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  • il y a 19 heures
Le Grand Portrait de Sonia Devillers est Thomas Coville, skipper, recordman du trophée Jules Verne. Plus d'info : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-grand-portrait/le-grand-portrait-du-lundi-02-fevrier-2026-2022953

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Transcription
00:00C'est le grand portrait.
00:01France Inter
00:01La grande matinale
00:05Sonia Devillers
00:09Thomas Coville remporte le trophée Jules Verne
00:13en battant le record du monde à la voile
00:1540 jours, 10 heures et 46 minutes
00:18pour ce tour du monde, ce tour du monde dont il rêvait.
00:22Imaginez cet homme pris dans des creux de 10 mètres
00:24et des soufflantes allant jusqu'à 100 km heure.
00:28Imaginez un trimaran de 32 mètres de long
00:30qui normalement vole au-dessus des flots.
00:33Imaginez la tempête Ingrid s'abattre sur les marins
00:36et manquer de déchiqueter leur fabuleuse embarcation.
00:41Imaginez un navire au voile colossal
00:44700 mètres carrés, j'ai bien dit 700 mètres carrés
00:47obligé de s'incliner face à la colère du vent
00:50qui reprend le pouvoir définitivement.
00:53J'ai cru que les navigateurs défiaient la mer
00:56c'est mal les connaître.
00:58Depuis 40 ans, Thomas Coville mène un combat de titans
01:01contre le vent.
01:02Un duel moral, physique, technologique
01:06que le dieu des rafales a failli gagner cette fois-ci.
01:10Ce n'est pas un trophée que Coville vient de remporter,
01:13c'est la bataille d'une vie.
01:15Portrait numéro 82.
01:17Bonjour Thomas Coville.
01:21Bonjour.
01:21Bienvenue à Terre.
01:22Alors je l'ai, le petit panneau, si vous me regardez,
01:25le panneau du record, si vous me regardez en vidéo,
01:27je l'ai, je le brandis.
01:29Le précédent a été établi il y a 9 ans par Francis Joyon
01:33à 12h44, c'est ça ?
01:36C'est ça.
01:36C'est ça.
01:37Voilà.
01:38Cette tempête, vous êtes encore dedans ?
01:40Cette tempête Ingrid ?
01:42Oui, c'est vrai qu'on en parle encore ensemble
01:46puisque c'est un tour du monde qu'on était sept à bord
01:50et quasiment Ingrid, pas occulté mais en tous les cas,
01:57nous a fait garder ce souvenir indéfectible
02:00de cette rencontre avec, j'ai envie de le dire,
02:03avec cette femme, avec Ingrid,
02:05qui nous a bousculé, qui nous a presque...
02:08Qui aurait pu déchiqueter le bateau.
02:09Qui aurait pu tout arrêter.
02:11On avait fait un tour du monde, malgré tout, déjà contre des...
02:16Mouvementés.
02:17Oui, oui, on a eu des conditions difficiles.
02:19Et là, à deux jours de l'arrivée, tout peut basculer.
02:23Et il faut basculer finalement aussi dans le sens marin.
02:27Il faut être capable de voir ce qu'on va réussir à faire.
02:30De réduire la voilure pour ne pas tout arracher.
02:32D'infléchir notre route et de ne pas aller directement vers Oessan
02:35qui était effectivement l'arrivée.
02:38et de gérer avec les éléments comment on allait passer à travers cette énorme tempête.
02:46Mais vous avez perdu des morceaux du bateau ?
02:48On a perdu des morceaux du bateau.
02:49Et on a perdu effectivement beaucoup plus en 15 heures
02:53que pendant les 40 jours avant.
02:55Rostropovitch, Rostropovitch.
02:57Oh !
02:57Je voudrais que vous nous fassiez comprendre, Thomas Coville,
03:17le niveau sonore d'une course à la voile,
03:21le niveau sonore dans lequel vous baignez, H24 en réalité.
03:27On ne se rend pas compte du bruit qu'il y a sur un bateau.
03:29Alors c'est tout sauf Rostropovitch.
03:31C'est vraiment, c'est des sifflements, c'est beaucoup de...
