des problématiques
17:53qui nous animent très, très fortement.
17:55Et la santé mentale,
17:56c'est aussi une problématique de bien-être.
17:58Et aussi, la beauté peut nous aider à aller mieux,
18:00tout simplement.
18:01Ça, c'est une conviction absolue.
18:02Ça me fait une transition parfaite
18:04pour la prochaine table ronde.
18:06Merci.
18:07Merci beaucoup pour ces éclairages
18:10et pour partager cette vision
18:12que tu as de ton titre.
18:14Merci.
18:14Merci.

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