03:38En fait c'est lié, nous on barre ou on gère un bateau comme Sodebo à l'oreille.
03:44C'est une espèce de gros violoncelle, certes, mais avec des mouvements très violents.
03:48Chaque mouvement est doté d'un son.
03:51Un son va nous donner finalement un choc,
03:54va nous éclairer sur si on est bien réglé, pas bien réglé.
03:57Et notre oreille à tous les sept est accordée à tous ces bruits, à tous ces sons.
04:03Et c'est d'une attention permanente.
04:07Et ça monte, ça descend, ça hurle, ça siffle, ça frappe, ça devient assourdissant.
04:13Et on pourrait en devenir fou.
04:15Les quelques heures de sommeil qu'on peut s'accorder, c'est dans ce bruit terrifiant.
04:19C'est dans le vacarme permanent.
04:20Oui, et même quand on dort, effectivement, alors on a tous équipé avec des bouchons d'oreilles et individuels,
04:28mais on est tout le temps attentif à ce bruit.
04:31Ce qu'on donnerait tout pour une minute de silence.
04:36Et donc le retour à terre, c'est le retour au silence ?
04:40Oui, c'est ça. Le retour à terre, c'est finalement de s'écarter un peu, de marcher dehors sans bruit,
04:49de s'arrêter, d'écouter le silence.
04:52C'est revenir à un apaisement.
04:56Parce qu'en fait, chaque bruit, c'est l'angoisse que tout peut s'arrêter et qu'on peut tout perdre d'un seul coup.
05:03Et à la fois, c'est la poésie de cette course au large, c'est que c'est suspendu autour de ce qui va arriver dans quelques secondes et qui peut...
05:13Mais ça veut dire que c'est une expérience à la fois, comment dire, sensorielle et intellectuelle,
05:22et que les deux sont profondément mélangés.
05:25Ça signifie que quand vous pilotez en course, c'est tous vos sens qui sont totalement aiguisés et qui guident vos décisions de navigateur ?
05:34Et j'ajouterais collective.
05:35C'est-à-dire qu'on a une histoire différente les uns les autres.
05:39On est venu pour une histoire différente chacun les uns des autres.
05:42Et on s'aperçoit au bout de quelques jours, ce qu'il faut quelques jours,
05:46qu'on entend, qu'on écoute et qu'on vit la même chose à sept.
05:50C'est vraiment... Et on est dans cette expérience sensorielle ensemble.
05:53On est capable de dire, t'as entendu ? Oui, j'ai entendu.
05:57Oui, il est là le bruit, il vient de là.
05:59Et à la fois, c'est ça qui va nous aider techniquement à aller plus vite.
06:04C'est ça qui va nous aider physiquement à créer un mouvement qui va être restitué après sur le bateau,
06:11qui va se mettre à décoller, à voler et d'utiliser effectivement l'énergie de l'eau, l'énergie du vent.
06:18Et cette émotion, parce que ça devient une émotion, cette sensation qu'on a.
06:22Un athlète, c'est émotion, sensation, mouvement.
06:26Et on crée ce mouvement à sept grâce à effectivement cette alerte dans laquelle on est en permanence.
06:34Écoutez le journal d'Antenne 2 1993.
06:37Bruno Perron vient de boucler le Tour du Monde en 80 jours.
06:41En 80 jours.
06:42Et c'est un triomphe à l'époque.
06:44Il ne faudra que 22 jours à Commodore pour doubler le Cap de Bonne-Espérance.
06:49Une folle descente vers les enfers, vers les mers du Sud.
06:52Ce catamaran saute de vagues en vagues.
06:54L'eau s'engouffre entre les deux coques.
06:56Pendant un mois, les cinq marins vont vivre des moments d'angoisse.
06:59Par fax, Perron raconte le cauchemar.
07:01Le catamaran géant qui enfourne, mais qui ne rompt pas.
07:04Le 25 mars, c'est enfin le Cap Horn.
07:06On revient de l'au-delà, dira Bruno, qui ne pense plus au record, mais à rentrer sain et sauf.
07:11Fini les moyennes journalières à 25-30 km heure.
07:13L'araignée géante remonte vers l'hémisphère nord.
07:16Mais le 10 avril, l'équateur juste franchi, c'est un couple de cachalots qui vient heurter et fissurer la coque bâbord.
07:22Heureusement, les cloisons étanches tiennent bon et le record est toujours d'actualité.
07:26Cinq jours plus tard, c'est une bille de bois qui se met en travers de Commodore.
07:29Coup de gueule de Perron, la mer est une poubelle.
07:31Mais la mer va lui apporter sa plus grande joie de marin lorsqu'il va franchir la ligne tout à l'heure.
07:37C'est vos tout débuts, vous étiez préparateur de cette course.
07:40Exactement, je suis très ému d'entendre ça parce qu'effectivement, dans ma vie de jeune homme et après dans ma vie de marin, tout part de là.
07:49Je suis préparateur de cette épopée, parce que c'est vraiment une épopée.
07:54On était déjà pionniers à l'époque.
07:56Bruno aura la maladresse de me dire à la fin, mon concept c'était les cinq doigts de la main, mais on aurait dû partir à six.
08:05J'étais le remplaçant qui n'est jamais parti.
08:08Qui n'était pas à bord.
08:09Qui n'était pas à bord et je suis resté à terre.
08:12Et oui, c'était 80 jours.
08:15C'était incroyable.
08:16Mais ce qu'il faut bien comprendre, c'est qu'à l'époque, ce bateau-là, il flotte, il navigue.
08:23C'est un bateau archimédien qui joue avec la poussée d'Archimède, c'est-à-dire le poids sur la mer.
08:32Aujourd'hui, votre bateau, il vole, il ne touche presque plus l'eau.
08:36En fait, on s'est rappoché d'Icare.
08:38Et maintenant, grâce à...
08:40Vous savez comment il a fini, Icare ?
08:41On en parle.
08:43On est quand même assez loin du soleil.
08:45On est encore assez loin du soleil.
08:47Mais c'est vrai que là, depuis, je dirais, maintenant cinq, six ans,
08:52et cette génération de bateaux, cette génération d'athlètes,
08:57les six garçons qui étaient avec moi sont issus de cette génération des bateaux volants et des pilotes volants.
09:04On a d'ailleurs un vocabulaire complètement aérodotique.
09:06Les mots ont changé.
09:07Les mots de la mer ont changé.
09:08Ce sont devenus les mots du ciel.
09:10Vous êtes devenus presque des aviateurs.
09:13On a plus de vocabulaire maintenant d'aviateurs que de marins, je dirais, de l'époque de Bruno Perron à l'époque.
09:19On parle de vol stable, on parle de trim, on parle plus que de gîtes.
09:25Et tout est orienté vers l'obsession de faire voler le bateau, l'émotion de faire voler le bateau.
09:33Quand vous avez décollé une fois avec un bateau,
09:35c'est pour moi la même émotion que le jour où on vous laisse partir à vélo sur les petites roulettes.
09:41C'est inscrit dans votre cerveau comme quoi la liberté commence là.
09:47Ça y est, vous êtes extrait de la pesanteur de votre corps qui vous pèse et qui vous fait flotter, certes, mais qui vous pèse.
09:58Et là, les aviateurs disaient souvent, il y a les volants et les rampants.
10:03Je ne dénigre absolument pas les gens qui rampent, mais il y a vraiment cette sensation et cette émotion.
10:10Est-ce que vous avez un jour aimé la mer ?
10:12Je vous pose la question, parce qu'en réalité, j'ai retrouvé des interviews de vous-même très anciennes.
10:19Et ce n'est jamais la mer, ce n'est jamais l'eau dont vous parlez.
10:22C'est toujours du vent dont vous parlez.
10:26Vous étiez fait pour voler, bien plus que pour naviguer, non ?
10:29Oui, je pense parce que d'abord j'en ai peur.
10:32De la mer ?
10:32Mettre la tête sous l'eau, c'est déjà quelque chose qui m'effraie.
10:37Vraiment ?
10:37Je ne suis pas du tout à l'aise en tant qu'à la natation, ce n'est pas du tout.
10:44Alors qu'effectivement, la première émotion que j'ai eue de petit garçon, c'est le vent sur mon visage,
10:51celle qui passait dans mes cheveux.
10:53C'est le vent apparent que je ressens.
10:55C'est effectivement, je suis complètement, dès que je regarde dehors, c'est le vent que je regarde.
11:05J'ai cette relation, oui, sans doute bien plus forte avec le monde aérien que le monde sous-marin,
11:12ou en tous les cas le monde flottant.
11:15Rostropovitch, pour qui vous avez une immense admiration et son violoncelle.
11:20On a dit qu'il était le violoncelle du siècle, du XXe siècle.
11:25Mon salaud.
11:48C'est Schubert, c'est Thomas Coville qui est sur France Inter, à qui je fais écouter Schubert,
11:56parce qu'il n'a pas écouté de musique.
11:59Pendant 40 jours, 10 heures, 45 minutes et 50 secondes, à bord du Sodebo Ultime 3.
12:07Je voudrais qu'on parle des renoncements.
12:11Une vie de grand navigateur, obsédé par les records et les tours du monde,
12:16c'est aussi une vie de renoncement.
12:19Une vie de ratage, d'erreur, de déception, de défaillance, d'échec.
12:25Est-ce que, comment dire, c'est là qu'on apprend le mieux ?
12:31C'est là qu'on apprend le plus.
12:36C'est là où j'ai appris.
12:37C'est là où je me suis exposé.
12:41C'est là où je me suis fait très mal.
12:44Mais j'aurais envie de dire, aujourd'hui, les six athlètes qui étaient avec moi
12:53m'ont permis peut-être de dépasser le fait qu'il fallait se faire mal pour arriver à ça,
13:00puisqu'ils m'ont fait beaucoup de bien.
13:01Ils m'ont aidé à grandir et peut-être, effectivement, laisser ces années de renoncement,
13:09ces années, quelquefois, de douleur.
13:10Je disais ça souvent, j'étais un papa qui rentrait souvent avec les bottes lourdes.
13:15Un papa à terre, qui avait échoué, qui avait raté.
13:19Vous avez deux enfants.
13:20Qui rentrait souvent avec cette déception, avec le fait d'avoir tenté oser
13:26et finalement d'être passé, quelquefois, à pas grand-chose.
13:29Mais ça n'avait pas fonctionné.
13:31Ou il avait fallu faire demi-tour.
13:33Chercher, effectivement, à chaque fois, à comprendre, apprendre et recommencer.
13:37J'ai toujours été un petit garçon lent et pour autant, avec la pugnacité,
13:44ça finissait par passer 49 jours, 3 heures.
13:46C'était le record que je rêvais d'avoir en solitaire et qu'on a eu aussi avec Sodebo.
13:51Et là, ce record en équipage, le fait qu'il ait été avec ces six autres garçons,
13:58je pense que j'ai passé, finalement, peut-être comme avec la musique,
14:05ce moment de la joie, en fait, où vous basculez.
14:10Et ça aurait pu tout s'arrêter avec Ingrid à quelques heures ou à quelques jours.
14:15Mais ce qu'on avait traversé ensemble me permettait déjà d'être victorieux humainement
14:20dans nos rapports, dans ce qu'on avait créé collectivement.
14:24Est-ce que ça signifie aussi, Thomas Coville, que ça peut être dangereux
14:29de ne se nourrir que de ses échecs ?
14:32Est-ce que ça signifie que, psychologiquement,
14:36se nourrir d'expériences qui ont été très violentes et très négatives,
14:41ça peut conduire à échouer à nouveau ?
14:44Et est-ce que, en fait, la volonté de revanche, pour ne pas dire la volonté de vengeance,
14:49elle n'est pas toujours un bon moteur ?
14:52Alors, avec la nature, il ne peut jamais y avoir de vengeance.
14:57La nature, elle est, c'est le thème de l'existence avant l'essence,
15:02ou l'essence avant l'existence, la nature, elle est.
15:04Elle ne vous juge pas, elle ne vous regarde pas.
15:07Elle n'est pas agressive ou méchante, même si, quelque part, on pourrait presque le transformer.
15:10Vous n'êtes pas Ulysse qui défie les dieux ?
15:12Pas du tout, pas du tout.
15:14Et mon épouse n'est pas Pénélope non plus, et je n'aborde pas ça du tout dans cette philosophie-là.
15:24Et j'ai largué les amarres de cet, effectivement, cercle qui serait vicieux,
15:30qui ne servirait jamais à s'élever, à s'améliorer ou à grandir.
15:35Mais c'est vrai que je pense que si on reste trop longtemps seul dans cette, soit introspection,
15:46soit dans cette exigence, soit dans ce Gnoti-Céotone qui a construit quasiment toute notre philosophie,
15:52le « connais-toi-toi-même grec », moi j'ai été éduqué comme ça,
15:55et je pense que ça peut, à un moment donné, devenir quelque chose de dangereux,
15:59ou en tous les cas, qui n'est pas toujours très simple psychiquement.
16:03Et il faut se faire aider, et il n'y a que l'autre qui peut aider à ça.
16:09Il n'y a que l'autre, il n'y a que cette conversation au retour,
16:14ou cette conversation que j'ai eue là pendant,
16:16qui fait que finalement, l'enfer c'est tout sauf les autres.
16:20Et puis, il y a aussi l'histoire de trois femmes,
16:23donc il y a Ingrid, qui a failli vous déchiqueter et briser votre rêve,
16:28mais il y a l'histoire de trois femmes, dont les parents étaient charcutiers-traiteurs en Vendée,
16:34et donc les parents qui ont créé Sodebo,
16:37qui aujourd'hui est un géant de l'agroalimentation,
16:43et qui vous accompagnent depuis presque 30 ans,
16:46ces trois femmes-là, qui pilotent l'entreprise de leurs parents,
16:51et qui vous font confiance depuis 30 ans.
16:53Ça signifie qu'à chaque demi-tour, à chaque renoncement, à chaque échec,
16:58elles ont été là, et elles ont continué de financer un bateau,
17:02un rêve, et un combat.
17:04C'est merveilleux ce que vous dites,
17:06parce qu'effectivement, la permanence dans le temps qu'ont eu ces trois femmes à mes côtés
17:10a construit cette histoire.
17:14Et cette histoire, effectivement, je leur dois à elles trois,
17:18chaque fois de façon différente,
17:20mais par leur regard sur moi,
17:26la résonance que ça avait de recommencer,
17:30jamais pareil, jamais pareil.
17:32Et à plusieurs reprises, elles m'ont effectivement plusieurs fois dit
17:35« On ne peut pas continuer comme ça, il faut que tu progresses toi ».
17:38Elles m'ont amené dans ce...
17:41D'ailleurs, dans le fait de me faire aider,
17:42ces trois femmes ont aidé à cette résilience.
17:48Ces trois femmes sont aujourd'hui...
17:52Mon obsession, c'est de les représenter
17:56et d'être capable de crier ce qu'elles veulent donner
17:59comme sens à une entreprise de l'agroalimentaire,
18:01qui est souvent...
18:02Ce n'est pas cette image-là qu'à l'agroalimentaire.
18:05Et en fait, à travers ces trois femmes-là,
18:08je représente effectivement un projet qui donne du sens,
18:13un projet qui donne sa chance,
18:15un projet qui effectivement...
18:17Alors, 40 jours, vous allez me dire,
18:19c'est rien et c'est beaucoup,
18:21mais moi, c'est ce que j'ai porté depuis 27 ans à leur côté.
18:26C'est ma plus grande et plus belle fierté.
18:29Je cite tous les autres.
18:32Benjamin Schwartz, Nicolas Troussel,
18:34Pierre Leboucher, Guillaume Pirouel,
18:37Léonard Legrand, Frédéric Denis,
18:39puis il y a eu aussi trois routeurs très importants,
18:42Philippe Le Gros, Simon Fischer, Chris Bedford.
18:44Voilà le succès du Sodebo Ultime 3.
18:48Merci beaucoup Thomas Coville d'être venu sur France Inter.
18:51Merci beaucoup.
18:52Ça valait le coup de faire encore un peu de bruit.
18:56Vous qui n'aspirez plus qu'au silence.
18:59Vous restez avec nous.
19:00Merci.
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